Laurent Jacobelli : "Tu casses, tu paies !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 38 %Attaque 42 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 61 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:19RelanceRéponse partielle
Vous dites lutter contre le communautarisme, mais vos mots servent-ils d'argumentaire à des actes violents ?
- 1:37RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous n'êtes pas inquiet de voir comment vos mots servent d'argumentaire à des gens prêts à passer à l'acte ?
- 2:14RelanceRéponse partielle
La submersion migratoire et la crainte d'une islamisation, vous les agitez régulièrement. Comment est-ce interprété ?
- 4:52RelanceRéponse partielle
Vous dites que vous ne pouvez pas être responsables de vos admirateurs. Est-ce à dire que vous assumez que vos mots peuvent inspirer des actes violents ?
- 5:21RelanceRéponse partielle
Ces propos racistes ont été tenus sur un groupe Facebook RN avec neuf députés membres. Êtes-vous mal à l'aise ?
- 7:07FerméeRéponse partielle
Les neuf députés RN ont-ils tous quitté le groupe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:56Invité politiqueFait
« L'immigration doit donner l'assimilation, pour qu'il y ait un lien dans la nation, et qu'on ne se juge pas en fonction de ses origines. »
- 2:23Invité politiqueFait
« Ce n'est pas une peur, c'est une réalité. »
- 5:17Invité politiqueFait
« Nous, on parle de la société, on parle de nos mesures, nos mesures, elles sont républicaines. »
- 9:19Invité politiqueFait
« À chaque fois qu'on a chopé quelqu'un la main dans le pot de confiture, on l'a viré. »
- 20:30Invité politiqueFait
« Il trouve toujours une bonne excuse pour ne pas voter nos textes. »
- 29:46Invité politiquePromesse
« Il faut maintenant des peines courtes. »
- 29:52Invité politiqueChiffre
« Les peines de moins d'un an ne sont pas exécutées à 80%. »
- 30:35Invité politiquePromesse
« La fin des allocations aux parents, s'ils sont hébergés chez leurs parents. »
- 36:00Invité politiqueFait
« Je ne réagirai pas à votre petite flèche qu'il n'est pas la première ce soir. »
- 36:19Invité politiqueFait
« La limite, c'est une forme de liberté individuelle quand même. »
- 37:04Invité politiqueChiffre
« Il y a déjà eu presque 600 interpellations, je crois, 550, le soir des émeutes après le PSG. »
- 37:22Invité politiqueFait
« Si vous allez déjà brûler trois fois une voiture lors d'événements publics, oui, on peut imaginer que vous êtes dangereux. »
- 39:29Invité politiqueFait
« Il y a 1000 CRS qui n'ont été appliqués qu'à une heure du matin. »
- 40:46InvitéFait
« On s'inspirera dans pas très longtemps du Salvador, des Émirats arabes unis. »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli46 %
- Invité22 %
- Invité 217 %
- Présentateur8 %
- Invité 35 %
≈ 4,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Donnez-moi l'occasion, et j'ai la saisie, de penser à la famille d'Hichem et à dire que ce crime est odieux et qu'il faut que, évidemment, la justice soit le plus sévère possible pour qu'en France on ne puisse pas assassiner son voisin pour quelques motifs que ce soit, et encore moins pour un motif raciste ou antisémite, comme on peut le voir de nos jours. Vous savez, il avait les lectures qu'il avait, mais le Rassemblement National prône exactement l'inverse, en fait. L'inverse du racisme. Pour nous, la nation, ce n'est pas une couleur, ce n'est pas une religion, c'est l'appartenance à un pacte national, à une histoire nationale. Et donc c'est exactement l'inverse du racisme.
Aujourd'hui, vous avez des gens qui, effectivement, ne se supportent plus, c'est triste dans notre société. On entend parler de racisme d'atmosphère, d'antisémitisme d'atmosphère, mais c'est parce que, justement, c'est tout l'inverse de ce que nous préconisons qui ne s'est jamais passé. C'est-à-dire que nous, nous disons que l'immigration doit donner l'assimilation, pour qu'il y ait un lien dans la nation, et qu'on ne se juge pas en fonction de ses origines, en fonction de sa couleur, et que donc il n'y ait pas d'animosité.
Or, aujourd'hui, il y a un communautarisme exacerbé, il y a effectivement la France de tous contre tous, comme avait dit un ancien ministre de l'Intérieur, qui amène à des horreurs comme cela. Et nous luttons contre ça.
Mais justement, vous dites que vous luttez contre ça, mais quand il fait référence à Jordan Bardella, à Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen, mais qu'il reprend aussi les termes du Rassemblement National, qu'il reprend les termes de submersion migratoire, qu'il dit avoir peur d'une islamisation de la France, est-ce que vous n'êtes pas inquiet de voir comment vos mots, vos discours, servent d'argumentaire à des gens qui sont prêts à passer à l'acte ?
Mais vous savez, il serait passé à l'acte d'une manière ou d'une autre. Je crois, une fois encore, que nous prenons exactement l'inverse. Vous ne me ferez pas dire, et vous ne ferez pas croire à ceux qui nous regardent, que nous pouvons être d'une manière ou d'une autre associés à cela. D'ailleurs, je vous invite à lire les statuts de notre mouvement. Le premier alinéa de nos statuts précise que nous sommes un parti qui ne supporte pas le racisme, l'antisémitisme, etc. Que des gens commettent des crimes et des délits, là encore, c'est une violence de la société.
C'est les mots que vous employez, c'est ce qu'il cite lui. Encore une fois, il fait référence à la submersion migratoire. La submersion migratoire, c'est un mot que vous employez régulièrement. La crainte d'une islamisation de la France, ça aussi, vous l'agitez, cette peur-là, vous l'agitez aussi.
Ce n'est pas une peur, c'est une réalité.
Mais vous voyez bien comment c'est récupéré derrière et comment c'est interprété par certaines personnes.
C'est un individu qu'il faut condamner, mais ce n'est évidemment pas comme ça que c'est récupéré, que notre discours est entendu. Vous imaginez bien que les 30-40% des lecteurs qui nous suivent ne pensent pas ça une seconde. Tout simplement, il ne faudrait pas non plus que derrière ce drame, derrière cette atrocité, on ne puisse plus jamais évoquer des questions qui sont dans la tête des Français. Il y a une question sur l'immigration et on doit pouvoir en parler librement.
Mais justement, parce que moi je crois, et nous croyons au Rassemblement National sincèrement, que le fait d'avoir abandonné l'idée d'assimilation, l'idée d'avoir une nation unie, amène à des comportements qui ne sont des comportements asociaux, antisociaux, qui sont des comportements de haine et que nous condamnons, comme nous condamnons l'antisémitisme, comme nous condamnons le racisme anti-blanc qui existe aussi aujourd'hui. On ne peut pas accepter cette haine qui est due, je crois, à un abandon de la nation, un abandon de la République et un abandon de ce qu'est la France. Charles ?
Moi, je pense que je ne souscrirais pas à ce terme de racisme d'atmosphère. C'est Olivier Faure qui a employé ce terme, Premier secrétaire du PS, et qui parlait en l'occurrence... Plutôt de Retailleau que de... Voilà, qui parlait de Bruno Retailleau, et notamment des termes qui sont employés comme le terme « barbare ». Alors, le terme de « barbare », moi, ne me choque pas. Je pense qu'effectivement, il y a un... Alors là, je ne parle pas du crime qui vient d'être commis, qui est le fait, on verra les mobiles exacts de ce... Et la personnalité, surtout la psychologie. Est-ce que c'est un dingue ? Est-ce qu'on est au tout début de l'enquête sur cette histoire ?
