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AutreRadio J· 7 juin 2026 49 minMixte

"Jean-Luc Mélenchon a trouvé une cible : les Juifs" - David Assouline (ancien Sénateur PS)

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Radio J [musique] Radio J Les enfants de la République Frédéric Aziza Frédéric Aziza radio J Radio J Bonjour à tous et bienvenue dans les enfants de la République dont vous êtes l'invité David Assoline. Bonjour bonjour ce sénateur socialiste de Paris pendant 19 ans de 2004 à 2023 et même vice-président du Sénat. Vous êtes historien de formation, spécialiste de l'histoire de l'immigration et vous êtes aussi attaché à vos racines marocaines.

Vous êtes né à SFRU en 1959 et vous avez écrit et réalisé en 97 le film documentaire entre Paradis perdu et ter provenu. C'était un documentaire consacré à l'histoire des juifs du Maroc. Dans le prolongement de ce film, vous venez de publier près de 30 ans après donc une BD avec votre frère Alain son titre à mort de la petite Jérusalem du Maroc. une BD dont vous avez écrit de merveilleux textes et même vous en avez fait la recherche historique et c'est votre frère Alain qui en a fait les dessins des plans superbes qui nous transporte de ce frou à la Palestine mandataire d'avant 48.

C'est l'histoire d'Amor Amos, un jeune juif votre oncle le frère de votre père né comme vous comme votre père comme vous toute votre famille à ce frou parti en Palestine peu de temps avant la création de l'État d'Israël. Alors pour commencer bah pourquoi cette BD ? Pourquoi maintenant ?

Et pourquoi l'histoire d'un mort dans l'ordre ? Pourquoi cette BD ? Parce que c'est une histoire qui m'a toujours intéressé et c'est l'histoire des miens et ça permet de raconter une histoire d'ailleurs peu connue des juifs du Maroc, des juifs en terre d'Islam et et ce frontou parce que ce frou était une ville euh moitié juive et moitié musulmane au début du au milieu même du 20e siècle.

Donc euh avec une forte vie juive qui avait euh qui était [grognement] merveilleuse, belle dans la nature complète avec de l'eau qui coule partout et aussi euh connu au Maroc que parmi les juifs parce que il y avait beaucoup de rabins euh qui étaient passés par là qui avaient écrit des livres. Il y avait même un saint juif honoré et donc une une vie scolastique, on va dire très forte. Et euh je ne sais pas pourquoi, mais en tous les cas, elle a été plus euh mis de côté.

Peut-être parce qu'elle était petite et parce qu'elle était pas loin de FZ qui est une ville encore plus connue. Exactement. Exactement.

Et et bon donc voilà, c'était important pour moi globalement de de de raconter cette histoire des miens euh avec mon frère et mon frère est tout aussi passionné par cette histoire. Et votre sœur aussi ? Et votre sœur ?

Oui oui oui, [rires] je peux tout livre de famille hein. Euh ma sœur qui a fait les des des pastels euh qui sont qui forment les couvertures du livre des des très beaux tableaux et et lui qui dessine à merveille et lui qui est amoureux de BD depuis qu'il est gosse. Oui.

Alain. Et donc et donc quand il a pris sa retraite, moi j'ai arrêté d'être un élu de la République et bien la vie continue. Il y a une vie après le Sénat, heureusement.

Et euh on a on s'est dit que que ce serait bien qu'on fasse ça. Alors alors conjugant nos savoirs, nos talents. Et alors et l'histoire de de d'Amor, c'est donc c'est votre héros à Amor à Mort à Soul.

C'est c'est un héros. C'est c'est pas seul héros mais dans dans la famille alors j'ai bon c'est l'histoire de la BD, on va pas tout raconter. Voilà, j'ai pas envie de parce que parce que c'est aussi une aventure avec un début et une fin et on ne comprend tout qu'à la fin d'ailleurs.

Donc faut tout lire. Mais le à mort c'est le fil conducteur pour nous pour raconter une histoire, restituer une histoire, la grande histoire à travers la petite histoire de ses juifs de ce frou. Donc il était un un un natif et qui a eu une une vie exceptionnelle et tragique.

Euh en tous les cas, c'était le jeune frère de mon père. dont on va parler dont on va parler. Je vous laisse je laisse les auditeurs réfléchir à ce que vous allez pouvoir dire.

Pourtant, vous écrivez que longtemps l'évocation euh fut tu l'évocation de cet oncle. Son souvenir était enfoui dans une mémoire douloureuse, voire risqué à évoquer. C'est vous qui l'écrivez.

Alors, pourquoi a-t-il fallu euh du temps avant qu'il ne prenne toute sa place dans votre mémoire familiale ? Bon, d'abord il est parti en Palestine et donc donc il a fait son all 47 même avant avant 20 ans euh Oui, enfin on était en 47 euh bon lui il a il a choisi en en fait c'était un c'était un c'était un leader, un animateur. Tous les jeunes le prenaient en exemple, il était beau, sportif, intelligent et aussi très révolté contre toutes les injustices ou les discriminations. d'ailleurs que pouvait subir n'importe qui mais en particulier les juifs et donc révolté quoi à un moment donné il a considéré que le le aller en Palestine mandataire dans des communautés villageoisees avec d'autres comme lui pour essayer de créer une souveraineté juive où il y aurait plus de discrimination contre les juifs et puis euh et puis être avec les siens a été son ça a été son idéal et pour Et on lit on lit dans le livre on dans la BD oui le livre que il a compris aussi pourquoi alors il a compris ou alors il il a peut-être pas forcément compris pourquoi on laissait plus de place aux juifs venus d'Europe de l'Est après la choa ou il a constaté en tout cas hein c'est c'est non mais c'est c'est évident à ce moment-là les visas et c'est complètement normal après la guerre était d'abord donné à tous les rescapés de la Choa qui devaient pouvoir trouver un pays qui qui les accueille et et très peu de de de visas délivrés par l'autorité britannique aux juifs du Maroc.

