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interviewC à vous (sur YouTube)· 15 décembre 2025 52 min

La colère des agriculteurs ne faiblit pas - C à Vous l’intégrale - 15/12/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir. "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe.

A la une, le retour de la colère agricole. - On a mis des sapins. On est prêts à y faire la fête. - Si vous continuez, on va devenir un peu moins gentils et on va partir dans des actions plus fortes. - A.-E.Lemoine: Des blocages et des actions pour dénoncer l'abattage systématique des troupeaux affectés par la dermatose nodulaire contagieuse. - P.Cohen: Une maladie inconnue jusqu'à il y a quelques mois et complexe à traiter et à éradiquer.

On va tenter d'expliquer pourquoi et pourquoi cette controverse, pourquoi elle est aussi passionnelle. - A.-E.Lemoine: On en parle avec C.Lambert, ancienne présidente de la FNSEA.

Vous êtes toujours présidente de la Fédération des entreprises de charcuterie traiteur. A vos côtés, E.Fourmont, éleveur de vaches laitières dans la Sarthe.

Une région pas encore concernée mais vous avez 120 vaches dans votre exploitation. On imagine que vous êtes inquiet. - E.Fourmont: Forcément. présence alors que l'Europe pense interdire l'appellation "steak végétal". - E.Tran Nguyen: L'Europe n'arrive pas à trancher et vient de repousser les discussions à l'année prochaine. - A.-E.Lemoine: Choc mondial après la tuerie antisémite de Sydney. ... - L.Amar: C'est le plus grave attentat terroriste qu'ait jamais connu l'Australie.

C'était le 1er jour de la fête de Hanouka. Un Français a été tué et un autre blessé. - A.-E.Lemoine: Le Louvre en grève. - L.Sénéchal: Les touristes ont trouvé porte close ce matin.

Les syndicats estiment qu'ils manquent de moyens et que visiter le Louvre est un calvaire. - A.-E.Lemoine: Nos invités après 20h...

La productrice de documentaires M.Theuriau, les humoristes Thaïs et M.Madénian, Marcia Higelin, petite-fille de Jacques...

Votre image, Pierre? - P.Lescure: On parlera de F.Hardy. - A.-E.Lemoine: En cuisine, Victor Blanchet, le grand retour.

Il est aux côtés de B.Chameroy. - B.Chameroy: Il n'a pas reçu le mémo concernant le service public puisqu'il m'a promis de l'abondance autour de la table. - V.Blanchet: Ca va être une raviole.

Dans nos invités, certains adorent la raclette. On a fait une petite raviole avec de l'abondance, du beaufort, une crème de pecorino en dessous. Ca va être sympa. - A.-E.Lemoine: Merci.

Tout de suite, l'édito de P.Cohen. Des centaines d'agriculteurs du Sud-Ouest mobilisés contre la stratégie sanitaire du gouvernement face à la dermatose bovine. - P.Cohen: La dermatose nodulaire contagieuse.

On parle d'une maladie jusqu'ici inconnue en France et sous nos latitudes. Mais sous l'effet du réchauffement, le virus qui prospérait en Afrique, au Maghreb, finit par franchir la Méditerranée. D'abord en Bulgarie, puis en Grèce, en Espagne...

Elle apparaît pour la 1re fois en juin dernier en Savoie et Haute-Savoie. La DNC n'a pas une mortalité élevée mais comme elle est transmise de bovin à bovin par des insectes piqueurs, elle est extrêmement contagieuse et classée en liste A par l'OMS animale comme étant d'une gravité importante sur le plan économique et sanitaire. C'est une maladie à combattre et à éradiquer au plus vite. - A.-E.Lemoine: La stratégie de l'abattage généralisé est contestée. - P.Cohen: Le 1er troupeau mis à mort reste un traumatisme.

Les vaches ne sont pas un numéro. On a abattu près de 20 millions de volailles en 2021-2022, pendant le pire épisode de la grippe aviaire. 3300 bovins sur un cheptel total de 16 millions en France.

Ces vaches avaient un nom, une histoire. Celles et ceux qui les ont élevées ne peuvent se résoudre à voir disparaître facilement le travail d'une vie pour un individu malade au milieu de bêtes en apparence saines. Ca soulève le coeur de ces agriculteurs en Ariège et Haute-Garonne. - Je n'ai jamais senti autant de désespoir, de douleur et de colère.

Ca aurait pu être évité. - Le protocole de l'Etat nous fait plus peur que la maladie. Quand on abat tout le troupeau, on n'a plus aucun moyen.

Notre but est de guérir les bovins. - La politique de l'abattage systématique des troupeaux est complètement inefficace. La maladie est hors de contrôle. - Interdire tous les déplacements d'animaux en France pendant minimum 30 jours, continuer la vaccination au plus près des foyers pour éviter qu'elle se propage. - Il faut isoler les troupeaux, faire des analyses de sang.

On n'abat pas un troupeau parce qu'une vache réagit. - P.Cohen: En apparence, c'est pas logique, mais cette maladie est particulièrement vicieuse.

Pas de traitement ni de test fiable avec une incubation sans symptôme de près d'un mois et un vaccin qui prend 45 jours pour être efficace. Risque maximum de laisser courir des animaux infectés et contaminants. C'est ce que dit le consensus scientifique et ce que souligne le ministre de la Recherche ce matin. - Les protocoles ont été mis en place par des vétérinaires, scientifiques, des épidémiologistes, des sachants qui travaillent sur cette question et essaient de trouver la meilleure solution à un problème complexe.

