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Conférence de presseINA Actu· 23 juillet 2012 37 minActualité / polémiqueJusticeÉconomie & entreprisesDéfenseEnvironnement & énergie

20 heures : [émission du 24 octobre 2008]

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0:05
Présentateur

Bonsoir, bonsoir à tous, bienvenue. Voici les titres de votre journal. Une erreur d'écriture sur un document administratif à l'origine de la libération d'un détenu soupçonné de viol. Une faute de frappe qui accable les familles de ces victimes présumées. Nicolas Sarkozy demande ce soir sa réincarcération. En septembre dernier, un professeur se suicidait. L'un de ses élèves l'avait publiquement accusé de l'avoir giflé. Aujourd'hui, l'adolescent de 15 ans avoue avoir menti. Il devrait être mis en examen. Le marché automobile touché de plein fouet par la crise. Presque tous les constructeurs envisagent des licenciements. En France, Renault ferme ses usines pour la Toussaint.

Ralentissement aussi chez Peugeot Citroën. Leur titre d'Evis en bourse conforme à la tendance générale. Mini-crack aujourd'hui sur les places financières européennes. A 11 jours de la présidentielle américaine, plongée chez les chrétiens évangéliques. 60 millions de personnes, autant d'électeurs. Pour qui votent ceux qui sont considérés comme des fondamentalistes ? C'est ce que nous verrons. Et puis, il devrait vite se débarrasser de son surnombre. Le poussin, dixième joueur mondial. Le français Gilles Simon s'est qualifié cet après-midi pour les demi-finales du tournoi de tennis de Lyon. Lui-même n'en est pas revenu. Ce détenu provisoire qui a quitté hier soir la maison d'arrêt de Frennes.

Un français d'origine uruguayenne soupçonné de viol sur deux personnes. C'est une erreur d'écriture qui est à l'origine de ce que les avocats des familles de victimes appellent une faute lourde. Ils envisagent de poursuivre l'état en justice. Arme aux comptes, Yvan Maco, Dominique Masse. Il est accusé de viol, d'enlèvement, de séquestration et a déjà été condamné pour agression sexuelle. Hier soir, vers 22h, cet homme de 48 ans quitte Libres la prison de Frennes. Et lui-même n'en revient pas.

1:52
Invité

Je me sens terriblement étonné. Mais c'est incroyable.

1:59
Présentateur

En détention provisoire depuis 4 mois, dans l'attente de son procès, l'homme réclamait une remise en liberté. Le 17 octobre, dans un document de 5 pages, La cour d'appel de Paris considère bien que la détention est l'unique moyen d'éviter tout renouvellement des infractions, dont le risque apparaît majeur. Mais en conclusion, la cour infirme, au lieu de confirmer l'ordonnance, une simple erreur de frappe, l'homme est automatiquement libéré. Pour l'avocat d'une des victimes, cette erreur est gravissime.

2:30
Invité

Il est trop dangereux. Il vient déjà d'être condamné pour des faits identiques. Et à raison d'une erreur de plume sur la dernière page, on décide de le libérer. La cliente est en colère, elle est désespérée, elle reste sans voix en disant « C'est pas possible, comment un magistrat, à ce niveau-là, peut se tromper, commettre une telle erreur avec telle conséquence ? » Parce qu'on se dit « On peut la rattraper, on va faire quelque chose. »

2:53
Présentateur

Faire quelque chose, rattraper l'erreur. Les magistrats eux-mêmes se demandent pourquoi. Rien n'a été tenté. Il y avait une voie de recours qui était la procédure en rectification d'erreur matérielle qui figure dans le code de procédure pénale. La question est pourquoi n'a-t-elle pas été utilisée ? Le juge en charge de l'affaire n'avait hier plus qu'une seule possibilité. Placer l'homme sous contrôle judiciaire, ce qu'il a fait. Passport retiré et obligation de se présenter chaque semaine au tribunal. Des mesures suffisantes pour son avocat.

3:20
Invité

Je pense qu'il fera quand même l'objet probablement d'une certaine surveillance

3:24
Présentateur

compte tenu de l'émotion qu'a suscité cette libération. Donc écartons l'idée de dangerosité parce qu'on va effectivement créer une véritable psychose. En tout cas, l'homme est prévenu, s'il ne respecte pas à la lettre son contrôle judiciaire, il sera immédiatement renvoyé en prison. Et ce soir, le président de la République demande à la ministre de la Justice de faire engager immédiatement les procédures adaptées pour rectifier cette erreur et faire réincarcérer cet individu. C'est le texte du communiqué. Bonsoir, Dominique Verdayan.

Vous êtes en direct du ministère de la Justice où Rachida Dati reçoit en ce moment les syndicats de magistrats, un rendez-vous durant lequel cette affaire va forcément être évoquée.

4:10
Invité

Au ministère de la Justice, comme à la Cour d'appel aujourd'hui, on a d'abord cherché à comprendre ce qui s'était passé.

4:16
Présentateur

Il faut savoir que le 17 octobre, le magistrat et le greffier ont signé une quinzaine d'arrêts. C'est une erreur de manipulation informatique.