Et donc lui va même aller étudier l'agriculture, ce qui était complètement rare pour les juifs quand il a voulu aller à Fè dans une école agricole, il y en avait pas. Ils se sont d'ailleurs ils ont au début plutôt voulu refuser et pour avoir un diplôme agricole euh parce que il allait servir le pays pour faire fleurir le désert et là il a pu avoir le visa parce que il allait être utile. Alors on poursuit d'abord quelques mots sur votre parcours mais qui est lié au parcours de votre famille et d'Amort et après on revient sur le sur le livre et sur Amor Amor Amos en Israël il son prénom c'était Amos.

Donc vous êtes donc né marocains, vous êtes arrivé en France euh euh et puis précisément à Créteille en 1967 euh à Creille pardon en 1967 ou CR naturalisé français en 73. Qu'est-ce qui a compté le le plus pour vous euh tout au long de cette vie ? Vos racines marocaines ou votre accession à la nationalité française ?

Bah, je vais vous dire euh je je me sens tranquillement mais complètement d'origine marocaine et j'adore quand je retourne au Maroc parce que il y a des choses du très encore de famille au Maroc ou pas ? Non, il y a des qui qui me remontent et qui euh voilà, je je me sens habité par des odeurs, des choses qui me sont famili dans dans un dans le ventre, on va dire, les plats, je fais la cuisine moi-même et cetera. Donc ça c'est une chose.

Je me sens complètement juif et tranquillement juive depuis toujours. Et d'ailleurs quand on a un prénom David que d l'école et ben c'est tellement évident que où on le vit où on le vit naturellement. J'ai toujours complètement tranquillement et j'ai jamais accepté que il puisse y avoir quelqu'un qui touche à ça.

Et puis et puis complètement citoyen français. C'est-à-dire toute ma vie de participation à la société, d'engagement se fait dans la République française parce que c'est la République française. J'aime cette République pour ce qu'elle est et pour la place qu'elle peut accorder.

Le fait qu'on puisse dépasser nos origines tout en pouvant les assumer complètement pour adhérer à un contrat comme c'est aujourd'hui ça aussi qui est en jeu dans les combats politiques qu'on doit mener et une fierté donc d'avoir été un élu de la République. Je me souviens encore de mon père qui m'avait même pas prévenu au fond de la salle du conseil d'arrondissement du 20e arrondissement le jour où on m'a donné l'écharpe parce que j'ai été élu en la première fois conseiller municipal en 1995 et et ça me faisait ça me faisait bah je pense pour lui parce que lui aussi dès le Maroc c'était clair que c'était la France qui était son son berceau culturel et on avance on avance un mot sur ce frontou le berceau de votre famille, donc où vous êtes né. Cette ville située dans donc dans le moyen atlas marocain à une vingtaine de kilomètres de Fèz, on l'appelle hein, c'est le titre de de cette BD aussi, on l'appelle la petite Jérusalem du Maroc.

Pourquoi ? Bah, je vous l'ai dit tout à l'heure, c'est-à-dire que il y avait beaucoup de juifs, même une majorité au début du siècle puis à peu près la moitié moitié et il y avait une vis scolastique juive très forte. Et vous rappelez dans votre BD qu'à la fin du 19e siècle, c'est frou connaît une période de paix, de sécurité, de stabilité, que le rayonnement de ses frou s'étend à plusieurs centaines de kilomètres et les juifs sont moteurs de cette prospérité.

Oui. Alors, dans tous les métiers euh euh par le lien qui tissait avec le bled et la montagne et les berbères avoisinants, par euh pas aussi euh donc je le dis dans la vie juive des grands rabins qui ont écrit des traités rabiniques, des jugements, des recueils de poèmes, de de voilà. Et donc c'est c'est on l'a appelé la petite Jérusalem du Maroc par sa beauté, par ce qu'elle produisait et par le fait qu'il y avait cette vie euh euh spirituelle très forte.

Alors 1883 hein, c'est un épisode que vous relatez dans la BD. Quand les Français arrivent au Maroc, parallèlement à la colonisation d'Algérie, ils sont méfiants et hostiles à l'égard des juifs comme en témoigne le journaliste Gustave Babin que vous citez que je ne connaissais pas et vous le citez dans la BD. Euhou, cette petite, c'est lui qui parle, cette petite ville juive en grande majorité est inquiétante.

Chacun des Israélites du MA ou à peu près il correspondant l'associé d'un ou plusieurs berbères de la montagne avec qui il entretient des relations d'amitié. Ça leur fait peur aux entre guillemets français. C'est tout.

Alors d'abord c'est en 1912 que les que les Français euh arrivent et font le protectorat. Bon, dans dans le 19e siècle, ils ont fait comme dans tout le Maghreb et bien ailleurs, ils ont envoyé des émissaires pour essayer de comprendre ses pays, connaître leur mœur et cetera. Le 1912, c'est le traité de FA entre le Sultan et la France.

C'est ça. C'est là qu'il y a le le protectorat français. Et puis il y a ce je suis tombé sur ce propos d'un journaliste qui montre bien la situation particulière des juifs.

Euh euh ils étaient euh bah voilà euh ils voulaient bien faire confiance aux Français mais en même temps ils étaient là depuis toujours. Ils avaient des liens alors de toujours parce que c'est important ce que vous dites. C'était depuis toujours hein avant même l'inquisition hein.

Plus de 2000 ans de présence. Oui. Avant l'arrivée de l'islam. le le euh on dit que Mouill que Moudis qui va fonder le royaume à Fais en l'an 800 et passer d'abord par ce front et donc avant c'était peublé de Berber qui d'ailleurs vivait plutôt dans les les recoins de de des rochers de la montagne et il y avait déjà une présence juive à ce moment-là dans ce coin et que donc quand les le les musulmans arrivent et conquièrent le pays et l'islamisme et l'islamisme ou l'islamisme d'accord il y a à ce moment à ce moment-là il y a déjà des juifs et donc mes ancêtres c'est un mélange de juifs qui étaient depuis toujours là euh de berbères probablement converti à un moment donné [raclement de gorge] de personnes qui ont fui l'inquisition au 15e siècle euh après les l'inquisition d'Isabelle la catholique et et voilà donc c'est tout ce mélange Et voilà, tout se mélange Berber à et à Rabalou et et donc dans le siècle qui qui s'est qui s'est écoulé une date importante dans vous que vous citiz 1912 avec une un soulèvement populaire une révolte qui s'accompagne d'un massacre de juifs hein qui vivait paisiblement dans le mé un véritable programme morteur d'islam hein.

