Immigration : "L'accès au pays ne doit pas être open bar"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] merci beaucoup d'être avec nous Jean-Michel Arnaud et d'être avec nous pendant cette demi-heure vous êtes élu des Hautes Alpes membbres du groupe Union centriste et je le disais rapporteur du budgets des collectivités territoriales on va bien sûr en parler dans quelques instants mais d'abord l'actualité elle concerne beaucoup les questions d'immigration il y a beaucoup de textes en ce moment au Parlement sur le sujet et hier il y avait le texte des républiques qui était discuté à l'Assemblée nationale c'était la niche parlementaire des députés c'est-à-dire que c'est eux qui choisissaient l'ordre du jour la proposition de loi constitutionnelle qui vise notamment à demander un référendum sur l'immigration en élargissant le champ de l'article 11 et à demander également la primauté du droit national sur le droit européen sur ces questions migratoires c'est un texte qui divise la majorité sénatoriale vous les centristes vous vous y êtes opposé sur ces sujets en commission pourquoi nous avons une position constante au sein de la majorité sénatoriale il n a aucune surprise la position de l'Union centriste portée par Philippe boncarer nous nous y opposons essentiellement non pas sur l'esprit qu'il faille donner une réponse aux attentes des Français en matière d'immigration nous sommes conscients qu'il y a des attentes fortes dans le pays pour une meilleure régulation aux frontières d'abord européennes et puis l'impact que cela peut avoir à l'intérieur notamment de l'Hexagone mais pas que y compris à Mayotte notre elle est extrêmement simple à expliquer nous ne souhaitons pas que la France pays fondateur de l'Union européenne particulièrement attaché aux valeurs du droit mett en place une sorte de frexit constitutionnel qui consisterait à dire que sur un certain nombre de sujets la France se mettrait à l'écar de l'Union européenne et finalement ne respecterait pas les traités ne respecterait pas la convention qui nous liit aux autres pays de l'Union européenne mais mais est-ce qu'aujourd'hui l'Union européenne c'est pas un frein au contrôle de la politique migratoire ben pardonnez-moi l'Union européenne devrait être l'outil principal de contrôle des flux migratoire d'ailleurs que ce soit les accords de Dublin que ce soit les dispositifs mis en place avec Frontex devrait y concourir la difficulté mais de vrai vous le dites bien il y a des difficultés dans l'Union européenne à se mettre d'accord sur ce sujet je suis élu d'un département frontalier euh les Hautes Alpes frontières avec le piément italien euh dans la pratique quand j'entends et écoute les policiers quand j'écoute les autorités administratives de proximité euh et que je vois effectivement que la relation avec notre pays voisin l'Italie pour la gestion des flux migratoires n'est pas très opérationnelle et toujours opérationnel cela pose effectivement question mais c'est c'est plus une question non pas de droit européen une question de pratique avec le pays voisin donc je je je crois que il ne faut pas confondre l'objectif avec le moyen le moyen c'est de rester pour ce qui nous concerne dans le cadre du pacte européen les centristes ont toujours eu une filiation européenne forte je ne vais pas faire appel aux grandes figures du centrisme que sont Simon veille notamment et d'autres nous sommes constant sur sur ce sujet géraldmanan juste hier il a dit au républicains il les accusé de double frexit européen et constitutionnel vous diriez la même chose pour ce qui concerne le deuxième sujet qui est l'élargissement du champ référendaire à des questions de société qui pourra aller jusque à l'immigration enfin là aussi je crois que si les questions d'immigration se résolvaent par une question référendaire qui par nature génère une réponse par oui ou par non ça saurait on est dans une complexité extérieur à l'Union européenne avec les conventions qui nous lient avec des pays tiers on parlera peut-être de l'Algérie dans qu euh mais euh mais aussi des des questions de mobilisation