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interviewLCI· 21 avril 2023 22 min

Retraites : «C'est notre responsabilité de renouer avec les Français» : Bruno Le Maire

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour Bruno Le Maire bonjour marie-jeantrel merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation à ce matin deux déplacements du président de la République en 48 heures ça s'était pas beaucoup vu ces derniers temps est-ce que vous diriez aussi vous préférez un président Hué chahuté sur le terrain plutôt que planquer à l'Elysée je préfère surtout un président courageux et nous avons un président de la République courageux qui ne fuit pas ses responsabilités qui va au contact des Français il reçoit parfois un bon accueil parfois un accueil plus mouvementé mais je pense que ce courage du président de la République est tout à son honneur et que c'est notre responsabilité collective la majorité les ministres le gouvernement de renouer avec les Français aurait chanté images où il est interpellé parfois violemment chahuté n'est-elle pas trop risqué il faut en passer par là selon vous il faut toujours prendre des risques en politique ils sont toujours payants je vous le dis il faut renouer avec les Français nous ce que nous voulons c'est le dialogue fondamentalement qui est des gens qui soient encore en désaccord sur les retraites ça nous a pas échappé mais nous devons dialoguer pour expliquer pour regarder aussi quels sont les autres attentes qui se cachent derrière ces inquiétudes et des attentes sur le pouvoir d'achat qui sont considérables revalorisation salariale sur la meilleure rémunération du travail mais pour entendre ces attentes il faut du dialogue du dialogue et du dialogue du dialogue a été français du dialogue avec les représentants syndicaux des dialogues avec les salariés je serai tout à l'heure dans la Somme dans une magnifique entreprise industrielle qui est innovatide il ne faut jamais couper le fil du dialogue avec une popularité présidentielle au plus bas comme durant la période des gilets jaunes vous le disiez hier le l'arrêt du pays n'est pas une option le grand sommeil non plus et le président disait que on avait tous une vous aviez tous une responsabilité qu'il avait sa part est-ce que vous aussi en tant que ministre de l'économie dans la manière dont vous avez porté cette réforme vous avez votre responsabilité elle est collective tu peux pas être uniquement le président de la République je fais partie d'une équipe et un président de la République et une première ministre il y a des ministres de majorité qui est d'ailleurs a été remarquable de courage et de constance pendant les semaines de discussion à l'Assemblée nationale et au Sénat si aujourd'hui il y a autant d'inquiétudes parfois de colère parfois de résignation nous emportons une part de responsabilité et c'est bien pour cela qu'il faut renouer le dialogue avec les Français nous avons plein de projets devant nous pour ce qui concerne mon ministère sur le pouvoir d'achat sur la meilleure rémunération des salariés sur l'industrie sur le rétablissement évidemment des finances publiques mais pour expliquer ces projets il faut du dialogue rapidement juste sur la relation avec les Français vous le lisez vous serez sur le terrain cet après-midi est-ce que vous-même vous vous faites chahuter on a entendu lu vu d'ailleurs que plusieurs de vos collègues ministres sur le terrain eux aussi se font parfois accueillir plutôt froidement est-ce que ça vous inquiète est-ce que c'est une est-ce que ça peut vous faire renoncer à aller sur le terrain ou pas du tout certainement pas vous savez j'ai été trois ans ministre de l'Agriculture ça a été un des plus beaux poches des plus belles fonctions que j'ai occupées je l'ai occupé en 2009 pendant une crise agricole qui a été une crise extraordinairement dure pour les producteurs en particulier producteurs de lait sous des voûtes ces images de producteur de lait qui répondaient leur lait plutôt que de le vendre donc la colère des agriculteurs de certains de nos compatriotes qui sont à bout je l'ai vu je l'ai touché du doigt je les subis