Oui oui oui. Bah c'est c'est ça. C'est-à-dire que il y a une révolte contre le le cette signature, cette capitulation entre guillemets du sultan vis-à-vis des Français.

À ce moment-là, il y a une révolte et malheureusement, comme ça arrivait souvent quand quand il y avait des instabilités politiques ou des on dirigeait la colère vers le méla et il y a eu un pogrome avec beaucoup de morts qui restait dans la mémoire des des jules de Fèz et qui euh on est tombé avec Alain mon frère sur une image euh incroyable et donc c'est dessiné et c'est montré et pour protéger entre guillemets les juifs Euh non, d'abord les Français ont rasé complètement le méla pour déloger ceux qui attaquaient. Donc ça, il y a plus une maison juive qui était debout. Donc c'est une façon de protéger pas génial.

Mais ils les ont accueilli dans le zoau du sultan. Voà. Et dans le zoau, on les voit dans des cages à côté des lions.

Voilà la protection à ce moment-là qu'on pu avoir les juifs. Alors, vous écrivez aussi en moins de 20 ans, de 48 à 67, ils sont presque tous partis, les juifs, ça s'arrachant une existence modeste et traditionnelle, laissant derrière eux des tombes et des synagogues une absence qui continue de hanter et de vous hanter. David Souine, vous êtes parti en 67. moi de me hanter et ça hente forcément le le pays et les lieux.

C'était une présence très très forte. Alors, il y a des endroits bah c'était peut-être moins visible mais ce front c'était Oui. Où je vous dis partout il y avait des juifs, des musulmans dans tous les métiers, les fers blantiers, les cordonniers, les négociants, le il y a c'est c'est c'était comme ça.

Donc c'était un il y avait pas de sopro sans les juifs. quand ils partent en si peu de temps, ça a créé quand même un vide incroyable début du siècle dernier 300000 avant 67 300000 avait à peu près 300000 juifs aujourd'hui doit je sais pas s'il en reste 3000 c'est bien euh et encore je pense 2000 ça serait le maximum et concentré à casa ouais et Marrakech un tout petit pe et un petit peu Marrakech avec aussi des juifs français qui sont retournés à Marrakech pour leurs vacances alors je je vous cite de nouveau leur vie là-bas c'est de l'histoire récente C'est pourtant révolu les communautés dont nous sommes ici ont disparu. Vous écrivez que cette ville s'est agrandie, c'est le prolongement de ce que vous disiez à l'instant, mais que le monde dont vous êtes issu n'existe plus.

Ça vous fait mal ? Ah ouais ouais. Ouais. fait mal, mais ça a fait mal aussi à ceux qui vivent encore euh parce que je je je le vois quand j'ai fait le film il y a 30 ans.

Bon là, il est diffusé sur YouTube en Axé libre, donc vous pouvez tous y aller le le regarder. Entre Paradis Perdu et Terre Promise, en accès libre sur YouTube, il y a des dizaines de milliers de Marocains musulmans qui le l'ont vu qui le voi et les commentaires, c'est toujours les mêmes. nous manquait, c'était le bon temps et ça ça montre que cette trace est encore là et que elle encore les lieux.

Oui, vous voulez que je raconte une histoire ? Moi je suis n en Algérie euh en 2012 François m'avait amené avec lui dans un voyage officiel et je suis allé dans la ville où je suis né Marniia. J'ai été accueilli par un homme qui vivait à l'époque et qui me dit on regrette cette époque vous nous manquez.

Voilà. Mais oui, comme au Maroc. Donc, les Juifs du Maroc ont quitté ses frou ce front essentiellement vers Israël mais aussi vers la France ou le Canada.

Et c'est là où s'insère quelque part l'histoire de votre oncle à mort. Ce jeune juif donc parti en Palestine peu de temps avant la création de l'État d'Israël. Ben, racontez-nous son parcours, son histoire, ce que plus en détail de que ce que vous disiez au début de cette émission.

Oui. Donc je disais voilà à un moment donné lui il a il a considéré que il voulait c'était le moment où globalement sa génération sortait du ghetto, sortait du méla et c'était l'alliance française l'alliance israélite universelle. C'est on apprenait la République d'ailleurs, on avait dit même nos ancêtres les gaulois mais aussi toutes les valeurs universalistes de la France et le moment de l'ouverture vers le monde.

Ils parlaient que en arabe avec leurs parents. parents ne parlaient que l'arabe ou le judéo-arabe et et il s'alphabétisait en français, sortait des écoles talmudique, découvrait que le monde est plus grand que le ghetto de de ce frou et comme beaucoup de cette génération, ils aspiraient au grand monde et et cet idéal sioniste d'aller essayer d'établir une souveraineté juive en Palestine était quelque chose qui faisait rêver, donnait envie et lui qui était vraiment un bâtisseur, quelqu'un qui n'avait pas froid aux yeux euh parce qu'il fallait le faire hein de sortir de ce petit coin et se dire "Je vais il raconte dans des lettres tout tout que vous publiez tout son périple hein euh jusqu'à la France ensuite. Oui, le périble c'était c'était voilà, on arrivait à Marseille, il y avait un camp d'Aenas où il y avait pas mal de juifs et d'ailleurs essentiellement à ce moment-là mais après ça va être que des Marocains mais au début c'était des rescapés de la choix des bateaux affraités par l'agence Julie qui était des vieux rafiot hein.

Ils arrivaient là-bas euh et et puis euh et puis ils allaient dans des implantations agricoles. il a commencé, il a commencé dans le sud, il a de commencer dans dans le sud de d'Israël où il y avait que que de la Rocaille. Et puis ensuite euh au moment où les choses se passent et on ne racontera pas quoi, il est dans une unité de défense des kibouts qui sont encerclés.

Euh notamment un qui boute de la chôre très à gauche qui est euh Ihyam euh pas loin de la frontière syrienne dans le nord en Galilée. Et c'est ça commence par euh le moment euh où avec son unité euh et des armes vraiment de de bricolage pour on dirait ça aujourd'hui euh essayer d'aller euh ravitailler ce qui boutent. Euh d'ailleurs, je je cite des propos de une phrase de à mort, enfin le concernant il ne supportez pas les discriminations et humiliations.