On ne va pas s'en débarrasser comme ça et j'appelle tout le monde à la responsabilité et à la confiance en les sachants et en la science. C'est comme ça qu'on sortira de cette crise. - P.Cohen: Des arguments scientifiques contestés par les anti-sciences, les mêmes que pendant le covid, par des activistes soucieux de leur combat contre l'Etat, contre l'Europe plus que contre la maladie et par les deux syndicats agricoles, la Coordination rurale et la Confédération paysanne.

On trouve en soutien la FNSEA avec les Jeunes agriculteurs et la filière bovine française. Elle explique que les mesures en vigueur constituent le seul dispositif permettant de préserver le statut indemne de la France. Ce statut nous permet d'exporter des animaux vivants.

La France en est aujourd'hui, l'an dernier, le 1er exportateur mondial. - A.-E.Lemoine: Les autorités mettent en avant le succès en Savoie et Haute-Savoie. - P.Cohen: Malgré quelques résistances, l'épidémie a été stoppée après la mise à mort de 1700 bêtes.

Témoignage d'un même éleveur qui a dû sacrifier ses bêtes cet été à 5 mois d'écart. - Eradiquer un troupeau tel que le nôtre pour un seul cas confirmé, c'est aberrant, surtout quand, après 15 jours de confinement, aucun cas ne s'est déclaré. - Se ruiner la santé pour qu'en à peine 15 jours, tout puisse disparaître... - Aujourd'hui, l'exploitation produit de nouveau du lait. - Aujourd'hui, on a atteint un niveau de production qui est le même que l'an passé.

On fait du lait. - P.Cohen: Une équipe de France 2 est retournée voir cet agriculteur qui témoignait de sa détresse en juillet, au moment de l'abattage de son troupeau.

La dermatose est considérée comme éradiquée aujourd'hui en Savoie et Haute-Savoie. - A.-E.Lemoine: Il fallait en passer par l'abattage systématique de l'ensemble du troupeau à partir d'une bête contaminée.

C'est un protocole jugé cruel et inefficace. Cruel, on peut le comprendre. - C.Lambert: Pas inefficace, la preuve avec ce que vient de dire monsieur Cohen.

Cruel, oui. C'est difficile pour un éleveur de perdre la totalité de son cheptel. J'ai accompagné des éleveurs quand j'étais présidente de la FDSEA et qu'il s'agissait de l'encéphalite spongiforme bovine pour éviter une maladie à l'époque.

On les a accompagnés. En Savoie, il y a une culture du collectif. Les agriculteurs se sont sentis épaulés avec les coopératives, les syndicats et la chambre d'agriculture qui est allée soutenir les agriculteurs.

Beaucoup disent qu'il n'y a pas assez d'accompagnement moral. Qui peut le faire? Pas la ministre.

C'est le rôle du local. Ce qui a péché en Occitanie, c'est l'effervescence qui est arrivée. Même le syndicat qui avait validé le protocole début juillet, la Coordination rurale...

Tout le monde était là quand il fallait valider. - A.-E.Lemoine: Ce changement d'avis est politique? - C.Lambert: Sous pression de la base.

Il y a aussi eu un changement de ton à la Coordination rurale. Ca coïncidait avec le changement de président. Je vois des jeunes éleveurs dire "ne déclarez pas vos animaux malades".

S'il garde le foyer dans son élevage et que ça se propage, quelle responsabilité aura-t-il? - A.-E.Lemoine: Avec de la souffrance animale. - C.Lambert: J'apprécie que les vétérinaires s'expriment.

C'est ce qu'ils disent. Ce sont les hommes de la science et c'est eux qu'il faut écouter. Quand les vaches ont 40 degrés de fièvre, des abcès purulents comme une variole qui crée des croûtes, qu'elles essayent de se gratter mais ne peuvent pas...

On voit les animaux souffrir. Une vache à 40 de fièvre est mal en point. Elle n'arrive pas à allaiter son veau.

Son agriculteur la voit dépérir. C'est supportable? Non.

Il appelle le vétérinaire qui dit qu'il ne peut rien faire. C'est quelque chose qu'il faut dire que les vétérinaires dénoncent... - A.-E.Lemoine: A l'étranger, quand on a trop attendu, la situation s'est nettement et rapidement aggravée. - C.Lambert: J'ai écouté la directrice de l'Organisation mondiale de la santé animale qui expliquait que, dans les pays où ils ont tenté l'abattage partiel, ça a empiré.

A la fin, ils ont dû revenir à l'abattage total du lot d'animaux. En Savoie, les animaux dans les estives y restaient. Les 2 jeunes qu'on voit souvent à la télé ont pu redescendre les 20 animaux.

Aujourd'hui, l'agriculteur qu'on a vu en juillet peut être plus serein parce que des agriculteurs ont cédé des vaches pour qu'il puisse reconstituer, qu'il puisse récupérer des génisses et des vaches. - A.-E.Lemoine: Ca ne suffit pas qu'on indemnise des éleveurs 2000-2500 euros par bête. - C.Lambert: L'indemnisation est très importante.

