Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewC à vous (sur YouTube)· 30 janvier 2024 8 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSantéImmigration & asile

Gabriel Attal présente sa feuille de route - L’Édito - C à vous - 30/01/2024

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    La déclaration de politique générale du Premier ministre en quelques mots, Patrick.

  • 2:18OuverteRéponse directe

    La crise agricole, vous disiez que le Premier ministre n'a rien fait pour la désamorcer.

  • 3:42OuverteRéponse directe

    D'autres annonces dans le domaine social ?

  • 4:18OuverteRéponse directe

    Gabriel Attal est aussi revenu sur la loi immigration.

  • 5:51OuverteRéponse directe

    Il y a des raisons d'être fiers, d'être français en 2024.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:35Invité politiquePromesse
    « Toutes les aides à la PAC seront versées sur les comptes bancaires des agriculteurs d'ici au 15 mars. »
  • 2:59InvitéChiffre
    « En 2023, 17% des salariés du privé sont concernés désormais par les revalorisations du SMIC. »
  • 3:26Invité politiquePromesse
    « Il faut dé-smicardiser la France. »
  • 4:48Invité politiquePromesse
    « Dans les départements où il n'y aurait toujours pas de services d'accès aux soins et de réponses satisfaisantes, je suis prêt à aller plus loin en restaurant des obligations de garde pour les médecins libéraux en soirée ou le week-end, dans leur cabinet, à l'hôpital ou en maison de santé. »
  • 5:12Invité politiquePromesse
    « Quand on a rendez-vous chez le médecin et qu'on ne vient pas s'en prévenir, on paye. »
  • 5:18InvitéPromesse
    « Il y a à noter aussi la nouvelle promesse d'une loi sur l'aide active à mourir avant l'été, cette fois. »

Temps de parole

  • Invité46 %
  • Gabriel Attal27 %
  • Présentateur19 %
  • Présentateur 28 %

4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

La déclaration de politique générale du Premier ministre en quelques mots, Patrick.

0:04
Invité

Copieuse 1h20, chahutée par la gauche insoumise qu'il a recouvert d'un brouhaha permanent, substantielle, pas mal d'annonces, de mesures concrètes pour la vie des Français, incomplète parce que sans espoir dans l'immédiat de désamorcer la crise agricole, et personnalisée, c'est un passage obligé de l'exercice, parler de soi, dans le cas de Gabriel Attal, rappeler d'emblée qu'on est très jeune, effet comique garanti au Sénat, où le numéro 2 du gouvernement est tenu de prononcer le même discours mot à mot, c'était Bruno Le Maire.

0:36
Gabriel Attal

Je suis né en 1989. Allez-y, monsieur le ministre, moi non, mais allez-y. Si seulement.

0:57
Invité

Bruno Le Maire né 20 ans plus tôt, en 1969, et qui semble se désoler de sa jeunesse perdue.

1:04
Présentateur

Et qui ne sera jamais Premier ministre, en tout cas pas à 34 ans. Gabriel Attal a aussi évoqué son orientation sexuelle.

1:10
Invité

Dans une anaphore à la fin de son discours, où il s'était forcé de concilier autorité et justice, ordre et progrès.

1:16
Gabriel Attal

Être français en 2024, oui, c'est une fierté. Notre société est plus ouverte, plus audacieuse, plus pionnière que l'image que nous nous renvoyons parfois à nous-mêmes. Être français en 2024, c'est vivre dans un pays où l'histoire s'écrit. Être français en 2024, c'est vivre dans un pays qui n'a pas renoncé au progrès social, à protéger les droits de tous, et surtout de toutes, et à en conquérir de nouveau. Être français en 2024, c'est vivre dans un pays dont l'honneur est de se battre pour la stabilité du monde, pour la justice et pour la paix.

Être français en 2024, c'est, dans un pays qui, il y a dix ans seulement, se déchirait encore sur le mariage pour tous, pouvoir être Premier ministre en assumant ouvertement son homosexualité. De tout cela, je vois la preuve que notre pays bouge, la preuve que les mentalités évoluent, la preuve que nous n'avons aucune raison de céder à la fatalité.

2:10
Invité

Cette déclaration-là, à la tribune de l'Assemblée nationale, dans un cadre aussi solennel, est une première, je crois, dans notre République.

2:18
Présentateur

La crise agricole, vous disiez que le Premier ministre n'a rien fait pour la désamorcer.

2:21
Invité

Non, l'exécutif a sans doute estimé que ce n'était pas le bon jour pour remettre des mesures sur la table, qu'il valait mieux attendre des décisions européennes, sans doute jeudi. La France devrait obtenir une nouvelle dérogation aux obligations de Jachère. Précision importante tout de même de Gabriel Attal. Toutes les aides à la PAC seront versées sur les comptes bancaires des agriculteurs d'ici au 15 mars.

2:41
Présentateur

Pour le reste, une cible et un slogan.

2:43
Invité

La cible, c'est les classes moyennes, ça a été plusieurs fois répété. Le slogan déverrouillé, débureaucratisé et dé-smicardisé. Sur ce dernier point, le Premier ministre a promis un plan pour les bas salaires, sachant que le nombre de salariés payés au SMIC a atteint un niveau record. En 2023, 17% des salariés du privé sont concernés désormais par les revalorisations du SMIC.

