Grand entretien avec Christian Tein | #AMFIS2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à toutes et tous. Nous allons commencer ce grand entretien avec Christian Tin, président du Front national de libération Canac et socialiste, que je remercie d'avoir accepté notre invitation. Bravo !
Donc Christian Tin, président donc du FLNKS, qui euh a été euh emprisonné euh un prisonnier politique pendant 1 an euh en prison à Mulouse à l'isolement parce que il a été euh accusé euh par le gouvernement euh de Gabriel Atal et par Gérald de Darmanin d'être l'instigateur des révoltes de qui ont secoué la Kanaki nouvelle Calédonie. Donc il est évidemment présumé innocent mais ne peut pas s'exprimer sur les détails de de l'affaire. Donc notre grand entretien parlera de de du reste de la situation présente en en Canaki, Nouvelle-Calédonie.
Peut-être déjà Christian, peut-être que tu veux peut-être prendre la parole sur ta situation de de prisonnier politique avant tout hein. Bonjour à vous tous mesdames et messieurs, les représentants aussi du LI des différents groupes qui qui sont autour de de ce grand mouvement que nous suivons depuis la Nouvelle Caldonie, depuis que vous avez lancé avec monsieur Mélenchon cette initiative. Jamais j'aurais pensé que je me serais retrouvé dans cette situation là devant vous aujourd'hui.
Je pense que mon engagement politique pour amener mon peuple à là où où des gens comme Jean-Marie Tibbaou comme d'autres qui ont qui ont eu à succéder à la présidence du FLKS, ils se sont toujours battus mais en respectant le peuple français en faisant en sorte que nous puissions cheminer ensemble. Mais permettre à ce que notre peuple puisse comme l'ensemble des autres peuples dans le monde puisse avoir sa place parmi les Nations Unies. Je dis souvent merci parce que les un an que j'ai passé en isolement là, j'ai vu beaucoup de gens qui sont venus me soutenir.
Il y a des gens qui m'ont écrit des lettres. Merci du fond du cœur. Ça m'a beaucoup touché parce que être en isolement, je souhaite à personne de vivre, d'être en isolement, c'est c'est tellement difficile.
D'autant plus que déporter de mon pays avec des menottes en laissant toutes nos familles derrière, c'est toujours difficile de de vivre ce genre de situation. C'est pour ça que je vous dis infiniment merci pour les soutiens, merci pour les ceux qui ont qui ont accompagné qui ont envoyé les courriers. Merci à chacun d'entre vous par la pensée que vous avez eu à le faire pendant ce temps. [Applaudissements] Et c'est vrai que je le dis souvent, c'est que on a perdu foi dans la justice en Nouvelle-Calonie.
Je le dis tout honnêtement comme ça parce que ça c'est la dernière maison de la République là où on pense qu'on a on peut être protégé. On se rend bien compte qu'on est on est largué en Nouvelle Coni dans ça. Et j'espère que que notre combat pour lequel on s'est engagé, on a vu la tourneur qui s'a pris là dans les discussions qu'ils ont fait au niveau du pays.
On est redescendu très très bas. On va pouvoir le faire tout à l'heure mais simplement pour introduire, je voulais dire que je suis très heureux d'être ici aujourd'hui parce que on a besoin de que vous sentiez c'est quoi les difficultés que traverse notre pays, les difficultés sociales, les difficultés économiques aujourd'hui que le chantage que le gouvernement français nous fait des chantages dessus en votre nom et ça je pense que il est toujours bon de venir parler avec le peuple français partout là où vous êtes pour que vous sachiez souvent c'est en votre nom qu'on rend la justice dans ce pays et dans dans mon pays, c'est en votre nom qu'on on fait toutes les choses, toutes les difficultés que l'on traverse, c'est souvent en votre nom. Et j'avais besoin de vous le dire aussi pour que les l'écho aussi puisse traverser aussi les différentes régions de France pour que les gens sachent que aussi petit soit mon peuple de 120000 autochtones, elle a besoin aussi a le droit aussi à la lumière comme d'autres peuples dans le monde.
Elle a droit aussi à amener sa part d'humanité aussi à l'histoire. Voilà, juste quelques mots pour introduire un peu ma présentation. Voilà.
Merci. Merci, merci beaucoup Christian de de ces mots mais voilà vraiment l'honneur l'honneur est pour nous de t'accueillir aujourd'hui. Alors, je ne sais pas si tout le monde ici est familier de l'histoire de la Kanaki Nouvelle-Calédonie, mais la Kanaki Nouvelle-Calédonie, c'est un archipel au fin fond du Pacifique à 17000 km de la métropole.
J'utilise le terme métropole parce que contrairement à d'autres territoires ultramarins de la République en Kan Nouvelle-Calédonie, il y a une situation coloniale. Cette situation coloniale, elle date depuis la prise de possession de du territoire par le second empire en 1853. Mais l'histoire de la Kanie, Nouvelle-Calédonie ne débute pas en 1853.
L'histoire de la Kanaki ne débute pas non plus en 1774 lorsqu'elle aurait été découverte par James Cook. Non, le territoire de Nouvelle-Calédonie est habité depuis des millénaires par le peuple Canac qui possède sa propre civilisation, qui possède sa propre culture qui ont été niés par des décennies d'histoire coloniale, une histoire coloniale particulière en Canakin Nouvelle Calodini parce que les gouvernements français succès ont décidé en permanence d'en faire une colonie de peuplement, c'est-à-dire de surpasser le peuple Canac numériquement dans le territoire. Le peuple Canac a connu une quasi extinction dans les années 1920 parce que alors les historiens, les anthropologues ne sont pas d'accord entre eux sur le la population Canac avant la découverte de James Cook.
Mais aujourd'hui, des études sérieuses évoquent plusieurs centaines de milliers d'habitants sur l'archipel. Il restait 20000 CAC en 1930. Donc on voit bien l'effet de la colonisation et cette volonté de peuplement, ça a été le bagne puis des colons des colons libres.
Et cette volonté de colonie de peuplement, elle existait jusqu'en 1972 lorsque Pierre Mesmer, premier ministre à l'époque, expliquait qu'il fallait envoyer du blanc en Nouvelle Calédonie, pour justement s'assurer que l'indépendance ne serait plus jamais plus jamais possible. Dans les années 80, la le FLNKS a été fondé. Il y a eu un mouvement de libération.
On a parlé des événements et cetera. une vraie guerre civile qui s'est déroulée dans ces dans ces périodes dans ces périodes-là qui ont abouti à aux accords de paix de Matignon ouino en 1988 pour justement essayer de trouver un chemin commun entre le peuple autochtone reconnu par le un vote du peuple français he le peuple Canac a été reconnu son existence a été reconnue par un un vote du peuple français et les ce que les Canaques ont appelé les victimes de l'histoire, c'est-à-dire les descendants de Bagnard et les autres colons. Et la volonté était de faire peuple commun aboutir.
Les accords de Matignon ont débouché sur les accords de Numéa 10 ans plus tard en 1998 qui au-delà d'être un accord de paix était un accord réellement de décolonisation et qui anticipait qui essayait de créer un chemin commun pour aboutir à ce qui était nommé la pleine émancipation du territoire et qui reconnaissait l'apport de la culture et du peuple et du peuple Canac. L'accord de Numéa devait s'achever sur une triple consultation, trois référendums, pour ou contre l'indépendance. Les deux premiers référendums se sont se sont tenus et contrairement à ce que tout le monde pensait, les résultats ont été beaucoup plus serrés, hein.