En plus, il y a la perte d'exploitation, c'est-à-dire le lait non produit, la viande non générée. C'est compensé à l'agriculteur. Ce qui a été obtenu par la FNSEA et les Jeunes agriculteurs, c'est qu'il n'y ait pas fiscalisation de ce montant d'aide donné pour ce cas particulier exceptionnel et dramatique.

C'est 3 volets de compensation, une aide directe, une compensation pour la perte de production...

C'est important parce qu'il y a un temps où il ne va pas livrer de lait. Il y a aussi la non-fiscalisation de cette ressource exceptionnelle qui arrive dans la comptabilité de l'agriculteur. - A.-E.Lemoine: Les vétérinaires sont mandatés par les autorités pour abattre les troupeaux.

Ils sont en première ligne, les cibles de critiques, voire de menaces. - Pour un agriculteur, ce qui se passe est terrible. C'est aussi dur pour les vétérinaires.

Il y a beaucoup d'incivilités. On a eu des bashings sur les réseaux sociaux. On fait une mission qu'on nous demande de faire.

On n'y prend aucun plaisir. C'est pas quelque chose qu'on aime faire, mais c'est pour préserver d'autres élevages qu'on le fait. C'est dur à traverser.

Après, on comprend leur détresse, mais quand ça se traduit par des incivilités, certains vétérinaires doivent être escortés par la police. C'est compliqué. - A.-E.Lemoine: E.Fourmont, vous avez décidé de faire confiance à votre vétérinaire sur cette question.

Si l'épidémie arrive jusque dans la Sarthe, vous seriez prêt à faire abattre vos 120 vaches? - E.Fourmont: Je fais confiance à mon vétérinaire.

Il est mieux calé que moi sur ces questions. C'est des sujets très graves. Si mon troupeau était touché par la DNC, ce serait horrible.

Je suis la 5e génération sur la ferme. On a construit une génétique depuis des dizaines d'années. Ce serait horrible, mais je pense à mes voisins.

Je suis dans une zone avec beaucoup d'élevages. C'est très concentré. J'accepterais le protocole.

Déchirement, mais j'accepterais le protocole parce que j'ose pas imaginer si ça se répand encore plus. - P.Cohen: Quand vous dites "on a construit la génétique"...

Les vaches que vous avez dans vos étables sont les descendantes de générations de vaches? - E.Fourmont: Oui.

J'ai tous les documents. On peut remonter 30 ou 40 ans en arrière. On sait quelle vache on a inséminée avec quel taureau, et on retrouve la descendance.

On peut suivre. Maintenant, avec la technologie, on connaît chaque vache, combien elle produit au jour le jour. - A.-E.Lemoine: Ce serait le travail de 5 générations. - E.Fourmont: Le travail de plusieurs vies. - A.-E.Lemoine: A l'heure actuelle, vous ne pouvez prendre aucune précaution? - E.Fourmont: Aujourd'hui, on n'est pas dans une zone touchée par la DNC.

On ne peut rien faire pour l'instant, sauf contrôler les mouvements d'animaux qui viendraient d'autres régions de France. Là, il faut être extrêmement prudent. On n'a pas de vaccin.

Il n'y a déjà pas assez de vaccins en France. Pour l'instant, on ne peut rien faire et on n'a rien à faire à part proposer des animaux aux éleveurs touchés pour les aider à reconstruire un cheptel. - P.Cohen: Et espérer qu'il fasse froid pour qu'il y ait moins d'insectes. - E.Fourmont: Je regarde la météo tous les jours.

La semaine prochaine, ils annoncent plutôt froid. C'est aussi un des gros enjeux de ce qui se passe dans les Pyrénées en ce moment. Pour l'instant, on arrive à peu près à contenir la maladie.

On l'a contenue dans le Jura et l'est de la France grâce à un protocole très strict mis en place. Dans les Pyrénées, c'est plus compliqué. Entre les différents foyers, il y a de grandes distances.

Dans ces cas-là, c'est des mouvements d'animaux et pas des insectes. Là, on a l'hiver pour se battre très fort contre cette maladie. Si, au printemps, on est toujours dans cette situation et que les mouches, moustiques et taons reviennent, ça pourrait être très compliqué. - A.-E.Lemoine: Vous vouliez réagir sur le témoignage du vétérinaire. - C.Lambert: Je connais très bien le vétérinaire avec qui j'ai travaillé.

Quand je l'ai vu passer en radio, je lui ai envoyé un SMS. Il m'a dit qu'il avait reçu des menaces de mort. Ca fait suite à ce qu'il a dit, sur des faits basés sur la science que les polémistes et certains populistes ne connaissent pas du tout.

Aujourd'hui, il a des menaces de mort. La semaine dernière, j'ai vu un responsable de la Coordination rurale dire à propos d'un vétérinaire de l'administration, pas un vétérinaire qui a du business à faire, "j'espère qu'il a une voiture blindée pour repartir ou qu'il a des bons gardes du corps parce que sinon, ça va mal se passer pour lui". Courageusement, une vétérinaire était là et a dénoncé cette attitude.

La journaliste a été aussi courageuse pour lui dire: "Monsieur, je n'accepte pas ces propos." Vous voyez où on en est? - E.Fourmont: J'ai droit aussi à ça sur les réseaux sociaux.

