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Podcast / conversationSUDRADIO· 17 juillet 2026 22 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTransportsSolidarités & famille

l’Etat doit-il enrayer la flambée des prix de l’essence cet été ?

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:25OuverteRéponse directe

    L'État doit-il enrayer la flambée des prix de l'essence cet été ?

  • 4:55OuverteRéponse directe

    Y a-t-il des solutions ? Que faut-il faire ?

  • 8:36OuverteRéponse directe

    Prenons les choses dans l'ordre : augmentation du cours du pétrole lié à la guerre, c'est inévitable ?

  • 9:56OuverteRéponse directe

    En termes de taxes, la France y va très fort ?

  • 12:17OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'on fait pour éviter que les Français ne se serrent la ceinture cet été ?

  • 16:29RelanceRéponse partielle

    Pourquoi ce qui est possible dans les DOM-TOM n'est pas possible en métropole ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:52InvitéChiffre
    « J'ai fait un plein diesel à 1,98. »
  • 4:26InvitéChiffre
    « 10 dollars de renchérissement du baril, c'est à peu près 6 à 7 centimes en plus. »
  • 10:01InvitéChiffre
    « Sur les 2 euros de prix, il y a 1 euro de taxe environ. »
  • 17:38InvitéChiffre
    « 50 milliards. »

Temps de parole

  • Présentateur39 %
  • Invité26 %
  • Invité 210 %
  • Invité 39 %
  • Invité 47 %
  • Invité 56 %
  • Invité 62 %

2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Oui, puisque maintenant, bonsoir, les vraies voies de l'été débutent à l'aube d'un nouveau week-end et d'une vague de départ en vacances. Quel que soit votre scénario, Sud Radio vous accompagne, le sommaire de cette émission. Parmi les calvaires du moment, passer à la pompe à essence, plus de 2 euros le litre, quel que soit le carburant, ça tombe mal et certains profitent de l'opportunité pour engranger les profits. D'où la question du soir, hashtag carburant, l'État doit-il enrayer la flambée des prix de l'essence cet été ? Sinon, on va tous se serrer la ceinture. A 18h10, le grand débat, déjà 32 000 hectares ont brûlé depuis le début de l'année.

La gauche pousse un cri d'alarme car la mise en avant des actes criminels à l'origine de ces feux occultes, selon elle, et la question de la lutte contre le réchauffement climatique est donc occultée. Nous vous interrogeons, récupération politique, le drame des feux de forêt est-il d'abord un problème de réchauffement climatique ou d'incivilité ? Alors les deux fonctionnent évidemment, mais d'abord, puisque il y a d'un côté la gauche qui dit c'est d'abord le réchauffement climatique et de l'autre côté la droite qui dit c'est d'abord les incivilités. Réagissez au 0826 300 300 ou sur nos réseaux sociaux et notre chaîne YouTube. N'hésitez pas, vous êtes les bienvenus.

Je vous présente tout de suite les vraies voix. Un trio de chocs, un trio qui ne part pas en vacances du coup, et bravo. Avec Michael Sherman, conseiller municipal inscrit sans étiquette et président de l'association Engagement France Solidarité. Bonsoir Michael. Bonsoir Frédéric. Pas de départ ? Pas de départ, on est là pour les vraies voix. Super. Face à vous, quelqu'un qui vous veut du bien ou pas, on verra. Yann Le Dors, chef d'entreprise dans le domaine de l'automobile, justement. Vous avez des choses à nous dire. Bonsoir Yann. Bonsoir Frédéric. Les gens sont partis sereins avec leur voiture ou pas ? Non, pas trop ? Oui. S'ils ont fait l'entretien, oui.

Sinon, vous avez vu, vous avez vu le professionnel. Bon, et puis alors évidemment, d'aucuns disent jeudi c'est Ravioli et vendredi c'est René Chiche. Vous connaissez la phrase. Ah, c'est l'humain ? Oui, René Chiche.

2:17
Invité

Je pars en vacances.

2:19
Présentateur

Ah oui, oui, oui. Pas aujourd'hui, mais je pars en vacances. Oui, oui. Bah oui, c'est ça l'avantage des gens qui ont un fort pouvoir d'achat, évidemment. Vous êtes journaliste pour le site idbooks.com et pour Galaxy TV. C'est ça. Je ne sais jamais avec prononciation. Parfait. Etc, etc. Bon, vous êtes donc prêts, les vraies voix. Il y a la question, on pense vraiment à vous qui êtes dans la voiture. Alors, si vous partez en vacances ou si vous revenez du boulot, parce qu'il y a du monde sur les routes, soyez patients. Mais justement, on ouvre le débat. Vous prenez la route et jetez un oeil sur les prix du litre du carburant et vous sursautez. Il fallait s'y attendre.

