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interviewLCP - Assemblée nationale· 4 mars 2026 66 min

Guerre au Moyen-Orient : la France sur un fil ? | Chaque voix compte - 04/03/26

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte. On est ensemble pour une heure de direct de débat et de décryptage avec nous ce soir notre sémiologue préféré Mariette Darigran et Olivier Ravanello. Bonsoir à tous les deux.

Bonsoir à la une ce soir la France face à la guerre en Iran. Emmanuel Macron mobilise le porte-avion Charles de Gaulle, mais aussi une frégate, des avions de chasse supplémentaire, des systèmes de défense antiaérienne. Alors dans quel but précis [musique] ?

Comment éviter l'engrenage qui pourrait nous faire rentrer de plein pied dans cette guerre ? On va en débattre ce soir avec nos invités. Jean-Louis Bourlange.

Bonsoir. Bonsoir. Ancien député modem et ex-président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale.

Le général Dominique Trincamp. Bonsoir. Bonsoir.

Ancien chef de la mission française auprès de l'ONU et Michel Fayad. Bonsoir. Bonsoir.

Vous êtes spécialiste du Moyen-Orient notamment des questions [musique] d'énergie et de finances. Mariette, quel mot avez-vous choisi de nous expliquer aujourd'hui ? Je voulais revenir sur le mot fureur Clément parce qu'il donne son nom à l'opération fureur épique, l'opération militaire contre l'Iran, mais il a une très ancienne histoire.

On verra cela avec vous donc. Et Olivier, quelle est votre histoire du jour ? C'est l'histoire de petits soldats et de lamp à huile du président de la République.

Ah, suspense. Dans la deuxième partie de chaque voix compte, place à la question qui fâche comment sauver le musée du Louvre et plus globalement comment sécuriser nos musées. Les députés devaient auditionner hier l'ancienne patronne du Louvre, Laurence Descart, [musique] mais elle ne s'est pas présentée devant la commission d'enquête parlementaire.

On en parlera avec deux de ses membres, les députés Céline Calvez [musique] et Alexis Corbierre et avec Didier Ricner qui est le fondateur de la tribune de l'art. Et puis cette émission, c'est avant tout la [musique] vôtre. Alors, n'hésitez pas à poser vos questions, à nous faire part de vos réactions, à interpeller nos invités en flashant le petit QR code que vous voyez s'afficher juste ici en bas de votre écran.

Enfin, on est à moins de 2 semaines [musique] des municipales. Place donc à notre journal de campagne. Ce sera avec Marco Pomier.

Voilà pour le menu. Installez-vous confortablement, chaque voix compte. C'est parti.

Ce sont des périodes qui font peur quand des pays mobilisent leurs armadas, quand une région du monde s'embrase. La France se tient à distance de cette guerre, mais Emmanuel Macron a pris plusieurs décisions importantes hier. Lesquelles et dans quel but ont fait le point avec Maité Fremon. [musique] Sur ces images qui daddent il y a 15 jours, on voit le Charles de Gaulle en plein exercice dans l'Atlantique Nord.

Depuis, le porte-avion symbole de notre flotte française a fait demi-tour pour mettre le cap vers la Méditerranée. [musique] Décision annoncée hier soir par Emmanuel Macron. Nous avons des intérêts économiques à préserver car les prix du pétrole, les prix du gaz, la situation du commerce international sont profondément perturbé par cette guerre.

L'objectif est donc de reprendre et de sécuriser le trafic dans ses voies maritimes. Sur le Charles de Gaulle, 2000 mars a embarqué, une vingtaine d'avions de combat rafale et deux avions radars. Le porte-avion devrait mettre une semaine pour raller la région.

Elle est arrivée hier soir au large de Chypre. Cette frégate, le Langdoc, a pour mission de sécuriser la base britannique d'Acrotirie, visée il y a 2 jours par des drones iraniens. Chypre, membre de l'Union européenne, pays avec lequel nous venons de signer un partenariat stratégique, a été frappé également ces derniers jours.

Ceci requiert notre soutien. Pas question de mener des attaques, seul des opérations défensives. L'objectif est aussi d'appuyer les près de 5000 soldats français déjà dans la région.

Ils sont par exemple 1500 à Djibouti, plusieurs centaines en Jordanie ou sur la base d'Abou Dhabi aux Émirats Arabes unis. D'autres soldats sont déployés en Irak, au Liban et en mer rouge. Tous susceptibles d'être appelés en renfort pour défendre certains pays du golf avec qui la France a signé des accords stratégiques.

Ce midi, après [musique] le conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement explique : "Nous avons des accords de défense. Je pense notamment au Qatar, je pense au Coit, je pense aux Émirats, je pense aussi au partenariat avec par exemple la Jordanie. Dans moins d'une demi-heure, Emmanuel Macron convoquera un nouveau conseil de défense, le 4e depuis le début des frappe.

Alors Jean-Louis Brollange, on [raclement de gorge] attendait cette intervention du chef de l'État. Alors sa ligne, elle est clairement exposée, hein. La France est dans une position strictement défensive.

Est-ce que le chef de l'État a tenu son rôle selon vous ? Est-ce que les décisions qu'il a qu'il a pris répondent aux enjeux que présente cette guerre pour la France et pour l'Europe ? Écoutez, vous avez invité le général Tincan qui me paraît beaucoup plus beaucoup plus euh habilité que moi à vous.

Je vous fais confiance quand même à nous faire part de de votre sur le plan sur le plan politique. Moi je je suis quand même extrêmement mal à l'aise devant toute cette opération, non pas devant les propos du chef de l'État qui a essayé de de faire contre mauvaise fortune bon cœur. Mais euh dans cette histoire, c'est très simple.

On voit ce qui est devenu l'alliance entre des amis. Nous n'avons à aucun moment été associés. Ça vous choque ? opportunité de l'opération, ni à ses objectifs, ni à ses stratégies.

En revanche, nous sommes embarqués, pas associés, mais embarqués par un certain nombre de de choses très fondamentales. Les liens de solidarité européen que nous avons par exemple avec Chypre, l'article 437 du du traité de de l'Union qui est une sorte d'article 5 de l'OTAN un peu plus musclé, nous avons des accords de toutes sortes avec les les Émirats avec Abou Dhabi, avec bon ça, je pense que le général expliquera ça très bien. Donc je pense que il était moi j'étais tout à fait critique à l'idée de de cautionner.

Je trouve que le président j'étais plutôt sur sa position antérieure qui était de ne pas approuver cette démarche parce qu'elle est contraire au droit. Il a rappelé que il y avait une violation du droit international de la part des étatsun. Je crois que c'est pas pour ça qu'on doit se dérober devant nos responsabilités simplement par les temps qui courent.

Alors ça là aussi général on dira plus que moi et beaucoup mieux mais la différence entre le défensif et l'offensif c'est pas absolument clair. Donc nous sommes dans cette affaire très mal à l'aise et nous sommes très mal à l'aise parce que nous avons un allié qui fait n'importe quoi sans se concerter avec personne, sans objectif clairement définis parce que si vous avez compris ce quel est le but de cette de cette immense manœuvre qui militairement est très très brillante, moi je n'ai pas compris, je ne sais pas, je suis un bon vieux clausien, je crois qu'on fait la guerre, c'est la continuation de la politique par d'autres moyens. Je vois la guerre, je ne vois pas la politique, je ne vois pas le but.

Alors, on on va parler pas de la guerre mais du dispositif militaire en tout cas qui est déployé par la France avec vous, général Trinc. On a besoin de votre expertise militaire pour bien comprendre euh bah ce qui se cache derrière ces décisions. Quand Emmanuel Macron demande au porte-avion Charles De Gaulle de se redéployer en Méditerranée, c'est dans quel but ?

Est-ce que c'est pour protéger la France, protéger l'Europe ou est-ce que c'est pour offrir à la France des capacités d'intervention supplémentaire le cas échéant dans la dans la zone de guerre ? Oui. Alors, d'abord, on doit parler du groupe aéronaval et pas parce que il y a des frégates et qui ont leur importance en particulier dans la défense antiaérienne.

Si vous voulez, ce groupe aéronaval et là, je reviens au porte-avion dont on dit toujours que c'est 40000 tonnes de diplomatie, là c'est de l'action, c'est pas de la diplomatie. C'est dire qu'il était en exercice du côté de de la Scandinavie, on lui demande d'aller dans le sud. Pourquoi ? parce que c'est la frontière sud de l'Europe et que il y a eu deux attaques, l'une d'un drone sur Chypre, l'autre un missile qui est passé pas très loin de la Turquie et que donc on peut avoir des doutes sur ce qui peut se passer sur cette frontière sud de l'Europe.

Donc il vaut mieux prévenir que guérir. On le déploie avec ses moyens pour assurer la défense. Alors juste une petite remarque sur défense et attaque.

Pour un militaire, c'est assez simple. Quand vous êtes en défensif, vous attendez qu'on vous tire dessus et vous répliquez. Quand vous êtes en offensif, c'est vous qui attaquez.

Donc le dispositif qui est là, il a Mais une fois qu'on a répliqué, qu'est-ce qui se passe ? Ah ben non, mais vos amis qui sont attaqués général, vous êtes pas attaqué vous-même, vos amis sont attaqués et vous devez roster. Vous êtes en position défensive avec les Émirats ou dans en Méditerranée.

