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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 5 décembre 2024 9 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Budget 2025 ajoutait 40 milliards de taxes et d'impôts supplémentaires ! - Laure Lavalette (CNEWS)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:11OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous dites aux Français ce matin face à la crise politique ?

  • 0:51OuverteRéponse directe

    Vous vous dites qu'il n'y a pas de raison de s'en faire ?

  • 1:15OuverteRéponse directe

    Vous nous dites ce matin, c'est simplement la démocratie qui s'exerce ?

  • 2:08RelanceRéponse directe

    Vous dites, ce n'est pas si grave que ça ?

  • 3:03RelanceRéponse directe

    La loi spéciale, vous l'avez rappelé, il faut la voter. Mais ce n'est pas une évidence.

  • 3:10FerméeRéponse directe

    Vous êtes certain qu'elle sera votée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23Invité politiqueFait
    « Les marchés eux-mêmes sont plutôt rassurés, vous avez vu que le 4,40 ouvre en hausse depuis deux jours. »
  • 0:35Invité politiqueFait
    « Le spread a baissé d'un point, enfin je veux dire, les voyants sont plutôt évidemment au vert. »
  • 0:52Invité politiqueFait
    « Les cartes vitales vont marcher, les fonctionnaires vont être payés, c'est prévu dans notre constitution. »
  • 1:28Invité politiqueFait
    « On a des institutions, Marine Le Pen disait en granit, il y a une loi organique qui permet une loi spéciale que nous allons voter. »
  • 1:37Invité politiquePromesse
    « Il y aura même des amendements qui vont pouvoir indexer le barème de l'impôt. »
  • 1:57Invité politiqueFait
    « les mauvais choix politiques de la Macronie. »
  • 2:31Invité politiqueFait
    « Il est l'artisan de ce qui est en train de se passer. »
  • 2:59Invité politiqueFait
    « Michel Barnier nous a tenus à l'écart de la construction de ce budget, de façon très condescendante, de mauvaise foi aussi. »
  • 3:01Invité politiqueFait
    « on ne pouvait pas faire sans les 11 millions d'électeurs de Marine Le Pen. »
  • 3:34Invité politiqueFait
    « Éric Ciotti a été très intéressant hier quand il a dit que typiquement l'indexation des retraites sur l'inflation était une des lignes rouges que les Républicains et même que M. Retailleau s'était fixé avant de rentrer au gouvernement. »
  • 4:21Invité politiqueFait
    « Nous avons le 15 octobre proposé un contre-budget avec Jean-Philippe Tanguy de 53 mesures et là, nous ne demandions pas la lune, nous demandions 4 mesures qui étaient financées par 6 autres mesures. »
  • 4:30Invité politiqueFait
    « Nous ne demandions pas de hausse d'électricité, enfin sur les factures d'électricité, pas de déremboursement des médicaments, que les retraites soient indexées sur l'inflation et pas de hausse de charges supplémentaires pour les TPE-PME qui sont déjà en grande difficulté. »
  • 4:49Invité politiqueFait
    « On ne peut pas faire comme si, comme a fait Michel Barnier qui nous a ghosté, comme dirait mes enfants pendant un mois et demi. »

Temps de parole

  • Laure Lavalette78 %
  • Présentateur22 %

3,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Laure Lavalette avec nous, merci beaucoup Laure Lavalette d'être là, beaucoup de questions à vous poser. Évidemment, les Français sont inquiets ce matin de la situation politique, économique, la crise politique est aiguë, certains disent qu'il y a une crise de régime. Qu'est-ce que vous leur dites aux Français ce matin ?

0:15
Laure Lavalette

Moi je pense que les Français sont soulagés aussi de ne pas avoir été impactés par ce budget 2025 qui, je le rappelle, faisait 40 milliards de taxes et d'impôts supplémentaires. Les marchés eux-mêmes sont plutôt rassurés, vous avez vu que le 4,40 ouvre en hausse depuis deux jours. Je pense que les entrepreneurs sont contents justement d'échapper à ces hausses de charges qui allaient peser sur les TPE-PME qui sont déjà très en difficulté. Le spread a baissé d'un point, enfin je veux dire, les voyants sont plutôt évidemment au vert.

