Incarcération de Nicolas Sarkozy, ma question à Gérald Darmanin
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Monsieur le Gardessau, vous êtes décidément bien macroniste. On vous reconnaît bien là. Le en même temps appliqué à Nicolas Sarkozi, on ne peut pas être au panthéon une semaine et à la santé l'autre.
On ne peut pas glorifier Badinter et piétiner, tergiverser avec l'état de droit la semaine suivante. Partout sur la planète des États-Unis de Trump à la Hongrie d'Orbane, nos modèles démocratiques sont mis à l'épreuve. La première digue attaquée, c'est presque toujours la justice, son indépendance, son autorité.
En France, cette offensive a depuis plus d'une décennie un visage, celui de Nicolas Sarkozi. À grand renfort de moyens médiatiques et institutionnels puissants, l'ancien chef de l'État mène une opération visant pour se poser en victime à attaquer brutalement la légitimité des juges, leur indépendance et leur honnêteté. En lui faisant l'honneur d'être reçu à l'Élysée vendredi dernier, le président Macron s'est fait le relais de cette opération de déstabilisation de l'état de droit.
Il a déshonoré sa fonction et trahi sa mission de gardien de nos institutions. Nicolas Sarkozy a été définitivement condamné pour corruption et condamné à trois reprises. Et on parle là d'association de malfaiteurs dans une affaire qui révèle des relations troubles avec le dictateur sanguinaire Kaddafi qui a fait couler le sang de 142 compatriotes dans un attentat terroriste. [applaudissements] Alors oui, mes chers collègues, l'image de la France s'en trouve dégradée non par la mise en cellule d'un ancien président de la République mais par les actes qui lui ont précipités.
Monsieur le garde des saut, vous y serez-vous à la hauteur de votre devoir républicain, au-delà de vos sentiments légitimes pour l'homme et même de la compassion pour le repris de justice et vous réjouir que la France compte encore au rang des démocraties dont la justice est indépendante et condamne ceux qui doivent l'être sans épargner les puissants. Ok.
Gérald Darmanin