Face à Face : Manuel Bompard - 06/09
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:28RelanceÉludée
Si vous aviez négocié, si vous aviez accepté d'aller parler de vous ouvrir, vous n'en seriez pas là quand même
- 0:57RelanceÉludée
Vous aviez dit tout le programme du nouveau Front Populaire, rien que le programme du nouveau Front Populaire, c'est ça que vous appelez discuter ?
- 2:16RelanceÉludée
Vous iriez jusqu'à dire qu'il y a une forme presque de dictature ?
- 3:35RelanceÉludée
En effet, lui donner mandat de constituer, mais dans la plupart des pays on ne nomme pas avant d'avoir constitué
- 4:39OuverteRéponse directe
C'est le barrage républicain
- 5:04OuverteRéponse directe
Et maintenant vous allez faire quoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:10InvitéFait
« la décision du Président de la République qui est une décision très grave de nier et de voler le résultat des élections législatives »
- 1:25InvitéFait
« le Président de la République vient de décider de nommer un Premier Ministre issu d'une formation politique qui a fait 6% aux élections législatives et qui a 40 députés à l'Assemblée Nationale »
- 2:31InvitéChiffre
« il y a 9 millions de personnes qui aux élections législatives ont voté en se disant on va faire en sorte que nos salaires augmentent »
- 2:38InvitéChiffre
« il y a 9 millions de personnes qui ont voté en disant enfin on va pouvoir revenir sur la réforme des retraites et sur la retraite à 64 ans »
- 3:22InvitéFait
« Il vous laisse votre chance »
- 4:25InvitéFait
« ce qui est très grave aussi c'est une trahison de l'esprit de l'élection législative »
- 4:34InvitéChiffre
« il y a à peu près 15 millions de personnes qui se sont mobilisées en disant on va pas permettre à l'extrême droite de s'emparer du pouvoir »
- 4:48InvitéFait
« ce gouvernement c'est un gouvernement Macron-Le Pen »
- 5:21InvitéFait
« Michel Barnier que certains essayent maintenant de faire passer comme une figure de compromis ou une figure qui serait un peu centrale ou centriste »
- 5:31InvitéFait
« M. Barnier a perdu la primaire des républicains donc il est quand même le perdant d'une primaire d'un parti qui a perdu toutes les dernières élections »
- 5:44InvitéFait
« il était pour la suppression de l'aide médicale d'État il était pour la retraite à 65 ans »
- 11:05InvitéPromesse
« nous avons déposé une proposition de loi pour l'abrogation de la réforme des retraites »
- 12:28InvitéPromesse
« nous sommes 1. en première étape pour abroger la réforme des retraites d'Emmanuel Macron 2. pour revenir à la retraite à 60 ans avec 40 annuités de cotisation »
- 17:05InvitéPromesse
« l'ensemble des forces du nouveau front populaire que nous déposerons immédiatement une motion de censure et que nous la voterons »
- 17:40InvitéFait
« la réforme des retraites l'a-t-il dit par exemple le président de la République n'était pas prêt à l'accepter »
Temps de parole
- Invité74 %
- Présentateur25 %
≈ 4,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Manuel Bompard Merci d'être dans ce studio ce matin pour répondre à mes questions et pour réagir à la nomination de Michel Barnier Vous êtes non seulement député des Bouches-du-Rhône mais aussi coordinateur de la France Insoumise Pas content, mais franchement, moi j'ai quand même envie de commencer par ça Si vous aviez négocié, si vous aviez accepté d'aller parler de vous ouvrir, vous n'en seriez pas là quand même
Mais c'est une plaisanterie, non ? Madame Casté, qui était la candidate qui a proposé le nouveau Front Populaire immédiatement après sa nomination par le nouveau Front Populaire comme candidate à la fonction de Premier ministre a envoyé un courrier à l'ensemble des groupes parlementaires à l'Assemblée Nationale pour leur dire, on peut se voir pour discuter de comment nous avons l'intention de gouverner de trouver des majorités à l'Assemblée Nationale pour faire adopter des textes de loi
Mais je ne me trompe pas, vous aviez dit, Jean-Luc Mélenchon, mais aussi vous-même tout le programme du nouveau Front Populaire Rien que le programme du nouveau Front Populaire C'est ça que vous appelez de discuter ?