à l'exérie de nos frontières euh pour mobiliser la répartition aussi de tous les pays pour la répartition des des des immigrés qui arrivent parce que derrière immigrés il y a plusieurs formes d' a les réfugiés politiques il y a également des réfugiés climatiques bientôt nous avons également l'immigration totalement illégale qui doit être combattu et puis il y a les procédures franco-françaises aussi de gestion des demandes et de traitement des demandes d'asile qui doivent être raccourci c'était l'esprit d'ailleurs de la loi immigration portée par le gouvernement et Gérald dermanin qui devait notamment assouplir tous ces éléments je crois que ce qu'il faut c'est de la cohérence ne pas tomber dans le populisme en disant il y a qu' il faut un référendum oui pardon on aura réglé le problème le populisme consiste à dire on on fait des murs un trumpis B la française qui consisterait à faire des murs à nos frontières et on a réglé le problème je pense qu'il faut de la concertation il faut de la discussion avec nos partenaires intérieurs à l'Europe et retravailler sur les conventions avec les pays-tiers et il faut bien évidemment des règles de droit parce qu'on est aussi garant d'un modèle démocratique qui est vous le savez attaqué de toutes parts y compris par celles et ceux qui parfois mettent le curseur très loin je pense notamment aux extrêmes qui voudraient effectivement tout ça éclate pour avoir une vision très nationaliste des sujets mais du coup les républicains risquent fortement d'être mis en minorité au moment de l'examen de ce texte en séance puisque vous l'avez détricoté en commission est-ce que ça risque de laisser des traces dans la majorité sénatoriale écoutez moi je crois que je fais confiance à Bruno rotaillot Hervé Marseille sous la houlette du bienveillant efficace Gérard Larché pour encore travailler peut-être à à des accords je crois que la personne n'est surpris de la position des centristes depuis le premier jour nos partenaires de la majorité sénatoriale savent que sur ces sujetsl nous avons des marqueurs voilà une majorité sénatoriale elle marche sur deux pieds et c'est c'est la force du dialogue entre nos forces politiques et entre celles et ceux qui les dirigent que de trouver des points d'accord et des convergenence laissons encore le dialogue s'effectuer et puis si rien ne bouge nous serons constants sur notre position vous en parliz les républicains hier ont également fait examiner un texte qui vise à dénoncer l'accord franco-algérien de 1968 qui donne aux algérien un statut particulier favorable en matière de circulation de séjour d'emploi en France il a été rejeté par les les députés vous l'auriez voté vous moi je pense que je l'aurais voté pour d'abord je ne suis pas député donc je suis sénateur oui oui non mais est-ce que vous l'auriez voté si un tel texte é présenté au Sénat qu'il faille requestionner cet accord euh ce parit nécessaire d'ailleurs je le rappelle cela a été révisé cet accord a été révisé à trois reprises de 1985 à 2001 et donc si cet accord a été renégocié c'est que il est nécessaire qu'il le soit encore il n'est pas normal que dans les relations que nous avons avec les pays du Maghreb pour la plupart d'entre eux francophones qui ont une histoire commune avec la France il y ait des discussion qui soit de nature différente avec un paystiers qui n'a pas cette culture commune cette histoire commune une histoire compliquée avec l'Algérie mais me paraît effectivement nécessaire de de discuter avec l'Algérie mais pour vous ça doit se faire dans la discussion avec le gouvernement algérien et pas dans la dénonciation comme l'ont fait les rép je P ça do dans la discussion à condition qu'il y ait discussion je crois savoir que est envisagé ça a été annoncé par la première ministre la visite du président algérien début 2024 sous réserve de ses propres difficultés internes puisqu'il y a une élection présidentielle en décembre 2024 et se pose la question de savoir si'il pourra se représenter elisabethor a dit que la renégociation est à l'ordre du jour mais Renaissance hier a rejeté le texte des républiqus