J'y partage beaucoup mon métier. C'est Etienne, agri youtubeurre. J'ai eu quelques menaces de mort. - A.-E.Lemoine: Parce que vous avez pris position en faveur de l'abattage. - E.Fourmont: J'ai eu beaucoup de messages en me souhaitant d'avoir la maladie dans mon troupeau. - A.-E.Lemoine: Il y a une radicalisation du mouvement. - C.Lambert: C'est une crise sanitaire qui est victime d'un hold-up politique.

Les agriculteurs sont pris en otage, les mouvements agricoles sont pris en otage par des courants de pensée. Vous voyez tout ce qui se dit de plus en plus. Les choses se dévoilent par rapport a qui sont ces comptes.

La crise sanitaire est gravissime. Pour la gérer, c'est déjà compliqué. Quand, au-dessus, se rajoutent des polémiques politiques et concurrences syndicales, c'est ridicule. - P.Cohen: Il n'y a plus de solidarité dans le monde agricole?

On a l'impression de voir des agriculteurs contre d'autres agriculteurs. - C.Lambert: Il y a de la solidarité, mais il y a des syndicats, des élections aux chambres d'agriculture.

Jeudi 18, il y a une grande manifestation à Bruxelles organisée par le syndicat européen, le Copa, qui va rassembler plusieurs dizaines de milliers d'agriculteurs. Ils appellent à manifester sur le Mercosur, le budget de la PAC qui est réduit et les taxes...

Ca me fait mal au coeur de voir que les éleveurs, qui sont inquiets, souffrent beaucoup plus de voir cette polémique amplifiée... - A.-E.Lemoine: Est-ce que le gouvernement a une part de responsabilité en tardant à expliquer sa politique sanitaire? - C.Lambert: Quand le Parlement du sanitaire est réuni début juillet, il y a tout le monde.

Après, chacun dans son organisation fait l'explication. C'est pas le gouvernement qui peut aller...

Les syndicats servent à être les courroies de transmission descendantes et ascendantes. C'est leur boulot. Là, le boulot n'est pas fait comme il faut. - A.-E.Lemoine: Vous êtes adhérent à la FNSEA, Etienne. - E.Fourmont: Dans les 1ers cas...

On n'a jamais connu ça en France, il y a eu quelques petits couacs. J'ai discuté avec des éleveurs les premiers touchés. Les indemnités, personne ne savait trop comment ça allait se passer.

La mise en place a été un peu laborieuse au tout début. Maintenant, on peut critiquer le gouvernement sur plein de sujets comme la surcharge administrative, les contraintes environnementales...

Sur ce dossier, ils ont fait confiance à la science et ont appliqué un protocole strict qui a marché. On l'a vu dans la 1re région touchée. Là-dessus, ils ont fait le boulot. - P.Lescure: Vous avez évoqué le Mercosur, cet accord de libre-échange avec l'Argentine, l'Uruguay, le Paraguay et le Brésil.

E.Macron a demandé à U.von der Leyen de retarder l'examen de cet accord.

Il faut le retarder ou le bloquer? - C.Lambert: La France n'est pas seule à négocier.

C'est l'Europe qui négocie. Certains pays européens sont favorables pour des raisons historiques ou de l'ordre de proximité de culture. La France a fait avancer...

Dans les clauses de sauvegarde travaillées aujourd'hui, ce sont des garanties qu'il faut aller chercher. On souhaite commercer, mais avec des règles de réciprocité. On peut pas faire entrer sur le territoire des produits qui ne respectent pas les mêmes normes.

Cet accord a été débuté en débat en 1999. Il n'y avait pas le réchauffement climatique et l'accord de Paris. Il n'y avait rien dans cet accord concernant les risques climatiques.

Quand J.Bolsonaro est arrivé au pouvoir, il a validé 249 produits. Lula est arrivé et ne les a pas supprimés.

La déforestation continue. Les producteurs de bovins, d'éthanol et de sucre sont très inquiets. C'est normal.

La Chine veut faire de l'Amérique du Sud son nouveau terrain de jeu comme elle a annexé l'Afrique et comme elle a pris des marchés potentiels partout où sont les terres rares. Les Etats-Unis nous taxent, la Chine nous taxe mais les règles doivent être encadrées. Plus la France résiste, meilleures seront les clauses et la réciprocité.

C'est un travail patient. La ministre est allée voir plusieurs pays qui la suivent. On n'a pas la minorité de blocage avec les autres pays mais les clauses avancent et le Parlement européen joue son rôle en améliorant les choses. - A.-E.Lemoine: Un mot sur le Salon de l'agriculture.

Certains disent que c'est mort. - E.Fourmont: Je ne sais pas si c'est mort, mais pour l'instant, c'est loin et pas loin.

C'est dans 2 mois, 2 mois et demi. Qu'est-ce qui va se passer cette semaine? Ca peut très bien se passer comme très mal se passer.

C'est compliqué de dire comment ça va se passer aujourd'hui. La tension reste là. - C.Lambert: Il ne faut pas tout mélanger.

Le Salon de l'agriculture, c'est la rencontre entre les citadins et les agriculteurs. Aujourd'hui, il y a des sujets où les choses sont très polémiques mais il y a aussi beaucoup d'explications. J'entends des personnes extérieures à l'agriculture dire que c'est pas normal qu'on impose aux agriculteurs des produits venant d'ailleurs.

