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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 26 février 2026 43 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Municipales : les macronistes au bord de la crise de nerfs

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    À quoi sert ce remaniement ministériel ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi ces motions de censure sont-elles déposées ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Rachida Dati a démissionné pour se consacrer à Paris. Quel est son bilan ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Sarah Knafo influence-t-elle la campagne parisienne ?

  • 19:00OuverteRéponse directe

    Édouard Philippe est-il en difficulté au Havre ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] Bonsoir, bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue, c'est Sens Public, votre rendez-vous quotidien de débat, chroniques et reportages. On est ensemble du lundi au jeudi à 18h 22h pour donner du sens à l'actualité grâce à nos experts et aux journalistes de la rédaction de public Sénat.

Et voici le sommaire de ce février. Rachid Alati a enfin démissionné du ministère de la culture. C'est donc un remaniement qui se profile à l'horizon.

Combien de ministres concernés d'autres poids lourds pourraient-il quitter le gouvernement ? À quel point l'étiquette Macronist est-elle lourde à porter pour les candidats au municipal ? On répond à toutes ces questions dans une minute et puis dans la seconde partie de ce sens public, direction l'Iran, l'avenir du régime se joue à la fois dans la rue où les manifestations ont repris malgré la répression et à Genève où se déroulent des négociations avec des Américains qui menacent toujours de frapper le pays.

Ils ont été avertis de ne plus tenter à l'avenir de reconstruire leur programme d'armement, en particulier en matière d'armes nucléaires. Et pourtant, ils continuent, ils recommencent tout depuis le début. Nous avons [musique] tout anéanti et ils veulent tout recommencer.

Encore une fois, Donald Trump va-t-il déclencher le feu de son Armada ? Et si oui, quelles seront ses cibles ? Les alliés des Molas, notamment le Esbola pourrait-il déclencher une guerre contre Israël ?

On plonge dans la poudrière iranienne dans 45 minutes. Et comme tous les soirs, j'attends vos réactions en scannant ce QR code notamment sur ce remaniement imminent. Antoine de son départ du gouvernement se faisait attendre.

Après 2 ans passés à la culture et à de semaine et demi des municipales, Rachid Adati a démissionné hier soir. L'ex-ministre se tourne désormais pleinement vers la mairie de Paris. Avoir été ministre de la culture, vous pouvez pas imaginer, c'est une des plus belles missions que j'ai eu dans ma vie.

Pour cela, je serai infiniment reconnaissante au président Macron. Je suis la candidate à la mairie de Paris soutenue par Emmanuel Macron de manière très amicale et très aussi politiquement. Un départ de plus dans le gouvernement le Cornu après celui d'Amélie de Monchalin il y a 3 jours.

L'ancienne ministre des comptes publics Fervante Macroniste, a été nommée à la tête de la Cour des comptes. Charlotte Parment Leco ne devrait pas non plus renouveler l'expérience gouvernementale. Chargé de l'autonomie et des personnes handicapées, elle a posé sa démission plutôt dans le mois.

Parmi les autres ministres qui devraient quitter le gouvernement figure Marina Ferrari, ministre des sports et Michel Fournier, chargé de la ruralité, tous deux candidats aux élections municipales. Annoncé avant le 22 février, le remaniment ministériel avait été déplacé une première fois à ce mercredi avant d'être à nouveau repoussé. Mis sous pression par le calendrier électoral, le premier ministre devrait livrer sa copie d'ici à la fin de la semaine.

Au début du mois, il exclu tout bouleversement dans le remaniement à venir. Ce sera un ajustement. Les Français et les administrations veulent surtout de la stabilité.

Un remaniement à la marge qui semble être encore d'actualité, a en croire le ministre du travail. Il s'agit de remplacer des ministres donc qui ont décidé de quitter le gouvernement. Donc on sait Rachidati, on en a parlé. l'équipe, elle va continuer.

On a voilà quelques petits changements euh qui vont revivifier l'équipe et tant mieux. Mais des questions subsistent quant au sort de Gérald d'Armanin. L'actuelle garde des sauts dit désormais songer à la présidentielle de 2027 avec des ministres sur la scellette, avec des candidats au municipal souvent en difficulté, les macronistes au bord de la crise de nerf.

C'est le titre de notre débat. J'accueille Émilie Zapalski. Bonsoir, bienvenue.

Vous êtes communiquante politique, fondatrice de l'agence Émilie Conseil Aurore Malval. Bonsoir et bienvenue grand reporter à Marianne Thba Mulier. Bonsoir bienvenue à vous aussi.

Vous êtes constitutionnaliste, maître de conférence en droit public à l'université Paris Nanterre et Jonathan Boucher Pettersen. Bonsoir Jonathan, éditoriste politique à libération et pour sens public on commence avec ce remaniement. À quoi ça sert Émilie Zapalski ?

Bah de toute façon, il y a des trous, hein, puisque forcément Rachidati l'avait dit, hein, pour les municipales, elle libère ce siège. Donc, il y a une volonté euh d'agir mais d'agir en douceur, c'est-à-dire très très peu, à minima parce qu'on voit bien que la stratégie de Sébastien Lecnu depuis le début et on peut dire que globalement il a réussi, c'est la stabilité, c'est de passer les étapes au fur et à mesure. Moi, je me souviens si on fait un retour en arrière, moi j'étais dans les seuls assez positifs en disant il va réussir son coût.

Peu de chance lui donner cette capacité de réussir le budget, sécurité sociale, ensuite finance pour 2026 et là l'idée c'est de garder des gens un peu techniques. En fait, finalement, c'est pas des grosses stars mis à part Dati, Gérald Darmanin, on a plutôt des personnalités qui sont là pour travailler pour l'intégré général. En tout cas, c'est c'est le pit.

C'est ce qu'on peut espérer. Mais si je vous demande à quoi ça sert, c'est parce qu'on se demande quelle réforme ce gouvernement va pouvoir engager. Ah ben les réformes, on sait bien qu'il pourra pas faire de grandes réformes, mais on voit que après cette étape difficile du budget, bah là on a quand même la fin de vie. le projet de loi qui les deux projets de loi qui avaient commencé leur chemin qui sont en train de terminer leur chemin fraude social et fiscal, on entend reparler un petit peu quand même à l'Assemblée et au Sénat de textes de loi.