Les Etats-Unis bombardent à nouveau l'Iran. Le détroit d'Ormouz redevient impraticable. Les cours du pétrole grimpent. Enfin, pas tant que ça, d'ailleurs. Il est temps de réagir pour empêcher que les Français ne se serrent trop la ceinture pendant leurs vacances. La question du soir, hashtag carburant. L'État doit-il enrayer la flambée des prix de l'essence cet été ? Nous avons, chère Vraie Voix et vous, les auditeurs de Sud Radio, l'immense plaisir d'avoir la référence sur les questions énergétiques. Il est l'incontournable. Philippe Charles. Bonsoir, Philippe. Bonsoir, Frédéric. Bon, et évidemment, ça n'a échappé à personne. Vous vous êtes garé.

Vous êtes en voiture parce que vous aussi, vous étiez sur le chemin. Mais je voulais absolument vous avoir un déjà pour savoir si les prix, vous avez vu un peu les prix de l'essence là en venant ou pas ?

3:52
Invité

Alors, j'ai vu hier puisque j'ai fait le plein de ma voiture hier et donc j'ai mis du diesel. Pourtant, c'était dans un intermarché, donc on va dire chez la grande distribution et ce n'était pas sur l'autoroute. Et donc, j'ai fait un plein diesel à 1,98.

4:06
Présentateur

Oui, on y était presque, au 2, mais enfin les deux, c'est partout. Alors, oui, oui, Philippe, oui.

4:15
Invité

Oui, donc je voulais dire qu'à peu près en une semaine, le baril est quand même qui était redescendu à 70 dollars, cote là cet après-midi à 87 dollars. Il faut savoir que 10 dollars de renchérissement du baril, c'est à peu près 6 à 7 centimes en plus. Donc, on était entre 1,85 et 1,90, on était retombé. On verra pourquoi est-ce qu'on n'était pas retombé plus bas. Et là, on a repris entre 10 et 15 centimes. Donc, effectivement, on refrôle les 2 euros, c'est mécanique.

4:49
Présentateur

Oui, et ça fait peur. Et ça fait peur. Alors, y a-t-il des solutions ? Que faut-il faire ? Moi, je sollicite déjà autour de la table les vraies voix. Il y a quand même un gros problème. C'est-à-dire qu'on part en vacances et quelle que soit la conjoncture, Michael Sherman, il y a ce tarif exorbitant.

5:09
Invité

C'est le même scénario tous les ans. Tous les ans, on a l'impression de revivre un petit peu. Alors, il y aura toujours le prétexte des guerres. Il y aura toujours des enjeux internationaux qui impacteront le pouvoir d'achat des Français. Mais je pense que l'État, c'est là où il doit jouer son rôle. Il peut jouer sur la fiscalité, il peut jouer notamment sur le taux appliqué. Et je pense qu'à ce jour, l'État ne joue pas son rôle. René Chiche ? C'est-à-dire que jusqu'à présent, le gouvernement a refusé toute forme réellement de solutions réelles et concrètes par rapport à ce sujet. Moi, je vous dis tout de suite, je ne suis pas un grand spécialiste de ce sujet. On a affaire à monsieur.

Mais vous avez une voiture. Non, je n'ai plus de voiture, mais je suis un pur parisien. Donc, je n'ai plus de voiture. Je conduis. Vous êtes à vélo. Non, je suis à pied. Je suis à pied. Ou en taxi, ou en transport en commun. Je n'ai plus de voiture, je suis un pur parisien. Donc, c'est vrai que moi, je ne suis pas hyper... Mais c'est vrai que le gouvernement a pour l'instant refusé toute forme réellement. Vous voyez, il agit au coup par coup. C'est ça le problème, parce qu'il est au coup par coup. Et maintenant, quelle est la solution à envisager dans ce domaine ? Parce que c'est vrai que c'est quand même lié à la situation internationale qui change de semaine en semaine.

Donc, est-ce qu'un gouvernement actuellement peut agir vraiment ? Je ne sais pas. En plus, franchement, on ne sait plus qui croire. Vous avez la porte-parole du gouvernement qui dit que les Français qui avaient droit aux fameuses aides sont à peu près 40% à l'avoir touché. Vous avez le député PS, Philippe Brun, qui lui a dit que c'était absolument faux et que c'était en fait une opération fiasco, ce qu'avait fait le gouvernement. Donc, vous voyez, qui croire dans ce domaine ? Parce que franchement, ce n'est pas très évident à comprendre.

