Ivan Jablonka / Les drones, une menace pour l’Europe ? | 28 minutes | ARTE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Faut-il s'inquiéter des survols de drones à répétition en Europe ?
- 5:20OuverteRéponse directe
Comment expliquer la prolifération de ces drones ?
- 7:30OuverteRéponse directe
Pourquoi les féminicides ne baissent-ils pas en France ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'un féminicide selon vous ?
- 12:30OuverteRéponse directe
Faut-il censurer des films ou œuvres inspirant la culture du féminicide ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Comment expliquer l'attentat masculiniste déjoué à Saint-Étienne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:00Yvan JablonkaChiffre
« 47000 morts, 47000 féminicides par année sur la planète. Une femme meurt toutes les 11 minutes. »
- 29:10Jean-Christophe NoëlFait
« La doctrine française, c'est qu'il y a toujours un humain dans la boucle. »
- 31:40Jean-Christophe NoëlChiffre
« Il y avait trois pays qui possédaient des drones armés en 2010, il y en a 48 aujourd'hui en 2024. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] Bonsoir, soyez les bienvenus dans 28 minutes, chers amis artésiens. Salut mes camarades. L'actualité internationale, c'est les incursions répétées de drones dans l'espace aérien européen après la Pologne et la Roumanie, visé par des appareils russes, c'est autour du Danemark d'avoir été survolés par ces engins qui n'ont pas de pilotes à bord. altså som et alvorligt angreb mod kritiske infrastrukturer i Danmark.
Det åbenlyse øh og forstyrre, skabe uro, skabe bekymring, øhm se hvor langt man kan gå, teste grænserne faut-il s'inquiéter de ces survols de drone à répétition ? L'Europe est-elle en mesure de répondre à cette menace ? Comment expliquer la prolifération de ces armes doppées à l'intelligence artificielle ?
On en débattra ce soir et puis on vous retrouvera Marie Bonisso et Xavier Baudui et on va pleurer une immense actrice Claudia Cardinal qui nous a quitté Ellisabeth l'actrice avec 87 ans. C'est pas possible de résumer en peu de mots sa carrière que de films qui nous ont marqué. Nous allons partir à ses origines à son enfance en Tunisie.
Un film ? Ah bah le guépard. Voilà.
Oui très bien. Et vous Marie ? Je vous parle d'une nouvelle méthode de recrutement.
Il paraît que certains employeurs vous demandent en entretien de vider votre sac à main littéralement pour voir votre personnalité. Garçon bien sûr. Ouais.
Non non, surtout aux femmes. C'est c'est original et puis c'est illégal. Surtout aux femmes.
À tout à l'heure. Et pour commencer, on va évoquer l'horreur des féminicides et leur nombre qui ne baissent pas en France. Une jeune femme a été tuée il y a 15 jours à Poitier malgré cinq signalements fait à la police et un autre féminicide a eu lieu ce matin même à Paris dans le 20e arrondissement.
Pour l'historien Yvan Jablonka, une des explications tient au fait que la culture populaire esthétise la mort des femmes. Il déconstruise cette culture du féminicide dans un ouvrage, on le retrouve tout de suite. Yvan Jablonca, bonsoir.
Je vous présente Anandiaï et Benjamin Sportouche. Vous êtes avec nous dans 28 minutes pour évoquer cet ouvrage que vous venez de publier, la culture du féminicide au seuil. Euh un homme évoque, explique, déconstruit cette culture du féminicide.
Vous disiez dans une interview à West-France en 2021, je me sens à la fois femme et homme. C'est ce qui explique que vous vous sentez légitime pour parler précisément des féminicides. Je me souviens ce que disait à l'époque de Mou des femmes.
Pas tous les hommes, mais seulement des hommes commettent des féminicides. Moi, j'ai été élevé un peu comme un garçon fille et il se trouve que aujourd'hui j'ai trois filles. Mais ça, ce sont des aspects un peu psychologiques et c'est pas ça qui a déterminé ce besoin de faire ce livre.