Ça va pas être des grandes réformes, on le sait très bien, jusqu'à la présidentielle, il y aura rien qui pourra passer parce que l'Assemblée n'a pas changé de tête et que même s'il y avait une dissolution, globalement, ça serait les mêmes difficultés. Mais je pense que ce que veut incarner Sébastien le Cornu, c'est on continue, on continue, on est les mains dans le cambouille, on communique très peu euh mais on essaie d'agir dans ce qu'on peut, dans le cadre qu'on peut pour les Français. Et c'est exactement ce qu'il dit, hein, là on veut pas, on veut pas faire des paillettes, on veut pas faire des grosses soirées et des gros miracles.

On veut juste essayer d'avancer. Qui est à la manœuvre là ? Aurore Malval, c'est plutôt le président de la République, c'est un de ses derniers pouvoirs, le pouvoir de nomination sur sur ce nouveau gouvernement.

Ben, je dirais que c'est un petit peu c'est enfin c'est un petit peu comme l'ancien. Euh, il y a évidemment Emmanuel Macron est en surp. Je me rappelle, on avait très largement commenté le fait que lorsqu'Emmanuel Macron avait dit à Sébastien Lecornu, ce sera le choix de Sébastien Lecornu, fait un communiqué pour dire que ce serait que Sébastien Lecnu aurait évidemment les mains libres pour choisir tous les profils.

Bon, on avait vu que le premier dans le gouvernement le Cornu 1, Bruno Lemire, c'était un choix d'Emmanuel Macron et ça avait provoqué la le claquage de porte de l'autre côté de Bruno Rotaillot. Ensuite, Sébastien Lecornu, il a effectivement eu la main pour choisir un certain nombre de profils, ces profils techniques d'ailleurs à qui il a bien pris soin de dire "Ne cherchez pas à faire de la politique, ne cherchez pas à briller, je vous ai pas pris pour ça." Là, c'est un petit peu ce qui se retrouve.

Euh je dirais que Sébastien Lecnu est quand même relativement, c'est c'est pas Emmanuel Macron qui va vouloir absolument caser des fidèles. N'empêche que on arrive quand même au dernier cercle des macronistes qui ont encore envie d'y aller faire qui est-ce qui veut aujourd'hui faire partie de ce gouvernement. En plus, lorsqu'on sait alors il va sûrement durer plus longtemps effectivement que les précédents.

Enfin, je dis ça, je m'avance peut-être, mais en revanche, il y a pas il y a pas énormément de de grandes choses, enfin de moyens de briller. Et j'ajouterai par rapport au rôle d'Emmanuel Macron que s'il n'en a pas forcément directement là dans la composition, il en a eu en tout cas un petit peu sur le retard au remaniment. C'est-à-dire que si Rachid Adati a pu euh faire traîner les choses, jouer à ce bras de fer comme ça avec ce premier ministre et que de l'autre côté, on a un Emmanuel Macron.

On y reviendra évidemment parce que le Cadati, on va y consacrer de longues dans euh dans dans ce débat. Thomier, le constitutionnaliste que vous êtes qualifie ce remanement de technique ? Oui, technique.

Enfin, dans dans la lignée de de la tendance. C'est-à-dire que il faut gérer le pays. Hm hm.

Euh il y a aucune obligation à remplacer madame Dati sur le plan constitutionnel hein. Il y a il y a que deux ministres en fait qui sont visés dans la Constitution. Le premier ministre est le ministre en charge de la justice.

Donc on pourrait avoir un gouvernement avec deux personnes techniquement mais bon les politiques publiques sont ce qu'elles sont et la culture ne peut pas être évacuée comme ça. Donc c'est un remaniement qui est assez technique. Ce qui est ce qui est plus intéressant c'est moins le fait de remanagier de manière générale que de le faire maintenant.

Euh c'est-à-dire que euh on est bien loin du discours euh plus vertueux de renouvellement du de la pratique politique de 2017 quand monsieur Macron est arrivé au pouvoir puisque finalement et bien euh qu'on ait raison ou pas à tort ou raison, la suspicion peut être là, c'est qu'on a des ministres qui sont aussi candidats à une élection locale. Ce qui est notable, c'est que le local est plus important que le national et ça se ça se confirme de d'élection en élection, mais qui reste le plus tard possible ministre d'une part, ça peut poser des questions et et alimenter des suspicions. Et l'autre élément pour madame Dati, c'est assez notable si on en croit la presse éclairée, manifestement, elle a elle a poussé pour rester et monsieur le cornu n'a pas eu gain de cause si j'ai bien compris.

Ça c'est très intéressant parce que au titre de l'article 21, le premier ministre et dirige l'action du gouvernement. C'est pas un supérieur hiérarchique au sens administratif du terme. Il peut pas disposer de ses agents parce que le ministre n'est pas un de ses agents.

Et normalement ça installe une certaine hiérarchisation politique et on voit que bah de manière très discrète, peu un enfin peu éclatante et bien finalement c'est quand même le président de la République qui et bien peut donner un peu le tempo sur c'est un peu l'histoire de la 5e République quand même. Rien ne il y a il y a une anormalité, c'est que normalement il devrait y avoir des inflexions, mais c'est la preuve que les acteurs ne veulent même pas s'opposer en fait à la pr. On va parler de Gérald Armana évidemment Jonathan un mot.

Juste d'un mot, je pense que la seule nomination que les Français ont retenu, c'est celle d'Améie de Monchalin à la cour des comptes. Son remplacement par un macronisme de la première heure, David Damiel, la perspective de voir Rachidati remplacé par l'actuel conseillère culture du président de la République, Catherine Pegar. Voilà, les autres, je pense que les ministres qui partent, la majorité des gens les découvrent presque au moment où ils partent.

C'est pas de leur faire peut-être pas Marina Ferrari parce qu'elle est au sport, elle a eu quelques occasions de sécur mais l'enjeu était même plus d'avoir des personnalités de poids ou des personnalités qui incarnaient. Il fallait cette espèce de discours de la sobriété, de discours de la technicité et de discours fondamentalement de l'inaction parce qu'on fait beaucoup de crédit à Sébastien Lecornus sur le budget de la SQ ou sur le budget tout court mais fondamentalement ça s'est plus joué dans le cerveau d'Olivier Fort et des socialistes que dans la manche de Sébastien Lecnu. Voilà.

Alors le le cas Gérald Armanain parce qu'effectivement il y avait cette règle non écrite posée par Sébastien Lecnu. Je je veux pas de ministre qui qui qui sont candidats à la présidentielle d'Apalski. Il y a il y a peut-être une question d'Armanin qui se pose là.