C'est ce que vous avez dit tout à l'heure, petite ou grande que les siens subissaient alors au Maroc. Il exigeit la reconnaissance et la dignité et la justice sociale. Il s'est engagé pour l'émancipation et la souveraineté des siens.

Et donc c'est là qu'il a c'est pour ça aussi qu'il a quitté ce faux pour la terre promise au passage et donc là il ne supportait pas l'antisémitisme est juste de dire que l'antisémitisme est moins ancré au Maroc qu'en Algérie ou en Tunisie. D'abord, d'abord, je je veux vous dire pour qu'on n'interprète pas unilatéralement ce que vous venez de dire, à ce moment-là, sous le protectorat, c'était des humiliation et des discriminations qui pouvaient venir des Français aussi hein, des colons qui franchement ne portaient pas dans leur cœur parce que il les voyaient voilà comme des autochtones hein que si je vous montrais les photos de mes parents de mes grands de mes grands-parents avec leur jet là-bas et cetera, pour eux c'était Voilà, c'est c'est c'était le même regard que sur les musulmans. Et puis vivait aussi les petites humiliations, du statut de Dimi qui avait enterre l'islam.

C'était un statutul assez particulier puisque c'était un statut de protéger. C'était non mais c'est important de montrer l'ambivalence de ce statut. C'était bien sûr inférieur aux musulmans, mais c'était ceux qui étaient protégés parce qu'il n'étaiit pas obligés à la conversion au milie au moment où il y a eu les invasions arabes.

Et donc les chrétiens et les juifs, les religions du livre pouvaient continuer à pratiquer leur religion et donc ce statut de di avait cette ambivalence qu'il est protégé et discriminé. retour à votre parcours d'enfants de la République David Souline donc de français qui vous conduit donc de ses frou en France et plus particulièrement et plus précisément à Crille en 1967 contraint un au départ du Maroc après la guerre des 6 jours. Qu'est-ce que vous retenez David Asswin de ce départ forcé du Maroc et de votre arrivée en France ?

Vous aviez 8 ans ? Il y a il y a deux choses. D'abord, on est parti parce que mon père était très patriote marocain.

Lui, il n'est pas parti en Israël quand tout le monde quasiment était déjà parti. Beaucoup partaient en Israël. Oui, lui il était fonctionnaire.

Lui, il disait je suis bien, c'est mon pays. Et on va il avait répondu à cet appel de Mohamed 5 au départ de au moins de l'indépendance que les juifs on en a besoin. Ce sont mes sujets comme les autres. 1,5 donc donc qui a protégé les juifs pendant la guerre.

Oui, enfin dans la mesure où il le pouvait mais comme c'était le protectorat qui dominait tout, il a fait ce qu'il pouvait. En tous les cas, il a empêché, il n'a pas collaboré activement au fait que il puisse y avoir et comme les Américains ont débarqué très vite et bien ça a pu soulager tout. Mais oui, c'était quelqu'un qui considérait les juifs comme ces sujets et il a dit "Les juifs, vous êtes des citoyens comme les autres et il faut que vous construisez le Maroc." Mon père a répondu à cet appel et et en 67 pendant la guerre des 6 jours dans le journal de son syndicat, il était à l'UMT, cit un postier mon père euh c'est l'équivalent de la CGT.

À ce moment-là, il y a écrit, il voit un article où qui où il est écrit les cévisers qui prennent le travail des vrais marocains et là il dit là bon il faut partir en même pas de mois. Lui est parti tout de suite chercher un boulot et et une et un appart en France. Ça a été incroyable.

Il a tout recommencé sa vie à zéro euh même pas au SMIG à l'époque. Et nous on a euh on est arrivé dans une cité HLM à CR dans l'Oise. CR Alors on va on va passer les années.

Vous savez plus autant que d'autres ce qui est l'immigration David Assoline euh c'est je me disais c'est peut-être cela aussi qui vous a conduit à être profondément attaché à la fraternité entre juifs et musulmans. C'est le cas ou pas ? Oui, bien sûr.

Et et et je veux dire donc que que comment j'ai vécu ce départ, c'est aussi une l'arrivée d'un petit gosse qui regarde par la fenêtre le premier matin où il se réveille et qui voit qu'il est seul. D'abord, il connaît personne. Il voit des enfants jouer dans les jardins autour, il les connaît pas.

Euh beaucoup d'interrogation, pas de crainte, mais en tous les cas un peu d'isolement comme tous les exilés. H et donc c'est en moi, je sais ce que ça veut dire et donc je n'ai jamais eu un regard de méfiance mais au contraire de compassion voire de bienveillance avec tous les exilés. Je pense que les immigrés, ceux qui ont dû changer de pays, refaire leur vieilleur sont les héros du 20e siècle et du début de ce siècle parce que c'est quelque chose de et de douloureux et aussi de de euh qu'il faut voir en positif, c'est ceux qui le font, ils prennent des risques, ils croient en la vie.

Et donc jeis tout de suite très engagé dans ma tête. h je supportais pas qu'on puisse maltraiter des gens selon leurs origines et à il y avait le bâtiment des portugais des Algériens des espagnols et on joue au foot toute la journée ensemble et alors et alors on passe des années des dizaines d'années quand vous entend quand vous avez entendu Jean-Luc Mélenchon faire de ce qu'il appelle de ce qu'il appelle la Nouvelle-France racisée le cœur de la compagne municipale des insoumis et de cette campagne présidentielle qu'il vient de lancer accompagné du mot de nouveau peuple grand remplacement et de créolisation de la langue française parlant même de tout blanc tout moche. Qu'est-ce que vous voyez derrière ces stratégies politiques racialiste de LFI ?

Et comment vous comment vous avez reçu ça ? Mais je le l'immigré. Moi je je moi l'immigré oui moi le vrai immigré c'estàdire celui qui est arrivé avec un avec une une nationalité marocaine qui a dû être naturalisé plus tard et et donc je je suis pas un enfant de la 2e 3e ou 4e génération.

