Marine Le Pen devant la Tour Dexia (reportage)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:37Invité politiqueChiffre
« En 2008, l'État français avait recapitalisé Dexia à hauteur de 3 milliards d'euros. »
- 1:46Invité politiqueChiffre
« L'État a donc d'ores et déjà perdu 2,7 milliards d'euros, 2,7 milliards d'argent des contribuables. »
- 2:10Invité politiqueChiffre
« En juin 2011, c'est d'être présenté 74 fois ce fonds propre, contre 56 fois en 2009. »
- 2:40Invité politiqueChiffre
« a augmenté sa propre rémunération de 30% pour atteindre 1,8 million d'euros en 2010. »
- 2:46Invité politiqueChiffre
« Cette année, il pourrait semble-t-il même percevoir une prime de fonction, non liée à la performance, bien sûr, de 200 000 euros. »
- 3:20Invité politiqueChiffre
« Dexia provisionne 11,8 millions d'euros pour sa retraite chapeau. »
- 3:31Invité politiqueChiffre
« Son successeur, Axel Miller, débarqué en 2008, empoche 825 000 euros »
- 4:00Invité politiqueChiffre
« Ce sont aujourd'hui 5 500 collectivités territoriales qui sont exemples à cause de cette gigantesque escranquerie. »
- 5:40Invité politiqueChiffre
« aujourd'hui, les députés vont accepter de porter à 40 milliards d'euros la garantie de l'État pour Dexia. »
- 9:02Invité politiqueChiffre
« il nous disait que tout allait bien que les recapitalisations de banques européennes ne dépasseraient pas 2,5 milliards d'euros. »
- 9:08Invité politiqueChiffre
« A peine trois mois plus tard on nous parle de 200 milliards. »
- 10:40Invité politiqueChiffre
« 2 milliards d'euros c'est inacceptable. »
- 4:43Invité politiqueFait
« bankrupt tout, sauf les stress tests. »
- 4:50Invité politiqueFait
« Ces stress tests, on le savait et nous l'avons dit, seuls d'ailleurs, sont complètement bidons. »
Temps de parole
- Marine Le Pen100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Notre rassemblement devant le siège de Dexia est pleinement inscrit dans l'actualité parce que l'Assemblée nationale colère notre vote aujourd'hui même un nouveau plan de renflouement de cette banque. Mais il est aussi très symbolique. Il est symbolique de tous les mensonges sur les banques depuis trois ans. Symbolique de la perspétuation d'un système devenu fou qu'on se refuse à réformer alors même que l'on s'apprête à commettre une nouvelle faute, une lourde faute. Et ce rassemblement est aussi symbolique parce qu'il marque un point de départ.
Sur les banques, comme sur la crise de l'euro, comme sur la crise de la dette, comme sur le libre-échange, les Français prennent conscience que la vraie alternative, le vrai changement, le vrai pragmatisme, il est chez nous, il est dans nos solutions. Puisque nous y sommes, parlons donc de Dexia. Je vous l'ai dit, l'Assemblée nationale va voter ce soir un second plan de renflouement de cette banque après le premier qui est intervenu en 2008. Arrêtons-nous donc sur les erreurs commises à l'époque. En 2008, l'État français avait recapitalisé Dexia à hauteur de 3 milliards d'euros. Depuis, le cours de l'action a cité de 90%.
L'État a donc d'ores et déjà perdu 2,7 milliards d'euros, 2,7 milliards d'argent des contribuables. Mais il y a pire, bien pire. Il s'apprête à refaire la même erreur en plus grand. Il s'apprête en effet aujourd'hui à remettre de l'argent au pot alors que rien n'a changé chez Dexia. La banque a continué de s'endetter comme jamais. En juin 2011, c'est d'être présenté 74 fois ce fonds propre, contre 56 fois en 2009. Et ses dirigeants ont fait preuve d'une imprudence et d'une immoralité vertigineuse. M. Pierre Mariani, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, quand il était ministre du budget de 1993 à 1995, M.
Mariani, dès son arrivée à la tête de Dexia, suivant sans doute la jurisprudence de son mentor, a augmenté sa propre rémunération de 30% pour atteindre 1,8 million d'euros en 2010. Cette année, il pourrait semble-t-il même percevoir une prime de fonction, non liée à la performance, bien sûr, de 200 000 euros. Et dans ce domaine, comme vous le savez, le mauvais exemple vient d'en haut. Rappelons qu'en 2008, les dirigeants responsables de la faillite de Dexia n'ont jamais été sanctionnés. En particulier M. Pierre Richard, qui a créé ce monstre financier et qui est à l'origine de beaucoup de graves erreurs commises pendant de nombreuses années.