Je pense qu'il y a une question d'Armanin qui se pose. Je pense qu'Emmanuel Macron pousse pour que il puisse rester. Alors que je pense que Sébastien Lecnu oui aurait aimé que ça soit très clair sur ce principe qu'il avait acté dès le début de pas de d'ambition présidentielle.

On reste axé sur le programme tel qu'il est maintenant avant 202. Euh je pense que là il y a un petit bras de fer qui se joue, mais moi je trouve quand même qu'il y a de réelles différences entre Sébastien Lecnu et Emmanuel Macron et il y a une vraiment une aut une autonomisation quelque part sur le fond et sur la forme. Sur le fond, vous l'avez dit hein, il a réussi à acter euh des négociations avec la gauche. ce qu'Emmanuel Macron avait refusé de faire jusque là et à ce point après c'était poussé à ça jamais mais en tout cas il a réussi à avoir l'accès à ça et puis aussi sur la forme c'est quelqu'un qui arrive à faire grandir les ministres jusqu'à maintenant c'était compliqué vous avez parlé d'Amélie de Monchalin c'est quelqu'un qui est reconnu maintenant même si son poste sa nomination est un peu critiquée il y a quelque chose de l'ordre de ses compétences sont reconnues partout en plus c'est une femme donc c'est encore plus dur et quelque part on a l'impression que c'est un Sébastien le cornu qui qui veut l'intérêt général qui veut des gens techniciens qui a pas d'ambition mais qu'on puisse reconnaître leur valeur ajoutée laisse grandir certains de ces ministres quand même sur le cas Géraldin.

Est-ce que effectivement c'est dans la balance là en ce moment Malval dans les dans les discussions entre le président République son premier ministre garder ou pas le ministre de la justice ? Alors il semblerait que Gérald Armanin réussisse peut-être encore un petit peu à sauver sa tête. Géral Dermanin, il faut savoir quand même dans le premier gouvernement, enfin dans le deè gouvernement, le Cornu pardon, il il devait euh il il devait sauter, il devait rejoindre Manuel Vals et d'autres qui avaient été laissés comme ça sur le bord de la route et il a réussi parce que il avait eu justement en amont cette information à sauver sa tête auprès d'ailleurs de de Sébastien Lecornu qu'il connaît très bien, sont des des compagnons de route de longue date et effectivement là, il semblerait qu'il réussisse encore à sauver sa tête.

La question c'est jusqu'à quand ? parce que Sébastien Lecnu va pouvoir effectivement assez difficilement garder quelqu'un dans son gouvernement qui annoncera de façon de plus de plus en plus précise et de plus en plus concrète ses ambitions présidentielles. Non mais la question du calendrier présidentiel, on va y venir dans un instant parce que [rires] c'est un peu le fond d'écran là peser mais après est-ce que Gérald Darmanin c'est lui-même exactement ce qu'il va faire pour il se ménage on a bien vu notamment lorsqu'il a réagi par rapport à à la mort de Quentin Dean lorsqu'il vient tout de suite extrêmement fort parce que c'est parce que justement Bruno Rotaillot avait eu une expression très forte tout de suite on voit que là le le en tant que ministre de la justice d'ailleurs se poser leurs Exactement.

L'enquête avait à peine commencé. Exactement. Et donc c'est pour ça je pense qu'au bout d'un enfin au bout d'un certain temps si je puis dire Sébastien Lecnus ça peut lui poser vraiment vraiment problème.

Ouais. Alors on on va écouter parce que il y a il y a ces ce remaniement qui qui est voilà qui qui est en cours et puis il y a eu les motions de censure quand même. C'était là que tu dis hier hein le premier ministre qui a de nouveau passé cette obstacle motion de censure déposée par la France insoumise et le Rassemblement national sur la programmation plurannuelle de l'énergie.

Le Sébastien Lord a fustigé un désordre inutile sur l'énergie. L'un reproche au gouvernement d'être trop nucléaire, l'autre de ne pas l'être assez, mais il converge toujours pour censurer. C'est une alliance de circonstan qui ne repose ni sur une vision commune, ni sur un projet alternatif cohérent.

C'est une fois de plus la démonstration d'un désordre politique inutile, un désordre inutile alors que la guerre se poursuite en Ukraine. Que le proche Orient demeure instable, que les tensions énergétiques mondiales restent vives. Que la compétition industrielle s'intensifie.

Un désordre inutile à la veille des élections municipales. Bon, Émilie Zapalski a eu droit à la question à quoi ça sert ? C'est votre tour Tibulier.

À quoi ça sert une motion de censure ? motion de censure. Alors, de manière générale, ça sert à mettre en jeu la responsabilité du gouvernement, mais on est sous la 5e République et là, on est dans une dans des motions de censure qui sont très classiques dans la pratique, c'est-à-dire ce sont des motions de censure qui permettent de de montrer qui s'oppose.

En fait, elles sont déposées en sachant qu'elles sont perdues d'avance. Bien évidemment, c'est pour ça qu'on peut se poser la question de leur utilité, il y a pas d'enjeu. Mais elles permettent en fait aux oppositions, en tout cas celles qui se réclament de l'opposition et bien de montrer qui s'oppose et qui ne s'oppose pas.

Alors là avec une particularité, c'est que même le RN ne vote pas une motion de censure d'un autre groupe d'opposition, ce qu' ce qu'elle n'avait pas fait. Mais euh ça montre quand même, bon ça c'est quelque chose d'assez classique, mais ça montre qu'on est un peu dans une réalité euh alternative euh pour les acteurs où en réalité que on va gérer encore une fois et que la toute le l'état du débat public qui montte une certaine surpolitisation en fait révèle, c'est très classique en théorie des régimes politiques, une dépolitisation. C'est que on est dans une situation où et bien on fait comme si on était dans période de fait majoritaire.

Les oppositions déposent des motions de censure en sachant qu'elles sont perdues d'avant juste pour montrer qu'elles sont dans l'opposition. Ouais. alors qu'elles ont les moyens en réalité hein de de censurer si elle si elles s'opposent vraiment à la politique.