parfois violemment je pense qu'il ne faut jamais fuir donc on patriotes jamais jamais jamais toujours le dialogue toujours au contact toujours sur le terrain le dialogue expliqué convaincre à Gérald de Darmanin a eu cette formule les Français nous en veulent mais ils ont avalé cette réforme des retraites est-ce que vous auriez cette même formule est-ce que la page est tournée véritablement où il y a encore ce travail de pédagogie à faire je pense que nous sommes une période charnière passer d'une période à une autre ça prend du temps ça va pas se faire du jour au lendemain mais pour passer justement à une autre période qui permettra au pays d'avancer de créer des emplois une fois encore de mieux rémunérer les salariés il faut pas renoncer à expliquer pourquoi c'est très fort des retraites c'est très fin des retraites c'est l'équilibre du régiment 2030 c'est la préservation de la solidarité et c'est la capacité à dégager des marges de manoeuvre économiques de la prospérité qui vont nous permettre de mieux faire fonctionner le pays de mieux rémunérer les salariés de mieux financer nos grands services publics comme l'hôpital ou comme l'éducation nationale donc je pense qu'il ne faut jamais renoncer à expliquer ni à convaincre une page donc qui vous voulez vous le souhaitez se tourne le groupe centrisiote dépose une proposition de loi pour abroger ce report à 64 ans est-ce que selon vous cela peut aboutir au Parlement est-ce que ça vous inquiète seulement je ne souhaite évidemment pas que cette proposition de loi aboutisse pour pour le coup on va pas tourner en rond sur cette réforme des retraites qu'il goule faille l'expliquer oui qu'il faille prendre encore le temps de dire ce qu'elle va rapporter à nos compatriotes elle a été adoptée elle a été validée par le Conseil constitutionnel elle a été promulguée avant son venir sur les grands chantiers prioritaires évoqué notamment par le chef de l'État lors de son allocution vos grands chantiers également juste revenir sur la relation avec les syndicats les partenaires sociaux il a reçu le patronal chef de l'État lundi mardi matin pardonnez-moi est-ce qu'il y avait urgence à les recevoir sans les syndicats justement autour de la table les syndicats demandaient plus de temps enfin je rappelle que la porte était ouverte à tout le monde ils étaient invités en effet de s'y rendre peu importe à une semaine ou 15 jours près ce qui compte pour moi c'est que à tous les niveaux présents de la République Premier ministre mon propre niveau nous puissions renouer avec les syndicats indispensable mais la relation n'est pas trop abîmée quand vous voyez les déclarations des uns et des autres notre responsabilité collective c'est de ne pas s'arrêter à l'état actuel d'une relation c'est de construire pour l'avenir et on ne peut pas construire son les syndicats nous avons besoin d'eux sur des sujets comme l'organisation du travail comme la valorisation du travail comme le partage de la valeur qui de tous très à coeur dans la majorité intéressement participation les primes défiscalisées comment est-ce que les PME s'engagent sur ce sujet du partage de la valeur c'est un enjeu absolument considérable oui ça doit être traduit au plus vite dans la loi les partenaires sociaux concluent un accord qui va permettre à 1,2 millions de salariés de bénéficier d'un meilleur partage de la valeur tous les salariés qu'aujourd'hui sont dans les PME et qui n'ont pas forcément accès à la participation à l'intéressement ou aux primes des fiscalisés auront automatiquement accès à ces dispositifs de participation d'intéressement ou de prime Macron je rappelle que la prime des fiscalisées que nous avons mise en place depuis l'été dernier c'est 7 millions de personnes qui l'ont touché pour un montant d'environ 730 euros en moyenne donc c'est beaucoup de pouvoir d'achat donc étendre cela à tous les salariés des PME c'est une avancée sociale majeure ça répond à cette préoccupation numéro 1 du pouvoir d'achat et de la rémunération du travail donc avançons ensemble le plus vite possible ça fera l'objet d'un projet de loi c'est ce que vous savez quand il pourrait être présenté