Bien au contraire, en 2006, quand Pierre Richard quitte son poste de PDG pour celui de président du Conseil, Dexia provisionne 11,8 millions d'euros pour sa retraite chapeau. Son successeur, Axel Miller, débarqué en 2008, empoche 825 000 euros après avoir bagarré pour essayer de profiter de son parachute doré. Ces gens-là semblent intouchables. Dexia, c'est un symbole de la spéculation qui a perdu la tête. Les activités qui ont conduit à la ruine de la banque sont notamment le fait de la branche française de Dexia, Dexia Crédit Local. Développement de produits financiers toxiques vendus aux collectivités locales françaises, tels que des prêts indexés sur le Yen, le franc suisse.
Ce sont aujourd'hui 5 500 collectivités territoriales qui sont exemples à cause de cette gigantesque escranquerie. Je les appelle à suivre l'exemple du département de Seine-Saint-Denis et à déposer plainte contre Dexia, comme je l'avais d'ailleurs suggéré aux autorités des Nîmes Beaumont de le faire dès mon arrivée dans cette ville et dès la découverte de l'escroquerie dont ils avaient été victimes. Dexia, c'est aussi le symbole d'un système qui refuse de voir ses propres erreurs. Souvenons-nous, Dexia a passé haut la main les fameux stress tests ou les tests de résistance en juillet 2011, il y a trois mois à peine. Et bankrupt tout, sauf les stress tests.
Ces stress tests, on le savait et nous l'avons dit, seuls d'ailleurs, sont complètement bidons. Ceux de juillet minimisaient gravement et sciemment l'ampleur de la crise de la dette dans la zone euro. Bref, avec Dexia, nous sommes dans le pire de ce que produit le système ultralibéral. Des banques où s'entrecroisent les intérêts de l'oligarchie financière et ceux de l'oligarchie administrative, des pratiques spéculatives démentent, une opacité structurelle, des dirigeants déconnectés qui s'engraissent sur le dos de leurs salariés et des contribuables. Le résultat final est toujours le même.
Le contribuable français est amené à payer, à payer pour les prêts toxiques aux collectivités locales, à payer pour les plans de renflouement à répétition décidés par l'État. Je m'arrête bien sûr sur ce dernier point. Aujourd'hui, les députés vont accepter de porter à 40 milliards d'euros la garantie de l'État pour Dexia. Donc 33 milliards au titre d'une bat-banque, une banque pourrie, destinée à recevoir tous les actifs pourris de Dexia. Et ceci est une pure folie. Ces actifs pourris se transformeront très vite pour une partie d'entre eux, on le sait déjà, en pertes pures et simples.
Parce qu'il s'agit probablement, je dis probablement, parce que l'opacité règne d'actifs toxiques américains, parce qu'il s'agit de titres d'État, de la zone euro exposée à un défaut souverain, la Grèce, le Portugal, l'Italie. Et c'est l'État qui perdra. C'est notre argent qu'on perdra aux grands casinos de l'ultralibéralisme. Ce sont aussi les salariés des banques, victimes de ce système, eux aussi, qui paieront une nouvelle fois les frais de cette politique insensée. Le peuple doit exiger, solennellement du gouvernement, de Nicolas Sarkozy, d'être transparent sur les risques encourus par les Français. Je le dis très clairement.
Les banques d'affaires doivent se débrouiller avec leurs actifs pourris. Ce n'est pas aux contribuables de venir sans cesse payer pour elles, sans aucune contrepartie. Cette bank banque est une idée exécrable, parce qu'elle confirme l'idée que ces banques à vide d'argent ne prennent jamais de risques, qu'il y aura toujours l'État et les contribuables derrière eux, en cas de pépins.
Eh bien, moi, je dis que ce n'est pas devant l'Assemblée nationale que le dossier de Dexia doit passer pour un projet de loi sur les garanties financières de l'État, mais devant le tribunal de commerce pour désigner un administrateur judiciaire dans le cadre d'une procédure de redressement judiciaire pour purger totalement le passif afin que l'État nationalise la banque des collectivités locales par l'achat à 1 euro symbolique. L'activité collectivité locale de Dexia va nécessiter que l'État intervienne directement auprès des collectivités concernées.
