Bourdin Direct du 25 juin - 7h/8h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 24 %Attaque 53 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:16RelanceÉludée
Dès le début de mars, l'OMS a recommandé de tester tous les gens qui étaient suspects ou contacts. On n'a pas dit la vérité.
- 1:42OuverteRéponse directe
Vous étiez un ovni dans le conseil scientifique ?
- 4:35OuverteRéponse partielle
Comment stopper l'hémorragie des licenciements dans les prochains mois en France ?
- 4:55FerméeRéponse directe
Dès le 1er juillet, toutes les entreprises qui verront leur activité baisser pourront en bénéficier à plusieurs conditions seulement.
- 7:12OuverteRéponse directe
Des autoroutes limitées à 110 km heure pour vous, c'est une mauvaise idée ?
- 9:02ComplaisanteRéponse directe
Vous vouliez une piscine pendant le confinement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20InvitéFait
« Le professeur Didier Raoult, invité exceptionnel ce matin de RMC BFM TV à 8h20, hier devant l'Assemblée, l'infectiologue a dénoncé la politique des tests mis en place au début de l'épidémie de Covid en France, un système archaïque. »
- 0:25InvitéChiffre
« 6 milliards d'augmentation de salaire et de primes pour les soignants, annonce du ministre de la Santé hier soir, les médecins ne sont pas concernés. »
- 0:34InvitéFait
« Un régime exceptionnel longue durée, le nouveau dispositif du chômage partiel a été présenté hier par Emmanuel Macron, il pourrait être mis en place dès le 1er juillet. »
- 1:07InvitéFait
« Le professeur Raoult estime que la technique de test mise au point par l'Institut Pasteur à Paris n'a pas été déployée assez vite partout en France et il regrette que ces tests n'aient pas été généralisés. »
- 1:35InvitéFait
« Didier Raoult a également attaqué le conseil scientifique, qui n'en est pas un selon lui, et qu'il a donc préféré quitter après une brève apparition. »
- 1:50InvitéFait
« Je pense que c'est le président qui a souhaité que je fasse partie de ce groupe, alors que je suis arrivé secondairement dans un groupe de gens qui avaient l'habitude de travailler ensemble. »
- 1:58InvitéFait
« Quant à l'hydroxychloroquine, Didier Raoult a une nouvelle fois dénoncé des conflits d'intérêts. Les détracteurs de cette molécule seraient selon lui financièrement liés à un laboratoire qui fabrique un autre médicament, également testé contre la Covid-19. »
- 2:44InvitéChiffre
« Le gouvernement prêt à injecter 6 milliards d'euros pour augmenter les salaires des soignants. C'est le montant de l'enveloppe annoncée par Olivier Véran, le ministre de la Santé hier soir. »
- 3:55InvitéFait
« Une somme que devront se partager les hôpitaux, les EHPAD et une partie du secteur privé. »
- 4:43InvitéFait
« Le gouvernement mise sur le chômage partiel longue durée. Les nouvelles modalités ont été dévoilées hier aux partenaires sociaux. »
- 6:59InvitéChiffre
« Le passage de la limitation de vitesse de 130 à 110 km heure sur les autoroutes, cela permettrait de réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre. »
- 32:56PrésentateurFait
« Nos instances représentant les médecins spécialisés en maladies infectieuses en France souhaitent dénoncer les affirmations sans fondement qui ont été diffusées sur des chaînes de radio-télévision au cours des derniers jours. »
- 34:15PrésentateurFait
« c'est totalement faux »
- 35:03InvitéChiffre
« on a eu beaucoup de cas par rapport à une année normale »
- 35:17InvitéFait
« on l'a pas utilisé »
- 35:36InvitéFait
« et qui montrent que ça apporte aucun bénéfice »
- 35:52InvitéFait
« je ne peux pas la recommander »
- 36:15PrésentateurFait
« il dit il y a 4 études sur ces 4 études il y en a 3 qui sont positives »
- 36:45PrésentateurFait
« les tests PCR il fallait les faire »
- 37:27PrésentateurFait
« c'est plus important de tester maintenant où on essaye de repérer si ça repartait »
- 37:46PrésentateurFait
« vous avez été très mal soigné vous êtes mort parce qu'on ne vous a pas donné le bon médicament »
- 38:16PrésentateurFait
« la méthodologie ne m'intéresse pas »
- 38:24PrésentateurChiffre
« il y a 50% des médecins dans le monde qui donnent de l'hydroxychloroquine »
- 39:13PrésentateurFait
« pour le sida il n'y avait pas eu besoin d'études randomisées »
- 40:43PrésentateurFait
« il ne faut pas oublier la Guyane »
Temps de parole
- Présentateur69 %
- Invité7 %
- Invité 26 %
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- Invité 44 %
- Invité 53 %
- Invité 63 %
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Vous écoutez RMC, jeudi 25 juin, l'info sur RMC. Elle est là pour vous, pour les dernières informations, Céline Kalman est là, il est 7h01, Céline bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Le professeur Didier Raoult, invité exceptionnel ce matin de RMC BFM TV à 8h20, hier devant l'Assemblée, l'infectiologue a dénoncé la politique des tests mis en place au début de l'épidémie de Covid en France, un système archaïque. 6 milliards d'augmentation de salaire et de primes pour les soignants, annonce du ministre de la Santé hier soir, les médecins ne sont pas concernés. Un régime exceptionnel longue durée, le nouveau dispositif du chômage partiel a été présenté hier par Emmanuel Macron, il pourrait être mis en place dès le 1er juillet. Bienvenue sur RMC. Un discours sur le ton de l'évidence, des certitudes à toute épreuve, un show à la Raoult.
L'infectiologue marseillais Didier Raoult a été auditionné hier pendant 3h devant la commission d'enquête sur le coronavirus à l'Assemblée nationale, devant des députés peu bavards. Caroline Philippe. Première critique, les tests de dépistage organisés à ses yeux de façon archaïque. Le professeur Raoult estime que la technique de test mise au point par l'Institut Pasteur à Paris n'a pas été déployée assez vite partout en France et il regrette que ces tests n'aient pas été généralisés.
Dès le début de mars, l'OMS a recommandé de tester tous les gens qui étaient suspects ou contacts. Il y avait les moyens dans ce pays de le faire. On n'a pas dit la vérité. C'est un examen extrêmement simple, banal. Tout le monde est capable de le faire. Ça peut être fait dans les labos privés. C'était indispensable de le faire parce qu'on ne connaissait pas la maladie.
Didier Raoult a également attaqué le conseil scientifique, qui n'en est pas un selon lui, et qu'il a donc préféré quitter après une brève apparition.
J'étais un ovni. Il n'y avait pas de compatibilité génétique entre nous. Ce n'était pas possible. Je pense que c'est le président qui a souhaité que je fasse partie de ce groupe, alors que je suis arrivé secondairement dans un groupe de gens qui avaient l'habitude de travailler ensemble, qui avaient des idées très précises, qui avaient déterminé ce qu'il fallait faire avant que j'arrivais. Je n'étais pas d'accord.
Quant à l'hydroxychloroquine, Didier Raoult a une nouvelle fois dénoncé des conflits d'intérêts. Les détracteurs de cette molécule seraient selon lui financièrement liés à un laboratoire qui fabrique un autre médicament, également testé contre la Covid-19. À propos de l'épidémie, Didier Raoult a émé deux hypothèses. Soit elle disparaît complètement, soit elle devient saisonnière. Il va falloir surveiller la Nouvelle-Zélande où s'élivère actuellement. Le professeur Raoult, qui je vous le rappelle, sera donc l'invité exceptionnel de Jean-Jacques Bourdin à 8h20 sur RMC et BFM TV. Concernant les tests, Didier Raoult a parlé, vous l'avez entendu, d'une organisation archaïque.