Et là bah on on on est juste sur on répète des gammes de la période du fait majoritaire et du présidentialisme majoritaire alors qu'il y a normalement il devrait y avoir beaucoup moins de présidentialisme mais les récents événements la nomination de madame de Monchalin l'a encore montré ne l'infirme et on n'est pas en situation de fait majoritaire. Mais est-ce que ça veut dire Or Malval que euh que ce soit les insoumis ou euh les pénis, ils s'adressent peut-être directement à leur électorat à moins de 3 semaines des municipales ? C'est-à-dire euh les les candidats euh RN vont pouvoir dire "Voyez, on s'est opposé à la programmation de l'énergie aux éoliennes parce que il y a tant de budget pour les éoliennes par exemple." Absolument.

Et c'est vrai que pour le Rassemblement national, c'est devenu un très gros sujet cette question de de de l'écologie en en tout cas de l'énergie et cette question justement sur les énergies renouvelables d'ailleurs même au sein de LR où ça a créé aussi des des remous l'an dernier. Et c'est vrai que le débat finalement sur ces questions, Sébastien Lecnu a jugé que il avait eu lieu, ça avait été suffisamment débattu et que donc ce cette loi de programmation enfin programmation énergétique, c'était pas une loi justement, il croit que et que du coup ce serait ce serait indécrit. Et c'est vrai que bon, ça aurait probablement pas donné autre chose que les débats qui avaient lieu l'an dernier et vu la composition de l'hémicycle, on serait peut-être pas sorti beaucoup plus avancé.

Mais c'est vrai qu'il a peut-être manqué un débat et ça ne me semble pas totalement, je dirais, illogique ou absurde que les oppositions puissent s'opposer de cette manière-là. D'autant que c'est ce sont des sujets qui sont très concernants pour les gens pour les élections municipales, l'implantation d'éolienne ou et et l'énergie globalement. Donc ça ça s'explique aussi assez assez.

Moi j'ai l'impression que ça ça là ça devient un petit peu ces motions de censure même si on comprend évidemment l'objectif visectorat. C'est un peu comme un bruit de fond. C'est des postures qui ressemblent un peu à un bruit de fond.

D'autant plus que c'est pas très compréhensible et vous l'avez dit le RN qui là tout d'un coup ne vote plus les motion de censure de LFI parce que il y a eu des événements autour de la tragique mort de Quentin de Rank. Ça devient un peu du glou boulga quelque part de je veux m'opposer mais je m'oppose pas complètement parce que je veux montrer que le méchant enfin je pense que ça devient un espèce de bruit de fond et moi je me pose la question qui gagne parce que c'est vrai que le cornu défend une espèce de stabilité qui est souhaitée aussi quand même par une majorité de français d'essayer d'avancer. On sait que cette question énergétique, elle été en suspend depuis longtemps.

C'est structurant parce que c'est pour les 10 prochaines anné 3 c'est son nom hein. C'est pour plusieurs années. Voilà, mais elle était attendue depuis longtemps.

Elle pourra être détricotée s'il le faut. Donc je pense que c'est une question de voilà de cranter que on avance que sur des sujets qui concernent quand même le quotidien des Français, il faut y aller. Et moi je suis pas sûr que ces motions de censure, cette opposition que montre le RN ou LFI soit pris comme tel.

Leur électorat. Probablement si. Oui, mais pas plus. plus très limité très limité ou alors deux questions qui justement nous ramènent au au municipal mathis qui nous écrit de Lyon les électeurs ont-ils sanctionné la politique d'Emmanuel Macron en rejetant des candidats au municipal ?

Bah c'est un peu la thématique de notre débat et on va continuer d'y répondre et un peu plus en détail et puis Richard qui nous écrit de de tour les résultats des élections municipales vont-elles bouleverser le gouvernement comme les élections européennes ? Je suis pas sûr qu'Emanel Macron va prononcer une solution dans dans la foulée, mais ce qui est sûr, c'est que on va commencer à se concentrer sur les élections municipales et je commence avec vous Jonathan. On va évoquer le cas Rachi Adati qui a donc on l'a vu démissionner de son poste de ministre de la culture pour se consacrer à la campagne municipale à Paris.

Oui, c'est un peu une démission inextrémiste. On est quand même à 3 semaines du premier tour, on aurait tendance à se dire sans mauvais esprit qu'il était temps. Donc pour quelqu'un qui affirme mener le combat de sa vie, le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle a pris son temps.

Elle s'est accroché à son poil jusqu'au bout probablement par souci d'exposition médiatique parce parce qu' parce que pardon car pour ce qui est du bilan de ces 25 mois quand même 25 mois ça laisse normalement le temps de faire des choses. Elle a dit d'ailleurs c'était le plus beau poste. On entendait dans le sonore tout à l'heure plus beau poste qu'elle occupé dans sa vie.

Pour quelqu'un qui a été ministre de la justice, ça veut dire qu'elle a le sentiment d'avoir fait des choses. Son bilan, très honnêtement, il est assez famélique, hein. C'est-à-dire qu'il y a eu beaucoup d'effets d'annonces, très peu de réalisation.

Juste pour reprendre le discours qu'elle avait fait à son arrivée rue de Balois, le spectacle vivant, l'accès du plus grand nombre à la culture et notamment dans le monde rural, la réforme de l'audiovisuel, le dossier du Louvre. Voilà, tout ça, on peut pas dire que ce soit des réussites et surtout que ce soit très concret. Elle aura passé plus de temps à exister en parlant fort qu'à réellement faire avancer les dossiers qu'elle avait vendu comme ses priorités. le tout avec le style d'ati d'une façon assez brutale.

Hm. Et puis on est donc à moins d'un mois 18 jours je crois du premier tour. Que disent les enquêtes d'opinion à Paris ?

Bon alors beaucoup va se jouer dans la dernière ligne droite mais quand même il y a un sondage IFOP assez costaud qui est sorti dimanche. Donc celle qui est soutenue faut le rappeler par LR. C'est une candidate LR par le modèem et par Emmanuel Macron.

Elle considère plus le ville où c'est un plus ça peut-être encore Paris. Elle est créditée donc d'environ 30 % en premier tour plutôt en augmentation plus de points en un mois. Elle est deux points derrière le socialiste Emmanuel Grégoire qui lui a fait alliance avec les écolos et les communistes mais qui doit faire face à la liste insoumise de Sopia Chikirou qui est elle autour de 11 %.

Je rappelle que le 10 % est un seuil important parce qu'à partir de 10 % on peut se maintenir au second tour. Et on est dans un contexte à Paris où avec Bertrand de la Noé d'abord Annie d'Alg ensuite ça fait quand même un quart de siècle que les socialistes tiennent la ville ou en tout cas dirigent la ville. Ça nourrit forcément et peut-être assez légitimement une envie d'alternance.