4:23
Invité

On a en quelque sorte cliqué sur le mauvais mot et malheureusement ce dernier a force de loi. Ensuite, on a surtout essayé d'essayer de revenir en arrière.

4:32
Présentateur

Et c'est là que les choses se compliquent. Ce matin, le parquet général nous disait, se basant sur un précédent en 1994, que le droit est totalement impuissant face à l'erreur matérielle. Et puis, vous l'avez dit, Nicolas Sarkozy ne veut pas en rester là. Alors cet après-midi, le parquet général a déposé une requête en rectification de cette erreur de frappe. Une requête qui ne sera examinée que dans plusieurs jours. Alors évidemment, tout ça intervient très mal au lendemain de cette journée d'action des magistrats. Actuellement, les syndicats tentent de renouer le dialogue avec Rachida Dati. En tout cas, ce qu'on peut dire, c'est que le rapport de force est inversé.

Ce soir, les juges, une nouvelle fois, sont sur la sellette. Merci Dominique Verdeillon pour ces précisions. La justice confrontée à la parole des enfants. Un collégien de 15 ans devrait prochainement être mis en examen pour dénonciation calomnieuse. En septembre dernier, il avait accusé son professeur de l'avoir giflé. L'homme s'était suicidé au lendemain de sa garde à vue. L'adolescent a reconnu aujourd'hui avoir menti. Franck Genozo. Il y a un mois, cet adolescent de 15 ans passe la porte de la gendarmerie. Il vient déposer plainte contre son professeur de physique et l'accuse de l'avoir frappé. Il répond alors avec assurance aux questions des journalistes.

5:46
Invité

Une histoire inventée de toutes pièces, mais les enquêteurs ne le savent pas encore.

6:02
Présentateur

Ils convoquent le professeur et le placent en garde à vue pendant 7 heures. Il ressort libre de la gendarmerie et le lendemain décide de mettre fin à ses jours. L'enseignant était dépressif. On ne sait pas si son geste était lié à cet épisode, mais cet après-midi, ses proches sont venus défendre sa mémoire et pointer du doigt ce qu'ils appellent les insuffisances du système judiciaire.

6:24
Invité

On s'efforce d'écouter l'enfant, voir s'il raconte des histoires ou s'il dit la vérité. Il y a là tout un travail psychologique qui a été exigé. Et c'était la leçon de l'affaire d'Outreau. Ça n'est pas mis en application dans les palais de justice.

6:38
Présentateur

L'adolescent va désormais devoir rendre des comptes à la justice. Dans les jours qui viennent, il devrait être présenté à un juge des enfants et mis en examen pour dénonciation calomnieuse. C'est une victime collatérale de la crise. Le secteur automobile, Volvo, Chrysler, General Motors, Volkswagen, tous annoncent ou envisagent des licenciements. En France, Renault ferme ses usines pour la Toussaint. Pas mieux chez Peugeot Citroën. Bref, en Europe, la production va tourner au ralenti jusqu'au début de l'année prochaine. Et tous les constructeurs revoient leurs prévisions à la baisse. C'est Luc Bazizan, Frédéric Pasquette.

Tôt ce matin à Sandouville, les esprits s'échauffent encore un peu plus. Après l'annonce de 1000 suppressions de postes, les salariés apprennent cette fois que leur usine sera fermée la semaine prochaine, faute de vente suffisante.

7:26
Invité

C'est des gens qui sont normalement cette semaine en chômage technique. Donc ils en ont marre d'être en chômage technique une semaine sur deux, de perdre 300 à 400 euros par mois.

7:35
Présentateur

Renault a d'ailleurs décidé d'arrêter la production de la quasi-totalité de ses usines en France pendant une à deux semaines et de un à quatre jours à l'étranger sur les sites de Turquie, Russie et Slovénie. Des fermetures temporaires qui tombent pendant les congés de la Toussaint, période propice pour placer les journées non travaillées.

7:53
Invité

On est au chômage technique, c'est la collectivité qui paye, mais ça se traduit par des baisses de salaire importantes de nouveau pour les salariés. Chez PSA Peugeot-Citroën, même tendance, la quasi-totalité des sites en France et même en Europe connaîtront le chômage partiel d'ici fin 2008. Objectif, réduire de 30% la production. Et pour cause, le marché européen vacille depuis le début de l'année.

8:15
Présentateur

Mais le mois de septembre accélère la chute des ventes, moins 32% en Espagne, moins 21% en Royaume-Uni et une évolution nulle en France. Et décidément, toute la filière est touchée. Arcelor, qui fabrique l'acier pour l'automobile, a annoncé l'arrêt momentané de 6 sites en Europe, dont un haut fourneau à Dunkerque, qui sera fermé jusqu'en mars. Et l'usine Ford, qui fabrique en France les boîtes de vitesse automatique, débute ce soir, une période de cessation d'activité de 10 semaines. Les salaires vont-ils être maintenus dans leur totalité ? C'est ce que réclament les syndicats, qui disent n'avoir pour le moment aucune assurance. Le comité d'entreprise de ce matin a été chahuté.

