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Podcast / conversationC dans l'air (sur YouTube)· 19 mars 2021 4 minContradictoireActualité / polémiqueSantéEurope & international

Pourquoi Macron hésite ? - Reportage #cdanslair 18.03.21

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Pourquoi Macron hésite ?

  • 1:48OuverteRéponse directe

    Quel est le sort des écoles ?

  • 2:26RelanceRéponse partielle

    Est-ce que jamais le pouvoir a été aussi concentré ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10PrésentateurFait
    « Il reconnaît que l'exécutif est en train de perdre la course de vitesse entre les variants et le vaccin. »
  • 3:15PrésentateurChiffre
    « Entre mardi et hier, la France a enregistré 38 000 cas de coronavirus en plus. »
  • 3:27PrésentateurChiffre
    « En Ile-de-France, plus de 1100 malades du Covid-19 en réanimation. »
  • 4:09PrésentateurFait
    « L'Agence européenne des médicaments vient de rendre son verdict : pour elle, c'est un vaccin sûr. »

Temps de parole

  • Présentateur51 %
  • Invité13 %
  • Invité 210 %
  • Présentateur 29 %
  • Invité 38 %
  • Invité 47 %
  • Invité 54 %

2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Il aura consulté jusqu'à la dernière heure. Hier soir, le président Macron est à l'écoute des soignants à l'hôpital de Poissy et joue la carte de la prudence. Il reconnaît que l'exécutif est en train de perdre la course de vitesse entre les variants et le vaccin.

0:17
Invité

On prendra les décisions qu'on doit prendre.

0:20
Présentateur

Après le corps médical, c'est auprès d'une douzaine d'élus franciliens qu'il s'est entretenu hier soir par visioconférence, dont le son est capté par l'une des personnes présentes.

0:29
Invité

La vie dans cette région est quand même un peu différente. Le confinement de week-end est une mesure qui est compliquée à temps. On a des gens qui rentrent tous les soirs plus tard chez eux quand ils vont travailler. On ne peut pas les reconfiner pendant le vendredi soir ou dimanche soir. Là, c'est une vie qui est impossible. Donc, ça veut dire qu'il faut sans doute une mesure de freinage.

0:50
Présentateur

Et parmi les interlocuteurs hier, le maire de la ville de Poissy.

0:54
Invité

On parle de mesure de freinage en semaine. Moi, je pense qu'il va élargir encore un peu plus et contraindre le télétravail. Et puis, le week-end, les restrictions. Le week-end, les restrictions. Et les restrictions qui passeront certainement par beaucoup plus, je dirais, de contrôle sur typiquement les respects des gestes barrières.

1:16
Présentateur

Chacun y va de son interprétation. Car l'homme qui décide, seul maître à bord, c'est lui, Emmanuel Macron, dont le visage fait la une des journaux ces dernières semaines. Un président qui semble vouloir riposter seul face au virus. Sur la table, deux scénarios probables pour notamment deux régions très touchées. Les Hauts-de-France et l'Île-de-France. Premier scénario, un confinement le week-end. Le second, un confinement permanent. Des mesures qu'il reste à détailler et qui seraient appliquées dès ce week-end. Autre interrogation, le sort des écoles. L'hypothèse de leur fermeture ne ferait pas partie de la base de travail, selon le gouvernement.

Une hyper-présidence dans le viseur de l'opposition politique qui reproche au chef de l'État de prendre seul toutes ses décisions.

2:04
Invité

Je ne sais pas s'il a perdu son pari, mais ça fait un an qu'il prend des mauvaises décisions. De manière très claire, je dis il parce que c'est lui qui en dernière instance les prend. Moi, ce que je crois, c'est que la démocratie, c'est non seulement nécessaire, mais c'est efficace en termes de système. Parce qu'on est toujours souvent plus intelligent quand on réfléchit à plusieurs.

2:20
Présentateur

Moins de démocratie, selon des parlementaires, qui regrettent de ne pas être plus consultés.

2:26
Invité

Est-ce que jamais le pouvoir a été aussi concentré ? Et la grande leçon de cela, peut-être qu'il dit talent, peut-être qu'il est intelligent, mais un seul homme ne peut pas tout coordonner.

2:35
Présentateur

Et même du côté des scientifiques, la critique est sévère.

2:40
Invité

Emmanuel Macron a voulu se présenter comme le sauveur des Français qui les protégeait de ce confinement qui est une potion terriblement amère dont ils sont totalement lassés. Et il s'est dit, il y a un créneau, comme il considère que maintenant il connaît tout de l'épidémiologie. Je vais peut-être y parvenir, maintenant le président, mais c'est de la politique dont je ne m'en mêle pas, le président aura à gérer l'échec de ce pari.

3:11
Présentateur

Un échec, car la situation sanitaire s'aggrave depuis plusieurs jours. Les hôpitaux sont au bord de la saturation. Entre mardi et hier, la France a enregistré 38 000 cas de coronavirus en plus. Un niveau encore jamais atteint depuis novembre 2020. En Ile-de-France, plus de 1100 malades du Covid-19 en réanimation. C'est plus que les capacités maximum d'accueil. Le virus n'est pas sous contrôle, parce que vous avez vu, le taux d'incidence est supérieur à 400. Parce qu'il y a autant de malades en réanimation aujourd'hui qu'il y en avait au pic de la deuxième vague, quand ça commençait à redescendre. Le moment est venu parce que ça ne commence pas du tout à redescendre.

On est plutôt dans une phase d'accélération. Une accélération d'un côté et une suspension de l'autre, celle de la vaccination pour le vaccin AstraZeneca, après des cas de thrombose dans plusieurs pays. Mais il y a une heure à peine, l'Agence européenne des médicaments vient de rendre son verdict. Pour elle, c'est un vaccin sûr. Jean Castex et Olivier Véran, eux, pourraient dévoiler leur décision sur ce vaccin tout à l'heure.