Candidats problématiques du RN aux élections municipales : "Jordan Bardella n'a pas la main qui tremble"
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Une autre actualité dans cette campagne des municipales, c'est le retour de ce que Jordan Bardella avait lui-même baptisé les brebis galeuses. Vous vous parlez plutôt généralement de dingue. Dernier cas en date à Carpentras. Votre candidat a été désinvesti après la découverte par la presse de publications racistes sur les réseaux sociaux. Le parti, le RN, avait expliqué qu'il avait mis en place des filtres automatiques pour scanner les réseaux sociaux. Visiblement, ces filtres ne fonctionnent pas très bien.
C'est vrai qu'on ne peut pas tout contrôler. C'est vrai que lorsque des candidats ne correspondent pas à la ligne politique qui est la nôtre, lorsqu'ils tiennent des propos que nous ne pouvons pas accepter, que se passe-t-il ? On les désinvestit.
Ce n'est pas très compliqué quand vous avez une tête de liste de remonter le fil de ces réseaux sociaux.
Les gens ne disent pas tout sur leurs réseaux sociaux. Certains peuvent les cacher. En l'occurrence, c'était des tweets sur les réseaux sociaux. Qui visait Omar Sy, qui visait Daniel Bonneau. Puisque c'est passé à travers, quand on l'a découvert, on a désinvesti ce monsieur. Et il passera en commission des conflits. Et c'est ça notre boulot, nous. Un parti politique responsable, c'est de dire que quand quelqu'un n'est pas dans la ligne ou qu'il a des propos pas acceptables, on le désinvestit. Je vous citais tout à l'heure des candidats de la France. Mais vous ne dites pas que ça ne marche pas bien chez vous pour filtrer ces candidats ?
Je pense que tout le monde est confronté au même problème. Je vous ai cité tout à l'heure des candidats de la France insoumise, mais je ne vais pas rester là. Est-ce que ça veut dire que si la France insoumise investit un pédophile, est-ce que ça veut dire que tous ces candidats sont pédophiles ? Si Renaissance investit M. Santini, qui est poursuivi à 85 ans pour de multiples agressions sexuelles, est-ce que ça veut dire que M. Gabriel Attal investit des candidats qui ont des inclinaisons problématiques ? Est-ce que LR, qui a investi longtemps M.
Perdrio à Saint-Etienne, qui est un délinquant notoire qui aujourd'hui, je crois, est en prison, est-ce que ça veut dire que LR est habitué à investir des candidats qui soient des délinquants ? Vous voyez, on est tous confrontés aux mêmes difficultés. C'était le cas aussi pour les Verts, à Saint-Ouen, avec une candidate qui a préféré renoncer après des attaques homophobes.
On vous en parle parce qu'il y avait eu des législatives où il y avait quand même un grand nombre de cas de candidats du Rassemblement national problématiques.
Non, il y en a eu une dizaine et les cas étaient très différents. Sur le nombre de candidats, il y avait à la fois des candidats qui n'avaient pas forcément le niveau mais qui ne posaient pas de problème de ligne politique, n'avaient pas le niveau pour devenir député, il avait fallu les désigner en cinq jours, et il y avait un très petit nombre de cas de candidats problématiques. Mais je vous ai parlé de candidats islamistes, de candidats pédophiles, de candidats qui commettent des agressions sexuelles, de candidats qui sont des délinquants. Ça ne fait pas pourtant la ligne politique des partis politiques qui les investissent.
Vous voyez, tous les partis en réalité sont confrontés à la même chose parce que la politique intéresse ou permet à des gens de s'intéresser à des enjeux alors qu'ils n'auraient pas à le faire. Et c'est vrai que nous, notre boulot c'est de gendarmer tout ça. Et nous le faisons, je crois, avec beaucoup de bonne volonté, beaucoup de sens des responsabilités. Et quand il y a ce type de problème, Jordan Bardella n'a pas la main qui trempe, c'est le moins qu'on puisse dire.
Jordan Bardella