c'est la première ministre qui présentera le calendrier la semaine prochaine mais le plus vite sera le mieux croyez-moi je les entends nos compatriotes qui disent je travaille et je m'en sors pas je travaille et je suis obligé de compter lorsque je vais faire mes courses pour mes enfants je travaille mais je paye encore trop d'impôts toute cette classe moyenne qu'un sentiment de payer pour tout le monde et de ne rien recevoir pour elle donc plus nous avions vite pour que tous ces salariés c'est mignon de salariés qu'aujourd'hui n'ont pas accès à un meilleur partage de la valeur puisse y avoir accès plus nous ferons un routine pour les Français juste revenir d'un mot sur la relation entre l'exécutif vous et les syndicats il y a cette annonce non pas surprise parce qu'on savait que Laurent Berger allait quitter ses fonctions mais l'annonce d'avant le 1er mai qu'il quitterait au mois de juin la tête de la CFDT ça vous a surpris est-ce que vous avez compris ce sens du timing du patron de la CFDT c'est une décision qui était attendu donc moi je respecte la décision qui était prise par Laurent Berger et j'ai hâte de travailler que ce successeur que je connais bien nous avons eu l'occasion de nous rencontrer de nombreuses reprises là aussi renouant les fils du dialogue et le plus vite sera le mieux l'histoire d'une grande incompréhension je qualifierai pas chacun à ces termes chacun son explication je préfère me tourner vers l'avenir nous avons besoin de la CFDT et nous avons besoin de bien travailler avec elle qui a fait du grand rendez-vous du 1er mai dans la rue à un moment majeur pour vous ce sera un baroud d'honneur ou le début aussi d'une autre d'une autre page sociale qui s'écrira dans la rue de manière très régulière est-ce que ce sera je pense pas que la France puisse vivre en permanence dans le conflit je pense que ça épuise un moment donné et que cette réforme des retraites je mesure bien les oppositions je voudrais redire à quel point elle va consolider quelque chose qui est juste qui s'appelle le régime de retraite par répartition énormément de mal à être entendu là-dessus ce message semble impossible aussi le temps faire laissons le temps réparer et puis projetons-nous dans l'avenir avec un certain nombre de chantiers qui sont maintenant urgents le pouvoir d'achat le meilleur partage de la valeur le rétablissement de nos finances publiques et la réindustrialisation qui me tient très à cœur je pense que c'est un enjeu majeur pour notre pays ayant conscience aussi notamment sur l'industrialisation que les autres pays n'ont pas nous attendre que si on adopte pas rapidement des dispositions pour faire venir les usines les postes chez nous ils iront ailleurs et je pense qu'on n'a pas de temps à perdre les grands chantiers justement on y vient on y vient Bruno Le Maire vous avez présenté hier votre copie budgétaire moins de dépenses publiques pour préserver la crédibilité financière de la France c'est l'heure du grand virage non c'est l'heure de remettre les comptes d'équerre comme je le dis depuis maintenant un an nous l'avons fait en 2017-2018 parce que les conditions étaient réunies ensuite nous avons protégé parce qu'il y a eu des circonstances exceptionnelles les gilets jaunes le covid et ensuite la crise inflationniste on a payé 3 fois et donc il a fallu à trois reprises protéger nos compatriotes et nous l'avons fait je crois de manière très efficace le covid la fin totale du quakil en coûte et de la politique il faut en sortir de la politique du chéquier il faut sortir de la politique d'échec exceptionnel il faut sortir du quoiqu'il en coûte qui a été je le dis exceptionnellement efficace et juste à protéger nos usines sa protéger nos entreprises ça protéger des salariés et des compétences mais dans quoi on a relancé très vite et maintenant que la croissance revient que nous anticipons une baisse de l'inflation d'ici l'été prochain et en 2024 je pense une inflation qui devrait vraiment se stabiliser à des niveaux beaucoup plus faibles c'est maintenant qu'il faut engager ce rétablissement pour faire progressivement et pas brutalement c'est pas on/off c'est