Et l'appel du gouvernement il y a deux mois à se faire tester massivement n'a semble-t-il pas été entendu. Les laboratoires privés qui ont beaucoup investi se retrouvent désormais avec des tests sur les bras, des tests périssables. Martin Juret.
En moyenne, dix fois moins de tests que prévus sont réalisés chaque jour. Les laboratoires biogroupes sont en sous-régime, constate Arthur Denoël, responsable du plateau de microbiologie à Saint-Denis. Nous, on s'était équipés sur le groupe au niveau national pour réaliser 50 000 tests. Et actuellement, on en fait 5 000 plus les écoulions, les emballages. Ça peut être utilisé aussi pour autre chose. Et par contre, les réactifs, on était plus inquiets parce qu'il y a une date de péremption qui est assez courte. Les premiers coffrets pour nous périment septembre et les derniers dans un an à peu près. Ces surplus de stocks sont coûteux.
Deux solutions sont envisageables pour les écouler, explique François Blanchecotte, président du syndicat national des biologistes. C'est d'abord de voir avec les confrères qui en ont besoin, peut-être dans certaines régions, avant tout. Mais aussi de voir si nous ne pouvons pas céder ou revendre, en tout cas, ces stocks à des pays étrangers qui en ont besoin plus que nous aujourd'hui. L'Amérique du Sud, l'Afrique en particulier, encore l'Angleterre, sont des endroits où, évidemment, on teste en grande quantité. Ces biologistes espèrent que l'organisation sera plus efficace à la rentrée pour faire face à une éventuelle seconde vague et donc de nouveaux tests à réaliser.
Le gouvernement prêt à injecter 6 milliards d'euros pour augmenter les salaires des soignants. C'est le montant de l'enveloppe annoncée par Olivier Véran, le ministre de la Santé hier soir. Une somme que devront se partager les hôpitaux, les EHPAD et une partie du secteur privé. Didier Birig est secrétaire fédéral du syndicat FO Santé. Il ne s'attendait pas à moins. C'est le choix des Français qui nous ont applaudi tous les soirs à 20h que d'avoir un système de soins à la hauteur de leur espérance, c'est-à-dire avec des soignants qui travaillent dans de bonnes conditions et des malades qui sont pris en charge dans de bonnes conditions. Donc il faudra peut-être y mettre de l'argent.
Mais je pense que c'est le choix des Français ce soir de se dire que ça va peut-être coûter des sous, mais ça sert à tout le monde et c'est quand même bien pratique lorsque l'hôpital peut recevoir dans de bonnes conditions les Français et les malades. Comment stopper l'hémorragie des licenciements dans les prochains mois en France ? Le gouvernement mise sur le chômage partiel longue durée. Les nouvelles modalités ont été dévoilées hier aux partenaires sociaux. Le dispositif s'adresse aux entreprises qui connaissent une baisse importante de leur activité comme l'aéronautique, l'automobile ou le tourisme. Jérémy Trottin.
Dès le 1er juillet, toutes les entreprises qui verront leur activité baisser pourront en bénéficier à plusieurs conditions seulement.
avoir d'abord signé un accord avec les syndicats ou au niveau de la branche. Ainsi, un salarié de l'automobile, du tourisme ou de l'événementiel qui verra son temps de travail limité jusqu'à 60% de son activité normale pour avoir son salaire compensé en grande partie par l'État. Jusqu'à 100% pour le personnel payé au niveau du SMIC, 84% pour les hauts revenus.
Ce dispositif qui, selon le gouvernement, doit assurer au maximum le maintien de l'emploi jusqu'à la reprise ne pourra en revanche éviter l'ensemble des suppressions de postes, prévient déjà l'Élysée.
10 milliards de dollars, Bayer s'apprête à débourser cette somme astronomique pour indemniser des plaignants américains. Des plaignants victimes de cancer. Ils affirment être tombés malades à cause du round-up, un puissant pesticide. Marion Fournet. Oui, depuis 2018 et leur achat de Monsanto, producteur du round-up, Bayer est confronté à des milliers de plaintes, 125 000 au total. Le géant allemand de l'agrochimie va donc payer entre 8,8 et 9,6 milliards de dollars pour résoudre les litiges existants et un peu plus d'un milliard de dollars pour d'éventuels futurs litiges. Bayer espère ainsi mettre un terme aux trois quarts des procédures, un effort salué par les parties plaignantes.
C'est un règlement qui rend justice à nos clients, selon une avocate des victimes. Pas de quoi néanmoins éteindre la polémique autour du round-up. Bayer précise que ces accords ne contiennent aucune reconnaissance de responsabilité ou de faute. Le produit, lui, est toujours commercialisé, malgré son classement, en cancérigène probable par le Centre international contre le cancer en 2015. Dans l'actualité, également, forte perturbation sur le RERB. Aujourd'hui, hier soir, vers 19h, un train qui ne transportait pas de voyageurs à dérailler après avoir quitté la gare d'Enfer-Rochereau.
Sauf qu'il ne sera peut-être pas possible non plus de prendre sa voiture dans l'agglomération parisienne à cause de la pollution à l'ozone. Seules les voitures, munies d'une vignette critère de 0 à 2, sont autorisées à circuler. Et justement, on reparle ce matin de l'une des 149 propositions rendues par la Convention citoyenne pour le climat. C'est sans doute celle qui fait le plus réagir. Le passage de la limitation de vitesse de 130 à 110 km heure sur les autoroutes, cela permettrait de réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre. Roulez moins vite ? Non merci, ont répondu les automobilistes que nous avons interrogés.
Des autoroutes limitées à 110 km heure pour Sacha, chauffeur de taxi depuis 8 ans, l'idée est très mauvaise. Ça ne passera pas, il y aura à nouveau des gilets jaunes ou rouges ou verts, donc qu'ils arrêtent avec ces 110, qu'ils changent autre chose. Americano est du même avis, ce Parisien traverse la France plusieurs fois par an, 700 km pour rejoindre sa maison dans le Tarn. On s'en prend qu'au bagnole, on a marre qu'on essaie de tout contrôler. À un moment, les gens, le peuple explose. L'association 40 millions d'automobilistes va même plus loin et parle d'une idée potentiellement accidentogène.
Selon Daniel Cairo, son président, elle pousserait les automobilistes à utiliser les nationales et les départementales. Quand vous prenez l'autoroute que vous payez pour reprendre une autoroute et qu'on vous réduit la vitesse de 20 km heure, vous perdez du temps. Donc est-ce qu'on va pas être tenté de reprendre l'autre réseau routier ? Donc c'est déjà très mauvais pour la sécurité routière. Autre argument, selon lui, une large part de la population serait opposée à cette mesure. On est dans un pays déjà qui est clivé. Est-ce qu'on peut se permettre ce luxe de diviser encore les Français alors qu'il y a tant d'autres choses à résoudre ?
Une pétition en ligne a d'ailleurs été lancée, baptisée non aux 110 km heure sur autoroute. Selon l'association, elle aurait déjà rassemblé plus de 600 000 signataires.
Puis la réouverture partielle de la Tour Eiffel. Aujourd'hui, après plus de trois mois de fermeture, vous pourrez vous rendre uniquement jusqu'au deuxième étage avec port du masque obligatoire pour les adultes et des bonnes jambes puisque ce sera uniquement par les escaliers. 674 marches, très exactement. Avec cette chaleur, je ne suis pas sûr que ce soit une idée.
