"Tout ça, c'est dû au changement climatique" affirme la présidente du Comité national du trait de côte
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:35OuverteRéponse directe
La Manche est particulièrement concernée par le recul du trait de côte. Est-ce que cette problématique est bien prise en compte par les pouvoirs publics ?
- 1:43OuverteRéponse directe
Est-ce que vous vous faites face à du scepticisme ou des gens qui temporisent face à l'érosion côtière ou la montée des eaux ?
- 2:57OuverteRéponse directe
La problématique financière revient souvent quand on interroge les élus locaux. Comment finance-t-on cette adaptation du littoral ?
- 4:31FerméeRéponse directe
On parle de quelle somme ? Est-ce qu'on sait ce que ça va coûter en France ?
- 5:02OuverteRéponse directe
Avec le comité, est-ce que vous êtes en lien notamment avec des élus de la Manche ?
- 5:33OuverteRéponse directe
Comment vous vous positionnez par rapport à la loi littorale et aux débats autour de l'urbanisation de certains secteurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38PrésentateurChiffre
« On parle de 35% de côtes naturelles qui sont ici en recul. »
- 2:49InvitéChiffre
« On parle de milliards. »
- 3:24InvitéPromesse
« On crée un fonds érosion côtière. »
- 3:45InvitéFait
« une contribution des plateformes de location saisonnière de court durée. »
- 4:43InvitéChiffre
« Ce sera plusieurs milliards. »
- 4:50InvitéChiffre
« C'est déjà 240 millions. »
Temps de parole
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- Sophie Panonacle7 %
- ?5 %
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D'ici Cotentin.
Premier sur l'actu local dans la Manche.
D'ici Matin. Katia Lautroule, invitée, la présidente du comité national du trait de côte. Oui, parce qu'un observatoire du trait de côte vient d'être créé dans la Manche par l'État et le département pour mieux suivre l'évolution de notre littoral. Si des relevés sont réalisés depuis les années 90, l'ambition, là, c'est de mettre en commun toutes ces données et de les rendre plus lisibles. Alors, on en parle ce matin avec Sophie Panonac. Elle est présidente du comité national du trait de côte et elle répond à Lucie Tuillet.
Bonjour Sophie Panonac. Bonjour Lucie Tuillet. La Manche, elle est particulièrement concernée par ce recul du trait de côte. On parle de 35% de côtes naturelles qui sont ici en recul. Alors, vous qui êtes à la tête de ce comité national du trait de côte, est-ce que vous considérez que c'est une problématique qu'on connaît bien aujourd'hui et qui est vraiment prise en compte par les pouvoirs publics ?
Alors, une problématique qu'on connaît bien, oui, depuis de nombreuses années, des experts, des scientifiques se penchent sur le sujet d'érosion côtière. Au sein, vous le citiez, du comité national du trait de côte, nous avons avec nous, qui nous accompagnent dans nos travaux, ces experts, ces scientifiques, avec d'anciens membres du GIEC, avec des universitaires, avec des établissements publics de l'État, comme le CEREMA ou le BRGM. Donc, oui, aujourd'hui, le sujet est identifié et, j'irai même plus loin, les solutions sont également identifiées.
Mais, j'irai plus loin, ce phénomène érosion côtière est aujourd'hui extrêmement imbriqué à celui de la submersion marine et à l'élévation du niveau de la mer. Donc, on pourrait aller même plus loin dans la constatation des différents risques sur nos territoires littoraux.
Alors, justement, un des arguments avancés pour créer cet observatoire du trait de côte dans la Manche, c'est de partager les connaissances et c'est aussi de convaincre les sceptiques. Est-ce que vous vous faites face à du scepticisme ou des gens qui temporisent face au phénomène dont vous parliez, l'érosion côtière ou la montée des eaux ?
Alors, franchement, plus maintenant. Quand on voit ce que nous sommes en train de traverser par rapport à la canicule, tout ça, c'est le changement climatique et l'érosion côtière en est une des conséquences également. Soyons très clairs. Donc, des sceptiques, à part de l'ignorance, je dirais, ça ne peut plus exister. Par contre, on fait face à une inaction, aujourd'hui, d'un mauvais accompagnement du gouvernement. Ça, c'est une réalité, puisque au sein d'une CNTC, nous avons fait des propositions pour que les élus locaux soient accompagnés dans le cadre de la mise en place de leur stratégie, à la fois de relocalisation, de protection, de renaturation.