C'est Shein. C'est la "sheinisation" de l'agriculture. S'il y a autant d'énervement chez les agriculteurs, c'est que la balance commerciale s'est dégradée année après année.

La ministre a lancé le grand réveil alimentaire, la souveraineté alimentaire. On importe 50 % de nos poulets et 23 % de nos porcs, 27 % de la viande...

Il faut un sursaut. Pour ça, il faut que les Français nous soutiennent. Quand les Français cherchent des promotions tout le temps, c'est pas des produits français. - E.Tran Nguyen: Autre sujet qui n'arrive pas à être tranché, c'est les burgers veggie ou steaks et saucisses végétaux.

Ca aurait dû disparaître en France par décret en 2024. La décision a été annulée. C'est à l'Europe de trancher, mais elle n'y arrive pas.

Elle a reporté les discussions à l'an prochain. Le sujet divise. En Allemagne, c'est un débat national.

La question était posée à F.Merz. ... - E.Tran Nguyen: Certes, le Royaume-Uni ne fait plus partie de l'UE, mais des députés britanniques ont écrit à la Commission européenne, inquiets que l'appellation "steak" ne disparaisse pour les produits vegan.

Ils sont même soutenus par P.McCartney qui ne mange plus de produits d'origine animale depuis 1970. C'est un sujet très pris au sérieux.

En France, certaines marques de produits végétaux ont choisi de tourner en dérision cette question. Le patron de cette marque s'en explique. - Si on peut plus dire "steak", comment on va le dire?

C'est comme ça qu'on a trouvé cette idée d'aller le dire de manière décalée avec des fautes d'orthographe, en se disant que, quitte à aller dans le ridicule, on allait interpeller les consommateurs. C'est eux qui sont stigmatisés à travers ça en disant qu'ils sont incapables de comprendre la différence entre un steak végétal et un steak animal. - E.Tran Nguyen: Nos téléspectateurs sont aussi divisés sur la question.

Voici quelques réactions. D'autres y voient le lobby de la viande. La consommation de viande a un peu diminué pendant longtemps.

Depuis 2012, beaucoup moins. Vous pensez vraiment que les steaks végétaux menacent... - E.Fourmont: Il n'y a pas de menace des steaks végétaux.

Il ne faut pas tromper le consommateur. - E.Tran Nguyen: Vous pensez qu'il est trompé? - E.Fourmont: Pas forcément, mais... - C.Lambert: Quant à la gastronomie anglaise, pardon... - E.Fourmont: Les agriculteurs ont des sujets plus graves. - C.Lambert: Si les promoteurs de l'alimentation végétale sont si sûrs d'eux, pourquoi ils prennent des termes bouchers?

Un steak est un steak. Le Parlement européen a fait avancer les choses. La Commission tergiverse, mais les députés se sont exprimés. - A.-E.Lemoine: Restez avec nous.

Tout de suite, la Story de L.Amar. - L.Amar: C'est l'histoire d'une nation en deuil après la pire attaque terroriste jamais perpétrée en Australie. 15 morts, plus de 40 blessés à Bondi Beach, une plage de Sydney où était rassemblée une partie de la communauté juive pour la fête de Hanouka.

Le lieu de l'attaque est couvert de fleurs et de larmes. Des centaines d'Australiens sont venus s'y recueillir. C'est là que 2 terroristes ont fait feu pendant 10 minutes. ... - L.Amar: Les 2 assaillants tirent d'abord sur le petit pont qui donne sur le parc où étaient organisées des festivités.

Un tireur se déplace de quelques mètres et il est empêchée par cet homme au courage incroyable, qui le désarme, le met en joue et le repousse. Ce héros est un vendeur de fruits de 43 ans. Il fait la fierté de tout le pays mais d'abord celle de ses parents. ... - L.Amar: Le héros de l'Australie a été blessé à l'épaule.

Il a reçu sur son lit d'hôpital la visite du Premier ministre de la province de Sydney. Une cagnotte en ligne a été ouverte pour le soutenir. Elle cumule déjà plus de 1,5 million de dollars.

L'assaillant qu'il a repoussé a été abattu par les forces de l'ordre. Le second, son fils, a été blessé, suspecté d'entretenir des liens avec un membre de l'EI. Les services de renseignements australiens ont enquêté sur lui pendant 6 mois en 2019.

Ils ont considéré qu'il ne représentait pas une menace sérieuse. Ils ont tué 15 personnes hier, dont une fillette de 10 ans, 2 rabbins et un survivant de l'holocauste de 87 ans. - L.Amar: Parmi les victimes, on trouve aussi un Français de 27 ans qui était arrivé en Australie il y a un an à peine.

Il travaillait dans l'informatique et était passionné de foot. - C'était une personne en or. On est 4 frères.

C'était quelqu'un d'extraordinaire, qui profitait de la vie, pas du tout matérialiste, qui aimait voyager. Il avait la joie de vivre. - Sa disparition pour moi est un symbole terrible.

C'était une personne pleine de vie, toujours souriante. - Il allait à la rencontre des populations. - L.Amar: Un Franco-Néerlandais a aussi été blessé dans l'attentat.

