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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 30 août 2026 9 minAutoproduitMixteRetraitesTravail & emploiImmigration & asile

Campagne présidentielle: Gabriel Attal s'exprime depuis Châlons-en-Champagne

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Gabriel AttalPromesse
    « Je veux que les Français aujourd'hui se disent que leurs enfants et leurs petits-enfants auront une meilleure vie que la leur. »
  • 4:00Gabriel AttalPromesse
    « Je propose tous les deux ans des quotas d'immigration qui soient proposés par les acteurs économiques, les partenaires sociaux, votés par le Parlement. »

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Vous savez on n'est pas des photocopies avec Edouard Philippe. S'il y en était des photocopies, je serais dans une réunion politique quelque part. Moi je suis au milieu des Français, il n'y a que là que je me sens bien.

Vous êtes au milieu des Français, ils viennent vous parler, certains sont d'accord avec vous, vous encouragent. D'autres viennent vous interpeller, parfois il y en a qui sont en colère. Moi je ne connais que ça.

Pour moi la politique c'est ça. Ensuite on a des vraies différences et cette campagne nous permettra à la fois de le montrer, de montrer aussi sur certains points là où on peut se retrouver. Il faut une vraie campagne et ensuite il faudra un vrai rassemblement.

Mais il y a eu des tensions cette semaine, est-ce qu'il n'y a pas un risque que vos deux positions, en tout cas vous et celle d'Edouard Philippe deviennent irréconciliables ? Non mais ça je crois que c'est beaucoup du commentaire politique. Moi j'ai de très bons rapports avec Édouard Philippe, on a des vraies différences.

On a des vraies différences de fond. On est la question des retraites. Moi je considère que le débat de la présidentielle ne peut pas une nouvelle fois se résumer au fait de savoir si on décale l'âge de départ en retraite à 65, 66 ou 67 ans.

Je pense que c'est notre système qu'il faut changer. Moi je plaide pour un système totalement nouveau, universel, les mêmes règles pour tout le monde, libre. On arrête avec l'âge légal de départ, on garde que la durée de cotisation.

Vous voulez partir tôt, vous avez moins. Vous voulez partir plus tard, vous n'avez plus et puis avec de la capitalisation. On n'a pas les mêmes positions, les mêmes mesures sur un certain nombre de sujets, sur le travail, sur l'écologie.

Et puis on a une différence aussi d'un point de vue politique. Moi je considère que l'enjeu de cette élection c'est Ce n'est pas de recréer les partis d'il y a 20 ans avec ceux d'il y a 20 ans et les idées d'il y a 20 ans. Le monde, il a changé.

Et moi je crois qu'on doit au contraire rassembler très largement une majorité de Français et c'est ce que je ferme des plaçants sur le terrain comme ici. Mais très concrètement vous me dites ? Vous avez des différences sur le fond de goût, à quel moment on peut espérer une union ?

Par exemple est-ce que vous serez capable de reprendre, s'il vous rallie, la retraite à 65 ans, la suspension du droit du sol à maillot, concrètement c'est quoi qui va rester ? Chacun fait campagne sur un projet qui lui est propre. Je pense que c'est important qu'on parle de fond dans ce moment-là, regardez aujourd'hui les sondages, il n'y a plus de favoris face aux extrêmes.

Personne aujourd'hui n'est en capacité de battre le Rassemblement national au deuxième tour dans aucun sondage. Donc on voit bien que l en disant que la primaire à droite n'est ni souhaitable ni possible. Il ajoute que faire campagne jusqu'à février compromettrait ce rassemblement, cette primaire.

Je parle avec les candidats, je regarde les déclarations des candidats et vous avez un certain nombre de candidats, y compris Édouard Fuyip lui-même, qui ont dit qu'il fallait que ça intervienne au début de l'année 2027. Encore une fois, je pense que l'important c'est avant tout qu'on parle de fonds. Vous entendez là le débat politique en ce moment ?

Le débat politique il est totalement dominé par des propos, des commentaires sur les appareils politique, sur la tambouille politique, sur du calendrier politique. Quand est-ce qu'on parle des Français ? Quand est-ce qu'on parle de leurs problèmes en ce moment dans le débat public ?

Jamais. Moi en fait je ne dévierai pas de ma ligne, j'ai passé tout l'été. Certains ont dit que j'avais sacrifié mon été pour me déplacer sur le Mais ce n'était pas du tout un sacrifice pour moi.