Je pense, moi, qu'il y a une espèce de matraquage de tous les côtés sur ces sujets. Il y a le matraquage d'une certaine droite qui, effectivement, ne sait parler que d'immigration et d'insécurité. Mais il y a aussi le matraquage d'une certaine gauche qui exploite ce thème-là et qui entretient un sentiment de persécution dans certaines populations françaises. Et qui essayent de bourrer le crâne des Français aussi avec une espèce de matraquage culturel sur le métissage et sur le supposé racisme des classes populaires en France. Et donc, moi, j'aurais tendance à considérer qu'en fait, au fond, on parle presque un peu trop de ces sujets-là en France.
On a une espèce de névrose sur la question de la sécurité et de l'immigration, alors qu'il y a beaucoup d'autres problèmes. Laurent Jacobelli, parce que la question, c'est celle du climat anti-étranger qui est posé derrière. Vous dites, voilà, nous, en gros, on ne peut pas être responsable de nos admirateurs, si je vous comprends bien.
Non, mais de même que, ne le prenez pas mal, mais de même que si vous montrez un sujet sur une attaque à la machette et que demain, quelqu'un attaque quelqu'un d'autre à la machette parce qu'il a vu ça, vous ne serez pas responsable. Je veux dire, nous, on parle de la société, on parle de nos mesures, nos mesures, elles sont républicaines. Et la question de l'immigration, on veut le régler, nous, par la loi. Donc vous voyez bien qu'il n'y a aucun rapport.
J'entends, mais en revanche, vous êtes responsable du comportement de vos députés. Oui. Les Arabes dehors, la France est dirigée par les juifs sionistes. Il nous manque un mec à petite moustache. Je vous passe toutes les insultes racistes, homophobes, antisémites et autres. Je vais éviter de les prononcer à l'antenne. Ces propos-là, ils ont été tenus sur un groupe Facebook baptisé La France avec Jordan Bardella. Et dans ce groupe, il y a neuf députés du Rassemblement National. C'est ce que révèle une enquête qui a été menée par le Média en ligne les jours. Est-ce que vous êtes mal à l'aise ?
Alors d'abord, il faut bien préciser, et vous l'avez fait, mais je voudrais être très clair, aucun des propos, et que je condamne évidemment, que vous venez de prononcer, n'a été prononcé, écrit, ni même liké, comme on dit, ni même retweeté ou redistribué par un de nos députés. Ils sont en auditeur libre, dans le groupe.
Mais je précise aussi qu'aucun n'a été signalé par l'un de vos députés. Aucun de ces propos, et c'est une obligation légale de signaler ce genre de propos. Surtout, ils n'ont pas quitté le groupe.
Non mais attendez, je vais vous expliquer, parce qu'ils ne le savaient pas. Je vais vous expliquer très clairement les choses. Vous savez, on a, en tant que député, et probablement vous, parce que vous êtes très médiatique, des gens qui nous écrivent en disant « adhérez au groupe ». Vous avez des groupes qui ne vous disent rien, et puis un groupe qui s'appelle « Vive Jordan ». « Bon, alors vous vous dites, c'est un militant, il est sympa, c'est le début, alors il y a une photo de Jordan, maintenant il est bien, une photo de Marie, machin ». Vous mettez le groupe, vous ne le reçuvez plus jamais.
Il change d'administrateur, vous avez des dingos qui rentrent dans le groupe, et plus jamais vous n'allez le voir. Moi, je vais vous dire, ça m'est arrivé. Alors pas ça, j'étais abonné à un groupe d'une des villes de ma circonscription. Et au début, il y avait marqué les fêtes, les événements, etc. Je n'ai plus regardé, parce que j'ai vu mon info autrement. Et par curiosité, et vraiment par chance dans le train, j'ai été voir les propos qui, depuis, s'y tenaient, étaient révoltants. C'était des dénonciations de voisins, des horreurs.
Ils ont tous quitté le groupe, là ? Les neuf députés RN ?
En tout cas, ce groupe-là, dès que je l'ai vu, je l'ai quitté, mais j'aurais très bien vu que je n'en ai pas.
Non, mais les neuf députés RN en question, est-ce qu'ils ont tous quitté le groupe ?
Ah ben, s'ils ne l'ont pas fait, ils vont le faire dans l'heure, oui, bien sûr. Mais est-ce qu'ils peuvent porter plainte ? Parce que finalement, on les a abusés. Je pense que s'ils estiment que leur honneur a été sali par ça, ils peuvent le faire. Vous savez, c'est très compliqué les réseaux sociaux, et ça va très très vite. Et on est responsable, éditorial par exemple, de nos propres comptes Facebook. C'est-à-dire que s'il y a un dingo qui en remarque sur un de mes postes, par exemple, met une horreur, et que je ne le vois pas, je suis responsable.
Là, vous êtes responsable. Donc les administrateurs de ce groupe sont responsables, vous êtes d'accord avec moi ?
Ah, les administrateurs sont complètement responsables. Nous condamnons complètement le mandant en la fermeture de ce groupe, qui n'a aucun rapport avec ce groupe, ni avec nos élus.
Alors, les administrateurs de ce groupe, on a à l'intérieur un collaborateur et une collaboratrice parlementaire des députés de l'Aisne et du Pas-de-Calais. On a le responsable communication du RN sur l'île de la Réunion, le conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, un ancien candidat au départemental de 2021 en Savoie. On a également un cadre du parti en Isère, qui est aussi ancienne candidate à la mairie de Bourgouin-Jailleux, et qui a été candidate aux législatives de 2022. Ils font partie, ce sont des administrateurs, c'est ce que révèle le média en ligne.
Une fois encore, et j'entends ce que vous dites, une fois encore, on peut tous se faire avoir. D'abord, vous savez, il y a aussi des gens malveillants.
Enfin, attendez, ils sont une dizaine d'administrateurs.
Attendez, une fois encore, si le nouvel administrateur est quelqu'un qui n'est pas dans notre ligne et qui a voulu jouer un mauvais coup ou qui a laissé parler des fantasmes qu'il avait et qui sont condamnables, tout le monde n'est pas coupable. Il faut arrêter, je vois bien le procès d'intention qui est derrière.
Non, mais en fait, j'essaie juste de comprendre, tous ces gens-là qui sont administrateurs de ce groupe, vous n'allez pas les sanctionner ?
Oui, ils sont censés pouvoir valider ce qui est possible. Mais vous n'allez pas les sanctionner, ces gens-là ? Alors, on va vérifier. J'apprends la nouvelle. Donc, nous allons regarder si ces administrateurs sont toujours administrateurs.
Vous voulez dire que vous n'avez pas lu l'enquête des jours ? Parce qu'il y a tous les noms, hein ? Il y a les noms, il y a des noms. Les noms sont donnés dans cet article.
Je ne connaissais même pas ce...
Oui, mais là, à l'occasion de cette révélation, vous vous êtes quand même à les regarder ?
