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Débatyoutube.com· 13 octobre 2026 64 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleÉducation & rechercheRetraitesTravail & emploi

Mouvement lycéen : Mai 68 ou Guerre des Générations ? - C Ce Soir du 12 octobre 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 37 %Attaque 33 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse directe

    Comment qualifier cette génération en colère et ce mouvement lycéen ?

  • 1:29OuverteRéponse directe

    Quels sont les échos entre Mai 68 et ce mouvement ?

  • 3:42OuverteRéponse directe

    Pourquoi ce mouvement s'inscrit-il dans une bascule anthropologique selon vous ?

  • 4:21RelanceRéponse directe

    Mai 68 était une révolte de la jeunesse, mais quelles différences majeures voyez-vous ?

  • 6:28RelanceRéponse directe

    Les organisations syndicales étaient puissantes en 68, qu'en est-il aujourd'hui ?

  • 7:05OuverteRéponse directe

    La référence à Mai 68 est-elle importante pour le mouvement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:21Pierre RosanvallonChiffre
    « En 68 il n'y avait que 10 % d'une classe d'âge qui passait le bac. Aujourd'hui il y en a 80 %. »
  • 5:04Pierre RosanvallonFait
    « En 68 l'accent a surtout été mis sur la volonté de changer la société en général. »
  • 10:26Blanche LeidonFait
    « Ce qui est délabré pour cette génération c'est encore plus l'avenir. »
  • 17:40Pierre RosanvallonChiffre
    « 7 % du PIB servait à payer les retraites et 7 % du PIB servait à payer l'éducation nationale. Aujourd'hui, c'est toujours 7 % pour l'éducation nationale, mais c'est 14 % pour les retraites. »
  • 37:17Jérôme FourquetChiffre
    « 75 % des retraités sont propriétaires. »
  • 49:58Fait
    « On est à 6 mois d'une élection présidentielle. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Bonsoir à toutes et à tous. Soyez les bienvenues sur le plateau de C'est ce soir. Comment l'appeler cette génération qui défie à la fois le pouvoir politique et les prés d'un mois ? cette fameuse génération Z qui appelle aussi génération parcours [musique] supre, génération canicule, génération maudite, génération de la dette. Mais quel que soit le nom qu'on lui donne, cette jeunesse est toujours là. Visiblement bien décidé à à inscrire ce mouvement de l'automne 2026 dans les livres d'histoire. Nous allons débattre avec nos invités au début d'une semaine cruciale avec un acte 5 des lycées demain et avec en ligne de mire la mobilisation du 17 octobre samedi qui pourrait voir s'agglomérer les contestations donnant selon certains à ce

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mois d'octobre un petit parfum de mai 68. Alors, est-ce une comparaison pertinente ou exagérée ? Où placer ce mouvement [musique] dans l'histoire des luttes sociales ? Cette 4è semaine sera-t-elle celle de la convergence des colères et des générations ? Question posée dans un moment où la multiplication des crises risque au contraire de provoquer [musique] un conflit entre les intérêts des plus jeunes et des plus anciens ? C'est ce soir. C'est parti. C'est parti. lundi 12 octobre 2026, c'est ce soir avec Laur Adler bien sûr. Bonsoir Lore. Bonsoir Karim et avec Nathan de vert. Salut Nathan. Salut Karim. Pour débattre avec nous au début de cette semaine qui sera donc décisif pour la suite du mouvement. J'accueille d'abord Pierre Rosan

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Valallon. Bonsoir, soyez le bienvenu. Historien et sociologue du politique, professeur honoraire au Collège de France. vous venez de publier ce livre, La tyrannie du présent et c'est qui s'inscrit dans une série de livres sur l'impuissance publique et sur le désarrois politique. Euh vous étiez par ailleurs étudiant en mai 68 euh et vous nous direz ce qui fait écho selon vous entre les les deux mouvements. Peut-être est-ce d'ailleurs ce conflit entre les générations ? On va en tout cas en discuter tous ensemble ce soir. On va le faire aussi avec l'un des représentants de cette jeunesse en colère de cette génération Z des enfants nés entre 97 et 2012. Bonsoir, c'est Idouba, bienvenue. Bonsoir. C'est votre cas puisque vous avez 17 ans, vous êtes élève

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au lycée Charles Legal de Ren Sousbois en scène Saint-Denis et vous êtes devenu l'un des visages de cette contestation lycéenne notamment par votre maîtrise des réseaux sociaux. Je précise que vous êtes aussi un militant insoumis et vous venez de créer un nouveau syndical lycéen qui s'appelle la Fédération lycéenne des quartiers. C'est bien ça. Euh avec l'objectif de mieux représenter les quartiers populaires d'où on le rappelle est d'ailleurs parti ce mouvement lycéen il y a maintenant 3 semaines et demi. Cette génération qui bouscule le pays euh depuis donc le 18 septembre je crois. On va aussi en parler avec vous. Nine Slaoui. Bonsoir, bienvenue journaliste et autrice soutien affiché de ce mouvement lycéen dans lequel

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vous dites que vous vous reconnaissez. Vous qui êtes comme moi de la génération d'avant, la génération des millennials. J'ajoute que vous intervenez régulièrement et depuis des années dans milieu scolaire. Euh et je cite votre dernier livre à paraître cette semaine d'ailleurs qui est ici quelque part par là qui s'appelle L'estime de soi et politique. Euh et vous nous direz d'ailleurs si ce que vous voyez dans la rue en ce moment c'est ça une jeunesse qui euh cherche quelque part à reconquérir une forme d'estime d'elle-même. Euh également avec nous ce soir Blanche Leidon. Bonsoir Blanchons essayiste directrice des études de l'Institut Montaine singtong classé libéral spécialiste des questions démocratiques. Euh ça fait un moment que

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vous vous intéressez aussi à cette fracture entre générations. Vous posiez d'ailleurs la question il y a 1 an jour pour jour dans le monde on a retrouvé cet article fracture française la guerre des générations a-t-elle vraiment lieu ? Euh on va en parler et j'ajoute que l'Institut Monttaine il vient aussi de publier son plan euh à destination de de la jeunesse avec des propositions très concrètes et que votre dernier livre à vous s'appelle Nos inachèvements et qu'il est sorti euh au mois de septembre. Et puis nous voulions enfin avoir ce soir le regard sur ce mouvement de Jérôme Fourquet. Bonsoir, bienvenue. Bonsoir. Politologue, directeur du département opinion de l'IFOP. Alors pour ceux qui l'ignoreraiit, l'archipel français, ce bestseller, c'était vous.

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Et vous publiez en cette rentrée ce livre-là qui s'appelle Homo Occidentalis avec le psychanalyste Ruben Rabinovic dans lequel vous analysez les mutations de notre société et les conséquences psychiques qu'elles peuvent entraîner. Et vous d'ailleurs, vous le disiez récemment, je crois que c'est dans le Figaro, vous disiez pour vous ce mouvement lycéen s'inscrit dans cette grande bascule anthropologique et vous nous direz pourquoi. Merci à tous les cinq d'être là ce soir pour ce débat. Je vais commencer avec vous Pierre Rosenvallon. Euh vous qui donc vous étiez à HC hein en en mai 68 euh donc étudiant euh à l'époque. Alors évidemment on est encore loin d'un MA 68 euh mais est-ce que selon vous il y a des ingrédients similaires malgré tout ? Il

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y a le fait d'une insurrection de la jeunesse, d'une révolte de la jeunesse. Ça c'est similaire mais il y a deux très grandes différences. La première grande différence c'est qu'en 68 il n'y avait que 10 % d'une classe d'âge qui passait le bac. Aujourd'hui il y en a 80 %. Donc la question lycienne et la question étudiante a changé de nature. Ça c'est la première grande différence. La deuxième différence c'est qu'en 68 l'accent a surtout été mis sur la volonté de changer la société en général. H et les étudiants bien sûr voulaient transformer beaucoup de choses à l'université. Mais le point central c'était pas l'université. Le point central c'était bah une société qui ne regarde pas simplement la consommation, une société plus égalitaire,

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une société autogestionnaire. C'était le moment où on bouillonnait tout un ensemble de projets qui sont traduits dans la réalité. H le mouvement des femmes est né de là. Les idées autogestionnaires dans le syndicalisme se sont développées après. Donc mais 68 a eu des effets sur toute la société et pas simplement sur le mouvement étudiant. Il y a un côté référence indépassable Jérôme Fourquet quand on parle de d'un mouvement social depuis 60 ans maintenant. Oui. Oui. Alors tout à fait et alors il y a néanmoins deux deux mémoires de 68. Il y a la mémoire médiatique qui est celle du mouvement étudiant parce que beaucoup de ces étudiants ensuite sont devenus des politiques mais 68 c'est aussi des grèves de d'ouvriers de salariés avec des millions de grévistes et c'est

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les plus grandes grèves depuis 36. Autre autre référence et donc on va peut-être parler du 17 octobre. H tout à l'heure déjà ça ça tombe ça tombe un samedi. Alors pour la greffe c'est pas forcément le le meilleur le meilleur moment mais voilà cette convergence des luttes. On a souvent retenu les images du quartier latin, mais c'est aussi bill en cours et partout en province des centaines de sites qui sont qui sont bloqués avec des revendications comme Pierrevalon l'indiquait qui aussi étaient celles du mouvement ouvrier avec le droit de pouvoir monter des sections syndicales dans les entreprises avec des hausses de salaires tout à fait substantielles. Et donc là pour l'instant à l'heure où on se parle, on voit moins les choses de cette manière-là. Puis

