Fabien Roussel face à Jean-Jacques Bourdin en direct
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:13OuverteRéponse partielle
Fabien Roussel, bonjour. Pourquoi n'arrivez-vous pas à décoller dans les sondages malgré un capital de sympathie ?
- 1:42OuverteRéponse directe
Vous dites que la priorité des Français n'est pas celle des débats. Quelles sont vos priorités ?
- 2:22FerméeRéponse directe
L'épidémie progresse. Êtes-vous favorable au confinement des non-vaccinés ?
- 4:34RelanceRéponse directe
Vous avez évoqué 34 milliards de bénéfices pour Pfizer, BioNTech et Moderna. Pouvez-vous confirmer ?
- 5:16OuverteRéponse partielle
Le passe sanitaire est-il suffisant selon vous ?
- 6:43OuverteRéponse directe
L'Allemagne impose le vaccin pour entrer dans les bars. Vous trouvez ça illogique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:05Fait
« au bout de 6 mois le vaccin ne protège plus ou moins en tout cas. Protège moins. »
- 3:49Chiffre
« En Afrique, seulement 1 % des peuples africains sont vaccinés, seulement 1 %. »
- 7:28Chiffre
« Vous avez 6 millions de personnes en France qui sont éligibles au vaccin oui et qui ne se font pas vacciner malgré le passe sanitaire très restrictif. »
- 9:40Chiffre
« aujourd'hui, le taux de pauvreté en Martinique et en Guadeloupe, il est de 50 % »
- 9:40Chiffre
« les prix des produits alimentaires, il est de 30 à 60 % plus cher. »
- 11:54Fait
« 40 % de la production qui part en Allemagne dans une usine qui tourne au charbon »
- 12:32Fait
« aujourd'hui, il y a une fonderie qui est qui a une épée de Damoclès sur elle, c'est la SAM dans l'Aveyron. »
- 15:20Fait
« Le Sénat à majorité les Républicains a voté contre l'indemnité inflation de 100 euros versée à 38 millions de Français. »
- 17:59Chiffre
« Tous les ans, dans le budget de la France, il manque 123 milliards d'euros, 123 milliards d'euros de cadeaux fiscaux et d'exonérations sociales faites au patronat. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Fabien Roussel, bonjour. Bonjour Jean-Jacques Bourdin. Merci d'être avec nous. Euh vous êtes candidat à l'élection présidentielle, engluer dans un 2 % dans les sondages. Mais que se ? Pourquoi n'arrivez-vous ? Vous avez un capital de sympathie, mais pourquoi n'arrivez-vous pas à ? Écoutez d'abord, je comprends pas pourquoi je suis un des rares candidats à être privé de plateau de 20h dans les journaux télévisés. Il y a là euh il y a là il y a là il y a là mais je vois que d'autres ont droit à ces JT du soir et je sais bien que par rapport à d'autres candidats qui ont déjà fait plusieurs campagnes nationales, j'ai un déficit de notoriété et puis je fais le choix de ne pas être dans
l'outrance. Je fais le choix de ne pas faire parler de moi en faisant le buzz euh n'importe comment avec des propos à l'emporte-pièce ou en étant provocateur. Je reste je souhaite rester euh sur la thématique que je veux porter pour la France, la question sociale, la question de vie chère, la question de salaire, d'emploi, c'est la priorité numéro 1 des Français, c'est pourtant pas euh la priorité des débats dans le pays. Euh quand je vois que les LR hein euh dans leur primaire euh passent 3/4 de leur temps à parler euh d'immigration, moi je souhaite parler emploi, pouvoir d'achat, salaire, retraite et bien je veux rester euh dans mon sillon comme on dit. Quoi qu'il arrive. Quoi qu'il arrive, droit dans mes bottes comme disait l'autre. Quoi qu'il vous en coûte.