Écoutez qu'est-ce que ça me dit ? Ça me dit que il n il n'était pas comme ça avant. Donc il a s'est habillé connu et bien sûr c'était d'abord un républicain.

En plus si j'avais quelque chose à lui reprocher à l'époque c'est que l'immigration il en avait rien à hein. C'était pas son truc hein. Il était sur d'autres créneaux.

C'était pas son problème la lutte contre le racisme. Bon, c'était une des luttes peut-être qu'il regardait de loin et donc à un moment donné à un moment donné, il a décidé d'en faire une stratégie politique pensant parce que je pense qu'il méprise finalement les gens qui habitent dans les quartiers populaires que c'est comme ça qu'il peut les capter en essayant de en essayant de de jouer sur les repis communautaires qui peuvent avoir lieu aujourd'hui et et qui ont lieu dans le monde entier, pas qu'en France d'ailleurs. Chacun dans un monde incertain où beaucoup de dig tombent, essayent de se réfugier dans sa communauté, dans ses racines pour se sentir protégé et bien il joue là-dedans mais au lieu de jouer à ça pour essayer de au contraire rassembler, faire que ce pays se construise dans l'osmose, dans la fraternité comme la République le demande, il a décidé de l'utiliser pour monter les uns contre les autres et il a trouvé une cible les Juifs.

Il a trouvé une cible, les juifs qui pouvaient qui qui qui le font. Alors bien entendu, il dira "Mais quoi moi c'est les sionistes tout ça comme tous les la vous entre guillemets l'immigré juif du Maroc, comment vous avez pris ça ? Moi, je l'ai pris euh vraiment comme comme une trahison et comme quelque chose de l'antisémitisme mais les dirigeants de la LFI et Jean-Luc Mélenchon en premier sont euh ceux qui alimentent euh euh et nourrissent l'antisémitisme aujourd'hui en France et euh lui permettent de de se développer de façon importante.

Alors bien entendu, eux ils disent "Oui, non mais on dit sioniste donc mais non mais c'est c'est ça vient pas de net cette histoire de sioniste. Quand les Staliniens ont décidé de faire des purges de juifs en Union Soviétique, puis en Tchécoslovaquie, puis en Pologne, déjà les blouses blanches sous Staline, le complot des blouses blanches. Voilà, c'était contre les sionistes.

Il disent pas, ils allaient pas dire les juifs au lendemain de la chit, attendez le prochain ce qu'ils ont fait pareil. et quand les étudiants se révoltent et que ce sont beaucoup de jeunes juifs qui sont à la tête, il y a il y a la la imaginez-vous la la une campagne anti-juive bien sûr appelée antisioniste contre des gars qui sont revenus malgré la cho construire la Pologne communiste parce qu'ils y croyaient parce qu'ils y croyaient qu'ils ont tous été chassés par cette vague de soi-disant campagne antisionnist et laissez-moi vous poser la question donc ce qui s'est passé dans les pays de l'Est après la Chewa, Pologne, URSS, tous ces pays et ce qui se passe aujourd'hui en France vient Mélanchon, c'est pareil. Non non non, je je je veux pas faire de d'analogie.

Je suis en train de faire l'analogie sur ce qui veulent utiliser soit-disant parce que ils remplacent juifs par sionistes, ils pensent qu'ils sont protégés, qu' seraient pas attaquable. Or et et y compris là, on parle du Staline mais on parlons d'autres choses. Moi dans les faces, je me souviens du GUD qui éditait des tractionnistes hors des faces.

Le GUD, c'est-à-dire l'extrême droite. Et je me souviens jeune, je diffusais un tracte, je me souviens très bien, c'était au père la chaise euh parce que j'étais un jeune candidat d'extrême gauche. Donc il y avait ma tête, j'ai diffusé un tract pour je pense une campagne municipale et je vois débouler des gens qui viennent m'agresser, des jeunes.

C'était une esquade de troisème voix, c'était pas que Gud avec des KFiers palestiniens en disant dehors David et cetera. Donc je moi moi je sais ce que ça veut dire cette histoire et donc euh quand il dit moi moi je suis prêt à débattre de ça euh avec n'importe quelle diraison de la la fille et y compris avec Mélenchonud dans les yeux un mais sur cette questionlà pour démontrer que ce qu'il fait c'est de l'antisémitisme et je suis prêt même à défendre cela de de devant un tribunal s'il pense que c'est le bon endroit ouais on dit pourquoi devant un tribunal parce que vous parce que vous dites en disant ça il va m'attaquer c'est ça que vous dites Ben, il fait ce qu'il veut. S'il veut un débat yeux dans les yeux pour où je vais démontrer que ce qu'il fait alimente l'antisémitisme dans ce pays puisquil il il en fait la dénégation.

Je j'assume. Mais s'il veut que ce soit devant un tribunal, j'assume aussi. Alors le 7 octobre, est-ce que comme d'autres comme d'autres vous dites que le 7 octobre a réveillé le juif qui est qui était en vous ?

Non parce que le juf qui est en moi ne s'est jamais éteint. Et donc moi, je suis moi moi je suis euh né comme ça. Je je l'assume complètement.

J'ai pas besoin de le brandir, de le nier, de je voilà, c'est c'est mon identité et je suis un citoyen français très fier de cette République. J'ai pu être le vice-président d'une chambre parlementaire et et voilà voilà. Et donc euh mais le 7 octobre euh m'a m'a m'a laissé d'abord le drame.

Euh ma fille était encore le le euh elle est arrivée à minuit en France et à 6h du matin on s'avait avec ça. Donc euh je je me suis dit euh je je j'étais on précise que vous avez de la famille en Israël. J'ai bah puisque tous les frères et sœurs de mes parents sont partis euh sont partis vivre en Israël.

J'ai beaucoup de cousins germains et cetera. Donc oui, l'essentiel de ma famille est et est et est et est là-bas. Donc bien sûr, une angoisse, quelque chose de fort, mais surtout ce que je n'avais pas prévu à ce moment là.

Je pensais que tu aurais une compassion face à à ce qui était de l'atrocité que subissaient les Juifs, un programme massif. Euh j'ai vu que ça a libéré. Au contraire, ça c'est ce qui me heurte le plus, qui me fait mal le plus, c'est que au contraire, ça a été le signal d'un regain d'antisémitisme, une déferlante d'antisémitisme dans le monde entier et dans mon propre pays.