Le le nom à l'indépendance ne l'a pas emporté par des 70 % comme certains le pronostiquaient. Mais on voyait bien que à chaque consultation le oui à l'indépendance progressé et le gouvernement a décidé lors de la 3e consultation d'avancer la date de la consultation et contre la vie du peuple du peuple Canac contre la vie du peuple qui à l'origine possédait le droit à l'autodétermination et ce référendum a été positionné en pleine période de deuil coutumière canc suite à la crise de la COVID. Et donc il y a eu une décision de l'ensemble des mouvements indépendantistes de boycotter ce 3è référendum.
Donc le résultat de ce 3è référendum n'a pas de de légitimité. C'est un des premiers passages en force opéré par le gouvernement d'Emmanuel Macron sur la question de la Kanie Nouvelle-Calédonie. Et puis il y a eu d'autres d'autres passages en force, la volonté de ne pas refaire de trisème référendum et puis la volonté de considérer que les accords de que l'accord de Numéa était dépassé et qu'il fallait faire autre chose.
Alors que l'accord de Numéa était très clair. S'il y avait trois noms à l'indépendance, les partis signataires de l'accord de Numéa devaient se retrouver pour évaluer la situation ainsi créée. Donc les accords de Numéa auraient dû perdurer et il fallait trouver un accord consensuel parce que le la base des accords de Numéa et de Matignon, c'est le consensus.
Et bien il n'y a pas eu de recherche d'un accord au consensus. Il y a eu volonté de passer en force et de passer en force sur le dégel du corps électoral. Alors le dégel du corps électoral, peut-être que Christian T1 peut nous expliquer en quoi c'est quelque chose de fondamental, d'essentiel pour le peuple le peuple Canac. [Applaudissements] Alors, Naville les Roche, c'est à cette époque-là, c'était tous nos nos anciens responsables qui sont déplacés ici à Paris hein en 83 où il y avait une cette grande réunion où on a décidé de reconnaître tous ceux qui sont arrivés par la force, par l'histoire en Nouvelle-Cédonie, de le reconnaître et de faire peuple ensemble.
C'était le geste fort que le peuple Canac a décidé de de faire à ce moment-là en disant que nous allons construire ensemble un pays et édifier ensemble notre société. Mais c'est un geste fort qu'on donne aussi la possibilité à ces populations de pouvoir décider de l'avenir du pays. Chose qui appartient au peuple canc le droit à l'autodétermination.
On a ouvert aux autres de manière à dire que parce qu'on a décidé de faire payer ensemble, on allait avancer ensemble dans le temps. Mais au fil du temps, on s'est rendu compte d'une chose, c'est que les gouvernements successifs de la France ont toujours manqué à la parole dans cette histoire et on à chaque fois on a buté contre un mur parce que Paris ne n'avait juste simplement que le rapport de force à nous renvoyer en face à travers soit à travers des des mesures discriminatoires qui sont passées par au niveau de l'Assemblée nationale et du Sénat ou soit avec les rapports de force en envoyant constamment des forces de l'ordre et des mobiles en en Nouvelle-Calédonie, mais on a toujours relevé le défi de dire que il fallait continuer à construire le pays ensemble parce que je pense qu'on est revenu de très très loin. Vous connaissez l'histoire de la période de l'indigena où les Canaqu's avaient des heures pour pouvoir sortir dans le propre pays pour pouvoir aller faire les courses pour pouvoir les ne serait-ce qu'aller dans la ville de Numéa.
Ben, on nous interdisait même de pouvoir sortir à des heures. C'est ça qu'on appelait la période de l'indigén et on avait besoin de de faire en sorte de donner que notre parole qu'on a donné aux autres en 83 qu'on allait le allait le respecter et faire en sorte que les uns et les autres on allait ensemble croire que il y avait un beau pays à construire. C'est ce pays arc-en-ciel qu'on que l'on que l'on voulait.
François Miteron nous a promis en 81 au moment où où il se lança dans la campagne que si vous venez avec nous, on pouvait regarder le projet d'indépendance que encore les cans ont fait confiance, ils sont allés dedans. Mais à chaque fois la parole de de l'État français a manqué au peuple canc et ça c'est qui a débouché les événements de 84 où il y a eu beaucoup de morts en Nouvelle-Conie par les âmes et celle de 88. C'est parce que chaque fois l'État français il est revenu sur sa parole et Michel Roka qui a pris le de qui a pris qui a décidé de reprendre le dossier en main de de travailler différemment le dossier de la Nouvelle Caldonie.
C'est comme ça qu'on a amené qu'il a pu amener la paix en rénissant Jean-Marie Chibaou qui fut le grand leader Canac et de l'autre côté Jacques Lafleur qui fut le représentant des anti-indépendantistes. C'était pas si évident de réunir les conditions à ce moment-là pour que les deux puissent venir à la table alors qu'il y avait déjà les morts étaient encore les gens n'étaient pas ils étaient encore dans les deuils. Mais on a décidé de faire le paris sur l'intelligence.
C'est ce que Jean-Marie Tibbao disait. Il fallait relever le défi malgré qu'il a perdu ses frères dans une fusiane où il a perdu deux frères et plusieurs de ses cousins, mais il a quand même accepté de d'avancer de l'avant. Mais à chaque fois, on a retrouvé à chaque fois un mur, le mur de l'état.
Mais malgré tout, on a quand même Bernard Ponce avec l'affaire d'ouvert B son mais c'est on a connu des moments difficiles aussi avec Bernard Pon mais à chaque fois il a fallu encore se relever puis reconstruire à dire qu'on allait reconstruire notre pays. Lionel Jospin qui a décidé de reprendre les choses en disant qu'on allait faire quelque chose pour terre définitivement ce qui nous désignit pour aller à l'essentiel dans cet accord et ça a été l'accord de nous mè et les CANC ils ont considéré à ce moment-là que ce paris si l'intelligence c'était peut-être l'accord de Numè il était le fabuleux challenge pour pouvoir aller jusqu'au bout parce que dedans il y avait pas mal de choses qu'on a logé ce qu'on appelle les réversibilités des compétences tout ce qui est transféré à Nouvel Caldonie ne peut plus y retourner vers la République. Il y avait pas mal de choses de mesures incitatives qui qui permettaient qui encourageait le peuple Cana aller dans cet accord mais à chaque fois on s'est rendu compte que plus on avançait et plus à chaque fois le gouvernement français a manqué à sa parole le rééquilibrage qui a été posé pour dire que les Canac allaient former allz on allait miser sur la la politique des 400 cadres parce qu'on avait très peu de cadres Canac à ce moment-là pour pouvoir aussi porter le pays.
C'est pour ça que je profite de l'occasion pour vous dire à chacun d'entre vous les français parce qu'on ne parle jamais de vous mais si une beaucoup de des centaines des milliers de jeunes ont pu venir faire des formations ici c'est grâce à vos honorables impôt et ça personne souvent on en parle pas assez mais on voulait vous dire merci à chacun d'entre vous parce que c'est vos impôts qui ont fait qu'on a pu que nos enfants ont puissent se former ici dans ce pays et ça je vous salue pour ça et et vous encourage dans dans cette démarche là mais c'est pour dire que ces accordsl Là, on a pensé que allait sanctuariser la paix définitivement. Malheureusement le gouvernement de monsieur Macron a décidé depuis ces derniers temps. On a vu arriver les passages en force sur un certain nombre de de choses.