progressivement nous rétablissons les comptes publics et nous accélérons le désendettement avec un désendettement qui sera prononcé d'ici 2027 on avait visé 100 12% de dettes publiques en 2027 on va la ramener à 108 % 4 points de moins d'ici 2027 mais au téléspectateurs qui nous regardent par exemple les annonces du président de la République hier sur l'augmentation du salaire des professeurs est-ce qu'il n'y a pas finalement inadéquation et une forme d'intolérance le désendettement accéléré et le désendettement c'est la liberté du pays quand vous avez une dette qui est très élevée je vous donnais des chiffres je pense explique bien des choses comme les taux d'intérêt ont augmenté nos téléspectateurs le voient quand ils vont à la banque quand tu vois la banque empruntée pour acheter un logement il voit bien que l'argent coûte plus cher l'Etat ça lui coûte plus cher parce qu'il est très endetté pour la seule année 2023 nous allons dépenser tous collectivement 10 milliards d'euros de plus sur la charge de la uniquement parce que les taux d'intérêts ont augmenté est-ce que vous ne pensez pas que c'est 10 milliards seraient plus utiles à mettre dans les hôpitaux qui vont pas bien dans les services d'urgence dans les salles de classe ou dans la rémunération des enseignants réduire la dette c'est libérer des marges de manœuvre pour ce qui est plus utile comme les services publics que je viens de citer la fin de la politique du chéquier vous en parliez un point précis sur le bouclier tarifaire consacré à l'énergie qui a été mis en place par votre gouvernement soyons clairs ce matin il va coûter plus cher de 7 milliards prévus cette année mais il pourrait s'arrêter d'ici la fin de l'année est-ce que vous pouvez nous en dire plus ce matin concernant notamment les prix du gaz qui ont été plafonnés par votre gouvernement je pense qu'il faut effectivement être très précis et rappelez d'abord qu'il y a deux boucliers il y a le bouclier sur le gaz sur le gaz nous avions décidé il y a peu plus de deux ans de geler les prix du gaz ils étaient à l'époque à 50 euros le mégawatt heure ils ont monté à 100 150 250 les Français n'ont pas vu sur leur facture parce qu'on a gelé les prix du gaz maintenant certaines entreprises en ont beaucoup d'entreprises c'est un peu différent et pour les particuliers nous avons gelé les prix du gaz maintenant que les prix sont revenus à la situation d'avant Chris 50 euros le mégawattheure il y a pas de raison de maintenir un bouclier donc chacun peut comprendre que le bouclier sur le prix du gaz aujourd'hui n'a plus de raison d'être en revanche je sais qu'il y a une inquiétude je ne facture de gelée et prix du gaz qu'on les pris sont revenus ce qu'ils étaient avant la crise 50 euros cette année sur le bouclier sur le gaz et uniquement sur le gaz ou les prix sont revenus à la normale il y a pas de raison de maintenir un bouclier en revanche je mesure les inquiétudes qu'il y a sur les factures elles sont trop compliquées les gens sont très inquiets mais qu'est-ce que c'est que ces factures à deux pages avec des chiffres qui sont trop compliqués je réunirai engie et un certain nombre de fournisseurs de gaz pour leur demander des factures simplifiées pour que nos compatriotes s'y retrouve j'ai regardé moi-même ses factures je les trop complexe c'est au fournisseur de gaz de simplifier ses factures et puis les prochains jours je comprends parfaitement l'inquiétude du consommateur qui dit bah voilà il y a plus bouclier mais du coup je me retrouve avec une facture qui est trop compliquée je suis inquieté pour changer aussi d'opération simplifier tout cela éclairer le consommateur simplifier les factures c'est ce que je demande aux fournisseurs de gaz en particulier engie et je les réunirai dans les prochains jours deuxième bouclier le bouclier électricité là c'est très différent parce que sur l'électricité les prix sont pas encore revenus tout à fait à la normale donc nous allons prendre un peu plus de temps pour retirer le bouclier sur l'électricité je nous donne deux ans d'ici début 2025 pour sortir de bouclier sur l'électricité parce que là les tarifs restent très