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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 27 mai 2025 44 min

Budget : Bayrou est-il l'homme de la situation ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonjour, bonjour à toutes et à tous. Bienvenue, c'est Science publique, débat chronique, reportage et expertise de nos invités. C'est ce que l'on vous propose tous les jours sur Public Sénat pour donner du sens à l'actualité et aux mutations de notre société.

Voici le sommaire de ce 27 mai. Tous les Français, sans exception devront faire un effort pour boucler le budget. Euh 2026, le Premier ministre annonce la douleur et ouvre la porte au retour de la TVA sociale en laissant aux partenaires sociaux le soin euh de la négocier.

Dans son interview sur BFM ce matin, François Baou a également relancé la proportionnelle aux élections législatives. On verra euh dans notre baromètre Odoxa ce qu'en pensent les Français. Et puis dans la seconde partie de notre émission, gros plan sur la surpopulation carcérale se retrouve dans des à 2 3 voire plus dans des cellules de 9 m² euh où elles sont enfermées à peu près 22h sur 24.

Et tout ça, je pense que c'est important de le rappeler, tout ça dans des conditions qui par ailleurs sont déjà indignes avec une très forte insalubrité des établissements pénitensier, avec une forte présence des nuisibles aussi, tout ce qui est punaise, cafar, rat et cetera. Comment construire de nouvelles prisons ? Faut-il libérer les détenus un peu avant la fin de leur peine comme viennent de le faire les Anglais, doit-on louer déplacent à l'étranger alors que les conditions de détention se dégradent ou venez de l'entendre.

On pousse la porte des prisons françaises. On évalue aussi la politique du ministre Gérald Armanain avec nos invités. Ce sera dans tr quart d'heure.

Mais d'abord cette question que nous vous tous les Français se posent. Qui devra faire le plus d'efforts pour trouver 40 milliards d'euros d'économie ? Fabien RER.

Pour rétablir l'équilibre des comptes publics, François Bairou veut proposer un plan aux français dès cet été. Un plan qui s'étalerait sur les trois ou quatre prochaines années et les mettrait tous à contribution. ce plan de retour à l'équilibre des finances publiques, il va demander un effort à tous les Français le plus juste possible, mais un effort suffisant pour que la France sorte de cette situation dans laquelle on est montré du doigt et qu'on a laissé grandir au travers du temps.

Un effort pour dégager 40 milliards d'euros selon l'objectif du gouvernement. Mais le premier ministre reste encore évasif sur les détails. Le rapporteur du budget au Sénat attend des engagements précis.

Première étape, c'est la baisse des dépenses. La baisse des dépenses. Dépense de l'État, dépenses sociales, dépenses des collectivités locales.

Voilà, chaque chose en son temps. Une marche après l'autre parce que je dirais il y a une espèce d'ivresse de la dépense publique et les Français n'en peuvent plus. Parmi les pistes de réforme qui sont sur la table, l'instauration d'une TVA sociale car le financement de notre modèle social reposerait trop sur le travail, affirme François Bairou qui invite les partenaires sociaux à se saisir du sujet.

La gauche dénonce une mesure inefficace et injuste socialement. On sait que ça touche plus les gens qui ont des petits revenus parce que c'est un pourant la TVA pèse davantage sur les gens qui ont des petits revenus et qui consomment voilà que sur les grands revenus. Les annonces du premier ministre interviennent au lendemain de la publication d'un rapport alarmiste de la cour des comptes qui décrit une situation de nos comptes sociaux devenue hors de contrôle.

Et pour boucler ce budget 2026, François Baotou est-il l'homme de la situation ? On en débat tout de suite avec Gael Sliman. Bonsoir, bienvenue.

Vous êtes le président cfondateur d'odoxa. On va découvrir certaines des leçons du de votre de notre baromètre mensuel. Valérie Locable.

Bonsoir et bienvenue. Vous êtes éditorialiste politique pour le jour le site le journal.info.

Mathieu Souer, bonsoir et bienvenue essayiste, consultant, vous avez contribué à cet ouvrage collectif. La France à 20h ou l'heure d'être ensemble paru au aux éditions de l'aube et Sophie Dravinel éditorialiste politique. Bonsoir Sophie, bienvenue à vous.

Vous savez ce qui se passe le 6 juin ? Ouais ouais. Changement de chaîne.

Ah on passe sur le canal 8. Je voulais savoir si vous suiviez un peu les choses importantes quand même. Bon pour nous c'est hyper important et donc je le redis à nos fidèles téléspectatrices téléspectateurs.

Le 6 juin on sera sur le canal 8 de la TNT. Bon, allez, on revient à la situation politique et donc à ce à ces efforts que François Bairou demande au Français Ga Sliman. Je pense que on est tous enfin les Français sont conscients de la situation économique du pays.

Mais à qui demande des efforts prioritairement ? À l'État, aux riches ? Qu'est-ce qui ressort de de vos études ?

Ah bah c'est c'est très simple. Les Français sont imparfaitement conscients de la situation, estiment de plus en plus nombreux à estimer que la réduction de la dette des déficits est un enjeu capital. Hm hm.

Et ce qui est plus compliqué, c'est qu'à chaque fois qu'on fait des sondages, notamment dans le cadre de nos baromètres économiques pour mesure qui doit payer, ben c'est pas très compliqué. C'est ma voisine ou mon voisin, mais surtout pas moi. Et en l'occurrence les catégories les plus ciblées sont les Français, par l'opinion hein, sont les Français les plus aisés.

Et pour rebondir par rapport à ce que vient de au sujet qu'on vient de voir sur ce qu'a annoncé François Baou, on est à peu près sur l'un des domaines les plus impopulaire qui soit avec cette idée de la TVA sociale. Euh on a entendu un parlementaire de gauche, je crois socialiste, s'exprimer à l'instant. C'est un sentiment très largement partagé.

Quand on demande au Français quel est l'impôt le plus juste, quel est l'impôt qu'il faudrait supprimer ou augmenter, c'est très simple. La TVA arrive toujours en dernier ou en premier, ça dépend. langue, mais en tout cas c'est celui l'impôt qui pèse le plus lourdement sur l'ensemble des ménages.

Il y a un sentiment qui est partagé dans ce qui a été dit qui est que c'est un impôt très injuste. C'est effectivement très efficace. On appelle ça TVA sociale parce que euh bah finalement euh c'est un moyen de préserver, d'augmenter justement ce type d'impôt qui est celui qui rapporte le plus à l'État euh pour préserver l'emploi dans le pays.