Oui, mais enfin, plus on monte, plus il fait frais. Non, peut-être pas. En montagne, oui. Sur la Tour Eiffel, je ne suis pas. Bien, il est 7h10. Merci Céline, Anaïs et toute l'équipe Cantavinet. Tout le monde est là ce matin pour vous, évidemment. Jérémy est dans l'Isère. Bonjour Jérémy. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à toute l'équipe. Jérémy, vous êtes les piscines. Alors, vous vouliez une piscine pendant le confinement ? Eh bien, alors moi je suis livreur de béton prêt à l'emploi. Oui, ah ben ça tombe bien. Je n'ai pas arrêté pendant le confinement d'en faire pour certains maçons qui ont continué à travailler.
Donc moi, mon rythme de travail n'a pas changé. Oui. Et du coup, je me suis dit, les vacances, pour rattraper les chiffres d'affaires perdus, il va falloir travailler double.
Et les vacances, ça risque d'être compliqué. Donc je voulais une piscine. J'ai dit, ma femme, tu vas voir, les piscines, tout le monde va vouloir en acheter. Parce que c'est que les gens ne vont pas pouvoir partir en vacances faute de moyens ou à cause des entreprises qui ne voudront pas lâcher les salaires. Et alors ?
Eh bien, alors, j'avais un budget de 1000 euros, mais à la place, on a acheté un Dyson et un Thermomix.
Donc du coup, la piscine, cette année, je change de boulot. On ne va pas pouvoir partir en vacances.
Ça aurait été pas mal d'en profiter. Mais bien sûr. On a fait un achat plus intelligent. Mais on voulait une piscine hors sol à la base. Avec ce budget-là, on avait une bonne piscine qui est limite.
En sol, 1000 euros, oui. 1000 euros, c'était à peu près 8 mètres par 4. Oui, c'est pas mal.
C'est très grand barge. Et à savoir aussi, parce que tout à l'heure, vous avez parlé des piscines enterrées et tout. Le souci, c'est qu'aussi, les impôts, il faut y penser. Parce que l'hiver, il faut en revenir.
L'eau, le prix, tout ça, ça coûte vite un budget. Puis l'équiper, pour la protéger, parce que maintenant, c'est obligatoire. Le hors sol, pour tous les gens qui ont envie d'une piscine, c'est la meilleure solution. Bien, merci beaucoup, Jérémy. Merci, Jérémy. Il y a un endroit où il y a beaucoup de piscines, même s'il y a la mer, c'est Saint-Tropez. Évidemment, et à Saint-Tropez, nous sommes en direct avec Jean-Roch. Bonjour, Jean-Roch. Bonjour, Jean-Jacques. Propriétaire du VIP Room à Saint-Tropez. Vous connaissez, Anaïs ? Vous connaissez ?
Non, je n'ai pas eu la chance.
Un jour, vous irez. Je suis persuadé. Jean vous recevra, sans problème. Avec joie. Bon, dites-moi, vous allez rater cette saison, Jean-Roch ? Non, on n'a pas le droit de la rater. On ne peut pas ne pas tenir cette promesse par rapport à toutes les équipes, à tous les gens qui vivent de la saison. Jean-Jacques, il y a deux métiers. Les gens parlent beaucoup des clubs. Mais on doit surtout, ce matin, si vous êtes d'accord, parler des saisonniers. Une saison, c'est très court. Et beaucoup de gens, beaucoup de familles attendent après cette saison.
Et on ne peut pas, depuis trois mois, on a fait patienter, quatre mois, on a fait patienter tout un métier, toute une profession autour d'une attente que l'on a espérée, que l'on a espérée. Et nous sommes la seule profession, aujourd'hui, qui n'a pas le droit de redémarrer à travailler. Tous ces gens qui viennent à Saint-Tropez aussi, à Saint-Tropez, sur toutes les côtes, dans les campings, partout en France, pendant l'été, pour s'amuser, ces gens qui attendent cette saison, les visiteurs, les gens qui y travaillent, je ne peux pas imaginer qu'on puisse, aujourd'hui, réouvrir les cabarets, réouvrir les écoles, tout réouvrir, et ne pas réouvrir les clubs. Je ne peux pas comprendre.
Oui, nous non plus, nous ne comprenons pas. Alors, vous essayez, évidemment, d'infléchir la position du gouvernement. Plusieurs députés vous soutiennent. Encore une fois, il y a les salariés des discothèques, mais il y a aussi les employés de sociétés extérieures, ceux qui assurent la sécurité, par exemple, et tant d'autres. Ça représente des dizaines et même des centaines de milliers de personnes qui se retrouvent sur le carreau, Jean-Roch. Oui, ces gens-là, et puis surtout, il n'y a pas de séance de rattrapage. Quand on parle des clubs dans les villes, alors j'entends bien que certains prennent un peu de recul et se disent, bon, finalement, on va attendre, on va être patient.
Mais nous, une saison, c'est sur trois mois, c'est juin, juillet, août. On oublie juin, puisque maintenant, on s'est consommé et on a été patient, on a usé vraiment d'une grande patience. Là, il reste juillet, août. On peut affronter une petite saison. On ne peut pas affronter une non-saison. Donc, il faut absolument ouvrir le 1er juillet. C'est vital. Alors, vous lancez un appel. Vous avez lancé un appel. Un appel au gouvernement. Un appel à la raison. C'est ce que vous dites, Jean-Roch. En fait, il ne faut pas jeter la pierre au gouvernement. Ils ont traité beaucoup de cas en urgence et on s'est retrouvé face à un monstre qu'on ne maîtrisait pas.
On ne savait pas où ça commençait, où ça terminait. On n'avait aucune information. Mais là, je pense que maintenant que tout a été remis en marche, que tout redémarre progressivement, on peut faire un protocole sécurité. On le fait déjà en restauration. On le fait déjà dans les bars. On le fait déjà dans plein de lieux, plein d'endroits. Ce qui est grave, Jean-Jacques, c'est qu'aujourd'hui, on va se retrouver face à quelque chose que le gouvernement ne pourra plus maîtriser. C'est-à-dire une fête sauvage. Une fête dans les maisons. Une fête sur les bateaux. Une fête sur les plages, dans des coins, dans des recoins. Et là, il n'y a pas de professionnel pour encadrer cette fête.
Vous êtes capable, Jean-Jacques, aujourd'hui, d'accueillir du public tout en assurant le minimum sanitaire indispensable ? 100%. On est tout à fait capable d'encadrer ça. On est capable de contrôler quand, après quelques verres, les gens perdent la distanciation. On est capable de tout faire. On est capable de réduire un petit peu la quantité de monde pour, justement, continuer à vivre cet espacement, continuer à encadrer. On est capable de mettre des serveurs, comme on le fait dans les restaurants, avec des masques, à les protéger. On est capable de protéger le public, mais protéger également les équipes. On se doit d'accompagner cette fête.
Nul autre que les professionnels du métier ne peuvent faire ça. Nul autre. Jean-Roch, restez avec nous un petit peu, parce que Christelle nous appelle du Morbihan. Bonjour, Christelle.
Bonjour, Jean-Jacques.
Vous dirigez, vous aussi, une discothèque. Jean-Roch, Christelle dirige une discothèque dans le Morbihan. Oui, c'est ça. Moi, je tiens à une discothèque dans le Morbihan. Dans le Morbihan. Et vous êtes comme Jean-Roch. Vous demandez la réouverture. Vous ne comprenez pas.