vous comprenez la logique mais la logique est s'il y a une rénégociation qui est engagée pour peu que ce soit pas de la poudre de de perlin pinpin que ce soit pas effectivement une façon euh de de rejeter le texte à l'air pour ne pas traiter le problème et et procrastiner une nouvelle fois une nouvelle fois sur ce sujet je crois que ce qu'il faut simplement dire c'est que les Algériens doivent avoir probablement des conditions d'accès au pays pour des questions y compris de relations familiales fortes entre une grande partie de la communauté algérienne de France et le pays d'origine euh bien évidemment on ne peut pas avoir les mêmes règles qui s'appliquent à l'Algérie au au pays-tiers mais elles doivent évoluer parce que grosso modo je vous le dis comme je le pense euh pour euh pour nous Français euh l'accès à notre pays ne doit pas être un open bar euh futtile pour les pour nos amis algériens donc il faut qu'on rediscute cela en niveau en nombre de quotas euh sur les conditions également de séjour et des titres de séjour touristiques des titres de séjours surtout liés au travail euh et que naturellement si on discute avec tout le monde pour essayer de réguler davantage les FS migratoires on doit aussi discuter avec les algérien donc la première ministre nous dit grosso modo laissez-moi un peu de temps pour discuter si effectivement à l'issue euh euh du premier semestre 2024 les choses ne bougent pas je pense qu'on on devra changer de position et être beaucoup plus dur avec le gouvernement à cet effet sur le projet de loi immigration il arrive en séance lundi à l'Assemblée la version sénatoriale a été détricotée par les les députés malgré ce que dit Gérald armmanin ce matin dans ni ce matin o où il dit finalement qu'il y a beaucoup de choses qui ont été gardées du texte du Sénat mais quand même sur plusieurs points et notamment les points cruciaux la question de l'aide médicale d'État la question de la régularisation des titres dans les métiers en tension le l'Assemblée nationale est revenu dessus est-ce que vous le regrettez moi ce que je regrette c'est la perspective rien n'est jamais acquis hein on ne sait pas comment comment tout ça va retomber euh mais rien ne serait plus détestable que pour les institutions mais aussi pour la perception que les Françaises et Français ont nos institutions de ne pas trouver un accord sur un sujet aussi sensible euh il y a une attente de réponse à l'angoisse aux inquiétudes que peuvent avoir nos concitoyens et et aussi parfois les violents que nos concit citoyens ressentent li au fait migratoire vrai ou faux dans tous les cas c'est un ressenti qui est réel une réponse législative le le le gouvernement a besoin de nouveaux outils pour notamment traiter un certain nombre de situation qui ont fait j'ose pas les rappeler tellement elles sont douloureuses pour pour les Français qui ont fait l'objet de fait divers monstrueux ces dernières semaines des attaques terroristes des situations de difficulté d'expulsion d'un certain nombre de de criminels terroristes qui ne peuvent pas être expulsé parce que sont sur territoire national ou avant l'âge de 13 ans nous avons également sur l'aide médicale d'État une position du Sénat qui n'était pas de supprimer une aide médicale mais la transformé en aide médicale d'urgence pour réduire le spectre et faire en sorte que l'on envoie aussi un signe non seulement aux personnes qui veulent venir en France pas pour être accompagné médicalement mais pour avoir un autre destin d'autres horizons d'autres perspectives de vie mais qui bénéficient de ce dispositif alors qu'un certain nombre de Français disent on en fait trop donc je pense qu'il faut trouver vous dites il y a un problème d'acceptabilité sociale sur cette question de l'aide médicale d'État attention oui pour parti et il y a une nécessité de détendre et d'objectiver le débat sur l'immigration ce que nous avons par le débat au Sénat je pense qui a été quand même de bon niveau globalement avec une amélioration du texte avec un durcissement du texte par rapport à son nous avons fait ce travail donc maintenant