Le non respect des transferts des compétences, le non respect des des chantiers qui étaient engagés vis-à-vis dans les dans les tribus dans les quartiers et là où les populations Canac étaient impactées. Mais on a vu qu'il y avait des choix qui étaient radicals, qui été imposés par le surtout monsieur d'Armanin et monsieur le gouvernement Atal. et surtout sur le dossier du corps é littlectoral. ce dossier où nous on a dit qu'on ne revenait plus dessus sur le dossier du cour électoral mais malheureusement le gouvernement a décidé d'en faire un enjeu encore un enjeu national ici avec et c'est ce qui a avéré c'est que le 13 c'est ce qui a débouché sur les les difficultés des événements du 13 nous avons lancé des mobilisations pacifiques pendant pratiquement plus d'un an pour essayer d'expliquer à la population on a envoyé des gens venir ici en France pour expliquer l'enjeu du corps électoral parce que nous ne voulons pas disparaître Parce que nous nous sommes qu'un petit peu pensés que si le gouvernement français nous faisait venir 100000 personnes, ben c'était c'était fini de notre histoire.
Et nous avons nous nous n'empêchons pas que les gens viennent travailler au pays. Bien au contraire, ils peuvent venir travailler. Par contre, le sujet des corps électoral, c'est l'axe majeur sur lequel on a dit que c'est l'équilibre sur lequel on a trouvé.
C'est on appelle ça, c'est le corps électoral de la paix. Et ça, nous on en veut pas qu'on le touche à cet accord là. à ce sujet du corps électoral mais on s'est rendit compte que le gouvernement à tal il était sourd à nos revendication malheureusement tous les ingrédients étaient réunis vous savez le jour où ça a explosé sur sur le grand numéa sur la province une c'est là où il y a tous les quartiers nord où tous les jeunes qui n'ont pas eu la chance dans le cadre de la cour numé où la cour numé est arrêtée à leur porte ils ont pas pu bénéficier des des niveaux de de formation et autres mais cette jeunesse là qui n'a pas eu la chance dans la vie et il se rend bien compte qu' il est doublé encore d'une injustice en leur faisant encore en le faisant rentrer de force ce sujet du corps électoral qu'ils allaient encore être encore plus pénalisé encore cette jeunesse qui n'avait pas eu la chance de pouvoir avoir un emploi comme d'autres jeunes dans les cartés on les critique pas c'est bien sûr qu'ils ont le droit aussi de de bénéficier des emplois mais par contre on a dit c'est que le peuple canc il avait besoin d'être reconnu chez lui pour s'il veut pouvoir accueillir les autres, faut qu'il se sente bien dans son pays.
Mais voilà un peu l'état d'esprit dans lesquels on s on s'est retrouvé, c'est que on a oublié on a oublié que l'État français à travers leur représentant, ils ont oublié qu'il y avait un accord qu'on a scellé dans le sang de nos gens et qu'il fallait simplement tourner cette page là pour pouvoir avancer vers quelque chose d'autre de meilleur. Mais j'ai ça l'impression à chaque fois que on nous fait revivre la même histoire. Ma personne il est secondaire dedans.
C'est mais je pense à tous nos gens aujourd'hui qu'on fait du chantage sur la partie sociale sur la partie financière que monsieur Vals aujourd'hui il est en train de faire des chantages à à nos gens en disant que si aujourd'hui vous ne signez pas cet accord si aujourd'hui vous n'allez pas dans le sens que l'État français souhaite ben vous allez votre peuple les dépérir. un peu le je traduis un peu mais c'est un peu le sens là on un peu pour dire sur le sujet des corps litt é littoral tout cette traversée du désert que notre peuple a eu à faire et que j'espère qu'on qu'à partir de cette rencontre qu'on puisse avoir aussi c'est de dire c'est que cet accord que on en parlera tout à l'heure sur la course de Bougival où on le rejette totalement cet accord parce qu'elle ne elle nous renvoie très très loin derrière la merci et sur la question du dégel du corps électoral, un corps électoral qui avait été gelé lors des accords de de Numéa pour justement faire que toutes les personnes qui sont arrivées en Nouvelle-Célédonie après 98 ne puissent pas participer au scrutin des des élections provinciales. Tout le monde avait prévenu le gouvernement que c'était explosif si jamais il y touchait.
Avec avec ma collègue Daniel Obonau, je m'étais rendu en en Canaqui, Nouvelle-Calédonie 15 jours avant le vote justement pour préparer le débat parlementaire pour pouvoir rencontrer l'ensemble des acteurs. Tous les acteurs nous avaient dit si ce texte est voté en l'État, ça va être une explosion. sauf les loyalistes, le parti les loyalistes autour de madame Baquess qui évidemment avait l'oreille de d'Emmanuel Macron vu qu'il l'avait nommé ministre lors d'un précédent gouvernement.
Là aussi c'était une rupture de l'impartialité de l'État parce que nommer un parti Canac, un parti calédonien dans le gouvernement, cela montrait bien que le gouvernement n'était plus n'était plus impartial. Nous les avions avertis. Nous les avons même avertis dans l'hémicycle.
Les événements avaient déjà commencé à Numéa quand le vote de l'Assemblée a eu lieu. Il y a eu là une volonté du gouvernement de passer en force quoi qu'il arrive et on en vua aujourd'hui les conséquences. Les conséquences ont été terribles. 14 personnes ont perdu la vie dont 11 Canaques.
Et quand avec Mathilde Panoto, nous sommes retournés en Kanie cette en au printemps pour faire le bilan un an après, c'était c'était à Lifou et quelqu'un a pris la parole et a dit "Il faut que vous vous rendiez compte en France que nous on est on est 110000. un Canac, ça représente 250 français de de métropole. Donc 11 canc morts, c'est comme s'il y avait 2000 plus de 2000 personnes qui avaient perdu la vie lors des lors des événements.
C'est c'est frappant cette cette comparaison parce que bon 11, on pourrait dire "Ah non, 11 sur un peuple de 110000 personnes, c'est énorme." Et le et cela réveille évidemment tous les massacres coloniaux qui ont existé. Je pense notamment à la révolte de contre de de du chef à taille et et et la répression sanglante à la fin du 19e siècle.
Mais la droite a évidemment parlé d'émeutes parce que dès que il y a des soulèvements populaires, ce sont des émeutes, des sauvageons qui détruisent tout et cetera. Non, c'était une révolte suite à une décision politique, une décision politique qui a été prise siamment alors que les décideurs savaient quelles étaient les conséquences potentielles ou s'ils ne le savaient pas, c'est qu'ils ont été aveuglés et que il il ils n'étaient pas à leur place de de décideur parce que franchement euh avec Daniel Obono, on reprenait le dossier de de la Kanaki Nouvelle-Calédonie. C'était la première fois qu'on qu'on y allait mais les choses étaient évidentes.