A Blanquefort, en Gironde, Francis Mazoyer, Philippe Dumail. Bousculade générale chez Ford. Des salariés exaspérés empêchent la direction de passer. L'usine de Blanquefort ferme ce soir à 22h. 10 semaines de chômage partiel avec 70% du salaire. C'est ce qui a fait monter la pression. Comité d'entreprise sous tension ce matin. On le sait depuis plus d'un an, Ford Blanquefort doit fermer en 2010. Aujourd'hui, la crise du marché automobile américain fait déborder le vase. Envahissement du CE. C'est décidément une rude journée pour la direction. Les employés veulent garder 100% de leur salaire pendant le chômage technique. Je l'entends.

Maintenant, effectivement, il y a des conditions économiques de Ford. Vous savez que l'action Ford a été utilisée par 4 dans les derniers mois. Ford n'a plus des moyens économiques d'assurer ce genre de choses. 6h du matin, dernier jour de travail de l'année. Les boîtes de vitesse automatiques fabriquées ici sont destinées aux véhicules 4x4 dont les ventes chutent de 20% aux Etats-Unis.

10:05
Invité

Avant de la dernière fois, comme sincère. Pourquoi vous dites ça ? Parce que je suis résigné.

10:09
Présentateur

Beaucoup ne croient pas à une réouverture début 2009.

10:13
Invité

Est-ce que vraiment on va reprendre ? Est-ce qu'il y a vraiment des prospects ? Est-ce que l'usine va être reprise ? Non, c'est le fou.

10:21
Présentateur

En cas de fermeture anticipée de Ford, le réveil serait douloureux pour l'économie locale. Si 1 600 emplois disparaissaient totalement, ce serait 8 000 emplois au niveau de la Gironde qui seraient touchés. Donc c'est effectivement un séisme économique, humain. Seule l'annonce d'un plan de reprise pourrait réchauffer le cœur des salariés avant les fêtes de fin d'année. Et sachez qu'à la Bourse de Paris, Renault et PSA sont les deux entreprises qui ont enregistré les plus fortes baisses, respectivement moins 77% et moins 66% depuis le début de l'année. Plus globalement, c'est de nouveau la panique sur les marchés financiers.

L'onde de choc a débuté ce matin en Asie et elle s'est propagée ensuite dans le monde entier. Paris a clôturé en baisse de 3,5% avec une dégringolade en cours de séance à moins 10%. Londres et Francfort chutent en clôture de 5%. Bonsoir Marc Fiorentino. Vous êtes en duplex avec nous. Vous êtes président d'Allonfinance.com. Comment expliquez-vous ce soir le krach d'aujourd'hui ? Il y a un terme qu'on utilise sur les marchés financiers qui correspond tout à fait à ce qui s'est passé aujourd'hui et ce qui se passe d'ailleurs depuis le début du mois d'octobre. C'est le terme de capitulation, c'est-à-dire le jour, le mois, la semaine où les investisseurs, les épargnants décident de tout liquider.

Ils ne veulent plus que du cash, ils ne veulent plus que de l'argent dans les livrets. Et ça provoque, comme vous l'avez dit, une onde de choc. C'est-à-dire qu'on est obligé de vendre tous les actifs qui ne sont pas du cash. Et vous avez donc des ventes massives, bien évidemment, d'actions japonaises, d'actions américaines, d'actions françaises, mais aussi des ventes de pétrole, des ventes d'or. Tout a été bradé. Imaginez une sorte de grande braderie internationale des actifs financiers. C'est ce qu'on a eu aujourd'hui. Justement, quand on regarde ce qui s'est passé aujourd'hui, on a l'impression que les investisseurs ne réagissent plus aux mesures qui ont été prises.

Il faut dire quand même que les mesures qui ont été prises sont remarquables au plan financier. Ce qui s'est fait par l'Eurogroupe est absolument extraordinaire. Avoir réussi à faire ce qu'on a réussi à faire en un week-end, c'est fantastique. Par contre, au niveau de l'économie réelle, il est clair qu'on est très en retard. Vous parliez de la situation des constructeurs automobiles. On parle beaucoup de la situation des PME. Aujourd'hui, le crédit a disparu. Les PME sont dans une situation très difficile. Est-ce que le mini-crack d'aujourd'hui, c'est la dernière grande secousse ? Ou est-ce qu'elle annonce une crise encore plus profonde et surtout de longue durée ? Question très difficile.

Je vais reprendre un dicton qui est célèbre à Wall Street, qui est imagé et un peu brutal, qui dit qu'il faut acheter des actions quand le sang coule dans les rues. Et je peux vous dire que le sang coule dans les rues de Wall Street depuis plusieurs semaines. Et que certaines actions, notamment la Bourse de Paris, sont aujourd'hui à des valeurs qui sont totalement, mais alors totalement, aberrantes. Voilà qui est encourageant. Merci, Marc Fiorentino, pour votre analyse. Et pour clore, le chapitre crise, le pétrole, continue à plonger. Lui aussi, la décision des pays exportateurs réunis en sommet à Vienne.