Sauf qu'à chaque fois que ça a été envisagé par les différents gouvernements qui ont avancé des pions à ce sujet, on a assisté à des véritables levées de de bouclier dans l'opinion. L'impôt sur le revenu qui rapporte moins, qui concerne moins de gens évidemment est un impôt finalement qui passe mieux, qui est plus populaire. On reparlera peut-être dans un instant du niveau de popularité actuel de François Bayon.

Mais c'est très compliqué de porter une mesure impopulaire en imaginant que ce soit la meilleure des mesures possibles, admettons euh voilà. Mais ou avec une popularité aussi faible. Avec une popularité aussi faible parce que on s'expose à à de à de graves sanctions dans la rue.

Oui. Et c'est pour ça qu'on a posé cette question. Est-il l'homme de la de la situation ?

L'avantage de la TVA sociale quand même Valérie Lec, c'est que ça rentre vite dans les caisses. Bah la TVA, c'est 250 milliards d'euros. C'est-à-dire que c'est beaucoup beaucoup d'argent.

C'est de loin le plus gros la plus grosse récolte de l'État. Vous savez qu'il y a trois taux 5, 10 et 20 %. Les 5 % c'est pour les produits première nécessité.

Donc vous avez raison, ça touche les plus pauvres. Mais si j'ai bien compris de quoi il s'agit, l'idée c'est qu'en contrepartie un point de TVA si vous touchez tout le monde c'est 9 milliards d'euros. Voilà.

Si vous enlevez les 5 % de produit de première nécessité pour être plus juste, c'est 7 milliards d'euros. Mais c'est quand même un de l'argent d'un seul coup. Mais l'intérêt, si j'ai compris le film, c'est de réduire de façon concomitante euh les cotisations social parce qu'il arrête pas de dire le modèle social pèse trop sur le travail, on ne peut pas continuer comme ça.

On a entendu le chef de l'État dire ça l'autre jour, il le dit aussi sur TF et donc ça serait accompagné normalement si c'est bien fait d'une baisse. Alors l'équivalent de la hausse de la TVA, si c'est un point parce que ça serait un point et bien c'est de réduire de 06 à 07 % les cotisations sociales des salariés. Et là on a un peu plus de cohérence parce qu'on redonne du pouvoir d'achat en fait.

On on réduit que ce qu'on prend d'un côté, on le redonne de l'autre. Exactement. Ce qu'on prend d'un côté, on le redonne de l'autre.

Et euh du coup euh ça il y a une stratégie quand même. L'idée c'est de dire ça pèse trop sur les actifs et on transfert à tout le monde. Après la limite moi je trouve et qui ne figure pas dans votre sujet c'est que c'est un impôt c'est pas une réduction de dépenses.

Donc il va falloir aussi trouver des réductions de dépenses sur lesquel il y a aussi plusieurs pistes dont on peut parler. Pour ça qu'on entendait tout de suite les sénateurs dire la priorité c'est la réduction des des dépenses. Et puis alors c'est c'est concomitant Mathieu Souquier avec les annonces de la Cour des comptes sur la dérive des dépenses sociales et notamment de la sécurité sociale finance hors de contrôle sont les termes employés par la Cour des comptes.

Euh bon voilà, il y a il y a une coïncidence de calendrier qui tombe bien, on peut dire ça comme ça. En tout cas, au moment où il faut serrer le frein comme jamais, le pouvoir est précisément faible comme jamais. Ouais, c'est tout le problème.

C'est ce qu'on disait à l'instant en fait pour obtenir des efforts, pour imposer des efforts, il faut être fort soi-même. Il se trouve que François Berou ne dispose d'aucun crédit ni dans l'opinion, ni au sein des forces politiques. Donc, on voit pas très bien quelle est l'équation de sortie.

J'y ajoute une dimension pour rebondir sur ce que disait Gael sur les mesures qui peuvent paraître justes ou pas à l'opinion publique. Une mesure serait juste dès lors qu'elle irait taper au portefeuille les plus aisés et les plus âgés. Or, il se trouve et les retraités.

Or, il se trouve que les plus aisés et les plus âgés sont précisément ceux qui constituent le corps électoral de la majorité présidentielle devenue minorité présidentielle et qui sont les seuls ou à peu près qui votent dans ce pays. Donc, on voit bien que l'équation budgétaire est très complexe parce que l'équation politique est elle-même très complexe. Oui.

Avec effectivement, puisqu'on parle de la capacité de François Bayou à à convaincre, on va commencer à à plonger un peu dans les résultats de de notre baromètre. C'est vrai que plonger ça ça va pas mal à la description de la popularité enfin de la popularité de François Baou ou de son impopularité. Alors il baisse encore mais jusqu'où s'arrêtera-t-il si je puis dire ?

On est à moins 3 points de de popularité ce mois-ci mo-ins 10 points depuis le mois de janvier. Il était déjà le premier ministre le plus impopulaire depuis que nous effectuons des mesures. Donc sur plus d'une dizaine d'années, 11 ans de mesure, on avait jamais vu un premier ministre aussi impopulaire avant la baisse de ce mois-ci.

Et quand on compare avec les baromètres de popularité de certains confrères qui ont des baromètres plus anciens euh qui remontent aux années 60 70, ah, on peut se dire que même Eddie Crisson qui avait culminé ou qui était avait plongé à des records d'impopularité n'était pas aussi impopulaire que lui. Le le changement ce mois-ci, c'est que on a une baisse un peu partout mais on a une bascule auprès des sympathisants de sa majorité. C'estàd que les sympathisants en renaissance minoritaire est minoritaire chez eux, ils étaient près de 6/ 10 à dire encore avoir une bonne opinion de lui le mois dernier.

Aujourd'hui, ils sont symboliquement une majorité de 52 % à dire qu'ils ont une mauvaise opinion de lui en tant que premier ministre. Évidemment, il n'avait c'était pas encore euh attelé à ces sujets hautement inflammables et polémiques euh qu'on évoque là de la TVA sociale, mais il y avait eu tous les rebonds sur l'affaire Betaram avec les auditions, avec une communication qui avait qui avait été perçue comme mauvaise voire catastrophique. Et donc il avait déjà euh touché l'os été dans le dur sur ces sujets annexes au sujet prioritaires pour les Français.