Mais alors dans votre pays, vous avez la France la France, vous avez toujours oui, on parle pas du Maroc, on parle de la France, vous avez toujours combattu tous les racismes, l'antisémitisme, vous l'homme de gauche, hein. Et quand vous voyez que l'antisémitisme, il se réveille à gauche, ça doit vous faire mal. Bah bien sûr, mais je n'ai jamais aussi été naïf l'antisémitisme l'antisémitisme qui n'a jamais disparu mais après au Suisse, il était devenu honteux et là Oui.

Oui. Mais bien avant, c'est-à-dire que de toute façon la gauche a dû toujours avoir pour rester la gauche à affronter cela et l'affaire de réfusance de la gauche moderne telle qu'on l'a connu jusqu'à ces derniers temps où effectivement il y a eu des débats. à ce qui disait Drefus et la l'affreux capitaine du de de de l'État et des bourgeois et et des banquiers et cetera.

Il y avait déjà ce discours pseudo de gauche pour justifier qu'on discrimine un juif. Et Zola mais Jores qui au début voilà était aussi pris par le doute s'engage à fond. Il y a la Ligue des droits de l'homme, il y a une gauche qui se refonde sur le fait de combattre en même temps l'antisémitisme et pour la République parce qu'il voit que là c'est l'essence même de la République est en jeu.

Et aujourd'hui, certains essayent de fracasser ce ce contrat qui a tenu, bah je le dis à la fille et pas que pas que, mais dans dans la gauche, il y a à nouveau il y a à nouveau euh euh euh ce sentiment de considérer ou que c'est secondaire ou que euh au contraire, on peut s'en servir et il faut à nouveau que il y a un partage des eaux avec ce il n'y a pas de compatibilité entre la gauche et l'antisémitisme, c'est pas une petite scorie, c'est la négation des valeurs de la gauche. Et donc la gauche doit affronter cela avec beaucoup de force parce que c'est pas seulement pour les juifs, c'est pour les valeurs même de la gauche et de la République can. Quand vous dites qu'il y a pas de compatibilité entre la gauche et l'antisémit, ça veut dire qu'il y a pas de compatibilité entre le parti socialiste auquel vous appartenez et LFI.

Le parti dont la justice a a considéré que c'était un parti [raclement de gorge] passionnément. Dès qu'il y a eu ce tournant clairement affirmé de de l'ALFI, j'ai considéré qu'aucune alliance n'était possible avec eux pour gouverner la France. Et donc c'est un combat que je mène avec un un courant qui a fait plus de 40 % à deux congrès de suite avec Nicolas Meyer Rossignol, Carole Delga et et bien d'autres amis, Lamia et Larage à Paris.

Euh nous avons considéré que euh là ce n'était pas une divergence comme on pouvait avoir avec le Parti communiste ou tel euh a radical de la gauche. Euh euh à quel âge on part à la retraite, la hauteur du SMIG plus ou moins c'est le fondement. Il y a pas de compatibilité entre la gauche, ni de conciliation possible, ni de tolérance possible entre la gauche et l'antisé.

Ça veut dire qu'il faut mettre il est temps de mettre en place un cordon sanitaire autour de LFI. Mais je je tous ces mots qui ve qui ensuite font bien entendu entre entre ceux qui combattent pour les valeurs de la gauche et ceux qui alimentent l'antisémitisme dans le pays. J'ai pas compris le début de la phrase cordon sanitaire entre ceux.

C'est ça que vous voulez dire. Il ne peut y avoir aucune alliance, aucune compromission avec eux. Oui, bien entendu.

Mais je ne confonds pas aussi tous ceux qui sont bernés par ces dirigeants qui eux font les choses siamment euh et et donc je sais je sais qu'il y a euh dans le pays comme avant il y avait aussi et moi jeune j'étais de cela des militants de gauche, des électeurs de gauche qui veulent plus de radicalité dans les programmes qui sont plus de gauche disons mais justement non. Et donc je je ne confonds pas ceux qui vont vers la LFI des fois parce que ils ont des exigences plus fortes vis-à-vis de la gauche en terme de transformation sociale et et ceux qui siamment jouent avec le communautarisme ou l'antisémitisme parce que ils considèrent que c'est dans cette conflictualisation qu'ils vont pouvoir avoir les voies supplémentaires qui leuront manqué. Ça veut dire que bah c'est Manuel Vals qui avait re en 2016 il y a 10 ans quand il parlait de de gauche réconcili. il n'avait pas raison.

D'ailleurs, il se retrouve à droite. Donc euh comme comme il se retrouve à droite, d'abord il avait pas raison puisque il parlait d'un débat à gauche, des gauche irréconciliables et lui il se retrouve à droite. Donc déjà son point de vue pour le comprendre, il faut comprendre sa trajectoire.

Moi, je pense que les électorats sont largement réconciliables. Il quand on s'engage à gauche euh y compris à LFI, on s'engage pour ses valeurs et ses combats historiques de la gauche, mais que le la la le Parti socialiste et la gauche démocratique est absolument irréconciliable avec la direction actuelle de LFI et de Jean-Luc Mélenchon. Il y a un espace pour la gauche social-démocrate à la présidentielle de l'année prochaine ?

Bien sûr, il y a Raphaël Gluxman là qui montre déjà en sortant un livre. Vous vous soutenez clairement Raphaël Guxman ? Ah moi c'est mon choix là mais je je moi mais c'est je je sais pas on verra les on ne connaît pas les candidats.

Euh je je soutiens d'abord le fait que la gauche démocratique doit avoir une place forte et peut elle jouer la victoire parce que c'est Jean-Luc Mélenchon au 2e tour, c'est l'extrême droite qui gagne. Donc c'est pas la peine de nous faire le vote utile je ne sais quoi parce que le seul candidat qui est sûr de perdre face à l'extrême droite qui est mon ennemi principal qu'on le sache et je le redis parce que vous m'avez fait beaucoup parler de LFI et cetera, mais dans ce pays le danger immédiat d'un de de prise de du pouvoir c'est par des fascistes d'extrême droite que représenté par le Rassemblement national et tous ceux qui veulent les banaliser risquent de se réveiller avec la gueule de bois. Donc moi je ne veux pas ça pour mon pays.