Sauz aux yeux. Sauter aux yeux. Et donc c'est il y a eu pour 2 milliards d'euros de dégâts sur le territoire en en quelques jours.
L'économie du pays a été mise à terre. Euh peut-être Christian revenir un peu sur sur ces événements euh comment ça s'est passé et et leurs conséquences que aujourd'hui on on le voit et tu l'as évoqué, le gouvernement instrumentalise pour dans le cadre des négociations politiques. Alors j'ai rappelé tout à l'heure qu'on a fait des grandes mobilisations.
On a on a interpelé la les populations du pays sur les enjeux du corps électoral et sur le fait de dire de ne pas bouger les lignes à ce niveau-là. On a interpré Paris à ma reprise, on a envoyé des courriers au gouvernement français. On a tenté à chaque fois de dire que le risque majeur, c'est que on ne va pas maîtriser nos populations à ce niveau.
Nous-même qui étions responsables à la cellule de coordination des des actions de terrain que vous avez dû on parler de la CCAT. à chaque fois on a fait des tournées, on a dit aux gens, il faut rester dans le cadre du travail qu'on a fait. Mais on a vu nous-même aussi, c'est que nous avions été dépassés par les les événements, c'est que les les jeunes sont sortis de partout.
Mais la charge qui s'est passée, c'est que le la nuit du qui s'est passé dans deux quartiers, il y a eu la charge des mobiles avec les gens du JPN qui ont qui ont chargé sur nos gens. Et la revolte on voit un peu comme dans les quartiers d'ici là avec les portames et autres ça s'est vite répandu dans tous les quartiers de la province une là les quartier nord du côté de Mondorba Paum que ça a été une explosion qui est parti à une vitesse comme pas possible mais c'est pour dire c'est que les le sujet des corps littoral c'est c'est qui a fait déborder la goutte qui a fait déborder la base et on voit ce que nos gens n'en pouvaient plus de ces de ces formes d'injustice et à un moment donné, ça devait malheureusement ça devait exploser à la figure de tout le monde et l'État n'a pas fait n'a pas créé les conditions pour ça. Par contre après il s'est chargé d'envoyer plus de 8000 gendarmes pour pour matte de cette jeunesse là qui ce que monsieur Lachou il a dit.
On a on en a payé pratiquement eu plus de 13 morts dans 11 jeunes de chez nous. Mais c'est difficile parce que cette jeunesse qui qui n'avait pas la qui avait des difficultés dans la vie, on se rend bien compte que il faut constamment leur parler mais en plus confiance dans la parole de la France. Ça, il faut, je préfère vous le dire le plus honnêtement, ils ont perdu confiance dans la parole de la France.
Ils considèrent que la France, elle a elle a trop manqué à sa parole avec nos vieux, avec la génération qui est arrivé après eux. Et aujourd'hui, ils ont dit que ils vont faire à leur manière les choses. Quand on est on est parti après la rencontre que j'ai eu avec le président Macron où on a parlé un peu pour il a proposé de engager une démarche sur le terrain pour la désescalade.
Je lui ai dit mais parce qu'il voulait en 48 he que je puisse calmer l'ensemble des choses sur le terrain. Je dis mais monsieur Macron, c'est tout le pays qui bouge de jusqu'aux îles, des barrages, c'est jusqu'à dans l'extrême nord. Il me faut au moins 2 mois pour pouvoir sillonner les pays, aller à la rencontre des gens pour demander de de permettre à ce que on puisse lever les barrages de manière à faire en sorte que les médicaments, les médecins tous puissent circuler sur l'ensemble du territoire.
Le problème c'est que lui il a un impose 48 he puis après il prend l'avion pour revenir ici. Je dis mais on peut pas fonctionner comme ça. Problème c'est que les gens ils attendent aussi une réponse de votre part.
Est-ce que le dégel là sur le corps de toilette vous retirez le texte ? Il a dit pour le moment il est il est pas question de retirer par contre euh il s'engage à regarder les choses à partir de Paris. C'est leséchanges qu'on a eu ensemble à au niveau de du Congrès, enfin au niveau du ha Ossaria, le la maison de de l'État en Nouvelle-Calonie.
J'ai pas senti chez l'État l'envie de de trouver des solutions pour pouvoir tirer les populations caléoniennes vers le haut. Voilà un peu sur le les événements comme monsieur la chou l'a dit c'est que tous les ingrédients étaient réunis pour que ça explose. J'ai toujours dit quand j'étais en isolement j'ai rencontré le juge d'instruction je pendant 14 he de mon audition devant le juge.
J'ai dit j'espère qu'un jour j'aurai une réponse. C'est ce qui s'est passé dans la nuit du 13 du 12 au 13 pour que je ne pour que les un an de prison en isolement que j'ai fait au moins j'aurai une réponse de parce que pour le moment je ne sais pas pourquoi je suis en prison. Mais j'aimerais savoir c'est qui qui a voulu que que cette situation se dégrade dans toute la nuit parce que pour moi il y a une réelle volonté pour que ça crame le pays pour que ça tire les populations vers les bas parce queil faut revenir sur l'accord de Néa comme on l'a dit parce que cet accord nous amené de toute manière irrémédiablement vers l'indépendance mais qui a intérêt à ce que l'accord de nous maire soit un échec là-bas au bout et c'est un peu la question que ça m'est travaillé me resté dans ma ma cellule en isolement pour et que j'ai dis au juge.
Mais j'espère un jour que dans l'enquête que vous allez mener, c'est qui c'est par qui que c'est que c'est démarré le soir les événements sur dans les quartiers de NMER. Voilà. Merci. [Applaudissements] Alors, ces ces événements, Christian T1 vient de les vient de les décrire.
Euh j'avais j'ai évoqué le chiffre de 2 milliards de de dégâts. Mais ce qu'il faut avoir en tête également, c'est que le chômage a augmenté de 37 % avec 11000 demandeurs d'emploi en en 2025. Si on le reporte à la métropole, on est sur des des centaines de milliers d'emplois qui sont ainsi qui sont ainsi balayés.
C'est 1/5e des emplois du territoire qui ont été euh supprimés avec une réalité aussi euh c'est que la couverture chômage en Kan Nouvelle-Calédonie n'est pas la même que euh qu'en France métropolitaine, vu que l'aide sociale euh le et les prestations sociales, y compris le le la question du chômage sont des compétences qui ont été transféré à la Kanie Nouvelle-Calédonie. Donc au bout au bout d'un an de chômage, il n'y a plus rien parce qu'il n'y a même pas de RSA en en Kanie Nouvelle-Calonie. Donc c'est une situation sociale catastrophique et les premières victimes évidemment sont les populations sont les populations Canac.
Quand avec Mathilde Panu nous nous sommes retournés en Nouvelle-Calédonie, en Canaki, Nouvelle-Calédonie, un an après le les les les événements du du 13, on nous disait "Les vols ne cessent d'augmenter et on nous racontait, les gens rentrent dans la dans la dans les villes làas. Ah, il peut y avoir une belle [Musique] console de jeu, il peut y avoir un grand écran, il peut y avoir des ordinateurs. Après le vol, ils seront toujours là.