Mais Apolline de Malerme, nous avons dit une chose très simple Parce que moi je veux bien qu'on essaye de m'expliquer que la décision du Président de la République qui est une décision très grave de nier et de voler le résultat des élections législatives Nous sommes pendant les Jeux Paralympiques Avant il y avait les Jeux Paralympiques Quand une personne arrive dernier d'une compétition elle n'a pas la médaille d'or à la fin, vous voyez ?
Or, le Président de la République vient de décider de nommer un Premier Ministre issu d'une formation politique qui a fait 6% aux élections législatives et qui a 40 députés à l'Assemblée Nationale Donc vous pouvez essayer de m'expliquer si vous voulez aux gens qui nous écoutent que c'est de ma faute Mais je crois que tout le monde a compris que c'est de la faute du Président de la République qui a décidé tout simplement de s'asseoir sur le résultat des élections législatives Et vous pouvez dire Emmanuel Bonpar est pas content mais à la limite c'est pas le sujet Le sujet c'est que c'est une décision très grave qui a été prise Parce que si vous commencez à accepter l'idée que dans notre pays il y a des élections à l'issue de ces élections il y a une formation politique qui arrive en tête et que vous avez un Président de la République parce qu'il veut pas abandonner le pouvoir parce que lui ne veut faire aucun compromis il n'accepte pas qu'on remette en cause des éléments de sa politique et il peut décider de balayer tout ça d'un revers de la main et de faire autre chose alors pardonnez-moi mais on a quelqu'un qui a une pratique politique qui ressemble davantage à celle d'un monarque que celle d'un Président de la République
D'un monarque ? Vous iriez jusqu'à dire qu'il y a une forme presque de dictature ?
J'ai pas dit utiliser ce mot-là mais quand il y a des élections écoutez, essayez de comprendre une chose c'est qu'il y a à la limite que moi je sois pas content c'est peut-être pas c'est peut-être pas ce qui vous importe le plus Non, non, mais ça m'importe au contraire je veux dire que ça m'importe Madame, il y a 9 millions de personnes qui aux élections législatives ont voté en se disant on va faire en sorte que nos salaires augmentent il y a 9 millions de personnes qui ont voté en disant enfin on va pouvoir revenir sur la réforme des retraites et sur la retraite à 64 ans il y a des jeunes qui se sont impliqués pour la première fois aux élections législatives il y a eu une participation qui était beaucoup plus importante que sur les dernières élections donc il y a des gens qui se sont dit ça sert à quelque chose d'aller voter je vais y aller je vais dire mon mot Et là pour vous tout ça ça s'est écoulé ?
Et bien là il y a le président de la République qui dit non, non mais tout ça c'est pas important Vous savez la démocratie et la République c'est pas que des textes c'est aussi une pratique c'est aussi un esprit et qu'est-ce qui empêchait le président de la République de dire bon le nouveau Front Populaire est arrivé en tête certes c'est une majorité relative je les nomme je leur forme je leur donne l'objectif de constituer un gouvernement et ensuite le nouveau Front Populaire doit faire ses preuves doit trouver des majorités à l'Assemblée Nationale et nous étions prêts à le faire Il vous laisse votre chance Mais bien sûr c'est comme ça que ça fonctionne dans toutes les démocraties européennes toutes sans exception il n'y a aucun exemple dans lequel la formation politique qui n'est pas en rivet en tête n'est pas choisie pour constituer un gouvernement
Alors pardon mais pour préciser ça en effet lui donner mandat de constituer mais dans la plupart des pays on ne nomme pas avant d'avoir constitué c'est au fond ce qui s'est passé cet été c'est-à-dire c'est d'ailleurs la raison pour laquelle pendant de nombreuses semaines parfois même mois certains de nos voisins n'ont tout simplement pas de gouvernement Excusez-moi de vous corriger