J'ai juste lu le nom des neuf députés et en les lisant, j'ai bien compris qu'ils n'étaient en rien caution de ce qui a été écrit. Je vais vous dire, nous, au Rassemblement National, on a au moins un mérite. Vous avez des gens malveillants partout, dans tous les partis, dans toutes les associations. Nous, quand on en détecte, on prend les mesures. Je pense que là-dessus, vous ne pouvez nous faire aucun reproche. À chaque fois qu'on a chopé quelqu'un la main dans le pot de confiture, on l'a viré. Donc, vous me donnez des noms. Donc là, tous ces gens-là seront virés ? Vous me donnez des noms. Lisez l'article, vous avez tous les noms.
Je ne les citerai pas à l'antenne, bien évidemment, mais vous avez tous les noms. Nous allons regarder, si quelqu'un est encore administrateur de ce site, et est encore en fonction, quelque part et n'importe où, du Rassemblement National, il fera ses valises.
Christophe ? Ça donne l'impression quand même que le grand ménage perpétuel dans votre formation n'est jamais terminé. Après les législatives 2024, et ce qui s'est passé autour d'un certain nombre de candidats. Vous nous avez dit, mais là, cette fois-ci, on va radiographier, scanner... C'est ce que nous faisons. Pour nos candidats. Et six mois après, neuf mois après, on en est encore là. C'est-à-dire, on a l'impression quand même que le parti est poreux à ceux qui, peut-être pas malveillance, mais se disent, là, on ne sera pas repérés, on va pouvoir répondre nos messages, et si ça se trouve, faire quelques recrues.
Ah, mais peut-être. Peut-être qu'il y a des gens qui veulent infiltrer, je suis assez d'accord avec vous, et quand on les repère, on les vire.
Mais que faites-vous pour les repérer ?
Est-ce qu'il y a vraiment une surveillance ? M. Barbier, vous le savez comme moi, on ne peut pas contrôler tous les sites Facebook, les groupes Facebook, parce que d'ailleurs, ils ne nous sont même pas signalés parfois. Si demain, vous créez un groupe Facebook, personne ne va m'appeler pour dire...
Vous êtes le seul parti qui a autant de problèmes, avec les propos racistes, antisémites, homophobes.
Merci de me tendre la perche, madame, parce qu'à la France Insoumise, et je ne veux pas, c'est peut-être partout ailleurs, il y a clairement des gens qui tiennent des propos antisémites. Eux deviennent députés, pas chez nous. Moi, j'avais une candidate aux législatives face à moi, de la France Insoumise, qui, dans ses postes, nous expliquait que les Juifs avaient l'argent, tenaient les médias et favorisaient l'extrême droite. Voilà. Donc, elle n'a d'ailleurs eu aucun problème, parce qu'elle avait la bonne étiquette. Une fois encore, vous avez des gens qui s'infiltrent partout, des gens qui ne comprennent pas les messages, des gens qui ont de mauvaises intentions.
Face à cela... Insistants parlementaires, sans qu'on passe leur CV quand même un peu au peigne fin.
Mais bien sûr, mais sauf que personne ne peut savoir tous les groupes qu'une personne gère. Vous avez un compte qu'on peut voir avec votre nom. Donc, nous, ce qu'on peut dire, aujourd'hui, c'est que, d'abord, les neuf députés sont complètement innocents, et je crois qu'il faut arrêter de faire imaginer aux gens qu'ils aient pu écrire ou accepter de tels propos.
On dit juste qu'ils sont sur un groupe où il y a eu ces propos-là et qu'ils n'ont pas signalé ces propos. Mais parce qu'ils ne les ont pas vus et qu'ils n'ont pas quitté le groupe.
Non, mais si, je pense que soit c'est fait, soit ça va être fait. Il n'y a pas de souci, rassurez-vous. Bon, vous me signalez le nom de deux, trois personnes... Ah bah, c'est pas deux, trois, c'est un peu plus, c'est une dizaine de personnes administrateurs. Est-ce que c'est eux qui l'ont fait ? Non, on va faire une enquête, c'est un peu simple. Si vous voulez, on nous a déjà fait le coup. Voilà. Donc, c'est la deuxième fois, on va aller voir, on n'est pas à l'abri d'une malveillance. Donc, vous allez mener une enquête interne ? Je vois bien, évidemment, enfin...
Avec sanction à la clé ?
Nous, s'il le faut, bien sûr, on le fait à chaque fois. Et moi, j'espère qu'il y aura des officines comme ce journal Le Jour, je ne connais pas... Les Jours. Les Jours, merci.
Les Jours, médias en ligne.
Très bien, qui fassent le même boulot sur les autres parties. Voilà, j'aimerais bien au moins la même chose, parce que personne n'est à l'abri. Nous, on fait le boulot, on assume nos responsabilités, on sait qui on est. Et je vous le dis les yeux dans les yeux, nous ne tolérerons aucune remarque antisémite et aucune remarque raciste, parce que c'est à l'opposé de notre vision de la nation. Je ne peux pas être plus clair. Charles ?
Non, moi, je vous avoue que je suis un peu surpris d'apprendre cette histoire que je ne connaissais pas. Mais je crains que, de toute manière, le fond de sauce du RN, sans vouloir être irrespectueux, n'a pas beaucoup changé. Malheureusement, c'est triste à dire, mais...
Mais vous vous trompez, Marine Le Pen d'abord et Jordan Bardella.
Je crains que vous soyez un peu obligé d'entretenir une certaine radicalité chez une partie de vos militants, comme une espèce de carburant politique. C'est triste à dire, mais c'est comme ça. Jordan Bardella lui-même a certaines sympathies avec des anciens Goudards. Encore une autre vieille histoire. Non, mais je suis désolé, mais c'est pour ça que je suis presque gêné de le dire, parce que... Mais oui, vous parlez comme un... C'est vrai que c'est triste pour vous et on préférerait que ça ne soit pas le cas. Il se trouve qu'il y a eu ces problèmes-là qui sont dûment documentés. Il y a toute une enquête du Monde qui n'est pas une officine en ligne, en l'occurrence.
Non, mais qui est une officine quand même. Alors, ça vous appartient ? Et il y a eu vos candidats aux législatives où il y a eu quand même pas mal de problèmes. Aujourd'hui, il y a ça. Et on sait... En fait, moi, je ne veux pas vous faire de procès particulier, je suis sûr que vous, personnellement, mais je pense qu'il y a une radicalité, effectivement, raciste qui monte en France. On le voit aussi dans une partie de la police, où on est dans une partie d'eux, je prends bien soin de dire ce que je dis avec des pincettes, où il y a eu comme ça des groupes WhatsApp et autres messageries qui ont été mis au jour avec des fantasmes de violence dans les quartiers.
Il y a quelques années à peine, ça. Pourquoi ? Parce qu'il y a de plus en plus un communautarisme en France qui se radicalise avec des gens qui vivent de plus en plus en communauté et des fantasmes qui se nourrissent de plus en plus de part et d'autre. Et donc, je pense par exemple que les débordements après le match du PSG, les émeutes qu'on a connues il n'y a pas très longtemps avec des jeunes qui se sont mis à piller des magasins, les débordements religieux, les prières de rue, les revendications religieuses, etc. Tout ça, il ne faut pas se voiler la face, sans mauvais jeu de mots, tout ça fait beaucoup monter aussi en face le racisme.