Il y a il y a il y a trois objectifs là-dedans. Vous avez un défendre nos bases et bien sûr nos ressortissants dont les premiers sont arrivés ce matin à Paris de protéger nos alliés qui soient dans le golf Bahrain Kuwait et Abu Dhabi ou qu'il soit en Europe comme Chypre par exemple qui non seulement est dans l'Union européenne avec lesquels on a des accords et le troisième objectif c'est la liberté d'action dans les mers et donc là c'est la mer rouge où il y a une opération de l'Union européenne qui va être renforcé par des moyens grecs et italiens mais dans lesquels sont déjà des Français. Et puis la question se pose pour Hormous parce que là le dispositif américain est tel que on va voir ce qu'on peut faire avec eux mais c'est certainement pas nous qui dirigerons l'opération.

Michel Fat, je sais pas si vous pouvez nous éclairer sur ce qu'on évoque depuis le début de de cette émission à savoir ces accords, ces partenariats qui nous lient à certains pays du golf. Qu'est-ce qui est prévu ? Qu'est-ce qu'on doit faire ?

Le cas échéant d'un point de vue militaire. Moi je pense que déjà il faut savoir que il n'y a pas que des accords avec la France, il y a également des accords. Ces pays ont également des accords avec les États-Unis et la Grande-Bretagne.

Ce qui signifie que si l'accord avec la France est activé, il est également activé avec les États-Unis et activé avec la Grande-Bretagne. C'est dire, on sera pas seul à défendre sera pas seul. Ça sera un scénario un peu à ce qui s'était passé lors de la guerre du golf en 90-91 où il y a eu cette coalition à la fois occidentale et arabe qui rassemblaient donc des pays comme la la Grande-Bretagne, la France au côté des États-Unis mais aussi des pays au Moyen-Orient.

Et donc ce serait plutôt ce scénario là qui devrait voir le jour. Maintenant sur le droit international, il y a quand même plusieurs choses à dire. Sur le droit international par exemple, il y a le le fait que il y a eu les dispositifs de snapback, c'est-à-dire le le la remise des sanctions contre contre l'Iran, à la suite du non respect par l'Iran de l'accord sur le nucléaire de 2015.

Il faut quand même le rappeler suite à la à l'enquête de l'Agence internationale de l'énergie atomique qui révélait que 60 % il y avait un un enrichissement de 60 % au niveau de l'uranium, ce qui était bien au-delà de tout ce qui est civil. C'est ça montre qu'il y avait une ambition militaire. D'ailleurs, c'est le pays qui a le plus la plus grande réserve de gaz au monde.

Alors, imaginez-vous pourquoi est-ce qu'il a besoin de d'avoir un programme nucléaire ? Il a un besoin d'un programme nucléaire uniquement pour des raisons euh militaires. Voulez dire que cette intervention pouvait se justifier du point de vue du droit inter justifier, il fallait un vote au Conseil de sécurité des Nations- Unies.

Mais ce que mais ce que je veux dire c'est que à part qu'il n'y ait pas eu le le vote au conseil de sécurité des Nations Unist, ce qui rend effectivement le le fait que ce n'est pas légal d'un point de vue international, il y a aussi le fait que l'Iran aussi était dans son illégalité par son non respect de l'accord sur le nucléaire et également le esbola parce qu'il y a la résolution 1559 de l'ONU et la résolution 1701 de l'ONU qui exige le désarmement dubola et le désarmement des inations palestiniennes sur le sol libanais et le esbola a accepté cela et il ne l'a pas fait. Général Tincan, est-ce qu'il y a pas quand même une zone grise dans ces accords, ces partenariats militaires entre la France et certains pays du golf ? Parce que on voit le Qatar aujourd'hui qui s'énerve contre l'Iran qui dit "Attention, si vous continuez, on va on va pas rester les bras croisés." Qu'est-ce qui se passe si par exemple, je sais pas moi, les Émirats arabes unis décident de riposter à l'Iran, à l'Iran ?

Al le premier point, il faut noter que à mon avis l'Iran a fait une erreur stratégique en frappant ces Émirats. Pourquoi ? Parce que avant la guerre, en fait, ces pays traînaient les pieds et essayaient que les Américains ne fassent pas d'opération.

Ils ne voulaient pas ce tuu dans le golf, l'Arabie Saoudite et les Émirats. Et le conseil conseil de coopération du golf s'est réuni juste après les attaques et c'est ce que j'appelle l'effet boomerang. Les Iraniens les ont frappés.

Du coup, ils sont tous du côté américain en disant "C'est l'Iran qui nous attaque." Et donc là, il y a un bloc défensif. Maintenant, de là aller attaquer l'Iran, c'est une autre paire de manche.

Ils veulent se défendre. Au passage, vous disiez qu'on est un peu embarqué dans cette affaire. Moi, je vais aller plus loin.

Je pense que les Américains sont embarqués parce que l'opération, elle est d'abord israélienne. Au souvenir que monsieur Mario est allé passer 3h dans le bureau de monsieur Trump pour le convaincre et lui a veut absolument et à bon droit. Pourquoi ?

Parce qu'il dit le cercle de feu amasbola. Alors la Syrie maintenant, mais l'Irak, le Yémen, ils sont animés par Teran et donc tant que je n'aurais pas détruit le gouvernement des Molas et ben je suis en danger. Et donc ça c'est la position israélienne et d'ailleurs monsieur Roubiot, c'est très intéressant, le secrétaire d'État part de cette position là en disant en fait nous on a suivi les Israéliens mais évidemment ils ont corrigé le tir du coup de depuis he les Américains, ils ont changé le discours, on va dire.

Non mais le problème c'est que le président Trump son ego ne peut pas lui permettre qu'il suive quelqu'un d'autre. Donc il dit "C'est moi qui a emmené ça. Alors son et puis pas seulement son ego, son opposition démocrate parce que il y a quand même une forte opposition." C'est tout à fait exact ce que vous dites.

Il y avait une forte opposition au Congrès pour dire est-ce que la politique américaine se fait à Jérusalem ? qu'il a alors effectivement le en plus l'ego alors ça a été mais c'est les deux déclarations de de Marco Rubio et de et et de et de Trump sont absolument contradictoires. On va revenir à la France si vous le voulez bien et à la locution d'Emmanuel Macron en faisant un petit pas de côté tout en restant sur notre sujet avec la chronique d'Olivier.

Quelle histoire ! Alors Olivier, vous avez regardé de très près l'alléocution d'Emmanuel Macron. Quand je dis très près, c'est parce que vous êtes concentré sur son bureau.

Parce qu'un bureau présidentiel peut porter un message politique. Absolument. Un discours et surtout une mise en scène absolument inédite.

Un plan large où l'on voit donc le bureau du président, où l'on a laissé ostensiblement tous les objets du quotidien. a commencé par les dossiers pour montrer que c'est un président qui travaille, c'est un président qui va au fond des choses, qui lit, qui annote euh et qui euh est un président réfléchi. Et puis il y a ce livre qui a beaucoup fait parler, livre du poète chilien Pablo Neroua, résidé sur la terre euh qui est un livre et une réflexion d'un homme assez désespéré qu'il a écrit juste avant la deuxième guerre mondiale et qui porte une vision sombre sur l'humanité.

On est donc très loin d'un président de la République, au contraire très actif, très combatif mais c'est justement l'effet voulu. On n'est pas dans un effet miroir. Je lis ce que je pense ou je pense ce que je lis.

C'est tout le contraire. C'est un président qui même dans l'action a la capacité de prendre du recul. Au fond, on est dans une posture extrêmement mitérandienne.

Et puis il y a cette image aussi euh qui est intéressante, celle du d'un soldat, un petit soldat de plomb euh de l'armée napoléonienne qui est posée sur le bureau du président au côté d'autres insignes militaires qui sont des insignes et des symboles de différents corps d'armée. Pour ceux qui en doutent encore, l'univers du président de la République en ce moment, il est éminemment militaire. Et puis il y a cette lampe qui moi m'a interloqué à l'arrière, une lampe à huile.

Qu'est-ce qu'une lampe à huile vient faire dans le bureau du président de la République ? Et bien quand on connaît le goût pour l'histoire de son conseiller mémoire et qui écrit beaucoup de ses discours, peut-être que cette lampe à huile fait référence à ça. Il est tout à fait naturel que l'on ressente la nostalgie de ce qui était l'empire.

Comme on peut regretter la douceur des lampes à huile, la splendeur de la marine à voile, le charme du temps des équipages. Mais quoi ? Il n'y a pas de politique qui vaille en dehors des réalités.

Et oui, de Gaulle qui est l'artisan de cette bombe atomique et dans les pas duquel et bien évidemment Emmanuel Macron s'inscrit depuis 48 he avec le discours de l'île Longue et et sa révision de la doctrine nucléaire française. Tout ça pourquoi me direz-vous ? Bien au final pour envoyer un message assez clair et assez net.

Je suis l'anti dans l'exercice de ma présidence. Là où Trump apparaît comme impulsif, comme irraisonné, comme travaillant peu ces dossiers, ayant une connaissance très superficielle des choses. Emmanuel Macron hier dans son allocution a disyé quantité de symboles pour justement montrer qu'il est tout le contraire.

Il a fini par le dire lui-même, avoir une France qui soit fiable et prévisible. Alors fiable et prévisible, c'est évidemment les deux mots qui ne viennent à l'esprit de personne quand on parle de Trump. Jean-Louis Bourlange, vous partagez cette analyse de la mise en scène aussi de la parole présidentielle.

C'est possible mais je crois que c'est pas le sujet quand même. Je crois que tout le monde reconnaît que Macron que le président de la République est tout le contraire de Trump. C'est vrai qu'il est il travaille beaucoup ses dossiers, il les étudie, il réfléchit rationnellement euh il est quelquefois il change un peu mais enfin il il exerce quand même son son mandat dans dans la clarté rationnelle.