Ben non excusez-moi de vous corriger mais si vous prenez par exemple ce qui s'est passé en Espagne En Espagne c'est la droite qui était sortie en tête on a d'abord le roi d'Espagne a d'abord donné mission en quelque sorte à la droite de trouver une majorité la droite n'a pas réussi ensuite c'est le deuxième à qui on a fixé cette mission Mais c'est pas tout à fait la même logique dans d'autres ça a été le cas en Allemagne aussi Ou d'abord en Belgique Non mais en Belgique pour l'instant ils n'arrivent pas constitué de majorité Ils ont tenté et puis finalement
ils sont repartis Exactement
mais à chaque fois la formation politique qui arrive en tête on lui fixe cet objectif cette mission et je veux dire ce qui est très grave aussi c'est une trahison de l'esprit de l'élection législative c'est qu'au deuxième tour de l'élection législative il y a à peu près 15 millions de personnes qui se sont mobilisées en disant on va pas permettre à l'extrême droite de s'emparer du pouvoir
C'est le barrage républicain
Et le président de la république vient d'inventer une règle qui a permis à l'extrême droite en fait d'être le faiseur de roi et ce gouvernement c'est un gouvernement Macron-Le Pen il ne peut voir le jour que parce que le rassemblement national a décidé de lui donner sa bénédiction c'est extrêmement grave parce que tous les gens qui se sont mobilisés pour empêcher l'extrême droite de s'emparer du pouvoir se sont fait trahir aujourd'hui par le président
Et Marine Le Pen n'hésitera pas à bien montrer que c'est grâce à elle que finalement il y aura un budget qu'il y aura un gouvernement ça veut dire que ceux qui se sont déplacés pour le barrage républicain n'y croiront plus forcément
Je le crains bien sûr d'autant plus que pardonnez-moi Michel Barnier que certains essayent maintenant de faire passer comme une figure de compromis ou une figure qui serait un peu centrale ou centriste excusez-moi de vous le dire mais M.
Barnier a perdu la primaire des républicains donc il est quand même le perdant d'une primaire d'un parti qui a perdu toutes les dernières élections c'est quand même pour la légitimité pour être premier ministre je pense que ça interroge et il l'a fait sur une ligne politique qui est une ligne politique qui se rapproche de celle du Rassemblement National il était pour la suppression de l'aide médicale d'État il était pour la retraite à 65 ans je ne crois pas que ces messages-là ce sont les messages que les électrices et les électeurs ont voulu envoyer au moment des élections législatives
et maintenant vous allez faire quoi ?
on va se mobiliser on va se mobiliser dans la rue ça commence demain demain samedi 7 septembre on sera deux mois après les élections législatives et je pense que la participation à ces manifestations c'est pas qu'une question de colère c'est une question de dignité c'est-à-dire que quand on a voté quand on s'est engagé dans l'élection législative on ne peut pas accepter qu'un homme seul le président de la République décide de balayer tout ça d'un revers de la main donc moi j'y serai présent j'appelle les gens qui nous écoutent à y participer pour défendre leur dignité pour défendre leur honneur
ce sera quoi le mot d'ordre le slogan ? est-ce que ce sera Barnier démission ? est-ce que ce sera Macron démission ? est-ce que ce sera tout le monde démission ?
ça sera contre le coup de force d'Emmanuel Macron et ça sera pour faire respecter les aspirations qui se sont exprimées au moment des élections législatives c'est une marche pour la démocratie c'est une marche contre le coup de force d'Emmanuel Macron et ça ça commence demain et c'est une première étape
ça commence ?