J'ai toujours combattu contre ça. Je sais ce que ça a signifié dans l'histoire de France une défaite de Mélenchon en premier tour. Mais bien sûr si on veut pouvoir battre l'extrême droite, il faut absolument que la gauche démocratique soit au 2è tour.

Parce que si si c'est Mélenchon, euh il perdra, c'est sûr. Et si c'est le centre ou le les Macronistes, ils peuvent perdre parce que ça fait 10 ans qu'ils ont fait monter le Rassemblement national par leur politique et qui ne seront pas un vote qui pourra être crédible une nouvelle fois pour enrayer la victoire de la passe par une double primaire comme le souhaite Olier Fort double primaire. Non mais écoutez moi j'étais contre une primaire donc deux primaires.

Bonjour les dégâts. J'ai j'ai je je comprends rien à ce système. On va en discuter avec Olivier Fort et les autres pour essayer de se mettre d'accord.

Il faut un candidat, il faut un candidat qui puisse gagner. Aujourd'hui, je vois que Raphaël Gluxman commence à avec un livre à présenter un projet au français que vous je l'écoute et je vois que mais il a il y a un candidat le seul qui en 10 ans de la gauche démocratique qui a fait un score à deux chiffres qui a fait 14 %. Est-ce que je vais commencer par quelqu'un qui a fait 3 7 ?

Bon, j'essaie de voir c'est quoi ? Bah moi je regarde les chiffres de tout le monde de de tous les candidats qui soient vert qui soient socialiste. Pour l'instant il y en a un qui fait 14 donc je me dis partons de lui.

Mais de toute façon il faudra une équipe. Il faudra que mon parti aussi soit au cœur de cette campagne parce que le Parti socialiste, c'est une histoire et un enracinement en profondeur qui est encore là. On a plus de 1000 maires donc c'est quelque chose qui est encore là.

Certains sont en train de enterrer le Parti socialiste, mais cette histoire vit, c'était Jores, c'était Bloom, c'était Mz. Et c'était quelque part un peu vous, on va parler de vous, vous avez commencé par militer à l'extrême gauche et pas n'importe quel extrême gauche puisque vous êtes passé au départ par l'OCI, je crois avant le Trosquist en général Trquist, une organisation aussi quasi sectire de la gauche extrême. Pourquoi avoir choisi cette gauche sectaire ?

Ah non non, j'ai pas choisi comme ça puisque je vous dis j'y suis pas passé parce que au moment où j'allais euh j'étais un jeune lycéen et que j'allais euh j'avais des amis dans cette organisation, ils ont été exclus et donc j'ai continué mon parcours. Mais moi j'étais oui, j'étais un jeune euh militant d'extrême gauche, mais j'ai dirigé des mouvements de masse et notamment j'étais le porte-parole du grand mouvement contre la loi de vaquet en 1986. C'est déjà que j'ai pu Oui.

Euh mais c'est grâce à ça que vous êtes entr en politique Non, c'est pas grâce à ça parce que j'ai été élu ensuite dans le 20e arrondissement sans étiquette politique dans en alliance avec les socialistes parce que j'y vivais en 1995, simple élu d'arrondissement puis adjoint au maire de Bertrand de la Noé puis sénateur en 2004 donc bien après 18 ans après ce mouvement. On avance votre engagement politique c'est quoi ? une histoire de citoyen engagés, d'humanistes, de français nés de l'autre côté de la Méditerranée ou ou et ça nous renvoie à cette BD euh de la petite Jérusalem du Maroc, une histoire juive.

C'est vraiment tout ça, une histoire juive aussi. Mais bien sûr, bien sûr. C'est tout ça aussi que maintenant parce que je voilà c'est c'est [rires] j'ai l'âge où il faut savoir à quoi on peut être utile.

Et je pense que ça revient à ce qu'on a voulu faire avec mon frère et ce qui même en politique et ma tâche principale que je me suis donné, c'est la transmission. Aujourd'hui, il faut qu'on sache transmettre toute cette histoire, toute cette complexité. Et ce qu'on a essayé de transmettre aussi, c'est dans un Maroc qui est le seul pays euh du monde musulman, mais aussi du monde où les origines hébraïques sont dans la constitution, vous le rappelez dans cette BD à mort de la petite Jérusalem du Maroc à mort à Souline donc né le 25 janvier 2027, on va dire ce qui s'est passé à la fin.

Très content qu'il soit honoré. Il est mort le 21 janvier 1948 pendant moi je je j'aurais aimé que que cette histoire ne soit que ça la fin ne soit pas racontée. Non [rires] mais c'est pas la fin, c'est l'histoire parce que ça donne envie de lire ce livre hein.

C'est l'histoire de la mort. Il faut dire en ce qui ce qu'il est devenu à mort. C'est pour ça que vous lui consacrez cette BD quelque part que vous avez consacré un film et que vous l'avez en mémoire, bah il est mort pendant la guerre d'indépendance et vous écrivez ce partage qui est donc guerre d'indépendance sur la base de euh donc 5 mois après, pardon, Ben Goron proclame officiellement la création de l'État d'Israël sur la base de la résolution 181 de l'ONU divisé en trois parties la Palestine britannique, un état juif, un état arabe et un statut international pour Jérusalem. et vous écrivez ce partage qui hélas ne sera ne s'est pas réalisé et qui demeure pourtant le seul chemin pour la paix.

C'est pour ça que je vous parle d'amor et de ça son destin tragique. Vous y croyez toujours en cette paix d' Ah ouais oui. Bah j'y crois parce que c'est le seul chemin et et à mort qui n'aura jamais vu son rêve se réaliser.

Bah oui et la paix. Oui et et bien sûr que je crois en la paix parce que de toute façon il y a pas d'autres chemins possible. C'est c'est marrant comment aujourd'hui on présente ceux qui veulent la paix deux États comme des utopistes alors que c'est le seul chemin réaliste et pragmatique pour que l'État d'Israël y compris puisse continuer parce qu'on ne vit pas éternellement en guerre et en hostilité avec ses voisins.