Par contre, le contenu du frigo, le contenu du congélateur, lui, aura été volé. On est sur une explosion des vols alimentaires parce que les gens ont faim, parce que les gens n'ont plus les moyens d'acheter d'acheter à manger. La présidente de la région sud, Sonia Baquè a mis en place des mesures de punition collective, on peut pas parler autrement, vis-à-vis euh des Canaques qui vivent dans la dans la province sud.
Ils ont fait exploser les expulsions locatives. Ils ont mis en place des des mesures punitives sur les les lignes de bus. C'est-à-dire que maintenant les lignes de bus contournent les quartiers euh où où vivent les les où vivent les Canaques.
Donc c'est-à-dire que maintenant il faut marcher 1 2 3 km pour aller chercher son bus et le prix du ticket de bus atteint 4,25 €. C'est-à-dire que le prix du ticket de bus à Numéa est le plus cher au monde. C'est plus cher de prendre le bus à Numéa que à New York par exemple.
Donc là, il y a aussi une vraie volonté punitive et d'utiliser le prétexte des difficultés économiques pour cibler les populations Canac et en gros leur les pousser à retourner en tribu en province nord ou dans les dans les îles. Et on a rencontré en effet euh des jeunes qui euh ont des enfants et qui n'arrivaient plus à les inscrire euh en à l'école en province sud parce que madame Baquas a décidé que non euh le une attestation d'hébergement ne vaut plus justificatif de domicile et que donc quelqu'un qui n'a pas un bail ou qui n'est pas propriétaire ne peut pas inscrire ses enfants à l'école. Et donc on a des jeunes qui ont des gamins 7 8 ans, mais il les renvoient chez les grands-parents sur l'île de Lifou pour pouvoir être scolarisé et eux restent à à Noméa.
Donc c'estàd sont des familles qui qui sont qui sont séparées par la volonté de de madame Baquez. Donc on voit les conséquences concrètes de de ces de de ces événements et de l'usage politique qui qui en est fait. Et peut-être avez-vous as-tu quelque chose de de plus à dire sur ce sujet ?
Alors, c'est vrai que moi j'ai bon je suis toujours interdit de rentrer dans mon pays hein. On m'autorise à sortir. Je peux circuler dans les région de France mais je peux pas rentrer en Nouvelle-Calédonie.
Du coup, je suis comme d'ici par les réseaux, par des moyens par la famille que j'essaie de contacter, on se rend bien compte des des difficultés que traversent nos populations sur la partie sociale. C'est les catomens du pays. Je dis souvent ça parce que c'est quand tu as un pays comme la Nouvelle Candonie avec les tris/4 de réserve de mondial de nickel avec tout ce qui l'on possède avec un beau lagon avec euh où c'est il est très très riche en poisson et puis une terre qui est qui est cultivable qui est très très riche aussi cette terre mais on se rend bien compte qu'on on a volontairement tiré le pays vers le bas de manière à vous allez comprendre que bougival mais c'est tout était les conditions étaient préparées pour pour mettre ce fameux accord de bougival en place quoi.
Et touses les conditions, moi je persu que touses les conditions qui ont été posées et volontairement on été fait de manière à afficier l'économie du pays à rendre les gens à humilier les gens au niveau social de manière à ce qu'ils viennent venir mondi directement dans la main de ceux qui encore qui ont les reines comme la province une. Mais ces situations on pensait pas quand on avait un PIB qui était très élevé en Nouvelle-Calédonie à cette époque au moment où le cours de nickel était très élevé. On a quand même trois usines à Nouvelle-Calédonie et trois usines où il emploie plus pratiquement plus de de 4 à 5000 personnes par usine.
On peut pas tomber aussi bas que ça. C'est impossible. Mais avec euh d'autres richesses, nous nous faisons de de la crevette de très haute qualité.
En Nouvelle Glonie, on a on fait de l'élevage du poisson et on a tout un pont de d'économie qui on peut se suber à nous-même. Mais on voit c'est que les conditions ont été fait volontairement pour que rendent misérable les populations de ce pays. Voilà un peu pour compléter un peu sur la partie sociale.
Mais justement peut-être pour vous relancer sur euh pour te relancer sur ça sur la question du nickel parce que la la Canaki Nouvelle-Kalédonie possède euh des réserves énormes en euh en nickel. Euh l'usine historique, la société le nickel est basée à Numéa avec un actionnariat où l'État français est quand même très très influent. L'accord de Numéa prévoyait un rééquilibrage, un rééquilibrage avec notamment l'ouverture d'une usine de traitement du nickel dans la province nord euh à proximité immédiate d'un des plus importants massifs euh de de nickel, le rééquilibrage, une une usine au sud, une usine au nord.
Sauf que ce qui s'est passé, c'est qu'une deuxième usine de nickel a été ouverte dans la province dans la province sud. Des usines qui ont toutes à un moment donné été déficitaires. Euh et les deux provinces, les deux usines de la province sud ont elles bénéficié de soutien massif de de l'État en terme en terme de de subvention publique.
Mais la l'usine de la province nord, elle n'en a jamais bénéficié. Et c'est cette ce manque de soutien de l'État qui a entraîné sa mise à l'arrêt il y a il y a quelques mois. Et quand on éteint un four euh à nickel, on ne peut pas le rallumer, il faut le reconstruire à zéro.
Euh donc quelle place le nickel dans le projet indépendantiste peut-être ? Alors, elle prend quand même une place importante parce qu'on s'est on s'est battu à cet enfin s'est battu on s'est mobilisé fortement pour que il y ait une usine de rééquilibrage qui s'opère dans le nord. C'est comme ça que il y a eu à cette époque l'échange des massifs un grand gisement qui était dans le nord où on a pu construire une usine à côté qui ontemé qui a créé des milliers d'emplois à ce moment-là pendant la construction et autres parce qu'on voulait on a on était rentré dans le capital à 51 % de dans cette usine mais l'idée en gros c'était de faire en sorte que cet argent puisse rentrer rester au pays parce que la ICLN depuis plus de 120 ans de d'exploitation on s'est rendu bien compte que la société dans l'État, il a il est il est actionnaire dedans.
La famille du Val et la famille les Japonais, il a les suit. Eux, ils avaient des pardons. Mais la Nouvel Calonie, il avait très peu de parine.
Il a fallu que l'on se batte pour que la STCPI, une structure de nouvelle Candonie puisse aussi intégrer dedans pour qu'on puisse capter des fonds dans l'usine du sud. Mais on se rend bien compte que la société Eramet en Nouvelle Gadonie et en métropole à chaque fois il a c'est lui qui a ramassé le gros lot à chaque fois l'argent il est constamment revenu vers la métropole et pr et ça c'est aussi sur l'ensemble des entreprises qui touchent à la nouvelle cadonie souvent quand je parle du PIB en 1500 milliards CP je sais pas en conversion ici ça donne combien que pratiquement il y a 5 ans de ça c'est le produit intérieur brut qui est qui est produit par les Calédoniens. Mais on voit que la grosse masse de cet argent, elle part à travers les assurances, à travers les banques qui reviennent vers la métropole. très souvent ce flux d'argent, il revient il revient vers ici vers la métropole, c'est conditionné par des structures d'état ou des privés qui sont affiliés à des grosses boîtes.