Le Parquet national antiterroriste français a ouvert une enquête. Quasiment tous les dirigeants internationaux ont exprimé leur émotion et leur solidarité. E.Macron rappelle à lutter contre la haine antisémite qui nous meurtrit tous, dit-il.

Réaction aussi du Premier ministre israélien, B.Nétanyahou, qui met en cause directement l'Australie et sa politique. ... - L.Amar: Une image en France.

Regardez ces 200 personnes rassemblées hier soir devant l'ambassade d'Australie pour allumer les traditionnelles bougies de Hanouka. Aucune des festivités prévues cette semaine sera annulée, a dit le président du Crif. Le ministère de l'Intérieur annonce un renforcement de la sécurité autour des lieux de culte juifs. - A.-E.Lemoine: Merci.

F.Bayrou, ancien Premier ministre et actuel maire de Pau, est hospitalisé pour une grippe très sévère. Même si son état s'améliore, il nécessite un suivi médical pour plusieurs jours encore.

L'épidémie de grippe touche l'ensemble du territoire, à l'exception de la Corse. Une alerte rouge et un variant qui inquiète, plus contagieux et plus résistant au vaccin. Bonsoir, M.Carrère d'Encausse.

Demain sera diffusé un numéro de "Enquête de santé" consacré aux maladies d'hiver. Chaque année, la grippe est à l'origine de milliers d'hospitalisations et de décès. Cette année, elle peut être particulièrement virulente à cause de ce nouveau variant. - M.Carrère d'Encausse: Oui.

On n'est pas encore très sûrs de l'efficacité du vaccin. L'an dernier, le vaccin n'a pas très bien fonctionné pour la contamination. Beaucoup de personnes ont été malades alors qu'elles avaient été vaccinées.

Sur quoi il marche bien, c'est qu'il réduit les hospitalisations, les formes graves et la mortalité. Ca ne remet pas en cause le vaccin, mais ce variant est très différent. On n'est pas sûrs que ça réduise beaucoup les contaminations.

En plus du vaccin pour les personnes de plus de 65 ans, le vaccin contre la pneumonie est indispensable. Ca fait partie des complications de la grippe. - A.-E.Lemoine: La vaccination est en hausse, mais pas à un niveau satisfaisant. 1 Français sur 7 se fait vacciner en France.

En revanche, ils sont 6 sur 10 à consommer des compléments alimentaires censés booster leur immunité. C'est le cas de cette femme de 70 ans qui consomme 18 comprimés par jour. - Je vais vous montrer ma boîte à trésors.

C'est une boîte magique. Elle maintient en pleine forme. C'est tout ce que je prends pour le déjeuner, le dîner, le goûter, le souper.

Oméga-7, oméga-6, vitamine C, magnésium, spiruline... 9, 2 fois par jour. - A.-E.Lemoine: Elle se sent moins fatiguée.

Elle dit qu'elle tombe moins malade. - M.Carrère d'Encausse: Sur les compléments alimentaires, à part la vitamine D et la vitamine B12 chez les végétaliens, on n'a aucune preuve de l'efficacité de ces molécules, de l'efficacité des compléments alimentaires.

Ca coûte cher. - A.-E.Lemoine: 114 euros, le budget mensuel de cette femme. - M.Carrère d'Encausse: Il vaudrait mieux le mettre dans une alimentation bourrée de vitamines.

On n'a pas la preuve de l'efficacité. Il y a certainement un effet placebo très clair. On ne sait pas si ça booste l'immunité.

Il est écrit sur les produits que ça booste l'immunité. Ils n'ont pas le droit de mettre un effet thérapeutique. On ne peut pas dire que ça permet de lutter contre le cancer.

Mais des allégations santé... - E.Tran Nguyen: Même le magnésium, qu'on prend souvent l'hiver? - M.Carrère d'Encausse: Le chocolat, c'est bourré de magnésium. - E.Tran Nguyen: D'accord! - A.-E.Lemoine: L'efficacité n'est pas prouvée, mais certains de ces produits ont vu leurs ventes multipliées par 4 en 2 ans.

Tout ça parce qu'on ne peut pas y échapper quand on rentre dans une pharmacie? - M.Carrère d'Encausse: Il y a un marketing énorme.

Les Français n'aiment pas prendre des médicaments. Ils n'aiment pas les vaccins. Là, on n'est pas dans le médicament.

Ils se disent que si ça marche, tant mieux. - P.Cohen: Les Français prennent beaucoup de médicaments, quand même. - M.Carrère d'Encausse: Ils sont plutôt méfiants vis-à-vis de l'industrie.

Là, non. Il y a une consommation en hausse. Ce n'est pas dénué de risque, les compléments alimentaires.

Il faut que ce soit conseillé par un médecin ou un pharmacien, ne pas acheter sur Internet. On ne sait pas ce qu'il y a dedans...

Il peut y avoir du surdosage parce qu'on consomme beaucoup de compléments alimentaires en même temps dont certains contiennent les mêmes molécules. Il peut y avoir un surdosage. Certains peuvent avoir une interaction avec certains médicaments. - A.-E.Lemoine: Il faut consommer des fruits ou des légumes, qui sont de véritables alliés pour booster notre immunité. - E.Fourmont: Français! - A.-E.Lemoine: Il y a une vitamine difficile à compenser par l'alimentation, la vitamine D. -M.Carrère d'Encausse: On en trouve dans les oeufs, le beurre, les sardines.