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peut-être une autre différence, c'est que dans la jeunesse, comme dans le monde salarié, les organisations syndicales étaient assez puissantes. Et donc là aujourd'hui, on a des organisations, des coordinations qui se montent, mais il y a il y a à l'époque, il y avait la grande Unef hein, qui aujourd'hui bah n'exit plus ce qu'elle était et idem dans le dans les organisations syndicales de salariés, aujourd'hui, on voit que ces organisations ont perdu du terrain. Ce qu'on avait aussi beaucoup dit au mouvement du au début du mouvement des gilets jaunes. D'ailleurs euh je sais pas comment vous regardez ça, c'est Duba mais on a regardé les les pancartes, les slogans qu'il y a dans les manifes lycéennes et étudiantes et la référence à 68, elle est quand même très présente

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dans dans les cortèges. Regardez là, il y a six six pancartes. Alors moi la préférée, c'est celle en bas à droite. Là, tu nous la mets à l'envers, on te la met 68. Voilà, je trouve qu'elle est pas mal. Sous les cahiers la rage, sous les pavés la plage. Voilà les références. Puis voilà, mamie a fait 68, moi je fais septembre 2026. Euh est-ce que c'est une référence importante pour vous et pour le mouvement ? Oui, étant donné que à chaque grosse mobilisation lycéenne, c'est vrai que M68 revient souvent dans les esprits. Donc euh je pense qu'il y a une volonté de la part de la jeunesse, à un niveau général de de bien montrer, d'indiquer la portée historique de ce qui est en train de se passer et prendre M 68 comme repère historique, c'est pour c'est ça évoque

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la même chose dans l'esprit de tout le monde. Mais est-ce que ça veut dire ce que Pierrevalon disait à l'époque, il y avait pas uniquement des revendications étudiantes et c'était aussi fait pour changer la vie et pour changer la société. Est-ce qu'il y a quelque part cette dimensionlà aussi chez vous et dans votre génération ? Évidemment, mais je je vais aller au-delà de ça, c'est vraiment pouvoir se saisir de notre avenir et en en prenant les reines totalement parce que va avoir de grands défis qui vont être affrontés par la génération à laquelle on appartient, notamment à la crise climatique. Et je pense qu'il y a une volonté générale de se saisir véritablement de ce qu'on va devoir affronter dans les années à venir. Nrine Slaoui, votre

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regard là-dessus. vous disz, je crois d'ailleurs l'une des grandes différences aussi c'est que là c'est né des quartiers populaires. Oui, je pense que c'est très important à souligner, je parle souvent de contrôle qui avait vécu 68, c'est qu'effectivement leur aussi he je [rires] ben vous l'avez présenté de ce côté-là, je pars sur le contrôle de tous ceux qui ont 68 mais oui oui, je pense que il faut le noter, c'est que quand même on parlait de l'université de Nanterre, c'était quand même plutôt des étudiants qui étaient déjà bien insérés socialement qui a participé qui particip à une forme de privilège en tout cas d'avoir accès à l'université. Là, on est quand même parti, il faut jamais l'oublier, euh de de lycée à Créteille puis de lycée à Sandy.

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C'est un mouvement qui s'inscrit aussi dans les quartiers populaires, euh des quartiers qui sont euh pour beaucoup habités par des personnes issues de l'immigration. Et moi, c'est pour ça que ma mon premier réflexe quand j'ai vu ces manifestations, c'est j'ai dit merci en fait. Merci aux lycéens aux lycéennes pour ce sursaut, pour cet espoir parce que depuis la rentrée depuis septembre le débat politique français, le débat médiatique c'était qui va venir challenger Marine Le Pen, qui va être le candidat politique, qui va venir affronter l'extrême droite et on était dans une forme d'inertie sociale face à cette menace réelle de l'extrême droite au pouvoir en mai. Et puis là, moi vraiment j'ai été portée, je suis allée aux deux manifestations donc la semaine dernière,

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celle de mercredi et de samedi si non de mercredi et de vendredi si je me trompe pas. Et vraiment, j'ai été porté contrairement aux images médiatiques qui ont beaucoup tourné, j'ai été porté par la ferveur, par la joie, par la mixité, par le dialogue intergénérationnel. Il y avait des personnes âgées, des jeunes. Il y avait évidemment la jeunesse des quartiers populaires en première ligne, mais aussi [raclement de gorge] rejoint par des lycées plus privilégiés. Moi, je pense notamment au lycée du 11e qui s'est mobilisé également. Donc je trouve que c'est aussi ça qui qui que raconte euh octobre 2026, que ne raconte pas forcément mes 68, c'est partie d'une jeunesse des quartiers populaires discriminé, euh socialement relégué, qui

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sait à quel point les inégalités sociales et les inégalités scolaires pèsent sur leur avenir. Et pour dernière comparaison avec 68, 68 c'est les tr glorieuses. La France est en expansion économique. La jeunesse qui se mobilit à ce moment-là, elle le fait contre un ordre autoritaire. Elle le fait contre un rapport hiérarchique, mais elle le fait dans un moment où elle sait qu'elle a un avenir et elle sait que les opportunités économiques sont là. n'a pas peur pour son avenir et que son avenir soit confisqué. Voilà. 2000 2026 c'est une autre génération. C'est une génération qui voit peser sur elle justement toutes ces ces cette perte de repère et surtout le risque de ne pas s'insérer économiquement dans la société [raclement de gorge] française qui voit toutes ces crises

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s'accumuler. Ouais, absolument. Mais au-delà de ça et et avant tout, faut pas oublier que c'est le choc du réel, des conditions très matérielles dans lesquelles les enseignements sont dispensés qui ont provoquer le début de ces mobilisations. Moi ce que je trouve intéressant et qui permet aussi de faire un distingo avec 68, c'est qu'on a à la fois ce choc du réel et des modalités en réalité très très concrètes sur lesquelles vous pouvez vous mobiliser et aussi l'écho du virtuel. Et les codes virtuel, il s'est bâti aussi sur ces réalités très concrètes de la façon dont vous vivez en classe. Et donc il y a c'est quoi l'écho du virtuel ? Ben le ce qui a permis à donner aussi énormément d'écho. C'est-à-dire que ça c'est ce qui va permettre à des jeunes

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des beaux quartiers parisiens en solidarité avec des gens qu'ils auraient peut-être pas croisé par ailleurs et ben de se mobiliser aussi. Et ça c'est permis par les réseaux sociaux par la virtualité. Mais mais c'est pas juste une bulle. C'estàd que c'est pas juste une bulle virtuelle. enfin sous le sous bout de contrôle à vous parce que c'est vous qui connaissez le terrain et qui êtes dans l'immobilisation aujourd'hui mais ce qui me frappe c'est qu'on est parti de choses extraordinairement concrètes avant de se dire on veut changer la vie on est sur des grands slogans, des grandes ambitions, on est quand même sur enfin pour avoir regardé énormément de vidéos sur le délabrement inoui de certains locaux, sur les absences répétées des des professeurs,

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sur le le les horaires, les agendas, les les calendriers insoutenables. On part du réel et on a la chambre d'co virtuelle qui permet à cette mobilisation de prendre l'ampleur et la puissance qu'elle a aujourd'hui. C'est du bas. Ouais. Pour réagir à ce que dit Blanche Leiddon, mais je suis entièrement d'accord mais ça prend même une autre dimension. C'est-à-dire que moi, je pense que beaucoup de gens étaient surpris par le fait que cette mobilisation, elle soit aussi massive et que même une jeunesse qu'on qu'on aurait pu accuser fut un temps de pas être politisé finalement se saisissait de la question. Et vraiment la question du réel, c'est que en fait, je pense que dans l'esprit de tout le monde des du jeune le moins engagé au plus engagé,

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il s'est passé quelque chose où finalement ils se sont rendus compte qu'ils étaient dans certaines conditions. Ils se sont dit en fait bah il y a certains fondamentaux qu'on nous présente quand on parle de l'idéal républicain euh en France et en fait on n'est pas dans ces conditions-là, ça n'est pas normal. H mais justement sur la question du choc du réel, alors je sais pas ce que vous allez penser de cette de cette explication mais il y a eu un article moi qui m'a beaucoup intéressé dans le grand continent. C'est un prof qui a écrit cet article sous pseudo où il propose une hypothèse sur ce qui aurait peut-être lancé, ce qui aurait été non pas la cause, mais il dit le déclenchement de ce mouvement euh lycéen. M 68, on se souvient, le déclenchement c'était initialement,

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il y a toujours une petite étincelle comme ça, c'était la question des dortoirs qui était une question importante mais enfin les dortoirs non mix à la revendication de la de la mixité. Là, ce professeur, il fait cette hypothèse de se dire euh il y a eu en septembre l'interdiction des portables au lycée et il dit parmi tous les effets de cette génération, tu as dit génération de la dette et cetera, il y a aussi la génération COVID, il y a aussi la génération smartphone. Bref, une génération très connectée. Et ce prof dit que depuis le mois de septembre, il a eu l'impression que ses élèves en perdant leur portable avaient ouvert les yeux sur ce sur leur réalité, sur ce qui n'allait pas dans leur réalité et qui a eu une forme de d'augmentation de l'intensité chez eux et

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qui se sont mis à ouvrir les yeux sur tout ce que le portable si vous voulez enfin tout ce que le portable rendez acceptable et sans le téléphone ils se disent c'est insupportable l'état de nos lycées, l'état des profs et cetera. Est-ce que vous vous reconnaissez dans cette analyse ? Euh, j'ai envie de dire ça commençait bien [rires] mais c'est Non, en fait, je pense que à un moment donné dans cette analyse, on tombe vite dans la dans la caricature des élèves scotchés sur leur téléphone et qui lèvent pas la tête. Et ces problématiques là, ça fait des années des années qu'elles sont portées en fait, qu'on parle du 8h 18h, qu'on parle de l'état de nos établissements et en fait c'est tu es pas scotché sur nos téléphones, c'est pas un effet où d'un coup on est revenu à