Alors que nous, on s'est battu dans la cour de mer de permettre à ce que cet argent là que que le produit des Calédoniens et le la sûre des Caldoniens puisse avant tout bénéficier au Caldoniens. Et on se rend bien compte que les mécanismes qui sont fait dedans, les mécanismes financiers ont toujours créé les conditions pour que il y a une fuite de capitaux en permanence vers la métropole quoi. Mais voilà un peu l'état mais on se rend bien compte que l'usine que sur les les usines on se rend bien compte que qui est pour nous quelque chose de capital les usines qui permettaient de sécuriser l'emploi pour les Caldoniens qui y compris hein beaucoup de métropolitains il travaillaient dans ces usines.
Nous on a dit c'est que sur l'emploi, il y a pas de souci. Tout le monde peut venir travailler. C'était un peu ce qu'on disait tout à l'heure, c'était juste simplement le sujet du cours électoral.
Mais on voit on a les difficultés qu'on rencontre à travers la mine parce que c'est cyclique parce qu'elle dépend des du cours du nickel. On voit aujourd'hui, c'est l'Indonésie aujourd'hui à travers une exploitation très forte avec un coup très très bas qui fait qu'il tire le coût du nickel vers le prix du nickel vers le bas quoi. Et les la question du du nickel de la sauvetage de de la filière nickel nous amène à la question de l'accord de Bougival que que Christianten a a évoqué déjà à plusieurs reprises parce que c'est c'est l'actualité c'est l'actualité immédiate.
Depuis la nomination de de Manuel Vals à au poste de ministre des outresemères, il faut lui reconnaître une chose, il a réussi à remettre tout le monde autour de la table et c'était la première fois depuis le 3e référendum, c'est-à-dire depuis 2021, que il ne que l'ensemble des partis ne s'étaient pas parlé en une seule réunion. Il faut lui reconnaître un autre mérite, c'est d'être arrivé à Deva en en Kan Nouvelle-Calédonie au mois de au mois de mai avec un projet un projet de l'État un projet de l'État et c'était la première fois que l'État mettait sur la table un projet post accord de de Numéa, un projet que plus de 3/5è des membres du congrès de Kanaki, Nouvelle-Calédonie dont les indépendantistes considéraient que c'était un bon projet, une bonne base de discussion. Mais le parti de madame Baquest, les loyalistes ont décidé que non, ce projet allait bien trop loin par rapport à ce qu'ils pouvaient accepter et qu'ils ont refusé toute discussion.
Toute discussion et alors là, le ministre Vals a repris ses bagages, et rentré en métropole. et il est allé rendre compte au président Macron et le président Macron a décidé de convoquer tout le monde et de reprendre d'une certaine manière le dossier en main. Euh et cela a conduit à enfermer l'ensemble des délégations dans un hôtel à Bougival et est sorti de ce de ce H clos un projet d'accord. faisons bien attention au aux mots, hein.
Ce n'était pas un accord, c'était un projet d'accord que l'ensemble des des délégations s'engage à aller présenter euh à euh à leur base, à leur mandant euh en Kan Nouvelle-Calédonie. Et le FLNKS a pris la décision début août lors de son congrès du 9 août, si ma mémoire est bonne, de ne pas signer l'accord de Bougival et donc de retirer sa signature du projet d'accord en disant que cet accord n'était pas acceptable. L'impartialité de l'État aurait le parallélisme des formes aurait dû conduire Manuel Vals à dire bon ben à Deva les loyalistes refusaient l'accord, on a retiré l'accord. euh à Bougival, les indépendantistes ont refusé l'accord, on aurait dû euh à retirer l'accord et à dire bon ben on rediscute d'autres choses ou si on n' pas le temps de discuter parce que la loi le prévoit, il doit y avoir des élections provinciales en Kan Nouvelle-Calédonie avant la fin du mois de de novembre 2025 et bien on convoque des élections provinciales.
Pensez de constater que le ministre Vals n'a pas fait ce choix. Il est actuellement en Kan Nouvelle-Calédonie pour installer ce qu'il appelle un comité des rédacteurs de l'accord de Bougival, c'est-à-dire un comité de de rédacteur pour transcrire cet accord en texte de loi. D'abord un projet de loi constitutionnel pour inscrire dans la Constitution l'accord de Bougival.
Ensuite, une loi organique spéciale pour détailler dans la loi le euh le le le la thématique constitutionnelle, puis une loi euh fondamentale qui elle serait discutée non pas par le Parlement français mais par le Congrès de euh de Nouvelle-Calédonie. Le FLNKS a pris la décision de ne pas participer à ce comité de de rédacteur et en parallèle des déput des sénateurs, des six présidents de groupe au Sénat ont déposé une proposition de loi organique pour repousser les élections provinciales à l'après l'application de l'accord de Bougival. Quelle est la position du FLNKS sur à la fois ce projet de loi organique de report des élections sur l'accord de Bougival et sur le fait que Manuel Vals, si bien qu'il dise qu'il ne veut passer en force, d'une certaine manière, le fait de maintenir cette réunion sans le FLNKS s'apparente quand même à un passage en force.
En fait, on se rend bien compte d'une chose, c'est que l'accord de Bival nous renvoie complètement en arrière. Mais pire que ça, c'est que ville Roche ou c'est le peuple can qui a fait le choix de construire le pays avec les autres. Aujourd'hui, quand on regarde cet accord, on a l'impression que c'est l'État français avec les anti-indépendantistes qui décideront de la place des Canac dans son propre pays.
Et c'est ça là, c'est un peu le sens qu'on a que je souhaitais le partager avec vous. C'est dire c'est que c'est humiliation forte pour notre contre notre peuple à cet accord. Les pas encore n'ont pas encore digéré encore cet accord.
On voit les t qui les ça se crispe sur le terrain parce que les gens ne se retrouvent pas dans cet accord surtout la population Canaque. Mais il y a aussi des Calédoniens, des métropolitains qui participent à la vie quotidienne de tous les jours. Ils savent que il y aura pas de stabilité politique pour ce pays.
Il n'y aura pas de de relance économique. C'est impensable si le peuple Canac il est à la marge de son de du développement voir de des décisions qui seront prises pour son propre pays. Et c'est encore le c'est c'est le message que je suis tenté de venir faire passer aujourd'hui, c'est de dire aussi c'est que on est fatigué d'être humilié dans notre propre pays et cet accord c'est une humiliation supplémentaire et forte qu'on qu'on refait encore à notre peuple.
Et on regarde ce que le passage parce que c'est un passage c'est un accord à marche forcée. C'est l'accord de Bougival. On ne nous laisse pas d'autres opportunités.
Il y a tellement de verrou dans cet accord qui ne nous laisse pas de possibilités de pouvoir engager les transferts des des dernières compétences qui restent aux mains de l'État. C'est verrouillé à à différents niveaux. C'est verrouillé parce qu'on on a dans cet accord ça ils ont accepté de de redonner à la province une un certain nombre d'élus supplémentaires.
Vous savez que ça se joue à à 4 c élus en province une. Le fait de redonner cinq élus supplémentaires à la province une c'est déjà en soi un premier verrouillage. Le deuxième verrouillage c'est que c'est on é obligé de passer par l'État pour pour demander une deuxème fois supplémentaire si on peut engager engager les transferts.