Et je pense qu'on n'est pas au bout de nos peines sur ces sujets-là.
Il faut sortir de là, d'abord effectivement en contrôlant notre immigration et en revenant, ça fait la troisième fois que je le dis, mais j'y tiens beaucoup, à un système d'assimilation. Vous pouvez être étranger, vous pouvez venir d'ailleurs, mais il faut que la société vous intègre dans ça et que vous en preniez les valeurs. Aujourd'hui, beaucoup ont renoncé à ça. Et donc effectivement, chacun arrive avec ses coutumes, avec parfois ses lois. Et évidemment, ça ne fonctionne pas.
Mais vous connaissez la distinction entre intégration et assimilation.
Oui, mais je dis bien assimilation.
C'est-à-dire que vous ne voulez pas, vous, de l'intégration, où il y a une sorte de tolérance au maintien des racines, pratique d'une langue, d'habitude culturelle, vous voulez vraiment l'abandon de tout ce qui a été là-dedans.
Non, ce n'est pas l'abandon, l'assimilation. C'est par exemple, moi je vous mets au défi de voir que je viens d'Italie. Bon, et pourtant j'aime ce pays, j'en ai appris la langue. Donc ça ne veut pas dire renoncer, ça veut dire simplement, ma famille est arrivée en France, on a parlé français, accepté les mœurs, les coutumes, les lois, et que nous sommes français. C'est ça le modèle de l'assimilation. Or, aujourd'hui, ce modèle, il a été cassé, ça je pense, et même d'ailleurs un modèle d'intégration, aujourd'hui on n'y est même pas.
Un risque communautaire, on le voit, bien sûr.
Et donc ce risque communautaire amène à ce que des gens n'arrivent plus à vivre ensemble, parce qu'ils n'ont plus de dénominateur commun. Et ça n'excuse évidemment aucune violence. Mais le devoir de la société, c'est de faire que le dénominateur commun soit à nouveau créé.
Mais est-ce que les gens, est-ce que les gens peuvent vivre ensemble ? Est-ce que les Français peuvent vous faire confiance ? En voyant toutes ces brebis galeuses qui sortent régulièrement du Rassemblement National, je vous sortais le cas de ce groupe, Christophe rappelait les candidats aux élections législatives, autre groupe, là encore c'est les jours qu'il y avait enquêté dessus, un autre groupe qui avait été découvert en janvier, 7 cas du parti qui était membre du groupe Facebook, les barjoles, groupuscules d'extrême droite aujourd'hui poursuivies en justice pour appel à la haine, notamment à l'encontre d'Emmanuel Macron. Non mais oui, mais ça fait quand même une succession d'événements.
J'ai bien compris. Qui interroge. J'ai bien compris. Mais vous pouvez faire la même chose, mais faites-le. Mettez une équipe dessus sur à peu près tout le monde et tous les partis. Parce que, je vais vous l'expliquer, je le répète, dans tous les partis vous avez des infiltrations des gens, soit qui ne comprennent pas ce que vous voulez, soit qui veulent vous nuire, soit des barjots aussi. Ça arrive. Après, il y a deux réactions. Vous les acceptez, vous les intégrez et vous faites comme si de rien n'était. Ça s'appelle la France insoumise. Soit, vous les mettez dehors, ça s'appelle le Rassemblement national.
Oui, mais à l'enfant, c'est de constater qu'aujourd'hui, ils ne sont pas tous dehors. Alors, ma question, c'est la suivante. Est-ce que vous n'êtes pas assez rigoureux ? Est-ce que vous ne mettez pas suffisamment les moyens pour chasser ces brebis galeuses ? Ou est-ce que ces irrédéracistes, elles sont trop ancrées au sein de votre parti pour faire complètement le ménage ?
Et d'ailleurs, j'aimerais revenir sur les propos de M. Consigny, que je trouve insultant, excusez-moi de vous le dire, pour le tiers de Français qui votent pour nous, pour nos sympathisants, nos militants, nos cadres et nos élus. Vous savez, je vais presque chaque week-end faire des réunions publiques. Je les rencontre. Je suis au Rassemblement national maintenant depuis 2017. Dans ces réunions, je n'ai jamais vu, vous m'entendez bien, jamais, une personne qui ait un propos antisémite, qui ait un propos raciste. J'ai vu des gens qui, bien sûr, critiquaient la méthode dont l'immigration était gérée aujourd'hui. Et d'ailleurs, 75% des Français le font. Mais aucun n'a tenu ce type de propos.
Vous pouvez toujours trouver des cas. Vous les mettez en exergue. Tant mieux. Tant mieux, parce que si ça permet à des gens de renoncer à ce type d'idées nauséabondes, c'est une bonne chose. En revanche, ne faites pas un procès d'intention au seul parti qui est capable de démettre soit un élu, soit un militant, soit un cadre, si jamais il ne correspond pas à ce qu'on a.
Vous reconnaissez qu'on a des doutes sur le système que vous avez mis en place ? Parce que vous voulez avoir des doutes. Sur le filtrage de ça. Ceux qui ont des idées nauséabondes et qui se disent « Oh, ben finalement, le parti le plus proche de moi, c'est le RN. » Ce n'est pas de votre faute. Mais quand ils arrivent, quand ils approchent pour adhérer, pour revendiquer, pour manifester, qu'est-ce que vous avez mis en place pour qu'on vous dise
« Lui, j'ai regardé... » Et vous connaissez comme moi la loi, M. Barbier. Si quelqu'un veut adhérer en ligne chez nous, on n'a pas le droit de lui faire passer un entretien. Simplement, si une fois qu'il a adhéré, on s'aperçoit dans un meeting, j'en parlais tout à l'heure, dans une réunion publique ou sur un poste qui dit des horreurs, il part. Voilà, c'est tout. Et moi, j'aimerais que tout le monde fasse pareil. Si demain, je viens sur vos réseaux sociaux, M. Barbier, et que j'écris une horreur, peut-être qu'il se passera trois mois avant que vous le voyez. Vous n'êtes pas tout le temps... Je ne connais pas vos amis.
Il y en a beaucoup des horreurs. Bon, j'imagine bien.
Mais je vais vous dire, je suis, mais comme probablement tous les gens qui passent à la télévision de temps en temps, moi-même menacé de mort par des gens d'extrême gauche, par des gens d'extrême droite, qui me reprochent mes origines, qui me reprochent de venir à BFM. Donc, c'est malheureusement... La vie est comme ça aujourd'hui. Donc, face à cette violence généralisée que nous regrettons, face à ces réseaux sociaux qui la propagent plus vite, ce que nous regrettons, il y a deux manières de réagir. L'acceptation ou la sanction. Nous, on choisit la sanction. Et donc, vous dites,
il y aura une enquête suite à ce groupe et des sanctions, le cas échéant. J'aimerais qu'on revienne à présent sur cette révolution pénale appelée de ses voeux par Bruno Retailleau, qui reprend les idées de Gérald Darmanin, qui reprend lui-même les vôtres. Plus de sursis, le retour des peines minimales ou peines planchées. Du coup, vous applaudissez.