Je comprends que des Français soient inquiets, évidemment, s'ils regardent la télé, et même ces news depuis dix jours, je trouve que vous avez un peu tous participé à semer une inquiétude, je veux les rassurer.

0:51
Présentateur

Vous vous dites qu'il n'y a pas de raison de s'en faire.

0:52
Laure Lavalette

Je veux les rassurer, les cartes vitales vont marcher, les fonctionnaires vont être payés, c'est prévu dans notre constitution. C'est ça qui est important, nous avons des institutions solides. Dans ces cas-là, il va y avoir un nouveau gouvernement qui va être nommé, un nouveau ministre du budget, et on va à nouveau plancher avec une page blanche sur un nouveau budget qui, nous l'espérons, sera bien moins d'injustice sociale, qui sera à l'écoute des Français, en tout cas qui ne leur fera pas les poches.

1:15
Présentateur

Vous nous dites ce matin, c'est simplement la démocratie qui s'exerce, l'Assemblée nationale a voté, a balayé le gouvernement Barnier, il y aura un autre gouvernement. C'est simplement ça.

1:25
Laure Lavalette

Mais bien sûr, et même au niveau du budget, tout est prévu. On a des institutions, Marine Le Pen disait en granit, il y a une loi organique qui permet une loi spéciale que nous allons voter. Nous avions dit depuis le début que nous la voterions. Il y aura même des amendements qui vont pouvoir indexer le barème de l'impôt. Donc il n'y a aucune inquiétude à avoir. Au contraire, il faut se réjouir que les Français soient passés à côté de ce budget 2025, qui étaient absolument injustes fiscalement, qui faisaient les poches des Français, qui faisaient payer aux Français, la France qui travaille aux retraités, aux chefs d'entreprise, les mauvais choix politiques de la Macronie.

1:58
Présentateur

Hier soir, Michel Barnier a dit à ses ministres, après la censure, petit cocktail, je ne sais pas si c'est le bon terme, mais après la censure, il a dit, selon mes conférences du Parisien, ils ne se rendent pas compte à l'extrême droite, je pense qu'il parle de vous, et à l'extrême gauche, ni même au Parti Socialiste, de la gravité de la situation du pays. Vous dites, ce n'est pas si grave que ça ?

2:20
Laure Lavalette

Je ne suis pas la seule. Vous avez vu, le président de la République dit aussi à la politique de la peur. Il ne faut pas faire peur. Encore une fois, on a des institutions, la Ve République est tout à fait solide. Mais moi, je m'étonne que Michel Barnier dise ça. Il est l'artisan de ce qui est en train de se passer. Même si le péché originel, j'en suis certaine, est entre les détours des législatives et dans ces alliances complètement baroques, où ils se sont tous désistés les uns pour les autres. Je rappelle que les leçons de morale de M. Wauquiez hier, à la tribune, alors qu'il a été élu par désistement de quelqu'un du nouveau Front populaire, ne manque quand même pas de sel.

Mais vous savez, Michel Barnier nous a tenus à l'écart de la construction de ce budget, de façon très condescendante, de mauvaise foi aussi. Et voilà, on lui a rappelé qu'on ne pouvait pas faire sans les 11 millions d'électeurs de Marine Le Pen.

3:03
Présentateur

La loi spéciale, vous l'avez rappelé, il faut la voter. Mais ce n'est pas une évidence. Voilà, il faut la voter. Vous êtes certain qu'elle sera votée ?

3:12
Laure Lavalette

Évidemment, en responsabilité, personne ne peut faire en sorte que la France n'ait pas de budget. Bien sûr que tout le monde va la voter. Et bien sûr que tout le monde votera les amendements qui vont dans le sens de l'indexation de l'impôt. Ça, j'en ai évidemment la certitude. Par contre, la vraie question qui va se poser, c'est comment est-ce que le prochain budget va être construit ? Est-ce qu'il va enfin nous entendre, entendre les revendications de ces 11 millions de Français ? Vous savez, Éric Ciotti a été très intéressant hier quand il a dit que typiquement l'indexation des retraites sur l'inflation était une des lignes rouges que les Républicains et même que M.