6:43
Présentateur

Et le côté béotien que vous avez mis en avant et qui vous honore, parce que vous êtes honnête, en tout cas, a le mérite de poser les vraies questions. Et c'est la raison pour laquelle Philippe Charles est là. Bien sûr, j'ai des questions. Je continue mon petit tour de table. Alors là, on a un spécialiste, Yann Ledort. Yann, il y a des gens qui s'en mettent plein les poches sur ces augmentations ou pas ?

7:04
Invité

Alors, je pense que c'est quand même toujours difficile à savoir où se situent les marges. Par contre, je pense que sur ce type de problème, on manque surtout de vision et de pragmatisme. La vision, c'est parce qu'on en est encore à la vision de De Gaulle et du nucléaire d'il y a 40, 50 ou 60 ans. Et je pense que par rapport au problème pétrolier, aux dépendances des matières premières, on a besoin d'une vision pour savoir comment on doit orienter la société. Et là, ça fait défaillance depuis très longtemps. Et puis surtout, on manque de pragmatisme parce qu'on fait des chèques énergie comme on fait des chèques légumes, comme on fait des chèques culture.

Et je pense que ce n'est pas là la solution. La solution, elle est de savoir quel est l'impact sur l'économie, quel est l'impact sur le pouvoir d'achat des Français et de savoir comment on doit le gérer. Et aujourd'hui, je pense que... Alors, je ne suis pas au pouvoir, donc c'est assez facile de le dire comme ça au micro. Peut-être que vous y serez un jour, on ne sait jamais. Je ne sais pas. En tout cas, il y aura peut-être plus de pragmatisme et plus d'analyses un peu concrètes. Mais ce qui est sûr, c'est que... Enfin, moi, je crois en tout cas que la discussion, ce n'est pas de savoir si les Français perdent du pouvoir d'achat ou pas.

C'est que ça permet de renflouer un peu les caisses parce qu'il y a beaucoup de taxes sur le pétrole et quand le pétrole augmente, ça fait rentrer des taxes. Par contre, il faut savoir quel est l'impact sur l'économie. Si ça fait ralentir l'économie, à un moment donné, on peut être en droit d'attendre un plafonnement des taxes de manière à éviter l'impact sur l'économie et le pouvoir d'achat. Moi, c'est comme ça que je ferais.

8:20
Présentateur

Je salue, vous trois, votre capacité à poser les vraies questions sur la table et c'est là qu'on se retourne vers Philippe Charles. Alors, Philippe, déjà, prenons les chances dans l'ordre. Alors, attends, Philippe, je prends le volant. Laissez-moi. Philippe, déjà, on est d'accord, augmentation du cours du pétrole lié à la guerre, ça, on n'y coupe pas. On est d'accord. Premier point.

8:44
Invité

Alors, attendez, attendez, parce qu'il y a deux leviers sur lesquels on ne coupe pas. Il y a effectivement l'augmentation du prix du baril de pétrole brut, donc qui est effectivement lié à la guerre. Il y a une deuxième composante dont on parle moins, mais qui est aussi liée purement au marché et à la situation internationale. Ce n'est pas seulement le prix du pétrole brut, c'est le prix des produits raffinés. Or, il faut savoir que nous avons fortement diminué nos capacités de raffinage en Europe. Pour de bonnes et de mauvaises raisons, on ne va pas revenir là-dessus. On a apporté énormément de diesel, notamment de Russie, qu'on ne veut plus apporter pour des raisons d'embargo.

Ce qui veut dire qu'aujourd'hui, il y a une pénurie de diesel sur les marchés mondiaux, d'où une augmentation assez considérable, presque supérieure à l'augmentation du prix du baril, ce qu'on appelle la marge de raffinage, c'est-à-dire en fait le prix du produit raffiné à Rotterdam. Et à nouveau, comme sur le prix du baril, on n'a aucun impact là-dessus.

9:38
Présentateur

Et là, on est d'accord, l'État ne peut rien faire. Et dernier point, parce que vous connaissez très bien l'émission, Philippe, on va marquer une petite respiration. Et puis dans un instant aussi, les auditeurs de Sud Radio vont vous poser des questions et intervenir au 0 826 300 300. Philippe, vous nous confirmez qu'en revanche, en termes de taxes, la France y va très fort.