Écoutez, en tout cas, vous savez, quand on fait de la politique, c'est pour convaincre. Donc, quand on voit des gens qui reprennent vos idées, parfois, comme M. Retailleau, d'ailleurs, à la virgule près. C'est-à-dire que lui, il ne change même pas un mot par rapport à nos projets de loi ou à nos programmes. Écoutez, ça fait plutôt plaisir parce que ça veut dire qu'on a gagné la bataille culturelle. Après, il y a quand même une question sur la sincérité, si vous me le permettez. Vous parliez de M. Darmanin. Quand on a proposé les peines planchées il y a quelques mois à l'Assemblée nationale, M. Darmanin, il a voté contre. Oui, mais alors,
le texte n'allait pas. Et visiblement, il y avait un risque d'anticonstitutionnalité. C'est le ministre de la Justice qui l'avait dit à l'époque.
C'est parce que ça venait du RN, peut-être ?
Non, mais le ministre de la Justice l'avait dit à l'époque. Il dit, le problème de votre texte, c'est que, de fait, il s'appliquerait en l'état aux mineurs non-récidivistes et ça aurait été jugé anticonstitutionnel.
Il trouve toujours une bonne excuse pour ne pas voter nos textes. Venez à l'Assemblée, vous le verrez, n'en vote aucun. Deuxièmement, on a proposé, là encore, lors de notre niche parlementaire, ce qu'on a appelé la double peine. C'est-à-dire qu'un récidiviste délinquant ou un criminel étranger doit avoir de peine, la peine de prison qui correspond à l'acte qu'il a commis, et puis rentrer chez lui. Aujourd'hui, M. Darmanin ou M. Retailleau le disent. Leur parti, à l'époque, ont voté contre en disant, mais c'est pas possible, qu'est-ce que c'est que vous nous racontez, etc. Donc, j'ai du mal à croire à leur sincérité. J'ai du mal à croire que M.
Darmanin a changé depuis le Stade de France, vous savez, en 2022, où il nous expliquait que c'était les Anglais qui étaient venus mettre le bazar ou ces émeutes qui ont eu lieu l'été l'année dernière, je crois. Oui, c'était l'année dernière où il avait vu plein de Kévin et plein de Matteo. 2023. 2023, merci. Le temps passe vite. Donc, voilà, on peut douter de leur sincérité.
Vous stigmatisez l'insincérité des deux, mais en fait, vous donnez des exemples que pour Gérald Darmanin. Est-ce que Bruno Retailleau, parce que comme il est devenu votre tête de Turc numéro un, Bruno Retailleau, là, vous ne nous avez pas prouvé tout à fait son insincérité ?
Vous en voulez un peu ? Je vais vous en donner. Monsieur Bruno Retailleau, moi, quand il parle, je suis content. D'abord, ça me fait moins de boulot parce qu'il est porte-parole du RN. Grosso modo, c'est un homme sandwich. Il se balade dans les rues à l'Assemblée avec notre programme. C'est plutôt sympa. C'est du boulot en moins de boulot. Vous pourriez vous associer avec lui ?
Ça lui profite dans les sondages, dans les banquettes d'opinion. Ça ne vous a pas échappé. Il est malin.
Il a été voir là où les gens allaient voter, le parti qui était dans la plus forte expansion. Il s'est dit « Tiens, je vais recopier. » On ne sait jamais. Vous savez, c'est le mec à l'école.
Mais il a été eu à la présidence des LR avec un score de maréchal.
Bravo pour lui. Mais sauf que le mec qui copie à l'école et vous en avez eu probablement à côté de vous, le jour où il y a une interro surprise et qu'il est tout seul à son banc, il a zéro. Il y a eu une interro surprise. C'était les émeutes après le PSG. Et là, on a vu ce que le ministre de l'Intérieur était capable de faire. C'est-à-dire, malheureusement,
rendre notre justice plus ferme. Notamment, la question de la suppression du sursis. J'entendais Jean-Philippe Tanguy qui disait ce matin qu'il était pour la suppression du sursis pour toute agression physique. Je reprends ces termes. Il dit « Il ne faut pas banaliser la violence. » Donc, vous vous dites qu'on comprenne bien prison ferme en cas d'agression physique sur tout le monde ou uniquement sur les représentants de l'État ?
Sur les représentants de l'État, évidemment. Parce qu'aujourd'hui, on l'a vu d'ailleurs, ces images étaient terribles ce week-end. Moi, j'ai encore en tête l'image de ce pompier où vous avez 5 personnes dessus qui essayent de l'étouffer ou de le faire tomber alors qu'il est pompier. Il est là pour sauver des vies ou éteindre des incendies. C'est-à-dire qu'il y a quelqu'un qui veut le bien. Comme nos policiers, d'ailleurs, qui sont là pour la sécurité de chacun. Donc, ces gens-là ne peuvent pas rester impunis. Il y a, au moment où je vous parle, quelqu'un qui a agressé un policier et qui a écopé de 500 euros d'amende. Un autre, un stage de civisme. Enfin, honnêtement, ce n'est pas sérieux.
C'est-à-dire, et je voyais cet exemple, le boulanger qui a ouvert le 1er mai a eu une amende supérieure. C'est-à-dire que dans notre pays, quand on veut travailler, quand on veut créer de l'emploi, quand on veut donner du bonheur aux gens... Après, c'est le principe aussi d'individualisation des peines.
C'est qu'on regarde aussi le parcours de ces jeunes. Il y en avait certains qui étaient en études, d'autres qui avaient des recondamnations. Voilà, ce n'est pas pour excuser.
J'explique juste le contexte. On parlait de M. Darmanin et on parlait de M. Bruno Retailleau. Moi, je l'ai modifié. Allons-y. Ils veulent notre programme. Appliquons-le. Peine planchée. Il faut le faire. Justice des mineurs. C'est-à-dire, plus d'excuses de minorité.
Mais les peines planchées, ça a déjà été fait, ça n'a pas fonctionné. Et d'ailleurs, c'est pour ça que François Hollande les avait supprimés.
Ça a été fait avec possibilité d'exemption. Évidemment, les juges, s'ils sont engouffrés... Oui, mais vous ne pouvez pas faire autrement, sinon ce n'est pas constitutionnel.
Mais attendez, on s'arrête juste sur le temps. Mais comment vous faites ? Je m'appuie sur Charles. Il y a un principe d'individualisation de la peine de la justice française. Non, je ne suis pas constitutionnaliste, mais je suis juriste-avocat. C'est vrai qu'on ne peut pas tordre le bras du juge, contraindre le juge à des peines automatiques en matière pénale. C'est pas automatique, c'est une échelle. Oui, mais si vous mettez une peine minimale pour une certaine infraction, vous créez une automaticité qui fait que le juge n'a plus la possibilité de prendre sa décision. Et en l'occurrence... Si vous roulez à 150 à l'heure sur une nationale, vous aurez une peine. Vous aurez une peine d'amende.
Elle s'applachée
et vous l'aurez immédiatement. C'est une peine d'amende. Bon, la prison. Probablement pas la prison, mais en train de dire que cette vitesse est tabassée à un policier, on est imaginé qu'en deuxième cas, on ne s'imagine pas de projet.
Même en matière routière, on passe devant un tribunal qui va individualiser la peine. C'est d'ailleurs pour ça qu'on fait comparer la personne devant un tribunal. En revanche, je pense qu'il peut y avoir un changement de paradigme sur la politique pénale en France. Pour l'instant, c'est vrai que la politique, elle est toute bête.
