Nouveau calendrier du bac : "Les élèves sont préparés, il n'y a pas de raison que ça pose de difficultés"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:25OuverteRéponse directe
Comment ça se passe cette année pour le bac ?
- 1:12OuverteRéponse directe
Est-ce que ce décalage des épreuves de spécialité fonctionne ?
- 3:39OuverteRéponse partielle
Les stages obligatoires en seconde fonctionnent-ils ?
- 4:47OuverteRéponse directe
Est-ce que la situation politique impacte vos élèves ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:16InvitéChiffre
« Le bac a démarré, Florent Martin, 535 000 élèves pour le bac français vendredi dernier. »
- 1:33PrésentateurFait
« On avait un décrochage très élevé de nos élèves de terminales à la suite de la publication des résultats de ces épreuves de spécialité. »
- 3:50PrésentateurChiffre
« Globalement, on estime qu'on est à peu près à 70, entre 70 et 80% d'élèves qui ont décroché un stage pour les 15 prochains jours. »
Temps de parole
- Présentateur69 %
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Le premier invité de cette matinale avec vous Marion, il est proviseur à Argelès-sur-Mer.
Bonjour Florent Martin.
Bonjour.
Florent Martin, proviseur du lycée Christian Bourquin et secrétaire académique du syndicat SNPDEN de l'Académie de Montpellier. Le bac a démarré, Florent Martin, 535 000 élèves pour le bac français vendredi dernier. Dissertation sur la poésie, commentaire composé sur Claire de Duras. Comment ça se passe cette année ?
Écoutez, ça se passe bien pour l'instant. On est mobilisés évidemment sur les épreuves. Il y a des nouveautés cette année avec le déplacement des épreuves de spécialité. Donc on a une organisation qui se met en place de manière différente. Mais pour l'instant, les voyants sont au vert et on compte bien que ce soit le cas jusqu'à la fin des épreuves.
Alors voilà justement, ces épreuves de spécialité, ça c'est pour les terminales. C'est vrai qu'elles avaient lieu au mois de mars et on avait observé à l'époque une certaine démobilisation des élèves après, puisque les dernières épreuves ne comptaient plus tant que ça dans leur note globale et dans la validation de leur diplôme. Donc cette fois-ci, elles ont été déplacées à la fin juin. Est-ce que ça fonctionne, ce décalage ?
Oui, quand vous parlez d'une certaine démobilisation, c'est un euphémisme. En fait, la situation était vraiment inquiétante, puisqu'on avait un décrochage très élevé de nos élèves de terminales à la suite de la publication des résultats de ces épreuves de spécialité qui avaient lieu courant avril. Donc on avait demandé ce report qui a été finalement mis en place par le ministère et c'est vraiment bienvenu ce report, puisque ça permet aux élèves de rester mobilisés. Les épreuves de spécialité auront lieu la semaine prochaine et jusque-là, nos élèves sont restés dans les établissements à travailler avec leurs professeurs et c'est vraiment ce qu'on souhaitait.
Donc après, sur l'organisation, ça resserre évidemment le calendrier des épreuves. Pour les élèves, c'est forcément un défi un peu supplémentaire puisqu'ils vont enchaîner la philosophie, les épreuves de spécialité et puis ensuite le grand oral. Mais c'est quelque chose auquel ils sont préparés et il n'y a pas de raison que ça pose de difficultés particulières.
Donc pour l'instant, ça marche. Vous nous dites qu'ils restent mobilisés, ils restent dans les classes. Cela dit, il y en a certains qui savent déjà où ils vont aller ensuite parce qu'il y a eu les résultats de la première phase de Parcoursup.
Oui, tout à fait. Les premiers résultats de Parcoursup sont tombés. Il y a une grande partie des jeunes qui ont déjà une proposition voire qui ont confirmé leur inscription dans le supérieur. Mais tout ça reste évidemment soumis à l'obtention du bac. Donc il ne faut pas faire les choses à l'envers pour eux. Il faut bien rester mobilisés sur l'obtention du bac. C'est vrai que pour ceux qui ont des résultats intéressants, ils n'ont pas trop de soucis à se faire. Mais le fait que les épreuves de spécialité n'aient pas encore eu lieu et au vu des coefficients de ces épreuves, rien n'est joué en fait.
Il faut assurer un résultat correct sur les épreuves de spécialité et sur les épreuves finales dans leur ensemble pour être certain de valider l'obtention du bac et donc de bénéficier de sa place, même si elle est déjà validée dans Parcoursup.
Et alors ça, on parle toujours des élèves de terminale, mais pour ceux de seconde, l'idée c'était d'occuper leur fin d'année avec des stages obligatoires comme il en existait en troisième. On a vu un peu partout des articles sur ces difficultés rencontrées pour absorber un nombre important de stagiaires. Finalement, ça fonctionne ?
Alors, ça fonctionne partiellement. La situation en fait n'est pas très uniforme sur le territoire. Globalement, on estime qu'on est à peu près à 70, entre 70 et 80% d'élèves qui ont décroché un stage pour les 15 prochains jours. Mais il y a des disparités importantes sur le territoire. La difficulté qu'on rencontre, c'est que tout ça est lié quand même à la capacité des élèves à trouver ce stage et donc souvent à la capacité des parents à leur indiquer dans leur réseau et dans leurs ressources personnelles des personnes qui vont pouvoir les accueillir sur un lieu de stage. Et puis, il y a des territoires qui sont plus ou moins propices à la mise en stage.
Quand on est dans des zones économiquement un petit peu plus fragiles que d'autres, forcément, les lieux de stage sont moins disponibles.
Pour finir, Florent Martin, et assez rapidement, puisque notre entretien va toucher à sa fin, mais tout ça se fait, le bac, les stages, dans une ambiance politique vraiment particulière. Est-ce que ça a un impact sur vos élèves ?
Non, la situation politique n'impacte pas. Ce qui nous impacte, c'est la situation sécuritaire en général, qui fait qu'on prend des précautions particulières sur l'organisation du bac, sur la maîtrise des informations qui peuvent circuler et des personnes qui entrent dans les établissements pour s'assurer qu'il n'y ait pas de problèmes pendant le déroulement des épreuves. Mais au-delà, la situation politique, non, ne fait pas partie des considérations sur cette fin d'année. Elle sera certainement plus présente sur la rentrée.
On souhaite bonne chance à tous les élèves de votre lycée et des autres pour ce bac qui a démarré vendredi. Florent Martin, proviseur du lycée Christian Bourquin et secrétaire académique du syndicat SNPDEN de l'Académie de Montpellier. Merci beaucoup de nous avoir répondu ce matin sur France Inter. Merci à tous.