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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 17 février 2025 9 minComplaisantActualité / polémiqueJusticeSolidarités & familleÉducation & rechercheInstitutions & élections

Violences à Bétharram : Une victime témoigne et raconte sa rencontre avec François Bayrou

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Pascal GelliFait
    « j'ai été fortement déçu éidemment »
  • 4:00Pascal GelliFait
    « j'ai passé une nuit sur le palier parce que j'avais chuchoté pour demander du papier toilette »
  • 5:00Pascal GelliFait
    « ce surveillant qui démarrit sa carrière c'est le surveillant que Alain Esquer a vu en octobre 2023 toujours présent »
  • 6:00Pascal GelliFait
    « il y a une violence en fait qui qui est systémique et une violence physique morale et sexuelle »
  • 8:00Pascal GelliFait
    « à la suite d'une conférence à laquelle j'ai assisté les cocos dans les cours d'école ça existe toujours »
  • 14:00Pascal GelliFait
    « il faut une autorité indépendante et cetera qui puisse voilà comprends »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

le grand matin Sud Radio 7h9h jean-jaces Bourdain il est 7h12es vous êtes sur Sud Radio merci le Premier ministre François baayrou a échangé durant plus de 3h avec des représentants des victimes de betaram c'était samedi lors d'une réunion à la mairie de poau et Pascal géie bonjour oui bonjour vous étiez samedi à la mairie de PET Pascal géie euh vous avez 50 ans vous étiez en classe de seconde à betaram c'est cela oui en 198990 et j'ai la particularité en fait d'être un des rares dis un des rares parce que je pensais être tout seul comme tous les camarad on pensait que notre histoire était unique mais j'étais pas le seul à vouloir y aller moi j'avais vu le CERC des potes disparus et betaram cochait beaucoup de case pour a priori vivre la même aventure et j'ai été fortement déçu éidemment voilà vous aviez eu envie de partir à bettharam d'aller à betaram oui en fait je un camarade de ma classe un ami lui euh comme beaucoup de Bordelet étaent envoyé là-bas parce que soit on éétait pas sage dans son école ou soit on travaillait pas assez lui redoublé sa troisème j'ai eu la plaquette et j'ai vu le film qui m'a marqué au fer rouge oui j'ai été hypnotisé par le pensionnat le ski la piscine je me suis dit ça va être la camaraderie l'aventure bon et vous vous souvenez de quoi ce n'était ni la camaraderie ni l'aventure la camaraderie peut-être mais l'aventure une autre aventure si j'ai bien compris Pascal jelly oui la camaraderie c'est sûr avec euh les amis que l'on se fait sur place et qui créent des liens très forts bon moi j'y suis resté qu'un an mais euh qu'est-ce que je me souviens de la première entrée au dortoir puis que moi j'étais un agneau parmi les loups et je l'ai compris dès le premier soir avec le silence euh j'ai passé une nuit sur le palier parce que j'avais chuchoté pour demander du papier toilette que je n'avais plus par un jeune surveillant qui a claqué des doigts qui m'a tiré par la joue et qui m'a désigné le palier mes camarades m'ont dit prends ton manteau quand même parce que il va faire froid toute la nuit dehors et ce surveillant qui démarrit sa carrière c'est le surveillant que Alain Esquer a vu en octobre 2023 toujours présent surveillant à l'internat et c'est de là que tout a démarré incroyable incroyable vous étiez pas plutôt arrivé qu'on vous mettait déjà sur le palier pour passer la nuit euh gifle coup de point sur la tête ça vous êtes arrivé aussi oui et en fait j'étais amnésique traumatique de deux choses les coups de points sur la tête et en discutant avec les camarades on appelle ça des cocos il faut savoir que à la suite d'une conférence à laquelle j'ai assisté les cocos dans les cours d'école ça existe toujours c'est coup de point avec le la fallalangeche du majeur qui dépasse et j'avais oublié ça et quand des camarades en ont parlé j'ai fourmillé en fait sur le haut du crâne et ma maman m'a rappelé aussi un événement que j'avais oublié où parce que je me levais pas assez vite on avait retourné mon lit euh avec moi dedans pour que je pour que je me lève en fait il faut comprendre c'est que moi j'ai appris rapidement le plus vite possible les codes de la violence parce que pour éviter la violence de surveillant Laï embauché mais aussi de d'élèves dans le bus de terminal qui eux en fait euh moi je connaissais pas les codes de pas se lever et à surladour ils sont venus à qu et c'est des du harcellement c'est des coups de boules des coups de genoux régulia après dans les couloirs de de l'école et cetera pour pour être maté h donc il y a une violence en fait qui qui est systémique et une violence physique morale et sexuelle c'est ça qu'il faut accepter de d'entendre et de comprendre euh qui était