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la réalité. Moi je pense pas. Je pense plutôt et là où je dis que ça commençait bien, c'est que ça fait un certain temps qu'il y a un certain nombre de réformes là par exemple sur l'interdiction du téléphone euh pronone qui était bloqué à 20h où en fait on finit par se dire mais en fait il y a tellement un tas de choses à faire avec l'argent qui est investi là-dedans qui vont pas au sein de nos établissements au sein de notre réel de ce qu'on voit tous les jours que en fait on a l'impression que on brasse du vent et que tout ce qu'on crée ça passe à côté de ceux qui ont les moyens de d'invest investir à l'intérieur l'or. [rires] Ouais, moi j'avais envie de vous poser une question sur l'avenir. Ça rejoint d'ailleurs les préoccupation et les thématiques du nouveau livre

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de Pierre Rosanvallon. En 68, on avait l'avenir devant nous jeune. On y croyait, on se pensait projeter dans l'avenir. On savait qu'on allait avoir une place dans la société. C'était les vieux qui nous qui ne voulaient pas nous donner cette place. Mais nous, on savait qu'on l'obtiendrait. Est-ce que vous vous avez ce sentiment d'avenir ? Moi, j'ai l'impression que depuis peut-être deux décennies, votre jeunesse a été confisquée de l'horizon politique et que vous voulez récupérer quelque chose qu'on ne vous a pas donné, qu'on ne vous a pas légitimé. Est-ce que ce sentiment d'avenir vous habite ? Mais évidemment, mais surtout qu'on appartient à une à une génération

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qui, il faut pas l'oublier, politiquement, on va dire, a grandi avec ce qui s'est passé en 2024 et avec ce climat ambiant où on lui promet tout le temps l'extrême droite tous les 6 mois au pouvoir et lui dire qu'il y a aucun horizon possible avec l'urgence climatique que j'ai évoqué tout à l'heure et je pense que vraiment il y a une volonté de se saisir de son avenir et dire bah on n'est pas condamné à l'échec quoi. Pierre et puis on est bon, on est bon, on existe votre regard là-dessus et ça me fait penser aussi à je disais à tous les noms qu'on a donné à cette génération euh génération de l'AD d' génération canicule euh génération parcours sup euh comme si comme on ne sait même pas comment la nommer tellement il y a de crises et de défis qui qui qui pèsent sur

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cette génération là. Oui, on parlait de bâtiments qui étaient parfois délabrés. Ce qui est délabré pour cette génération c'est encore plus l'avenir. Ouais. parce que c'est le délabrement de l'avenir. On nous a tous dit depuis très longtemps, l'école républicaine veut dire que avoir un diplôme, c'est avoir sa chance dans la vie, faire quelque chose. Aujourd'hui, on voit que bien des diplômes ne servent plus à avoir une position dans la vie. Il y avait notamment cette pancarte, moi qui m'a spécialement frappé. Il y avait une jeune fille qui avait une pancarte où elle m'était j'ai deux masters, un doctorat et ça fait longtemps que je cherche un job. Et donc ce c'est ce rapport

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à l'avenir qui est très important. Et là, je crois que il y a un grand changement dans notre société, c'est qu'il y a une lutte des générations qui [grognement] va se superposer aux luttes sociales classiques parce que c'est c'est la nouvelle lutte des classes. C'est la c'est la nouvelle lutte des la lutte des classes existe toujours hein. On voit bien qu'il y a des riches et des pauvres et que la question de la redistribution sociale, elle existe toujours. Mais cette question, c'est un nouveau conflit structurant en gros. C'est va être un nouveau conflit structurant. Regardons ce que veut dire l'avenir de votre génération, c'est que aujourd'hui tout ce qu'on narbitre pas sur les problèmes économiques d'aujourd'hui, c'est la dette. Et demain, c'est votre génération qui va

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appeler, il y a la dette. les retraites. Il y a 50 ans, 7 % du PIB servait à payer les retraites et 7 % du PIB servait à payer l'éducation nationale. Aujourd'hui, c'est toujours 7 % pour l'éducation nationale, mais c'est 14 % pour les retraites. Donc là aussi, je dirais ça, il y a un renversement des rapports entre générations qui ne s'était jamais produit maintenant. Et ça ça va produire des effets considérables parce que votre génération il faut bien qu'un moment elle se révolte mais se révolte pas simplement contre ce qui se passe aujourd'hui mais ce qui

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va lui être vraiment mis sur le dos pour demain. C'est la même chose pour le climat. H aujourd'hui, ceux qui ne décident pas pour le climat peuvent dire bah voilà, ceux d'un certain âge, moi je vais bien aller jusqu'au bout entre guillemets. Et puis c'est vous qui allez payer les peaux cassées. Et c'est pour cela que aujourd'hui la question de la priorité, une politique de la jeunesse va bien au-delà d'une question de de lycée où il faut mettre de l'air conditionné et qu'il faut rénover. C'est pas des bâtiments qu'il faut rénover, c'est une jeunesse àquelle il faut redonner un nouvel. Et puis il y a aussi autre chose, pardon Blan, je voulais poser une question à Pierre. Un pays qui ne croit pas en sa jeunesse, n'est-il pas un pays qui s'autodétruit dans son espérance ? Bah,

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c'est c'est un pays qui est en ça veut dire c'est un pays qui meurt. C'est un pays qui meurt parce que grosso modo, il ne se donne pas d'autres objectifs et il se masque les yeux. au fond penser à l'avenir a tout de même été toujours ce qui tendait une société, ce qui l'organisait. Et là, on voit une société qui regarde sur le côté, une société qui baisse les yeux. Et c'est pour cela qu'il est important qu'une génération qui elle regarde en face et bien s'affirme mais s'affirme pour ce combat de retrouver sa place et qu'il y ait une justice entre générations. On n pas on fait de la comptabilité nationale mais on n pas encore fait une comptabilité des générations qui

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paye quoi dans les générations et là vous aurez à vous battre pour ça aussi. Et pour aller plus loin que que ce que vous dites Pierre Rosanvallon, délabrement de l'avenir, mais en fait délabrement du présent, d'ors et déjà, les chiffres sont quand même euh éloquents. Vous avez aujourd'hui 44 % des personnes pauvres qui ont moins de 30 ans alors qui représentent euh un peu plus de 30 % à peine de de la population. Vous avez la moitié des bénéficiaires de l'aide alimentaire qui ont moins de 25 ans. Vous avez un tiers des étudiants qui une fois qu'ils ont payé leur loyers, ils ont fait leur plein de cours, il leur reste que 50 € par mois pour vivre. Ça c'est pas possible en fait. Et ça la dégradation les nouveaux pauvres aujourd'hui là qu'on fait un bilan des 10 dernières années,

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les nouveaux pauvres c'est des jeunes. Et ça en fait on y est déjà, c'est même pas l'avenir, c'est c'est le présent. Et c'est là où là encore je reviens à mon choc du réel. En fait, c'est ça qu'on doit gérer aujourd'hui. Je lisais une étude aussi intéressante là qui a été publiée notamment par Antonin Bergeot sur le le site de la Banque de France qui qui analyse déjà les premiers effets des secteurs très euh euh impactés par l'intelligence artificielle sur les promesses d'embauche entre 2022 et 2026. les secteurs les plus impactés par l'intelligence artificielle ont réduit de 28 % leur embauche de jeunes en premier emploi. Donc là aussi on est c'est même pas l'avenir là, c'est on est en plein dedans et c'est vrai qu'il faut ce choc un petit peu

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de de conscience de se rendre compte de l'état de délabrement et de précarité dans laquelle est toute une jeunesse et comme le disait très justement l'UR si on abandonne nos jeunes de cette manière là enfin à quoi bon avancer et faire de la politique et enfin c'est c'est un non sens mais pour juge pardon sur cette question du conflit entre générations qui devient comme le dit Pierre Rosanvallon un conflit structurant de notre société et de notre avenir d'ailleurs bah en fait Quand on regarde les démo les les les sociétés elles sont pilotées par la démographie, on l'oublie tout le temps. Donc en France, on parle de démographie que tous les 3 4 ans quand il y a une réforme des retraites. Enfin le nombre de cotisans sur le nombre de bénéficiaires.

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Mais en fait c'est tout le métabolisme de la la société qui a changé parce que cette génération qui fait 68 était très nombreuse. Elle a pas fait énormément d'enfants et leurs petits enfants font encore moins d'enfants. Et donc on est un pays qui vieillit. l'âge l'âge médian, donc ce qui sépare la moitié de la les deux moitiés de la population, c'est 30 ans en 1975. OK. C'est 42 aujourd'hui. Alors ça dit bon 42 ça va, c'està dire qu'il y a 50 % de la population qui a plus de 42 ans. Voilà. Euh et donc c'est ça qui commande quand vous regardez les publicités sur les chaînes de télé, c'est des prothèses auditives, c'est euh des alarmes, des alarmes pour les logements. Euh l'âge moyen d'un acheteur de véhicule neuf, c'est 54 ans. Donc le marketing de la voiture,

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il est fait pour des gens qui ont plus de 50 ans. Euh un téléspectateur d'une chaîne publique, pas France 5 moyen, c'est 63 ans. Et donc euh tout ça conditionne donc les choix qui sont faits consciemment ou non. Aujourd'hui, les retraités c'est plus de 30 % du corps électoral, c'est 40 % des votants. H et donc qui paye commande en fait hein, c'est que et 31 % d'entre eux en 2024 ont voté pour le Rassemblement national aux élections législatives de 2024. Donc ça montre aussi, pardon, mais c'est pour dire qu' il y a aussi une parce qu'on peut on peut rester abstra, il y a aussi une fracture politique en terme de valeur et de et de comment dire de de conscientisation. C'est ça aussi le choix générationnel, c'est qu'on a une jeunesse qui va