J'ai passé mon temps au contact des Français, au quotidien des Français. À Château-Renard déjà avec les agriculteurs en Vendée, avec des gestionnaires de camping, des agriculteurs victimes d'occupations illicites de leur terrain par des gens du voyage, à Argelès avec des viticulteurs qui sont victimes de la sécheresse et du dérèglement climatique, à La Grande Motte avec des gestionnaires de camping, des entrepreneurs qui font en sorte que les Français puissent passer un peu de vacances et souffler. J'étais en banlieue parisienne aussi avec les gens qui s'occupent des enfants de l'aide sociale à l'enfance.

Moi, je parle des problèmes des Français, des solutions que je veux apporter. Je ne dévierai pas de cette ligne. Je pense que c'est cette ligne qui triomphera à la fin parce que c'est ça que les Français, ils attendent.

Les Français, ils n'attendent pas de la tambouille politicienne qu'on recrée l'UMP d'il y a 20 ans, avec ceux d'il y a 20 ans pour défendre les idées d'il y a 20 ans. Ils attendent qu'on soit connecté à leurs problèmes, qu'on leur apporte des réponses et qu'on relève les défis du pays ensemble. Ça a même dû passer ?

Malgré tous ces déplacements, vous ne décollez pas dans les sondages. Pourquoi ? Comment vous l'expliquez ?

Mais vous savez, la campagne, elle démarre, il y a huit mois avant l'élection. Vous avez des candidats qui sont...

Edouard Philippe, par exemple, il est candidat depuis trois ans. Moi, ça fait trois mois. Et pourtant, on est quasiment dans la marge d'erreur, dans la quasi-totalité des sondages.

Donc voyez bien qu'il y a une dynamique. Il va y avoir une campagne. On a le temps d'exposer différents projets.

Il n'y a pas de candidat naturel ou de candidat, aujourd'hui, favori dans cette élection en dehors des extrêmes. La preuve, vous avez même des centaines d'élus avec Hervé Morin et d'autres qui ont signé les tribunes pour appeler à une C'est bien la preuve qu'aujourd'hui, personne ne plie le match. Donc il faut faire campagne, il faut parler du fond, de la vision.

Moi je trouve qu'on manque de vision aujourd'hui dans le débat public. Mine de rien, c'est terrible, mais la France insoumise, le Rassemblement national, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, ils développent un Un récit avec lequel je suis en désaccord. Je pense qu'il fracturerait le pays, il serait très néfaste pour le pays.

Et dans ce qu'on appelle le bloc central, on ne parlait que de tambouille politique. Moi, je parlais de ma vision et de ce que je portais pour les Français. Moi, je veux que les Français aujourd'hui se disent que leurs enfants et leurs petits-enfants auront une meilleure vie que la leur.

Et je pense que c'est possible, à condition qu'on se donne un objectif, redevenir la première puissance d'Europe en 10 ans. Et c'est possible d'y arriver. C'est possible d'y arriver si on relève 4 chantiers Je ne crois pas du tout au fatalisme.

Dans toutes les fonctions qui ont été les miennes à l'époque où j'étais au gouvernement, on m expliquer c'est pas possible ça marchera pas c'est pas possible de lutter contre la fraude fiscale et sociale quand j'étais à bercy j'ai pris des mesures on n'a jamais autant identifié recouvré de fraudes fiscales et sociales c'est pas possible quand j'étais à l'éducation nationale de faire respecter la laïcité en interdisant la baillard de rétablir le redoublement et bien c'est possible je l'ai fait c'est pas possible quand j'étais à matignon de prendre des mesures pour les agriculteurs ou contre la délinquance des mineurs j'ai engagé des mesures certaines ont pu s'appliquer d malheureusement à cause de la dissolution ont été stoppés et j'entends bien reprendre ce travail les français vous pensez pas qu'ils aient besoin qu'ils ont besoin de clarté justement et d'un choix entre vous et je pense que la clarté elle se fait primaire notamment la claire 1 la clarté elle se fait d'abord sur le fond des idées d'abord il faut que chacun exprime son mission et ses idées et son projet et 2 moi j'ai déjà eu l'occasion de le dire je n'ai jamais rien exclu comme possibilité y compris celle d'une primaire ce qui exclut la possibilité d'une primaire par principe si vous avez peur d'une primaire vaut mieux pas aller à une élection c'est la meilleure solution non moi ce que je dis c'est que je n'ai jamais rien exclu ce que je constate et vous l'avez rappelé vous même c'est que vous avez un certain nombre de candidats ou de leurs entourages qu'il exclut par principe donc moi j'ai pas passer mon temps et perdre du temps et de l'énergie à ergot sur la possibilité d'une primaire alors que vous avez des gens qui disent qu'ils n'en veulent pas je préfère passer mon temps et mon énergie au contact des français à parler de leurs problèmes ça dénote la fébrilité selon moi je fais pas de commentaires sur les uns les autres je parle de ce que je veux porter pour le pays je n'ai pas de commentaire à faire sur tout le monde est légitime à pouvoir se présenter dans une élection moi vous savez il y a beaucoup de gens qui veulent endormir cette de campagne, moi je veux la réveiller. Et je pense qu'on est dans un temps où il faut que des ambitions s'expriment. Et quand je dis ambition, ce n'est pas des ambitions personnelles, c'est des ambitions pour le pays sur le fond.