10:01
Invité

Alors la France y va très fort, puisque sur les 2 euros de prix, il y a 1 euro de taxe environ, auquel il faut rajouter, ça n'est pas vraiment une taxe, mais c'est intégré à ce qu'on appelle la marge de distribution. Ce sont les fameux certificats d'économie d'énergie, qui sont un prélèvement redistribué au profit de la transition énergétique, et qui compte quand même pour 17 centimes au litre. Donc on a globalement 1 euro 17 de prélèvement de l'État sur les 2 euros par litre.

10:33
Présentateur

Ce qui veut dire que notre question du soir tient bien, hashtag carburant, l'État doit-il enrayer la flambée des prix de l'essence cet été ? Nous vous posons la question à vous les auditeurs. Vous êtes éclairé par notre expert Philippe Charles, Vous êtes accompagné par nos vraies voix, Mickaël Sherman, René Chiche et Yann Ledortz, et vous intervenez au 0826 300 300 dans 2-3 petites poignées de secondes. 17h20, les jours de départ. Passé à la pompe à essence, plus de 2 euros le litre, quel que soit le carburant. Certains en profitent pour engranger des profits sur le dos des automobilistes.

La question du soir, hashtag carburant, l'État doit-il enrayer la flambée des prix de l'essence cet été ? Nous avons un expert pour nous éclairer, Philippe Charles. Nous avons nos trois vraies voix ce soir, Mickaël Sherman, René Chiche, Yann Ledortz. Vous intervenez au 0826 300 300. Et pour ceux qui ont justement voté sur la chaîne YouTube de Sud Radio, Quentin Saunier. Bonsoir Quentin, quelle est la tendance ? Alors, à la question, l'État doit-il enrayer la flambée des prix de l'essence cet été ?

11:42
Invité

La tendance, elle est très nette. Les gens disent oui à 90%. Comme ça, c'est clair. Beaucoup de commentaires également. On a Ledio qui nous dit Non, si vous acceptez cela, vous augmenterez la dette et vous devrez la rembourser plus tard avec de nouveaux impôts. On a Nolan qui dit oui, mais en baissant les taxes, à quoi sert de nous prendre notre argent ? Via les taxes, si c'est pour le dépenser dans des aides par la suite.

12:02
Présentateur

C'est vrai que c'est le serpent qui se mord la queue.

12:04
Invité

C'est pas mal vu ça, oui. C'est ça. Et on a Nicolas qui nous fait une sorte de conclusion. Plus d'État ou moins d'État, faudrait savoir.

12:11
Présentateur

Oui, très intéressant. Justement, Loïc au 0826 300 300. Loïc de Toulouse. Bonsoir, Loïc. Oui, bonjour. Bonsoir, bonsoir. C'est toujours le fameux. Bon, alors qu'est-ce qu'on fait ? On fait un gros truc pour éviter qu'on ne se serre la ceinture et qu'on n'aille pas au restaurant, etc. pour cet été. Vous voyez les choses comment ?

12:33
Invité

Alors, moi, de toute façon, je fais 66 km par jour pour aller bosser. Donc, que l'essence soit 1, 60, 1, 40 ou 2, ça ne changera rien. Ma problématique, il faudra quand même que j'aille travailler pour pouvoir remplir mon réservoir, pour pouvoir aller travailler, pour pouvoir remplir mon réservoir. Hum, ouais. Déjà. Voilà. Je suis parti de Toulouse samedi dernier. Je vous appelle de Huesca en Espagne. Ah, oui. Où je ne vais pas tarder à faire le plein de ma voiture. Je l'ai fait, hein, 93 samedi. Oui. Là, j'ai la station Carrefour sous les yeux, essence 95, 1, 45, 3.

13:10
Présentateur

Aïe, aïe, aïe. Le voilà, le témoignage. Eh oui, Loïc. Votre témoignage. Le 98, 1, 61.

13:18
Invité

Le gasoil de base, 1, 52. Le gasoil premium, 1, 56.

13:23
Présentateur

Eh bien, voilà. Eh bien, voilà. Qu'est-ce que vous faites à Huesca ? Si on reprend la question du début... Oui, qu'est-ce que vous faites à Huesca ? Si vous reprenez votre question du début, je vous fais dans vacances, tout bêtement. D'accord. Donc, sur la question du début, oui, l'État doit faire quelque chose. Vous répondez ça, vous.