ça commence parce que je souhaite qu'ensuite il y ait d'autres étapes bien évidemment parce que vous redoutez
que celle de demain ne soit pas à la hauteur
pas du tout mais vous savez rarement dans l'histoire de notre pays il a suffi d'une manifestation pour faire infléchir ou faire plier le pouvoir en place donc non je ne redoute rien je pense que les échos que nous avons sont plutôt positifs il y a à peu près 150 points de manifestations et de rassemblements partout en France et je pense qu'il y aura du monde demain dans la rue mais bien sûr notre réponse elle ne se réduit pas à ça et j'entends dire oui la France insoumise vous voulez bloquer le pays mais c'est précisément l'inverse nous voulons permettre à ce pays de fonctionner nous voulons faire en sorte que des réponses soient apportées aux problématiques qu'ont posé les Françaises et les Français au moment des élections législatives les salaires les retraites la transition écologique le développement des services publics et ce n'est pas à Michel Barnier ou Emmanuel Macron qui vont pouvoir apporter des réponses à ça et à ceux qui se découragent je veux leur dire ne perdez pas espoir parce que chaque jour qui passe voit le président de la République se rapprocher de la sortie
se rapprocher de la sortie est-ce que vous allez jusqu'à vous avez déposé vous avez tenté de déposer une motion de destitution on n'a pas tenté
on l'a fait Apolline de Manon
ça n'a pas été ni débattu ni vous pensez que ça le sera
mais pas encore attendez il y a des étapes dans cette procédure
qui sont complexes quand même vous le reconnaîtrez c'est pas gagné
mais bien sûr que c'est pas gagné mais il n'y a aucune bataille qui est gagnée par avance ça dans la vie de manière générale vous savez sinon on reste à la maison et on fait rien mais ce que je vous dis c'est qu'il faut un dixième des parlementaires pour déposer cette résolution nous l'avons fait nous sommes 81 députés à avoir déposé cette demande de résolution pour qu'elle soit débattue à l'Assemblée Nationale pour la destitution du président de la République c'est l'article 68 de la Constitution ensuite il faut que ça soit examiné au bureau de l'Assemblée Nationale pour l'instant il n'y a pas eu de réunion du bureau de l'Assemblée Nationale mais au bureau de l'Assemblée Nationale le nouveau Front Populaire est majoritaire donc je pense que notre procédure peut passer cette étape et ensuite il faut un vote des deux tiers des députés à l'Assemblée Nationale or les députés macronistes représentent moins d'un tiers des députés à l'Assemblée Nationale donc si les oppositions sont vraiment des oppositions
si le RN vote avec vous
non pas seulement le RN si les oppositions sont vraiment des oppositions là tout le monde sera mis au pied du mur mais si les oppositions sont vraiment des oppositions alors oui il est possible de faire avancer mais ça ne sera pas possible sans soutien populaire et c'est pourquoi nous avons lancé une pétition et elle est déjà à 250 000 signataires c'est sur macron-destitution.fr j'invite les gens qui nous écoutent à la signer
donc à manifester demain et à signer votre pétition Manuel Bompard vous avez parlé d'ailleurs des réunions qu'il y aurait à l'Assemblée est-ce que vous avez répondu au courrier de Marine Le Pen qui vous invitait le groupe LFI mais comme tous les autres à anticiper la rentrée et à faire une session extraordinaire pour pouvoir travailler
mais vous prenez les choses dans le mauvais sens si je peux me permettre parce que depuis le mois de juillet les forces du nouveau Front Populaire demandent à ce qu'une session extraordinaire soit réunie mais alors j'ai du mal à comprendre
parce que vous dites tout ce que vous êtes pour revenir bosser pourquoi vous dites qu'est-ce qui bloque ?
mais il bloque c'est très simple madame c'est que dans notre constitution deux personnes enfin deux corps sont susceptibles de pouvoir convoquer une session extraordinaire soit le Premier ministre il y en a un qui vient d'être nommé pour l'instant il n'a pas fait cette annonce soit une majorité des députés à l'Assemblée nationale aujourd'hui il y a une majorité des députés à l'Assemblée donc c'est bien ça oui mais ensuite il faut que le Président de la République signe un décret de convocation il y a deux cas dans notre histoire pour les gens qui nous écoutent pour qu'ils le sachent il y a eu un cas sous Georges Pompidou qui avait refusé il y a eu un cas sous Valéry Giscard d'Essin qui avait accepté donc la question est posée au Président de la République laissez-nous travailler il s'est halluciné
de vous laisser revenir à l'Assemblée nationale
oui mais de manière générale vous avez perdu les élections européennes vous avez perdu le premier tour des élections législatives vous avez perdu le deuxième tour des élections législatives M. Macron vous avez perdu donc abandonné le pouvoir laissez les parlementaires décider
sur la question des retraites je recevais hier l'un des députés du Rassemblement national Sébastien Chenu vice-président du parti qui disait c'est une de nos premières mesures et d'ailleurs dans notre niche fiscale disait-il c'est-à-dire cette niche parlementaire c'est-à-dire ce moment où ils peuvent décider de l'ordre du jour de l'Assemblée ce sera notre première proposition supprimer la réforme des retraites est-ce que vous pourriez voter ce texte ?
mais nous nous avons là aussi excusez-moi on peut prendre les problèmes dans le mauvais sens mais la première chose que nous avons fait après le deuxième tour des élections législatives par l'intermédiaire de Mathilde Panot qui est la présidente de notre groupe à l'Assemblée nationale c'est que nous avons déposé une proposition de loi pour l'abrogation de la réforme des retraites
vous la défendez quand ?