Ça veut dire qu'il il y a plusieurs verrou qui fait que on est en on n'est pas dans on est dans l'incapacité de pouvoir aller chercher notre pays. Et c'est un peu tout ce que ce qu'on dit l'entend dans les accords de Boujival c'est que on est redescendu trop bas dans cet accord. la Cour de Néa qui nous a quand même donné de l'espoir en disant que les Caldoniens allaient pouvoir engager ensemble sereinement construire ce pays.
Bon, on se rend bien compte que la COR de Bougival qui a été qu'on a forcé nos gens à signer, je je le dis ouvertement, nos responsables politiques n'avaient pas trop le choix là-dessus. Ils les avaient ils les ont contraint à signer cet accord qui malheureusement pour nous ne nous satisfait pas et forcément on va devoir on va devoir cravacher du pour remonter et pour aller c'est pour ça qu'il est tourné en métropole parce que le l'enjeu de ce texte va se jouer sur va se jouer sur métropole dans les deux chambres au Sénat et au Parlement à l'Assemblée nationale parce que les six groupes là que monsieur Lachot il a en a parlé c'est que aujourd'hui on sait qu'ils auront besoin d'une majorité pour voir pour pouvoir faire passer ce texte. Et la démarche qu'on vient ici, c'est de dire c'est que on vient interroger la France insoumise mais aussi demain je serai avec les Strasbourg avec les écologistes et tenter de rencontrer aussi les camarades socialistes aussi pour leur dire que c'est de savoir ils sont nés cet accord je mais voilà ça va être difficile mais c'est pour vous dire c'est que on compte sur sur tout le monde pour pouvoir avancer [Applaudissements] Alors, on le on le voit aujourd'hui.
Ouais. Euh celui-là fonctionne. Euh oui, la la situation que que Manuel Vals crée là aujourd'hui en en forçant en forçant la main, euh quelle conséquences sur le terrain ça pourrait avoir ?
Quel est aujourd'hui l'état d'esprit de la jeunesse Canac euh qui qui s'est qui s'est révolté, on l'a vu le le 13 mai dernier. Est-ce que aujourd'hui on on ne court pas à peu près le le même risque en fait d'avoir une situation totalement incontrôlée ? Manuel Vals disait si on n pas Bougival, on aura la guerre civile.
La question c'est est-ce que si on fait Bougival en force contre les Canaques, est-ce qu'on aura pas aussi d'une certaine manière la guerre civile ? Ben, on se rend bien compte, c'est que les le rapport de force de que l'État nous fait là, on sait que ça va être hyper compliqué pour le peuple Canac. parce que il pose les banderies dans lesquelles aujourd'hui on ne nous laisse pas trop de choix.
Mais en même temps, on essaie de dire à nos gens, il faut raisonnablement, on va on va tenter de convaincre les les Français ici de dire que en travers leurs représentants au Parlement que si on peut bloquer la machine à ce niveau-là, je pense qu'on peut on peut continuer à serereinement à poser les discussions s' un nouvel accord parce que s'il est je pense que si le sujet il est bloqué à la à l'Assemblée nationale et au Sénat de fait l'accord là ils peuvent tomber mais c'est ça dépendra de des de comment les choses vont être emmener ici. Mais sur le 13, c'est vrai que les braises ne sont pas encore éteintes au niveau du pays. On a toujours peur que les choses démarrent.
On sait qu'actuellement encore, il y a des voitures qui sont brûlées par-ci par là. Il y a aussi des écoles qui sont saccagées. Il y a malheureusement toute cette jeunesse là qui est livrée un peu à soi-même là. on aura des difficultés avec cette jeunesse qui ne croit plus et forcément aujourd'hui dans la mesure où il y a des indépendantistes qui sont aussi dans la cor, ça laisse beaucoup de d'amertum chez nos gens et surtout chez cette population jeune.
Et d'ici, on essaie de passer le message pour demander aux uns aux autres de se calmer, de rester rester dans le cadre des discussions pour permettre à ce qu'on puisse sortir par le haut parce qu'on sent les difficultés et les contraintes économiques dans lesquelles nos familles traversent et qu'il y a besoin malgré tout de trouver les voies et moyens pour pour aller de l'avant. Mais je ne garantis rien à ce niveau sur cette partie- làà parce que je pense que monsieur Val c'est sous la coupe de Emmanuel Macron. Pourquoi la première séquence elle a été fait à l'Élysée ?
C'est parce qu'il a décidé de marquer de son empreinte cet accord. Il savait pertinemment que que cet accord il allait déboucher de cette manière. Je pense que monsieur Macron, il a une grande responsabilité dans Saint Accord.
J'espère que il saura tirer les les leçons pour pour éviter qu'on aille dans le mur là quoi. Mais merci merci beaucoup. Alors Christian T1, vous avez évoqué à à plusieurs reprises Nainville Les Roches.
Nainville les Roches, c'est quelque chose d'unique dans l'histoire de la colonisation et de la décolonisation. C'est la première fois qu'un peuple autochtone accepte de partager son droit à l'autodétermination avec ce que les leaders indépendantistes de l'époque ont appelé les victimes de l'histoire. Donc les victimes directes de la colonisation, les victimes de la déportation pénale, les victimes d'un discours colonial qui incitait à aller s'installer en en Canaki Nouvelle-Calédonie.
La question qui se pose aujourd'hui euh c'est qui selon vous est légitime à s'exprimer sur l'avenir du territoire ? Alors le FLNKS parce que c'est la représentation du peuple Canac, le Front de libération parce qu'il est il est toujours porteur de de l'héritage de la revendication du peuple Canac depuis depuis 1984 à à l'Oré pour porter les revendications du peuple Canac mais qu'on a ouvert à tous les communautés toutes les ethies qui vivent au pays aujourd'hui de rentrer dans ce travail et le front l' toujours cette légitimité de porter le travail de revendication et de permettre à ce que la on puisse arriver jusqu'au bout du travail même si on sait que c'est compliqué mais c'est on sait qu'en face de nous on retrouve un état qui est sourd qui ne veut rien entendre sur la revendication d'une part de du peuple cana et et qu'il a qu'un seul objectif quand on parlait tout à l'heure de la mine c'est que Emmanuel Macron quand vous savez il y a ce qu'on appelle le pacte nickel lui il veut il faut lui dire les choses il veut peut faire la guerre. Il a besoin de du miner de Nouvel Caldonie et je pense que c'est le la stratégie c'est c'est d'acheminer tout le tout le la matière première qui a Nouvelle Cadonie vers l'Europe et vers vers la métropole de manière à ce que sécuriser ça.
Et forcément dans la mesure où il a posé ce cadre là, on sait très bien que on va rentrer dans le dur avec l'État français. Tout ce qui c'est tout ce qui a décliné autour du corps littéroral et autres, c'est les conséquences de de cette politique où il a été ça a été posé depuis un certain temps. Mais la légitimité, comme je le dis encore, c'est que celle du peuple Canac, il est portée par les indépendantistes du FLNKS avec les coutumiers qui sont avec lui dans le travail.
H bon, est-ce que est-ce que au niveau nous donc au niveau de la France insoumise sur la question de l'accord de Bougival ? nous la manière dont dont on voit les choses c'est je l'ai dit il aurait dû y avoir un parallélisme des formes. Il n'y a pas eu d'accord à des vas parce que les loyalistes ont dit non.