Est-ce que c'est le sujet de savoir si on a un président différent de Trump ? On la question qui est posée, c'est de savoir et je trouve que d'ailleurs les deux interventions d'hier et et d'avan-hier sont très sont très bonnes à ce sujet, c'est de savoir si on a ou non les options militaires qui sont adaptées à la réalité. Je crois qu'il faut un peu disparaître quand même.

La personne doit un peu disparaître derrière la mission. Michel Fayade, s'il y a vraiment l'ambition de la France et d'Emmanuel Macron de porter un contemodèle face à Trump notamment dans ce domaine de la défense, enfin de militaire, on va dire, à qui est-ce qu'il s'adresse le chef de l'État quand il fait cela ? C'est ça la question parce que aujourd'hui le grand problème, c'est que on n'est pas en mesure d'agir tout seul.

On le voit sur le dossier ukrainien et on le voit donc au dossier sur le dossier au Moyen-Orient. Euh comme je le disais tout à l'heure, si même on devait venir pour intervenir, pour euh aider les pays arabes du golf, il faudrait le faire avec euh les Américains et les Britannique. Donc euh malheureusement, une intervention euh de la France seule, elle paraît illusoire et irréelle.

Il faut essayer de voir comment est-ce qu'on peut coordonner les choses. Maintenant, il y a des il y a des choses qu'on peut peut-être encore réaliser euh ne serait-ce qu'au Liban où on a encore 700 soldats présents. Euh il y a aussi plus de 25000 Français qui sont présents.

Et euh et vous savez que le Esbola a une longue histoire de qui prise d'otage français au Liban et donc il y a quelque chose à faire. Vous savez aujourd'hui, il y a le Ford pour la le porte-avion américain qui a été déployé dans la mer Méditerranée. C'est la première fois que les Américains depuis 1983 seraiit en mesure d'intervenir contre le Esbola au côté des Israéliens.

Euh si jamais les le Oui, c'est une c'est c'est une possibilité. Non, mais il y a un an, il l'avait déjà fait, hein. Les Américains non, ils avaient déployé un porte-avion.

Ils pas attaqué. Oui, non, ils l'ont pas fait. Ils avaient la possibilité mais ils l'ont pas attaqué depuis 1983.

Donc là, il y a une vraie possibilité d'attaque puisque l'année dernière en 2025, il n'y a eu aucune guerre contre lesbola c'était fin 2024. Donc aujourd'hui, il y a une il y a ce risque et la France est obligée de jouer un rôle puisque le Liban, c'est un pays dans le où elle avait un mandat. C'est également un pays où elle a une forte un fort contingent de français et c'est un pays avec une longue histoire avec la France.

Donc c'est là où elle doit peut-être agir davantage même que qu'ailleurs. Alors vous disiez à l'instant la France peut rien faire seule. Oui, malheureusement, il y a un moment où la France a fait seul, c'était en 2003, on s'en souvient, ça a marqué les esprits de beaucoup de Français au moment du déclenchement de la guerre en Irak avec le refus de Jacques Chirac et de Dominique de Villein à l'époque d'engager la France dans ce dans cette guerre là.

Je propose de bah de nous rafraîchir un peu la mémoire avec un extrait du discours à l'ONU de Dominique de Villepin. Dans ce temple des Nations Unies, nous sommes les gardiens d'un idéal. Nous sommes les gardiens d'une conscience.

La lourde responsabilité et l'immense honneur qui sont les nôtres doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement dans la paix. Olivieranello, il y a il y a un contraste assez saisissant entre cette prise de parole très claire, très marquée et la position de la France aujourd'hui sur ce conflit où on est un peu dans un entre deux. Oui.

Et toujours cette invocation euh du droit international. Il y a il y a deux deux réflexions, je trouve, qui appellent ce ce discours et de revoir ce discours. Le premier, Dominique Devilpin parle de temple.

Le temple aujourd'hui, il est vide. Il a été vidé. Et puis la deuxième chose, c'est cette référence permanente au droit international euh oublie un peu que ce droit international n'a véritablement vécu dans cette enceinte de de l'ONU que sur une période assez courte, durant toute la période de la guerre froide.

Tout est absolument gelé et il a fallu que la Russie soit dans un état de faiblesse tel que cela laisse le champ libre aux Américains, aux Français, au aux britanniques, les trois des cinq membres du Conseil de sécurité pour mener des interventions. Euh vous avez l'intervention en Yougoslavie avec derrière un tribunal international des dirigeants qui sont jugés. On entend aujourd'hui, on aurait dû juger le président ramené mais en fin de compte ça ne s'est produit qu'une seule fois et dès 2003 et bien les Américains euh bascule engamb l'ONU parce que euh les Français bloquent et que on n'a pas eu, si ce n'est cette parenthèse un peu enchantée, de moment où dans l'histoire moderne le droit international a été [grognement] revendiqué, mise en avant sur lequel on s'est appuyé pour jouer un rôle sur la scène internationale parce que au fond Si vous regardez les dossiers qui nous attendent, que ce soit l'Ukraine, que ce soit que ce soit Taiïwan, que ce soit encore le Moyen-Orient, il faut que pour que le droit international fonctionne, aucun des cinq membres du conseil de sécurité n'est à redire, n'est à s'opposer, ce qui quand même limite le champ d'action.

Général Trincan, je crois que vous vous y avez assisté vous l'avez assisté assisté et et premier point, nous n'étions pas seuls. H les Américains essayaient de regrouper autour d'eux quelques-uns et moi je me souviens très bien dans les couloirs de l'ONU à l'époque tout le monde faisait comme ça allez les Frenchy faut tenir. Comme disait l'ambassadeur de la Sablière qui était à ce moment-là au moment où il n'y a pas eu de vote de résolution, il disait "Vous savez, Singapour se battra jusqu'au dernier français parce que au tour du Conseil de sécurité, on était là, tout le monde s'écré, pardonnez-moi l'expression, mais tout le monde s'écré mais tout le monde soutenait la position de la France et les Américains au dernier moment n'ont pas pu présenter la résolution." Je me souviens encore des gestes, ils sortent la résolution en bleu et les britanniques leur disent "Non, on le sortez pas, on n'est pas sûr d'avoir les neuf voix parce qu'il fallait neuf voix et on éétait pas obligé nous de déposer notre droit de véto parce qu'il n'y avait pas les neuf voix." Et simplement donc c'est de l'histoire que je raconte.

Donc nous n'étions pas seuls au contraire le monde entier nous soutenait simplement comme on était membre permanent on était les seuls à avoir le pouvoir de dire non. et sur l'affaire de la France qui ne peut pas faire, il y a très longtemps que la France ne peut plus faire toute seule. Je veux dire, c'est pas aujourd'hui.

C'est très très vieux, très vieux. Et chaque fois qu'on est intervenu au Liban, moi j'y étais en 2006 quand on a voté la résolution en 1701, on l'a voté parce que les Israéliens y avaient un intérêt et que les Américains y avaient un intérêt parce qu'ils étaient en en manchés dans une opération qui ne tenait pas et donc ils ont pris cette occasion pour avoir cette résolution. Jean-Louis Bourlanche, votre regard sur ces ces images qui nous rappellent.

Je vais répondre d'abord à votre question par rapport la comparaison entre les deux moments. Je crois que la situation était beaucoup plus claire au moment de l'Irak. Certes, Saddam Hussein n'avait pas était un dictateur, avait procédé à des destructions importantes, mais c'était vraiment totalement absurde de faire une guerre contre lui au nom des Twin Towers, de la destruction des sœurs jumelles, puisqu'il n'y avait pris absolument aucune part.

Donc on était vraiment dans une dans un un un alors que là nous sommes très gênés euh parce que effectivement on voit bien qu'il y a pas de raison en terme de droit international de faire la guerre à l'Iran, mais nous avons affaire comme vous l'avez dit à quelqu'un qui n'a pas pas respecté ses engagements. C'est vrai que que Trump a n'a pas facilité le choix puisqu'il est lui-même sorti de l'accord de Vienne et donc les autres l'ont bazardé. Mais quand même et puis d'autre part, on a cette cette ces ces massacres à répétition parce que on il y a eu ces 30000 morts mais d'une façon générale c'est une dictature horrible.

Donc nous sommes et toujours dans le droit international, nous sommes toujours euh partagés entre la souveraineté hein, le le respect de la c'est la souveraineté mais la souveraineté ça conduit à des choses bizarres. Par exemple Gobbles à la SDN la seule fois où il a parlé l'ancêtre de l'ONU. C'est c'est personne ne doit nous dire ce que nous devons faire de nos juifs et de nos communistes.

C'est c'est ça aussi. Et en même temps, on a le droit d'ingérence qui est très très très incertain mais qui est qui percute complètement la souveraineté. Donc on est on on est assez assez malade.

Alors sur la seconde question qui est savoir à quel moment on a cessé de d'avoir de de l'influence. Moi, il me semble que il s'est passé, il y a une grande crise ancienne déjà au début du septenat du général de Gaulle où nous avons vraiment été la force entraînante. C'est la crise de Berlin.

Les Anglais, les Américains face à aux menaces sur le statut quadripartique de Berlin des Russes étaient plat comme des limandes et de Gaulle seul avec d'ailleurs pas beaucoup d'armes nucléaires dans l'enfance a dit non. Et les anglo-saxons sont alignés. Ensuite, quand dans les années on a fait et c'est là où nous nous sommes, on a fait une diplomatie de témoignage.

