Aide à mourir, incendies, présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de François-Xavier Bellamy
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour François Xavier Benami. Merci d'être avec nous. Merci pour votre invitation.
Déçu par le match d'hier soir, vous l'avez vu ? Bah bien sûr, tellement déçu. Surtout que cette équipe de France, elle nous a vraiment fait rêver et on espérait la voir arriver au bout et c'est vrai que c'est c'est une grande frustration, on va pas se le cacher.
Qu'est-ce que vous gardez de ce mondial de cette équipe de France, de ces bleus, de Didier Deschamps aussi dont c'est la dernière ? Ouais, je crois qu'il faut surtout pas juger tout un parcours euh toute une aventure uniquement à l'one d'un résultat décevant comme celui d'hier. Hier, c'est sûr que l'Espagne a été plus forte, mais ça n'enlève rien à ce que cette équipe nous aura apporté et surtout à à cette à cet espoir qu'elle avait qu'elle avait légitimement suscité.
Euh c'est vrai que c'est c'est une immense frustration comme l'a dit Ryan Cherky hier en zone mixte et je pense qu'il a raison à la fin. on perd toujours contre soi-même et c'est vrai qu'il a manqué sans doute ce qu'il fallait pour aller jusqu'à la finale. Euh mais cette y compris cette belle solidarité dans dans l'expérience de de la défaite amer d'hier soir est aussi un message de de l'équipe de France en un sens.
Parcours un peu terni par ces attaques racistes qui sont venus d'un ancien premier ministre espagnol qui sont venus d'une élu du Paraguay. Est-ce que vous vous dites on en est encore là aujourd'hui ? Bah c'est surtout tellement affligeant euh de de voir que on soit pas capable de vivre euh le football pour ce qu'il devrait être.
C'est-à-dire un lieu où dans des sociétés qui sont, c'est vrai, de plus en plus fragmentées, fracturées, euh un lieu où euh on retrouve notre notre unité. François Xavier Béami, l'actualité du jour à l'Assemblée, c'est le vote définitif de cette loi sur l'aide à mourir. Les députés vont très certainement la valider, mais vous vous y opposez toujours avec la droite.
Pourquoi exactement ? Ouais, d'abord je suis pas seul. Nous ne sommes pas seuls à nous y opposer.
Ce sont des des dizaines de parlementaires d'ailleurs de tout bord qui s'y sont opposés au Sénat qui a rejeté le texte par trois fois et puis à l'Assemblée où le soutien à ce vote n'a cessé de reculer. Hier, on a appris que le premier ministre il a reculé d'une dizaine de voix à peu près en un an. Donc c'est pas un recul maque.
Si si à chaque fois que le texte a été voté en première puis en seconde lecture, le moins qu'on puisse dire c'est qu'en tous les cas la majorité ne s'est pas élargi. au contraire et des inquiétudes et des inquiétudes se sont manifestées de tous les bords et dans tous les camps y compris à gauche pour dire que aujourd'hui le le le vrai sujet, le vrai enjeu, c'est celui d'une certaine idée de la fraternité, de la solidarité qui consiste à dire que jamais tuer ne peut être un soin. Aujourd'hui, si l'assemblée devait confirmer ce texte, le principe même, qu'est-ce qui vous gêne précisément François Xavier Bami dans ce dans ce dans ce texte ? question de tuer évidemment mais bien sûr que si il est question de tuer de quoi est-ce qu'on parle question du à mourir ah il est question de tuer c'estàdire de d'injecter une substance létale à une personne parce qu'elle souffre et qu'elle crie que dans sa souffrance elle demande la mort et nous savons tous très bien que la souffrance fait partie de nos vies qu'elle fera un jour partie de nos vies la souffrance des autres la nôtre et cette souffrance-là jusque-là la fraternité humaine consistait à toujours y répondre par le soin par le soin palliatif qui existe qui a fait l'objet d'un texte à part mais donc vous savez très bien qu'aujourd'hui il est très largement insuffisant il y a plus d'un français sur deux qui aurait besoin des soins palliatifs qui n'y a pas accès dans notre pays c'est un incompatibl les deux de fait s'opposent par le principe même de l'acte et c'est la raison pour laquelle d'ailleurs les soignants ont été si nombreux à alerter sur la réalité de ce risque qui guettete notre société que demain on va demander à des soignants, à des médecins à des personnels de santé de donner la mort au lieu de préserver une clause il y aura une clause de conscience he faut le préciser il y aura une clause de conscience pour les médecins mais d'abord ça n'enlève rien au fait que ils se sentent et nous sommes français collectivement engagés derrière ce choix c'est l'état qui va répondre à cette demande en administrant la mort et donc c'est une question qui nous concerne tous et par ailleurs et par ailleurs, il n'y a pas de clause qui protège c'est l'un des sujets sur lequels le premier ministre lui aussi alerte aujourd'hui.