Il n'y aura pas d'accord de Bougival parce que les indépendantistes ont dit non. tenter de mettre en œuvre l'accord de Bougéval, c'est d'une certaine manière tenter le passage en force et on on sait quelles conséquences cela peut avoir sur le territoire de de Kani, Nouvelle-Calédonie et que donc de nouvelles discussions doivent avoir lieu et sinon les élections provinciales doivent se tenir comme nous l'avons voté en au plus tard en novembre euh 2000 2025 parce qu'il faut quand même savoir que les élus au Congrès de Nouvelle-Calédonie ont vu leur mandat déjà prolongé de 2 ans. C'est-à-dire que les dernières élections ont eu lieu il y a 7 ans.
Donc la seule solution s'il n'y a pas d'accord maintenant, c'est de retourner devant les urnes et de voir qui les électeurs de de Kani, Nouvelle-Calédonie renvoie au Congrès et quelles sont les personnes qui sont légitimes maintenant pour pouvoir négocier un nouvel un nouvel accord. Mais tout cela il y a un crée des crée des crée un délai. Or, la situation économique, sociale, sanitaire, on l'a pas évoqué, mais il n'y a quasi énormément de spécialistes ont quitté le pays.
Donc, c'est-à-dire que aujourd'hui, pour se faire soigner, certains euh habitants de Canaki, Nouvelle-Calédonie, sont obligés d'aller en Australie pour pouvoir avoir un suivi notamment oncologique ou de ou voir des spécialistes. Il y a des spécialités qui ne sont plus assurées sur le territoire. Donc la situation est terrible et d'une certaine manière ne peut pas attendre non plus une solution politique qui pourrait tarder à arriver.
Mais cette situation, elle a un responsable. C'est l'État qui est responsable des événements et des révoltes et des dégâts du du 13 mai. C'est donc à l'état de financer immédiatement la reconstruction du territoire.
Sauf qu'on le voit aujourd'hui, l'État refuse de le faire. L'État crée des conditions pour libérer des fonds. Et l'État ne libère pas des fonds sous forme de subvention, mais fait des prêts.
Et il faut imaginer qu'il le fait pas à ta zéro. C'est-à-dire que le prêt de l'an dernier, il était à 2,5 % et le prêt d'aujourd'hui qui va servir à rembourser le prêt de l'an dernier, il est à 5 %. Et ces prêts sont conditionnés, ils sont conditionnés à des politiques d'austérité.
Et le congrès de Nouvelle-Calédonie a été d'une certaine manière contraint, mais Christian Téan nous donnera son avis. Mais le congrès de de Nouvelle-Célédonie a voté euh le 14 août un train de mesure austéritaire baisse des pensions des des allocations familiales par exemple alors queon a évoqué la situation catastrophique euh du sociale euh baisse des subventions dans le domaine de la santé où les les les professionnels de santé se sont récriés de cette de cette situation Et le le vote a été très a été a été très serré au congrès de de Nouvelle-Calédonie. L'extrême droite a voté pour le le Palica qui est un une un parti indépendantiste qui a quitté le FLNKS il y a il y a 2 ans, a également voté pour.
Mais l'ensemble des autres composantes du Congrès ont voté contre, que ce soit euh la droite modérée de Calédonie ensemble, le parti ni indépendantiste ni euh non indépendantiste éveil océanien et la totalité du du FLNKS. comment et Christian Ten l'a évoqué. Il y a aussi une une volonté du gouvernement d'expliquer que s'il n'y a pas l'accord de Bougival, mais il n'y aura pas d'aide public à la reconstruction.
Euh aujourd'hui, le gouvernement doit libérer des fonds et ne doit pas les libérer sous forme de de prêt, mais bien sous forme de subvention pour rembourser d'une certaine manière les conséquences de la volonté de passer en force. Comme disait monsieur la chose, c'est ils ont ils ont fait de l'état, il a fait des choix depuis. Rappelez-vous quand tu rappelé le 13, le gouvernement il était indépendantiste.
Le gouvernement de la Nouvelle-Cdonie, le congrès de la Nouvelle Caldonie était indépendantiste. C'est veut dire qu'on avait les deux provinces sur trois étaient indépendantistes. On avait 22 20 communes sur 30 sur 32 qui étaient indépendantistes du jour de du jour au lendemain où les événements se sont passés.
On perd les deux institutions principales, le Congrès de la Nouvelle Cadonie et le gouvernement. On se rend bien compte qu'il y a une réelle volonté qui a été organisée, orchestrée, bien préparé de manière à ce que les deux institutions là tombent aux mains des entes. Il y a une petite liste là qui a qui qui est sortie pendant les élections, c'est une liste communautaire.
C'est celle des ce qu'on appelle les nos familles walisiennes et photoniennes. Ils ont créé, ils appellent ça l'éveil océanien. Ils ont eu quatre sièges et c'est les quatre sièges qui font la balance en Nouvelle-Conie et ils ont pu et ils ont créé les conditions pour travailler avec la population indépendantiste pendant pratiquement 3 ans.
Et c'est comme ça qu'on a eu on a pu accéder à la présidence du gouvernement et puis à la gestion des affaires courantes au niveau du gouvernement et du Congrès. Mais on se rend bien compte que toute cette politique là a été préparée, touché au corps littoral et touché aux fondamentaux. Et derrière ça, c'est les institutions qui tombent qui étaient aux mains des indépendantistes qu'on perd quasiment coup sur coup.
Et derrière ça, c'est toutes les mesures toutes les rabotages des mesures sociaux qui ont été engagé et celles que monsieur Lachou il parlait sur l'histoire des des allocations familiales et autres. On a vu toutes les politiques discriminatoires qui en trainent s'enclencher les unes après les autres, c'est qu'il y a une vra vraiment une réelle volonté de tirer les populations vers le bas, les humilier. Et c'est un peu le message qu'on fait passer, c'est que on aura besoin de soutien des Français à ce niveau pour dire ce que des gens s'entendent faire au nom du nom du peuple français, beaucoup de choses dans notre pays et j'espère que à un moment donné quand le temps sera venu aussi de de mettre un coup de balai là dans ces échéances là.
On la remercie. Merci, merci à à toutes et tous. Merci à à Christian T1.
Nous allons le libérer. Il a un train bientôt. Alors certes, il est en retard, mais nous n'allons pas prendre de risque parce que Christian doit aller convaincre les écologistes demain de de s'opposer à l'accord de Bougival et nous ne voudrions pas l'en empêcher en le mettant en retard.
Merci beaucoup. Je voulais juste simplement vous dire merci. Merci de l'espace que vous offrez ici.
Vous savez le notre grand leader qui était Jean-Marie Tibbaou et Jean-Marie Thibaou disait à cette époque là au responsable de France en disant "Mais nous ne pouvons pas construire un pays où vous continuez à nous humilier dans notre pays. Il faut changer votre façon de faire, de créer les conditions pour que nos deux peuples puissent cohabiter ensemble, puissent trouver ensemble les voix et moyens pour avancer vers le haut. Et c'est le message d'espoir que je qu'on fait passer à à chacun d'entre vous de dire c'est que restons solidaire ensemble parce que les combats que vous portez ici, les combats que nous portons là-bas, ce sont les mêmes combats.
C'est c la dignité de l'homme pour qu'on soit debout ensemble. Merci à chacun et bon courage à tous. Merci.
Bastien Lachaud