Et alors qu'elle dispose d'une forte notoriété, on peut pas non plus dire qu'on assiste à un rat de maré Rachidati. On est loin d'une datimania. J'ai pas vu ce hashtag en tout cas fleurir sur les les réseaux sociaux mais elle garde quand même de de vraies chances de l'emporter au second tour même si elle n'a pas vraiment le profil d'une rassembleuse.

En fait le principal argument de Rashidati c'est d'être Rashidati. Mais sa grosse faiblesse c'est aussi d'être Rashidati l'un des personnages les plus clivants et les plus détestés de notre vie politique. Alors on va rentrer dans le détail.

L'équation de cette campagne parisienne, une équation complexe. Donc Rachid Adati, elle est prise en étau entre deux autres candidatures. Donc celle du candidat horizon Pierrive Bournazel.

Je veux dire le chiffre à chaque fois, il est à 12 % plutôt. C'est c'est lui qui a perdu les deux points que Rachelati a récupéré. Pierre Bournazed, il est soutenu par Édouard Philippe et par Gabriel Atal, deux anciens premier ministres.

Et de l'autre côté, elle a la zémoriste Sarah Knafo qui semble plutôt en dynamique, qui flirte avec les 10 % selon les les études, 10 % pour l'hop et qui donc semble en situation de se maintenir au second tour. Donc d'un côté Rachid Alati, elle doit pas trop braquer les électeurs plutôt centristes de Bournazel dont elle dit beaucoup de mal par ailleurs, tout en essayant de limiter la percée de Knafo qu'elle refuse de qualifier d'extrême droite. On peut d'ailleurs noter à ce sujet qu'il y a une exhémoriste qui fait partie de la liste de Rachidati.

Donc alors ces jours-ci, on a assisté un peu à une tentative de recadrage de Bournael de la part d'Edouard Philippe en disant l'alternance c'est tout ce qui compte donc d'une manière ou d'une autre, il faudra cette alliance de la droite et du centre au second tour. Lui continue d'affirmer, c'est hors de question qu'il a voilà ni Dat Dati ni Grégoire. C'est pas forcément un drame pour Dat parce que selon ce sondageop, elle l'emporterait au second tour en cas triangulaire avec les seuls Grégoire et Bournael.

Ça suffit au fond. scénario noir poury serait celui d'une quadrangulaire avec Emmanuel Grégoire, Pierrif Bournazel et Sarah Knafo ou d'une pintagulaire, on a découvert un peu ce mot ces derniers temps avec cinq candidats présents au second tour. Bref, ça reste hyper incertain.

C'est ça la conclusion. Reste, ça reste incertain et peut-être tant mieux même si 80 % des électeurs parisiens disent avoir fait leur choix. Il en reste quand même 20 % qui feront pencher la balance d'un côté ou de l'autre.

En revanche, ce qui est certain, c'est que victorieuse ou pas à Paris, Rachid Alati, elle a un peu de visibilité sur sa rentrée en septembre parce qu'elle a rendez-vous devant bien le correctionnel de Paris ou pour corruption, trafic d'influence dans ce qu'on appelle l'affaire Renault. Euh, merci beaucoup Jonathan. tient Thiba Mul cet avenir judiciaire il y a deux façons de lire ça c'est on peut se dire bah ça va jouer peut-être faire basculer l'élection des électeur qui hésite à voter pour une rachide adati qui va se retrouver en procès en septembre ou alors malheureusement il y a une multiplication d'affaires politiudiciaire donc une banalisation donc ça pèse pas à votre avis là-dessus à mon avis c'est que ça n'a pas l'air de peser dans ce pays en tout cas dans dans les projections sondagières on a pas l'impression mais c'est pas madame datti qui est le l'exception qui confirme la règle on le voit avec madame Le Pen Bon, elle prend une un remplaçant au cas où mais il y a quand même Oui, il y a la question du des éventuelles sanctions judiciaires n'ont pas l'air de peser.

D'autant plus qu'on a quand même une élite politique et administrative mais surtout politique qui dans le discours a toujours ce à gauche comme à droite d'ailleurs a a souvent ce discours de et et l'équipe Macron c'est c'est intégré là-dedans toujours ce discours de finalement on pourrait purger d'éventuelles infractions par le jeu de l'élection et que finalement et bien l'élection pourrait vous absoudre de tous vos péchés. Voilà. Et bon, c'est très curieux pour le juriste, enfin pour le juriste, pour le pour le juriste de manière générale, pour le citoyen, j'espère aussi.

Mais c'est c'est dans la pratique institutionnelle de la 5e République, c'est quelque chose de beaucoup moins euh comment dire euh étonnant malgré depuis on voit l'histoire des élections municipales, les tort de gauche à droite à gauche comme à droite condamnés qui sont revenus malgré les condamn complètement et malgré depuis 2013 un mouvement de davantage de déontologie, d'éthique et de responsabilité des des gouvernants, c'est quand même on est dans un pays qui a du mal avec la responsabilité et bah la responsabilité pénale manifestement ne juge pas mais les responsables c'est aussi madame Dat elle elle ne s'estime pas en situation de ne pas se présenter bon en attendant son procèeski rachiati est surtout condamné à s'aler avec Pierrive Bournael oui c'est très compliqué moi je pense sa situation et je pense qu'elle présageait pas de ça elle imaginait pas ça parce que il y a Pierry Bornaisel évidemment qui a un gros caillou dans sa chaussure mais il y a aussi Sarah Knafo et vous l'avez dit et Sarah Knafo elle trace un sillon qui est très particulier qui à mon avis vie peut être prometteur. Je pense qu'elle elle elle s'aime quelque chose qui va se poursuivre. Peut-être pas pour 2027, mais en tout cas c'est une personnalité qui va compter.

Et je pense que pour Rachida Dati, c'est très compliqué. Vous l'avez dit, est-ce qu'elle est d'extrême droite ? Pas d'extrême droite, elle arrive pas à la qualifier et elle arrive pas très bien à se positionner.

C'est comme si elle était un peu ringardée par cette Sarnafo qui a une une candidature, une campagne très offensive, très agressive une comm un peu copiée sur le la campagne du du maire de New York. Exactement. Plutôt copier sur Trump.