La décision de réduire son offre de 1,5 million de barils par jour n'a manifestement pas eu d'effet. Le baril de brut vaut 64 dollars à New York. La Camif, prise à la gorge, la société de vente par correspondance a annoncé hier son dépôt de bilan. Pour le moment, rien n'est décidé quant au plan social, mais ce sont potentiellement un millier d'emplois qui sont en danger. La plupart des salariés n'ont d'ailleurs jamais travaillé ailleurs. Agnior, Anne Guillepé, Fabien Tormos. Nelly et Bernard ont toujours travaillé à la Camif.

13:45
Invité

Alors pour eux, le dépôt de bilan, c'est le ciel qui leur tombe sur la tête. On aura deux chômeurs à la maison avec deux salaires largement amputés et à moyen terme, puisque la couverture chômage est quand même relativement limitée, de futurs RMI, c'est entre guillemets. Je pensais commencer à la Camif et terminer ma vie à la Camif. Je pense qu'à ce moment-là, personne ne pouvait imaginer ce qui arrivera aujourd'hui.

14:11
Présentateur

Le catalogue de la Camif, une véritable institution, créée il y a 60 ans pour les instituteurs. Aujourd'hui, finit l'âge d'or de la vente par correspondance, concurrence des ventes par Internet et un développement international raté.

14:24
Invité

Les investissements qui ont été menés en moins de trois ans pharaoniques ont épuisé les réserves de la société, lui ont fait perdre son autonomie financière. La Camif venait de lancer un plan de modernisation, notamment via Internet.

14:39
Présentateur

Sans doute trop tard, reconnaît la direction.

14:42
Invité

La Camif n'est sans doute pas illustrée par sa capacité à changer et à s'adapter dans le passé.

14:46
Présentateur

Pour sauver la Camif, les élus de la région demandent au gouvernement de débloquer d'urgence des moyens financiers. L'État fait un cadeau de 10 milliards d'euros aux banques pour qu'elles puissent entre autres prêter aux petites entreprises

15:01
Invité

et qu'aujourd'hui, on n'est pas capable de trouver de l'argent pour sauver la Camif.

15:05
Présentateur

Depuis hier, les clients des magasins trouvent porte-close. Pour l'instant, aucun repreneur ne se fait connaître. Un millier d'emplois sont menacés et avec eux, tous ceux des prestataires de la Camif. 22 milliards d'euros, vous vous souvenez, c'est l'enveloppe providentielle que le gouvernement débloque pour venir en aide au PME. Certains patrons tardent à la voir venir. Une convention doit être signée à la fin du mois entre l'État et les banques pour contrôler que ces fonds seront correctement transférés. Exemple dans le bâtiment avec l'un des premiers patrons à bénéficier de cette mesure. Sophie Brune, Alain Locacio. Éric Bernot dirige une entreprise de bâtiment à Valence.

Il fait travailler une centaine de personnes sur de gros chantiers de la région. Pour acheter du matériel, notamment une grue, il a besoin d'un prêt de 150 000 euros. Vous suivez bien le finisseur à côté, sur le chantier d'à côté ? Sa banque devrait accepter de lui prêter cette somme, car l'emprunt sera en partie garanti par OSEO, la banque publique des PME. La mesure va nous permettre d'obtenir une garantie supplémentaire pour les banques et donc d'augmenter notre chance d'obtenir notre crédit, puisque dans le contexte actuel, les banques ont besoin d'être assurées. Éric Bernot est l'un des premiers patrons à bénéficier de cette aide.

OSEO vient en effet de débloquer 5 milliards d'euros et a mis en place un numéro vert pour répondre aux questions des PME. Nous constatons qu'il n'y a pas de panique. Les entreprises sont largement financées encore aujourd'hui par leur banque, mais ce plan, il sert à prévenir plutôt qu'à guérir. Donc les choses sont en place, une PME qui a des difficultés avec sa banque peut s'adresser à nous, les financements sont là, et je crois que c'est ça qui compte. Outre ces 5 milliards, le dispositif prévoit aussi de prélever 17 milliards sur les excédents des livrets d'épargne.

Habituellement, les banques collectent l'argent des livrets d'épargne, puis elles le reversent à la caisse des dépôts et consignations. Le dispositif prévoit maintenant que la CDC réaffecte les excédents aux banques. Ceux-ci pourront ensuite être prêtés aux entreprises. Au total, le gouvernement veut donc affecter 22 milliards d'euros au financement des PME. Il espère ainsi limiter l'impact de la crise financière. La crise qui rattrape tout le monde jusqu'au sommet Asie-Europe en Chine. Nicolas Sarkozy est officiellement venu pour parler coopération.

En réalité, la victoire du président de la République serait de convaincre les dirigeants chinois de participer au sommet de Washington, dont il est l'artisan, le 15 novembre prochain. Alexandre Cara et Alain Dubas sont nos envoyés spéciaux à Pékin. Sarkozy, président de la France. En moins d'un an, c'est le troisième voyage chinois de Nicolas Sarkozy. A l'origine, il devait être question de coopération Europe-Asie. Mais la crise financière est passée par là. Alors que les indices boursiers européens et asiatiques baissent à l'unisson, le choix des mots n'est pas anodin. Mesdames et messieurs, le monde va mal. Il va mal parce qu'il est face à une crise financière.