Quoi qu'il m'en coûte parce que ces valeurs que je souhaite Vous irez au bout quoi qu'il vous en coûte. Oui. Parce que la République française tombe bien bas et je souhaite moi rester ici pour porter ces valeurs essentielles que j'ai, ces valeurs humaines qui sont plus fortes que les valeurs boursières et mon pacte pour la France, pour le progrès social, pour l'emploi et le pouvoir d'achat, je le mènerai jusqu'à l'Élysée. Bon, euh Fabien Roussel, parlons du Covid et et ensuite nous parlerons d'Ascoval, des pêcheurs, enfin il y a beaucoup de sujets. Oui, Ascoval, vous avez apporté le casque. Alors parlons du Covid Fabien Roussel, euh l'épidémie progresse, est-ce que vous êtes favorable au confinement des personnes non ? Le président de la République Emmanuel Macron, qui sera dans les
Hauts-de-France d'ailleurs pendant 4 jours, dit non. Et ? Moi aussi je dis non. Euh et cette mesure qui a été envisagée, mise en place partiellement en Autriche, est une mesure euh ségrégationniste, discriminatoire. Un C'est l'extrême droite en Autriche qui met ça en place. Pourtant c'est pas l'extrême droite qui est au pouvoir. Pour dire, hein. En Autriche si. Hmm. En Autriche si. Et c'est l'extrême droite. En Autriche, d'accord, avec euh un un dirigeant d'extrême droite à la tête du pays qui propose cette mesure. C'est dire un petit peu ce qu'ils sont prêts à faire. Mais euh ce n'est pas une bonne solution. Aujourd'hui, dans les hôpitaux, ceux qui euh entrent en réanimation, euh ce que l'on sait, c'est que 3 sur 4 ne sont pas
vaccinés. Hmm. Et ce que l'on sait aussi, c'est qu'au bout de 6 mois le vaccin ne protège plus ou moins en tout cas. Protège moins. Moins, oui. Et donc il est nécessaire de faire cette 3e dose pour protéger les plus fragiles, les plus âgés. Mais je réitère ici mon appel à ce que la France Oui. s'engage plus fortement, s'engage vraiment pour lever les brevets sur les vaccins et permettre les transferts de technologies. Monsieur Bourdin, j'ai encore rencontré hier soir le ministre de l'enseignement et de la recherche d'Afrique du Sud. Sa principale préoccupation est celle-là. En Afrique, seulement 1 % des peuples africains sont vaccinés, seulement 1 %. Le plus grand risque que
nous avons, c'est qu'à cause de cela un nouveau variant apparaisse contre lequel les vaccins ne seront pas efficaces. Que ? L'enjeu aujourd'hui planétaire, humanitaire, c'est de permettre à tous les peuples qu'ils aient accès à ces vaccins et les Big Pharma aujourd'hui qui ont décidé d'en faire une opportunité économique sont responsables de cette situation. Ils refusent de lever les brevets et de transférer ces technologies dans ces pays qui le demandent. 34 milliards d'euros de bénéfices pour les trois Pfizer, BioNTech et Moderna, ils portent cette responsabilité, ils devront rendre des comptes. Des bénéfices ou du chiffre ? Non. Alors là, je ne me trompe pas. que les chiffres, oui oui oui, j'ai vu la polémique après votre intervention sur France Inter. J'ai j'ai Non. Oui,
c'est confirmé aujourd'hui, je suis bien content pour ceux qui ont dit que je m'étais trompé, c'est confirmé aujourd'hui, c'est une dépêche AFP qui date d'il y a 48h, les trois Big Pharma Hmm. vont réaliser 34 milliards d'euros de bénéfices, de bénéfices avec grâce à cette pandémie. avez dit honte. Mais pas parce que vous avez dit 36 milliards de bénéfices pour Pfizer, c'est ce que vous avez dit Oui, bon en fait c'est 34 pour trois. Ah oui. Oui oui, d'autant plus que Pfizer doit partager ses bénéfices avec BioNTech et Moderna aussi fait des bénéfices. Mais on va pas rentrer sur ces chiffres. Mais enfin quand même Non oui oui, non mais Fabien Roussel. Quand même c'est un devoir d'humanité de permettre à tous les peuples d'être vaccinés. Très bien. Euh euh je vais revenir sur ce qui se
passe en France. Très bien, vous encouragez à la vaccination si j'ai bien compris. Donc le passe sanitaire est-il C'est c'est suffisant à votre avis le passe ? Le passe sanitaire aujourd'hui devrait levé pour les restes les gestes pour les la vie quotidienne. Parce que il suscite encore mais parce que il il est Non mais comment vous comprenez le passe sanitaire qui permet d'aller dans un bureau de tabac mais qui ne permet pas de rentrer dans le café à côté. Comment vous expliquez que le passe sanitaire on vous l'exige pour rentrer dans un bistrot mais on vous l'exige pas pour prendre le TER, le métro euh ou le tram. Comment vous expliquez ces incohérences ? Le passe
sanitaire peut être utile quand il permet d'organiser Non non j'ai pas dit que j'étais contre, je suis en train de vous dire qu'il peut être utile, il est utile quand on organise des grands rassemblements, quand on organise des manifestations, euh euh quand on organise euh des des des euh des des rassemblements où il y a de la proximité quand on organise la manifestation Mais mais nous pour y aller on devra montrer son passe sanitaire. On doit pouvoir être vacciné bien sûr. Mais on entrera sans le passe sanitaire. Vous allez organiser une manifestation, je crois que c'est dimanche. Oui, dimanche mais quand nous avons organisé Mais quand nous avons organisé euh la fête de l'Huma obligatoire ou ? Mais le passe sanitaire, il est Non parce que nous on est en plein air.