Ça consiste, quand quelqu'un commet un délit pour la première fois, et quand cette personne, effectivement, quand on se dit qu'on va essayer de ne pas désocialiser la personne, parce que malheureusement, on a déjà tellement de gens désocialisés, qu'en gros, quand même, quand vous vous présentez devant un tribunal avec un CDI, c'est plus facile d'avoir un jugement clément parce qu'on veut éviter de vous retrouver à la rue ou mêler à un trafic ou que sais-je. Donc, on va, pour les premiers faits, mettre des sanctions légères. C'est ce qui a choqué. Et moi, je suis d'accord que c'était choquant.
Les décisions, dans les décisions de justice post-émeute, post-victoire du PSG, effectivement, il y en a plein qui sont ressortis libres du tribunal. Je trouve que le message envoyé par les juges n'était pas le bon parce qu'il y avait une espèce de message de mollesse de la justice après des faits qui, aujourd'hui, et ça, je pense que les politiques doivent prendre acte de ça, choquent beaucoup les Français, c'est-à-dire qu'il n'y a plus de tolérance pour les troubles à l'ordre public, surtout les troubles graves comme ceux qu'on a vus.
Et donc, on pourrait faire ce que font beaucoup d'autres pays et pas forcément des régimes autoritaires, c'est une législation beaucoup plus dure dès le premier délit pour au contraire mettre un coup d'arrêt à toute espèce de tentation délinquante dès le premier délit et pour s'assurer d'un ordre public à peu près, c'est-à-dire de sécurité dans la rue. Quand on dit des pannes plus dures, c'est du ferme. Oui, c'est du ferme. Il n'y a pas de place. Il n'y a pas de place. On est à 80 000. Non, mais ça, il n'y a plein d'autres solutions. Attendez, c'est quand même un problème majeur. Il y a 80 000 prisonniers dans nos prisons, il y a 60 000 places. Il faut dire les choses.
Par exemple, parmi les décisions qui ont choqué, il y avait le cas d'un jeune homme contre lequel le parquet avait requis 8 mois de prison ferme avec mandat de dépôt et qui s'en est sorti avec 6 mois de sursis. Il se trouve, et je le dis sans polémique, que ce jeune homme était de nationalité étrangère, en l'espèce algérienne, et qu'il avait tiré au mortier sur les policiers. Je suis désolé, mais dans ce cas-là, ce jeune homme, il faut gentiment lui demander de quitter le territoire. Et ça, ça n'est pas épouser les idées du RN de dire ça. Bah si, clairement. Non, mais non, parce que c'est un... Mais si, monsieur Consigny, il fait votre débat. Mais souffrez...
Vous pouvez l'embaucher comme chargé de communication. Souffrez que malheureusement, il y a aussi des gens bien intentionnés qui peuvent vouloir des... Mais nous sommes bien intentionnés. Des politiques de bon sens. Et j'espère que si demain il y a un crime, on ne vous mettra pas sur le dos. Et en l'occurrence, à l'époque, quand Nicolas Sarkozy... Parce que c'est Nicolas Sarkozy qui a supprimé la double peine. Je pourrais prendre la parole après. Pourquoi l'a-t-il fait ? Vous avez déjà beaucoup parlé. Non, mais je suis à l'invite. Pourquoi l'a-t-il fait ? À l'époque, c'était pour complaire à une certaine gauche dans une espèce de démarche de disruption, triangulation, etc.
Aujourd'hui, elle est rétablie, la double peine. Elle n'est pas obligatoire pour le juge, mais le juge peut, dans sa décision, expulser la personne condamnée et lui mettre même une interdiction de revenir sur le territoire français. Effectivement, moi, je pense qu'il faut le systématiser. Alors, il y a quand même une chose, il faut dire quand même sur les condamnations, le compte-rendu qu'on a eu des comparutions immédiates, quand même, la très grande majorité des personnes qui ont été interpellées sont françaises. Donc, en l'occurrence, la problématique est autre. Oui, mais vous avez 25% des détenus qui sont...
Oui, non, mais d'accord, mais là, on parle de ce cas-là, la population française... Vous parlez de surpopulation, vous parlez de surpopulation carcérale. Non, mais voilà, les villes n'en veulent pas.
Non, mais d'accord,
vous avez raison. En 2011, Nicolas Sarkozy dit qu'on a 50 000 places, il nous en faut 80 000. On est 14 ans après, on n'en parle.
Et d'ailleurs, M. Macron nous l'avait promis, pas une. Il faut, je ne veux pas être trop technique, mais vous savez que les villes ont l'obligation de construire des logements sociaux et, par exemple, considérer qu'une place de prison correspond à un logement social pourrait permettre de débloquer un certain nombre de situations. Mais pour aller plus loin...
Les voisins n'en veulent pas quand même des prisons. Il n'y a aucun élu RN qui s'oppose à l'installation de prison sur sa ville ?
Pour aller plus loin, je crois qu'on n'a pas reçu de proposition.
Non, non, je ne sais pas, je vous demande...
C'est très polémique ce soir.
Non, non, je m'interroge parce que tous les élus RN sont prêts à accueillir une prison...
Je sais bien que les RN et que les 16 élus vous obsèdent... Mais vous êtes représentant
du Rassemblement National donc je vous pose la question à vous. J'avais un socialiste qui posait la même question.
Sur le fond de la question parce que les gens se demandent comment on va arrêter dès qu'il y a un moment où ça devrait être une liesse populaire on se retrouve avec des voyous qui cassent tout. Moi, je pense qu'il y a un sentiment... Il y a une impunité de fait, on vient d'en parler. Et donc, ceux qui ont fait ça il y a deux jours, qu'est-ce qui va les empêcher de le refaire le soir du 14 juillet, par exemple ? Rien ! Tu tires un coup de mortier sur un policier, il ne t'arrive rien. C'est quoi l'étape d'après ? Il y a une mesure
qui pourrait les empêcher.
Il faut maintenant des peines courtes. La fin de l'exemption de minorité, effectivement, aujourd'hui, les peines de moins d'un an ne sont pas exécutées à 80%. Bon, c'est un problème parce que ça veut dire que soit on va dans des délits très graves ou des crimes mais les délits du quotidien qu'on a pu voir là ne sont pas punis. Et puis, il faut les rendre responsables financièrement. Tu payes, tu casses. Tu casses, tu payes. C'est-à-dire que qui... Parce que la sanction financière
n'est pas plus efficace, justement. Mais il le faut. Parce que vous parlez de la prison, vous dites comment les empêcher de réitérer. Et est-ce que la prison favorise la récidive ? Ce n'est pas moi qui le dis. Ce n'est pas moi qui le dis. C'est une étude du ministère de la Justice qui révèle un taux de récidive de 63% à la sortie de prison. Et pour les plus jeunes, pour les moins de 25 ans, ça va même jusqu'à 77%. Donc, est-ce qu'il ne vaut pas mieux trouver des solutions alternatives, le levier, effectivement, financier, les sanctions, les amendes ?