L'exemple parfait, ça a été le discours de Pnom Pen où on est allé tout près, le général est allé tout près du Vietnam au Cambodge pour dire "Non, ça ne sera pas la solution et vous ne vous en sortirez pas." Mais on a été incapable d'empêcher. Je voudrais juste qu'on évoque une des annonces faites par Emmanuel Macron hier aussi.

La France va s'engager dans la sécurisation du D3 d'Ormous avec ses alliés. Ça implique quoi concrètement d'un point de vue militaire ? Est-ce qu'il y a une prise de risque vis-à-vis de l'Iran ?

Je sais pas entre général Trincan ou Michel Faillette, peut-être que vous pouvez vous compléter l'un l'autre. Il y a bien sûr une prise de risque parce que le D3 d'Ormous, c'est 50 km en fait. 10 km parce que avec les fonds, il y en a que 10 km qui sont utilisables du pétrole mondial qui passent par là qui ne passe plus. et et les la capacité de nuisance des Ianiens reste importante avec des petites vedettes, avec des drones qui viennent des zones recheuses qui sont au-dessus.

Donc il y a une capacité de nuisance, donc une prise de risque. Alors, les Européens avaient travaillé ce sujet avant, mais pas au moment de cette menace. Et à partir d'Abou Dhabi, il y avait un PC européen qui devait pouvoir.

Alors, nous, on a une frégate qui est dans le golf qui peut aider, mais je vous dis, la puissance américaine est-elle là-dedans ? D'ailleurs, ils ont proposé d'escorter les bateaux que je ne vois pas d'autre que les Américains que de piloter de ce problème de détroit d'hormose. Mais je vais vous dire une chose simple, c'est queon veut faire passer les bateaux mais les bateaux ils veulent passer.

Les armes les armateurs, ils vous disent assurent plus les assurer parce que les assurances grim comme ça et les armateurs vous disent on ne va pas y aller. Donc tant qu'il y a un risque de danger babellement d'aide, vous savez les gens n'y passent plus, ils passent par bonne espérance. Ça rajoute de plusieurs jours mais au moins il y a pas de danger.

Le problème c'est qu'à Romous on est obligé d'y passer. Alors Michel Fad là-dessus vous avez un regard aussi de spécialiste de toutes les questions énergétiques. C'est c'est crucial pour l'économie mondiale, pour l'économie française ?

Bien sûr. Déjà il y a 20 % du pétrole mondial comme vous l'avez dit. Il y a également 22 à 23 % du gaz mondial et il y a 33 % des engrais dans le monde.

Donc c'est on l'oublie souvent mais ça compte aussi. Et et donc il y a aussi une autre chose et que et là où la France pourrait agir, c'est que le Yémen aujourd'hui là les outils au Yémen pourraient frapper l'Arabie Saoudite comme ils l'ont fait par le passé et paralyser toute la production saoudienne. Or, ça nous concerne directement parce que nos raffineries en France consomment essentiellement du pétrole saoudien et du pétrole irakien.

Puisque depuis qu'on arrête depuis qu'on a arrêté d'acheter et du russe et de l'Iranien, on on est concentré essentiellement sur le saoudien et l'irakien. Et les outils ont cette arme de paralyser toute la production saoudienne. Et nous, on a une base adjibuti qu'on peut utiliser pour frapper les outils si jamais il tenteent de faire cela.

Parce que euh vous savez la l'Arabie Saoudite c'est 10 millions de barils par jour de production sur un total dans le monde de 30 35 millions de barils. C'est-à-dire que vous pouvez pas [grognement] retirer du marché quasiment le tiers de la production mondiale et vous pouvez pas en plus retirer les 77 millions de tonnes de gaz naturel etfiés du Qatar. Enfin, imaginez, ça serait un un véritable cataclysme.

Donc, la France doit protéger effectivement ses intérêts. Et là, pour le coup, on a notre base adjibuti qui peut agir. J'ai une question à vous poser.

Quand on regarde la carte, on voit bien que euh aucun aucun pays pétrolier ne peut échapper au au D3, sauf les les Émirats parce qu'ils sont en dessous de la du D3 proprement parlé. et l'Arabie Saoudite une partie des Saoudiens. Oui.

Alors je voulais vous poser la question pour l'instant ça passe par Jeda de ce côté-là. Est-ce qu'il y a une possibilité de faire sortir le pétrole par la mer rouge ? Mais justement c'est ça qui c'estàd que il ils ont les ils ont les ils ont les pipes, ils ont les ils ont ce qu'il faut.

C'est Oui. Mais mais justement c'est ça le problème. C'està dire que les outils pourrait Oui.

D'accord. Mais mais à l'intérieur de l'Arabie c'est pas c'est pas un problème a les infrastructures pour acheminer jusque là-bas. Bien sûr, tout le pétrole saoudien ne sort pas par le Canada, par le golfe persé qui une partie sort par le pe c'est interdit.

Alors cette période, elle a de quoi inquiéter les les Français et on a voulu savoir ce qu'il pensaiit à la fois de cette guerre et des annonces qui ont été faites par Emmanuel Macron. Ce sont Katia Guilder et Mathilde Boucher qui sont allés leur poser la question. Un temps clément dans la capitale comme un air d'insouciance, la guerre semble loin.

Et pourtant, après les déclarations d'Emmanuel Macron annonçant un renforcement militaire français au Moyen-Orient, l'inquiétude se ressent. Que faisons-nous en tant que puissance européenne ? Et il semblerait qu'on nous dise "Taisez-vous, restez derrière et bouclez là quoi La France impuissante dans cette guerre, c'est le sentiment qui domine alors que le président de la République n'a pas été averti des frappes américaine sur l'Iran.

De toute façon, il a même pas été entendu. Il il y a que les Allemands et les anglais qui est au courant parce que ils ont plus de pouvoirs que nous. Nous, on est très fragilisé.

Aux abords des invalides, ces canons d'époque et le tombeau de Napoléon, certains se sentent au contraire bien protégés. On a le sentiment qu'on peut se défendre et cetera en tant que français. On a quand même une puissance et c'est vrai que c'est important de le réaffirmer aussi au niveau européen.

Même ces Américains mères et fils installés à Paris depuis 10 ans se sentent en sécurité sur le sol français. Je préfère être ici que aux États-Unis en ce moment parce que le président Macron, je lui fais plus confiance quand même que président Trump. Certains sont moins confiants, redoutant une escalade dans la région dont la France pourrait payer les conséquences.

Je suis assez vieux pour me souvenir de Jacques Chirac qui veut pas aller s'engager en Irak. J'ai pensé hier, je me suis dit là, il y avait un geste qui était assez fort, assez protectionniste mais assez fort. Qu'est-ce que en fait on sait pas les conséquences à court, à moyen et à long terme de tout ça ?

Je trouve que les choses ne s'arrangent pas du tout. Mais je dis pas ça à mes petits enfants parce que il faut leur laisser du courage. Peut-être qu'ils vont retourner à la situation.

Un changement attendu aussi de longues dates par ces franco-iraniens réunis quelques mètres plus loin près du Kedorsais avec l'espoir de jours meilleurs pour leur pays. Alors on voit ces Français sont pas dans la psychose he en tout cas ceux qu'on a rencontré mais il y a il y a quand même une forme d'inquiétude. Général Trincant c'est important d'avoir l'opinion publique avec soi dans ce genre de moment de période Oui. complètement et je vous disais que le président Trump a ce problème là parce qu'il a pas du tout l'opinion américaine derrière lui.

Donc c'est un vrai problème. Nous dans la posture défensive qui a été annoncée alors évidemment il y a pas eu de débat comme en 2003 au Conseil de sécurité tout simplement parce que les Américains sont jamais allés au Conseil de sécurité donc la France n'a pas pu s'opposer. Mais dans le message du président il y a bien l'illégalité qui est reconnue, la nécessité de se défendre qui sont qui sont proposés.

Merci beaucoup messieurs. Vous restez avec nous parce que bah on passe au mot du jour à présent et ça concerne directement notre sujet. Et Mariette Darigrand, vous avez choisi de nous parler de ce nom choisi par les États-Unis pour baptiser cette guerre contre l'Iran.

Pourquoi ? Ben, c'est une formule fureur épique, hein, qui est au cœur d'une question très ancienne qui revient là euh sous le feu de l'actualité. Epic furor en anglais ou en latin.

Finalement, c'est ça a l'air comme ça. Ça sne comme un titre hollywoodien mais en réalité c'est une formule qui sort de l'Iliade et le surtout de l'Iliade. Le pitch de départ de l'ilade de ce récit de guerre, c'est précisément l'infureur, la colère d'Achil qui veut venger la mort de son ami Patrocle.

Et c'est ça qui donne le départ de la guerre entre les Grecs et les Akéiens. Alors, dans le monde antique, le mot est masculin. On dit le furor.

C'est un état en fait, un état extrême, un courage XXL par lequel le guerrier est capable de tuer, de transpercer, de décapiter. Et ce sont les dieux qui lui donnent cette énergie surtout le dieu de la guerre évidemment Arè en grec ou Mars en latin. Et cette énergie de est en général vengeresse.

Alors dans son voyage jusqu'à nous, le mot il devient féminin en nous disons la fureur. Il y a même une petite pointe misogine. Une femme qui est une furie, c'est pas très bon signe.

Mais le dans le théâtre classique, le mot est devenu amoureux, la fureur de Fèdre pour son beau-fils Hippolyte. Donc là, ça veut dire que le mot, c'est la même idée qu'avec la guerre. Finalement, c'est une force qui tombe sur un être humain, une fatalité et sur laquelle bah il ne peut que répondre.