moi ce que je vise juste pardon Jean-Michel sur cette question de l'aide médicale d'État que vous avez transformé en aide médicale d'urgence Géral armanin ce matin dans le quotidien ni ce matin il dit que ce sujet n'a pas sa place dans le texte parce que ça aurait été un cavalier législatif retoqué par Conseil constitutionnel mais il ferme pas la porte à un débat en court terme sur cette question de la transformation en Amu il dit la porte n'est pas fermée est-ce que vous vous le voyez comme une main tendue comme un signe ce que je crois c'est que géralen depuis le premier jour tente de trouver les moyens de faire voter son texte euh il y a un jeu aussi politique au sein du gouvernement 493 pas 493 qui arrivera à passer un texte aussi puissant et aussi attendu dans l'opinion publique sans passer sans passer par le 493 on voit très bien qu'il y a aussi un peu des des jeux sur l'après séquence mais au-delà de ça qui est un jeu politicien gerérald Manin a a eu la force de d'être très présent au Sénat pour défendre son texte à généré je crois des des des échanges fructueux il a souvent dit oui à toutes sortes de propositions pour convaincre bien moi ce que je souhaite c'est qu'on puisse avoir une discussion CMP donc commion il y aura un accord entre députés sénateur je souhaite qu'il y ait un vote quels qu'en soient les termes à l'Assemblée nationale parce qu'il serait quand même incroyable que sur un texte tant attendu par la société française tant observver aussi par nos partenaires européens l'Assemblée nationale un ne débattent que partiellement ou termine ce débat là par un 493 donc ça c'est un message au al parce qu'on sait il y aura une motion de rejet préalable qui sera examiné lundi si la vote elle pourrait passer VO responsité c'est la responsabilité nos partenaires de la majorité sénatorial à l'air ont fait le choix de faire des propositions exigeantes et nous avons eu un texte exigeant et recalant finalement le barissant de ce texte en lien avec les exig de la population les attentes de la population je dis simplement que l'Assemblée nationale si j'avais un conseil à donner à mes collègues députés étudier le texte faire des contreopositions voter un texte le vôre et on se rencontre en CMP je crois que les se sénateurs et les se députés qui se réuniraient dans une CMP sont capables de trouver des convergences pour montrer aux français qu'on s'occupe de leur problème on va parler de ce qui se passe au Sénat puisque le Sénat poursuit l'examen du budget cette semaine a été examiné le budget des collectivités territoriales dont vous êtes le rapporteur on va voir ça avec Quentin calm [Musique] bonjour Quentin bonjour Aran bonjourich bon et Quentin à l'occasion de l'examen de ce budget des collectivités locales les sénateurs ont voté le retour de la fameuse réserve parlementaire voilà la réserve parlementaire souvenez-vous avant 2017 avant la loi pour la confiance dans la vie politique c'est comme ça que ça'appelait le texte à l'époque la réserve parlementaire permettait de flécher des financements du ministère de l'intérieur vers des projets des Collectiv locales ou des associations dans les départements en 2017 au moment de sa suppression au tout début du quinquenat d'Emmanuel Macron elle représentait 56 millions d'euros pour les sénateurs 81 millions pour les députés elle faisait polémique au moment de sa suppression accusé d'être opaque inégalitaire entre les parlementaires et les circonscriptions ou les départements mais pour les sénateurs cette réserve permet de corriger les ratés de l'État dans certains territoires et pour être précis sur ce que vous vous avez exactement voté cette semaine en séance il s'agit de permettre aux parlementaires de choisir les bénéficiaires de 20 % de la DETR la D la dotation d'équipement des territoires ruraux cette DTR elle fait 1 milliard d'euros dans le budget donc 20 % ça représenterait 200 millions d'euros vous pourriez flécher le gouvernement était contre en séance regardez ce qu'a dit Dominique fort la ministre des collectivités locale elle a dit la suppression de la réserve parlementaire