C'est exactement la même chose. Le même souci qu'on a, quel que soit l'endroit en France où l'on se trouve, nous, nous sommes allés avec neuf autres discothèques du Morbihan. Hier soir, il y avait une réunion à Paris avec un député qui nous soutient depuis le début, qui a réussi à fédérer 59 autres députés. Ils nous soutiennent tous et on milite pour une réouverture début juillet parce que la jeunesse française est en danger aujourd'hui avec toutes les fêtes sauvages qui se multiplient et dans des endroits qui ne sont pas faits pour avec des gens qui ne sont pas capables d'encadrer. Nous, c'est le cœur de notre entier. On sait le faire. On sait contrôler les gens.
On sait de la prévention tous les week-ends. Et c'est à nous de le faire.
Vous avez rendez-vous, Christelle Jean-Roch ? Je crois que vous avez rendez-vous avec le ministre de la Culture. Jean-Roch, vous confirmez ? Écoutez, il y a un rendez-vous qui se profile aujourd'hui. On est en contact avec son cabinet. Et il y a un rendez-vous qui se profile dans les heures à venir. On devra en savoir plus. Mais M. Riester s'intéresse à tout notre sujet malgré qu'il ait voté, je ne sais pas sous quelles contraintes ou dans quelle situation s'est arrêté qui aujourd'hui n'est pas actif. Donc il a encore temps de bien faire. Il a encore temps de rectifier le tir. Il a encore temps de faire du discernement. Bien. Merci Jean-Roch. Merci.
Je sais que vous êtes un auditeur fidèle d'RMC. Ça me fait plaisir. Oui, absolument. Toujours. Merci Jean-Roch. Merci Christelle. Merci. Merci. On va suivre évidemment ce dossier d'extrêmement près. Il est 7h18. Anaïs, qu'allons-nous faire avec Marie Dupin ?
Il fait chaud. Attention à votre peau. On va parler crème solaire avec Marie Dupin pour savoir ce qui est le plus efficace évidemment mais aussi le moins nocif pour l'environnement. Marie Dupin, dans un instant. RMC.
RMC. Du pain quotidien. Marie Dupin est avec nous. Ça va Marie ? Ça va et vous ? Il fait chaud. Ça va Marie ?
Oui, très chaud.
Il va falloir ressortir les crèmes solaires dans son magazine qui sort en kiosque jeudi. L'UFC Que Choisir. Jeudi, c'est-à-dire aujourd'hui ?
Oui, ce matin.
Oui, je vois. Oui, oui. D'accord. L'UFC Que Choisir publie un test des crèmes les plus efficaces.
Exactement. Les plus efficaces pour protéger la peau mais aussi pour protéger la mer et l'océan parce qu'on sait que les crèmes solaires...
Tiens, est-ce que vous avez vu... Je fais juste une petite parenthèse. Au revoir ! Est-ce que vous avez vu... Je m'adresse à Charlemagnan aussi, à toute la table. Est-ce que vous avez vu ce pot de yaourt retrouvé sur une plage ? Oui, 76 dans quelque chose comme ça. 40 ans après. Il est intact. Intact. Absolument. C'est des centaines d'années. 40 ans après un pot de yaourt. Parfait. Yoplait, je crois, la marque. Vous l'avez vu ? C'est tout pour les JO. Pour les JO. C'est des JO.
C'est plusieurs centaines d'années pour se dégrader dans la nature, le plastique. Mais le thème du jour étant les crèmes solaires, on va se recentrer.
Là aussi. Mais tous les flacons sont en plastique.
Oui, ce n'est pas faux. Mais l'idée, ce n'est pas de les jeter sur la plage. Ils sont amenés chez soi et les jeter à la poubelle. En tout cas, à l'intérieur des crèmes solaires, il y a des filtres qui menacent l'écosystème marin et notamment les coraux. Puisqu'on sait que les coraux sont menacés de disparition. Il y a plusieurs régions dans le monde, notamment Hawaï, Key West en Floride ou les Palaos dans le Pacifique qui ont interdit plusieurs substances particulièrement problématiques.
Du coup, les fabricants de crèmes solaires, des substances qui sont à l'intérieur, que contiennent...
Suppriment, oui. Certaines substances dangereuses.
Suppriment des substances dangereuses des fabricants.
On voit sur les crèmes solaires de beaux logos bleus mettant en avant la protection de l'océan. Sauf qu'un logo ne fait pas tout. En fait, c'est très compliqué de savoir si une crème solaire est efficace pour la peau, ne nuit pas trop à l'environnement. Donc, l'UFC Que Choisir a fait tester ça en laboratoire. C'est le résultat de ce test qui ressort aujourd'hui. Il y a quand même deux crèmes que je voudrais mettre en avant parce qu'elles sont à la fois très protectrices pour la peau et pour l'environnement. Donc, elles sont au top. C'est la BioTherm Water Lover et la Catier, le spray solaire de protection solaire Catier et BioTherm.
Les BioTherm Water Lover. Water Lover. Water Lover.
On ne se moque pas de mon anglais. Il y a d'autres produits qui protègent bien la peau dans le panel mais qui sont moins protectrices de l'environnement.
D'accord, d'accord. Il y a un grand nombre de crèmes testées qui ne protègent pas suffisamment la peau.
Et là, c'est vraiment, vraiment embêtant selon l'UFC de nombreuses crèmes solaires affichent des indices de protection qui ne sont pas respectées. C'est au total soit un tiers de la sélection. Certaines ne protègent ni des UVA ni des UVB. Ce sont donc des produits qui sont à proscrire puisqu'on rappelle que l'exposition au soleil provoque des mélanomes qui sont des cancers très dangereux qui métastasent, qui peuvent tuer. Donc, vraiment, faire très attention à la crème qu'on choisit et puis globalement, ne pas s'exposer pour bronzer. On met de la crème solaire en complément.
Merci, Marie. Merci. Il est 7h25, Charlemagne, à l'actu des réseaux sociaux.
RMC. RMC. Hashtag Mania.
Plusieurs grandes entreprises vont boycotter Facebook dans le cadre d'une campagne de lutte contre les propos haineux. Stop hate for profit. Non à la haine pour les profits. C'est le slogan de cette campagne lancée par plusieurs associations aux Etats-Unis, en particulier les défenseurs des droits des Afro-Américains. Objectif, dénoncer l'inaction, la passivité de Facebook face aux propos haineux et aux contenus violents. Concrètement, ils reprochent à Facebook de ne pas assez lutter, on le sait, contre les fake news, mais aussi de laisser la haine et le racisme prospérer au sein de certains groupes sur Facebook.
Alors, pour se faire entendre, ces assos ont lancé un appel aux annonceurs en leur suggérant d'arrêter leur campagne de pub sur Facebook. Deux grandes marques de vêtements, Patagonia et The North Face, ont immédiatement répondu favorablement
et stoppé pendant un mois toute leur campagne publicitaire sur Facebook et Instagram, qui appartient à Facebook. Et puis, hier, c'est la célèbre marque de glace, Ben & Jerry's, qui a rejoint le mouvement. Alors, évidemment, l'impact financier sera assez minime pour Facebook. C'est quand même 18 milliards de dollars
de bénéfices l'an dernier, en grande partie grâce à la pub. Mais cette campagne s'inscrit dans un mouvement plus global. Tous les réseaux sociaux cherchent en ce moment la bonne réponse au mouvement Black Lives Matter. Éviter de devenir des espaces où la haine se propage tout en évitant de tomber dans la censure pure et simple. Pour l'instant, aucun n'a trouvé la formule magique, Jean-Jacques. Autre conséquence inattendue de ce mouvement Black Lives Matter, les voitures de police ont disparu du jeu vidéo Fortnite. Mais oui, dans la nouvelle version du jeu sorti la semaine dernière, plus de véhicules des forces de l'ordre.