Et je crois que c'est cette dimension-là que les Américains finalement euh donnent aujourd'hui. C'est en tout cas ce qu'ils disent. C'est comme si cette guerre contre l'Iran, cette fureur contre l'Iran, c'était une façon de répondre à la fureur nucléaire supposée euh de l'Iran.

Ah oui, il y a aussi eu de grandes choses réalisées dans l'histoire de façon pacifique. He on peut penser à à Mandela par exemple. C'est possible aussi.

Oui, il y a de grandes épopées positives, mais il y a toujours un moment où justement l'épopée de guerrière devient constructive, on pourrait dire hein. Elles savent à ce moment-là ces épaum mettre le grandiose, l'exploit humain au bon endroit dans la pensée, dans la stratégie. C'est comme si l'épique laissait la place à l'éthique.

Alors ça ça se passe déjà des Liliades et l'Odyssée parce Liliad en tout cas parce qu'il y a une scène très connu où le célèbre dieu de la guerre Mars finalement est vaincu par Athena et Athena c'est la déesse de la sagesse militaire de la sagesse stratégique. C'est d'ailleurs cette énergie cette fois humaine et intelligente qu'elle donne à ses héros préférés à Ulis l'homme au mil rus et cetera. Alors là, il prend partie en fait.

C'est seulement, dit-il cette force intelligente qui peut gagner sur la force brutale. Alors qu'est-ce qu'on peut en garder pour nous dans le monde actuel et dans cette ce moment ? Et bien, je crois c'est ça la morale d'Athena.

Nous pouvons, nous n'avons pas d'Athéna à l'horizon qui va nous sauver, mais nous pouvons cultiver son héritage dans l'idée de l'intelligence collective, dans l'idée de la diplomatie dont vous avez parlé, une diplomatie européenne. Alors certes, elle a du mal à se faire entendre aujourd'hui, mais je crois, j'espère que c'est seulement cette sagesse là qui pourra nous protéger de la fureur épique. En tout cas, elle est à la base de notre culture et c'est elle qui nourrit nos vraies épopées non guerrières.

Jean-Louis Bourland, je vous voyez là, vous avez envie de réagir en quelques mots. Je crois que c'est très très bien de dire que c'est une notion terriblement négative et la comparaison Athena Mars le montre. Alors, je pense évidemment à Fackner et je trouve que la phrase de Fackner décrit parfaitement la situation où on est.

Une histoire pleine de bruit et de fureur qui ne signifie rien et qui est raconté par un idiot. Je [rires] je vous et et la seconde chose que je que je voudrais citer, c'est le bonjour Gentium où le philosophe c'est c'est dénonce la colère et dit ira est brévis fureur la colère est une brève folie ce qui fait que la fureur c'est le signe de la folie. Donc je trouve extrêmement peu rassurant que cette opération soit placée sous le signe de la fureur et d'un mars en colère plutôt que d'une Athéna stratège.

Et ce sera le mot de la fin. Merci à tous les trois et merci à vous Mariette. On va passer à la à la question qui fâche à présent sans fureur. [grognement] On l'a longtemps considéré comme le joyau de notre patrimoine.

Sans doute le musée le plus connu au monde qui abrite le tableau le plus célèbre. Alors, je veux parler du musée du Louvre bien sûr, mais le 19 octobre, c'est une autre histoire que la France a découverte, celle d'un musée mal sécurisé, mal entretenu dont la gestion est aujourd'hui critiquée. Alors, comment sauver le Louvre ?

La question est au cœur du travail d'une commission d'enquête parlementaire suivie par Stéphanie Despierre. Ça va, monsieur l'orteur, tu es venu en voisin ? Ouais.

Alexis Corbière et Alexandre Portier, un écologiste et un républicain main dans la main pour enquêter sur la sécurité des musées. Les deux députés ont rendez-vous dans le sud de la Bourgogne au musée d'art sacré de Paris Monial. Directrice du musée du musée.

Très honoré. Merci de nous accueillir Alexis Corbia. Avec plaisir.

Le 21 novembre 2024 alors que le musée est ouvert des braqueurs armés font irruption ici avec un objectif la Viav Vita. Un trésor national créé par le joyer Joseph Chaumet. Ils sont combien les types ?

C'était une équipe de quatre personnes. Il y en a une qui est restée faire le gars à l'extérieur, une autre qui a tenu en jou les personnes à l'accueil et les deux autres se sont attaqués à la vitrine. Euh d'abord avec une masse, ensuite avec une disqueuse thermique pour euh siller le vitre blindé.

Ça a quand même pris une bonne minute en entier. Il vole les personnages en or et en ivoire et le sommet de l'œuvre. À quoi ça sert de voler ces petits personnages une fois qu'on les enlevé de l'œuvre ?

C'est quoi ? Il y a de l'or fond. Oui.

D'accord. Donc c'est vraiment on peut regretter sans doute que tout a été détruit, fondu, fondu. Vu la violence avec laquelle les personnages ont été arrachés, vu les miettes qu'on a retrouvé par terre et les bris de personnages, je pense pas du tout que que le but était celui d'un Estè.

En 7 minutes, il vole presque la moitié des éléments. Une partie a été retrouvée dans une rivière des environs quelques semaines plus tard. Si Alexis Corbière et Alexandre Portier mènent leurs investigations partout en France, la raison d'être de leur commission d'enquête, c'est évidemment le spectaculaire casse du Louvre le 19 octobre.

Depuis début décembre, le duo enchaîne les visites, les auditions et l'analyse des archives. Ils ont eu accès à des rapports confidentiels qui confirme que les failles de sécurité du plus grand musée du monde étaient identifié et depuis longtemps. Vous voyez assez vite quand même que il y a beaucoup de rouges, c'estàd qu'il y a beaucoup d'urgence et ces urgences là elles datent de 2017.

Voilà. Donc c'est ça qui est inquiétant. On est 8 ans après et malheureusement beaucoup de ces points-là sont encore d'actualité.

À mi-chemin de leurs travaux, les parlementaires étrent la gestion du Louvre. Clairement, c'est pas un accident au sens où il y a des défaillances systémique qui font qu'à un moment donné, quand on regarde tous les paramètres, malheureusement le vol s'explique. Vous avez des caméras qui sont obsolètes de piètre qualité.

Vous avez un système de coordination qui entre les forces de police et les forces de sécurité privée dans l'établissement qui n'étaient pas à la hauteur. On a euh des bâtiments qui ne sont pas entretenus correctement et malheureusement c'est pathétique affligé en avran mais toutes les deux semaines on apprend des fuits d'eau dans le bâtiment il y a quand même un problème de pilotage deblissement en tant que tel. Les députés attendaient donc avec impatience l'audition de la directrice du Louvre la semaine dernière sauf que Laurence Descart a démissionné la veille.

Reconvoqué hier, elle a de nouveau annulé pour raison de santé. Désormais, le rendez-vous est le 24 mars, mais plus le temps passe, plus la liste des questions s'allonge. Depuis le vol des bijoux, la série noire continue.

Grève du personnel, escroquerie à la billetterie, nouvelle inondation il y a de semaines. Alors, la question qui fâche ce soir, la voici. Comment sauver le loup ?

Et pour en débat, j'accueille ce soir deux députés Céline Calvez et Alexis Corbè. Bonsoir et bienvenue à tous les deux. Euh vous êtes tous les deux membres de cette commission d'enquête, hein, on l'a compris.

Et Alexis Corbè, vous en êtes même le rapporteur. Euh et à vos côtés, Didier Rickner. Bonsoir.

Bonsoir. Euh vous êtes le fondateur de la revue La Tribune de l'art. On va peut-être commencer par le sujet qui fâche, hein, qui a été évoqué dans dans ce sujet de de Stéphanie Despierre, euh l'ancienne président du Louvre, Laurence Descart, qui vous a fait parvenir à un certificat médical, je crois, 3h avant ce qui devait être son audition euh hier.

Euh c'est la deuxième fois qu'elle se présente qu'elle ne se présente pas. Je crois que vous l'avez reconvoqué le 24 mars, c'est ça ? Euh ça vous a mis très en colère Alexis Corbière, vous avez publié un communiqué de presse à la suite de cela.

Vous pensez qu'elle refuse de répondre à à vos questions ? Du moins euh ce qui m'a agacé et je crois que c'était le cas aussi euh du président euh Alexandre Portier, c'est que euh lorsqu'elle nous a demandé le premier report qui était euh lorsque a démissionné, elle a envoyé mement une lettre, on l'a accepté parce que ce qui était sous-entendu, c'est qu' elle allait accueillir son successeur et ça me semblait inélégant de la convoquer au Mont où elle avait beaucoup de choses à faire. Et je découvre le lendemain en allumant la télé qu'elle faisait le journal de France 2 avec les Salamé.

Alors, il faut parler sans doute aux journalistes. Je découvre aussi que il y a une interview du Figaro qui a été publiée où on racontait qu'elle les reçoit dans son bureau au même moment d'ailleurs parce que c'est une coïncidence, nous étions avec Alexandre Portier au Louvre pour faire une visite sur site où elle n'est pas venue saluer le président de la commission des affaires culturelles. Est pas venue me saluer non plus.

Donc clairement, vous doutez du fait qu'elle se présente à la prochaine convocation. Déjà, voilà, il y avait un agacement de se dire on accepte parce qu'on pensait qu'elle avait des choses importantes à faire pour la bonne gestion du lourd et la et la transmission et elle va au journal de France 2 où elle livre une version évidemment qui lui est assez favorable, on peut le comprendre mais enfin y compris dans l'intervu du Figaro, elle explique, elle dira devant la commission mais que les conditions de sérénité sont pas totalement réunies dans nos travaux. Bon, elle nous égratine et on lui propose une nouvelle date.