Dans les pays où on est carencé en soleil, on est un peu carencé en vitamine D. Si on fait des tests à tout le monde, il est probable que la moitié de la population soit carencée. C'est encore plus probable chez les gens dénutris.

C'est donné de manière assez systématique, la supplémentation en vitamine D. - A.-E.Lemoine: Je fais ça tous les dimanches. - M.Carrère d'Encausse: Ca peut être 5 gouttes tous les jours...

Il y a plein de façons d'en prendre. La vitamine D booste l'immunité. Ca stimule les globules blancs, indispensables pour l'immunité. - A.-E.Lemoine: Vous conseillez les plantes médicinales.

Quelle est la différence entre ces compléments alimentaires et les plantes médicinales? - M.Carrère d'Encausse: La plupart des compléments sont faits à base de plantes.

Il y a beaucoup d'éléments qui s'ajoutent pour dire que certaines plantes peuvent être très utiles. Je ne suis pas du tout spécialiste des plantes, mais il y aura sur le plateau une phytothérapeute ultra compétente qui va parler de la menthe poivrée, de l'échinacée, du thé vert, des plantes connues pour booster l'immunité. C'est a priori plus utile que les compléments qui contiennent des vitamines. - E.Tran Nguyen: L'un des leviers les plus simples et les plus efficaces, c'est de faire du sport, quel que soit le niveau ou l'âge. - Allez!

On verrouille la ceinture abdominale et le bassin. C'est parti. On inspire, on expire à l'effort. - Parmi ces sportifs, Nicole.

C'est la doyenne. - Je fais ce que je peux avec mon grand âge. 94 ans et demi.

C'est un âge canonique, non? Je n'ai pas de médicaments, je n'ai rien. C'est le sport, mon médicament, et sortir. - E.Tran Nguyen: Qu'est-ce qui se passe dans le corps quand on fait du sport? - M.Carrère d'Encausse: Pour l'immunité, c'est un facteur antistress, anti-inflammatoire.

En plus, ça agit sur notre microbiote, qui intervient aussi pour l'immunité. Si possible, en extérieur. La lumière, ça fait toujours du bien.

On en fait de manière régulière. Plein de gens détestent le sport, je comprends, mais on n'a pas trouvé mieux qu'une bonne alimentation et du sport. - A.-E.Lemoine: Une bonne alimentation, c'est plus facile quand il y a un Nutri-Score. - M.Carrère d'Encausse: Il existe depuis près de 20 ans.

C'est la lettre sur nos aliments. Ca permet notamment de traquer les aliments ultratransformés par le sucre et la graisse, qui sont très nocifs pour l'immunité. Le problème, c'est que beaucoup de produits échappent au Nutri-Score car c'est sur la base du volontariat.

Les parlementaires ont voté pour l'extension du Nutri-Score à la totalité des produits, sauf certains produits du terroir. Ca me paraissait pertinent. Il y avait en plus une taxation de 5 % reversée à l'Assurance maladie pour les industriels qui refuseraient.

Les députés ont retoqué cette proposition la semaine d'après pour des raisons d'harmonisation européenne. Vu l'harmonisation qui n'est pas toujours tout à fait harmonieuse, je suis un peu étonnée. Je suis déçue.

On a prouvé l'intérêt du Nutri-Score depuis qu'il existe. Le mettre pour tous les produits, c'était une très bonne initiative. - A.-E.Lemoine: "Enquête de santé", il y avait un avant-goût ce soir.

C'est demain soir. - M.Carrère d'Encausse: Avec un excellent documentaire. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, le 5/5.

Indignation après l'incendie volontaire d'un collège à Dijon. - L.Sénéchal: L'établissement a brûlé dans la nuit de vendredi à samedi.

Aucune victime, mais des dégâts importants. 500 élèves se retrouvent sans établissement fixe. - C'est des lieux sacrés.

Je comprends pas. - C'est choquant. L'an dernier, il y a eu les mortiers. - C'est démoralisant.

C'est troublant. - Je suis inquiète. C'est un quartier sensible.

On stoppe nos enfants. On met un stop à leur éducation, à ce qu'ils puissent apprendre. - L.Sénéchal: Les enfants auront classe à distance avant les vacances de Noël.

Le ministre de l'Education espère qu'il pourront trouver des classes à proximité. Le parquet évoque plusieurs départs de feux concomitants. Les portes anti-incendie ont été bloquées en position ouverte.

L'origine volontaire fait donc peu de doute. C'est même une vengeance des narcotrafiquants, selon L.Nunez. - L.Nunez: 7 têtes de réseau ont été interpellées.

On a aussi de bonnes raisons de penser qu'il y a un lien entre les 2. Quand on fait mal aux trafiquants de drogue, pour leur porter des coups, il y a souvent des actions de représailles, de vendetta qui n'ont pas leur place dans la République française. - L.Sénéchal: Ce même collège dans un quartier sensible a déjà été la cible de mortiers d'artifice l'an dernier.

La médiathèque a été incendiée en mars dernier et n'a toujours pas rouvert. - A.-E.Lemoine: Le plus grand musée du monde fermé après une grève des salariés. - L.Sénéchal: Le Louvre.

Ce matin, les visiteurs ont trouvé porte close. ... - L.Sénéchal: Les 400 salariés du Louvre ont voté la grève à l'unanimité.