Mais il faut dans le même temps rappeler à l'ordre les exécutifs de ces collectivités qui ont gravement failli en se faisant à ce point escroquer par Dexia souvent pour des raisons purement électoralistes. Il faudra aussi rappeler à l'ordre les autorités de contrôle de l'État qui n'ont pas joué leur rôle de supervision. Dans le cadre de la nécessaire refonte de la décentralisation que je mettrai en œuvre je renforcerai la fonction de contrôle de l'État sur les collectivités territoriales. Aujourd'hui rien n'est fait en ce sens on paie, on paie toujours sans jamais rien exiger en contrepartie. Permettez-moi pour conclure d'élargir mon propos aux banques en général.
Nicolas Sarkozy, l'UMT, le PS tout le monde replonge dans le mauvais scénario de 2008. On a de nouveau menti aux Français sur la situation et de nouveau l'État va injecter de l'argent dans les banques sans y prendre le pouvoir sans changer les règles. En quelques mois on verra les mêmes dérives se reproduire les mêmes causes entraînant les mêmes effets. Alors je le dis sans détour on ne doit pas payer indéfiniment pour les banques et mon plan d'action est limpide. D'abord la transparence. Les fameux tests de résistance sont faux. En juillet 2011 il nous disait que tout allait bien que les recapitalisations de banques européennes ne dépasseraient pas 2,5 milliards d'euros.
A peine trois mois plus tard on nous parle de 200 milliards. Je me permets de vous rappeler je sais que c'est cruel. Les déclarations des ministres français M. Baroin, ministre des Finances le 15 septembre 2011 sur France Info les banques n'ont pas besoin d'être recapitalisées donc pas de débat superflu et n'ont pas non plus de difficulté d'accès à la liquidité. Valérie Pécresse ministre du Budget le 15 septembre 2011 sur LCI nos banques sont solides il n'y a aucun problème ni de solvabilité ni de liquidité des banques françaises. Aujourd'hui on nous explique qu'il faut recapitaliser d'urgence.
Je demande donc la transparence sur la situation des banques et les risques encourus par les contribuables français. Je demande que les tests de résistance soient enfin sérieusement réalisés. Je m'engage à chasser l'obscurité et à faire la transparence partout dans le bilan des banques dans l'engagement de l'Etat dans les conseils d'administration. Le deuxième principe de mon plan d'action sera de séparer les banques de dépôt et les banques d'affaires par la loi. Les comptes et l'épargne des ménages n'ont pas à se trouver mélangés à l'ambiance sulfureuse des salles de marché.
Mon troisième principe est le suivant on ne recapitalisera pas à l'aveugle les banques mais on nationalise même partiellement et temporairement les banques de dépôt pour en prendre le contrôle et changer les règles bref on ne commet plus la grave erreur de 2008 que Nicolas Sarkozy est en train de reproduire. En 2010 les traders français ont reçu autant de bonus qu'avant la crise. 2 milliards d'euros c'est inacceptable. Avec l'Etat aux commandes présent dans les conseils d'administration ce ne sera plus possible. Fini les bonus indécents. Fin aussi des rémunérations extravagantes des seigneurs de la banque.
On y imposera l'échelle des rémunérations qui accourent dans les entreprises publiques comme on imposera à ces banques de cesser leurs opérations spéculatives avec l'argent des français. Elles devront financer l'économie réelle notamment nos PME qui aujourd'hui ne trouvent plus d'argent pour leurs projets. Oh j'entends tout de suite dire mais Madame Le Pen combien ces nationalisations vont-elles coûter ? Eh bien ces nationalisations partielles ne seront pas spécialement coûteuses pour nos finances publiques parce que ces banques sont profitables qu'elles produiront donc des dividendes pour l'Etat.
Il faudra en outre les nationaliser lorsque leur cours boursier sera au plus bas afin de maximiser l'opération. Aujourd'hui je vous l'ai dit on verse des milliards sans prendre le pouvoir sans changer les règles et c'est inept. Quant aux banques d'affaires qu'elles se débrouillent elles seront mises en redressement judiciaire comme n'importe quelle entreprise s'il le faut. Bref mon projet vise à l'assainissement radical du secteur bancaire une organisation plus protectrice pour les déposants des banques plus solides plus utiles à l'économie réelle à la croissance à l'emploi des ménages rassurés des salariés des banques eux aussi rassurés sur leur avenir.