élevés chacun sec a production électrique de DF reste un peu en dessous de ce à quoi nous pouvions nous attendre donc ça fait des tarifs qui sont encore plus élevés donc on prendra un peu plus de temps pour sortir du bouclier électricien encore besoin d’être accompagné vous pariez nous l'avons toujours fait et sortir des boucliers doit se faire progressivement pour ne pas inquiéter nos compatriotes vous parliez de l'inflation et des prévisions d'inflation qui ont été pour 2023 légèrement revu à la hausse sur l'alimentation notamment et les atteignent des taux assez exorbitants 15,9 pour le seul mois de mars sur l'inflation alimentaire là aussi vous comptez réunir à nouveau industriels et distributeur pour parler renégociation de prix ça paraît pour vous un impératif c'est impératif les prix de l'alimentaire il faut que je suis père de famille et que j'ai quatre enfants pas de chance c'est quatre garçons donc ils mangent beaucoup donc je vois à quel point ces prix ont explosé nous nous avons les courses des paquets de céréales qui ont explosé j'ai quatre garçons qui mangent beaucoup de céréales et je vois à quel point ça peut peser sur un budget nous nous avons exactement nous avons une méthode et qui fonctionne je rappelle que le trimestre anti-inflation c'est des milliers de produits dont les tarifs sont de -5 à -7% par rapport à ce qu'ils étaient auparavant donc ce trimestre anti-inflation ça marche contrairement au passage à cette proposition de Marine Le Pen qui ne cesse nous bassiner avec l'idée de baisser la TVA je l'invite à regarder ce qui s'est passé en Espagne la position que vous ne reprendrez jamais parce que les consommateurs n'auront jamais la couleur on claque des milliards d'euros qui aurait pu être plus utiles là aussi sur les services publics et le consommateur n'envoie pas la couleur parce que c'est le distributeur aux intermédiaires qu'en général récupèrent la marge d'ailleurs ça a été fait en Espagne ils ont baissé la TVA sur les produits de première nécessité avec une inflation qu'augmenter de 14% janvier de 15% en février le 16% en février en mars vous êtes pointé du doigt l'attitude de certains industriels certains économistes disent aujourd'hui qu'ils s'en mettent finalement plein les poches industriel alors immédiatement certains qui jouent le jeu vont vos show musclé mais il y a un certain nombre de grands industriels qui ne jouent pas le jeu de la Rép solution à la baisse des prix de gros sur les prix de consommation cette inacceptable je leur demande de rouvrir les négociations sans délai avec les distributeurs pour répercuter à la baisse la baisse des prix de gros quand les prix du blé pèsent le prix du paquet de pâtes doit baisser aussi sauf que j'ai du mal à comprendre c'est que lorsque les prix du blog augmentent alors là la répercussion est immédiate donc quand c'est à la baisse la répercussion doit être aussi immédiate s'ils ne le font pas je réunirai distributeur et grands industriels pour que nous regardions ensemble comment parvenir dans les meilleurs délais possibles à cette baisse des prix à la conception a lieu finalement plusieurs fois par an qu'elle ne soit pas limitée plutôt que d'avoir un seul rendez-vous avoir des négociations plus régulières c'est mieux je précise bien que je vise les grands industriels il y a beaucoup de PME de l'agroalimentaire qui aujourd'hui sont joue le jeu et sont dans une situation très difficile parce qu'elles ont moins de marge de banneu financières mais des grands groupes industriels qui ont des chiffres à faire très élevés les moyens de renégocier vite et de répercuter à la baisse sans délai Bruno Le Maire Emmanuel Macron dans son allocution lundi soir a évoqué ses grands chantiers et comme priorité lutter contre la fraude fiscale et sociale cette semaine vous avez dit que nos contraintes on aura le bol de la fraude sociale ils n'ont qu'une envie de voir que les personnes peuvent bénéficier d'aide les renvoyer au Maghreb ou ailleurs alors qu'ils n'ont pas droit le rediriez-vous ce matin de la même manière vous avez été très critiqué critiqué sur le front politiquement faisant trop de clin d’œil