faisait partie du choc de confiance voulu par le président Françis Hollande vous pouvez tousser mais je vous le rappelle je ne considère pas que le rétablissement de la réserve participe à à réconcilier nos concitoyens avec les élus locaux et nationaux fin de citation avec au passage une petite confusion de la part de Dominique fort c'est bien sous Emmanuel Macron à l'été 2017 que cette modification a eu lieu on a alors assisté à un débat assez vif en séance les sénateurs ont même un peu refait le débat de 2017 ils sont montés au créneau assez en colère face aux arguments de la min ministre Laurent Duplon a dit c'est la technocratie administrative qui a voulu supprimer la réserve parlementaire parce que les baronniies locales elles résistit justement à cette technocratie administrative cet argument- là a fait réagir un écologiste guimé roche surtout le terme de baronnie locale qui lui a pas plu il a dit les baronies sont un danger mortel on nous l' nous on l'a vu dans les Bouches du rô pour nos concitoyens il ne faudrait pas que le P que du PLF ressorte que le Sénat a rétabli la réserve parlementaire patatra regardez ce que titrait Public Sénat cette semaine c'est bien ce que l'on retient du vote de ce budget mais donc Jean-Michel Arnaud pourquoi avoir réinstauré une part de décisions parlementaires dans les bénéficiaires de cette Dr cette dotation pour les communes rurales d'abord un petit rappel de principe dans une période où les Français sont très attachés au respect des procédures à la transparence France la réserve parlementaire ce n'est pas une enveloppe comme on entend parfois une enveloppe parlementaire à disposition des élus nationaux dans leur circonscription qui distribuerait tel un ancien sénateur des Hautes Alpes le baron de Rothschild dans les années 30 40 une enveloppe avec des billets qu'on coupe en deux contre je ne sais quel avantage et attribution et cetera non mais je le dis parce que le terme envelopp voilà le terme enveloppe ou réserve peut laisser penser que l'on instaurerait une sorte de de de de régime permettant de faire du clientélisme des parlementairesdessus je dis commment on s'adresse au plus grand nombre je crois que c'est important de de le rappeler donc je je réponds à votre question euh d'abord les baronis euh faut arê faut arrêter avec cette dimension de dégradation de ce que peuvent être les élus locaux et parlementaires dans leur circonscription euh nous sommes aussi la nation et euh lorsque le préfet qui est un fonctionnaire d'État réparti des crédits DETR desciles dans son département en aucun cas il est accusé de faire du clientélisme alors que j'ai déposé un amendement qui a été d'ailleurs voté les conditions notamment de gestion des dossiers qui ne sont pas retenus ne font pas l'objet d'une transparence totale à l'égard des élus qui sont demandeurs vous avez pas la justification lorsquun préfit refuse une dotation à une commune vous ne savez pas pourquoi le préfet ex Il a M pas de pororté à connaissance y compris parfois des motivations non seulement au ma qui a demandé mais aussi aux membres de la commission DETR du département ainsi formé pour être informé des conditions de répartition des dites enveloppes deuxème observation la réserve parlementaire avant 2017 était une réserve parlementaire qui n'était pas un chéquier d'ailleurs les é n'ont pas de chèque je le rappelle n'était pas un chéquier donné au parlementaires pour faire un chèque à un élu ou à une association c'était un dossier fléché par le parlementaire le le bénéficiaire potentiel montait un dossier transmis en préfecture qui était instruit pour vérification de sa légalité et de sa conformité aux règles loi et règlements euh par le préfet des services préfectoraux comme un dossier DETR classique et ensuite il y avait un fléchage sur la somme en question donc le vrai débat il n'est pas à l'occasion et là-dessus je suis assez d'accord avec une partie de mes collègues du S j'étais en séance quand on a débattu tout cela euh ce n'est pas l'occasion d'un article du PLF qu'on règle ce problème là il y a une PPL alors justement