Là on va rentrer dans ce qui est vraiment prioritaire pour les Français. Il y a un élément dont on se parlera peut-être qui peut l'aider dans ce qui va se passer dans les semaines à venir, c'est tous les débats autour de la proportionnelle. On y vient juste après.

On y viendra juste après. Ça ça peut l'aider, ça peut être une bouée. Mais pour le moment euh c'est assez terrible.

Est-ce que ça veut dire je vous posais un peu la même question aux an'est-ce que ça veut dire que François Bairrou est condamné à une forme d'immobilisme ? Valérie Locable. Mais c'est un drôle de mélange euh ce François Beou en fait parce que c'est vrai qu'il a été canardé sur Betaram et que ça l'a complètement scotché dans son action euh pendant des semaines et qu'il a été contraint quand même étant donné la violence des attaques contre lui de la commission parlementaire d'attaquer assez fort pendant cette histoire d'audition.

Il a passé des heures et des heures et des heures à préparer cette audition qui était vraiment sur laquelle il était concentré et on sent que maintenant enfin il commence à s'occuper de R. Vous vous pensez que la page est tournée la la pardon ? Vous pensez que la page est tournée la page Betaram soit Baou ?

Je pense, j'espère en tout cas et en tout cas parce que ça va quoi en fait enfin concernant Beou pas Betaram hein. Oui oui, on a bien compris concernant ce que François Baou savait. A-t-il a-t-il tu ce qu'il savait ?

Deavait-il jouer de l'article 40 pour dénoncer pour dénoncer ce qui existait ? Bon OK, c'est votre point de vue, on en a déjà débattu hier. On va pas ouvrir donc si vous voulez aujourd'hui on a l'impression que enfin il va rentrer dans le dos.

Alors il nous promet pour avant le 14 juillet. J'ai regardé parce que il la date du 11 juillet tourne. Le 11 juillet c'est le vendredi veille du weekend du 14 juillet.

Donc on voudrait sortir quelque chose pour que personne n'en parle que ça passe en Cati ou et cetera. On trouverait pas une meilleure date quand même. Et il nous annonce quand même une grosse réforme.

Alors cette histoire mine de rien de baisser les cotisations du travail pour transférer c'est une réforme. Enfin je veux dire c'est l'amorce. Oui oui.

C'est pas seulement chercher des des économies à droite à gauche. Voilà. Donc on est partagé entre, je dis rien parce que dès que je lève le petit doigt, j'ai les taxis qui sont dans mon bureau et il faut que je les reçoive toute la journée parce que même pour 150 millions d'euros et ben ils veulent pas.

C'est ce que vous disiez tout à l'heure, c'est toujours le voisin ou ben c'est ça peut être ça peut être le défilé des professions qui ont bouche cousu pour pouvoir faire passer la pilule et c'est une stratégie politique, c'est une possibilité et l'immobilisme et puis il y a la troisième solution euh qui est celle qu'il a un peu avoué ce matin dans une interview sur l'autre sujet qui concernait Gérald Armanin. C'est-à-dire que quand Gérald Armanin annonce Cayen, il dit pas c'est le thème de notre seconde partie. Donc ça m'offre un teaser merveilleux.

Effectivement Géral Darmanin qui annonce l'ouverture, j'allais dire d'un bagne. Forcément, c'est le mot qui nous vient en tête quand quand Cayen a été cité mais oui a été cité dans la phrase une prison de sécurité sauf que ça a provoqué la colère du chef de l'État lors du conseil de défense et un François Bou effectivement ce qui ce matin dit bah j'étais pas non j'étais pas au courant mais c'est très bien on va fonctionner comme ça que les ministres travaillent et puis après on verra si j'en ou pas alors moi c'est étonnant en tout cas vous dites affligeant en tout cas c'est étonnant c'estd que on peut on peut regretter le caporalisme de certains premier ministres ou président vis-à-vis des ministres qui envoyer toutes leurs interv à l'Élysée ou àors là c'est l'inverse chacun c'est le happening chacun fait ce qu'il veut on a le sentiment un peu qu'on est sur la route de 2027 quand même que François Berou ne pouvait difficilement faire autrement que Michel Barnier qui était déjà pied point lié que c'est évident qu'avec cette absence de majorité à l'assemblée ça ne peut pas continuer sauf que là ça tente de durer et qu'on voit bien qu'on arrive au bout de l'exercice et que là il va y avoir un moment parce qu'on arrive au moment où la dissolution est possible où tous les Français vont de nouveau se poser la question de savoir comment on va faire, qu'est-ce qui va se passer. Et c'est ça parce que vous vous parliez de Betaram en disant qu'à juste titre, ce dossier avait été à juste titre à mon avis avait été utilisé politiquement pour le faire tomber, pour le faire glisser, pour dégager et cetera.

Aussi bien d'ailleurs de la Macronie parce que c'était pas le choix d'Emmanuel Macron de de d'avoir François Berou comme premier ministre. Il faut le rappeler que des forces de gauche qui effectivement voulaient le faire tomber. Mais moi, pour moi, Betaram n'est pas mais de de Oui, enfin l'extrême gauche, je sais pas ce que c'est mais de fait euh Oui, parce que ils ont des intérêts communs et on en parlera au moment de la proportionnelle, mais de fait euh il est coincé et donc là on est face à un mur et on ne pourra pas aller jusqu'à la présidentielle.

Termine juste terminer ensuite, je termine d'une phrase. Il y a la ministre du budget, c'est Améliin. Donc il y a des idées qui circulent.

On parle d'un gel budgétaire par exemple, vous savez. Ça veut dire que on augmente pas on on augmente pas par exemple les je dis salaire, c'est pas le mot exact des fonctionnaires. On arrête les contrats en fait.

Il a dit une phrase intéressante ce matin. Il a dit "On ne peut pas dans ce pays dépenser davantage que la croissance. La croissance attendue en 2025, elle est de 0,6 %.

H euh la dérive naturelle du budget tous les ans, c'est entre 15 et 25 milliards d'euros. Tous les ans, c'est comme ça. Avant de démarrer l'année, on sait que celui d'après, il va coûter de 15 à 25 millions.

Peut-être, j'en sais rien. Les hypothèses circulent parce que ils ne partagent rien avec personne. Ils sont dans le secret de leur truc.

Personne n'a l'air d'être trop con. Falloir attendre l'1 juillet. Vous aviez dit une phrase donc je je vous interromps maintenant.