au RN certains selon vos opposants j'ai 20 ans d'expérience politique derrière moi je combattu leur assement national dans mon circonscription à trois reprises donc je n'ai pas de leçon à recevoir sur le combat à livrer contre le rassemblement national parce que je l'ai livré dangereusement le vide-gouvernemental les mots et la nupesse avec leur attitude remplisse dangereusement les urnes du rassemblement national moi je l'ai combattu dans les faits dans mon engagement politique et dans mes décisions mais je maintiens que la fraude fiscale et la fraude sociale est inacceptable et quand la Caisse nationale d'assurance vieillesse et la Cour des comptes signale au ministre de l'économie et des finances que je suis responsable des comptes publics qu'il y a encore un certain nombre de pensions de retraite d'assurance vieillesse qui sont versées à des personnes qui sont à l'étranger ça peut être un pays où ça peut être un autre je ne vise personne en particulier alors même que ces personnes sont desserrées justement une région du globe le Maghreb et donc c'était la question qui était posée par la journaliste ne fait que reprendre la région mentionnée par le journaliste vise aucune région en particulier ça vise toutes les régions du monde s'il y a une pension de retraite qui est versée une personne qui est décédée et qui est financée par l'argent public ce n'est pas acceptable ça s'appelle de la fraude et je ne laisserai passer aucune fraude ni fiscale ni sociale et ça peut valoir aussi pour les grands groupes je rappelle que depuis six ans que je suis ministre des Finances nous avons engagé des procédures contre des groupes plus puissant pour récupérer des versements qui avaient été illégaux la fraude c'est à tous les étages et elle sera combattue notamment par le miser compte public Gabriel Attal qui présentera un plan très chaude sur ce sujet dans les jours qui viennent avec une détermination totale Bruno Le Maire on arrive quasiment à la fin de cette entretien juste sur un plan plus politique c'est grand chantier de nouveaux projets de loi mis sur le devant de la scène il vous faudra une une majorité on y revient toujours l'idée d'une coalition d'une logique de cohabitation on est d'accord que c'est oublié pas possible avec les républicains vous le regrettez prendre des Français à témoin je donne un exemple très concret dans quelques jours je présenterai un projet de loi sur l'industrie verte qui vise à faire venir en France des mégafactory de batterie électrique les usines qui vont faire de l'hydrogène vert des usines qui vont faire des panneaux solaires on va se marier aussi les États-Unis on va simplifier des procédures on va donner davantage de soutien public on va valoriser la commande publique industrielle en France maintenant c'est un texte qui vous pensez pour être voté à témoin regarderont qui vote ce texte et qui ne le vote pas et se font leur idée je vais pas m'enfermer dans des débats infinis avec les uns ou avec les autres c'est les Français que je veux prendre à témoin et que nous voulons prendre à témoin ce que nous faisons est nécessaire pour le pays en matière industrielle en matière d'industrie verte que chacun vote en âme et conscience mais que chacun soit cohérent aussi par rapport à ses convictions est-ce que lisabeth borne est toujours bien à sa place à Matignon elle a la confiance du président mais on a senti certains fractures notamment sur la politique du 49-3 utilisé hors-tex budgétaire Emmanuel Macron n'aurait pas eu la même expression c'est ce que je vous partage également témoigner de manière très personnelle que je travaille remarquement bien avec Elisabeth borne que c'est une première ministre qui est efficace totalement dévoué à sa tâche et quand nous avons travaillé par exemple sur le rétablissement des comptes publics sur l'envoi des lettres plafond au ministère sur des économies nécessaires nous avons remarquablement travaillé ensemble elle est là elle le reste au moins jusqu'au 14 juillet on l'a compris et c'est 100 jours de réflexion merci beaucoup brune le maire d'être venu ce matin

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