Il n'y a pas de clause qui protège des établissements de santé. C'estàd des établissements qui se sont créés. Je pense par exemple, ça peut être des établissements religieux comme les petitseurs des pauvres, mais il y aussi des établissements qui ne sont pas confessionnels.
Des établissements qui accueillent des gens qui sont aujourd'hui de toutes conditions, y compris parfois parmi les plus modestes dans notre société et qui se sont créés et certaines personnes donnent leur vie dans ces établissements de santé pour accompagner les plus pauvres, les plus modestes, les plus fragiles dans la société. Et ces établissements aujourd'hui, on va leur demander d'accueillir des gens qui viendront donner la mort à leurs patients, mais c'est le contraire de leur vocation. Alors, il y a cette clause de conscience et il y a aussi un recours devant le Conseil constitutionnel qui va être initié par le Premier ministre lui-même pour vérifier les gardes fous et qui va notamment euh aborder cette question des établissements qui sont plutôt dans le soin palliatif et dans l'accompagnement.
Donc, on peut peut-être faire confiance au Conseil constitutionnel, non ? pour pour vérifier si tout ça moi, je voudrais remercier je voudrais remercier le premier ministre qui fait un choix très fort. Il est très rare qu'un premier ministre défaire un texte devant le conseil constitutionnel et je voudrais remercier le premier ministre de le faire parce qu' il montre que les inquiétudes que je partage sur votre plateau ne sont pas minoritaires marginales, elles sont très largement partagées dans la société et encore une fois il y a aujourd'hui ce texte il est adopté une minorité de parlementaires assemblé et sénats confondus qui adopteraient cette loi.
Le premier ministre montre ce risque là. Mais le fait est que je suis aussi assez gêné que nous délégu au Conseil constitutionnel ce qui relève en fait d'un choix politique. La question elle est pas seulement liée à notre constitution.
Je le rappelle. Oui, mais c'est pas une question de justice, de judiciarisation de la vie politique. C'est une question politique au sens le plus profond du terme.
La vraie question qui nous est posée et elle est posée à tous ceux qui nous écoutent aujourd'hui qui se sentent de droite, de gauche de nulle part. La vraie question c'est est-ce que si un ami me demande de mourir parce qu'il souffre, est-ce que je dois répondre à cette demande en lui tendant un revolver et en contribuant à son suicide ? Il s'agit pas de réponvers François Xavier, c'est de ça qu'on parle.