Oui. Et puis avec des mesures mais très populistes, très très simplistes mais qui marchent très bien avec grand sourire, une personnalité féminine qui en veut des échos à ce que Dati est mais qui renouvelle complètement. Elle ringardise un petit peu je trouve la campagne de Rachida Adati et elle l'empêche d'être vraiment complètement à droite comme elle aimerait l'être.

Et après bah oui évidemment avec Bazel c'est c'est compliqué aussi de se voir gagner sans lui. Oui. Vous suivez cette campagne parisienne depuis plusieurs mois Malval.

Est-ce que effectivement l'irruption de Saraknafo a quand même fragilisé Rashidati ? Je pense que c'est ça a été un des faits majeurs entre guillemets de cette campagne qui peine même encore aujourd'hui à à ce qu'on décelle vraiment un élan. Euh moi je pense que Saraknafo effectivement elle a elle a fait un peu oublier la com agressive en tout cas au début je dans dans le les vidéo posté par Rashidati qui était justement très enfin pas agressive et pas le bon offensive et effectivement Sarah Knafo est venu complètement sur ce terrain là et a centralisé cette cette attention.

Moi je pense même que Sarah Knafo elle fait aussi du mal à Pierrive Bournael. Euh pas que leurs électorats en soient euh c'est pas très intuitif de penser qu'ils puissent euh se confondre, mais Pierry Bournazel au début c'était justement l'alternative à droite si vous n'aimiez pas euh quasi viscéralement euh Rachid Adati comme c'est le cas de certains électeurs parisiens euh de droite euh aujourd'hui. Et en fait Saracfo est venue totalement bouleverser ce jeu avec en ayant en plus une attitude très différente de celle de Pierre Bournael qui lui d'ailleurs pour exister ne peut pas dire autre chose que je trace ma route et je ne m'alirai avec personne.

Si vous dites en fait une pression très forte où justement il est venu un petit peu en retrait, il est descendu encore dans les sondage et donc ensuite il a dit à nouveau ce sera ni Grégoire ni Dat parce qu'il sentait bien que son créneau était en train de se de se de se de s'étroitiser et en fait Sarah Cafu elle réussit cette chose d'être un choix en fait de premier tour et en même temps de garantir l'alternance au second tour parce qu'elle a dit sans ambiguïé je ne suis pas là pour faire perdre Rachidati je en gros je je ne ferai pas perdre la droite à Paris. Donc en laissant cette porte, elle passe pour en même temps rassembleuse et en même temps commettant cette ce choix de premier tour où on peut profiter un petit peu plus d'une grande amplitude de candidature. Alors si si euh euh zut je suis en train de chercher son nom, ça c'est très drôle. la candidate Sopia non alors je vais en parler là Sarfo c'est ce qui m'ar début d'Alzimer [rires] vous avez vécu en direct on en parle depuis 10 minutes et je trouve pas des choses qui peut-être moins impactant je crois [rires] donc la formule que j'étais en train d'essayer péniblement de sortir c'était si Sarah Knafo est un caillou dans la chaussure de Rashidati Sopia Chikirou en est un dans dans le soulier d'Emmanuel Grégoire et je vous propose d'écouter tout de suite Marine Tondelier qui pose cette question des réactions d'alliance au second tour avec des candidats et les filles puissants.

Ça se pose à Paris, ça se pose aussi à Marseille. Le soir du 2è tour, je pense que ce qui va intéresser les électeurs qui habitent dans ces villes, c'est est-ce qu'ils auront le droit de vivre dans une ville de gauche et écolo ? Et donc oui, il y aura des discussions cas par cas avec une exigence de clarification de quand j'entends chikirou dont j'ai l'impression que le principal ennemi dans la vie c'est Emmanuel Grégoire.

Quand j'entends Sébastien Lego qui dit "Je ne veux plus que Benoît Paillant soit maire de Marseille." Ah bon ? Bah c'est Benoît PaN.

Manifestement ça va pas être toi. Donc comment vous fait ? Je constate qu'aujourd'hui leurs principaux adversaires, ceux à qui ils s'en prennent toute la journée sont à gauche.

Moi mon ennemi c'est l'extrême droite. Louise Zapalski, il va y avoir quand même une vraie question de cohérence là dans cette grande famille de gauche au soir du premier tour. Oui, mais c'est toujours pareil, il y a des arrangements qui se font parce que c'est une élection locale évidemment par rapport à ce qui se fait au niveau national.

Donc il y a des grandes déclarations et c'est vrai qu'au niveau de la gauche, ça bouge quand même énormément et je pense que les discussions au niveau du budget qui ont favorisé ce parti socialiste, ça a remis la gauche sous les feux de la rampe. Donc il y a cette espèce de positionnement c'est sans LFI he on entend François Hollande, on entend Jérôme Geg et puis on les entend tous essayer de se positionner vis-à-vis de la présidentielle 202 parce que on sent bien qu'il y a ce petit ce petit frémissement sur un désir de gauche quelque part plus raisonnable que ce que représente Mélenchon. Sauf que après quand on regarde au cas par cas voir partir Marseille voir partir Paris ça va être compliqué l'argument je pense qu'à Marseille c'est plus simple parce que il y a le RN il y a véritablement le danger RN avec Alisio qui est quand même plutôt bien placé sera plus facile de justifier les de second à Marseille bon ça dépend après des alliances hein évidemment puisque Starfo et des électeurs c'est plus compliqué de justifier une alliance mais moi je je suis persuadé qu'il y aura des alliances qui a une posture très forte là au premier tour de dire je lâcherai rien mais qu'après ça va être assez différent.

C'est vraiment deux cas assez d'accord mais je pense que c'est quand même deux cas différents quoi c'est que le risque dans les territoires il y a un vrai sujet et peut-être d'abord pour les électeurs de gauche et les électeurs de Sébastien de Logu. Donc ça moi je pense qu'il y aura une bascule propaillant un peu indépendamment de ce que dira Sébastien Delogu. En revanche à Paris c'est c'est pas n'importe quel candidat c'est Sopia Chikirou.

C'est quelqu'un qui effectivement a fait quelque chose d'obsessionnel dans sa haine des socialistes. Elle est vraiment dans le noyau le premier cercle les plus radicalisés des insoumis. Je crois que l'idée qu'elle puisse elle avoir une parole d'ouverture à l'écart d'Emmanuel Grégoire, j'y crois pas. revanche ses électeurs encore une fois et ça vaut pour le Front républicain.