Sans précédent, la réponse doit donc être mondiale. L'Europe a besoin de l'Asie et l'Asie a besoin de l'Europe. Alors que l'Asie et la Chine en particulier semblent prêter une oreille attentive à l'idée d'une régulation du capitalisme financier, en coulisses se joue toujours la même pièce, petit différent entre amis, entre la France et l'Allemagne. Angela Merkel est en désaccord avec les propositions du président français sur la gouvernance économique de l'Union et la création de fonds souverains européens. Et malgré plusieurs discussions en marge de ce sommet, rien n'est réglé.

Au moment où les bourses connaissent un nouvel accès de faiblesse, Nicolas Sarkozy et l'Union européenne espèrent bien, dès demain, obtenir l'engagement formel de la Chine qu'elle se rendra le 15 novembre prochain à la conférence de Washington. Il est 20h18, merci d'être avec nous. La suite de votre journal à la rencontre des chrétiens évangéliques aux Etats-Unis, 60 millions de personnes qui voteront dans ce jour. L'homme qui a vu l'ours, un retraité espagnol mordu par un plantigrade dans les Pyrénées lors d'une partie de chasse aux sangliers, et puis la nouvelle coqueluche des cours de tennis.

Gilles Simon, 10e mondial, le français vient de se qualifier pour les demi-finales du tournoi de Lyon. Mais d'abord Hervé Morin qui rend visite aux soldats français en partance pour l'Afghanistan. C'était ce matin à Cranchevrier, en Haute-Savoie. Le ministre de la Défense a expliqué leur mission, essentiellement des opérations de contrôle dans des zones de montagne. Quelques 560 militaires du 27e bataillon de chasseurs alpins. Ils viennent de suivre une préparation intensive, notamment 10 jours d'entraînement, grandeur nature, dans la région de Briançon. C'est le grand format de cette édition. Il est signé Christian Autain et Marc Delangenhagen.

Des sommets à plus de 3000 mètres d'altitude, un relief aride et désertique, on se croirait en Afghanistan. Nous sommes à 10 kilomètres de Briançon, dans les Hautes-Alpes. Un terrain d'entraînement idéal pour ces soldats. Pour parfaire l'illusion, le nom des localités afghanes est inscrit sur les cartes militaires.

20:18
Invité

C'est une carte de la région, évidemment. C'est une carte de Briançon. De Briançon, mais sur lequel, vous voyez, il y a un bataillon de terrain avec des noms de villes, qui sont les noms de villes d'Afghanistan, pour s'habituer à la terminologie et aux sonorités afghanes.

20:30
Présentateur

Après 6 mois de préparation, ces hommes partiront le mois prochain en Afghanistan. Voilà 10 jours qu'ils simulent des opérations de guerre, phase finale de leur entraînement. Cet après-midi, l'unité du capitaine Morel traque un groupe d'insurgés. L'attente dure depuis l'aube.

20:44
Invité

C'est un coup d'œil quand même sur Bravo, la maison la plus honneur.

20:50
Présentateur

Cachés dans ces bâtiments en contrebas, les rebelles, joués par d'autres soldats, passent soudain à l'offensive. Les balles claquent à blanc. L'assaut est donné. Ici, on joue à la guerre pour de vrai. Après quelques minutes, les rebelles sont déclarés hors-jeu. Moi, j'en ai buté un sur la maison. Hors-jeu. C'est cet arbitre qui leur explique qu'ils ont été touchés par les tirs. Là, c'est pareil, en face. Donc tu te replies. Fini la guerre pour toi. Pour ces soldats, ce n'est pas un jeu, mais une mise en condition avant l'épreuve du feu en Afghanistan.

21:40
Invité

Quand on signe, c'est pour aller, comme on dit, au carton. Et puis là, je pense qu'on sera dans du concret, du réel. Maintenant, on s'est entraîné. Il va falloir faire attention, certes. Vous n'avez pas peur ? Non. Un peu, il y a une part... Bien sûr, il y a une petite part de peur, forcément. On va sur un terrain qui est assez dangereux.

21:58
Présentateur

Et vous n'avez pas peur ?

21:59
Invité

On a toujours beaucoup d'appréhension, mais je pense que ça va aller.

22:04
Présentateur

Tous ces jeunes soldats ont en tête l'embuscade du 18 août dernier et la mort de leurs dix camarades. Le risque de connaître le même sort ne les paralyse pourtant pas.

22:16
Invité

L'appréhension, ça évite aussi de faire des bêtises. Ça permet de prendre plus de recul. C'est-à-dire, quelqu'un qui n'a pas d'appréhension, pour moi, est plus dangereux que quelqu'un qui en a. Parce que celui qui n'a pas d'appréhension, il ne cherche pas à comprendre, il fonce tout droit.