Je doncid peut-être qu'ils vont arrêter les compteurs en disant maintenant et ben c'est gelé. avec combien de là aussi de français ou de fonctionnaires dans la rue ? Mathieu Mathieu Sucler l'immobilisme condamné à l'immobilisme ou pas ?

C'est un peu la critique qu'Edouard Philippe fait d'ailleurs son l'un de ses prédécesseurs à propos de de François. Il y a non sans raison, il y a effectivement un double procès qui a commencé de s'instruire vis-à-vis de de François Berou, un procès en immobilisme et un procès en amateurisme qu'on évoquait à l'instant. Et donc effectivement, ça fait beaucoup Je dis pas qu'il est amateur hein, je dis qu'il est empêché d'agir.

Oui, enfin on a aussi noté quand même un certain nombre de boulettes, en tout cas un certain nombre de commentaires ont aussi commencé de circuler sur le fait que le pilotage à Matignon questionnait, que la présence dans les dossiers, l'investissement du premier ministre lui-même dans le détail de certains dossiers. Exactement. Donc immobilisme et amateurisme quand même, on a commencé à parler des deux.

Ce qui me frappe du coup, c'est que alors queon a commencé à instruire assez nettement ce double procès, on parle moins quand même aujourd'hui de la dissolution ou en tout cas même de de la mise en minorité de la chute du gouvernement de François Berou. Alors, sans doute, il est possible que que cela revienne. En tout état de cause.

Il a à ce stade une espèce de petite parenthèse ou de bouffée d'oxygène où ceux qui jusqu'à présent agitaent la menace de la censure en fait ne l'agitent plus. On sait pourquoi l'extrême droite à cause de la situation de Marine Le Pen, la gauche parce qu'elle est centrée sur elle-même Marine Le Pen va pas prendre le risque de perdre son son siège de député dans dans dans le contexte judiciaire. Quel quand même ?

J'ai euh sur France 3 dimanche dernier, Sébastien Chenu à la question que nous lui avons posée de savoir si il était favorable ou non à une possible dissolution, il a dit bien sûr nous restons, nous sommes favorables à une dissolution. Et on a posé la question mais mais enfin Marine Le P mais en fait pour eux c'est comme un peu Jean-Luc Mélenchon qui ne sait pas représenté qui n'est pas présent ça n'est pas un problème. Ils le disent ouvertement en tout cas lui Sébastien Chenu et entre le dire et appuyer sur le bouton pour faire mais le fait est que c'était assez nouveau et qu'il en a parlé de façon très ferme en insistant.

En tout cas tous ceux qui en parlaient vraiment matin, midi et soir à ce stade ont mis le discours plutôt en sourde. Ouais. Allez, on parle de la proportionnelle comme promis et je me tourne vers euh vous Sophie parce que le Premier ministre ce matin chez le confrère de BFR RMC a a confirmé sa volonté de réformer le mode de scrutin.

On peut dire que c'est une longue histoire entre François Baouot et la proportionnelle. Et ben disons même que la proportionnelle au législative est un serpent de mer assez assez long pour se mordre la queue. Ce qui signifie que dans ce débat tout le monde tourne en rond et depuis trop longtemps.

Je vais filer la métaphore, vous allez voir comment en plus le dossier est compliqué avec une multitude de paramètres. qu'on peut être assuré que la tête nous tourne aussi. Bon, François Berou qui soutient la réforme du scrutin depuis toujours et ça il faut le reconnaître a décidé de plonger la sienne de tête la première dans ce débat.

On l'écoute. C'était ce matin sur BFM TV avec Apoline de Malerbe. Très la proportionnelle.

Oui, en tout cas, je proposerai à l'Assemblée nationale qui est souveraine, je proposerai qu'elle examine cette question qui traîne depuis des décennies. Vous voyez, si on s'arrête un quart de seconde tout ce que nous traitons là, il y a des décennies que la question est posée et que personne ne la traite. Bon, un François Baot qui semble déterminé.

Oui, mais avec en réalité, le ministre tôte aussi un coup pour sauver sa tête et la sauver de la censure. Avec ce projet à l'assemblée, il sait pouvoir s'assurer en partie de la bienveillance du RN et du PS. Il va faire d'une pierre de coup.

À en croire les calculs avancés ce matin dans le Parisien, le parti de Marine Le Pen sortirait gagnant à tous les coups ou presque, mais pas trop, pas question de les couronner pour autant. Et donc François Berou sera se montrer prunent, je cite, avec une proportionnelle intégrale un seul tour et pas de prime majoritaire, le RN n'obtiendra pas de majorité à l'assemblée car il n'aura pas la majorité absolue des suffrages. Et ça, c'est le constitutionnaliste Jean-Philippe Deosier qui nous le dit.

Oui, le Parti socialiste pourrait lui aussi se laisser tenter. Bah oui, parce que même si dans un communiqué euh publié ces derniers jours, les socialistes ont clairement indiquer qu'ils ne souhaitait pas être instrumentalisés. Là, je les cite aussi, "Nous sommes favorables à tout ce qui peut approfondir notre démocratie." Mais une réforme du mode de scrutin dans cette période ne résoudra pas la crise politique.

On la résoudra d'abord en écoutant les Français. Le PS n'a pas envie d'une réforme qui soit un coût politique et une façon d'aider François Berou à sauver sa mise. Ils savent aussi que cette réforme leur permettrait de briser leur dépendance aux insoumis et de sortir la tête du bain de la NUPEess.

Merci beaucoup Sophie. Alors Gel Sliman c'est c'est proportionnel qu'en disent les les Français. Bah du point de vue de l'opinion c'est un strike.

On gagne à tous les coups partout tout le temps. Les trois/4 des Français sont favorables à la proportionnelle. En plus, on l'a dit, Sophie l'a rappelé, euh François Beou, on pourrait le taxer de vouloir jouer des jouer au poker avec le Rassemblement national pour sauver sa tête.

Mais c'est bien un sujet sur lequel il est investi depuis très longtemps et qu'il a toujours défendu. C'est un sujet avec lequel les trois/4 des Français sont enfin se montent d'accord et c'est un sujet qui fait consensus politiquement dans l'opinion. Quand on regarde ligne à ligne dans nos sondages toutes les catégories de population, quelle que soit leur orientation politique, tout le monde est aujourd'hui favorable à la proportionnelle.