On va rappeler que Fortnite, c'est le jeu vidéo en ligne le plus populaire sur la planète en ce moment. Les joueurs sont sur une carte et doivent accumuler
des armes, des ressources pour éliminer les autres. Et jusqu'à présent, dans l'univers du jeu, on pouvait croiser des voitures de police qui ont donc disparu dans la dernière mise à jour.
Aucune explication officielle. Les créateurs du jeu s'expriment de manière anonyme dans la presse américaine. C'est notre manière d'être sensible aux problèmes que rencontre une grande partie de notre public, dit l'un d'eux sous couvert d'anonymat. On comprend mal le sens de ce geste
en retirant les voitures de police. D'ailleurs, certains pensent que le studio qui a créé le jeu a voulu surtout s'éviter une polémique avec des joueurs qui se serviraient des voitures de police pour tuer d'autres joueurs car tous les géants du jeu vidéo sont très vigilants vis-à-vis de cette actualité américaine. Par exemple, Electronic Arts a repoussé d'une semaine la présentation de son jeu de foot
FIFA 21 afin, je cite, de laisser la primauté de l'actualité au mouvement Black Lives Matter. Yannick vit à Los Angeles aux Etats-Unis et est en direct avec nous. Bonjour Yannick. Bonjour Jean-Jacques. A propos du coronavirus, qu'est-ce que vous vouliez dire ?
Écoutez, ici, tout réouvre. Et c'est vrai que dans des Etats comme la Californie, l'Arizona, le Nevada, la Floride, il fait très chaud. Et le professeur Raoul parle beaucoup
d'une périodicité hivernale et j'ai du mal à m'expliquer ça avec ces Etats qui sont en plein pic d'épidémie alors qu'il fait très chaud. Oui, en plein pic d'épidémie alors qu'il fait très chaud. Ben oui, Yannick. Non mais vous posez une bonne question. Comment se fait-il que l'épidémie se poursuit alors qu'il fait très chaud ? Hein, Yannick ? Oui. C'est ce que vous voulez dire ? C'est la question que vous posez ? Oui, oui. Comment expliquer cela ? On dit que c'est une épidémie saisonnière. Moi, je veux bien tout ce qu'on veut. Mais effectivement, vous avez raison, Yannick, de le souligner. C'est une question que je vais poser au professeur Raoul tout à l'heure. Évidemment.
Merci Yannick, dans tous les cas. De rien. Et merci d'être avec nous. Il est 7h29 à suivre.
On reviendra justement sur l'audition de Didier Raoult hier par les parlementaires. On va y revenir avec deux spécialistes qui vont nous aider à y voir plus clair, voir s'il a été convaincant. Pierre Tadevin, président de la Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française et puis Alain Ducardonnay, médecin cardiologue et surtout spécialiste santé à BFM TV. C'est à suivre juste après le journal.
Merci d'être là. Il est 7h30. Rémi, vous êtes sur RMC. C'est Rémi Hink qui est là pour les dernières informations. Rémi, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. 6 milliards d'euros, 6 milliards d'euros pour les salaires des soignants et une refonte de leurs primes, une enveloppe et une date. Mais il reste à trouver un accord avec les syndicats sur la répartition de cet argent, le secteur privé pouvant en bénéficier. Didier Raoult, très critique hier sur la gestion de la crise sanitaire par les autorités. Il décrit l'organisation des tests comme archaïques. On n'a pas dit la vérité, lance le chercheur marseillais depuis Dôme.
Les salariés d'une usine qui travaillait pour le secteur médical ont perdu leur emploi. Usine déplacée en Roumanie. Les salariés qui se battent aujourd'hui pour incarner la relocalisation en France. Emmanuel Macron avait promis un plan d'envergure pour l'hôpital en pleine crise du coronavirus. Hier, Olivier Véran, le ministre de la Santé, a annoncé une première proposition chiffrée, 6 milliards d'euros qui pourraient être alloués aux hôpitaux, aux EHPAD publics et une partie au secteur privé. Pour la première fois depuis le début de la concertation, ce Ségur de la Santé, les syndicats sont fixés. Au Bécard-Granier, Olivier Véran propose aujourd'hui une enveloppe et un calendrier.
L'enveloppe, 6 milliards d'euros qui doivent servir à trois choses. L'augmentation immédiate des salaires des agents publics du secteur hospitalier. Ils espèrent une hausse d'environ 300 euros. Il y aura aussi des majorations supplémentaires plus ciblées pour certaines professions les moins bien payées, notamment les infirmiers, les aides-soignants ou encore les techniciens de laboratoire. Cette enveloppe servira aussi a repensé le système des primes dans son ensemble en plus d'un chiffre. Les syndicats ont obtenu hier une date. Les hausses de salaire pourraient entrer en vigueur dès le 1er juillet.
Une enveloppe, une date, Mao, mais les négociations qui sont encore en cours, les syndicats qui ne sont pas encore totalement satisfaits.
Oui, la mauvaise surprise pour les syndicats hospitaliers c'est de devoir partager en fait cette enveloppe avec le secteur privé. Ils demandent donc au gouvernement de revoir sa copie. La Fédération hospitalière de France estime à 5 milliards et demi les besoins, mais ça c'est uniquement pour l'hôpital public. Les négociations vont donc s'intensifier dans les jours à venir et les représentants syndicaux disposent d'un moyen de pression dans ces échanges. Une nouvelle mobilisation dans la rue est déjà prévue le 30 juin mardi prochain.
Mao Becker-Granier, merci. Le professeur Didier Raoult devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale hier, commission d'enquête sur la gestion par les autorités de la crise du coronavirus. Trois heures d'audition et les critiques du chercheur marseillais, notamment sur le conseil scientifique chargé d'épauler le gouvernement. Une faillite totale, un conseil scientifique qui n'en est pas un, lâche Didier Raoult. Le professeur qui dénonce également une organisation archaïque des tests, la France qui aurait pu tester massivement plus vite selon lui. Dès le début de mars, l'OMS a recommandé de tester tous les gens qui étaient suspects ou contacts pour le Covid-19.
Il y avait les moyens dans ce pays de le faire. On n'a pas dit la vérité. C'est un examen extrêmement simple, banal. Tout le monde est capable de le faire. Ça peut être fait dans les labos privés. C'était indispensable de le faire parce qu'on ne connaissait pas la maladie. Mais à partir du moment où le test n'était pas fait, on ne pouvait pas étudier la maladie. Tout ce que l'on a déduit sur la maladie, on l'a déduit à partir de la grippe et ce n'était pas vrai. Didier Raoult face aux députés hier. Didier Raoult face à vous. Jean-Jacques Bourdin ce matin à 8h20. Rendez-vous tout à l'heure. RMC 7h33.
Le chômage partiel longue durée qui sera indemnisé à 84% du salaire net avec un reste à charge de 15% pour les entreprises pour une durée maximale de deux ans. Annonce hier de l'Elysée après une rencontre après les partenaires sociaux. Nouveau dispositif qui entrera en vigueur le 1er juillet prochain après un accord collectif. Volonté de l'exécutif de limiter évidemment au maximum la casse sociale ces prochains mois. Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi à la fin du mois dernier doit être d'ailleurs publié aujourd'hui à midi. Journée de mobilisation aujourd'hui pour les anciens salariés de Luxfer à Gerza dans le Puy-de-Dôme.