13:38
Invité

Alors, déjà, il va surtout commencer à peut-être renvoyer un certain nombre de hauts fonctionnaires qui ne savent que pondre des super chèques à tire-larigots. Parce que, même en étant gros rouleurs, je peux vous dire que remplir les 15 serfas pour toucher royalement 100 euros, j'ai beau être Bac plus 5 en droit, je me suis rendu compte qu'il me fallait un doctorat pour remplir les serfas de notre administration fiscale. Non, je pense que l'État, maintenant, il faut qu'il arrête ses conneries, parce que là, on est dans de la connerie. Il y a un moment, ce n'est pas le débat, est-ce qu'il faut qu'il prenne des taxes ou est-ce qu'il ne faut pas qu'il en prenne ?

Moi, qu'il en prenne, ça ne me dérange pas, à la seule condition qu'on ait enfin une vraie vision stratégique de quels sont les services publics fondamentaux et qu'on arrête toute la dilapidation de l'argent public en France.

14:28
Présentateur

Merci, Loïc, pour ce témoignage hyper intéressant. Bonnes vacances en Espagne, vous, le Toulousain. Alors, justement, Philippe Charles, qui lui aussi est sur le chemin des vacances. Je suis arrêté, je suis arrêté. Oui, oui, évidemment, vous vous êtes arrêté, pas par la police, mais vous, vous êtes arrêté. Non, non, non. Bon, Philippe, on vient d'écouter Loïc, il y a 30 centimes d'écart entre l'Espagne et la France. Quand on a dit ça, on a tout dit, non ?

15:00
Invité

Si on prend les Etats-Unis, c'est encore pire. Aux Etats-Unis, c'est à peu près, et les Etats-Unis et les Américains trouvent ça extrêmement cher, 3,80 dollars le gallon, et dans un gallon, il y a 4 litres, donc ça veut dire que c'est moins d'un euro le litre aux Etats-Unis. Donc, parce que, aux Etats-Unis, pratiquement, les carburants ne sont pas taxés. Donc, effectivement, oui, Loïc a tout à fait raison. Il remet d'ailleurs en cause, non pas seulement la fiscalité sur l'essence, mais d'une façon générale, le modèle français.

Il faut savoir que la fiscalité sur l'essence est quand même un revenu de l'ordre de 50 milliards d'euros par an, c'est-à-dire que c'est presque autant, pas loin finalement, que l'impôt sur le revenu. Donc, ça veut dire que c'est intégré dans un modèle global. Et d'ailleurs, quand on voit les Français se plaindre notamment du prix de l'essence, je pense que ça intègre une problématique bien plus importante. Il faut quand même rappeler que le prix du transport et de l'énergie, c'est de l'ordre de 8% de la dépense d'un ménage, alors que le logement, c'est 30%.

Donc, ce qui veut dire que globalement, on descend rarement dans la rue pour se plaindre du prix du logement, alors que si les familles et les ménages sont bien plombés par une dépense, c'est celle du logement.

16:22
Présentateur

Alors, attendez Philippe, parce que René Chiche, justement, veut vous interpeller.

16:29
Invité

Il semble, M. Charles, que dans les dom-toms, le prix du carburant est réglementé par le préfet, je crois. Alors, pourquoi ce qui est possible dans les dom-toms n'est pas possible en métropole ? Alors, l'approvisionnement est très différent. Vous me posez un peu une colle, je connais assez mal les prix dans les dom-toms, et j'ignorais qu'il y avait une réglementation particulière, mais c'est vrai que les règlements des dom-toms sont souvent très particuliers dans beaucoup de domaines, donc là, je n'ai pas trop la réponse.

17:01
Présentateur

Mais encore une fois, alors bon, ça c'est la spéciale René, mais on va piéger tout à l'heure. Non, non, excusez-moi Philippe, je confirme que c'est réglementé. Bref, Philippe, c'est ma mère.

17:13
Invité

C'est vrai que vous adorez, Frédéric, on peut régler. Non, c'est vrai que je confirme qu'il y a une réglementation dans les dom-toms pour le prix des carburants, donc je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas possible. Oui, mais alors, selon le code du commerce, ou de la concurrence, je ne sais plus exactement lequel, en cas de situation de crise, je crois qu'il serait possible de réglementer ce prix. Donc on se demande bien pourquoi les pouvoirs publics ne veulent pas réglementer vraiment ce prix. 50 milliards.

17:39
Présentateur

Alors, Yann Ledort, sur ce que dit Philippe Charles, si vous voulez lui aussi lui poser une question et le piéger, n'hésitez pas, ça sera difficile, mais réaction sur ce qu'il vient de se dire, là.