Nous nous sommes en plein air dimanche à midi place de Stalingrad pour notre grande manifestation pour l'emploi et le pouvoir d'achat. Mais quand nous avons organisé la fête de l'Huma, nous l'avons demandé et il était exigé. Et je trouve ça normal. Hmm. Euh Fabien Roussel, l'Allemagne est confrontée à une recrudescence de l'épidémie. Une effroyable recrudescence de l'épidémie. Les hôpitaux sont débordés en en Allemagne. On avait cité en exemple l'Allemagne, je me souviens, euh avec un système hospitalier extraordinaire, pas si extraordinaire que ça puisque regardez où ils en sont aujourd'hui. Mais euh euh là-bas, là-bas, on ne pourra plus entrer dans un bar, dans un restaurant si on n'est pas vacciné. Oui parce qu'ils ont Ça vous paraît illogique ? Non mais je ils sont euh en en retard et
ils ont du mal à convaincre. Je préfère moi mettre tous les moyens pour convaincre plutôt que de contraindre. ? Par exemple Monsieur Bourdin, aujourd'hui, vous avez 6 millions de personnes en France qui sont éligibles au vaccin oui et qui ne se font pas vacciner malgré le passe sanitaire très restrictif. Donc qu'est-ce que vous ? Je vous pose la question, qu'est-ce qu'on ? On en rajoute une ? On les interdit de sortir chez ? On les envoie en ? On crée des des des centres ? Enfin, vous voyez bien que l'enjeu Vous savez que 60 % des Français sont favorables au confinement des au confinement des personnes non vaccinées. Oui ben ça je sais bien. Mais euh il parce qu'on crée une division
aujourd'hui. Qu'est-ce qu'on fait nous, nous responsables politiques, ? Moi si j'étais président de la République, je créerais toutes les conditions pour aller les voir physiquement, individuellement. Je créerais les conditions pour que écoutez-moi, pour que dans les mairies, dans les communes, dans les villages, on puisse mobiliser les associations et les élus locaux qui les connaissent nominativement, qu'on puisse aller les voir ensemble et créer toutes les conditions de les convaincre Fabien Roussel pour qu'ils puissent se faire vacciner. Alors que feriez-vous ? Que feriez-vous outre-mer où il y a la population ne veut pas du ? Qu'est-ce que vous ? Je tiens compte des réalités de ces pays, de ces territoires. Donc vous dites Et je tiens compte je tiens compte de ce qui se passe là-bas.