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voter plutôt de gauche, de gauche radicale et puis euh une vieillesse qui vote à droite, au centre, à droite et de plus à l'extrême 36 % des 1824 qui votent Jean-Luc Mélenpon. Euh et euh vous savez, il y avait André Leniel qui était député socialiste en 1980 avait eu cette formule. Vous avez disait ça à la droite, vous avez politiquement juridiquement tortur parce que vous êtes politiquement minoritaire. Et là aujourd'hui ce qui se passe c'est que on dit à la jeunesse en fait vous avez économiquement tort parce que vous êtes démographiquement minoritaire. C'estàd que tous les choix qui ont été faits ont été faits pour les plus nombreux. Et donc aujourd'hui, on on paye quelque part ces ces choixl. Et autre élément aussi qui est très important,

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Pierre Rosenvallon rappeler les chiffres 68 il y a 10 % de Bachâcheliers dans une classe d'âge. Aujourd'hui, on a 80 %. Quand Jean-Pierre Chevinem, vieille histoire milieu des années 80 dit "On va amener 80 % de la classe d'âge au bac, il y a à peine 30 % des jeunes qui allaient au bac. Donc aujourd'hui, en une génération et demi, on a porté à 80 %. H ce que ça installé dans la tête des jeunes et de leurs parents, c'est que aujourd'hui le choix d'orientation était devenu libre. On avait le choix de faire ce qu'on voulait faire dans sa scolarité. Euh quand on regarde nous les études, 60 % des moins de 50 ans nous disent "Moi, globalement, j'ai fait la scolarité que j'avais envie de faire." Si vous regardez les plus de 50 ans, quand il y avait que 25 ou

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30 % des gens qui allaient au bac qui disaient "Moi, j'ai subi ma scolarité, on m'a orienté." Et là ce qu'on voit, ce que j'entends moi, c'est que on parle quand même beaucoup de parcours supendications, comme si parcours sup quelque part avait revenait sur ce droit de choisir sa scolarité. Exemple maintenant vous allez passer dans la dans le grand algorithme, il y a les notes de première qui comptent et cetera et cetera et de nouveau on va vous dire où est-ce que vous allez. C'est plus à vous de choisir votre orientation. Est-ce que c'est vrai ce que vient de dire Jérôme Fourquet ? Est-ce que votre génération ressent ça par rapport à parcours ? D'où je vais revenir sur le début de ton intervention, d'où la question aussi

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de l'abaissement de l'âge du droit de vote parce que je pense que alors ça je précise, ça a été répété ce weekend par Jean-Luc Mélenchon qui propose le droit de vote dès l'âge de 16 ans. Euh voilà, je précise. Et parce que j'ai j'ai vu passer tout de suite sur l'écran une pancarte où c'était écrit écoutez vos jeunes mais je pense que l'écoute, elle se retranscrit aussi dans les urnes et que une ouverture de ce genre-là donnerait je pense un résultat au niveau de la proposition politique qui pourrait exister mais aussi au niveau des votes et je pense que ça pourrait se retranscrire. C'està-dire qu'aujourd'hui on a une jeunesse qui se révolte parce qu'elle est pas écoutée mais surtout parce que elle n'a pas le choix. Elle subit en fait une politique de gens

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qui ont été élus mais qui n'ont pas été élus par elle. Vous avez le sentiment que vous n'avez pas, c'est pas un sentiment que vous n'avez pas votre mot à dire pour l'élection du président ou des députés et que ces gens-là font une politique sans cesse en faveur des plus âgés, des plus vieux entre guillemets en tout cas au détriment de la jeunesse. En tout cas, c'est ce qu'on observe depuis depuis un certain temps et depuis toutes ces années quoi. Nine votre regard là-dessus. Oui, mais je pense que c'est important de je pense que c'est important de le souligner. Je l'ai fait en en rappelant effectivement que euh les retraités votent davantage pour le centre, pour la droite et maintenant aussi un peu plus pour l'extrême droite. Et donc forcément, ce sont des décisions

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politiques qui affaiblissent la jeunesse parce que ce sont des décisions politiques qui affaiblissent nos nos acquis sociaux qui font qui affaiblissent les droits, je pense aux APL, je pense à toutes les aides qui existaient pour la jeunesse notamment étudiante. Et donc effectivement ce choc générationnel, il veut aussi dire que la France elle est fracturée en terme de de participation politique. Et c'est terrible que dans ce pays-là, une génération âgée qui n'a effectivement pas le même avenir que cette jeune génération décide économiquement, socialement pour cette génération. Vous savez, on parle souvent, il faut être honnête sur les inégalités qui structurent la société française, les inégalités sociales qui deviennent scolaires, qui sont liées au lieu d'habitation,

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qui sont lié à l'appartenance à des groupes et qui sont liés aussi, moi je viens de la ruralité, au fait de venir parfois de zones enclavées. Il faut aussi dire que toutes ces inégalitésl s'accumulent dans le temps, mais qu'il y a une inégalité fondamentale en France, c'est l'inégalité de patrimoine et c'est ce qui fracture la jeune génération. Moi, je suis minone et j'en fais partie aussi de cette jeune génération. Enfin, je m'inclus avec vous si ça vous dérange pas. Et euh on a justement ce ce sentiment que les les générations plus âgées ont pu constituer un patrimoine, ont pu justement bénéficier d'un économique, elles ont pu prospérer économiquement et que nous euh de 15 ans jusqu'à 35 ans, je me vieillis un peu, on euh justement

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souffre de toutes les décisions économiques qui sont prises et qui ne nous aident pas à structurer un patrimoine et on ne peut pas dans un pays justement qui doit croire en sa jeunesse, qui doit lui donner les moyens à la fois de croire en en son avenir. Et je suis pas d'accord avec vous sur le fait que c'est tout récent maintenant le fait qu'on ne choisisse pas son son avenir notamment scolaire. Je pense que de et c'est ça qui est dommageable, c'est que j'ai été moi une lycéenne en colère quand j'avais 15 ans. Donc il y a il y a 15 ans. J'étais une lycéenne qui justement s'indignait déjà contre les inégalités sociales, les inégalités scolaires. Majoritairement c'était 60 % des gens qui peuvent choisir. Donc il y avait 40 % qui choisissaient pas. Mais c'était

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déjà une révolution. Ça veut dire quoi choisir quand le choix est imposé ? Ça veut dire quoi choisir quand votre CPE vous dit "Ben, j'ai pas d'autres" Non, justement choisir, c'est choisir, c'est qu'on vous a on vous a pas imposé votre orientation. Oui, mais ça mais le mais le choix, il est il est contextualisé politiquement et socialement. Si vous avez votre concert d'orientation qui vous dit "Vous n'avez pas le niveau, vous allez la lancer à paix et ou en brevet technologique, peu importe, vous avez pas vraiment le choix. Vous avez l'impression d'avoir fait un choix mais socialement la société a fait un choix pour vous de vous quand vous avez 80 %, ils passent pas en CAP technologique quand il y a 80 % qui vont au bac." Non mais non mais ce

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que je veux dire c'est qu'il faut pas qu'on qu'on croit qu'il y a eu cette illusion là de les jeunes français jusqu'ici ont pu choisir leur avenir et puis là dans majoritairement ils ont ils l'ont fait. H al moi je pose toujours la question du choix politique mais ce que je veux dire je pour pas pour pas faire un débat entre nous toutes l'émission c'est que ces inégalités scolaires, elles existent depuis longtemps. Moi je je l'ai je l'ai souvent dit euh parce que les parcours comme le mien on est souvent érigé en forme de modèle méritocratique. On est souvent applaudi. Euh moi j'avais fait une vidéo à l'époque où je racontais que je faisais partie des 4 % d'enfants d'ouvriers qui avaient atteint Science Po et donc on nous avait érigé un peu à cette cette

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petite pourcentage de la population qui sont sort scolairement et cetera. Et moi je je suis un peu mal à l'aise avec ce cette façon dont on nous on nous pardon on nous met en exception, on nous érige en exception. Alors que le problème c'est pourquoi ce n'est pas les opportunités ne sont pas égales et on n'est pas dans une forme d'égalité de champ. Donc c'est pour juste pour dire que ce n'est pas un débat nouveau. C'est pas maintenant que la que les la jeunesse française ne peut plus choisir son avenir. C'est structurel, ça date depuis longtemps. Je pense que parcours sub ça aggrave évidemment ces questionsl parce que ça repose la question du lycée. On sait très bien que vous pouvez être discriminé aujourd'hui en fonction du lycée dans lequel vous faites vos

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études pour le bac notamment. Ça pose la question évidemment de de du racisme quand on a un nom à consonnance étrangère et cetera. Ce sont des en fait ce sont des inégalités qui existent depuis longtemps. C'est une continuité, je trouve dans la révolte. Ça fait peut-être des décennies aujourd'hui en France qu'on dénonce la même chose. Moi, je me pose la question en vous écoutant quand même de où se situe l'antagonisme et l'adversaire parce que pour définir un mouvement social, on peut le définir par ses revendications et et on les et on les entend et on les et on les comprend. Et on peut le définir aussi négativement par la désignation de l'adversaire. On parlait tout à l'heure de M68. Euh l'adversaire sous M68 était très clair. C'était euh le gaolisme. Euh

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c'était aussi toute une génération pour lesquell enfin contre laquelle les GF étaient précisément formulé. Une génération qui avait reconstruit la France après la guerre mais qui avait oublié la liberté, qui était trop dans l'ordre, qui était trop dans l'austérité et cetera. Moi la question que je me pose Pierre Audanvallon, à votre avis vous qui disiez que la lutte des générations pour vous est le concept opératoire qui nous permet de comprendre qui se joue là quand même qui est l'adversaire politique ou sociétal de de ces mobilisations ? Est-ce que est-ce que presque c'est la génération de mai 68 qui se retrouve mis sur le banc des accusés en un instant ? Bah c'est de fait ça. C'est les boomers dans les fêtes. Les boomers ce sont eux qui ont