Et seul le malade, c'est le malade qui a le dernier mot encore une fois dans cette dans ce texte. le malade jusqu'au dernier moment de temps de rétracation avec très peu de conditions pour protéger le discernement y compris des gens qui par exemple sont incapables majeurs des gens qui sont sous tutell ils sont des dizaines de milliers en France ça rentre pas dans les critères de si bien sûr bien sûr mais si pardonnez-moi il faut être extrêmement clair des gens qui en France ne peuvent pas signer un chèque eux-même pourront demander la mort est-ce que est-ce que ils vont devoir passer devant devant un juge des des libertés he pour pouvoir valider ça si les personnes sous du tel vont devoir passer devant un jug il y aura un seul médecin ce médecin pourra avoir rencontré le patient le jour même n'avoir aucune relation seul médecin c'est faux c'est une décision collégiale il y a un seul médecin pourra avoir rencontré le patient et ensuite le médecin pourra s'appuyer plus soignant plus un soignant mais le soignant en question n'aura pas besoin d'avoir rencontré le patient un seul médecin rencontre le patient et ça suffit à déclencher la mort encore une fois je le redis la question n'est même pas dans les circonstances même si cette loi sera l'une des plus permissives qu'on n jamais produite dans le monde occidental la vraie question c'est elle elle est beaucoup moins que nos voisins européens parce ont légalisé ça et ensuite notre texte de loi aujourd'hui qui était supposé être protecteur, il fera partie des textes les plus avancés en en matière de rapidité. Encore une fois, je vous achetez un produit dans un supermarché, vous avez 14 jours de délai de rétractation avec cette loi, vous aurez 2 jours pour mourir.
Et encore une fois, la question n'est même pas celle des circonstances. La vraie question, je le redis, elle est toute simple et c'est celle de savoir si donner la mort peut-être un soin. Moi, si demain je traverse un moment d'épreuve immense dans ma vie, que ce soit de souffrance physique ou de souffrance psychologique et qu'il m'arrive parce que je souffre de crier que je veux en finir, j'espère j'espère que je croiserai sur ma route un ami qui me dira "La vie est belle, je vais t'aider à y retrouver souffrance psychologique ne fait pas partie des critères de la souffrance psychologique aussi." Et d'ailleurs pour une raison qui est parfaitement compréhensive dans un sens, c'est faux ce que vous dites.
Il faut avoir une maladie avec un pronostic vital engagé, une phase avancée de la maladie. Compris, y compris à moyen terme cette loi. D'ailleurs, la vérité c'est que cette loi n'est plus une loi sur la fin de vie.
Vous pouvez vous pouvez aujourd'hui euh demander la mort administrée même si vous n'êtes pas du tout en fin de vie. Et vous avez d'ailleurs des personnes qui aujourd'hui je pense au collectif des éligibles, je sais pas si vous les avez écouté, c'est des personnes handicapées, c'est des personnes qui sont atteintes de maladies chroniques, c'est des personnes qui sont pas du tout en fin de vie, c'est des personnes le deviendront dans quelques heures si cette loi est votée. Bien sûr que si, ils sont atteints d'une maladie chronique qui engage leur pronostic vital à moyen terme.
François Xavier Benami que faites-vous de ces malades disent aujourd'hui elle disent aujourd'hui que faites-vous de ces malades qui demandent ce texte-là qui et qui vont qui ne vont pas se jeter forcément sur ce texte-là sur l'aide à mourir qui demande juste à avoir le choix. Est-ce que vous les avez entendus ? Est-ce que vous les entendez aujourd'hui ?
Mais est-ce qu'on a le choix puisque vous parlez de dignité est-ce qu'on a le choix quand on n pas accès aux soins qui permettent de soulager la souffrance ? Parce que la vérité du du scandale que nous vivons autour de ce texte, c'est que jamais dans l'histoire humaine, on a eu autant les moyens de soulager la souffrance. Vous savez que ce texte, en fait, c'est une régression incroyable.
Il y a quelques décennies, malheureusement, c'est vrai que c'était le grand tabou français. Quand une personne souffrait à la fin de sa vie, et ben on mettait un terme à son existence d'une manière un peu brutale, silencieuse, cachée et c'était malheureusement une pratique trop répandue y compris dans dans notre monde médical. On est sorti de ça.
On a développé une culture du soin palliatif. On a développé une culture pour soulager la souffrance. pas assez poussé en tout cas qui ne se traduit pas assez dans dans les effets.
On sait que dans certains départements ça reste compliqué. Sûr mais il y a il y a des dizaines de départements en France où vous n'avez aucun lit de soins palliatif et et le vrai scandale c'est qu'en fait au lieu de faire cet effort là de soulager la souffrance dont on sait que quand cet effort est fait il fait disparaître la demande de mort. Une personne qui est accueillie en soin palliatif, même une personne qui demandait à mourir au bout de quelques heures, de quelques jours et elle elle est soulagée de cette souffrance qui la conduisait à vouloir mourir.