on va y venir parce que effectivement en plus avec le 493 le gouvernement va s'en sans aucun doute supprimer cette modification qui a été faite au Sénat sur la réserve parlementaire en revanche effectivement on va y revenir sur ce débat le 14 décembre prochain à l'occasion de l'examen d'une proposition de loi déposée par un de vos collègues centristes le dispositif sera alors beaucoup plus transparent que par le passé effectivement avec des subventions de 20000 € maximum mais alors quand même comment garantir vous le disiez vous-même le risque de clientélisme lorsque et bien ces 20000 € seront donnés à telle ou telle mairie moi je vous dis les choses très simplement j'avait commencé à raisonner sur le travail actuel fait par un préfet personne l'accuse de clientélisme euh or on s'est très très bien que le préfet analyse a des contacts aussi avec le territoire et trouve ses équilibres entre l'excellence du dossier et l'équilibre territorial nécessaire pour que tout le monde y retrouve ses petits voilà donc lorsque un député ou un sénateur aurait si la réserve parlementaire était nouveau actionné à attribuer des financements moi ce que je souhaite c'est que d'abord on reprenne les procédures antérieures à 2017 c'est-à-dire qu'il est constitution de dossier gestion par les services pré éctorau de la régularité que j'évoqué et ce serait collégial pour les parlementaires du département de la circonscription ben je pense qu'il faut qu'il y ait une discussion ou un fléchage par parlementaire moi ça me pose aucun problème ce sont des modalités pratiques mais ce que je veux dire simplement c'est que c'est important de savoir que quand on fait la tournée des maires ruraux en particulier bien que les 137 millions de la réserve parlementaire de 2017 ne soit plus on est encore régulièrement interpellé par les maires pour l'achat d'une photocopieuse pour le financement d'AM aménagement d'équipement de la crèche alttegarderie du du quartier et il y a très clairement sur les petits dossiers qui concernent essentiellement les petites communes un sujet du montant y compris des aujourd'hui qui n'est souvent pas attribué par les préfets considérant que c'est un petit dossier qui pourrait créer de la souplesse grâce à la réserve parlementaire mais la contrepartie de cela c'est la transparence notamment pour les réseaux associatifs et je n'oublie pas aussi parce que disons les choses moi j'ai l'habitude de parler cche qui a une inquiétude contte tenu du fait que on a un certain nombre de parlementaires qui sont dans l'arc républicain ou pas euh d'un certain nombre de nos collègues qui sont modérés qui disent peut-être il faudrait pas donner les moyens à un certain nombre d'extrémistes de faire campagne avec une forme de clientélme je ne crois pas cet argument donc je le débotte immédiatement si on met en place un la transparence de un travail d'instruction dans les services préfectoraux et qu'on fait confiance à la démocratie on devrait avancer sur ce dossier dernière question ouais plus généralement sur le budget examiné mercredi de la relation avec les collectivités territoriales vous parlez dans votre rapport d'un environnement qui demeure lourd d'incertitude pour les collectivités territoriales vous dénoncez le manque de marge de manœuvre des collectivités locales il faut redonner un impôt propre aux collectivités ce que je peux vous dire c'est que la tendance de ces dernières années est une une tendance que je conteste et je pense qui fait des des dégâts dans les territoires la tendance extrêmement simple c'est de dire aux collectivités territoriales faites plus et mieux on vous charge de gérer le dernier kilomètre des Français et en même temps on vous coupe le contrat qui vous lie au français puisque vous ne levez quasiment plus l'impôt et donc ça devient très compliqué on a une renationalisation des moyens financiers et on a une part de TVA on a des dotations qui sont livrées au collectivité locale donc la main de l'État est là et qui définit les conditions et les moyens et les ressources à la disposition des collectivités locales donc le gouvern