17:51
Invité

Je crois surtout que la réponse est dans ce que a dit le dernier auditeur. C'est-à-dire que l'arbitrage, il se fait sur les 50 milliards qui ont été annoncés. C'est-à-dire que si on veut plafonner les taxes sur le carburant, ça veut dire qu'à un moment donné, il faut aller chercher le remboursement de la dette sur d'autres moyens de taxes et d'impôts. Et aujourd'hui, comme on n'a pas de vision au niveau de l'État pour savoir comment on va gérer cette dette et comment on va arbitrer les priorités, on fait semblant de prendre des décisions, on sort un chèque. Mais encore une fois, ce chèque carburant, moi ça me fait penser au Covid.

Ça me fait penser au Covid et aux quatre pages pour l'attestation pour pouvoir sortir de chez soi. C'est exactement ça. On fait un effet d'annonce pour faire croire qu'on va aider les plus démunis ou ceux qui ont plus besoin de leur voiture pour aller chercher une petite subvention. Mais au final, on croise les doigts pour que le peu de gens puissent le remplir ou fassent l'effort. Michael Sherman, la hausse du prix du carburant, elle touche les travailleurs. Aujourd'hui, ceux qui sont impactés, c'est ceux qui n'ont pas le choix. Les décisions sont prises à Paris.

18:48
Présentateur

Oui, parce que là, on parle des vacances.

18:51
Invité

Les décisions sont prises à chaque fois à Paris, mais Paris, ce n'est pas la France. Et les Français qui vivent en province, qui nous écoutent, qui vivent dans des zones périurbaines, ils n'ont pas le choix d'aller travailler. Donc, en fait, cette dépense, ce coût mensuel qui impacte fortement le petit revenu qu'ils ont à la fin du mois, et bien souvent, ils sont à découvert, ils n'ont pas le choix. Donc, en fait, c'est quelque part un petit peu un viol consenti où, de toute façon, ils vont devoir payer et aller prendre de l'essence. Parce que s'ils veulent aller travailler à 25 ou 45 kilomètres de chez eux, et c'est que l'aller, ils doivent aller à la pompe à essence.

Donc, je pense qu'il y a une déconnexion des réalités, des décisions qui sont prises à Paris par les ministères au niveau du gouvernement. Réaction, Philippe Charlaise. Oui, alors moi, ce que je voulais dire, c'est qu'il y a quand même, j'en ai déjà parlé, une contribution qui n'est pas une taxe, qui s'appelle les certificats d'économie d'énergie. Oui, c'est vrai. Ça compte pour environ 16 à 17 centimes, et c'est une contribution qui est donc prélevée, puis redistribuée. Et d'ailleurs, son efficacité est très questionnable aujourd'hui, notamment redistribuée pour la transition énergétique, pour les subventions sur les voitures électriques, ou bien sur la rénovation thermique des logements.

Et donc, ce que je pense, c'est que... Et d'ailleurs, moi, j'avais proposé ça dès le mois de mars. Il y a pas mal de personnes qui m'ont rejoint, notamment Alexandre Jardin, David Listard, je me rappelle. C'était de supprimer momentanément ces certificats d'économie d'énergie. Donc, d'arrêter pendant quelques mois, le temps que la crise se tasse. Et ça permet, effectivement, premièrement, un effort de l'État. Donc, l'État montre l'exemple. Et ça permettrait de réduire le prix d'environ, je dis, une quinzaine de centimes, on va dire. Donc, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, à deux, qui est un seuil assez psychologique pour les consommateurs, de redescendre à 85.

20:52
Présentateur

Et ce qui n'est pas négligeable. Merci mille fois, Philippe Charles, de nous avoir éclairé de vos lumières. Voilà, c'est un sujet. Alors, bon courage. Merci à vous.

21:03
Invité

Simplement, je peux... Ah, ah, ah, Philippe, très vite, Philippe, oui. Absolument, c'est dans votre futur débat. C'est donc de bien savoir que le déclenchement des feux de forêt est bien d'origine humaine. Et le réchauffement climatique est un catalyseur, un accroissement du risque.

21:24
Présentateur

Vous vouliez nous lancer sur le débat de tout à l'heure, 18h. Mais avant, on va voir l'arrivée du Tour de France. Restez bien avec nous. Restez bien avec Les Vraies Voix. A tout de suite. 17h-20h, Les Vraies Voix Sud Radio.

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