22:29
Présentateur

Les pires scénarios sont envisagés au cours de ces ultimes manœuvres. L'état-major affirme avoir tiré les leçons de l'attaque meurtrière d'Ouzbine, mais pas question de se voiler la face. On sait qu'on part pour mener des opérations de guerre. On s'est préparé à avoir des pertes dans nos rangs. C'est aussi pour ça qu'on a fait un gros effort sur la préparation santé du bataillon. La mort, ça fait partie des risques du métier militaire. L'opération Jalalabad a mobilisé 700 hommes pendant dix jours. Le mois prochain, ils partent relever le huitième RPIMA de Castres, avec le risque pour certains de ne pas revenir.

La présidentielle américaine J-11, décomplexée par ses 13 points d'avance sur John McCain, selon le tout dernier sondage du New York Times, le candidat démocrate interrompt sa campagne pendant deux jours. Barack Obama est arrivé la nuit dernière à Hawaï pour rendre visite à sa grand-mère qui est très malade. Et finalement, cette parenthèse personnelle se transforme en point fort de sa campagne, d'autant qu'il peut compter sur sa femme, qui assure à sa place. Michelle Obama a tenu meeting tout à l'heure dans l'Ohio, état capital qui fait partie de ce que l'on appelle les swing states, ces états traditionnellement indécis, mais qui peuvent basculer.

L'Ohio qui avait voté républicain en 2000 et 2004. C'est une force électorale aux Etats-Unis de 60 millions de personnes. Ce sont les chrétiens évangéliques dans leur rang des démocrates, mais aussi des républicains. Ceux que nous avons rencontrés à Lynchburg, en Virginie, sont plutôt très conservateurs. Certains disent fondamentalistes. Toujours est-il que l'église du coin tourne à plein régime, la fac évangélique aussi. Reportage de nos envoyés spéciaux Loïc Delamornay et Emmanuel Beck. Steve est un biker, un motard impur, un dur. Alors le dimanche, avec ses copains, il va à la messe. Sur le parking, petite prière pour remercier le Très-Haut pour sa protection sur la route.

24:30
Invité

La première fois que nous sommes arrivés ici, les gens ne s'y attendaient pas. Il y a eu comme un malaise. L'assemblée a pris une grande respiration. Et ils ont demandé au pasteur Jonathan Farwell, va-t-on laisser ces gens habillés comme ça rentrer dans notre église ? Et il a répondu oui, définitivement.

24:49
Présentateur

Ils sont les bienvenus. Le pasteur Jonathan Farwell, le voici.

24:55
Invité

C'est mon sermon.

24:58
Présentateur

J'en ai plusieurs aujourd'hui. Normalement, je les mémorise tous. Mais au cas où, j'ai les papiers. Bienvenue à l'église évangélique Thomas-Baptiste Road. Trois messes enchaînées toutes les 90 minutes. Un orchestre symphonique, 200 choristes et 18 000 fidèles chaque dimanche. Entre sermons et pointes d'humour, le pasteur Farwell est un animateur né. Relayé par ses émissions de télévision et ses sites internet, il est considéré comme l'un des prédicateurs les plus puissants des Etats-Unis. Et son cœur et sa foi penchent plutôt côté républicain. Si vous êtes contre l'avortement, vous devez savoir quel candidat vous ressemble. Si vous êtes contre l'union libre et pour le mariage, pareil.

Je ne donne pas de consigne de vote, mais si vous êtes pour une meilleure économie, pour une meilleure sécurité dans ce pays, pour le soutien de nos troupes et ce qu'elles font en Irak et en Afghanistan, votez pour le candidat qui porte vos convictions. Le lendemain matin, le lundi, nouvelle messe. Et elle est obligatoire pour ses 11 000 fidèles, car ce sont tous les étudiants de l'université créés par l'église. Voici la plus grande université évangélique du monde. Elle est dirigée par Jerry Falwell Jr., le frère du pasteur. L'ensemble est un petit empire spirituel et familial fondé par leur père, l'ultra-conservateur Jerry Falwell.

Invité de marque de ce début de la semaine de cours, le candidat républicain au poste de procureur, venu parler aux étudiants de sa lutte contre l'avortement. Puis serment de l'un des professeurs emblématiques de l'université, expliquant que la Bible est comme un GPS.

27:02
Invité

Il nous a parlé du guidage GPS pour les voitures qui montre le droit chemin.

27:06
Présentateur

La Bible, c'est un GPS, il suffit de suivre les directions. J'ai trouvé que c'était une bonne comparaison.

27:11
Invité

C'était une bonne comparaison.

27:12
Présentateur

Comme toutes les universités américaines, l'université Liberty est privée et généraliste. On y enseigne le droit comme les sciences politiques, on y trouve sa formation d'infirmière ou de pilote de ligne, mais avec une idéologie très religieuse. Nous sommes créationnistes et la plupart de nos étudiants croient que Dieu a créé l'univers et l'homme en sept jours.

27:35
Invité

Mais nous enseignons aussi la théorie de l'évolution.