On dit tout ce que j'ai dit plusieurs fois ici, on dit toujours le front républicain c'est de la magouille entre partie. C'est d'abord de l'intime conviction et de la décision d'électeurs. Je pense que face à Rachelati à Paris, elle est très clivante ou face à Franck Alisio dans le sud, les électeurs de Gonge seront pour qui voter au deè tour.

Tibo Muler, un mot là-dessus. Ensuite, on parle de du cas Édouard Philippe au Havre parce que le dernier sondage montre que il y a quand même un vrai risque politique qui qui va au-delà de ces municipal pour l'ancien premier ministre. le le le fait qu'il y ait des du cas par cas euh au municipal et pas d'alliance nationale, là c'est pas nouveau.

Si on fait un peu d'histoire euh de notre 5e République, non, c'est pas nouveau. Même si les appareils nationaux peuvent des fois par des accords dans les distributions des villes, enfin on le voit un peu dans l'ancienne ceinture rouge, il y a une ville où les communistes sont alliés au candidat socialistes alors que c'est le candidat socialiste qui avait mis fin à 100 ans, je crois de de municipalité communiste. Et ça c'est plutôt un accord de l'appareil central.

Mais on voit aussi que les appareils centraux enfin euh sont ou en tout cas les têtes les figures des partis euh n'arrivent pas nécessairement à influencer euh suffisamment euh même les sur les candidats. Il y a le problème des électeurs. C'est vrai, enfin je suis tout à fait d'accord.

Le Front républicain n'est pas que de la magoue manifestement, sinon ça marcherait pas depuis un certain nombre d'années. Mais par exemple le cas d'Édouard Philippe pour faire la transition, il a il a il indique l'Union de la droite et du centre et son candidat dit Nini, c'est bien que bon, il y a une autonomie, on est à Paris, il y a il y a des enjeux aussi. Être candidat dans l'opposition à Paris ne vous ferme pas la porte pour la suite.

Mais quand même ça montre que et bien les appareils nationaux n'ont pas la main mise sur les accords qui peuvent être faits au niveau local surtout au moment des fusions de liste de l'entre tours. Bon, écoutez, j'allais lancer la la le chapitre Édouard Philippe mais priorité à l'actualité puisqu'on vient d'avoir c'est un communiqué de l'Élysée, quatre nouveaux ministres qui font leur rentrée au gouvernement. Catherine Pégard, conseillère d'Emmanuel Macron à la culture, vous nous l'aviez quasiment annoncé tout à l'heure, donc en remplacement de de Rachid Adati, l'ex-ministre Macroni Sabrina Roubage qui fait son retour en tant que ministre délégué chargé de l'enseignement et de la formation professionnelle et de l'apprentissage.

La porte-parole du gouvernement Maéjon, elle devient également ministre délégué chargé de l'énergie. Et puis il y a la députée du groupe macronis Camille Gard Gaillard Ministre délégué ch de l'autonomie des personnes handicapées. Est-ce qu'il m'en manque ?

Le député les républicains Jean Didier Berger qui est nommé auprès du ministre de l'intérieur Laurent Nouz. Moi ce qui au-delà on va passer trop de temps sur les noms, c'est la forme. C'est ça qui est peut-être intéressant Auror Malval.

Bon voilà, on est c'est ce qu'on disait au début de de notre débat un communiqué de liser bon il y a voilà on est vraiment dans dans une communication à minima quoi. Oui oui on est dans cette sobriété, on a plus cette passation de pouvoir sur les pérons des ministères concernés avec des discours désintéressés. C'est vrai que ça semblerait peut-être un petit peu un petit peu dérisoire.

On peut voir aussi sur les sur les profils, c'est ce qu'on disait tout à l'heure, on est vraiment dans le le dernier cercle aussi des macroniste. On voit que peut-être que tous les enfin pas eu beaucoup de gens qui se sont bousculés au portillon. Ça veut dire que par exemple, je lis pas le nom de Marina Ferrari donc ça veut dire qu'elle continuerait de faire campagne à Exébin en sa voix tout en restant ministre.

Ce qui est quand même un peu particulier. C'était un peu contradictoire par rapport à Rachida Dati mais c'était une des possibilités que Michel Fournier et puis la ministre des sports continue alors même qu'elle peut être en difficulté dans les élections municipales qu'elle suit. Mais Philippe l'avait fait il y a pas d'interdiction.

Non mais puis globalement c'est cohérent. Voilà c'est pas c'est pas des grandes stars. C'est des gens qui peuvent continuer à travailler.

C'est pas une élection comme l'élection parisienne qui va demander quand même quasi un plein temps. Enfin il y a quelque chose d'assez cohérent en terme de jurisprudence. plus les ministres mis en examen ou renvoyer donc continu ministre que ceux qui mèent une campagne qui som tout et pas à plein temps.

Comme promis zoom sur le destin de l'ancien premier ministre Éloire Philippe et c'est Stéphane Dug qui nous rejoint tout de suite pour sa chronique. Bonsoir Stéphane. Édouard Philippe qui est quand même en difficulté dans cette ville du Havre qu'il dirige depuis 2010.

Oui, au Havre, les jeux sont très loin d'être faits comme en témoigne un sondage, vous en parlez il y a il y a un instant, un sondage opinion way publié hier et commandé par une structure financée par le milliardaire d'extrême droit de Pierre- Édouard Sterrain. Alors dans ce sondage, l'ancien premier ministre récolterait au premier tour 37 % des voix devant l'actuel député communiste Jean-Paul Leco qui a la tête d'une liste d'union de la gauche entre les communistes, les socialistes, les écologistes et les places publiques notamment, lui il récolterait à 35 %. Derrière eux, on retrouve le candidat UDRN Franck Keller qui aurait 18 % et la candidate à LFI Charlotte Boulogne récolte réelle 6 % des donc on aurait trois candidats au au 2e tour au second tour et là Édouard Philippe n'est pas assuré de l'emporter.

Non, il est donné perdant par ce sondage avec 40 % des voix pour l'ancien chef du gouvernement contre 42 % pour Jean-Paul Leco le candidat à l'extrême droite lui resterait à 18 %. Alors une fois que j'ai dit ça, je le précise, un sondage c'est une photographie à un instant T. ce n'est pas prédit pas un résultat.

Voilà. Et surtout chaque sondage a une marge d'erreur. Celle-ci, elle est comprise entre 1,5 et 3,5 points.