Vous savez, rien n'a changé depuis la fontaine. Le trépa a vient tout guérir. Mais ne bougeons d'où nous sommes plutôt souffrir que mourir, c'est la devise des hommes.
La fontaine disait déjà ça et je crois moi profondément qu'un vivant ne veut pas mourir quand on prend soin de lui, quand on l'entoure, quand on l'accompagne et quand on le soigne comme il faut. Et on en a les moyens aujourd'hui à condition qu'on veuille bien s'en donner les moyens. Est-ce qu'on veut que notre société, je le redis, réponde à la souffrance par la mort ou qu'elle réponde à la souffrance par le soin ?
C'est ça la grande question qui nous est posée aujourd'hui et c'est l'assemblée qui aura le dernier mot euh cet après-midi. François Xavier Bami. On va parler canicule, gestion des incendies euh également dans une minute après le fil info puisqu'il est 9h mo Antoine Jeffin.
La France espérait un feu d'artifice mais son attaque si prometteuse était un pétard mouillé. Desfaites sèches des Bleus 2-0 contre l'Espagne hier soir en demi-finale du mondial de football. Ce sera donc la petite finale samedi pour la 3e place pour le dernier match de Didier Deschamps à la tête de la sélection contre l'Angleterre ou l'Argentine qui s'affronte ce soir.
La proposition de loi sur l'aide à mourir arrive pour la 4e et dernière fois ce soir à l'Assemblée nationale. Ce sont les députés qui auront le dernier mot sur cette réforme sociétale voulue par Emmanuel Macron. Le texte prévoit d'ouvrir cette possibilité aux majeurs atteints d'une maladie incurable en face terminale ou avancée et pouvant exprimer leur volonté de façon libre et éclairée. 142 personnes sont mortes noyées en France depuis le 19 juin selon la ministre des sports, soit 20 % de plus par rapport à l'an dernier à la même époque.
Il n'y a plus de rouge sur la carte de Météo France ce matin, mais 69 départements encore en vigilance orange canicule 11 sont placés en alerte orange aux orages. France info, le 830 France info Audré tison Marie Bernardo et nous sommes toujours avec vous François Xavier Bami vice-président des républicains eurodéputés. Comment vous jugez l'action de l'exécutif français ces derniers jours face à la canicule, face aux incendies ?
Euh je je sais pas si aujourd'hui on est tellement au milieu de de ce combat majeur et je voudrais d'ailleurs saluer tous les pompiers en particulier les les soldats du feu mais aussi toutes les forces de l'ordre qui sont mobilisées un peu partout en France pour pour lutter contre ces incendies. Je pense qu'on est dans une situation d'urgence qui impose une mobilisation collective. Le sujet n'est pas n'est pas de polémiqué et il est de de faire en sorte que ceux qui se battent en première ligne face au feu et tous les moyens d'agir pour gagner ce combat.
Ils ont les moyens aujourd'hui ? Ben, ils en ont pas totalement les moyens parce que comme vous le savez aujourd'hui ces ces moyens de lutte sont limités. On travaille d'ailleurs au plan européen depuis des années maintenant et ça avance beaucoup trop lentement.
Pour renouveler la flotte des Canadaires, il faut un avion européen de lutte contre le feu parce que c'est un sujet qui touche beaucoup de pays européens et que comme vous le savez, ces moyens-là, par définition, ils ne peuvent être viables que s'ils sont commandés en suffisamment grande quantité pour justifier un projet. Donc on y travaille. Il y a plusieurs projets en cours, mais il faut absolument qu'on arrive à faire en sorte que faudrait les produire en Europe.