3:06
Gabriel Attal

Notre système, fruit de réformes successives, prespétrie de bonnes intentions ces dernières décennies, a placé notre monde économique dans une situation où il n'y a quasiment plus aucun intérêt pour quiconque à augmenter un salarié au SMIC. On ne peut accepter une France où beaucoup sont condamnés à rester proche du SMIC toute leur carrière. Alors oui, j'assume de le dire, il faut dé-smicardiser la France.

3:30
Invité

Le SMIC devenu une trappe à bas salaire, augmenter le revenu d'un SMICard et donc le faire sortir du SMIC coûte cher à l'employeur et peu coûter aux salariés. C'est cette fiscalité-là que Gabriel Attal a promis de changer.

3:42
Présentateur

D'autres annonces dans le domaine social ?

3:44
Invité

Le conditionnement du RSA à 15 heures d'activité sera généralisé. Les chômeurs en fin de droit n'auront plus d'allocations spécifiques. Ils seront basculés vers le RSA. Sur la question du logement, le Premier ministre promet un choc d'offres en simplifiant les normes, en réquisitionnant aux besoins des bâtiments vides. Mais il annonce aussi une modification de la loi SRU. Les grandes communes qui doivent disposer d'au moins 25% de logements sociaux pourront ajouter dans ce calcul une partie des logements intermédiaires accessibles à la classe moyenne. Ce qui veut dire, a priori, moins d'efforts pour les villes. C'est un affaiblissement du dispositif SRU.

4:18
Présentateur

Gabriel Attal est aussi revenu sur la loi immigration.

4:21
Invité

Avec une réforme minimum de l'AME, l'aide médicale d'État, ce sera par décret. Et sur la base du rapport Évin-Stefanini remis au Premier ministre, la droite hurle ce soir à la trahison. Annonce aussi d'une régularisation des médecins étrangers qui exercent déjà. Avec aussi une procédure, un émissaire, a-t-il dit, pour aller chercher les médecins étrangers qui souhaiteraient exercer en France deux mesures de contrainte également. Une pour les malades, une pour les médecins libéraux.

4:48
Gabriel Attal

Dans les départements où il n'y aurait toujours pas de services d'accès aux soins et de réponses satisfaisantes, je suis prêt à aller plus loin en restaurant des obligations de garde pour les médecins libéraux en soirée ou le week-end, dans leur cabinet, à l'hôpital ou en maison de santé. Il y a encore aujourd'hui trop de rendez-vous médicaux qui ne sont pas honorés. Je souhaite un principe simple qui se traduise par des mesures claires dès cette année. Quand on a rendez-vous chez le médecin et qu'on ne vient pas s'en prévenir, on paye.

5:15
Invité

Voilà, les consultations non honorées seront payées. Il y a à noter aussi la nouvelle promesse d'une loi sur l'aide active à mourir avant l'été, cette fois. Et puis en matière de justice, une nouvelle peine de travaux d'intérêt éducatif pour les délinquants de moins de 16 ans. Enfin, un dégagement sur l'accélération de la transition écologique, mais une écologie pas punitive, pas douloureuse, pas décroissante. Une écologie populaire à la française, a dit Gabriel Attal, sans annonces nouvelles, sauf pour affirmer que le nucléaire est une fierté française. Encore la fierté, c'était Matignon Pride cet après-midi à l'Assemblée nationale.

5:51
Présentateur

Il y a des raisons d'être fiers, d'être français en 2024. Gabriel Attal l'a répété à plusieurs reprises. Pourtant, il faut déverrouiller, désmicardiser, débureaucratiser la France, a répété le Premier ministre, c'est son slogan. Ça veut dire que la France est à ce point un pays coincé ? Ce n'est pas un pays coincé, mais c'est un pays où on doit pouvoir regarder les choses sans totem ni tabou pour pouvoir faire avancer le quotidien des Français. Et oui, la marque Gabriel Attal, c'est ne pas se planquer et prendre ses responsabilités. C'est sa façon de faire depuis le début, aussi bien quand il était à ma place au porte-parole, qu'ensuite au budget, qu'à l'éducation nationale.

Et en réalité, c'est ce que les Français attendent de nous, de continuer à avancer pour leur quotidien. Et oui, il y a des sujets que nous doit regarder. Le trop de normes, le trop de bureaucratie qui étouffe plus qu'il nous libère. Cette capacité aussi à dire que oui, l'écologie, nous devons pouvoir en parler, nous devons pouvoir avancer. Mais attention, c'est aussi sans mettre les gens dos à dos ou face à face. Et c'est une réalité. Moi, je veux bien qu'on dise que c'était mieux avant ou que ce sera moins bien demain. Mais regardons d'où vient. Regardons d'où vient. Le discours que vient de faire Gabriel Attal aujourd'hui, c'est celui effectivement d'un nouveau Premier ministre.

Ça, c'est un fait. Mais avec un cap qui reste le même, celui de continuer à avancer pour le quotidien des Français sur différents domaines. Je vous parlais d'écologie. On en a fini du tout en plastique, du tout plastique. Ça, c'est depuis 2017. Et là, nous allons continuer. Effectivement, par exemple, avec le leasing social, c'est la même chose sur les écoles, c'est la même chose sur le droit des femmes, c'est la même chose sur le travail. Nous sommes sur une continuité d'action avec clairement une accélération.