Et donc s'il y a des personnes qui veulent être candidates, qui veulent exprimer une ambition, j'ai envie de dire tant mieux. Et après, il y aura une campagne que les Français choisiront. Un mot sur la proposition de Jordan Bardella de supprimer le droit du sol ?

Mais ça, vous savez, je ne suis pas là pour commenter les propositions des uns et des autres. Moi, mes propositions en matière d'immigration, elles sont connues. Je veux qu'on accueille moins pour qu'on accueille mieux.

Je veux qu'on se fixe une priorité, c'est la préférence travail. On réduise l'immigration familiale et étudiante au profit de l'immigration de travail qui doit devenir le premier motif d'immigration en France. J'ai échangé avec des agriculteurs c'est ce qu'ils m'ont dit ils m'ont dit non on a besoin d'une part d'immigration dans notre main-d'oeuvre sinon on peut pas faire les vendanges sinon pas faire les récoltes est-ce que ça veut dire qu'il faut ouvrir toutes les vannes et ne rien réguler bien sûr que nous l'échec de l'immigration ces dernières années il est C'est une réalité.

Moi, je suis lucide. La politique menée en matière d'immigration ces dix dernières années s'est révélée être en échec. On voit bien qu'il faut changer les choses.

Je propose tous les deux ans des quotas d'immigration qui soient proposés par les acteurs économiques, les partenaires sociaux, votés par le Parlement. Et pour les faire appliquer, on a un système qu'on inspirerait, qu'on reprendrait du Canada, un système à points qui nous permettrait de garantir que les personnes qui viennent en En France, elles ont bien un contrat de travail, elles respectent nos règles, elles parlent notre langue et elles respectent notre culture. C'est comme tu veux dire, c'est un modèle ?

Oui, je pense que c'est un modèle. Pour choisir son immigration, je pense que c'est un modèle. Sur le projet encore une fois, on ne peut pas qu'on ne Béthos, c'est pas possible.

Moi ce que je vous dis c'est que, moi je vous ai dit, je pense que, encore une fois, si cette campagne se résume au fait de savoir s'il faut, comme le propose Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen ramener la retraite à 60 ans ou la mettre à 62, 62, comme le proposent des socialistes, ou la mettent à 65, 66 ou 67 ans comme l'a proposé Edouard Philippe, on aura tout perdu. Parce que ce n'est pas ça qui réglera le problème du système de retraite. Regardez tous les deux ans depuis des décennies, vous avez des gouvernements qui arrivent devant les français qui leur disent faut une réforme là il faut décaler l'âge légal de départ vous inquiétez pas c'est la dernière ça va sauver le système la belle affaire deux ans plus tard ou trois ans plus tard vous avez un autre gouvernement qui arrive et qui dit non en fait ce n'était pas assez faut décaler encore plus les gens ils n'y croient plus ils n'ont plus confiance pourquoi parce que l'âge légal de départ ne permet plus de piloter notre système de retraite et donc il faut changer de système c'est une vraie différence que j'ai avec Edouard Philippe vous avez raison moi je crois pas que cette élection présidentielle ou que le projet pour le pays peut se résumé à des paramètres ou des curseurs qu'on bouge on a un système qui est à bout de souffle faut changer le système parce qu'il est à bout de souffle il faut un changement profond pas seulement bouger des paramètres et donc moi je vous le dis ma ligne c'est pas d'essayer d'être dans une forme de de conservation d'un système actuel en bougeant quelques paramètres.

Ce n'est pas d'essayer de sauver la place de tous ceux qui ont gouverné en France depuis 20 ans en leur garantissant qu'ils pourront continuer à le faire. Mon projet, c'est celui d'un changement profond et je le fais au contact des Français.