Ils dénoncent l'état de délabrement du musée, qui vient de connaître une inondation, la fermeture d'une galerie entière et le cambriolage des bijoux, sans parler des conditions de travail dégradées. Les syndicats vont voter à nouveau mercredi matin pour ou contre la poursuite de la grève. - A.-E.Lemoine: Des dizaines de morts au Maroc après des inondations éclair. - L.Sénéchal: Les crues ont surpris les habitants, surtout à Safi, sur la côte atlantique.

Rapidement, les routes se sont transformées en torrents. Les rez-de-chaussée des commerces ont été engloutis par les flots. A l'intérieur de certains commerces, les clients d'un café montent sur les tables et constatent impuissants la crue des cours d'eau à côté.

Un autre monsieur doit grimper sur le toit de sa voiture. 37 personnes sont mortes dans ces inondations. C'est la pire catastrophe de la décennie au Maroc en termes d'inondation. 14 personnes blessées.

Ici, une dame âgée emportée par le courant. Elle lutte pour rester accrochée aux pierres de cet édifice. Elle sera sauvée par les hommes en train de filmer.

Les secours ont de grandes difficultés à rejoindre les sinistrés. Un moniteur de surf a sorti son canoë pour porter secours aux habitants. Les eaux sont ensuite reparties et ont laissé derrière elles un paysage de désolation.

C'est une des conséquences de la tempête Emilia, qui donnera en France à partir de demain soir des vents très violents. - A.-E.Lemoine: Le Chili vote massivement pour un nostalgique de Pinochet. - L.Sénéchal: J.A.Kast.

Il a eu 58 % des voix à la présidentielle. La gauche dirige le Chili depuis 2022. La torture, les arrestations arbitraires...

C'est le candidat d'extrême droite qui remporte la présidentielle. Il n'a jamais caché une forme de filiation politique avec le général Pinochet. ... - L.Sénéchal: C'est aussi le fils d'un Allemand, ancien membre du parti nazi qui a fui au Chili après la défaite d'Hitler.

Comme son père, il avait fait 9 enfants. Il a eu des déclarations homophobes pendant la campagne...

Il s'est éloigné des sujets de société pour se concentrer sur la sécurité, la lutte contre l'immigration. Des centaines d'opposants au président élu se sont rassemblées à Santiago, la capitale, rapidement évacuée. Il a reçu les félicitations du président Macron.

J.Milei, l'Argentin, dit son immense joie devant "l'écrasante victoire" de son ami. - A.-E.Lemoine: Le réalisateur de "Quand Harry rencontre Sally", retrouvé poignardé à mort. - L.Sénéchal: Rob Reiner et sa femme.

Un meurtre pour la police californienne, qui évoque des blessures par arme blanche qui ont été fatales. Le fils de Rob Reiner, qui souffre d'addictions depuis son adolescence, a été arrêté pour meurtre. Pour D.Trump, c'est la haine que lui vouait Rob Reiner qui explique le meurtre.

Il parle d'un syndrome de dérèglement anti-Trump. B.Obama salue la profonde foi en la réalité humaine du réalisateur.

Rob Reiner a connu le succès surtout dans les années 80. Il a eu notamment "Des hommes d'honneur", nommé aux Oscars. Il y a eu "Quand Harry rencontre Sally".

Elle pousse des cris de jouissance. - L.Sénéchal: Cette dame à la fin de la scène, c'est la maman de Rob Reiner.

Il expliquait en octobre dernier que la présence de sa mère avait rendu son travail de réalisateur beaucoup plus compliqué. ... - L.Sénéchal: Rob Reiner a fait dernièrement des apparitions dans des séries à succès comme "New Girl".

On le voit aussi dans "The Bear". Pierre, ce que vous retenez, c'est son tout premier film. - P.Lescure: "Spinal Tap", en 1984. - L.Sénéchal: Il a connu une suite. - P.Cohen: Le message de Trump est dingue.

On s'est habitués à tout avec lui, mais on ne sait pas s'il se réjouit de la mort de son ennemi politique...

On comprend qu'il se réjouit...

C'est fou. - A.-E.Lemoine: Il explique la mort de Rob Reiner par le fait qu'il était son ennemi. - L.Sénéchal: En inventant ce syndrome de dérangement anti-Trump. - A.-E.Lemoine: On part dans les Côtes-d'Armor.

Un mystérieux rôdeur inquiète des dames âgées. - L.Sénéchal: Plusieurs dames reçoivent depuis plus de 2 ans la visite régulière d'un rôdeur.

Il vient toquer à leurs volets la nuit. - Quelquefois, c'est comme ça. ...

Quelquefois, c'est comme ça... ...

On n'a pas de nuit tranquille. Ca nous perturbe. Je me couche à n'importe quelle heure.

Une demi-heure après, il frappe. Je me demande s'il nous surveille. - L.Sénéchal: Il n'a jamais agressé personne, mais il toque et s'enfuit.

La dame a listé: 120 visites nocturnes. Certains tentent de le piéger. - Je dors avec ce pistolet d'alarme sous mon oreiller.

Ca me rassure. - Vous avez déjà tiré? - Oui.

Ca ne l'a pas empêché de revenir. J'ai mis un râteau. J'ai un fil devant mon carport.