Retailleau s'était fixé avant de rentrer au gouvernement. En fait, nous avons juste aidé ces politiques à tenir leurs promesses, voyez-vous, parce qu'à partir du 1er janvier, les retraites seront indexées.

3:54
Présentateur

Lors la valette, Marine Le Pen dit qu'elle veut co-construire. Alors je ne comprends pas bien ce que ça veut dire que la co-construction, qu'est-ce que ça veut dire exactement ? Parce que ça veut dire, soit on est dans le gouvernement, soit on n'est pas dans le gouvernement.

4:06
Laure Lavalette

Ben non. Non, vous ne serez pas dans le gouvernement,

4:07
Présentateur

mais vous voulez influencer la politique du gouvernement.

4:09
Laure Lavalette

C'est l'intérêt de cette Assemblée nationale. Vous proposez des amendements en co-construction et effectivement, il faut que la majorité, enfin la minorité du bloc central, je ne sais plus tellement comment on dit, nous accède, vous savez. Nous avons le 15 octobre proposé un contre-budget avec Jean-Philippe Tanguy de 53 mesures et là, nous ne demandions pas la lune, nous demandions 4 mesures qui étaient financées par 6 autres mesures.

Nous ne demandions pas de hausse d'électricité, enfin sur les factures d'électricité, pas de déremboursement des médicaments, que les retraites soient indexées sur l'inflation et pas de hausse de charges supplémentaires pour les TPE-PME qui sont déjà en grande difficulté. Voilà, ce n'était pas la lune, nous représentons 11 millions, nous sommes le groupe le plus important au Parlement, même pas le groupe d'opposition Romain Desarbres, le premier groupe tout court. On ne peut pas faire comme si, comme a fait Michel Barnier qui nous a ghosté, comme dirait mes enfants pendant un mois et demi.

4:58
Présentateur

qui nous a invisibilisés, voilà, en bon français. Si vous êtes co-constructeur, vous serez co-responsable si c'est un échec ?

5:07
Laure Lavalette

En tout cas, on aura œuvré pour le rendre le moins mauvais possible. Et effectivement, quand on est dans l'opposition, c'est, j'allais dire, un peu tout ce que l'on peut faire, puisque nous nous préparons évidemment à gouverner, nous nous préparons à cette alternance, mais tant que nous n'y sommes pas, nous devons être constructeurs, proposer, force de proposition, ce que nous avons toujours été. Et dans le même temps, vous qui nous connaissez bien depuis longtemps, depuis deux ans et demi, nous votons tout ce qui va dans le bon sens.

Moi, je tire mon mandat, nous tirons notre mandat des Français qui veulent que nous protégions leurs pouvoirs d'achat, que nous assurions leur liberté, leur sécurité. Mais si ça ne marche pas,

5:37
Présentateur

vous serez associé à la politique du gouvernement.

5:39
Laure Lavalette

Je vais vous dire, pour l'instant, ce qui se passe là, et ce qui s'est passé en 2025, c'est comme vous êtes à table avec vos enfants, vous les reservez, mais moins que la veille, en leur disant, écoute, tu vas te serrer un peu la ceinture, mais par contre, moi, j'en mets un peu plus dans mon assiette. Ce budget n'avait aucune économie structurelle. Ce n'est pas comme ça qu'il faut faire. On le dit, il faut que ministère par ministère, on cherche des solutions pour baisser cette dépense publique.

Vous ne pouvez pas demander aux Français de serrer la ceinture et en même temps de continuer à vivre avec ces 1 200 agences de l'État qui représentent 80 milliards par an, avec ce millefeuille territorial qui nous coûte beaucoup trop cher. Il y a des choses simples à faire, mais encore une fois, les non-hausses d'impôts étaient une promesse de Michel Barnier avant qu'il rentre dans la majorité bloc central. Je ne sais pas comment on dit.

6:21
Présentateur

Il y en a un qui regardait ce qui se passait, vous savez de qui j'ai parlé hier, qui regardait cette photo publiée dans Le Parisien ce matin. Qu'est-ce qu'elle vous inspire ? Il avait l'air satisfait. Il n'a rien dit, il n'avait besoin de rien dire. On comprend tout avec cette photo.