Il y avait tout un débat qui avait lieu parce qu'il y avait hier soir ce qu'on appelle le grand dîner du Louvre qui accueille normalement au nombre de grands donateurs. Elle souhaitait y participer. On a insisté avec le président pour qu'elle vienne et ce certificat tombe.

Alors, je ne doute pas qu'elle a peut-être des problèmes de santé, ça sans aucun doute, mais vous voyez ça se situe, on a l'impression qu'on perd du temps. Si elle vient pas la prochaine convocation, il se passera quoi ? Bon alors il y a quand il y a un motif, j'ai pas l'inélégance jusqu'à remettre en cause la véracité des choses et je peux pas croire que elle ne se présente pas là.

En plus, on est dans des délais assez éloignés parce qu'on souhaite et je termine là-dessus que les parlementaires puissent venir et actuellement il y a euh les travaux parlementaires sont pas en cours et ça nous semblait on aurait pu la convoquer mais faire quelque chose lorsque les parlementaires sont dans les circonscriptions dans un moment d'élection municipale, ça voulait dire que sans doute beaucoup de collègues ne seraient pas venus. On va attendre le 24 mars date de sa convocation. Céline Calv sur quoi est-ce que vous souhaitez entendre Laurence Descart avant tout ?

Qu'est-ce qui vous a le plus choqué peut-être dans tout ce travail d'enquête parlementaire que vous menez depuis plusieurs mois ? Bah on l'a souligné, vous l'avez souligné dans le reportage, c'est le caractère inadéquate des mesures de sécurité et de sûreté qu'on a pu découvrir sur place avec Alexis Corbierre le président. Quand on s'est rendu et qu'on a vu le PC sécurité, on a vu que c'était vraiment pas à la hauteur d'un établissement qui a non seulement des pièces euh importantes, mais qui en plus reçoit des dizaines de milliers de personnes par jour.

Donc en fait, on peut pas se considérer que c'était à la hauteur. Maintenant, ce qui est le plus euh alarmant, c'est le fait que été pointé ses besoins et que ça n'a pas forcément été suivi des faits. Maintenant, ce que je vois également, c'est que depuis le vol du 19 octobre, on a vu d'autres dysfonctionnements et puis un dysfonctionnement qui va jusqu'à une prise de conscience sociale et un mouvement social qu'il faut accompagner.

Alors, vous me direz peut-être que les fuites d'eau en fait existent partout, mais là on a une attention redoublée sur tous les dysfonctionnements. Mais ce que je regarde aujourd'hui, moi au-delà de ce qui le 24 mars fera l'occasion de l'audition et qui sera sans doute beaucoup plus suivi que si elle avait été faite en début de cette semaine. Donc, on peut voir aussi qu'on aura plus d'attention sur le 24 mars et voir quelles sont les responsabilités.

Mais surtout regarder en avant. Aujourd'hui, vous avez un nouveau président du Louvre qui a été nommé. Vous avez une nouvelle ministre de la culture.

Il faut regarder aussi comment l'impulsion peut-être fait. Ce qui peut servir de leçons sur le Louvre doit être regardé non pas uniquement sur le passé mais aussi se dire qu'est-ce qu'on fait à l'avenir. Et le Louvre, on a pu mais c'est important de de On va parler justement de bah des pistes pour l'avenir mais peut-être avec vous Didier Rickner, vous avez peut-être un regard un peu moins politique sur le sujet.

Comment vous jugez-vous le bilan de Laurence Descart ? Est-ce qu'elle est responsable de tout ou com comment vous voyez les choses parce que elle est responsable de beaucoup de choses. Elle a été nommée en 2021, c'est elle est pas restée non plus en 2021.

Elle est présidente du Louvre. Il faut savoir que le la présidente d'un établissement public comme le Louvre a beaucoup de pouvoir. On a pu le voir d'ailleurs en France, on sait que la tutelle n'a pas exercé suffisamment la sa fonction comme mais ça fait longtemps que la tutelle a un petit peu renoncé la fonction de tutelle du musée du Lourd.

La tutelle c'est plutôt l'Élysée, hein. Ça je fais un peu de politique quand même parce que c'est ce c'est l'effet. Euh donc je juge oui est arrivé en 2021 et qu'est-ce qu'elle a fait en 2021 ?

Alors il y avait un un comment dire un schéma directeur sécurité en cours qui était qui débutait enfin qui était qui était prévu qui était presque terminé. Les avant-projets définitifs étaient presque terminés. Ça a continué un petit peu.

En 2022 les avant projets définitifs sont terminés. Apparemment c'est en janvier 2023 que tout est fait. Et là qu'est-ce qu'on fait ? au lieu d'y aller, ben on attend 2023, 2024, 2025 3 ans quand même 3 ans pendant lesquels on aurait pu faire des choses.

Je pense que le PC sécurité aurait pu certainement être fait. Il y a même dans certains documents que j'ai pu avoir des des dates de fins de travaux. Il y a une partie des fins de travaux qui aurait été terminé pour 2024-25 et comme on sait qu'il fallait gagner 30 secondes, c'est pas moi qui le dis, c'est l'inspection générale des affaires culturelles pour éviter le vol du Louvre.

On se dit qu'on a pas tout fait au moins pour éviter ce vol et que c'est largement bien sûr la responsabilité de la présidente. Oui. Alexis Corbier, la question maintenant c'est qu'est-ce qu'on fait hein ?

On va on voulait en parler tout de suite avec Céline Cav. On va en parler peut-être d'abord avec vous. Quelles sont les pistes pour que le Louvre redevienne le Louvre ?

Bah ça a été pointé par monsieur Rickner ou y compris ma collègue. Bon moi j'appelle ça l'hyper présidence. Il y a un problème, c'est qu'on a l'impression que c'est un quasiment quasi ministère de la culture bis, c'est directement le président de la République qui nomme le le directeur ou le président.

D'ailleurs, il y a un successeur, je ne sais pas pour quelle raison il est choisi, il est très compétent, hein, là, mais je veux dire, on pourrait imaginer par exemple que ce soit aussi sur la base d'un projet, pourquoi pas auditionné par la commission des affaires culturelles, pourquoi et que des candidats se présentent et qu'on puisse discuter ça. Là, c'est la discrétion du président de la République, il y a quand même un problème. Et moi, je pense qu'à l'avenir, il faut que ça s'arrête ça parce que ça a été pointé quand monsieur Rickner par de la tutelle, c'est le ministère de la culture.

Le contrôle, il est où sur ce qui se déroule ? C'est ce qu'a dit monsieur Rickner est très fort et c'est là-dessus qu' faudra l'interroger. Pour quelle raison ?

Je vais l'appeler le plan de sécurité, ce schéma directeur qui est quasi près sous la présidence de monsieur Martin en 2021, nous sommes en 2026, n'est toujours pas en application. 5 ans perdu. Pour quelle raison ?

Je je rentrerai dans les détails, je lui poserai la question par exemple sur la question. Il est demandé par madame Descart quand elle arrive en situation qu'un économiste juge sur les les prévisions budgétaires. Ça va mettre 2 ans à être réalisé. 2 ans, au bout d'un mois, il y a déjà 92 % euh des choses qui sont euh établies par l'économiste et on va mettre quasiment euh 1 an et 10 mois pour 8 % de l'évaluation et et on a l'impression que il y a pas euh la présidence laisse laisse filer le temps.

Alors moi, j'ai pas la réponse à ça. J'ai quelques idées. Peut-être qu'il y avait aussi le projet de l'ouvre renaissance qui devait amener à ce que on fait pas d'investissement parce qu'on se dit que des choses vont arriver derrière et cetera.

Mais ce temps perdu alors il s'agit pas de refaire le film mais vous comprenez quand avec le recul il y a un cambriolage ou nombre de caméras et ce que dit Céline Calvet c'est très fort. Il y a des caméras quand vous allez au Louvre je vous assure des caméras de mauvaise qualité. On est quand même chez un champion du monde, le plus grand musée du monde, la vitrine de la France 9 millions de visiteurs.

C'est indiscutant en rayonnement national et vous apercevez que sur des choses qui sont quand même élémentaires, je je fais des visites d'autres musées actuellement, du matériel quasiment qui est utilisé dans des musées qui sont incomparables, on s'interroge. Ça n'était pas une priorité. Et alors, on va parler de la sécurisation de tous les musées parce que c'est votre commission d'enquête, elle travaille pas que sur le Louvre.

Il y a un rapport qui a été remis par le député Christophe Marion. Je crois qu'il a fait une vingtaine de propositions au gouvernement pour bah sécuriser les musées en France. Céline Calvez, vous en retenez quelques-unes.

Qu'est-ce qui vous semble le plus pertinent ? Moi, moi je je retiens la distinction de sécurité et sûreté. C'estàd que on est plutôt bon dans les musées français pour la sécurité contre les incendies et contre lesations.

On n'est pas du tout bon pour la sûreté parce qu'il y a pas de de d'encadrement réglementaire, il y a pas de culture de la sûreté. La sûreté c'est éviter que des biens soient volés ou qu'ils soient dégradés. Euh je pense que on a bien vu aussi qu' était euh priorisé la sécurité des visiteurs mais que les visiteurs eux-mêmes étaient pas forcément assez sensibilisé sur le le devoir de vigilance de chacun en fait pour la sûreté.

Moi, je lui ai posé des questions parce que ça fait partie de deux de ses recommandations sur l'emploi des nouvelles technologies pour servir des outils qui aider et qu'on puisse mettre à disposition des outils innovants pour pouvoir compléter et bien la présence et l'expertise humaine aussi de ce que nous permet la technologie aujourd'hui. Vous pensez à quoi ? Vous pensez aux fameuses caméras algorithmiques qui ont été utilisées pendant les Jeux Olympiques ?