Une usine qui produisait des bouteilles d'oxygène pour le secteur médical et pour les pompiers. Usine délocalisée en Roumanie. Licenciée il y a un an, 136 personnes réclament aujourd'hui la relocalisation de leur usine et dénoncent l'inaction du gouvernement. Les salariés qui veulent devenir un symbole du monde d'après celui donc de la relocalisation en France. Reportage de Florence Donjon.
Derrière les grilles scellées de l'usine, Axel Perronzic, ancien délégué CGT, a du mal à cacher sa frustration.
Ça fait mal au cœur d'avoir une friche alors qu'on a des machines qui sont prêtes à démarrer.
Il y a un an, le groupe basé en Angleterre fermait l'usine de Gerza, pourtant bénéficiaire. Une aberration pour ce syndicaliste. Il y a quand même eu deux crises ces deux dernières années. Les incendies et de l'autre côté la crise du Covid-19. Nous on est équipementiers pour les deux. On est les derniers du territoire et on a un groupe qui fait exprès de maintenir à l'arrêt cette usine pour forcer l'Europe à payer plus cher ses produits. Le ministère de l'économie et le groupe Luxler ont entamé des négociations pour la vente du site il y a maintenant deux mois. Frédéric Vigier, ancien délégué CFDT, appelle l'État à prendre ses responsabilités.
Il y a quand même des lois qui ont été votées pour réquisitionner. Donc l'État a tout à fait les possibilités d'utiliser les moyens juridiques pour faire céder le groupe. André Chesseigne est député du Puy-de-Dôme et soutient les ex-salariés depuis la première heure. Il plaide pour l'intérêt national.
Il arrivera à un moment où notre dépendance fera qu'on ne pourra pas se fournir en bouteille. Donc il faut travailler pour l'avenir et travailler pour l'avenir c'est avoir la maîtrise de cet outil de production.
La manifestation qui se veut nationale espère rassembler un millier de personnes sur le site.
Un immense nuage de sable et de poussière venu du désert du Sahara circule au-dessus des Caraïbes et a même commencé à frapper la Floride. Qualité de l'air dégradée à Miami. Les responsables sanitaires conseillent d'ailleurs aux habitants souffrant de problèmes respiratoires de rester chez eux. Ça risque de durer jusqu'à la semaine prochaine. Le phénomène n'est pas rare en soi mais il est exceptionnel par son intensité cette année. Forte chaleur qui s'installe chez nous aujourd'hui sur la France. Plus de 30 degrés partout jusqu'à 35 degrés à Lyon et à Paris. 37 degrés dans le sud-ouest.
Avec ces températures pas facile de porter un masque notamment pour les professionnels de la restauration cafétienne. qui est au restaurateur. Reportage à Toulouse de Jean-Wilfried Forkess. Dans ce café-restaurant de la place du Capitole les serveurs multiplient les allées et venues entre la terrasse et le bar. Selon Mehdi pas facile de travailler avec un masque en période de forte chaleur.
Chaleur, machine à café machine à laver plonge frigo pour tenir les bouteilles au frais ça crée beaucoup beaucoup de chaleur et on a du mal à respirer avec le masque au bout d'un moment et voilà on est obligé de sortir de se ventiler et c'est très difficile et on a des fortes chaleurs c'est très dur très très dur. Et pour ceux qui travaillent en cuisine il faut ajouter des fortes températures provoquées par les fours notamment. C'est pour cela que le responsable local de l'union des métiers et des industries de l'hôtellerie Aïvodanaf milite en faveur de modifications.
Qu'on garde les masques pour le personnel du service pour protéger les clients nous sommes d'accord mais par contre au niveau du personnel de cuisine qui vivent ensemble qui sont toujours à proximité les uns des autres je crois que ça mériterait un assouplissement et donc l'abondance du masque éventuellement.
Et ici à Toulouse jusqu'à la fin de la semaine on attend des températures comprises entre 33 et 35 degrés.
Des chaleurs qui renforcent la pollution à l'ozone circulation différenciée mise en place aujourd'hui dans l'agglomération parisienne seules les voitures munies d'une vignette critère 0 à 2 seront autorisées à circuler aujourd'hui. Les courses Paris-Lonchamp Anaïs
Pronostic de la Dream Team des courses CRMC favori numéro 4 sous les nuages outsider numéro 13 Riven Tador
Merci Anaïs. Allez, vous savez que tout à l'heure je reçois le professeur Didier Raoult et je vous conseille de regarder cet interrompt parce que j'ai plein de questions à lui poser sans encore une fois sans parti pris je lui poserai des questions et les questions qui doivent être posées. Je lisais le communiqué de presse de nombreux médecins et Pierre Tadevin est avec nous le professeur Tadevin qui est président de la société de pathologie infectieuse de langue française.
Bonjour professeur Tadevin Bonjour Vous co-signez ce communiqué je lis Nos instances représentant les médecins spécialisés en maladies infectieuses en France souhaitent dénoncer les affirmations sans fondement qui ont été diffusées sur des chaînes de radio-télévision au cours des derniers jours Elles sont d'autant plus graves qu'elles sont l'oeuvre d'un médecin le professeur Raoult Selon ses propos 25 000 morts liées à la Covid-19 auraient pu être évitées en France si la combinaison hydroxychloroquine et azithromycine avait été prescrite massivement Ces affirmations sont mensongères et même diffamatoires professeur ?
Bonjour Alors pour rectifier en fait le médecin pour lequel on avait fait la tribune c'était suite aux affirmations du professeur Perron Le professeur Perron oui d'accord Oui Effectivement c'était quelque chose C'est le professeur Perron qui parlait de 25 000 morts parce que si j'ai bien compris Didier Raoult n'a pas donné de nombre de morts Non Non non Mais c'était un peu le même propos et finalement c'est le même problème c'est à dire qu'on sait maintenant au bout de 3 mois que l'hydroxychloroquine n'apporte aucun bénéfice c'est l'organisation mondiale de la santé qui l'a dit c'est l'agence européenne du médicament c'est les instances américaines donc maintenant on en est certains donc on espérait que maintenant qu'on le sait qu'on allait un peu apaiser la polémique qu'on allait arrêter de donner ce médicament à tous les patients et surtout qu'on n'allait pas se retrouver avec ce genre d'affirmation c'est grave parce que les gens sont en train de se remettre d'une crise qui a été difficile il y a eu beaucoup de morts les 25 000 ont existé et d'aller dire après aux patients ou à leur famille et bien si vous aviez eu l'hydroxychloroquine ça ne serait pas passé comme ça c'est vraiment très catastrophique que les gens puissent penser qu'ils ont été maltraités et que c'est pour ça ça veut dire quoi ?
ça veut dire qu'on laisse entendre professeur Raoult et le professeur Perron laissent entendre que des français auraient été abandonnés n'auraient pas été soignés c'est cela ? Ben oui ce qui est mon signe des médecins seraient presque des criminels ?