Et si je vais là-bas, c'est justement pour écouter. Je sais que vous dites vrai. pour comprendre parce que le fossé s'est creusé énorme entre ces territoires comme la Guadeloupe, la Martinique et le gouvernement et la parole politique parce que depuis tant d'années, tant d'années, le gouvernement les a discriminés, leur a même menti, les leur a menti sur les pesticides, sur la chlordécone. Il y a un rejet de la politique et c'est ce creusé qui aujourd'hui, ce fossé qui aujourd'hui crée un tel climat de de défiance que quoi que l'on dise, nous ne sommes plus écoutés. Et bien il faut réussir à comprendre et moi président de la République, je n'irai pas imposer quoi que ce soit
aux habitants Vous laisserez les Martiniquais se noyer et les Martiniquais et Guadeloupéens mourir. Non, je ferai tout. Hmm. Tout. Pour retisser ce lien et décider avec eux. Ils veulent être aussi maîtres de leur choix et de leur décision. Aujourd'hui, le taux de pauvreté en Martinique et en Guadeloupe, il est de 50 % les prix des produits alimentaires, il est de 30 à 60 % plus cher. Ils le disent depuis des années, la vie chère leur fait autant de mal que la vaccine que le que que la Covid là-bas. Qu'est-ce que fait le ? Qu'est-ce qu'a fait ce gouvernement depuis tant d'années qu'il réclame des moyens ? Rien. Alors, aujourd'hui, c'est comme un bras d'honneur qu'ils font. Bien, Fabien Roussel, Ascoval, euh l'aciérie restera
française. 270 salariés, vous avez le casque hein des salariés d'Ascoval. Je suis venu avec ce casque parce qu'il est pour moi, il représente c'est le c'est le c'est le c'est le Ascoval et Saarstahl, le nouvel actionnaire allemand. Nous nous sommes battus tous ensemble euh dans la diversité de nos opinions pour préserver cette aciérie. De tous ensemble de Bruno Le Maire jusqu'aux élus locaux et l'ensemble des syndicats, oui, tous unis. Oui. Parce que cette aciérie la direction. Et même la direction, bien sûr, la direction très mobilisée qui sont d'anciens cadres de l'usine. Oui. Ils ont réussi à montrer que cette usine produit de l'acier et des rails pour la SNCF grâce à à l'électricité qui nous provient de notre centrale nucléaire de
Gravelines. C'est de l'acier vert, ce sont des rails verts qu'achète la SNCF à cette aciérie. L'actionnaire allemand a décidé parce que l'électricité a triplé en France, a décidé de transférer 40 % de euh la charge de travail en Allemagne, donc c'est au fourneau qui fonctionne au charbon. Grâce aux salariés, ils ont tiré la sonnette d'alarme. Oui. Nous avons saisi ensemble le ministre, j'ai appris hier soir Hier soir, oui. de Bercy que euh le l'actionnaire revenait sur cette décision. C'est une victoire. Si c'était confirmé, c'est une victoire que nous avons pu Ça a été confirmé par l'actionnaire lui-même. parce que parce que 40 % de la production qui part en Allemagne dans une usine qui tourne au
charbon Vous vous réjouissez pour le climat. Oui, bien sûr, je m'en réjouis je m'en réjouis. Mais parce que c'est mauvais pour le climat et c'est mauvais pour l'emploi et c'est pour ça que ce casque symbolise les hommes et les femmes qui travaillent là-bas parce que quand il y a du travail qui est délocalisé, c'est du chômage en France, c'est du chômage partiel et il y en a beaucoup aujourd'hui qui sont encore menacés de délocalisation et je pense, c'est pour ça que ce ce casque symbolise ceux qui travaillent dans la sidérurgie. Je pense à tous ces salariés des fonderies et aujourd'hui, il y a une fonderie qui est qui a une épée de Damoclès sur elle, c'est la SAM dans l'Aveyron. C'est aussi la fonderie euh de Dior. L'Aveyronnaise, la SAM. Oui, c'est aussi la fonderie de Dior, c'est
aussi la fonderie du Poitou. Ils travaillent pour les constructeurs automobiles, oui, Peugeot et Renault, Stellantis et Renault qui font le choix de délocaliser, on continue de délocaliser en France. Ils continuent de délocaliser en Espagne, en Turquie, au Maroc, au Portugal la production de pièces en aluminium qui pourraient être faites en France. C'est insupportable, c'est mauvais pour le climat et c'est mauvais pour l'emploi et bien ça, je veux y mettre fin. Et là aussi, le projet que je porte, c'est de mettre un coup d'arrêt à toutes ces délocalisations. Il faut les interdire purement et simplement parce qu'un emploi industriel un site industriel doit être placé sous la protection de la République. C'est notre bien commun,