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les très bonnes retraites aujourd'hui. Ce sont eux qui ont acheté les appartements bon marché. ce sont eux effectivement qui sont maintenant la classe sociale privilégiée. Ça c'est indiscutable du point de vue des chiffres, même si à l'intérieur de ces boomers évidemment il y a toujours des grandes des grandes différences. Et quand on parle de justice sociale, bah il faut partir de ce fait et ce fait veut dire des choses très concrètes. Quel quelles vont être quelle va être la fiscalité des transmissions de patrimoine ? Hein ? Les les notaires parlent de la grande transmission justement entre ces boomers et le reste de la société. Quelle va être la fiscalité ? Quel va être la les discussions sur la retraite ? Ceux qui participent aux discussions

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sur la retraite aujourd'hui, c'est uniquement ceux qui en bénéficient, c'est pas ceux qui les payent. Donc il y a quand même un petit problème démocratique. Donc je crois que ce que nous vivons aujourd'hui nous pose deux questions. Celle-là de clairement identifier quelles sont les formes de redistribution qu'il va falloir faire. H comment euh bah transférer de la richesse vers une génération qui ne l'a pas. Ça c'est très clair. Donc ça c'est le premier point. Le deuxième point c'est un problème de méthode. Comment va s'y prendre ? On employait le mot, il y a le mur qui est devant. Oui, mais on voit que le mur, il ne suffit pas de l'invoquer pour pouvoir l'abattre. Le mur du climat, tout le monde le voit. Tout le monde l' en a pris conscience et pourtant rien ne

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se passe. Rien n'était décidé depuis cet été de fondamental, de sérieux qui coûte sur le climat. Pourquoi ? Parce que il y a toujours un écart entre une compréhension théorique h et puis une application pratique. La théorie, c'est de dire "Oui, c'est catastrophique." Et la pratique, c'est bah oui, je continue à utiliser ma voiture, j'ai bien le droit à faire des petits voyages et cetera. Donc il faut qu'on arrive à comprendre pourquoi même si on a identifié les problèmes, on narrive pratiquement pas à faire bouger les choses. Et je crois que un des leviers, c'est justement le levier de la discussion, de la confrontation entre générations. Peut-être qu'on

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abordera différemment la question des retraites si votre génération, elle dit "Ben voilà, moi je suis pas d'accord pour avoir bientôt à payer tout ça." Et donc que vous soyez des partenaires dans ces discussions qui vont considérablement définir votre avenir. Blanche moi je je fais attention quand même à cette idée de guerre des générations parce que ça présuppose qu'il y aurait une jeune génération qui serait totalement homogène et puis la génération en face vous que des jeunes pauvres et que des vies il y a quand même des fractures immenses qui traversent cette jeunesse là. Nous à l'institut montagne, on a fait plusieurs grosses études, grosses enquêtes sur la jeunesse et vous voyez à quel point cette jeunesse là aussi elle elle est diverse, elle est plurielle et je trouve

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que il y a deux dangers aujourd'hui, deux écueils. Le premier c'est effectivement l'affrontement, les jeunes d'un côté, les vieux de l'autre. En plus, quand on regarde un peu les enquêtes d'opinion, les préoccupations, elles sont relativement les mêmes. La préoccupation sur l'enjeu climatique, elle est assez partagée entre les générations. La préoccupation sur le pouvoir d'achat, elle est là aussi assez euh unanime. Donc ça c'est le premier écoutation est partagé mais le les conséquences sont pas les Oui, bien sûr, ça c'est sûr. Mais mais je veux dire, il y a pas une opposition viscérale, une acrimonie d'une génération envers une autre sur ces sujets-là. Et le deuxième écueil qu'on commence à voir un petit peu, c'est de vouloir antagoniser cette

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génération entre elles, entre deux blocs. Moi, j'ai été très frappé de voir d'abord la génération Léon contre la génération Mélenchon qui voudrait dire, c'était vous savez entre la venue du pape, le pape Léon XIV et les meetings de Jean-Luc Mélenchon comme s'il y avait ces deux jeunesses qu'on voulait à tout prix antagoniser pour les réduire à deux ensembles. D'un côté, les bons qui vont au Stade de France écouter le pape et de l'autre les mauvais casseurs dans les lycées. Et ça ça été un narratif qui s'est imposé au tout début du mouvement. et maintenant on ess de mettre en scene un peu. Moi j'ai beaucoup suivi les deux phénomènes de ces derniers jours. Louise d'un côté de l'autre peut-être suivi. Alors Louis c'est je pas suivi

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c'est une lycéenne de l'uni. Voilà donc plutôt à droite elle très à droite parce qu'elle était sur les listes du rassemblement national voilà plutôt en soutien lycéen du 9e arrondissement plutôt en soutien à Mélancon et je trouve qu'il faut faire très attention à pas antagoniser mais mais pas non plus à essentialiser c depuis le début on se demande comment est-ce qu'on la qualifie est-ce que c'est la jeunesse Covid la jeunesse de la dette ben elle est elle est tout ça en fait cette jeunesse là et peut-être que pour certains c'est le Covid qui va avoir été un traumatisme pour leur santé mentale. Pour d'autres, c'est la dette parce qu'ils vont être confrontés à des situations de précarité économique immenses. Pour d'autres, ça va être le climat et on a vu d'ailleurs les

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marches pour le climat, on en a peu parler parce que c'était au moment de on y revient de la visite du papléon 14 mais donc on voit qu'elle elle est très plurielle et donc il faut faire attention à la fois à pas trop l'essentialiser et à accepter qu'elle est traversée par ces fractures là aussi et surtout pas à l'antagoniser en voulant mettre d'un côté une jeunesse et de l'autre qui qui s'affronterait. Mais c'est pareil, pardon, je peux juste rajouter une phrase sur le C'est pareil pour les retraités en fait. Moi, on avait eu un débat il y a pas longtemps sur faut-il désindexer la retraite sur l'infra mais c'est pareil du côté des des retraités. En fait, c'est pas c'est pas une classe d'âge non plus qui est uniforme. Il y a des retraités qui sont

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plutôt pauvres qui sont d'ailleurs peut-être les parents ou les grands-parents de des jeunes des quartiers populaires qui manifestent en ce moment. Donc moi, je trouve, je suis d'accord avec vous sur l'antagonisme générationnel, il est pas vrai l'antagonisme qui qui structure la société française, c'est encore une fois le les inégalités sociales. En fait, il y a des pauvres, il a des riches, il a des gens qui qui bénéficient effectivement des des inégalités sociales et d'autres qui qui en souffrent. Et après, peut-être que les deux peuvent être vrais dans un même dans un même mouvement. Mais on on va en juste votre regard là-dessus. C'est c'est Duba sur euh Blanche euh disait cette cet antagonisme qui a été un narratif créé au tout début euh du mouvement

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des lycéens entre la génération Léon d'un côté et génération euh quoi qu'on pourrait une génération casseur de l'autre en gros. Oui. H mais euh ce qui vient d'être évoqué, le cas de Louise, cette représentante de l'Uni par exemple, je pense que ça résume assez mieux la situation. En fait, on n'est pas dans un dans un affrontement intergénérationnel. Je pense que euh le premier adversaire, s'il y en a un, des mobilisations lycéennes qui sont en cours actuellement, c'est euh et le camp de la réaction et le coin conservateur en fait qui euh voit déjà d'un mauvais œil euh des jeunes et des lycéens qui se mobilisent pour tenter d'accueillir d'acquérir de nouveaux droits et qui encore plus voi cela d'un mauvais œil quand c'est une jeunesse issue

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des banlieux et des quartiers populaires qui commencent à émerger pour demander de nouveaux droits et d'être dans les mêmes conditions que que tout le monde sur l'ensemble du territoire. Donc il faut pas installer d'antagonisme intergénérationnel. J'ai vu des images, j'étais sur place à Basti à République où en fait il y a des gens de tous les âges parce que ces gens-là aussi qui qui appartiennent qu'on qu'on désigne comme étant des seigneors, ils ont des enfants, ils ont des petits c'est pas un gros mot un seigneor. L'or elle dit vieux d'ailleurs, ils ont des ils ont des enfants, ils ont des petits des petits enfants. Donc ils ressentent aussi à travers eux ce qui est vécu au quotidien par ces lycéens et ses lycéennes. Je Pourquet, merci.

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Alors oui, mais pour revenir sur ce que disait Pierre Rosenvallon quand on bien évidemment il y a des il y a des différences de de revenus selon les au sein d'une même tranche d'âge mais aujourd'hui par exemple 75 % des retraités sont propriétaires. Sont pas forcément propriétaires d'un immense appartement mais donc en terme de patrimoine on parlait de la la grande transmission, il y a quand même ce sujet-là et puis il y a le poids croissant du du de notre système de retraite. Vous disiez tout à l'heure, nous quand on faisait les sondages au moment de la la présidentielle, au hasard la seule catégorie qui était favorable au recul de l'âge de départ à la retraite, c'était ceux qui étaient déjà à la retraite. On donc faut que tous les autres travaillent

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pour nous payer la retraite. Donc on voit bien quand même qu'il y a des intérêts divergents euh même si au sein d'une même tranche d'âge, on va avoir on va avoir des niveaux de richesse ou de patrimoine qui qui vont varier. Il faut pas confondre divergence d'intérêt et antagonisme vécu et cetera. C'est pas la même chose. Et quand on parle de la grande transransmission, je précis juste c'est 9000 milliards d'euros qui seraient transmis d'ici à 2050 hein. En gros, c'est le patrimoine génération de BB boom ou qui a bénéficié donc on est 10 75 % de propriétaires avec des prix de l'immobilier qui ont beaucoup augmenté avec un modèle de redistribution qui a permis à ses ses familles d'épargner. Et donc on est là, on se disait mais pour revenir sur ce