ça a été dit comme ça et c'est totalement faux et c'est criminel de le dire par contre parce que les gens sont en train de se remettre de cette crise ce n'est pas le moment d'aller leur dire vous avez été mal soignés les médecins sont mal occupés de vous et c'est faux Bien vous restez avec nous évidemment professeur Tadevin nous avons le docteur Alain Ducardonnay qui est aussi là qui a suivi hier la prestation du professeur Raoult hier devant l'Assemblée Nationale la commission de l'Assemblée Nationale nous en parlons juste après la pub il est 7h48 à tout de suite
RMC RMC 6h-9h Bourdin Direct
Le professeur Pierre Tadevin qui exerce à Rennes d'ailleurs professeur vous êtes infectiologue oui voilà à Rennes d'ailleurs à Rennes est-ce que vous avez eu beaucoup de cas est-ce que vous avez eu beaucoup de décès alors on a eu beaucoup de cas par rapport à une année normale et ça a été assez terrible mais beaucoup moins que le reste de la France et au niveau des décès comme à Marseille quoi si j'ai bien compris à peu près j'imagine par habitant c'était à peu près pareil à peu près comme à Marseille avec l'hydroxychloroquine ou pas ?
alors on l'a pas utilisé non on l'a pas eu on l'a utilisé dans le cadre des essais mais pas pour tout le monde oui et on a maintenant on l'utilise plus du tout maintenant qu'on sait que ça fonctionne pourquoi ? est-ce que vous ne l'utilisez plus du tout ? il y a eu toute une série d'études bien faites où ils ont comparé les patients qu'on a reçu et ceux qu'on n'a pas reçu et qui montrent que ça apporte aucun bénéfice aucun bénéfice vous êtes formel ?
pas moi mais les études oui alors qu'a dit hier à propos de l'hydroxychloroquine j'ai trouvé j'ai trouvé en regardant le professeur Didier Raoult Alain Ducardonnay qu'il ne s'attardait pas trop quand même sur l'hydroxychloroquine non je ne peux pas la recommander dit-il oui globalement c'est un petit peu confus tout ça moi je suis resté sur ma fin je suis resté sur ma fin parce qu'il y avait des questions qui étaient au départ plutôt sympathiques qui étaient un petit peu plus tendues en fin d'interview si on peut dire des parlementaires et c'est vrai que les réponses globalement ont été assez décousues assez à l'emporte-pièce et sur le domaine de l'hydroxychloroquine il dit il y a 4 études sur ces 4 études il y en a 3 qui sont positives il faut vraiment avoir qu'on ait les références qu'on nous les donne en fait il parle essentiellement des études marseillaises on a l'impression qu'il n'a pas lu ou pas regardé ce qui avait été fait ailleurs donc la question et les études marseillaises il faut quand même le dire lui qui est dans le conflit d'intérêt en disant mais attention etc elles ont quand même été publiées dans les revues dont ses collaborateurs sont justement les reviewers et rédacteurs en chef adjoint donc voilà tout ça était très confus j'ai trouvé et globalement sur le plan médical on n'a pas appris grand chose parce que dire que les tests PCR il fallait les faire oui bien sûr il fallait les faire mais comment lui a réussi à raison il a 100 fois raison il a 100 fois raison sur les tests je les trouvais très convaincants et les allemands mais moi j'aurais bien aimé qu'ils nous disent comment est-ce qu'il a trouvé les réactifs comment est-ce qu'il a trouvé les écouvillons qu'on ne trouvait pas ailleurs bah dites-moi comment peut-être parce que un laboratoire finance sa fondation c'est un laboratoire qui travaille sur la santé animale oui mais peut-être sur les tests mais il fallait le dire clairement je dis ça j'ai pas la réponse de savoir comment il a réussi à en avoir autant au moment où on en manquait un peu en France mais oui enfin il a réussi lui en avoir et il a testé et il a eu raison de tester à ce stade là c'était pas le plus important c'est plus important de tester maintenant où on essaye de repérer si ça repartait au moment où il y en avait partout en France et on teste pas assez aujourd'hui dites-moi on ne le teste pas vous ne savez pas que c'est désolant pour le personnel soignant pour les patients c'est désolant ces querelles scientifiques c'est pour ça que jusqu'ici nous on n'était pas rentré dans la querelle c'est vraiment quand on a commencé à dire aux gens vous avez été très mal soigné vous êtes mort parce qu'on ne vous a pas donné le bon médicament qu'on est rentré effectivement dans la bataille alors qu'en tant que société savante c'était pas notre objectif d'aller encombrer les plateaux télé pour dire on n'est pas d'accord avec un tel on n'est pas d'accord avec un tel Alain je crois que oui le débat était tellement confus qu'on ne sait plus moi je me mets j'ai été frappé oui allez-y j'ai été frappé à un moment on lui dit mais alors en fin de compte la méthodologie il y a quand même des études qui sont faites il répond la méthodologie ne m'intéresse pas on n'est plus au stade de la science c'est quand même très surprenant comme remarque pour balayer en fin de compte le fait que alors il conclut en disant il y a 50% des médecins dans le monde qui donnent de l'hydroxychloroquine mais où ?
le problème de toute cette intervention je trouve c'est qu'il n'y avait pas malheureusement à mon sens c'est ce qui nous a manqué de questions précises de réponses précises pas documentées moi je m'attendais vraiment à ce qu'on ait des éléments précis M.
Bourdillon quand il a parlé des masques il a donné des dates il a donné des chiffres c'était extrêmement précis là j'ai trouvé qu'on manquait de références et j'espère que tout à l'heure vous allez pouvoir Jean-Jacques être un petit peu plus précis avec lui j'essaierai moi vous savez je ne suis pas médecin donc je vais essayer de poser les questions du grand public les questions que tout le monde se pose est-ce que l'intuition est suffisante pour imposer des choix thérapeutiques en médecine alors ça c'est vraiment le point crucial parce que si on se met à accepter ça pour le Covid toute la médecine va se mettre à faire n'importe quoi il a dit hier à la fin de son audition que pour le sida il n'y avait pas eu besoin d'études randomisées qu'il suffisait de mesurer d'essayer un traitement et qu'on voyait si ça marchait alors que si on avait appliqué la méthode Raoult pour le sida je pense que les patients seraient encore en train de mourir c'est vraiment important de bien tester les médicaments de bien les évaluer avant de les imposer à tout le monde on ne peut pas faire ça sur l'intuition on va faire plein d'erreurs si on fait ça c'est un gros déchet est-ce que toute cette querelle autour de l'hydroxychloroquine c'est un gros déchet ?
c'est terrible parce que ça a occulté plein d'autres choses il y a quand on met en avant les conflits d'intérêts on sait c'est classique c'est connu mais là aussi il faut documenter il faut dire de quoi on parle est-ce que la fondation Mérieux qui aide l'IHU est aussi avec des laboratoires il y a plein d'éléments qui sont confusants et moi je regrette vraiment qu'on n'ait pas ici hier vu clairement les choses et qu'on n'ait pas documenté les réponses c'est mon vrai problème où en est-on de cette crise sanitaire professeur ? parce que vous êtes avec nous autant en profiter professeur un tas de vins où est-ce qu'on en est ?
pour la France pour l'instant c'est quand même c'est calme et c'est même plus calme que ce qui avait été anticipé à la fin du déconfinement donc il faut être très vigilant ça peut repartir vite mais pour l'instant on a l'impression que la stratégie qui consiste à repérer vite les cas et à éviter les chaînes de transmission en isolant les contacts en les testant et en les isolant fonctionnent bien mais on a cru par exemple que la chaleur allait tuer le virus on l'a entendu dire et tout à l'heure j'avais un auditeur qui me disait en Arizona en Floride où il fait très chaud actuellement le virus se prolifère il y a un point important à rectifier dans ce que je viens de dire c'est qu'il ne faut pas oublier la Guyane la Guyane est en train de se faire beaucoup alors quand on dit en France ça va bien c'est en métropole c'est important de le dire la chaleur on ne sait pas très bien honnêtement et la Guyane est un exemple c'est quand même un pays plutôt chaud et ça ne les empêche pas d'être en train de subir une crise très difficile ce que souligne la Guyane par contre c'est qu'on a probablement trop réagi pendant cette crise en tant qu'état c'est que par exemple la Guyane a été confinée pendant les deux mois où l'épidémie sévissait en Europe parce que la Guyane mais pas en Guyane et bien voilà et maintenant ils se sont déconfinés le 11 mai ils ont été obligés de se reconfiner parce que l'épidémie est en Amérique latine évidemment est-ce qu'il y aura des suites aux propos tenus par Didier Raoult ou le professeur Perron vous pensez ?