C'est une de c'est c'est une des recommandations aujourd'hui. Ce n'est pas possible et qui permet de détecter un peu des mouvements suspects anormaux, on va dire. Dans le concrètement, vous auriez eu une caméra vidéo qui aurait été postée à l'extérieur, on aurait vu la présence de ce véhicule qui permettait d'atteindre la la fenêtre de la galerie à pollon.

Et en fait, pourquoi ? Quand on a vu ce PC sécurité où vous avez une quinzaine d'écran, il y a des caméras, en fait, vous pouvez pas avoir la vision sur tout. Là, ça permettrait de détecter tiens, c'est anormal et je le mets en vision.

C'est-à-dire que en prévisualisation, vous l'avez. Et donc ça veut dire que ça attire l'attention de la personne qui est chargée de la sécurité. On ne peut pas, il faut trouver la la vraie complémentarité entre ceux qui sont experts, ceux qui sont formés et qui connaissent les questions de sécurité et de sûreté, mais utiliser aussi le meilleur qui soit et qui puisse être développé dans notre pays au niveau européen pour le mettre à disposition.

Ça c'est aussi quelque chose que l'on doit faire. Dans un instant, je reviens vers vous Alexis Corbia mais peut-être Didier Rickner ces questions qu'on se pose aujourd'hui pour Loup, j'imagine que tous les grands musées du monde se les sont posés. Comment est-ce qu'ils y ont répondu ?

Est-ce qu'on peut s'inspirer de ce qu'ils font ? J'aurais du mal à vous répondre parce que c'est vrai que ce que je dis souvent, c'est qu'avant le 19 octobre, la sécurité et la sûreté pardon au Louvre, c'était un c'était quelque chose qu'on à laquelle on ne pensait pas en tant que que on parlait des œuvres, on parlait des expositions, on parlait des acquisitions et cetera et on s'aperçoit, on parlait de la sécurité éventuellement des visiteurs avec les risques d'attentat ou Oui, oui, c'est ça. Mais moi, j'ai découvert que à cette occasion que le Louvre n'était pas du tout protégé et n'avait pas été protégé suffisamment.

Alors sur les autisés à l'étranger, je vous avoue que je ne sais pas, je ne sais pas euh je pense que vous monsieur Gorb, vous allez je crois on va aller voir le British Muséum qui est pourquoi on y va parce que c'est le seul musée le plus proche des dimensions du louf pour voir comment font nos nos collègues et amis britanniques. Euh on aurait pu aller dans d'autres endroits. Victorien Albert Musum devrait vous donner et également on y va.

Il y a d'ailleurs paraît-il une exposition sur Marie-Antoinette et on m'a dit que ça m'intéresserait. CL c'est l'ancien prof d'histoire. Ouais.

Non, mais après comment dirais-je, il y a des dimensions technologiques. Moi, je je suis je demande à voir exactement dont on parle. Ce qui est plus intéressant quand on est député, par exemple, une des réponses qu'a fait madame DATI, c'est un fond de sécurité qui a été voté.

Alors 30 millions sur 3 ans, pourquoi ? Pour financer quoi ? Je ne sais pas à l'heure actuelle comment ça fonctionnerait concrètement pour les musées le droit de tirage parce qu'il suffit pas de dire au musée là aussi je veux pas être trop technique mais il y a une mission de sécurité qui s'appelle la Missa.

Actuellement c'est 8 personnes he pour 1200 établissements. Une des préconisations que je soutiens pour le coup de Christophe Marion c'est dire augmenter. Lui propose 6 emploi emploi en plus on pourrait même plus c'est-à-dire des personnels qui ont des capacités de dire au musée une expertise sur leurs problèmes.

Il suffit pas, moi je le vois avec les musées de leur dire vous avez un problème si on donne pas des moyens qu'est-ce qui se produit que nous constatons c'est que nombre de musées se disent telle œuvre elle n'est pas assez sécurisée. On la met dans le coffre fort on la montre plus au public et moi je suis pas d'accord non plus. Donc il suffit pas de dire attention il y a eu le cage gilou faut faut donner des moyens publics les personnels aussi autre préconisation j'ai des désaccords avec Christophe Marion mais je soutiens celle-là la titularisation aussi de nombre de personnel moi je pense beaucoup au personnel qui du ministère de la culture.

Il y a du mécontentement social, il y a une mobilisation l'ouvre et c'est pas sans raison parce qu'il y a un problème aussi de formation, de rémunération, de titularisation. Ça aussi c'est important. C'est pas les caméras qui vont régler tous les problèmes, c'est aussi des personnels compétents et cetera et cetera.

Vous voyez qu'on est face à des problèmes aussi qu'on é d'accord avec ce que vient de dire Alexis Corbière notamment pour il faut exposer les œuvres. Moi ce qui m'a frappé et ce que m'ont dit plusieurs parce que je connais bien les musées, je connais bien les conservateurs, beaucoup de conservateurs m'ont dit c'est incroyable quand même parce que c'est le Louvre qui a failli, c'est l'État, c'est les c'est les musées nationaux et c'est nous qu'on vient maintenant qu'on vient regarder et on nous demande de faire beaucoup de choses alors que finalement on a c'est pas nous qui sommes responsables pour le moment de ce qui s'est passé au Louvre. Donc il faut les aider.

Ça c'est clair qu'il faut les aider parce que c'est un vrai problème he est-ce que dans la commission vous allez aussi interroger le fait de se développer à l'étranger cette politique qui a eu le Louvre d'aller rayonner loin de ses bases ? Est-ce que ce sont des moyens qui ont été enlevés au Louvre parisien ? Est-ce que ce sont des des une attention moindre qui a été qui a été portée ?

Peut-être que ça, il faut faut qu'on complète cette enfin la question que vous soulevez c'est on est plutôt fier justement que le Louvre soit le symbole euh de de du rayonnement faire. Mais on peut tout faire mais en fait moi je pense que et peut-être que en parlant du Louvre du projet Louvre nouvelle Renaissance, c'est aussi de se dire comment on arrive à mieux accueillir. Alors il faut le faire de façon sécurisée, de façon sûre, mais comment on fait pour accueillir ?

On a beaucoup de gens qui ne peuvent accéder au Louvre parce que il y a trop de demandes en fait et ou alors c'est la l'expérience de visite n'est pas satisfaisante parce que vous vous retrouvez à avoir des galeries super remplies alors que d'autres pourraient être davantage vécus comme expérience. Cette ouverture à l'international, il faut le faire et on sait très bien que la marque L'ouvre permet à Paris de rayonner, à la France de rayonner et à la culture en général de rayonner. Est-ce que des moyens qui ont été mis sur la mise en orbite internationale du Louvre aurait pu être considérés d'abord pour la sécurisation ?

Peut-être, mais en fait, ce qu'il faut maintenant, c'est répondre à comment on arrive à accueillir le monde entier et de manière plus sûre. Moi, je pense que on est capable de le faire et ça remet pas en cause le projet Nouvelle Renaissance parce que pour moi, il est aussi là pour fluidifier les trajets et en profitons-en pour les phaser autrement. On peut interroger malgré tout là c'est peut-être on est d'accord entre nous le projet de lour renaissance 9 millions de visiteurs on nous dit on veut passer à 12 peut-être même 15 millions le lourenaissance c'est quoi c'est le projet du futur lourd oui mais c'est un investissement ça aussi c'est dingue quand on est parlementaire un investissement au départ de 700 millions peut-être 1 milliard discuter du moins pas discuter à l'Assemblée nationale on va mettre des moyens alors il y aura du financement sur des fonds du loup hauteur de 300 millions près des messenas privés ça aussi ça pose question le type de relation qu'on a parce que attention le messenat privé aussi il peut amener à ce qu'un établisson comme le loup de viennent un lieu aussi un écrin pour faire des choses magnifiques mais attention à l'entre soi là aussi vous tenez à ce que le loup reste un musée populaire accessible avec des s'agit moi j'ai un désaccord d'augmenter notamment les prix pour les gens qui sont les étrangers extraeuropéens ça se discute parce que je veux dire c'est pas que des gens fortunés qui viennent de l'étranger parce que le c'est un musée monde et moi je suis pour que cette dimension soit gardée que ce soit pas non plus chaque fois des tarifs plus importants.

Vous voyez, c'est des questions qui pourraient être débattues et honnêtement on voit bien que le président de la République lui est très investi sur cette question là. C'est ce que j'appelle l'hyperprésidence mais nous comme lieu de représentation nationale on pourra en discuter quel est le projet. Moi je ne connais pas un mot le mot de la fin direct.

Oui. Alors, je crois quand même que je suis pas d'accord avec madame Calv sur le fait que le projet L'ouvre nouveau Renaissance est un vrai problème et si on veut sauver l'ouvre, il faut vraiment arrêter le projet nouvre Nouvelle Renaissance parce qu'il apporte de mauvaises solutions à des vraies questions et qu'il y a d'autres questions beaucoup moins coûteuses et que parce que Laurence de a voulu faire ce projet nouvelle renaissance et mettre l'argent qu'il aurait fallu mettre ailleurs que ça ait pu avoir lieu. Va falloir vous auditionner dans la commission dans C'est déjà fait ça très intéressant d'ailleurs monsieur Rickner est un fin connaisseur il nous a aidé dans nos travaux.

Euh juste d'un mot, vous remettrez vos conclusions dans dans combien de temps ? Mois d'avril. Mois d'avril.