Ceci nécessite de refermer la parenthèse ouverte il y a 25 ans de l'ultralibéralisme de l'ultra spéculation et de l'ultra cupidité. Je vous remercie. Bravo ! Bravo ! On l'a déjà sauvé D'Exia en 2008 on a versé de l'argent on n'a pas pris le contrôle sur la banque et ils ont continué de plus belle. Donc je pense que c'est une grave erreur c'est une grave erreur que Nicolas Sarkozy est prête à réitérer.
Il faut aujourd'hui prendre des vraies décisions et les vraies décisions elles consistent effectivement à mettre en place un système de redressement judiciaire ça n'est pas devant l'Assemblée Nationale qu'il faut discuter des fonds de garantie que l'Etat devrait apporter à D'Exia c'est devant le tribunal de commerce voilà il faut ouvrir une procédure de redressement judiciaire nommer un administrateur judiciaire purger la banque de son passif et effectivement opérer une nationalisation temporaire et partielle parce que sinon on va payer deux fois on va payer pour D'Exia et on viendra aussi au soutien des collectivités territoriales que D'Exia a ruiné en leur offrant il faut dire en s'appuyant sur la cupidité et l'électoralisme de dirigeants de droite et de gauche auxquels elles s'adressaient leur a vendu des prêts toxiques qui aujourd'hui mettent ces collectivités territoriales au bord du groupe qui paiera la facture par un biais ou par un autre toujours les contribuables français à qui on demande systématiquement de venir ouvrir leur portefeuille sans jamais aucune exigence à l'égard des structures que l'on vient sauver ceci est à mon avis aujourd'hui inadmissible parce que ce sont eux qui ont sauvé la banque d'Exia en 2008 qui au passage ont perdu juste 2,7 milliards de l'argent des contribuables français mais ça on n'est plus à ça près alors même qu'on leur demande des sacrifices chaque jour de plus en plus importants on ne cesse de payer pour tous ceux qui ont commis des erreurs graves et qui ont continué d'ailleurs après 2008 les bonus des traders ont continué de plus belle 2 milliards ont été versés en 2010 la spéculation a continué de plus belle les banques ont continué à engager des opérations alors même que leur fond propre ne cessait de baisser par rapport aux opérations spéculatives qu'elles menaient il ne me semble pas que le parti socialiste ait dit quoi que ce soit d'ailleurs ils sont en train de voter ils votent à chaque fois les plans de remplacement divers et variés là pour le coup on est en pleine UMPS vous voyez tout le monde est d'accord pour venir sauver un modèle qu'ils ont imposé aux français qui est le modèle ultra libéral le modèle mondialiste et qui est en train d'imploser mais encore une fois le prix de l'implosion ce sont les contribuables qui payent moi-même de temps en temps voyez-vous que ce soit les banques spéculatives et accessoirement que ce soit les politiques qui leur ont permis de mener ces politiques qui payent un jour j'espère que ce sera le cas en 2012 je crois que c'est un grand symbole d'abord parce que c'est la première banque à tomber et ce que je crains c'est qu'il y en ait d'autres or dans les banques il y a d'abord des hommes et des femmes ce sont les salariés de ces banques et il y a des déposants ce sont l'ensemble des français qui ont fait confiance aux banques et bien quand les banques n'ont pas respecté ce contrat de confiance il faut que l'état intervienne et si pour cela il faut effectivement opérer des nationalisations temporaires et partielles de ces banques pour en protéger en même temps les salariés et en même temps les déposants français et bien ce serait celle qui prendra cette décision alors il y a des solutions qui sont des solutions fermes mais nécessaires d'abord séparer les banques de dépôt et les banques d'affaires nationaliser à titre temporaire et partiel les banques de dépôt protéger les épargnants français mais aussi les salariés de ces banques et laisser tomber les banques d'affaires laisser tomber les banques spéculatives l'aspect spéculatif des banques nous ne nous en occupons pas et nous n'irons pas devant l'Assemblée Nationale pour les sauver on les enverra dans le tribunal correctionnel pour être mis en redressement judiciaire pour se voir nommé un administrateur judiciaire qui accessoirement décidera de leur avenir et ça ne regarde pas en l'occurrence les français qui travaillent et qui ne supportent plus qu'on vienne fouiller dans leur poche pour aller y chercher de l'argent qu'ils ont durement gagné
Marine Le Pen