et nous demandons son inscription à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale et nous demandons une session extraordinaire vous m'avez posé la question en inscrivant cette proposition de loi à l'ordre du jour
mais est-ce que vous avez aussi une niche parlementaire qui arrive là ? oui bien sûr
et si nous n'obtenons pas l'inscription à l'ordre du jour par la demande que je viens de vous formuler nous l'inscrirons dans notre niche parlementaire mais attendez ça me fait doucement sourire
non mais il y a quand même des chances que ça marche parce que le Rassemblement national est prêt alors je ne suis pas sûre que vous soyez prêt à voter le retrait de la loi retraite même si vous êtes d'accord avec le fond si elle est déposée par le Rassemblement national en revanche le Rassemblement national a déjà dit que même si c'est vous LFI qui déposez cette demande de retrait de la réforme des retraites ils la voteront ils voteront avec vous
ça devrait vous interroger quand même parce qu'on vient de nommer un premier ministre qui est pour la retraite à 65 ans justement
là vous pourriez trouver une majorité
donc c'est quand même qu'il y a un problème puisqu'il y a une majorité vous dites des députés à l'Assemblée nationale qui sont pour abroger la retraite à 64 ans et M. Macron nomme un premier ministre qui est pour la retraite à 65 ans il y a quand même un petit problème démocratique pour le reste le Rassemblement national je me satisfais si je puis dire de voir qu'ils ont l'air d'avoir précisé et clarifié un peu leur positionnement sur les retraites parce que pardon pendant la campagne des élections législatives je ne sais pas s'il y a une personne en France qui a compris quelle était la position du Rassemblement national
qui a beaucoup évolué c'est clair
notre position à nous elle est claire nous sommes 1. en première étape pour abroger la réforme des retraites d'Emmanuel Macron 2. pour revenir à la retraite à 60 ans avec 40 annuités de cotisation parce que quand on arrive à 60 ans aujourd'hui dans notre pays on a mal au dos on est fatigué et on a envie de pouvoir partir à la retraite
tout simplement au-delà de si on a compris pas compris le RN si le RN non mais si aujourd'hui non mais je suis bien d'accord mais là ce que je veux dire c'est que je ne vous parle pas d'hier je vous parle de demain si demain le RN vote votre loi de retraite des retraites vous serez content
moi je souhaite qu'il y ait une majorité de députés à l'Assemblée nationale qui votent l'abrogation de la réforme des retraites
donc ce n'est pas si mal quand le RN est là pour vous soutenir vous
mais ce n'est pas le sujet madame
si parce que vous nous dites c'est un scandale ils sont en train de soutenir est-ce que ce n'est pas la corde du pendu
non mais attendez vous comparez le fait que sur une proposition de loi le RN pourrait décider de voter notre proposition de loi qu'est-ce que vous voulez que je fasse je ne vais pas refuser leur voix et le fait que Marine Le Pen ait été mis par le président de la République dans le rôle de pouvoir lever le pouce ou baisser le pouce pour savoir si un gouvernement allait voir le jour ou pas ce qui a été une négation du front républicain qui a été exprimé au moment des élections législatives donc pardonnez-moi mais vous ne pouvez pas comparer les deux situations moi ce qui m'intéresse c'est les gens dans notre pays et les gens il y en a par millions qui ont voté en demandant l'abrogation de la réforme des retraites parce qu'il y en a par millions qui avaient manifesté contre la retraite à 64 ans et bien je souhaite que leurs exigences leurs aspirations elles puissent être satisfaites et en tout cas ils peuvent compter sur nous pour cela
Manuel Bompard dans son discours hier Michel Barnier a parlé de services publics mais aussi de sécurité et de maîtrise de l'immigration
il faudrait qu'il clarifie ses positions parce que je vous le disais tout à l'heure sur ce sujet là il a tenu des positions y compris vous savez des positions qui étaient dans le texte initial de la loi immigration votée par le Rassemblement National à l'Assemblée qui ont été censurées par le Conseil Constitutionnel je pense notamment la suppression de l'ennemi de Caldéta la limitation de la venue des étudiants étrangers donc là M.