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que disait Blanche les Ridons, on voit aussi au niveau micro comment euh on a des aides qui se fassent qui se font d'une génération à l'autre au sein des cellules familiales. He beaucoup de trentenair pour avoir la possibilité de accéder au logement bah vont avoir le coup de pouce souvent des grands-parents ou des parents. Alors dans les familles où on peut. Mais donc on voit et c'est pareil, on avait déjà raconté cette histoire au moment du Covid, on disait "Mais regardez, il y a un élé" et alors c'est vrai que les seigneurs étaient inquiets en disant "Mais regardez, les jeunes font la fête, ils vont, ça va être un cluster." Puis après il se dit "Mais j'aimerais pas avoir 18 ans en ce moment, je pense à ma petite fille qui est toute

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seule dans son appartement et cetera." Et les jeunes disaient aussi, on est bouclé à double tour parce que il faut pas que les seigneurs et puis après les jeunes se disaient mais je pense à ma grand-mère et j'aimerais pas qu'elle l'attrape. Et donc on voit aussi que au sein des familles, il y a ce ce c espèce de de modulation du conflit de génération qui peut exister. C'est heureux. D'ailleurs, on a bien vu là dans les enquêtes d'opinion du weekend, le soutien aux mobilisation, il est il reste majoritaire, y compris chez les 40 57 ans, je sais plus quel est le bonne. Alors, il est il redescend un petit peu au-delà de 60 ans, mais la génération des parents en quelque sorte, elle est majoritairement en soutien mobilisation. Évidemment, chez les moins de 25 ans, elle est

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très forte mais elle ne dégraisse pas tant que ça à mesure qu'on avance en âge qui montre bien et d'ailleurs, c'est intéressant sur la dernière grosse mobilisation lycéenne, c'était en 2023 au mois de mars où les lycées s'étaient étaient venus en en support à la réforme des retraites et pour eux c'était quand même très très lointain les retraites. Donc il y avait aussi cette cette espèce de de solidarité intergénérationnelle. Alors bien sûr, ça les concernait mais à un horizon qui était évidemment pas l'horizon d'aujourd'hui où c'est le plafond qui vous tombe dessus. Et donc il y a il y a un peu un donant donnant où en 2023 cette jeunesse là, elle s'est aussi mobilisée pour les retraites et aujourd'hui la génération des parents, bah elle

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comprend que ce qui arrive aujourd'hui est plus du tout tolérable pour cette génération là. Alors ben écoutez, on parle de mes 68, on parle de la révolte lycéenne, on peut croire que l'imagination sera au pouvoir et à propos des transmissions de patrimoine, je voudrais dire au nom de ma génération qu'il y a beaucoup de de personnes de mon âge qui ont leur bien, leur argent confisqués pour pouvoir payer la possibilité à leurs propres parents qui deviennent de plus en plus vieux d'être justement dans des lieux où ils peuvent continuer leur existence jusqu'à très tard parce que la démographie c'est aussi vieillir vieux et vieillir bien payer les ce qui

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les empêche parce que c'est un problème dont vous avez parlé indirectement ce qui empêche les gens de ma génération de transmettre leur patrimoine aux plus jeunes ou à leurs petits-enfants. Donc il y a un blocage de patrimoine là-dessus. Donc moi, je rêve d'une d'un grenel parce que je pense qu'il y a dans ma génération des gens qui d'ailleurs tous les jours aident leurs propres enfants, leurs propres petits-enfants tout le temps, ce qui leur paraît absolument évident, mais on pourrait imaginer un grenel des retraites avec plusieurs générations où ce terme parce que la manif c'est

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la solidarité, c'est être ensemble. Ça donne de la force d'être ensemble et ça donne de la force de croire en la solidarité. Est-ce qu'on pourrait pas imaginer qu'à partir de cette solidarité impulsé par les lycéens dans notre corps social un peu tristouné en ce moment ? Des propositions euh tout à fait nouvell émergent. Je crois que Pierre Rosvallon, c'est pour prolonger ce que dit l'or, euh vous parlez de peut-être d'un parlement des générations. Ce serait quoi un parlement des générations ? D'abord, on est d'abord dans une situation où notre discussion le montre bien où il faut mettre les choses à plat sur la table et parler et parler, voir d'abord quelle est vrai vraiment la situation, qui sont ceux même s'il y a des différences et des inégalités à

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l'intérieur de chaque groupe de génération, ça c'est évident. Mais quelle est la situation des inégalités ? social et générationnel. Faisons une économie comparée de ces deux phénomènes-là et discutons à partir de là. Discutons parce qu'à ce moment-là, il faut donner des droits de regard, il faut donner des droits d'intervention aux différentes générations. Notre génération alors et à moi, nous avons la possibilité, nous avons eu la possibilité de nous exprimer et quand il y a 20 quand nous avions 20 ans, nous pouvions nous exprimer. Bien ceux qui ont 20 ans aujourd'hui ne s'expriment pas assez dans le débat public. Ils n'ont pas assez de place et c'est cela qu'il faut je pense euh euh mettre en ordre. C'est pour ça que je vous pouviez davantage vous exprimer euh

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à 20 ans en 68 qu'en 2026. Ah ben je trouve ça n'a rien. Débat public ça n'a rien à voir dans le débat public. Moi personnellement en sortant d'HC j'avais milité avec des syndicalistes sur le plateau de Saclet. Euh la CFDT a proposé de m'engager comme conseiller économique juste après et euh notre génération en tout cas on lui a confié des responsabilité très tôt à 19 ans. Elle a eu accès très tôt à à dire à dire son mot à à pouvoir parler. Vous avez dit vous sortez d' enfin je pense que c'est très important enfin oui pour le dialogue générationnel oui pour la conversation mais là je pense que le temps premier c'est laissons au lycéen en lycéenne le droit de se révolter laissons le le fait de prendre de la place et d'abord de parler enfin je veux pas

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parler en nom vous êtes en plus en face de moi mais laissons la possibilité de de faire révolte sociale de de prendre parce qu'en fait il s'agit de leur avenir le bac là on parle d'une échéance qui est dans 6 7 mois donc je pense qu' aussi que évidemment que le dialogue générationnel est important évidemment qu'il va falloir se mettre sur la table à un moment donné pour parler des retraits du patrimoine mais peut-être que là Le temps c'est eux la priorité. Faites ce que vous avez à faire dans la rue. Faites ce que vous avez à faire c'est eu la priorité avec un débouché derrière mais le débouché mais le débouché il est pas tellement dans excusez-moi mais il est pas tellement dans le dialogue générationnel. Le débouché c'est les moyens pour les écoles dès

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effectivement ne pas passer le bac en le problème c'est pas ce qui va se passer dans les 6 mois. que ce mouvement c'est que ce mouvement il donne le il donne le sens d'un travail de long terme. Oui, mais c'est pour moi en tout cas c'est vous la priorité, c'est faites ce que vous avez enfin sans sans vouloir avoir en J'entends mais du coup je vais demander à Douba. Non, mais évidemment pour revenir sur ce que disait euh ce que disait Pierre, je pense que ce qui vient de se passer aussi avec ce moment-là, c'est que je dirais que les médias mainstream traditionnels et ce qu'on a toujours considéré comme le débat public, c'est on utilise le terme qu'on veut, soit dupliquer, soit dédoublé ou soit été zappé par la jeunesse qui se dirige vers les réseaux sociaux. C'est

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là-bas où on s'exprime maintenant. et vous y allez et vous allez voir sur TikTok, sur Twitter, sur Instagram. En fait, les jeunes communiquent, il y a des messages qui passent, il y a des boucles qui se créent, il y a des informations et en fait, je pense plutôt je pense pas que il y a eu un abandon du débat public habituel, mais plutôt qu'il y a eu un basculement vers un autre débat public qui est totalement totalement inventé et investi par la jeunesse elle-même. Vous et pardon et vous avez, j'arrive à tomber mais vous avez le sentiment que euh c'est nos générations à nous. Alors, on n pas tous la même génération euh mais par rapport à vous, on n'est pas nous sommes pas des enfants de TikTok et de Snapchat euh que c'est nous qui découvrons à la faveur et à la lumière de

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ce mouvement votre manière de débattre, ce que vous faites vous loin de nos réalités à nous. Bah évidemment, je pense que c'est la surprise qui est créée à certains moments quand quand le quand la mobilisation a éclaté en fait parce que je pense que un très grand nombre s'est dit comment se fait-il qu'il soit si organisé, si politisé, si politisé, qu'on ne puisse pas mettre de limites temporaire, qu'on puisse pas fixer une fin à ce mouvement-là et qu'en fait les choses plus elles avancent, plus elles continuent à avancer, plus les revendications sont sur la table sans qu'on se soit rendu compte de quoi que ce soit. H mais je pense que c'est justement parce que le débat se passe ailleurs et que il y a une génération tout entière et plusieurs générations

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qui ont détourné le regard de la jeunesse. Mais ça veut dire que vous nous on a collectivement été surpris par l'éclosion de ce mouvement. Alors peut-être pas Nine, je sais pas parce qu' elle vous su beaucoup génération TikTok. Moi mais mais vous n'avez pas été surpris par l'exclusion de ce mouvement ? Franchement euh dès le moment où ça éclate à Créteille et que en fait il commence à avoir une prise de conscience mais ça se fait très rapidement. C'est c'est dans les regards, c'est dans les petites discussions, c'est dans les petits messages. On sait que ça va partir et après on s'organise. Ben moi ça m'a fait un peu penser aux mobilisation après le meurtre l'homicide de Naël en 2023. Moi j'ai vu alors c'est pas même si la revendication contre les violences policières