Mois d'avril, si tout va bien. Euh ça devrait être le cas. On continue, on fait beaucoup d'auditions.

Là, on a beaucoup parlé du Lou, mais vous l'avez compris, ce qui nous intéresse, c'est que moi, je découvre par ailleurs, c'est l'extraordinaire richesse que nous avons en France. J'étais à Limoge pour le musée de la porcelaine aller le voir. C'est fabuleux.

Ils se sont fait voler des porcelaines chinoises qui sont très prisées aujourd'hui. On n pas parlé aujourd'hui ce que mais ce que je découvre, c'est qu'il y a une évolution des menaces, des choses aujourdh avant qui étaient très prisées. Le sont peut-être moins, on vole plus les tableaux parce que c'est compliqué.

Par contre euh et vous nous vous l'avez montré dans le sujet, l'or l'ivoir apparaît le monial. C'est un musée eucharistique. C'est pas vraiment comment dirais-je, mais c'est c'est très beau.

Là, il y a une œuvre qui a été détruite et abîmée par c'est qu'on vole pas l'œuvre, on vole le métal précieux. On vo on casse la chose pour voler des choses qui sont extraordinaires. C'est qui date du 19e siècle et cetera en il voit là, c'est le matériau qui les intéresse.

Là encore à Limoge, bah là c'était porcelain chinoise du 14e siècle. ça a énormément de valeur et il y a des commanditaires peut-être l'enquête est en cours internationaux et qui montrent que dans des musées comme ça on a des choses de grande valeur mais il faut qu'on garde ce mariage extraordinaire parce que là aussi ce que je découvre c'est ma conclusion c'est que des fois les villes et les villages s'organisent autour de ça je suis allé à Sarand musée Jacques Chirac 260 habitants et un musée de dimension évidemment internationale et national intern vic de le musé Jack Chierac a été braqué à coup de fusil à pompe où on a volé des montres qui avaient été offertes au président de la République. C'est c'est traumatisant pour tout un endroit.

C'est tout un tissu économique. Donc c'est passionnant le musée. C'est passionnant.

C'est là aussi un maillage symbolique économique qu'il faut défendre. On voit que ça vous passionne et donc vous reviendrez nous voir au moment de la remise de votre rapport d'ici quelques semaines. Merci beaucoup à tous les trois.

On va passer à présent à notre journal de campagne. Bonsoir Marco. Bonsoir Clément.

On part donc dans ce journal de campagne des municipales parce qu'on est à 11 jours, c'est ça ? 11 tour et alors rien ne va plus entre LI et le Parti socialiste. Oui, avec cette nouvelle offensive du PS hier dans un communiqué, le bureau national du parti à la rose a clairement visé le leader des insoumis regarder he ce communiqué Jean-Luc Mélenchon en cherchant à conflictualiser chaque événement en multipliant les caricatures complotistes et propos antisémite intolérable à profondément et volontairement divisé la gauche et contribuer à l'affaiblir.

Je cite à 11 jours donc du premier tour des municipales, la charge est lourde. Nous disons à l'ensemble de celles et ceux qui de bonne foi, en sincérité sont des militants insoumis, sont des élus insoumis, sont des électeurs insoumis, qu'il y a une autre voie politique à gauche qui est celle que nous portons. L'autre voix, c'est donc celle des socialistes.

Souvent en union avec les écologistes dans les villes. Dans son communiqué, le PS ajoute qu'il refuse tout accord national avec LI. Donc c'est clair, il y aura pas de rapprochement entre le PS et LFI entre les deux tour.

Ah bah ce n'est pas aussi simple, Clément hein, car le PS dit aussi que si le RN est en mesure de gagner une ville, une règle s'impose, le désistement républicain. Et ça ne convain pas Mathilde Panot. Quelle est la tradition à gauche ?

Le rassemblement. Ce n'est pas le désistement. Et si certains pensent qu'ils peuvent gagner des villes ou garder des villes sans les insoumier, je crois qu'ils font une grave erreur.

Et du côté du Rassemblement national, Jordan Bardella appelle à mettre en place un cordon sanitaire antiéléfi au municipal. Mais ce matin, quand on demande à Marine Le Pen si le RN pourrait retirer ses candidats pour faire barrage aux insoumis, la position n'est plus vraiment la même. Pourquoi on retirerait nos candidats pour faire barrage à LFI ?

Ce sont des élections municipales, cher ami. Donc figurez-vous, il y a un truc qui est extraordinaire. Quand les gens votent pour le Rassemblement national, c'est pour avoir des élus Rassemblement national.

Les Rennes se maintiendra partout. Mais bien entendu. Bon, vous avez compris au RN comme à gauche, on est encore loin d'un éventuel cordon sanitaire antifi.

Une réaction Alexis Corbè peut-être parce que vous le connaissez bien ce parti, vous connaissez bien Jean-Luc Mélenchon, vous avez été un de ses proches pendant longtemps. Ça vous inspire quoi tout ça ? Ben, je suis un homme de l'Union maintenant.

Il faut l'union de la gauche et des écologistes. On voit bien la division fera que non seulement la gauche disparaîtra mais même à l'occasion de l'élection présidentielle des sondages qui sont sorti si la gauche n'est pas rassemblée elle sera en difficulté. Moi je j'interprè j'interprète comme vous que je désapprouve un peu l'esprit du communiqué du parti socialiste mais pas d'accord national ça peut amener je l'espère des accords locaux.

Je pense en particulier à Marseille si tout ça amène à ce que le Rassemblement national met la main sur Marseille quelque chose qui sera extrêmement dangereux sur le plan national. Donc j'espère que ça refroidira un peu et que les voix de l'union seront entendu. Du moins, je serai au premier rang pour porter cette voix.

Allez, on poursuit ce journal de campagne avec une histoire un peu plus légère, on va dire. Une candidate qui a pas franchement envie de prendre sa retraite, c'est la doyenne des mères femmes de France et elle se représente. Oui, elle a fêté ses 93 bougies mercredi dernier, direction le village de Nabira en Dordogne.

Là-bas, Ivette Vigier brigue un 7e mandat. Elle est mère depuis 1999 1989 pardon et si elle est réélue, elle aura presque 100 ans à la fin de son mandat. Alors elle en est consciente hein, tout peut arriver même le pire.

Mais elle a déjà tout prévu. Quand ça s'intérêtera, quand ce sera le moment de partir, c'est en accord avec le groupe, on a prévu la succession et puis je partirai et puis c'est tout. Et cette 7e candidature, elle surprend car il y a quelques mois encore, Ivette Vigier disait vouloir raccrocher.

Alors, on ne sait pas vraiment les raisons de ce revirement. Entre-temps, un adversaire s'est lancé l'été dernier. Il s'appelle Gary Fres et c'est un enfant du village.

Mon rêve, c'était d'être maère de Nabira. Mon copain, il voulait être pape. Bon, il est toujours pas pape mais moi je voulais être mère.

C'était un de mes rêves, quoi. Bon, comme quoi, il n'y a pas d'âge he pour être mère. Enfin si quand même il faut avoir au moins 18 ans hein pour se présenter mais à 93 ans ça passe.

Et pour être pape non ? Ah bah ça il [rires] plus. Et puis les les municipales Marcos c'est aussi une affaire de famille parfois.

Oui c'est vrai. Notamment à Blus dans le Dou où le fauteuil de mère se transmet de père en fils depuis tenez-vous bien 1818. Le maire actuel Marc André d'hiver est le 6e du nom à dirigé la commune.

Donc il y a eu Claude Antoine qui été élu deux fois. Il y a eu Louis Numa, André élu deux fois, mon papa Bernard qui a fait 49 ans de mandat et puis moi depuis 2020. Voilà. [grognement] Bon clair, ça fait de siècles que la mairie est entre les mains de cette famille et ce n'est pas terminé hein.

Marc André d'Odiv se représente à la tête d'une liste unique. Pas de concurrence donc autant dire que pour le premier tour he le 15 mars prochain, le suspense s'est limité mais attention he il y a quand même un petit nuage dans cette dynastie. Son fils de 21 ans et sa fille de 19 ans ne sont pas intéressés pour reprendre le flambeau pour l'instant pour devenir mère à leur tour en tout cas pour l'instant.

Céline Calvest, ça vous ça vous inspire quoi là ? C'est ces dynasties locales comme ça qu'on peut voir ? Ben je je ça ça m'inspire que il va falloir changer un peu ça.

Enfin vous pensez assez démocratique en même temps. Ouais c'est démocratique mais enfin je pense que en fait on ne s'autorise pas dans cette ville à penser qu'on peut se présenter en fait. Alors, il n'y a pas beaucoup d'habitants et ils disent qu'ils sont contents de leur mère, hein.

C'est c'est peut-être qu'on pense pas suffisamment soi-même à s'engager. L'engagement est devenu ça, je vous rejoins. L'engagement est quelque chose que l'on prend pas assez à mon goût.

Donc la critique est aisée mais pour l'engagement et on le voit au quotidien. Et moi je trouve que on a plutôt à montrer tous les exemples dans leur diversité. On peut avoir 93 ans, on peut euh voilà, on à tout âge à un moment on peut être élu et c'est bien de s'engager.

Les listes sont closes, on peut plus être candidat pour ce scrutin. En tout cas, merci beaucoup [rires] à tous les trois et merci à vous Marco, Mariette et Olivier. C'est la fin de chaque voix compte pour aujourd'hui.

On se retrouve demain meur évidemment en direct sur LCP.

Guerre au Moyen-Orient : la France sur un fil ? | Chaque voix compte - 04/03/26 — Emmanuel Macron · Pourquijevote