J'ajoute que la preuve par l'absurde a été apportée avec la dissolution et avec le régime bâtard dans lequel nous vivons, le régime politique dans lequel nous sommes aujourd'hui où on a tous les inconvénients des deux systèmes, le majoritaire et le proportionnel et où finalement bah d'une certaine manière si on était comme tous nos voisins dans des systèmes plus représentatifs et non pas avec des majorités à deux tours comme c'est une singularité chez nous et ben sans doute qu'on arriverait plus facilement à des consensus à compromis. Donc de ce point de vue-là, il joue sur du velour. Ça peut compenser en partie l'effet extrêmement négatif euh de l'autre réforme qu'on évoqué il y a un instant sur la TVA sociale.

Comment vous analysez ce on pourrait parler de plébiscite pour la proportionnelle 75 % des Français qui sont favoris à Mathieu. Alors, je parle sous le contrôle de Gael mais j'ai quand même le sentiment que je sais pas si on peut dire que les 3/4 des Français sont favorables à la proportionnelle. Ce qui est sûr, c'est que un petit quart est défavorable à la proportionnelle.

En réalité, la crise démocratique est tellement installée et encore une fois, le rejet de nos institutions et de ceux qui les incarnent est tel que tout ce qui donne le sentiment qu'on fait bouger le système est considéré comme bon apprendre. Et donc d'une certaine façon tester la proportionnelle pour la plupart des gens, c'est potentiellement aller vers un progrès. Je suis pas sûr que pour autant 75 % des Français le matin sous la douche se disent "Bon sang, quand est-ce qu'on fait la proportion ?" autour de la table priorité des gens.

Non, c'est sans aucun doute l'illustration que la crise démocratique est profonde et par ailleurs sur qu'est-ce que ça changerait. Alors, on l'a quand même dit, en réalité, les résultats des dernières législatives aboutissent à un morcellement parlementaire qui correspond presque à ce que pourrait être une majorité composite à l'issue en réalité de législative faite à la proportionnelle. Donc, en terme de grands équilibres, ça ne changerait pas grand-chose.

Et par ailleurs, Gael citait a raison en fait nos voisins qui pour la plupart fonctionnent avec un système de proportionnel. Alors, il y a évidemment des variations. Tout le monde n'a pas exactement le même système mais ça fonctionne chez eux et nous n'avons pas le monopole de la crise démocratique.

Donc imaginez que parce que comme les autres, nous basculerions dans un système proportionnel, bon en Italie, en Allemagne, enfin ailleurs, la crise démocratique est bel et bien là et la proportionnelle n'a rien n'a rien résolu ou en tout cas pas tout. Donc voilà, sur les conséquences à attendre, chaque fois à mon avis être prudent. si je peux me permettre, sur la proportionnelle, il y a euh 1000 proportionnels et 1000 façons et c'est ça qui peut avoir des conséquences justement sans prime majoritaire.

Alors oui, parce que la prime majoritaire, ça veut dire que le parti qui arrive en tête une prime et donc le R aurait pu être mais ce que je trouve intéressant, c'est que ça change quand même fondamentalement la vie politique française. On a été habitué sur la 5e République jusqu'à la dissolution, vous avez tout à fait raison, à un chef. C'est-à-dire qu'il y a un chef, une incarnation forte, ce président de la République, on en parle déjà 3 ans avant, ça va être qui qui incarne, qui machin et cetera.

Et ça c'était le parti majoritaire, c'était le chef qui allait gagner et qui allait tout emporter. Et en fait, depuis cet affaiblissement qu'on constate avec cette dissolution complètement ratée, c'est que il y a un gros affaiblissement de la vie politique française et qu'il n'y a plus d'incarnation extrêmement forte. Il y a des additions de personnalité.

Et d'ailleurs quand on teste pour la présidentielle, bah à droite vous avez Retaillot et Philippe. Chez Macron, vous avez Darmanin et Atal. À gauche, vous allez avoir peut-être Buxman alors je sais pas qui.

C'est beaucoup plus éparpillé qu'avant. Et cet éparpillement de la classe politique française en raison d'un manque de personnalité qui s'impose totalement même au RN maintenant on par c'est Marine Le Pen, Jordan Bardella là on sait plus trop et cetera et bien la proportionnelle est beaucoup plus favorable à ce type de situation politique puisqu'elle permet les coalitions mais si elle permet aux gens de disulture politique qui empêche les coalitions dans notre pays. Je suis pas sûr que le changement du mode de scrutin.

Le NFP si vous voulez le NFP a été le front le front populaire Ah oui le front républicain entre le premier entre le premier et le second tour de des législativement des législatives et ce front républicain a été une confiscation démocratique pour beaucoup de gens qui ont cru voter. On a mis Michel Barnier LR qui avait gagné 5 % législative comme premier ministre. Il faut se rendre compte pour les Français ce que ça représente.

On éétait plus du tout dans un système majoritaire. On était devenu un peu dans le plus petit dénominateur commun qui allait réunir tout le monde. Et la proportionnelle, c'est un peu ça.

C'est un autre état d'esprit en fait. Ouais. Ga oui, je pense que c'est euh c'est sans doute ça qui est intéressant.

On peut voir le verre à moitié vide, à moitié plein. Mathieu a tout à fait raison en disant que les gens ne se rassent pas le matin ou ne prennent pas leur douche en pensant vivre la proportionnelle alors que le pouvoir d'achat c'est quelque chose d'important. Mais c'est un changement très important que nous avons vécu depuis un an parce qu'en gros jusqu'à présent la promesse de notre système et c'est comme ça qu'on le comprend les uns les autres mais que tous les Français le comprennent c'était bon c'est peut-être pas toujours très juste.

Il y a peut-être des formations politiques qui ont fait 30 % à un premier tour et donc ils ont 30 % d'électeurs qui qui y croient en ce moment le Rassemblement national mais ça peut être un autre parti et ils peuvent se retrouver avec zéro députés en théorie. C'est tout à fait possible. C'est pas très juste mais au moins on a un système qui fonctionne qui nous évite de vivre ce que vivent la Belgique, les Pays-Bas à se retrouver à C'est là où je veux en venir et là ça ne marche plus.

Donc le seul avantage concurrentiel perçu de notre système avec son côté injuste que les gens avaient bien intégré, c'était celui d'une certaine efficacité. Si on n' même plus l'efficacité et qu'en plus la proportionnelle prévoit quand même que des coalitions se forment, on peut expliquer aux Français qu'on les a pas qu'on n' pas trahi leur votes quand on est dans un système proportionnel et qu'on se dit "Mon programme prévoyait ça, j'ai pas eu la majorité, je vais traiter avec tel autre parti dans une coalition." Dans notre culture majoritaire, c'est quelque chose qui passe beaucoup plus mal et qui empêche qu'on aboutisse à des solutions que les autres pays parviennent quand même à trouver.