est t avec la taxe d'habitation avec la fin de la CVAE la tax d'habitation la taxe d'habitation soyons clair c'est un engagement unilatéral pris par le président Macron à l'occasion de l'élection présidentielle de dire on enlève l'impôt local il est compensé au départ pas dans la durée parce qu'on voit qu'il y a effectivement des pertes en ligne soit sur les bases soit sur les volumes et donc c'est détestable la CVAE qui a été retardé en terme voilà de d'accélération tax sur la valeur ajoutée sur les entreprises pour dire là aussi même même même topo donc à un moment on peut pas prenner la décentralisation la confiance des EU locaux sans leur donner les marges de manœuvre euh nécessaires et aussi maintenir un lien puissant entre celles et ceux qui élisent les élus locaux et celles et ceux qui exercent les collec dans les collectivités locales le pouvoir c'estàd les élus et il y a un contrat politique mais aussi un contrat fiscal le contrat fiscal passe par l'impôt local merci Quentin à tout à l'heure merciien oui je reviens dans le club on parlera effectivement de ce double revers pour les alr cette semaine sur le projet de loi immigration sur le texte immigration ce sera à suivre dans le club on va chez vous on va g dans les Hautes Alpes retrouver Fabrice margaillant merci beaucoup d'être avec nous Fabrice directeur des départemental du dauphinet libéré dans les Hautes Alpes et les Alpes du Sud on va revenir avec vous Fabrice sur la visite hier de la ministre Dominique fort venue rencontrer les sinistrés des intempéries tout à fait euh d'abord si vous permettez j'ai une question pour pour monsieur le sénateur euh monsieur sénateur les plus importantes de la semaine dernière ont fait des dégâts très importants à gu dans les environs euh emportant des routes habillement des infrastructures des bâtiments privés ou communaux comment est-ce qu'on peut accompagner les les élus locaux et les aider eux qui sont toujours en première ligne d'abord en étant présent lorsqu'ils sont confrontés à des catastrophes ou à des situations exceptionnelles comme je l'étais durant tout ce weekend dans le gu trakera ensuite derrière et après la période d'émotion et finalement de d'engagement physique j'ai j'ai vu des élus pleurer par l'émotion par également la fatigue de leur engagement euh travailler à à la reconstruction immédiate cela passe d'abord par la reconnaissance de catastrophe naturelle je crois savoir que au moins pour les trois principales communes que sont guest r guilier rizou cela devrait être inscrit à la commission qui évalue les dossiers pour classification de catastrophe naturelle le 12 décembre prochain j'ai d'ailleurs fait des démarches en ce sens et puis la ministre a dit hier une chose importante je souhaite simplement que ces propos soient transformer en acte elle a dit qu'il n'y aurait aucun reste à charge pour les Collectiv locale confronté à ces catastrophes j'entends je je ferais en tant que parlementaire puisque nous avons aussi un pouvoir d'évaluation et de contrôle de l'action du gouvernement je je je m'astraindrai un devoir de suite des propos tenus par Dominique fort et faire en sorte effectivement que l'autofinancement de ces travaux ne soit pas à la charge des collectivités locales parce qu'ell ne pourront rien faire d'autre et je ne suis même pas sûr pour les plus petites d'entre elles qu'elles seront en capacité d'autofinancer lorsqu'on aura déjà fait le bilan des travaux d'urgence les premières estimations qui m'ont été rapportées par le président de la comité de commune du guillro Dominique moulin et par Marcel canal le conseiller départemental vice-président en charge des infrastructures c'est de l'ordre de 20 millions d'euros pour des territoires ruraux de montagne c'est un mur un mur de financement et et je pense effectivement nécessaire d'avoir une solidarité d'État et puis la dernière chose que je peux dire aussi euh à plusieurs reprises sur les phénomènes d'inondation du nordpcalis des Haut- de-fance euh des questions d'actualité ont été posées à Christophe Béchu et il a annoncé à plusieurs reprises la