C'est très important. La fin des allocations aux parents, s'ils sont hébergés chez leurs parents. Mais il y a aussi deux types d'emprisonnement, je dirais, pour faire un terme très large. Les multirécidivistes, etc., vont dans la prison classique. Mais un jeune qui en est à son premier délit, c'est ce que disait M. Consigny tout à l'heure, mais qui doit quand même comprendre ce que c'est que l'ensauvagement par rapport à la civilisation, eh bien, il peut faire une peine courte dans un centre d'éducation spécialisé, par exemple. Ça, c'est un autre type de construction, beaucoup plus acceptable par les populations.
C'est un système qui, d'ailleurs, est possible aujourd'hui et qui est largement sous-exploité. Mais il faut qu'on comprenne, quand on brûle une voiture, que c'est la première fois, que ça ne se fait pas, que ce n'est pas normal, que c'est violent et que ça nuit à l'équilibre social. Et donc, ne plus donner envie de recommencer. C'est l'argent, c'est la prison. Christophe, vous disiez,
il y a une solution. Il y a une solution, peut-être, un début de solution à ce que vous dites, c'est que sur les premiers crimes, les premiers délinquants, on ait cette immédiateté, cette automacité de peine. Mais vous n'enlèverez pas le fait que les populations ne veulent pas de prison dans leur environnement.
Oui, mais je vous dis, on trouvera les moyens dans des zones. Mais attendez, on ne sera pas le seul pays, quand même, à ne pas y arriver. Je crois qu'aujourd'hui, il y a beaucoup d'annonces qui ont été faites. Effectivement, il n'y a pas de place de prison supplémentaire. Il y a aussi un manque de moyens et un manque de volonté d'allouer les moyens à cela. Les Pays-Bas ont mis en place le système de courte peine, notamment pour les plus jeunes. Vraiment des courtes peines. C'est-à-dire qu'on ne sort pas un puni quand on commet un délit. Pour autant, on ne va pas passer trois ans avec des dealers, avec des caïds. Il y a des centres intermédiaires où on peut rester parfois même deux mois.
Eh bien, ça marche. Et ça marche même plutôt bien. Parce que ça protège la société de ces jeunes qui peuvent être parfois violents. Et ça protège ces jeunes d'un avenir terrible s'ils continuent dans la délinquance, voire pire dans le crime. Et donc, c'est gagnant-gagnant pour la société. Et ça, ça n'a jamais été mis en place. Ou en tout cas, ce n'est plus mis en place. Et il faut maintenant se mettre au travail parce que la situation devient vraiment invivable.
Il y a une autre proposition qui a été énoncée tout à l'heure par Bruno Retailleau. C'est l'utilisation de la reconnaissance faciale. On en parle tout de suite dans l'œil de Raph. Une décision qui fait débat, Raphaël.
Oui, la reconnaissance faciale, c'est vrai que c'est une technologie qui a longtemps été vue comme intrusive, clivante. Et qui semble désormais faire l'unanimité ou quasiment à droite notamment. Je vous laisse écouter ce que disait ce matin notamment Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur.
Il y a d'autres réponses à apporter. Les réponses à apporter, elles sont judiciaires. Elles sont technologiques. Je pense qu'il faudrait, dans le cadre d'enquêtes judiciaires, nous permettre, pour mieux déceler les visages, pour mieux pointer les coupables, nous permettre d'utiliser, par exemple, la reconnaissance faciale. Très encadrée. Il faut s'approprier les réponses technologiques, bien sûr. Parce qu'elles existent. Ça sera encadrée. Je parle de la reconnaissance faciale.
Je parlais de consensus, Bruno Retailleau, il n'est pas seul au gouvernement, justement, en Gérald Darmanin. Il a évoqué le sujet début mai très récemment. Il était catégorique, je cite, « Si vous voulez une société sûre, il faut la reconnaissance faciale. » On notera que c'est une évolution, c'est un virage à 180 degrés pour Gérald Darmanin qui a été farouchement opposé à la reconnaissance faciale il n'y a pas si longtemps.
C'était en 2022, puis il y a d'autres figures de la droite qui portent cette idée de la reconnaissance faciale, Christian Estrosi, Éric Chotti, qu'on a récemment entendu sur le sujet, puis évidemment des partis logiquement opposés, notamment LFI qui a déposé un projet de loi pour l'interdire à l'Assemblée nationale.
Mais quand on parle de reconnaissance faciale, on parle de quoi précisément ?
Très concrètement, on parle d'un logiciel qui est capable d'analyser une image de vidéosurveillance, il y a à peu près 100 000 caméras de vidéosurveillance sur l'espace public en France pour identifier le visage de quelqu'un. Concrètement, vous avez un gardé à vue qui est soupçonné par exemple samedi soir d'avoir pillé un magasin. La police télécharge les images de vidéosurveillance, elle les soumet au logiciel qui doit retrouver cette personne dans la foule pour ensuite pouvoir voir si la commise s'est méfait ou non.
Sauf que cette technologie elle est aussi très décriée.
Il y a forcément des questions qui se posent. Déjà la question de l'efficacité, c'est une technologie qui est nouvelle, qui évolue, donc on a assez peu de recul avec des études à grande échelle sur vraiment l'efficacité sur le terrain et puis surtout on sait qu'elle peut se tromper. En 2020, notamment, vous le voyez à l'écran, un américain qui est arrêté par la police de Détroit, on l'accuse d'avoir volé cinq montres dans un magasin, il s'appelle Robert Williams, il a 42 ans, il a été détenu pendant 30 heures et justement il avait été identifié par la reconnaissance faciale, sauf qu'en l'occurrence n'avait strictement rien à voir avec le vol.
Résultat, il y a des villes américaines qui font marche arrière, qui ont suspendu la reconnaissance faciale à cause de faux positifs et de biais de l'intelligence artificielle, notamment selon la couleur de peau. Il y a un autre exemple plus récent et plus proche, ça se passe en Hongrie. Victor Orban qui a interdit une marche LGBT qui est prévue dans quelques jours le 28 juin prochain avec une menace pour les contrevenants, l'utilisation de la reconnaissance faciale pour les identifier, les arrêter. Clémence Guettet, la députée LFI, qui s'en était émue justement à la persécution des hommes sexuels par la reconnaissance faciale et l'intelligence artificielle.
Voilà ce que font les amis de Marine Le Pen quand ils prennent le pouvoir. Bon, ça c'était évidemment un lien avec l'ORN, mais de façon plus générale, Laurent Jacobelli, cette question de la reconnaissance faciale, elle est assez peu abordée au Rassemblement National. C'est quoi votre position, vous ? Est-ce que pour vous, vous suivez le gouvernement là sur ce terrain ? Alors d'abord,
je ne réagirai pas à votre petite flèche qu'il n'est pas la première ce soir, mais je vais vous répondre. Il n'y avait pas de flèche ? Si, si, mais ce n'est pas grave, c'est une.
C'était un tweet de Clémence Guettet. Ce n'est pas mon tweet.
Oui, enfin vous l'avez habilement choisi. Non, juste, la reconnaissance faciale, les avantages, on peut les imaginer, les limites, on les voit, et surtout, la limite, c'est une forme de liberté individuelle quand même. C'est-à-dire que ça doit être très encadrée. Il y a un côté intrusif et automatique qui, je vous le dis, entend que liberté et stockage des données peuvent poser problème. Cette question éthique, elle doit être abordée et réglée avant de généraliser le système. On l'a mis en place pour les JO, la possibilité de le faire.
