Reforme des Retraites Analyse de Dominique Dupilet et de Catherine Génisson
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- Dominique DupiletPromesse
« Nous remettrons en place la retraite à 60 ans en 2012 quand nous serons élus. »
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généril à Boulogne avec mes électeurs. Ce qui est bien, c'est qu'on voit les générations mêlées, à la fois ceux qui sont déjà aujourd'hui retratés et qui savent le prix du combat qui a été mené pour arriver à une retraite, à un âge où l'on peut encore en profiter et de voir les jeunes qui se posent beaucoup de questions sur leur devenir et en particulier sur le fait que finalement la retraite ça devient un horizon impossible à atteindre. Je crois que c'est un texte qui est caractérisé par son côté injuste, irresponsable et qui en plus n'apporte pas les solutions qu'il faudrait pour le sur le sujet des retraites avec quelques points précis.
Bon, le report de l'âge légal de la retraite de 60 ans à 62 ans, on n'oubliant pas de dire que pour la retraite à Topelin, ça fait 65 à 67 ans. Ça, je crois qu'il faut le dire. Il faut que les Français en prennent conscience.
C'est une mesure qui inefficace et nous nous la combattons fermement. Nous remettrons en place la retraite à 60 ans en 2012 quand nous serons élus. J'espère que nous serons élus parce que c'est inefficace et c'est injuste socialement.
On comprend bien qu'il faut financer les retraites que la vie s'allonge et que les gens doivent toucher jusqu'à la fin de leur jour. Mais ce qui est anormal, c'est de changer l'âge légal de la retraite. Parce que quelqu'un qui aura commencé à travailler à 18 ans ou même à 20 ans, lorsqu'il aura cotisé 40 ans, ne pourra pas partir en retraite.
Ça veut dire qu'il y a une profonde injustice entre celles et ceux qui vont commencer tôt et entre celles et ceux qui vont commencer un peu plus tard. Il y a aussi une profonde injustice parce que tout le monde n'ait pas la possibilité de partir à 60 ans alors que les métiers sont différents, que des gens sont dans une grande pénibilité, il y a des gens qui à 55 ans sont usés. Il y a des métiers qu'on ne peut plus faire à partir d'un certain âge.
Le gouvernement confond invalidité et pénibilité. L'invalidité est effectivement un problème personnel qui doit être traité par le médecin. C'est le sujet de la pénibilité, c'est un sujet qui tient qui qui fait partie du contrat social, du contrat de travail. qui doit trouver des solutions collectives, des solutions en fonction d'accord de branche.
Quand par ailleurs, on sait qu'un ouvrier par rapport à un cadre à une espérance de vie de 7 ans inférieur, cela s du aux conditions de travail, en particulier au travail posté, au travail de nuit. C'est dû aussi aux conditions d'exposition quand dans notre région on parle de la silicose, quand on parle de la miante. Ce sont tous ces sujets-là ne sont pas pris en compte en tant que tel et pour la collectivité et ce que nous propose le gouvernement est vraiment indécent.
Deuxième sujet aussi, c'est la retraite des femmes. La retraite des femmes bien évidemment qui sont la conséquence du parcours ératique, du parcours ératique professionnel des femmes. Les femmes ont une retraite de 40 % inférieure à celle des hommes.
Elles ne peuvent prendre leur retraite en général à Toplin qu'à 65 voire 67 ans déjà aujourd'hui. Donc là, aucune mesure structurelle du gouvernement pour palier à cela, même si le sujet c'est l'activité professionnelle tout au long de la ville. Discute sur la durée des taux de cotisation en fonction de la pénibilité.
Moi, je pense que c'est ce que tout le monde a dit et nous sommes d'accord, mais que l'on est tranché là, c'est-à-dire en pénalisant celles et ceux qui sont sans aucun doute les plus humbles de notre société, à mon avis, il faut se battre et puis il faut se battre surtout si on est jeune parce que on ne sait pas du tout comment la société va évoluer. On ne sait pas du tout dans 30 ans comment seront les finances de l'État. et donc de modifier l'âge légal, c'est par avance anticipé sur un désastre financier qui n'est pas spécifiquement annoncé pour les années 2030-2040.
Les solutions proposées par le gouvernement sont des solutions qui ne passent quasiment que sur le salarié. dans une situation de crise quand il faut savoir d'ailleurs que la dérive des comptes publics que ce soit les comptes sociaux et les comptes de l'État sont dus pour seulement un tiers à la crise et 2/3 aux conséquences des des décisions prises par le gouvernement la loi TPA le bouclier fiscal la TVA sur les restaurateurs entre autres le sujet des des exonérations de cotisation sociale sur lesquelles il faudrait travailler les niches sociales les niches fiscales tous ces sujets sur lesquels le gouvernement n'a pas travaillé font que les de tiers de la situation catastrophique dans laquelle nous sommes sont d à leur décision. Comprends bien que les gens soient inquiets.
Les fonctionnaires sont inquiets. Pour la première fois, on leur dit finalement qu'il gagne trop et avec les prélèvements obligatoires qu'on va instaurer, ils vont gagner moins. C'est la première fois que ça arrive depuis 1935 où finalement on diminue le salaire des fonctionnaires.
Et puis les ouvriers, les travailleurs du secteur privé sont inquiets parce que tout est précaire. La réforme du droit du travail qui a été faite depuis quelques années ne leur donne plus aucune certitude sur les garanties lié au licenciement. Ensuite, chacun sait bien que les pôles emploi sont dépassés par les événements et qu'il n'y a rien à offrir.
Ceux qui s'inscrivent dans le RSA savent qu'ils vont y rester plusieurs années, ce qui est insoutenable. Et donc la seule solution, je le dis vraiment hein, ça n'est pas de négocier, c'est de changer le gouvernement. c'est de changer.
Et si le gouvernement voulait être conséquent avec lui-même, et bien il demanderait la dissolution de l'Assemblée nationale par le président de la République pour faire des élections anticiper et voir dans quel état se trouve l'opinion française. Ç
Catherine Génisson