nous en avons besoin, c'est une question de souveraineté et d'indépendance. Est-ce que les les les pêcheurs, est-ce que la France a cédé devant la ? Ce que j'ai entendu ce matin de la ministre Girardin qui dit "Je suis prêt à donner une prime pour que vous mettiez vos bateaux à la casse." est une honte. C'est une honte parce qu'il n'y a rien de pire que de dire à un ouvrier, un pêcheur de brûler, de casser son outil de travail. C'est lui enlever sa vie, c'est une part de sa dignité à laquelle on porte atteinte. C'est insupportable. Il y a aujourd'hui 120 marins-pêcheurs qui attendent d'avoir cette licence. Je dis que 100 % des marins-pêcheurs doivent pouvoir des des marins-pêcheurs français doivent pouvoir pêcher Mais qui est ? autour de l'île de Jersey contre contre
la volonté britannique de ne pas accorder ces licences. se laisse pas faire et on se bat. D'ailleurs, je trouve que je trouve que D'abord, je trouve que Barnier qui a négocié le Brexit et qui se présente parmi les primaires, si c'est lui qui est choisi, bonjour parce que le résultat de la négociation de son Brexit, c'est que nos marins-pêcheurs aujourd'hui euh on leur demande de casser leurs bateaux. Anglais ne respectent pas leur parole Je je je je fais une proposition. Vous voyez, je suis pas président de la République, mais je peux quand même agir. Je fais une proposition à tous ces euh fiscalistes qui ont délocalisé leur entreprise sur l'île de Jersey qui est un paradis fiscal. Il y a des Français qui planquent leur pognon là-bas à Jersey. Je fais appel à leur
patriotisme. Mettons la pression sur le gouvernement de Jersey, le gouvernement britannique de Jersey, mettons-leur la pression et j'appelle au rapatriement de tous les comptes français qui se trouvent à Jersey en France. Vous allez voir que Jersey ils vont bouger parce que c'est là-dessus que eux font vivre leur économie locale. Et bien, ils nous empêchent de pêcher, et bien empêchons-leur de détourner euh de l'argent en mettant à mal ce paradis fiscal. Voilà comment on peut leur mettre pression euh à ce gouvernement britannique parce qu'il y a beaucoup d'argent qui dort à Jersey et notamment de l'argent français. J'appelle au patriotisme euh des Français qui ont planqué euh euh de des sociétés là-bas à Jersey pour payer moins d'impôts. Qu'ils le rapatrient en France et ça aura un
effet immédiat sur le gouvernement de Jersey. Autre actualité, le Sénat à majorité les Républicains a voté contre l'indemnité inflation de 100 euros versée à 38 millions de Français. Les trois groupes de gauche se sont abstenus. J'ai pas bien compris cette abstention. ? Mais parce que euh nous disons nous que quand il y a nous nous battons nous pour qu'il y ait des mesures d'urgence pour le pouvoir d'achat des Français, c'est clair. Et je l'ai dit moi-même, ces 100 euros annoncés par le gouvernement, je vais pas mégoter, c'est toujours ça de pris. Mais oui, mais c'est c'est c'est c'est ce que c'est la remarque que je me faisais. C'est toujours ça de pris et je me je me bats moi depuis des semaines, vous m'avez invité à la 10 h du matin, je suis pas venu parce que j'étais
devant la préfecture de Lille pour demander des mesures d'urgence et donc quand elles tombent, je vais pas dire "C'est pas bien." Je les prends, mais c'est loin d'être suffisant. Monsieur Bourdin, monsieur Bourdin Mais que vous critiquez la mesure, mais pourquoi ? Pourquoi pas dire "Bon, elle ne nous convient pas, elle est insuffisante hein, mais on la on la vote parce que parce que c'est 100 euros donnés aux Français." Non, mais c'est parce que cette mesure en fait, c'est qu'un C'est de la politique politicienne ça, ? Non non non, écoutez, aujourd'hui, les Français attendent beaucoup plus que des chèques qui tombent comme ça. On est d'accord. Je vous dis "On le prend." Mais non, vous abstenez, vous votez pas pour. Non, c'est autre chose qu'a proposé la