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ça fait partie évidemment du mouvement suite à toutes les violences qu'on a vu, que ce soit les les mains arrachées, les les personnalités et cetera. Enfin, vous avez tous vu ces images terribles de cette semaine, mais on moi je sentais en tout cas quand j'ai vu les premières images qu'effectivement c'est une jeunesse qui s'empare des réseaux sociaux pour s'organiser, pour se filmer elle-même, pour se raconter elle-même aussi, qui n'a pas forcément besoin des médias traditionnels que ce soit télé ou presse écrite. C'est une génération qui, comme on l'a fait juste un petit peu avant vous, mais qui se sont emparé de ces outils pour se raconter elle-même. Enfin, moi je pense qu'effectivement c'est c'est là que les réseaux sociaux basculent les mobilis enfin

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changent le fonctionnement des mobilisations sociales. immédiat, c'est instantané, ça peut très vite mais je m'arrête làdessus, c'est que ça peut aussi coup réduire le temps de mobilisation. Par exemple, manifestation suite à l'homicide de Naël par un policier, elles ont été plus courtes que celle de 2005 suite à la mort de Zadbuna. Donc oui, effectivement, moi je pense que c'est une génération qui s'empare elle-même de des elle aussi pas peut-être à la même époque de l'année. Euh c'est possible pour ça. Votre regard là-dessus euh Jérôme Fourquet et je me demandais est-ce que vous avez le sentiment aussi parfois euh que nous sommes un peu dépassés nous les vieux les nouveaux mais je disais tout à l'heure l'âge moyen d'un téléspectateur du d'une d'une chaîne de télé

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euh c'est comme s'il y avait des des mondes parallèles. Euh alors il y a votre génération mais il y a déjà des générations intermédiaires. le mouvement des gilets jaunes, c'est aussi vers les réseaux sociaux et le et le pouvoir politique euh regarde les médias les médias traditionnels et il y a pas les capteurs pour voir cela. Alors ça ça surgit de manière totalement spontanée. Si on reprend la la question des des émeutes de banlieu au moment de en 2005 Zboas ça met plusieurs jours à sortir d'abord de la des villes où se sont produits le drame puis après ça ça diffuse en en scène Saint-en puis après en France entière. Là pour Naël alors en plus il y avait les images qui étaient tout à fait choquantes mais c'est en 24 heur c'est le premier soir ça flambe partout

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en France. Donc on voit la viralité de ces ces réseaux sociaux et puis on peut ajouter aussi peut-être parce qu'on on a parlé des médias qui étaient peut-être traditionnels qui qui manquaient peut-être de capteur, on est aussi dans un moment politique très particulier où on a le sentiment qu'il y a plus vraiment de pilote dans l'avion. C'estàd que on a vu le temps de réaction du ministre du ministre qui était pas connu premier ministre président qui s'est toujours pas exprimé sur la la situation. On a vu comment ensuite on vous envoie des messages et on rétopédale dans la moi la chose qui m'a le plus marqué c'est en pleine mobilisation il y a quelque chose qui tombe un matin qui dit maintenant pour les non boursiers qui vont aller en BTS ou en classe

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prépa, ça va être 200 € bon euh vous demandez des conseils politiqu communication politique on se dit quand même au moment de mobilisation c'est quand même fort et le ministre va le soir même au 20h qui n'était peut-être pas regardé par les jeunes mais par les grands-parents des jeunes qui étaient mobilisés pour dire on retire cette mesure mais Là là il y a une impression de flottement au plus haut sommet de l'État qui est donné par tout ce qui se passe depuis quelques semaines maintenant. Ouais le le momentum il est très très ambivalent parce que d'un côté le côté pas de pilote dans l'avion. Ben oui d'un côté effectivement on est en fin de mandat il y a plus d'argent donc on a le sentiment qu'il peut pas y avoir de déboucher et il y a pas de majorité et en

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même temps je peux aussi reprendre le propre argument que je viens de vous développer. On est à 6 mois d'une élection présidentielle, donc c'est peut-être l'opportunité enfin pour que les différents candidates et candidats se positionnent sur ces sujets-là sur lesquels ils ont été quand même assez peu discer jusqu'à maintenant. Alors on a évoqué Jean-Luc Mélenchon le droit de vote à 16 ans, la suppression de parcours sup euh et on voit que Gabriel Atal s'invite dans ce débat depuis quelques voilà s'invite mais depuis c'est récent de l'éducation qui a été ministre de l'éducation qui a été premier ministre donc qui a aussi fait partie un petit peu de de la situation à laquelle on on aboutit aujourd'hui. Donc c'est vrai qu'il est très ambivalent ce momentum là. il

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faut attention à ne pas le le laisser passer et à est-ce qu'il y a un vrai moment de de proposition et qui soient des propositions fermes réalistes crédible et qui soit pas uniquement ce qui a un enjeu majeur aussi enfin ou pas de la part du mouvement non de la part des candidats d'entendre les revendications qui sont faites et de faire des propositions très concrètes qui permettent aussi à cette jeunesse, celle qui pourra voter en tout cas de départager les offres politiques de ce point de vue là moi justement à propos de ce décalage et à propos du moment qu'on trava traverse. Qu'est-ce que les politiques doivent entendre de cette mobilisation ? Ces revendications évidemment, mais je crois qu'une qu'un mouvement social, on parlait tout à l'heure de M68, c'est aussi une

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forme de philosophie générale qu'une génération vient apporter. En l'occurrence avec le recul, on peut dire qu'il y avait entre guillemets une pensée 68 demander plus de liberté, demander une forme de grand bol d'air de de de libération des mœurs et cetera. Alors moi, je me suis demandé en préparant cette émission mais quelle serait la peut-être la philosophie globale par-delà les revendications précises ? de ce mouvement, j'ai une hypothèse, vous la partagez près de pas mais j'ai l'impression que c'est une génération qui dit en gros on veut pas avoir le même rapport à la performance et à la valeur de travail. Alors, j'ai lu les revendications sur cette notion de pénibilité scolaire. Euh, les horaires à de 10h à 18h qui sont qui sont remis en cause

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et le fait qu'en plus souvent on rentre beaucoup plus tard à 19h. 8h 8h, pas 10h. Euh 10h, j'ai dit 8h 18h pardon. Pardon. Exactement. C'est encore pire. Donc ça, euh la question de parcours sup, elle pose la question de la performance, de cette valorisation comme ça, de la performance. Et je me suis dit, est-ce que cette génération là, elle est pas en train de dire aux générations précédentes, on veut travailler différemment et sans que le travail soit une pression de la performance. Et alors si c'est le cas, imaginons que mon hypothèse soit vraie. Ça pose à mon avis un gros problème. C'est que quand on regarde aujourd'hui la classe politique, excepter LFI, excepé Sandrine Rousseau, excepter deux trois personnes, la plupart des politiques sont dans le discours de la valeur

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travail, de l'apologie, de la performance et donc il y aura un décalage qui qui se poserait. Mais est-ce que mon hypothèse vous paraît pertinent ? Douba, je pense que il y a une grande partie de ce qui vient d'être dit qui est qui est vrai, mais que la question du temps, elle est au cœur de la mobilisation aussi. C'est-à-dire que et ça c'est beaucoup plus personnel, mais il y a eu la disparition de quelque chose de fondamental dans toute ma génération, c'est le droit à l'ennui. C'est-à-dire que de temps à autre, je me balade parmi des camarades, je demande "C'est quand la dernière fois que tu t'es ennuyé ?" Et ben jamais. Mais parce que on sort de chez soi à 8h que si on est dans une ville mal desservée, bah il y a pas de transport pour nous amener au seul lycée de

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notre ville, que on rentre à 18h, que si on ose avoir envie de faire un petit peu de sport ou une autre activité en dehors de l'école, on doit ressortir à 20h, qu'on rentre à 23 et que c'est rebelotte, rebelote, rebelotte. Et finalement, il y a aucun moment pour se poser, discuter et en fait il y a plusieurs choses qui disparaissent. le lien entre les individus disparaît. Alors, on a de la chance d'avoir les réseaux sociaux qui nous permettent de pouvoir continuer à communiquer sans nous voir, mais il y a véritablement un temps de vie qui a été zappé au fur et à mesure du temps. Et moi, je suis pas du tout convaincu que la vie ce soit que produire. C'est passionnant parce que je vais vous faire réagir après mais vous dites on n jamais le temps de s'ennuyer.

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Ce qui rentre totalement en contradiction avec un discours parfois qu'on entend d'une génération qui serait oisive, qui ne voudrait plus travailler, plus rien faire. Vous l'entendez ça aussi ? Je l'entends et je trouve que c'est ridicule et surtout que ces gens-là ne regardent pas vraiment ce qui se passe réellement parce que passer une journée dans la vie d'un lycéen actif comme le sont la majorité voir tous les lycéens et vous verrez que c'est pas du tout ça se résume pas à rien faire. Pierre te regarde làdessus. Je trouve ça hyper intéressant le rapport le rapport au temps qui est développé qui fait quoi la question de Nathan sur une génération qui aurait un nouveau rapport à la performance au travail peut-être à la valeur travail disait Nathan. Comment est-ce que

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vous regardez ça ? Bah certainement qu'il y a une attente aujourd'hui de ne plus perdre sa vie à la gagner pour employer une expression ancienne mais en même temps la vie est plus difficile économiquement qu'elle l'était auparavant. Ça c'est ça c'est sûr, mais il faudrait effectivement que la que la jeunesse puisse avoir les moyens de se de se projeter. C'est ça sa difficulté aujourd'hui. Elle est toutes ces journées sont pleines. On a l'impression que son son univers est fort mais fermé mais à on lui permet pas assez de se projeter. Or vivre ça n'est pas simplement survivre au jour le jour. Elle est dans une dans une tyrannie du présent pour reprendre