Barnier va devoir préciser les choses pour le reste en matière de sécurité par exemple parce que j'entends parfois oui le nouveau Front Populaire c'est pas un sujet pour vous enfin c'est une plaisanterie le nouveau Front Populaire on avait dit depuis le début qu'une de nos premières mesures ce serait de déployer immédiatement des brigades de police de proximité pour faire en sorte que les gens puissent vivre tranquillement paisiblement donc qui dit que c'est pas un sujet pour nous ça a toujours été un sujet pour nous mais pas à la manière avec laquelle la droite l'envisage donc encore une fois donc pour vous
sécurité pouvoir d'achat service public ce sont les sujets prioritaires aujourd'hui
mais je dis il y a beaucoup de sujets prioritaires vous savez l'écologie par exemple il en a pas parlé or tout le monde sait
il a été ministre de l'écologie
vu le résultat excusez-moi je crois pas qu'on puisse dire qu'il a un bilan sur ce sujet vous savez quand même
vous estimez que même là-dessus vous lui donnez pas c'est quelqu'un qui s'est toujours dit extrêmement concerné par ces questions ce qui honnêtement vous le direz quand même à cette époque-là chez les républicains qui à l'époque étaient RPR c'était c'était plutôt audacieux non ?
Madame il suffit pas d'en parler enfin je veux dire le problème c'est que tout le monde sait que chaque jour de perdu aujourd'hui pour lutter contre l'urgence pour l'urgence écologique climatique et environnementale le principe de précaution c'est un jour qu'on pourra pas récupérer
le principe de précaution c'est une bonne chose
mais ça dépend sur quoi qu'est-ce que ça veut dire le principe de précaution quel exemple concret vous voulez me donner par exemple est-ce que vous considérez
vous pourriez quand même lui donner le point vous pourriez quand même lui donner le point sur les OGM sur les indemnisations des maisons inondées
vous voulez qu'on parle des OGM madame aujourd'hui il s'organise au niveau européen le fait qu'on réintroduit
vous êtes jamais content
je suis pas jamais content
sur le reste je comprends mais sur l'écologie là vous pouvez quand même vous dire qu'il a fait qu'il a fait une partie du boulot
mais madame c'est pas moi le problème tous les experts aujourd'hui vous disent que dans la trajectoire sur laquelle on est aujourd'hui on va vers un réchauffement de la température qui est au-delà de 3 degrés alors qu'on a signé des accords de Paris c'était Jacques Chirac à l'époque où il fallait limiter on s'était fixé l'objectif de limiter la hausse de la température à 1,5 degré donc si vous voulez je peux vous dire que c'est génial et que c'est super mais sauf que quand dans 50 ans la mer aura augmenté dans 100 ans on pourra plus vivre dans une partie du territoire national vous irez demander à monsieur Barnier si finalement son bilan il était si bon que ça en termes d'écologie on lui posera la question
est-ce que vous allez pouvoir lui poser d'ailleurs peut-être directement puisqu'il a dit hier que dès aujourd'hui il allait consulter les groupes tous les groupes a-t-il dit de l'Assemblée nationale est-ce que vous avez reçu une demande de rendez-vous est-ce qu'il vous a appelé
on n'a pas été sollicité voilà ce que je peux vous dire en tout cas à cette étape donc à cette heure-ci
à 8h49 il n'y a rien de prévu non
et pour le reste nos priorités politiques vous les connaissez et elles ne sont pas compatibles avec un gouvernement de Michel Barnier et donc il est une évidence et c'est ce qu'on dit l'ensemble des forces du nouveau front populaire que nous déposerons immédiatement une motion de censure et que nous la voterons
on l'a bien compris vous le censurerez a priori
moi j'ai dit censure mobilisation destitution voilà les mots d'ordre
vous n'avez pas de regrets d'un Bernard Cazeneuve ?
non mais encore une fois d'abord je vous ai dit c'est le président de la République qui a fixé cette règle ôtez-moi d'un doute on n'avait pas le choix contre Bernard Cazeneuve ou Michel Barnier vous êtes d'accord ? tout à fait il y en a eu la valse premièrement et deuxièmement et deuxièmement même si je vous disais allez mais expliquez-moi quel compromis était prêt à faire le président de la République ? il était prêt à accepter l'abrogation de la réforme des retraites ? toute la presse sait bien que ce n'est pas le cas est-ce qu'il était prêt ?