pour ce qui est oui je pense qu'en tout cas il faut que des suites même judiciaires ? il faut reconnaître qu'il y aura plein de déposés ? le conseil de l'ordre le conseil de l'ordre ? national a décidé d'auditionner de voir le professeur Perron pour lui demander des explications parce que c'est vrai que c'est une accusation grave par rapport à tous les autres médecins professeur ?
oui je pense que ce serait vraiment au conseil de l'ordre de faire ça et je pense qu'ils y réfléchissent beaucoup ça s'est accéléré depuis quelques jours maintenant qu'on sait que l'hydroxychloroquine ne fonctionne pas que les gens sont auditionnés donc je pense que ça va se débloquer de ce côté-là oui vous avez peur du comportement des français ? quand vous voyez le comportement des français les français qui organisent des réunions de famille qui portent moins le masque qui recommencent à s'embrasser ça vous inquiète ou pas franchement ?
professeur franchement non non je pense que les gens ont été globalement plutôt raisonnables quand même plus que ce qu'on aurait pu imaginer il y a trois mois et effectivement les gens se détendent un petit peu maintenant il faut faire attention mais je trouve que les français sont plutôt bien comportés globalement qu'est-ce que vous auriez envie de demander au professeur Raoult vous Alain Ducardonnay qu'il soit précis dans ses réponses c'est-à-dire ?
non mais c'est vrai que quand on dit il y a trois études qui sont a priori positives qu'on dise c'est les études que j'ai publiées moi-même à Marseille voilà ça c'est précis mais ne pas laisser entendre que les études internationales dites randomisées qui ne sont pas d'ailleurs le cas de celles du professeur Raoult à Marseille soyons précis il dit que les études randomisées plus personne n'en veut c'est vrai ou faux ah bah non c'est totalement faux vraiment on sait maintenant en médecine expliquez-nous les études randomisées expliquez-nous parce que professeur en fait l'idée c'est que si on choisit qu'on donne un médicament à un groupe de patients un médicament à un autre groupe s'il y a des différences entre les deux groupes s'ils n'étaient pas pareils au début on ne peut pas savoir si c'est lié aux médicaments ou si c'est parce qu'ils n'étaient pas pareils donc la randomisation c'est que les traitements sont tirés au sort le patient est tiré au sort pour savoir si on va recevoir par exemple l'hydroxychloroquine ou pas de traitement et quand on fait ça on s'aperçoit qu'au bout du compte les gens vont aussi bien qu'ils aient reçu l'hydroxychloroquine ou pas de traitement et c'est d'autant plus important qu'encore une fois l'évolution spontanée dans 85% des cas va vers la guérison donc vous ne pouvez pas savoir au bout de 8 jours si c'est le médicament ou si c'est l'évolution spontanée oui la guérison qui n'est pas toujours facile écoutez Carole qui est avec nous en direct Carole qui est à Perpignan bonjour Carole
bonjour
il est là tout à l'heure pas encore c'est le professeur Talvin qui est là et Alain Ducard moi je suis là oui oui je suis le trait d'union Carole vous avez fait 4 jours sous oxygène jour et nuit à cause du Covid
exactement ça m'est tombé sur la figure comme ça depuis je suis vidée exténuée je manque de souffle
ça fait combien de temps ça fait combien de temps Carole
ça fait 4 mois
4 mois
je suis 4 mois je suis exténuée et mon gros problème Jean-Jacques c'est que personne n'arrive à me donner de réponse je vais chez des pneumologues chez mon généraliste je fais de la kiné par moi-même parce que personne ne dit tiens on pourrait faire ça ou on pourrait essayer de faire ça c'est toujours dans des réponses un petit peu tremblantes on ne sait pas on ne sait pas ce qu'on peut faire on ne sait pas ce qu'on va vous donner mais moi je voudrais poser une question qu'est-ce qu'on peut me donner pour pouvoir me soulager j'ai une barre à la poitrine toute la journée toute la journée à l'effort ou pas à l'effort similaire à un début d'infarctus je dois m'arrêter sur la route parce que j'ai des pics au niveau de la poitrine qui me transpercent recto verso j'ai des douleurs ces douleurs qui deviennent complètement omniprésentes chez moi me font flipper complètement parce que je n'ai aucune réponse et j'avais une vie active j'avais une vie normale je n'ai que 55 ans et j'ai l'impression de vivre dans un EHPAD et d'être une mamie
les conséquences les conséquences terribles qu'on a un peu oubliées complètement un professeur ah oui ce qu'elle décrit effectivement retrouver chez peut-être 10 à 15% des gens y compris les gens qui n'ont pas fait de forme grave on est en train c'est vrai elle a raison de dire que c'est difficile quand on n'a pas les réponses mais la plupart de ces patients ont tendance quand même petit à petit à s'améliorer un petit peu et surtout on a fait des tas d'examens pour rechercher les maladies dont elle parlait un peu s'assurer que ce n'est pas un infarctus que ce n'est pas une embolie pulmonaire que les poumons ne sont pas en train de fibroser etc et tous les bilans jusqu'ici chez ce genre des patients sont plutôt rassurants donc on a l'impression que c'est la queue de la maladie qui a dû être Carole peu à peu d'après ce que nous dit le professeur Tadvin Alain Ducardonnay vous avez entendu ces témoignages on sait que dans les maladies virales souvent il y a une espèce de fatigue de symptômes un petit peu polymorphes et c'est vrai que malheureusement il faut être patient car ce que vient de dire le professeur est important
Je n'entends que ça excusez-moi je n'entends que ça soyez patient
Je sais bien mais c'est parce qu'on ne connait pas l'évolution spontanée malheureusement Il faut être humble on ne sait pas et donc on ne peut que vous encourager malheureusement parce qu'en tous les cas ce qui est rassurant c'est qu'il n'y a pas de maladie comme on vient de le dire qui sous-tendent ces symptômes Moi dans tous les cas je vais réagir en vraiment un auditeur lambda j'aime les médecins qui doutent je n'aime pas les médecins qui sont pleins de certitude Vous aussi professeur ?
Oui je pense que surtout devant un nouveau virus Un médecin doit douter Particulièrement quand un virus vient d'arriver et qu'on ne connait pas Oui On ne sait pas tout de ce virus On ne sait pas ce qu'il va devenir Merci messieurs Merci professeur Tatevin Merci Alain Ducardonnay Tout à l'heure Didier Raoul sera avec moi à partir de 8h20 sur RMC et BFM TV Il est 7h57
On va parler après le journal de la condition animale Imposer un certificat de connaissance minimale pour ceux qui veulent adopter un chien ou un chat ça fait partie des propositions qui figurent dans un rapport parlementaire qui vient d'être remis au gouvernement Loïc Dombreval député La République en marche des Alpes-Maritimes et président du groupe d'études qui a travaillé sur ce sujet sera avec Jean-Jacques Bourdin à 8h10 sur RMC RMC