Je reviens à la situation de François. Un mot rapide. Est-ce que c'est vraiment une une assurance vie pour François Bairou de faire voter la proportionnelle ?

C'està-dire est-ce que le le le RN le fait pas tomber tant que il y a la promesse de voter la proportionnelle tant en terme d'équilibre politique derrière au parlement que de rapport à l'opinion ? Non, pas du tout. Et et par ailleurs, encore une fois, je rebondis sur ce que disait Valé Ritter, la culture parlementaire c'est une culture politique désincarnée.

Ce sont effectivement des forces politiques qui discute entre elles et on s'affranchit du schéma qui était le nôtre jusqu'à présent d'un pouvoir effectivement incarné, personnel et cetera. Mais justement, c'est dans notre culture politique profonde, matinée d'absolutisme et de bon appartisme et la culture politique française a cette singularité là. Et je ne suis pas sûr en réalité que alors les Français veulent que ça change.

Pour autant, je ne suis pas sûr que le changement qu'on leur proposerait en l'occurrence correspondrait profondément à leurs attentes et à leur schémas de représentation. Je suis pas sûr que la proportionnelle déboucherait sur une culture du compromis. En tout cas, ça mettrait ça mettrait du temps.

Il nous reste deux grands thèmes, notamment le le vote au Parti socialiste qui se déroule aujourd'hui. C'est assez baroque he comme procédure. Mais on va essayer de vous l'expliquer dans un instant, mais je voudrais quand même d'abord Gael qu'on qu'on parle d'Emmanuel Macron pour évoquer la popularité du président de la République qui elle progresse.

Oui. Alors, c'est d'autant plus intéressant de regarder Emmanuel, la popularité d'Emmanuel Macron parce qu'on parle de très bas, donc il faut pas être trop difficile dans les dans les progression. Mais on a 29 % de Français qui disent aujourd'hui que c'est un bon président.

Vous me direz 7/10 disent que c'est un mauvais président certes, mais c'est un gain de trois points corrélatif à la baisse de tr points qu'on observe pour son PM, pour son premier ministre. Il y a un écart de près d'une dizaine de points, 20 contre 29 aujourd'hui entre les deux alors qu'on a été habitué depuis des années à avoir un premier ministre plus haut en popularité que le président de la République. Et en plus, on avait fait un sondage au Doxa avait réalisé un sondage la semaine dernière après euh le l'intervention télévisée de d'Emmanuel Macron qui avait été jugé catastrophique par les Français.

C'estàdire qu'il s'était vraiment les 3 heures de prise d'otage d'antenne pour les téléspectateurs pour défendre son bilan. C'est comme ça que ça avait été perçu ou parce qu'il au final il n'a rien annoncé notamment sur les référendum il dit qu'il est très content de lui et nous on est très mécontent. Voilà ce que nous disaient les gens.

Et donc il était dans une situation où normalement sa popularité elle était partie pour baisser de tr qu ou 5 points. Et ce qui le sauve c'est une fois de plus l'international et singulièrement ce qui se passe à Gaza et la prise de position d'Emmanuel Macron sur le sujet qui raisonne avec les attentes des Français qui sont les trois/4. C'est assez rare pour le noter hein, ça.

Il cochera la date à dire "Nous sommes d'accord avec le président de la République la résolution qu'il a prise avec le premier ministre britannique et le premier ministre canadien pour dénoncer la politique de Benjamin Netaniaahu et dire qu'ils iraient jusqu'à prendre des sanctions. Et on a d'ailleurs détaillé un certain nombre de sanctions qui sont envisagées. Les Français les soutiennent parce que de la même manière qu'après le 7 octobre, il nous disait être en total soutien nos concitoyens avec Israël, considérer qu'on avait affaire à des terroristes du Hamas, qu'il fallait aider Israël à se défendre.

Exactement de la même manière. Ils sont horrifiés qualifiants comme on veut par les massacres, par les les populations civiles qui sont tuées chaque jour là-bas et maintenant ils attendent des résultats. Alors attention parce que Emmanuel Macron avait déjà tenu des propos euh l'année dernière un peu plus d'un an après le 7 octobre à Benjamin Netou juste après les attentats du Hamas où il avait dit un servant de choses notamment sur la reconnaissance de l'État palestinien.

Là il s'est de nouveau engagé sur le sujet. Euh dans quelques jours à New York, il y aura l'occasion de pouvoir l'annoncer. Sachez que dans notre sondage, 63 % des Français disent qu'ils soutiennent la reconnaissance par la France d'un état palestinien et surtout ils attendent des résultats sur un terrain comme l'international et ça qui est intéressant comme face à Trump.

Emmanuel Macron peut vraiment marquer des points parce que sa position, elle est en ligne avec celle des Français. Quel que soit leur bord politique, pour une fois, les insoumis sont 90 % à être d'accord avec lui. Donc vous avez une ligne politique qui colle à celle des Français et en plus il est jugé légitime de pour se préoccuper d'international alors que sur les sujets domestiques, les Français ne l'attendent plus trop.

Et c'était l'erreur centrale de l'émission de l'émission sur sur TF1. On ouvre donc ce chapitre consacré à la gauche avec d'abord la bataille pour le poste de premier secrétaire du Parti socialiste. Ça débute aujourd'hui.

On en parle avec Steve Jourdin qui nous rejoint sur le le plateau de sence public. Bonsoir Steve. Bonsoir Thomas.

Bienvenue. Un sacré défi. Cette procédure est un peu ésotérique.

Oui. Bah il faut avoir un master en Parti socialiste pouriger quelque chose en tout cas pour saisir toutes les nuances de ce congrès 81e du genre. On va commencer très simplement Thomas.

L'objectif est départager trois candidats. Le sortant Olivier Fort, le chef des députés Boris Valot et le maire de Rouan, Nicolas Mayer Rossignol. Tous les trois veulent devenir calif à la place du calif et pour cela, un long chemin se présente à eux.

Première étape donc ce mardi. Les 40000 adhérents socialistes sont appelés à voter dans les sections du parti. C'est le tout premier tour du scrutin.

Mais alors, il votent mais sur des textes d'orientation. Oui, c'est la version moderne de ce qu'on appelait avant une motion socialiste. Un texte d'orientation est un document stratégique chargé de définir la ligne politique du parti.