mais Bernard Cazeneuve avait dit que pour le coup il était pour l'abrogation de la réforme des retraites
et c'est bien la raison pour laquelle il n'a pas été nommé premier ministre donc ne dites pas que c'est ma faute puisque vous venez vous-même de faire la démonstration moi je dis rien
c'est l'Elysée qui laisse entendre que comme vous avez immédiatement dit que vous censureriez
ça vous l'avez dit et que comme il y avait
à la fois l'ERN c'est mathématique c'est-à-dire que si l'ERN censure et que vous vous censurez
c'est mathématique à partir du moment où vous introduisez une règle nouvelle qui n'a jamais existé c'est qu'on ne peut nommer un premier ministre qu'à partir du moment où le président de la République a décidé que ce premier ministre ne se ferait pas censurer mais il se prend pour qui le président de la République c'est lui qui parle à la place des 577 députés
il y a eu un problème de méthode
bien évidemment mais c'est une rupture avec tout ce qui s'est toujours fait dans notre démocratie vous et le parti socialiste le parti socialiste
dont est issu Bernard Cazeneuve que vous le censuriez il y avait quand même une chance qu'il se passe pardonnez-moi
mais je pointe une contradiction dans votre discours vous venez de me dire
moi je n'ai pas de discours j'ai des questions oui mais les questions et simplement je fais des calculs
vous me dites oui vous aurez pu accepter Bernard Cazeneuve je vous dis oui mais Bernard Cazeneuve même lui avait fixé des exigences qui n'étaient pas acceptées par le président de la République la réforme des retraites l'a-t-il dit par exemple le président de la République n'était pas prêt à l'accepter donc vous ne pouvez pas en retour me dire c'est de votre responsabilité s'il n'y a pas de gouvernement soi-disant plus à gauche mais moi je ne me suis jamais caché ma candidate c'était Lucie Casté tout simplement parce qu'elle est la candidate qui a été choisie par le bloc qui est arrivé en tête maintenant oui vous me posez des questions mais en vérité les questions que vous me posez je ne vous en fais pas le reproche c'est normal c'est votre rôle mais je vois bien qu'il y a une volonté de la part du camp macroniste d'hier parce qu'ils ne sont pas très à l'aise dans leur basket d'avoir laissé l'extrême droite pour avoir décidé qui était le prochain Premier ministre d'essayer de renvoyer la responsabilité à la gauche franchement ça ne convainc personne le responsable du coup de force il a un nom une adresse comme on dit il s'appelle Emmanuel Macron et il habite à l'Elysée et il habite à l'Elysée
on est bien d'accord mais vous ne m'enlèverez pas censurer de manière automatique Bernard Cazeneuve et que le RN a dit la même chose ça ne passait pas
ah mais certes c'est tout c'est tout ce que je dis mais très bien mais encore une fois qui a d'où sort cette règle qu'on ne peut nommer un Premier ministre que si finalement il y a une garantie donnée avant je dis juste que ça ne passait pas c'est tout ça n'existe nulle part moi ce que je peux vous dire c'est que si il y avait un gouvernement de l'Elysée nous aurions convaincu une majorité
et ça reste votre candidate
mais bien évidemment ça restera notre candidate nous l'avons dit publiquement tant qu'il y aura la même Assemblée Nationale et donc nous voulons faire tomber le gouvernement et ensuite nous referons la proposition que l'UCC
aucune personnalité socialiste n'entrera dans le nouveau gouvernement dit Olivier Faure pas besoin de vous demander mais de votre côté aucune du NFP de toute façon
nous avons dit tous la même chose c'est que nous allons censurer le gouvernement ce serait un peu incongru de censurer un gouvernement dans lequel il y aurait quelqu'un du nouveau Front Populaire
merci Manuel Bompard d'être venu ce matin coordinateur de la France Insoumise on l'a bien compris vous appelez les Français à manifester demain c'était quoi mobilisation manifestation destitution
c'était mobilisation censure destitution vous pouvez venir dans la rue demain et signer la pétition sur macron-destitution.fr
il est 8h53 vous êtes bien sur AMCB FM TV qui fassent la pétition
qui fassent la pétition est une autre