Aucune commune, aujourd'hui, n'est capable de financer l'ensemble de leur stratégie à 2030, peut-être, 2050, 2100. On parle de milliards. Donc, ça, c'est impossible. Et là, on est face quand même à un non-accompagnement de l'État par rapport à ces communes impactées.
La problématique financière, c'est ce qui revient quand on interroge les élus locaux. Je pense ici au territoire de Coutances, Mère et Bocache, qui travaillent depuis plusieurs années sur ces questions d'adaptation. Alors, comment on finance cette adaptation du littoral ?
Alors, le CNTC a fait des propositions. Moi, j'ai été missionnée pour travailler de manière collégiale depuis mars 2023. Nous avons fait un certain nombre de propositions. Encore une fois, des propositions qui sont consensuelles. On est tous d'accord sur les propositions faites au gouvernement. On crée un fonds érosion côtière. Donc, à l'instar du fonds Barnier, on le base sur la solidarité nationale. Les habitants des littoraux ne sont pas responsables seuls du changement climatique.
Et on vient abonder ce fonds de différentes manières, dont la principale que j'ai défendue lors du dernier projet de loi de finances, et même ceux d'avant, je dirais, c'est une contribution des plateformes de location saisonnière de court durée. Voilà. Donc, ces propositions sont sur la table. Elles ne viennent pas alourdir la dette de l'État. On est sur ça. Et à ce stade, malgré tout, ça ne fonctionne pas. On n'a pas d'accord de l'État. Qu'est-ce qui bloque ? Eh bien, je ne sais pas. Eh bien, je ne sais pas. Je ne comprends pas. Je pense que ce n'est même pas un sujet politique, parce que, comme je vous le disais, ces propositions sont consensuelles.
Et au sein des élus qui font partie membres du CNTC, il y a des élus de tous partis politiques. Donc, ce n'est même pas un sujet politicien. Absolument pas. Alors, est-ce que c'est une mauvaise connaissance de nos littoraux ? Peut-être. Est-ce que c'est un désintérêt par rapport à ce qui se passe sur les littoraux ? Mais écoutez, je n'espère pas.
On parle de quelle somme ? Est-ce qu'on sait ce que ça va coûter en France ?
Alors, en 2100, si on ne fait rien, c'est-à-dire que s'il n'y a pas d'action ou de stratégie d'adaptation mis en place, ce sera des milliards. Ce sera plusieurs milliards. C'est phénoménal. On a une évaluation du CRMA 2028 pour environ un millier de bâtiments. C'est déjà 240 millions. En 2028, c'est dans deux ans. Donc, il est urgent d'anticiper, il est urgent d'agir et il est urgent de prendre les mesures pour s'adapter le plus vite possible à ce qui est en train de se passer partout.
Avec le comité, est-ce que vous êtes en lien notamment avec des élus de la Manche ?
Bien sûr, bien sûr. Nous sommes en relation avec les élus de la Manche. Ils font partie du comité national du trait de code puisque aujourd'hui, on a à peu près 1200 communes littorales qui s'inscrivent sur ce qu'on appelle un décret liste, ce qui les engage à mettre en place une cartographie, donc identifier des zones rouges sur lesquelles il n'y aura plus de construction possible. Donc, les élus de la Manche sont extrêmement mobilisés, extrêmement actifs sur l'ensemble de la réflexion et de la mise en place de stratégies. Tout à fait.
Alors, vous parliez de construction ou de non-construction de zones rouges. Il y a parfois encore, notamment dans un département comme le nôtre avec beaucoup d'espaces naturels, la volonté d'urbaniser certains secteurs avec des débats autour de la loi littorale notamment. Comment vous vous positionnez par rapport à ces questions-là ?
Oui, la loi littorale, c'est effectivement un sujet et même si je suis vraiment défenseur de la loi littorale, elle nous aura évité le pire sans doute, même si elle n'a pas pu tout éviter, hélas, puisqu'on voit bien à certains moments des littoraux très urbanisés qui vont être très compliqués à adapter. Mais je pense que dans le cadre, en tout cas, de la relocalisation, il faudra à certains moments qu'on y apporte un peu de souplesse
et vraiment au cas par cas. Sophie Panonacle, merci d'avoir été sur ici Cotentin ce matin. Je rappelle que vous êtes présidente du Comité national du trait de côte. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous.
Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous. Merci à vous.
Sophie Panonacle