On parle d'un texte d'environ 80 90 pages. On trouve dedans des propositions programmatiques, des alliances à noué dans la perspective des prochaines élections. Au total, trois textes sont donc présentés aujourd'hui aux militants.

Chacun d'entre eux est porté par l'un des trois candidats qu'on vient de voir à l'instant. Voilà pour cette étape. Qu'est-ce qu'il se passe ensuite ?

Alors seuls les chefs de fil des deux textes arrivés en tête pourront s'affronter lors du deuxè tour. C'est un peu la la finale de la Ligue des Champions. Le match entre deux candidats pour désigner le futur premier secrétaire.

L'élection aura formellement lieu le 5, le 5 juin. Le vote se déroule là aussi à l'intérieur même des sections. La règle, elle est très simple he celui des deux prétendants qui reçoit le plus de suffrage remporte la mise.

Ça devrait s'arrêter là. Non non, ça ne s'arrête pas là. Les socialistes ont ensuite rendez-vous pour un grand congrès à Nancy.

Il aura lieu du 13 au 15 juin. Et puis dans la foulée, Thomas, les socialistes désigneront les patrons de Fédé, ce qu'on appelle les premiers fédéraux de chaque département. Cette élection aura lieu entre le 19 et le 27 juin.

Voilà Thomas, ce qui doit se passer en théorie, mais un fantôme plane sur cette élection, celui des accusations de triche. Elles avaient parasité, vous en souvenez peut-être, le dernier congrès à Marseille et depuis et ben aucune nouvelle mesure n'a été adoptée pour empêcher les magouilles. Le Congrès des des socialistes pourra peut-être s'étendre encore pendant de longues semaines, pendant de longs mois.

Merci Steve. Bon, Ligue des Champions peut-être Ligue Europa, ça je vous laisse mettre de j'assume, j'assume. Euh parce que 40000 adhérents Valérie Locable alors que bon voilà, c'est c'est facile de faire le comparatif avec les avec voilà, c'est facile de comparer avec les LR. qui était 120000 à voter.

Donc c'est quand même un peu moi ce que je retiens c'est un constat de faiblesse pour le parti socialiste. Alors 400 adhérents c'est le score le pire depuis 1945. Il faut rappeler que en 2018, ils étaient 98000 et que avant ils étaient encore plus nombreux du temps de Mitteran et dépassait les 100000 adhérents.

C'est dire si le Parti socialiste est en quête de renouveau aujourd'hui, de rebondir, d'essayer de repartir, de sortir, comme vous l'avez dit tout à l'heure, de cette alliance empoisonnante avec LFI qui était une alliance électorale et pourquoi ils sont favorables à la proportionnel pour essayer de prendre leur indépendance. Donc par rapport aux trois personnes qui ont été présentées, Olivier Fort il est en tête mais c'est pas sûr qu'il arrive en tête ce soir. Ce soir c'est le vote qui va donner le pourcentage de chacun.

C'est la première fois qu'on aura le pourcentage de chacun. Alors les auras les résultats demain a priori hein cette nuit à partir de 23h. 23h.

Ils ont toujours des résultats dans la nuit les socialistes. Oui mais parce qu'ils ont pas de vote électronique, il faut qu'il dépouille tout et ça ferme ça ferme à 22h le temps alle voilà demain matin on on en sera sûr. Exactement.

Donc l'enjeu aujourd'hui déjà, c'est qui arrive en tête de Nicolas Meeros Signol qui a rallié tous les opposants qui a fusionné tous les opposants à Olivier Fort cette fois-ci ce qu'il avait échoué à faire euh au Congrès de Marseille. Ça ça avait été serré d'ou c'était très serré mais il y a un troisème laron qui s'est invité dans la course qui est Boris Vallot et qui va détenir les clés alors pas du scrutin de ce soir parce que disons s'il est aux alentours de 15 % je prends des risques, je ne sais pas mais et que les deux autres sont à 40 quelque chose Boris Vallot et bien son les militants alors il peut pas se présenter pour être premier secrétaire comme ce qu'il vous l'a très bien mais je personne ne pense qu'il donnera un soutien on verra peut-être en donnera-t-il mais il a piqué le plus de militants à Olivier Fort. Donc ce qui va compter c'est quelle sera la répartition lors du vote du premier secrétaire des militants de Boris Vallot et pour qui ils vont voter.

Donc on estime qu'ils font un écart d'environ 7 % entre Nicolas Meer Rossignol et Olivier Fort. On a trouvé quelqu'un qui a un master en partie socialiste. Valérie le câble, il faut qu'il soit largement en tête d'environ 7 % Oui.

Pour avoir euh la certitude d'être élu premier secrétaire le 5 juin. Alors, j'ai été volontairement vanneur en disant en parlant de de Ligue Europa, mais on peut aussi positiver euh Mathieu Souar sur le fait de pas voter tout de suite pour des hommes mais d'abord pour des lignes, pour un contenu. C'est pas si absurde. précisément ce parallèle avec l'actualité des LR qu'on a connu ces ces dernières semaines, la campagne se jouait chez les Républicains sur une affaire de casting.

Ouais. Il y avait pas de ligne stratégique différente ou même politique différente entre Bruno Rotaillot et Laurent Voquetier. une identité, c'est vaguement affirmée pendant la campagne, mais c'était assez artificiel et ça tenait précisément en fait à au besoin de se singulariser.

Là précisément quand même, même si beaucoup moins de votants sont appelés à voter euh que chez les LR, en réalité, il y a un vrai enjeu stratégique. C'est-à-dire que les trois motions ne portent pas la même ligne stratégique et derrière il y a la question de la logique unitaire, la question de l'Union des gauches et la question de savoir si on peut discuter avec toute ou partie de la gauche dans la perspective de 2027. Et là pour le coup euh il y a un vrai enjeu.

Là pour le coup il y a un vrai enjeu. Donc c'est quelque chose c'est une actualité politique à laquelle il y a un intérêt à s'intéresser. Oui.

On va regarder le palmarès de l'adhésion que que vous proposez dans le dans dans le baromètre au doxa. Bon bah c'est toujours Édouard Philippe qui est en tête devant le binôme RN Bardella Le Pen. Ensuite on a un Gabriel Atal Bruno Rota qui continue de grimper avec deux points et Gérald Armanain.