Tous les États qui se sont stabilisés ont à un moment eu des moments de guerre, des moments de de de conflit et des moments de paix. Et euh aujourd'hui, je sais que chez les Palestiniens et chez les Israéliens, on les entend pas beaucoup mais ils sont là ceux qui veulent la paix parce qu'ils veulent la vie et la vie c'est la paix. Alors, un combat pour la paix que vous menez inassablement depuis des années, David Assouine avec votre épouse Brigitte Brigitte Stora, un combat qui écrit des merveilleux livres sur l'antisémitisme qui permettent vraiment de comprendre ce que c'est que l'antisémitisme et un un combat pour la paix mène aussi par votre fille Anna Anna Asline fondatrice des guerrières de la paix.

Oui. Et aussi avec votre fils Raphaël hein sœur de famille qui qui est porte-parole de Golem. Voilà.

Et alors ? Et pourtant vous quatre, David Assouine, Brigitte votre épouse, Anna vot votre votre fille, Raphaël votre fils, vous avez été ciblé et attaqué violemment par la mouvance et les filles. Comment vous l'expliquez cette essentialisation juive, cette obsession juive maladive de mélange de ses camarades de LFI ?

Pas comment ? Je vais vous dire, je vais vous dire, je vais vous dire deux choses. D'abord, la dernière fois où ma fille a été ciblée, voire même menacé de violence et même de mort, c'est par la mouvance de Bengvir de de radicaux extrémistes juifs qui ne supportent pas le fait qu'elle milite pour la paix.

Bon, mais il y a effectivement aussi de l'autre côté et donc les extrémistes se rejoignent de ce point de vue euh euh des Oui, ben on nous cible parce que on est juif donc on est forcément sionist génocidaire et cetera faisant d'ailleurs du fait que nos positions sont très clairement engagées contre Netaniaahou qu'on ne supporte pas et d'ailleurs et on n pas justifié de ça. Non non mais je vais pas me justifier mais je le dis voilà je je je dis qu'elle peut préciser les choses les victimes des victimes des kib du 7 octobre c'était t tous des pai bien sûr et d'ailleurs et et d'ailleurs je pense que ceux qui veulent détruire la paix tuent les passerelles. Voilà, il y a ceux qui ont assassiné rabine parce que il et et ce sont des juifs parce que ils voulaient tendre la main et il a pas été euh je je ne sais quoi et c'était pourtant un général israélien qui avait servi le pays et cetera.

Et de la même façon de l'autre côté, on sait qu'il faut cibler les passerelles pour que la paix soit impossible et que les extrémistes triomphent. Donc du côté des terroristes, du ramas et tout, on préfère cibler ceux qui font passer. Pourquoi du côté de les filles on cible les mêmes ?

Mais parce que politiquement c'est c'est dangereux. C'est-à-dire que pour eux euh vous par exemple mais mais pour eux à partir du moment où c'est simple que euh euh Netaniaahou et les extrémistes juifs qui euh assument les discriminations, voir les massacres de Palestiniens, ça on peut les dénoncer. Et quand il y a des juifs qui pensent que l'État d'Israël doit exister, qui défendent combattent l'antisémitisme et dénonce donc Netaniaou, et bien pour eux d'un coup, ce sont des empêcheurs d'expliquer le monde tel qu'il le voudrai hein.

C'est-à-dire euh euh on on devient des obstacles et donc il faut nier, il faut nous renvoyer euh éteindre notre parole. Alors, votre engagement en conclusion votre engagement politique David Assoline c'est quoi ? C'est l'histoire une histoire de citoyen engagé, d'humanistes, de français né de l'autre côté de la Méditerranée ou une histoire juive ?

C'est tout ça à la fois. Tout ça à la fois. Et ce que je retiens de mon identité juive, c'est son c'est cette culture très forte qui parle à l'humanité et malheureusement qui parfois on fait la cible ou le bouqu émissaire de toutes les frustrations des uns et des autres à travers l'histoire.

Mais je voilà c'est c'est toute cette histoire et c'est l'histoire aussi d'amort quelque part. Vous êtes son héritier. Oui.

Oui. les l'héritier de de de ce qu'il était dans dans sa générosité, dans ses engagements et et on est tous des héritiers à chaque fois. Et moi je je ma plus grande fierté aujourd'hui, c'est aussi de voir mes enfants bah continuer petits enfants sans avoir jamais été endoctriné euh par être sur les mêmes types de valeurs avec leurs talents, leur créativité, continuer ce ces ces ces combats, c'est ce qui me soulage le plus.

Alors avant de conclure David Assun, je rappelle que votre BD à mort de la petite Jérusalem du Maroc que vous avez donc choisi de d'autoédité et disponible à la librairie du Mage et aussi via le lien àord.fr insulouine.fr à mort ao mor.

Et je veux dire là vraiment parce qu'on en a pas beaucoup parlé mais euh ce qui donne sa force à la BD c'est les dessins. Et Alain mon frère est vraiment a fait les choses magnifiquement non pas seulement parce qu'il a un bon coup de crayon mais parce qu'il a une sensibilité pour faire vivre avec les couleurs, avec les expressions. vraiment on a l'impression parfois que chaque image est un tableau.

Donc je veux aussi lui rendre hommage et c'est pour ça que c'est une BD et à votre sœur qui a réalisé cette couverture. Oui. Et et ma sœur qui a fait les une et qui c'est de sont des pastels merveilleux.

Mais en tous les cas, euh une BD, c'est un choix de faire vivre avec des dessins une histoire et euh le dessinateur fait vivre cette histoire comme euh que de façon très surprenante pour ceux qui euh découvrent cette BD qui marche à fond hein. Les gens sont sceptiques quoi. Et puis après quand on rentre dedans quand on rentre dedans et quand on attend la suite, on attend la suite parce que c'est la c'est la première époque, il y en a c'est le premier tome, après on fera de 48 jusqu'à notre départ du Maroc et donc cette autre période qui a d'autres histoires incroyables à raconter et peut-être après de 67 à aujourd'hui en France peut-être.

En tout cas, merci David d'avoir passé ce moment avec nous. Merci à vous de nous être fidèles. Bon dimanche sur Radio J.

À dimanche prochain. Merci. Merci.

Yeah.