perspective d'un décret favorisant le curage des rivières et Canau je souhaite d'abord dit que le texte a été envoyé au Conseil d'État oui on attend le retour j'étais avec le j'étais en contact avec le cabinet du du du ministre hier pour l'instant on attend le retour j'espère simplement que ce curage des canaux et rivièr en zone de Plain sera élargi aux zones de montagne parce qu' il y a un vrai sujet de de traitement de l'engravement de nos torrents de montagne et les sont bien souvent aujourd'hui presque au niveau de l'engravement des torents de montagne et lorsque nous avons aujourd'hui à intervenir avec les collectivités on a souvent de la part de l'administration la DDT l'ofb des procédures qui sont parfois et qui bloque tout et je pense qu'il faut avancer sur ce sujet un mot des avec vous Fabrice pardon vous avez une question pour Jean-Michel sur les oui de choses monsieur monsieur le sénateur locaux ont présenté leur leur volonté de faire de ces gios des gios vertueux et de profiter de ces GI pour lutter pour rattraper en fait le problème de de désenclavement du brillant sonnet est-ce que vous pensez que c'est une réelle opportunité pour voy sonn et surtout que cette volonté de faire des Jos vertueux suffira à rassurer les oppositions bon d'abord je crois qu'il faut se réjouir que la France soit en capacité après 2024 les gos d'été de pouvoir organiser des gios divivers c'est une opportunité pour la montagne française moi j'entends des opposants il y en aura toujours et et des radicalités extrêmes sur ces sujets on en connaît sur d'autres d'autres thématiques je dis simplement que vaut mieux organiser des Jos dans les ales françaises que des Jos y compris divers en Arabie Saoudite non mais je je dis ça avec un peu d'humour mais à un moment on aura plus de capacité à maîtriser l'impact environnemental avec ces jou ou bien il faut dire que la vision du monde que nous avons toutes et tous dans tous les cas ces radicalité c'est de dire on arrête des événements internationaux or il me semble que la vertu du sport même si radicalité c'est les écologistes pour vous pas pas les écologistes de manière g des ultra radicaux c'està dire qu'il y a ycompris chez les écologistes des nuances hein il y a toutes les couleurs des gris hein ou des Verts hein dans dans dans les écomes d'ailleurs dans dans toutes les sensibilités je parle de celles et ceux qui sont contre tout et qui veulent finalement revenir à à à à un monde de décroissance et et un monde de replil sur soit donc une fois que j'ai dit ça pour les Hautes Alpes c'est une et pour les Alpes françaises mais parulièrement pour les Hautes Alpes euh c'est une opportunité pour travailler sur la sécurisation de nos résaux routiers et on a sur la RN 94 qui traverse le département du Nord au Sud du des travaux à faire pour faciliter la fluidité y compris que Don pourront bénéficier les mobilités du quotidien on a un objectif fixé par le président de Région de rendre je le dis pour les pour les téléspectateurs qui ne connaissent pas les haut des Alpes 5h pour faire 250 km entre Marseille et Briançon en train l'objectif c'est de le faire en 3 He donc il y a un travail à faire pour faciliter les sillons et les croisements de sillon sur le chemin de fer et avoir effectivement une mobilité plus vertueuse avec le chemin de fer on a un travail à faire en matière de formation pour les jeunes pour rendre nos territoires attractif et enfin on a une résilience une transformation de nos logements qui sont des passoirs énergétiques beaucoup de logements mais aussi des logements qu'il faut rénover je pense que tout ça peut être un phénomène d'accélération avec les Jos et ça fait beaucoup de défis et on aura l'occasion d'en reparler évidemment merci merci beaucoup je Michel Arnaud d'avoir été avec nous on mercie également Fabrice on regarde la une du dauphinet libéré édition des Hautes Alpes c'est la disparition du petit Émile 5 mois après pourquoi l'enquête est aussi complexe c'est à la Une de votre journal merci beaucoup à tous les deux on accueille notre prochaine invité patri stéphanini
Jean-michel Arnaud