Bien sûr, il faudrait les produire en Europe et surtout il faudrait les produire rapidement parce qu'on a un besoin urgent de renouveler cette flotte qui est aujourd'hui le moyen dont dispose des pilotes qui sont héroïques pour tenter d'empêcher la propagation du feu. Vous qui êtes eurodéputé, la question c'est aussi ce sont aussi les objectifs qu'on se donne en terme de de réduction des gaz à effet de serre, de lutte contre le changement climatique. L'Europe s'est fixé des objectifs très très ambitieux, mais est-ce qu'on arrive à les décliner après au niveau français dans les pays ?
Mais en fait, le vrai problème, c'est pas tant de se donner des objectifs que de se donner les moyens d'agir pour faire baisser ces émissions. Et c'est là où en fait le débat politique commence, qu'il faille lutter contre le réchauffement climatique. Je pense que tout le monde en est conscient et nous, en tous les cas, nous nous battons sur ce sujet depuis des années maintenant.
Mais le vrai problème, c'est que vous avez des responsables politiques qui même lorsqu'ils parlent beaucoup de réchauffement climatique, en réalité font tout pour nous désarmer face à cette urgence existentielle. Et ça a été pour moi le le la grande frustration et c'est ma colère quand je vois ces incendies, c'est de voir le temps perdu face au réchauffement climatique. Le temps perdu par ceux qui pendant des années ont tenté par exemple de fragiliser notre outil nucléaire qui est celui qui nous permet de produire l'électricité la plus décarbonée du monde aujourd'hui.
Donc c'est la faute de la gauche et des écologistes. Mais non mais il y a une part de responsabilité très importante. En effet, je le redis, d'une écologie politique qui en réalité n'est l'autre nom que de la décroissance organisée et qui a tenté par tous les moyens alors qu'elle parlait de réchauffement climatique de nous empêcher d'agir face à lui, soit pour faire baisser nos émissions, soit pour nous adapter.
Je parlais hier à des agriculteurs du du sud de la France qui qui disent leur leur colère parce que cet hiver, nous avons tous connu ces intempéries massives. Beaucoup de pluie est tombée. Cette pluie aujourd'hui, elle est repartie vers la mer.
On ne peut pas la stocker parce que les militants de l'écologie politique, y compris par la violence parfois, on l'a connu au cours des dernières années, ont empêché la construction de ces moyens de rétention d'eau qui permettraient aujourd'hui d'irriguer les cultures. Et donc, on va avoir un immense problème avec l'agriculture qui n'arrive plus à travailler alors même qu'on sait très bien que le réchauffement climatique est là devant nous et qu'il faut se donner les moyens d'anticiper ces effets notamment en terme de sécheresse l'été. Pour les énergies renouvelables, ce que pousse la gauche, votre candidat Bruno Retaillot propose de ne plus du tout les subventionner.
Est-ce que vraiment c'est la bonne solution ? Mais bien sûr, mais regardez, c'est c'est tout le débat est parfaitement est parfaitement là. En Europe, il y a deux types de modèles.
Il y a le modèle français qu'on a défendu, on était les seuls à défendre ce modèle au cours des dernières années qui est fondé sur notre mix avec du nucléaire et de l'hydraulique. C'est le modèle le plus décarboné d'Europe. De l'autre côté, vous avez l'idéologie des renouvelables qui a été portée notamment par l'Allemagne.
L'Allemagne, vous le savez, elle a fermé ses centrales nucléaires. Et donc maintenant, l'Allemagne, elle produit avec des éoliennes, des panneaux solaires et du gaz et du charbon. Et ce sont des ministres écologistes en Allemagne qui ont signé les permis pour étendre des mines de charbon comme celle de Lutsendrat qui est plus grande que toute l'agglomération lyonnaise.
Donc vous regardez la divergence de nos modèles. Si vous voyez des éoliennes et des panneaux solaires quelque part, vous savez qu'il y a une centrale à gaz ou une centrale à charbon pas loin parce que les éoliennes et les panneaux solaires sont intermittents et donc ils produisent pas tout le temps. Et ce modèle là en fait il est plus carboné que celui que nous défendons.