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votre livre. Voilà. aussi pouvoir se pouvoir se projeter et il faudrait que on organise pour les jeunes que les jeunes soient les artisans d'une nouvelle projection dans l'avenir, d'une nouvelle planification, que ce soit eux qui nous disent au fond qu'est-ce qu'on a à construire maintenant, c'est eux qui doivent le faire et pour cela, il faut de nouvelles institutions parce que toutes les institutions existantes, elles sont entre les mains de des personnes qui sont des générations plus âgées. Donc c'est pour ça que moi je parlais d'un parlement des générations pour faire que si on réinventait par exemple le commissariat au plan qui ne jou qui ne joue plus vraiment de

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rôle puisque il a pratiquement été dissous et bien ce soit un parlement de l'avenir organisé par les jeunes générations. Ça ce ce serait fort. Et une des conclusions du mouvement, c'est pas simplement de régler tous les problèmes pratiques qu' qu'il sont posés. C'est aussi de donner un nouveau statut à la jeunesse, un nouvel horizon, lui donner la possibilité de de construire et de dire "Nous sommes l'avenir, nous et pas simplement euh des personnes à qui on va concéder un certain nombre de choses." Ça veut dire qu'il faut qu'il y ait tout un monde de la décision qui change de camp. Et [grognement] si la décision ne change pas de camp, et bien la jeunesse, non seulement

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elle va se trouver entravé, mais au fond, elle n'aura plus d'existence forte. Hm. Euh quand on est jeune, ce qu'on veut c'est vivre fort. Et bien aujourd'hui, la jeunesse est empêchée de vivre fort parce que ça n'est pas elle qui au poste de commande. Il faut passer les manettes euh avec des nouvelles institutions parce que les institutions classiques pour une grande part des parties et cetera, c'est eux qui ont les manettes. [raclement de gorge] Et donc s'il y a pas de nouvelles institutions, il y a pas de changement des manettes. Vos regards là-dessus les uns les autres à la fois il faut que la décision change de camp, disait Pier Valenton. Et puis je reste quand même là-dessus, c'est intéressant euh ce droit à l'ennui ou ce droit à ne pas être tu as pas dit

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droit à l'apparisse. Et ce droit à ne pas être dans ne pas être dans le culte de la performance 24/ 24 ou à l'inachèvement. Ou à Exactement. Non, le sur le la décision doit changer de camp. La décision doit aussi changer de méthode. Là, on est en plein début d'examen budgétaire. C'est quand même dingue qu'on soit aujourd'hui encore sur un principe d'annualité budgétaire. C'est-à-dire que on doit revoter année après année. Enfin, nous à Montgreide depuis longtemps pour la pluriannualité. que ce soit euh en santé euh mais aussi dans l'éducation. C'est-à-dire que se dire qu'on qu'on a une vue aussi courte que 12 mois étant donné l'ampleur des sujets qu'on doit traiter euh et c'est le cas bah l'éducation en plus on voit avec les défis démographiques qui

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arrivent les millions d'élèves en moins d'ici à 2035 donc tout ça doit quand même se gérer dans une perspective de beaucoup plus long terme. Mais là on voit à quel point on est encore enré dans cette logique là et après bien sûr sur le droit à l'ennui. Enfin, moi qui écrit, je pense qu'on est on est tous enfin le le l'inventivité, la créativité, la joie, elle née aussi de ces interstices dans la vie productive où les idées nous viennent, où l'intuition nous gagne et ça évidemment et ce serait un drame et d'ailleurs on n pas aussi beaucoup parlé d'IA, mais je trouve que c'est aussi un des drames de l'IA, c'est de cette cette capacité à tout faciliter, à tout mettre d'emblé sur un plateau et et à peut-être nous priver de de cet effort, mais qui

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est pas que de l'effort, qui est aussi de la mise en cher de nos cerveaux et de nos imaginations et ça c'est formidable et effectivement j'espère que ces générations là pourront y goûter. Comment vous regardez ça Jérôme Fourquet ? Dans un moment où on nous dit il va falloir travailler plus euh plus longtemps. Euh on n' pas le loisir de faire tout ça et on entend d'un autre côté ben en fait on n en peut plus déjà à l'âge de 16 ans. Oui. Alors peut-être plus plusieurs choses sur le le droit à l'ennui. Il y a quand même dans la journée d'un d'un lycéen ou d'un jeune, il y a le le temps passé sur écran qui est quand même très très important quand vous regardez les statistiques sur les smartphones ou autres. Euh et donc ça ça passe ça mange de la bande passante. Ça c'est le

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premier point. Deuxième point, on peut se dire bon ben peut avoir une génération qui veut plus forcément être au taqué et cetera, mais qu'est-ce qui se passe dans le reste de la planète ? Bah, il se trouve que les autres jeunesse, elle aussi en ce moment, on regarde ce qui se passe en Inde, on a vu ce qui s'est passé dans d'autres pays, il y a aussi une contestation qui est en train de de monter. Donc ça ça peut être intéressant, on appelle la Gen Z. Voilà. Voilà. et et toujours sur les réseaux sociaux, hein. Donc c'est le et et puis euh moi, il y a un autre sujet, c'est quand même c'est le mouvement est pas encore terminé, mais qu'est-ce de quoi on se souviendra dans quelques mois ? Parce que moi, j'ai en tête euh ce qui s'est passé au moment du Covid où on en a fait

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des tonnes sur les travailleurs essentiels, les éboueurs, les caissières, les routiers et cetera. Tout le monde était sur un piédestal et on les a complètement oublié dès que le Covid est passé. Et votre génération qui est aujourd'hui euh en en mouvement, vous êtes la dernière génération, j'allais dire, de classe pleine. Vous en gros, ils sont nés en 2010. 2010, c'est à partir de 2010 que la natalité diminue. On est aujourd'hui à - 25 % de naissance par rapport à 2010. Donc la jeunesse de demain, elle sera encore plus minoritaire que elle ne que que la vôtre. Vous vous êtes la dernière en gros avec des gros bataillons qui peuvent faire quand même pas mal de bruit, même si vous avez vous donné de la voix. Et donc c'est comment cette jeunesse-là se fait entendre

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quand elle sera de plus en plus minoritaire numériquement et comment il y a une trace qui sera laissée où est-ce que ce sera un un un mouvement social comme on sait les les comptés en France et puis on dit bon bah maintenant on passe aux choses et puis on a un budget à voter demain il fera jour et puis et cetera sur la question de la trace que vous voulez laisser j'allais dire dans les livres d'histoire peut-être pas aller jusque là mais en tout cas de la trace que vous voulez laisser euh avec la crainte disait Jérôme Fourquet qu'on ne soit pas là à vous applaudir à 20h au balcon comme c'était le cas pour les travailleurs essentiels pendant le Covid et que un an après, on n plus rien à faire en gros. Euh et véritablement, je pense

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qu'il y a une volonté que ça ne se répète pas, mais surtout de pouvoir vivre dans la sérénité. C'est-à-dire que sur la natalité en fait, on nous demande pas de faire des enfants pour vivre avec on demande de faire des enfants pour réarmer démographiquement la France. On demande pas de travailler pour être épou au travail, on demande de travailler pour pouvoir payer la dette. Je pense qu'il y a une véritable envie fondamentalement de pouvoir vivre dans la sérénité avec euh pour cadre de vie fondamental euh la joie, le bonheur et et ce qui représente la vie. Et l'objectif c'est que ben après notre génération parce que moi qui suis un terminal par exemple les droits qu'on va pouvoir acquérir peut-être on je vais pas je vais pas en jouir c'est la génération

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d'après. C'est que ça ne se répète plus et que si ça amen à se répéter et ben la génération qui devra supir puisse regarder derrière elle et voir ce qui a été fait et se soulève encore une fois. Mais est-ce que le mouvement peut s'arrêter s'il y a pas par exemple la suspension de parcours supli d'euros qui est demandé par les organisations ? Est-ce que le mouvement peut s'arrêter s'il n'y a pas des choses très concrètes qui vous sont qui vous sont données ? Il y a une détermination qui jusqu'ici est menée et au vu de toutes les annonces du gouvernement comme les 4 milliards de l'autre jour, la mobilisation continuera jusqu'à ce que il y ait une réponse acceptable parce qu'on a trop entendu euh euh de gouvernants brassés dans le vent sans réel impact derrière. Donc

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ça continuera jusqu'à ces 10 milliards, jusqu'à ce qu'on soit dans des conditions acceptables, jusqu'à ce qu'il y ait des AESH qui soient à disposition, des infirmières, des psychologues, des professeurs qui soient déployés et cetera et cetera et cetera. Bon, on va continuer à suivre le mouvement. L'acte 5 c'est demain. Il y a pas que pas que les lycées d'ailleurs, les lycées, les faces, il y a des grèves dans la fonction publique. Et puis il y a ce mouvement qui sera très important du samedi 17 octobre qu'on qu'on regardera aussi avec attention. Merci beaucoup d'être venu dialoguer avec nous ce soir de manière intergénérationnelle. Merci Said Douba d'être [musique] d'être venu sur ce plateau. Euh vos livres aux uns et aux autres.

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Pierre Rosanvalon la tyrannie du présent c'est ici pour poursuivre la réflexion et c'est publié au seuil. Merci beaucoup. Nessrine Slaoui. Je cherche votre livre mais il va apparaître dans l'écran, c'est pas grave. L'estime de soi et politique. Ça sort dans 2 jours je crois chez chez Stock. Merci beaucoup. Jérôme Fourquet homo occidentaliste avec Ruben Rabinovic. J'ai publié aussi aux éditions du Seuil et puis le seuil va être très heureux ce soir puisque je vais parler de nos inachèvements de Blanche Lidon qui est ici et qui est aussi publié [musique] au seuil qui sorti en septembre également. Vous avez un code de promo ? Merci. Non, je sais pas. Merci merci Lor, merci Nathan. Merci à vous. On se retrouve demain en deuxème partie de soirée. Si vous

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nous regardez comme tous les anciens à la télévision, c'est quand vous voulez pour Se Duba et les autres sur la plateforme France.tv sur nos réseaux et en podcast. Merci. Ciao