présente sur chaque décade de 1950 à à à 2010 minimum pour l'instant parce qu'on rentre de nouvelles victimes et beaucoup des années 70 là a priori et aussi plus récente tout hier soir quelqu'un qui était en 98 2000 aussi était surpris de d'apprendre que un surveillant qu'il a eu était euh était euh comme on le décrit alors il est présumé innocent des crimes dont il sera peut-être obligé de rendre compte mais il tombait de sa chaise alors tro quatre questions vous êtes resté peu pourquoi vos parents sont intervenus et vous ont fait sortir de betaram non mais moi dès le premier weekend où je suis rentré j'ai dit à mes parents sortez-moi de là et ils m'ont dit mais en fait si vous voulez ils étaient eux ils connaissaient pas betaram non plus donc ils m'ont dit ben non tu as demandé à rester donc y aller tu vas y rester toute l'année mais après ils ont compris et à la fin de l'année je suis allé voir le Père caricar et je lui ai dit c'est pas sûr que je sois là l'année prochaine mon père il m'a dit moi je te garde que si tu arrêtes de motivver tes camarades pour quitter le le lie l'école ouais ouais père caricard qui s'est suicidé après de très fortes accusations de de violence sexuelle et d'agression sexuelle Pascal jelli vous avez rencontré François bairou comment ça s'est passé c'est une expérience qui qui l'a marqué pour la vie il nous a marqué nous aussi pour la vie il a il s'est assis il a dit j'ai tout mon temps et il nous a écouté un par un la parole a été difficile parce que pour certains d'entre nous euh ému et pris par l'émotion qui ont éclaté en sangloot il a été d'une d'une écoute sincère et honnête et euh le vernis de betaram voyez même si on dit voilà attention comme il dit dans l'assemblée si tu travailles pas tout ça tu vas aller à betaram mais comme lui en fait moi mon prof de math à l'époque dans l'école où j'étais m'a dit mais qu'est-ce que tu vas va faire là-bas donc il savait on savait on savait comme ça que c'était mais le vernis dans il faut se remettre dans le contexte d'une époque en fait était telle que tout ça c'était incroyable impensable et inimaginable que des prêtres qui sont des auxiliaires de Dieu et des laïques qui s'engagent sur un projet pastoral et cetera enfin qui viennent peut-être pas dans le privé par hasard puisse être aussi horrible que ça et ça en fait qu'il il a retenu un point important c'est dire à quelqu'un que pénalement son cas il prescrit c'est c'est pas possible il veut vraiment de entamer une réflexion sur comment on peut en fait réfléchir à trouver quelque chose de nouveau pour dire à une victime de viol d'agression sexuelle désolé c'est prescrit et ça pour lui c'est vous avez senti que Fr Baou voulait revenir sur la prescription qui existe en matière de violence sexuelle sur mineurs moi j'ai senti qu'il voulait s'occuper des victimes parce que lui dire à une victime c'est prescrit c'est pas possible en fait il faut sortir les victimes de l'Église dans la sous-traitance qui a été mise en place par le rapport sauvé parce que déjà ils sont jugés partis c'est financé par les évêques de France et donc il faut une autorité indépendante et cetera qui puisse voilà comprends je comprends euh création d'une commission indépendante pour savoir ce qui se passe dans les écoles catholique mais vous savez Jean-Jacques c'est pas que dans les écoles catholiques c'est dans les toutes les écoles c'est partout il c'est partout où il y a des enfants moi ce que j'ai découvert depuis un an et demi sur le sujet de la pédocriminalité c'est plus vous êtes petit et c'est c'est papa beau papa tonton papi plus vous grandissez ça peut être dans votre club de sport ça peut être au conservatoire de musique ça peut être partout où il y a des enfants et c'est c'est la bonne nouvelle de cette journée de samedi et de et de betaram c'est que pour toutes les victimes en fait de harcèlement de violence physique morale nonemprise et de violence sexuelle c'est que ces prédateurs qui sont là où il y a des enfants ne ne sont désormais plus tranquille parce que la parole doit se libérer chez les gens qui savent et qui euh et qui en fait ne ne ne parle pas c'est ça B à ramener c'est ça ça veut dire tout ça c'est ça doit être terminé maintenant et euh on doit pouvoir en fait euh afficher en fait euh euh par précaution et puis aussi le respect de la présomption d'innocence qui est extrêmement important mais c'est quand il y a un signalement comment on peut maintenir la présomption d'innocence et sortir alors c'est 95 % c'est des hommes et sortir les hommes en fait de des enfants là où ils sont merci Pascal Gelli merci pour votre témoignage Pascal il est 7h20 vous êtes sur Sud Radio ça vous fait réagir 0826 300 300 vous n'hésitez pas le rappelle des titres de l'actualité Laur Lecler

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