Donc l'enseignement de ce sondage, c'est surtout que l'issue du vote au deuxème tour en cas triangulaire est très serré. Effectivement et c'était pas le cas en 2020. On va refaire un peu d'histoire des municipales auaves lors des dernières élections.

En effet, en 2020, Édouard Philippe l'avait largement emporté au 2e tour avec 58, 83 % des voix. C'est pas tout à fait ce qu'on voit sur notre écran là. à l'époque, il l'emport donc avec 58,83 % des voix.

Déjà à l'époque contre Jean-Paul Lecock, même au premier tour, hein, il était arrivé en tête avec 43 % des suffrages. Et derrière lui euh Jean-Paul Leco qui lui déjà n'était pas avec les écologistes à l'époque. Il avait obtenu 35 % des voies.

Si on monte encore un peu avant 2020, on va en 2014, première élection municipale pour Édouard Philippe en tant que tête de liste. Et cette fois, il gagne au premier tour, dès le premier tour avec 52 % des voix comme on le voit là, c'est correct. Euh c'était donc sa première élection.

Euh c'est le moment sa première élection puisque Antoine Rufnac qui a était le maire du Havre entre 1995 et 2010 venait de lui passer le flambeau. Alors on va revenir euh au présent avec une élection municipale qui a évidemment beaucoup de d'importance pour Édouard Philippe pour l'élection qui suivra pour la présidentielle. Bah oui parce qu'il a déjà annoncé sa candidature à l'élection présidentielle Édouard Philippe et qu'il a conditionné cette candidature à sa réélection au Havre.

Voilà ce qu'il déclarait le 9 décembre sur LCI. Si j'échouais à convaincre les AVR, je ne serai pas dans une bonne position pour espérer convaincre les Français. D'autant qu'à droite et bien la concurrence est rude.

Donc une défaite au soir du 22 mars pourrait enterrer définitivement les ambitions présidentielles de l'ancien premier ministre. Merci beaucoup euh Stéphane. Alors je vais rappeler évidemment c'est la règle les autres candidats déclarés dans ces municipales OAV.

Charlotte Boulogne pour la France insoumise, Magalie Cochois lutte ouvrière Franck Keller UDR Rassemblement national Jean-Paul Leco on l'a vu, pour la liste d'union de la gauche et les filles, Édouard Philippe pour Horizon et Sophie Zarifiant qui est sans étiquette. Édouard Philippe qui fait quand même une campagne très locale, on le voit alors j'allais dire pas du tout en tout cas très peu dans les médias nationaux. Euh est-ce que c'est la perspective de la présidentielle qui peut faire hésiter les électeurs du Hav ? dire on va éir un maire pour un an, c'est qui gagne la présidentielle après.

Oui, c'est c'est effectivement c'est assez difficile de mesurer en fait quel impact quel impact ça. J'ai entendu des gens dire aussi que effectivement Édouard Philippe avait avait quand même ses chances que ces derniers temps, il y avait aussi un enjeu autour de autour de lui de dramatiser aussi un petit peu cette campagne pour peut-être enfin s'il l'emporte triompher d'un plus grand péril et un sondage comme celui-là pourrait mobiliser aussi une partie de ses électeurs. Encore une fois, je suis pas du tout en train de dire que l'équipe d'Edouard Philippe commanderait voilà des sondages qui lui seraient en sa des faveurs, mais c'est vrai que il s'il l'emporte, ce sera sûrement pas aussi large qu'en 2020.

Euh quel quel est quel est l'enjeu ? En fait, ce qui est intéressant de voir, c'est même quel est l'enjeu d'ailleurs aussi pour les électeurs du Rassemblement national et même d'ailleurs qu'est-ce pour pour le candidat du Rassemblement national parce que si finalement Édouard Philippe ne gagne pas ses ses élections au Havre, il y a entre guillemets le risque pour eux qu'Édouard Philippe soit candidat, que ce soit lui peut-être qu'il soit d'ailleurs candidat face à un Jordan Bardella, ce qui serait moins facile que face à un Jean-Luc Mélenchon, en tout cas dans l'esprit des électeurs, enfin des des stratèges du Rassemblement national et en même temps de la même façon la multiplication des candidatures aussi peut aider à ce qu'il y ait ce fameux duel dont rêve le le RN entre Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon. Donc je dirais que le fait que Édouard Philippe puisse gagner c'est pas si mauvais en soi dans les calculs nationaux du du RN parce que quand même Ém Zapalski il y a il y a il est toujours dans le trio de tête des personnalités politiques préférées des français.

Philippe certes, il est un peu rétrogradé, il est derrière le binôen mais mais il est toujours dans le trio de tête. Donc c'est ça peut sembler paradoxal qu'il soit qui regarde une certaine popularité hein. On va on va on va être prudent et que il soit potentiellement en difficulté dans sa ville.

On a l'impression que il transforme pas l'essai. il a gardé euh un capital sympathie 2020, premier ministre euh premier ministre de Covid qui nous parlait, qui nous rassurait, qui disait "On sa, on sait pas" et ça ça a ça d'ailleurs ça a marché en 2020 pour les élections municipales. Mais depuis ce temps-là, il est un peu à rebour dans sa communication.

À chaque fois, il intervient pour dire des choses, pour accentuer. Il est pas toujours très cohérent et il est toujours à rebour. Donc son image, elle arrive pas à se consolider.

Et puis il y a autre chose qu'on voit là dans ce dessin, c'est que c'est un espèce de centre mou qu'il représente. Il a été macronisé quelque part et il arrive plus à incarner quelque chose de nouveau. Et regardez comme la gauche est remontée entre 2014 et maintenant et comme le RN a progressé.

Voilà, c'est devenu un centre mou qui n'incarne plus quelque chose d'assez fort. La gauche récupère de ça. C'est fou quand même la gauche qu'on sentait si perdue et ben elle récupère de ça.

Elle se sent un petit peu plus forte. Il y a des gens qui croient plus pour un changement, pour quelque chose et évidemment le Rassemblement national qui continue à capitaliser des points un peu partout, on va le dire, sur le territoire. Donc il y a quelque chose de ça marche pas.

Édouard Philippe, il n'arrive pas à faire quelque chose qui fonctionne réellement et puis voilà, retour de la gauche par rapport à un centre qui a beaucoup beaucoup déçu, je pense. Merci beaucoup. Merci à tous et et à bientôt sur Public Aurore Malval.

On vous lit évidemment dans Marianne à très bientôt.