Et donc vous voyez pourquoi la gauche et en l'occurrence ici l'écologie politique a malheureusement contribué à retarder le combat nécessaire contre le réchauffement climatique. Et nous espérons qu'en 2027, en effet, Bruno Retaillot, président de la République, aura les moyens de mettre tous les forts de la nation sur notre mix électronucléaire et mettre fin à cette folie qui encore aujourd'hui d'ailleurs continue de se développer dans la politique française. Vous savez que la Commission européenne hier a approuvé 63 milliards d'euros d'aide d'État pour développer des parcs éoliens sur nos côtes.
Ça n'a aucun sens. Ça n'a littéralement aucun sens. C'est 63 milliards d'euros de perdu pour la lutte contre le réchauffement climatique qui a besoin d'autres priorités aujourd'hui.
François Xavier Bellami, un mot sur votre candidat dont on parlait à l'instant, Bruno Retaillot qui est donné entre 8 et 11 % dans les sondages pour cette présidentielle en 2027. Est-ce qu'il compte vraiment aller au bout ? Mais bien sûr, Ébrun Rotaillot peut gagner cette élection présidentielle et je crois qu'il faut qu'il la gagne pour que nous puissions relever le pays demain.
Il n'y a pas de proposition aujourd'hui qui soit plus cohérente, plus sol, plus crédible que celle qu'il développe tous les jours. D'ailleurs en faisant des propositions sur les sujets d'énergie, d'environnement, de production de pour pas s'aller à Édouard Philippe comme le dit la rumeur Édouard Philippe qui qui est bien plus haut dans les sondages qui est donné potentiellement au second tour. Mais vous savez, si les sondages d'un an avant faisaient l'élection, un an après, notre pays aurait pas connu la même histoire politique.
Vous observez la vie politique française de près depuis longtemps et vous voyez bien que le fait est que euh si les sondages d'ailleurs suffisaient à faire une élection, on pourrait aussi abolir l'élection présidentielle. On dirait voilà, c'est terminé maintenant, on n pas besoin d'aller voter, prenons les sondages 9 mois avant et puis on considère que voilà, monsieur Intel et le président puis c'est terminé. Non non, moi je crois que entre maintenant et l'élection, il va y avoir un moment très important qui s'appelle une campagne qui s'appelle un débat où chacun va devoir faire ses propositions et notamment que ni monsieur Philippe ni d'ailleurs d'autres candidats n'ont été très clairs sur leur projet pour l'avenir du pays demain.
Bruno Rotaillot, lui on on doit lui reconnaître cette constance, cette clarté. Il avance avec des propositions très claires et nous attendons avec impatience de confronter notre vision à celle des autres y compris en matière d'écologie, y compris en matière de réchauffement climatique, d'adaptation, d'atténuation. C'est quoi la proposition de Brudon Retaillon en la matière ?
Ah mais je viens de le dire, c'est deux éléments majeurs. Le premier c'est lutter contre le réchauffement en s'appuyant sur le progrès, sur la science, sur la technologie, sur cet élément de notre industrie qui est par exemple la filière nucléaire. c'est produire de nouveau en France puisque nous avons la production la moins carbonée d'Europe.
Donc pour un jeune français, plus on produira en France, plus on luttera contre les réchauffements. Aujourd'hui, tout ce que nous importons de Chine qui fait chaque année des records mondiaux d'émission de charbon, tout ce que nous importons du reste du monde, c'est ce que nous laissons à une production qui est bien plus dévastatrice pour la planète. Donc la compétitivité de la France, le fait de renouer avec la production en France, c'est la clé de la décarbonation et de la protection de la planète.
Et puis le deuxième élément, c'est l'adaptation au changement climatique pour nos agriculteurs, pour les Français. C'est la question de la climatisation, de l'accès au froid. Tous les Français qui nous écoute savent que nous ne sommes pas prêts aujourd'hui aux conséquences du changement climatique.
Les soutenir dans ce combat là, ce sera évidemment notre priorité aussi. Campagne qui ne fait que commencer. Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
François Xavier Benami, vice-président exécutif du parti les Républicains et députés européens. Il est 8h50.
François-Xavier Bellamy