droite, c'est la droite remet en cause ce chèque de 100 euros, c'est autre chose, mais c'est le jeu de la droite qui est majoritaire au Sénat le jeu politique que les Français n'aiment plus. Exactement, c'est de la c'est de la politique politicienne, mais c'est la droite qui joue à ce jeu-là. La réalité aujourd'hui, c'est qu'il faut augmenter les salaires et les pensions. Hmm. La droite, les LR ne veulent pas en entendre parler. Personne ne veut augmenter les salaires aujourd'hui. Même Geoffroy Roux de Bézieux s'y oppose. C'est pourtant la seule mesure et d'ailleurs, je lance un défi à Geoffroy Roux de Bézieux, le patron des patrons. Il sera là mardi d'ailleurs. Ça tombe bien. Et bien, vous lui passerez le message, je lui propose d'organiser un débat entre
lui et moi sur la hausse des salaires dans notre pays. Nous nous disons que c'est incontournable et indispensable parce qu'un pays avec des salaires forts est un pays qui se renforce et qui est prêt à affronter les défis de demain. Lui est le patron des patrons qui s'y oppose à tout prix. Et bien, débattons-en. J'aimerais bien parler avec lui justement, de savoir comment il peut s'opposer à créer les conditions de garantir à chaque jeune qui sort des études un emploi avec un bon salaire à la hauteur de leur diplôme. Pourquoi aujourd'hui les jeunes s'en vont à l'étranger plutôt que de travailler en ? Comment peut-il accepter qu'aujourd'hui un smicard pour avoir ses 200 euros de plus que dit le gouvernement soit obligé d'aller à la CAF pour quémander une allocation supplémentaire alors que
c'est aux entreprises de payer les hausses de salaires. C'est nous en gros qui payons nos propres hausses de salaires en allant chercher cette prime d'activité euh à la CAF. Et bien, il faut aujourd'hui un véritable partage des richesses et le capital, le monde économique doit participer. Je vais révéler un chiffre dimanche. Et ben, allez-y. Je vais révéler un chiffre dimanche. Non, ne dites pas ça. Je vais pas révéler un chiffre. Allez, arrêtez. Je vais révéler un chiffre. Je vais vous le dire. Tous les ans, dans le budget de la France, il manque 123 milliards d'euros, 123 milliards d'euros de cadeaux fiscaux et d'exonérations sociales faites au patronat. 123 milliards d'euros en moins, c'est 70 milliards d'euros
d'exonérations sociales et c'est 53 milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux plus riches. Baisse d'impôts de production, euh exonérations, niches copé et cetera et cetera. Vous vous rendez compte, monsieur Bourdin, ce que nous pourrions faire avec ces 123 milliards ? Hmm. Et bien, moi je dis que le capital a été suffisamment exonéré, aujourd'hui, il doit pouvoir permettre d'augmenter les salaires et d'augmenter les pensions de nos retraités car je crains le pire pour cet hiver. Je crains le pire pour cet hiver. Je crains des drames. Oui. Parce que quand je rencontre des salariés qui ont moins de 1000 euros par mois, moins de 1000 euros par mois et qui me disent que leurs factures tous les mois augmentent de 80 euros, les mensualités tombent en ce
moment. En ce moment et ils voient des mensualités qui augmentent de 80 euros. Mais comment ils vont ? Mais Fabien Roussel Comment ils vont payer ces ? Ils ne ils vont devoir aller euh à la banque alimentaire, au Secours Populaire, au Secours Catholique. comment expliquez-vous C'est ça la ? Comment voulez-vous avoir le France avec un pays ? Alors, je termine, il nous reste 30 secondes. Comment expliquez-vous, Fabien Roussel, que huit Français sur 10 sont heureux et que les français heureux soient de plus en plus nombreux. Mais sort d'où sort d'où ce ? c'est une enquête de cette semaine que je sais pas si vous l'avez vu. Et bien écoutez Une enquête qui est Je me souviens Alors de de d'où vient Non non non c'est une enquête sérieuse. Non mais non mais c'est je l'ai pas inventé. Et bien
Fabien Roussel je ne l'ai pas inventé. bonheur est là tout va bien tout va très bien madame la marquise. je vous dis ça je vous dis ça. Écoutez moi je rends je je je vois les chiffres du Secours catholique et du Secours populaire qui nous annoncent qu'il y avait 2700000 personnes qui qui demandaient des colis alimentaires en 2019. Ils sont 7 millions aujourd'hui. Et donc euh ce n'est pas la majorité de nos concitoyens mais quand nous sommes un pays comme la France, notre devoir de solidarité est de faire en sorte que tout le monde ait droit à un vrai travail avec un vrai salaire. Ce sont les propositions que je vais faire dimanche place de Stalingrad à partir de midi à Paris. Merci Fabien Roussel d'être venu nous voir ce matin sur RMC et BFMTV.
Fabien Roussel