27:37
Présentateur

Il n'y a pas nécessairement de conflit à enseigner ces deux théories. Officiellement ouverte à tous, chrétiens ou non, l'université impose par contre les cours de religion et un règlement très strict. Interdiction de fumer, de danser, de dire des gros mots, pas de sexe en dehors du mariage et résidence universitaire séparée entre garçons et filles. Pour faire respecter ce règlement, l'université sélectionne environ 10% des étudiants recrutés sur leur droiture idéologique et elle les forme, comme dans cette salle, pour devenir étudiant-superviseur.

28:12
Invité

On contrôle la propreté dans les chambres. On vérifie qu'il n'y a pas d'alcool sur tout le campus. Mais on n'est pas là que pour la discipline. On accompagne aussi nos camarades sur un plan plus spirituel ou personnel.

28:28
Présentateur

Certes, pas d'alcool dans les cafétérias du campus, mais les étudiants bénéficient d'installations très confortables et ne semblent nullement frustrés. L'histoire étudiante, tout ça, ça ne me dit rien. Ce n'est pas ce qui m'intéresse et qui va m'aider à me construire. Nous trouvons des moyens de nous amuser dans le cadre de nos croyances et valeurs chrétiennes. On a des concerts, des événements sportifs. On n'est pas obligés de boire pour s'éclater. Les évangélistes sont si puissants qu'ils sont forcément très courtisés par les candidats à une présidentielle. John McCain est donc venu ici, à l'Université Liberty, mais c'était surtout pour s'excuser.

Il y a quelques années, le Républicain avait traité les Falwell d'agent de l'intolérance touché par la grâce électorale. John McCain s'est aujourd'hui repenti. La justice parle d'un trafic qui arroserait tout le département après la saisie en début de semaine de 25 kg d'héroïne en Saône-et-Loire. Trois personnes ont été déférées au parquet cet après-midi. Six autres interpellées. Des armes à feu et 32 000 euros en espèces ont également été saisis. L'homme qui a vu l'ours mercredi en pleine battue aux sangliers dans le Val d'Aran, un paisible retraité espagnol, a été attaqué et blessé par un ours. Il pourrait s'agir de l'un des plantigrades slovénes réintroduits en 2006 dans les Pyrénées.

La peur de sa vie et 13 points de suture. C'est ce que retiendra cet espagnol de sa rencontre avec l'ours. Hier, il chassait le sanglier dans cette forêt, lorsque le plantigrade est sorti d'un talus et s'est approché lentement de lui. L'animal a alors planté ses crocs dans son mollet avant de s'enfuir. Il pourrait s'agir de Walla, l'un des cinq courses slovènes relâchées dans les Pyrénées il y a deux ans. Des spécimens qui fuient habituellement la présence de l'homme et ne l'attaquent. Que très rarement. L'ours brun ne considère pas l'homme comme une proie. Au contraire de l'ours blanc, lui l'ours blanc, effectivement, s'il rencontre un homme, il va le considérer comme une proie.

De mémoire de chasseur, l'ours n'a tué personne ici depuis 150 ans. Mais cette attaque relance la polémique sur sa réintroduction.

30:55
Invité

On a vu qu'il attaque, il emmerde les éleveurs. Pourquoi on le veut l'ours ? Il faut les mettre dans des parcs, clôturer, que les gens puissent les voir comme dans un jour. Il y a des ours qui vivent sur les mêmes territoires que les hommes sans que ça pose de difficultés majeures. Nulle part au monde. Et dans les Pyrénées, il faut qu'on réapprenne à vivre avec de la grande faune et en particulier avec des ours.

31:16
Présentateur

Demain, les chasseurs espagnols organiseront une battue pour repousser l'ours sur le versant français des Pyrénées. Sans faire de bruit, Gilles Simon, trace à route, le français s'est qualifié cet après-midi pour les finales, les demi-finales du tournoi ATP de Lyon. En battant son compatriote Jocelyn Ouana en 2-7, 6-3, 7-5. C'est en éliminant la semaine dernière, surtout à Madrid, Raphaël Nadal, que le jeune français de 23 ans a marqué des points pour son avenir proche. Maintenant, on connaît le visage et le nom de celui que l'on surnomme encore le poussin. A Rontanzit, Madi Diawara. Lancé à pleine vitesse dans le paysage du tennis mondial, Gilles Simon est la nouvelle locomotive française.

Numéro 1 tricolore et 10e joueur de la planète, le phénomène est en marche. Il y a un mois sur les Champs-Elysées, Simon passait encore inaperçu. Cette semaine au tournoi de Lyon, c'est lui la grande attraction. Vous allez voir qui aujourd'hui ? Ben Simon. Vous venez voir qui en priorité ? Ben Gilles Simon, le tennis man français qui éclate tout. La terreur des cours nous a reçu hier soir. Pas de problème. Gilles Simon à l'hôtel entre deux matchs. Alors voilà. Regarde, avec délice ses derniers exploits, lui qui n'a jamais passé les quarts de finale d'un tournoi du Grand Chelem, s'est permis de battre Federer en juillet et Nadal la semaine dernière.