La première personnalité de gauche elle vient elle vient où ? Elle vient loin mais surtout je voulais rebondir sur les trois hommes. On teste habituellement Olivier Fort dans notre palmarès.

On peut pas tester toutes les personnalité politique. On en teste déjà 25 ou 30. Et donc on ne testait pas Boris Vallot, on on testait pas Nicolas Mayer Rossignol.

On les a testé cette fois-ci. Oui, c'est l'occasion. Pour avoir un point de départ, c'est l'occasion.

Il y a quand même une différence sur l'opinion et l'effet de la victoire de l'un ou l'autre. euh c'est que Olivier Fort, il est scotché tout en bas du classement depuis 7 ans 8 ans depuis qu'il est en charge et qu'il aurait dû ou prendre la lumière. Donc on a à peu près autant de gens qui ne s'expriment pas sur Boris Vallot, Nicolas Meer Rossignol et Olivier Fort ils sont un peu plus nombreux sur les deux derniers mais c'est pas pour les mêmes raisons.

Dans le cas de Boris Valot ou Meilleurol, c'est parce qu'ils ne les connaissent pas du tout. Dans le cas d'Olivier Fort parce qu'il n'a pas réussi à imprimer et qu'ils n'ont rien à dire à son sujet. Ce qui signifie qu'on peut imaginer que si c'était Olivier Fort qui venait à l'emporter, il y aurait pas des faits de blas, des faits qu'on a pu voir pour euh ALR pour Bruno Rotaillot qui a accéléré encore sa progression dans l'opinion et auprès des sympathisants LR.

Il y aurait pas cet effet là. Il y aurait pas cet effet de souffle qu'il pourrait espérer l'un ou l'autre. Boris Vallot ou meilleur aussi.

Enfin, ils ont pas une personnalité non plus. Non, mais je ne me positionne pas làdessus. Je dis juste vous avez des gens vous savez quand on testait Bruno Retaillot dans nos sondages qui étaient déjà connu des experts des journalistes en disant ah il y a un poids lourd qui vient de rentrer dans le gouvernement vous m'aviez même posé la question à l'époque c'est Bruno Retaillot moi je vous disais non mais j'ai beau regarder avec des grosses lunettes les chiffres dans l'opinion ils n'existent pas et c'est pas non plus quelqu'un qui dégage spontanément comme ça un charisme immense sans lui faire offense.

En revanche, en revanche, le fait à un moment d'avoir la lumière, de pouvoir s'exprimer, être entendu par les médias, d'avoir un statut parce que il était voilà ça permet de se développer une opportunité gros. En gros, il y aura une opportunité pardon pour le parti socialiste si dans l'opinion si ça n'est pas Olivier Fort parce qu'il y a un espace politique qui existe à gauche mais il faut sur la gauche du gouvernement. Non, mais il faut il faut ajouter euh pour être pour être quand même tout à fait précis que aucune de ces trois personnes n'est euh n'aspire à être président de la République, même si ils en rêvent.

Non, ce ne sont pas les candidats. Je veux dire, que ce soit euh Olivier Fort ou Nicolas Meer Rossignol, Nicolas Meer Rossignol a fait une interview dans le Nouvels où il s'est prononcé très clairement pour une candidature de Raphaël Guxman et Olivier Fort. Il faut quand même rappeler qu'il a soutenu à deux reprises pour les élections européennes Raphaël Guxman.

Donc on n'est pas on ne peut pas comparer très exactement avec la situation de Bruno Retaillot ou le voquier qui eux montrent très clairement une ambition présidentielle. Je ne pense pas qu'aucun des trois à l'heure d'aujourd'hui se disent "Ça sera moi le président de la République demain." Ils ont plutôt euh ils se sont plutôt prononcés jusqu'à maintenant pour d'autres candidats à présidentiel.

C'est pour ça que vous avez un François Ruffin qui est sorti du bois en disant il faut faire une primaire. Olivier Fort c'est prononcé pour une primaire incluant Raphael Gluxman. Et la seule chose en fait qui complique le jeu enfin enfin Dobor c'est un jeu compliqué mais Gluxman est contre la primaire.

Donc on est dans un paradoxe où le cand primaire pour toute la gauche. On est bien d'accord compris quoi parce question. Allez, c'est c'est les deux les plus populaires.

J'ai pas répondu à votre question. Juste c'est les deux les deux les plus populaires à gauche. Gluxman, Ruffin.

Rufin Gluxman. Le le paradoxe si vous voulez, c'est que le candidat de la du Parti socialiste ne serait pas forcément socialiste parce que comme vous savez, il est place publique. Ouais.

Un mot de conclusion, je pense qu'il nous reste une minute. On n pas parlé de Jean-Luc Mélenchon alors qui est toujours au palmar de rejeté plus des deux tirs des français rejet. Donc donc il est condamné à la forrès a lieu à ce vote a lieu au moment où la gauche reste extrêmement faible.

C'estàd que en 8 ans dans l'opposition, elle n'a rien reconstitué de son capital politique et elle continue à être totalement divisée entre la gauche de gouvernement et la gauche radicale. Et la gauche radicale à ce stade ne recule pas. C'est-à-dire que en 8 ans là encore Jean-Luc Mélenchon qui est devenu le personnage politique détesté des Français conserve un capital électoral considérable. non har interactive interactive Olivier fort comme président c'est pas juste peu importe ce que je dire c'est que en dépit des affaires ou en dépit des déconvenus que la France insoumise a subi et du fait que il est aujourd'hui tout à fait détesté il garde un capital électoral avec un score à deux chiffres dans le convinchance c'est qui Sophie vous nous dites que s'il y avait une primaire à gauche il l'emporte absolument et il l'emporte pourquoi parce qu'il un vrai poids politique et qu'il a cette assise qui c'est un vrai combattant, c'est le plus politique d'entre tous et il est de loin, il reste de loin le plus fort à gauche.

Et ben, ce sera le mot de la conclusion. On aura encore d'autres occasions de d'évaluer les choses de Jean-Luc Mélenchon. Merci à tous.

Mathieu Souquier, le livre auquel vous avez participé, le titre c'est la France à 20h ou l'heure d'être ensemble. C'est aux éditions de l'aube Valérie Locable, on vous lit sur le site le journal.info. info.

Je pense que la prochaine fois vous viendrez sur ce plateau, on sera sur le canal 8 de la TNT et le rendez-vous c'est le 6 juin. Je vous dis à bientôt sur sur Public Sénat. [Musique]