6:35
Laure Lavalette

Oui, c'est drôle. Il est parti d'ailleurs juste après le discours de Marine Le Pen. Il a écouté celui de son camp, d'Éric Coquerel, et il est parti en suivant. Voilà, je pense qu'il fait bien peser la pression sur ce nouveau Front populaire, je pense sur les partis socialistes aussi, qui du coup étaient dans ces petits souliers, qui n'a jamais eu le courage vraiment de se détacher.

6:52
Présentateur

Est-ce que vous pensez qu'il est satisfait que vous ayez voté avec le nouveau Front populaire ?

6:56
Laure Lavalette

Je ne suis pas bien sûre, parce que quand on voit la motivation de leur motion de censure, on se demande même s'ils avaient envie que nous votions le texte, tellement c'était indélicat à notre égard.

7:04
Présentateur

Ils n'étaient pas sympathiques avec vous. Et c'est vrai qu'on peut se demander,

7:07
Laure Lavalette

finalement, est-ce que Mélenchon n'avait pas intérêt à ce que ce budget 2025 voit le jour, à ce que les entreprises ferment la porte en cascade, et qu'eux, de façon électoraliste, soient très contents de cet apocalypse ? En tout cas, nous, ce n'était pas notre cas. On a pris nos responsabilités parce qu'on n'a pas d'orgueil, on n'a pas d'égo. Et cette motion de censure, en fait, on s'est servi de la gauche comme d'un simple outil, ce que dit Marine Le Pen. Que disait Marine Le Pen hier à l'Assemblée. Exactement. La gauche a proposé, le RN a disposé, et c'est ce qui a permis de faire tomber ce gouvernement.

7:33
Présentateur

Bruno Retailleau dit que vous vous mélanchonisez, la mélanchonisation du gouvernement.

7:36
Laure Lavalette

Oui, alors pour quelqu'un dont la famille politique a fait élire la moitié des députés de Mélenchon en face, je trouve que ça ne manque pas de sel. Voilà, je pense que j'ai trouvé une certaine fébrilité, moi, quand même, dans Bruno Retailleau ces derniers jours. Beaucoup d'agitation. Voilà, lui qui, je vous rappelle, n'a même pas fait en sorte que les peines planchées dans notre niche soient quand même votées. On ne peut pas avoir des discours comme le RN, et faire en sorte, une fois que vous avez la chance de pouvoir voter des mesures qui vont dans le bon sens, faire en sorte qu'elles ne soient pas votées. Voilà, je regrette que M.

Retailleau ait cette attitude, encore une fois, très l'air de parler comme nous, mais finalement d'agir comme un ministre macroniste.

8:12
Présentateur

On parle de Sébastien Lecornu à Matignon. Qu'est-ce que vous en dites de Sébastien Lecornu ? Il ne vous ghostera pas ?

8:18
Laure Lavalette

Moi, en fait, la personne, peu importe, Thomas Ménager, a une très jolie formule. Il dit en fait que le casting n'a pas d'importance, ce qui compte, c'est le scénario. Encore une fois, si vous y allez, Romain Desarbres, et que vous faites un bon budget, je serais ravie. Je serais ravie d'être co-constructeur. Je ne suis pas dans les scénarios privilégiés. Je serais ravie d'être co-constructeur avec vous. Mais c'est ça qui compte, en fait. C'est que les revendications des Français soient évidemment prises en considération. Et puis, encore une fois, sans condescendance, sans mauvaise foi, je pense qu'on ne peut pas faire comme si nous n'existions pas. Ça n'est pas possible.

Vous avez vu, il y a encore un sondage du Point qui dit que finalement, c'est Jordan Bardella qui revient en boucle sur celui qui serait le Premier ministre préféré des Français.

8:54
Présentateur

Et dans notre sondage CSA, CNews Europe 1, le JDD, il arrive numéro un largement devant Bernard Cazeneuve.

9:01
Laure Lavalette

On ne peut pas faire comme si nous n'existions pas et que les Français comptent sur moi évidemment pour être leur porte-voix.