32:40
Invité

Alors là, on se sent comment quand on bat le numéro 1 mondial ?

32:47
Présentateur

Bien. Très bien. Pas de quoi pour autant attraper la grosse tête pour cet éternel amoureux du jeu qui a débuté le tennis à l'âge de 6 ans.

32:56
Invité

Quand j'allais au club, j'y restais deux heures après l'entraînement à faire des mini-tennis, à jouer, parce que j'adorais ce jeu tout simplement.

33:04
Présentateur

Gilles Simon, ici en photo, à 11 ans, dans son club de Fontenay-sous-Bois, en banlieue parisienne. Ses copains s'en souviennent encore.

33:12
Invité

Moi, il m'a rendu dame. Plusieurs fois à l'entraînement, il m'a fait jeter ma raquette.

33:17
Présentateur

À 23 ans, Simon explose, passe au classement devant Joe Wilfried Songa, une saine émulation entre deux tennismans à Miami.

33:26
Invité

Oui, bien sûr, on se tire la bourre et puis c'est plutôt cool.

33:30
Présentateur

Moins sympa pour ses adversaires, le mur Simon ne lâche rien, renvoie tout et gagne souvent à la fin. À ce rythme infernal, le français file tout droit vers le master du Shanghai qui réunira en décembre les 8 meilleurs joueurs de la planète. La nouvelle coqueluche du tennis français marche tranquillement vers la gloire. Et après le tennis, le football et la coupe de l'UEFA, Saint-Etienne s'est imposé hier soir à Copenhague. 3 buts à 1, des buts de Gomis, Perrin et Payet. Et puis belle performance également pour Nancy, 3 à 0. Voilà, face aux néerlandais de Rotterdam, des buts signés Zerka, Ferret et Helder. C'est l'un des rendez-vous incontournables de l'art contemporain.

La FIAC fête sa 35e édition à Paris. 200 galeries françaises et étrangères dont les objets et tableaux s'envolent à prix d'or. En pleine crise financière, est-il possible d'acheter de telles oeuvres à des prix abordables ? Réponse avec Diane Benzina et José Boulestex. Vu de l'extérieur, évoluer dans le petit monde de l'art contemporain demande beaucoup d'argent. Erreur. Il faut du flair. Et certains viennent de loin pour l'exercer. On monte de la bretagne profonde et on arrive à Paris et on regarde. Et éventuellement, si on a un petit peu de sous, on achète. Ils aiment l'art, mais n'ont pas forcément de quoi s'offrir une toile de maître.

34:52
Invité

Et là, c'est pareil, c'est la pluie dans une rue à deux jours différents. On se demande s'il y a une différence. Ben, il y a la différence des deux jours.

35:01
Présentateur

Les gens qui peuvent se la payer, c'est bien. On peut le voir, ben tant pis. On les regarde. Mais pas chez soi. Philippe Dejacques, lui, économise chaque mois pour satisfaire sa passion de l'art. Il vient de craquer pour une oeuvre à 3 000 euros. C'est beau, moi ça me plaît, ça m'accroche. C'est des miradors, c'est sûr. Je ne vais peut-être pas faire l'unanimité de mes amis, de ma famille quand je vais ramener ça. Je ne vais même peut-être pas le mettre au mur, je ne sais pas. Mais je trouve ça beau.

35:30
Invité

C'est beau et pas très cher pour des photos. La FIAC, un choc des couleurs, des styles et des budgets. Petit tour des prix, 10 euros s'écartent d'une artiste japonaise. 700 euros pour cette oeuvre du célèbre plasticien Christo. 700 euros encore pour l'un de ses tableaux colorés. Pour avoir toute la collection, ça risque de faire un peu cher. Du côté des galeries, on fait des efforts.

35:55
Présentateur

Des oeuvres qui sont de plus en plus adaptées aussi au budget des nouveaux collectionneurs. Ce n'est plus réservé à une élite comme autre toit. C'est réservé à chaque personne qui a le désir d'avoir cette passion. Et pour ceux dont la passion n'a pas de prix, rendez-vous sous la verrière du Grand Palais. Le futur acquéreur de cette oeuvre devra dépourser 250 000 dollars. Et garder le sourire. Voilà, et sachez que la FIAC expose également des sculptures monumentales que vous pouvez admirer gratuitement dans les jardins des Tuileries. Voilà pour l'essentiel. Je vous rappelle la principale information de ce journal.

Nicolas Sarkozy demande ce soir la réincarcération d'un violeur présumé libéré hier soir à cause d'une erreur dans un document administratif. Les familles des victimes parlent d'une faute lourde et envisagent de poursuivre l'État en justice. Tout de suite, la météo avec Nathalie Riouet suivie du Point Root de Valérie Maurice. 20h50 votre téléfilm, boulevard du Palais, 22h40 Taratata avec Carla Bruni. Je vous retrouverai demain avec plaisir à 13h. Et puis n'oubliez pas 13h15 votre magazine. Excellente soirée à tous. Merci de votre attention. A demain. L'info en continue. C'est aussi sur france2.fr.