Alors, ce n'était pas de la reconnaissance faciale, c'était de la vidéosurveillance algorithmique. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de reconnaissance... Ah non, c'est très différent. C'est très différent. Il n'y a pas de données personnelles, il n'y a pas de reconnaissance des visages. Oui, enfin, bon... Non, c'est fait pour détecter un colis suspect. En tout cas, c'est des comportements étranges. C'est des comportements étranges, c'est vrai. Là, c'est pour identifier,
mais c'était temporaire et c'était très encadré. Donc, il faut y aller, je pense, mais y aller à pas mesurer. Et puis, surtout, il y a déjà eu presque 600 interpellations, je crois, 550, le soir des émeutes après le PSG, sauf qu'ils sont tous libres. Donc, si demain, avec l'intelligence artificielle, avec la reconnaissance faciale, vous arrivez plus vite à reconnaître les voyous, c'est très bien, mais si vous avez en face les mêmes juges, qui les libèrent à la même vitesse, avec le même laxisme et la même idéologie derrière,
vous ne réglerez aucun problème. – Vous seriez pour l'assignation en résidence quand il y a des événements ? Par exemple, il y a X centaines de gens qui ont été convaincus d'avoir brûlé des voitures ou commis des faits d'émeutes. On leur dit, la prochaine fois, qu'il y a un 14 juillet, un match de foot important, vous restez chez vous. Vous allez au commissariat.
– Et vous allez pointer, c'est ce que j'allais dire, vous allez pointer à la gendarmerie au commissariat.
– Vous présuppose dangereux, c'est sacré poche.
– Si vous allez déjà brûler trois fois une voiture lors d'événements publics, oui, on peut imaginer que vous êtes dangereux, je pense. Je pense qu'entre nous, on peut convenir de ça. Et je pense que c'est le problème de ce qui s'est passé samedi soir. C'est-à-dire qu'il y aurait pu, en amont, avoir plus de contrôles qu'il y en a eu. Tout le monde savait, je pense qu'autour de cette table, on s'y attendait tous, malheureusement, qu'il y aurait des exactions dans le cas d'une victoire ou même d'ailleurs d'une défaite du PSG.
– Et qu'est-ce que vous auriez fait, vous, différemment ? – En amont ?
– Oui, mais alors justement,
si vous aviez été au gouvernement, si vous aviez été le préfet de police de Paris, comment vous auriez anticipé ces éléments ?
– Lui-même a reconnu un échec, donc ça veut bien dire que… – Oui, mais alors,
il s'est défendu du fiasco sécuritaire dont vous l'accusez. Il dit, on ne peut pas parler de fiasco sécuritaire, même si on reconnaît une forme d'échec. – Voilà, ni échec, ni réussite. – Avant de dire que c'était ça.
– Mais alors, qu'est-ce que vous auriez fait de mieux, vous ? – On vient d'en parler d'abord sur un premier type de mesure avec M. Barbier. Je pense que beaucoup de gens ont prié et c'est la police qui le dit, des RER pour arriver sur les Champs-les-Élysées. Certains n'ont même pas assisté au match. D'ailleurs, je fais une parenthèse, il ne faut pas confondre les supporters avec ce qui s'est passé parce que dans la grande majorité, ils étaient là pour casser. – Vous auriez voulu plus de fouilles ? – Évidemment. Je veux dire, quand on fait dans des villages, moi j'y vais souvent, comme beaucoup de députés, vous avez deux vigiles à l'entrée qui vous disent « ouvrez les sacs ».
Vous voyez, c'est tout bête, mais ça marche. Donc, des contrôles à la sortie des RER avec des RER qui viennent de zones sensibles. Quand vous voyez, je suis désolé, quand vous vous trimballez avec des mortiers, etc., ça se voit. Donc, tout cela n'a pas été mis en place. Une fois encore, on a l'impression que M. Retailleau est un approux de trois semaines qui ne sait pas ce qui va se passer. Eh bien si, on sait ce qui va se passer. Il y a 1000 CRS qui n'ont été appliqués qu'à une heure du matin. Bon, c'est dommage parce qu'il y a cinq brigades de CRS spécialisées.
– Il y avait quand même 5000 policiers d'Ordan qui étaient mobilisés. Plus encore ?
– Oui, bien sûr. Il le faut puisque ça n'a pas marché et qu'on savait que, par avant, ça avait déjà eu lieu. Ces nouvelles compagnies de CRS, elles sont cinq, elles sont chargées du maintien de l'ordre. Pourquoi elles n'ont été appelées que quand il était trop tard ? Donc, vous voyez bien qu'en amont, il y a des choses qui n'ont pas été faites. Il faut encore de la parole aux actes. Parfois, il y a un monde.
– Une question encore, juste une dernière, Charles, parce que j'aimerais bien avoir votre regard d'AFOCA sur la reconnaissance faciale. – Je suis contre, par principe, par philosophie, mais je pense qu'on ira de toute façon vers ça. Je pense qu'on ira de toute façon, de façon générale, sur la sécurité, qu'on s'inspirera des régimes dits illibéraux, des régimes qui ne sont pas des démocraties. Je pense qu'on ira de toute façon vers ça. – Vous êtes optimiste ? – Parce qu'il y a une aspiration populaire très forte pour ça. On a complètement échoué à faire quelque chose de ces jeunes qui se racaillisent sur tout notre territoire.
On a perdu le contrôle de certaines villes et de certains quartiers. On est quasiment en concurrence avec les narcotrafiquants. Il y a des agressions quotidiennes partout. Je pense qu'on s'inspirera dans pas très longtemps du Salvador, des Émirats arabes unis. – Oh, la nuance de Charles ! – Mais vous verrez, c'est comme ça que ça va se faire. – C'était flamé à ce corpus ! – On aura de la reconnaissance faciale. – Non mais Raphaël, rajoutez un peu d'optimisme. – Non, non, non, c'est pas l'opinion publique. – L'opinion publique n'est pas encore prête à ça. – C'est super. – Vous avez vu la cote de Bruno Retailleau dans les derniers sondages ? Il est l'homme politique préféré des Français.
– Là, on parlait de reprécis. – Vous n'êtes pas, je pense que M.C. – qui défend sa dernière et qui défend sa famille politique. – Mais pas du tout ! – Juste Raphaël en un mot pour conclure. – Vous regarderez les tweets d'un excellent sondeur qui s'appelle Machi qui tweet régulièrement. – Bon, bon, bon, je précise pour pas.
– Donc je pense qu'on ira vers ça quoi qu'il arrive. – Non, je précise simplement qu'il y a quand même quelque chose qui s'appelle l'Union européenne qui encadre tout ça. La reconnaissance sociale peut être utilisée dans certains cas très précis. Et d'ailleurs, c'est ce qu'a précisé Bruno Retailleau, ça ne se fait pas comme ça de façon généralisée. Si ça venait à se faire, il faut une loi. Et puis ensuite, ça se fait uniquement sur validation d'un juge. Ça ne se fait pas de façon générale. – On disait ça
sur la vidéosurveillance, il y en a pas – Oui, mais les gens en ont ras-le-bol de l'insécurité, vous verrez qu'ils vont le montrer. – On verra ça, on va s'arrêter là. Merci Raphaël, merci Charles et merci Laurent Jacobelli d'avoir été notre invité ce soir. – Sous-titrage FR –
Laurent Jacobelli