Ce livre, je l'ai fait avec un sentiment de de colère, de révolte face à des statistiques qui restent dramatiques et quasiment inchangé. 47000 morts, 47000 féminicides par année sur la planète. Une femme meurt toutes les 11 minutes.
Ouais. Ouais. Donc ça veut dire que vous voyez en quelques instants là, voilà.
Et quant à la France, c'est 120 à 130 féminicides conjugaux sans compter les tentatives de meurtre, les suicides forcés, il y a quelque chose de de terrible et et révoltant. Pourquoi on narrive pas à régler ça ? Alors on va en parler dans un instant.
Vous avez le profil idéal pour en parler. Gael Legra le réalise. [Musique] Yvan Jablanca, vous êtes historien, professeur à l'université, éditeur et écrivain.
Votre dernier livre dissèque la culture du féminicide dans laquelle nous baignions depuis des siècles. Comment se manifeste-t-elle ? Comment en sortir ?
Pour répondre à ces questions, vous avez le profil idéal. Le collectif Nous recense 136 féminicides en France en 2023, 141 en 2024 et 113 aujourd'hui depuis le début de l'année 2025. L'un des derniers, celui de Ines Messelem à Poitier, a eu lieu le 8 septembre.
La jeune femme de 25 ans avait pourtant porté plainte et s'était rendue au commissariat à cinq reprises pendant l'été comme le déplore son frère Medy. Des violences, des viols, des menaces, de la violence psychologique et malgré ça, rien n'a été fait. Rien n'a été fait.
Votre volonté de lutter contre les violences faites aux femmes s'exprime en littérature depuis Latitia ou la fin des hommes. Livre dans lequel vous évoquez la vie et la mort de Latitia Peret, jeune femme violée, assassinée, démembrée par Tony Meot en 2011. Latitia ou sa sœur Jessica ou leur mère ont tout été victimes de la violence masculine.
Et l'affaire Latitia nous rappelle que nous vivons dans un monde où les femmes se font violenter. Après des réflexions sur la masculinité dans des hommes justes, puis un garçon comme vous et moi, vous tracez donc une histoire des représentations des féminicides. Celles qui, à force de se perpétuer, engendre une tolérance diffuse.
Si elle prend ses sources dans la mythologie puis la Bible, cette culture se manifeste aujourd'hui dans la chanson la littérature, la peinture. Vous prenez l'exemple de quelques tableaux du peintre allemand authod2. Ce courant des années 20 300 en Allemagne se manifeste entre autres selon vous par un dégoût misogyne pour les femmes.
Vous évoquez aussi le cinéma notamment Piping Tom alias le voyeur de Michael Powell ou encore Psychose en 1960. À propos du film d'Alfredkoock, vous notez d'ailleurs qu'une révolution s'opère car le crime s'exhibe avec la victime qui hurle, le sang qui coule et le cadavre mutilé. Ainsi, écrivez-vous aujourd'hui la culture du féminicide prépare notre esprit au plaisir de la terreur des femmes.
Yvan, Jablanca féminicide le mot a une trentaine d'années, il a été forgé par des intellectuels américaines. Et pour résumer, un féminicide, c'est un massacre sexualisé. C'est ça ?
Oui, c'est euh c'est ça consiste dans le meurtre d'une femme en tant que femme, en tant qu'il y avait en elle quelqu'un à frapper, violer, détruire, humilier. et on voit la portée profondément misogyne du crime. Euh aujourd'hui, il y a eu une une réduction du terme au meurtres conjugaux et c'est une réduction que je déplore, même si évidemment c'est fondamental d'en parler parce que le féminicide c'est aussi il y a des féminicides de masse par exemple comme en Afghanistan. des infanticides ciblés sur des fillettes.
Il y a un phénomène qui est en train d'apparaître, c'est le terrorisme inell masculiniste. Donc en a il y a un continent criminel qu'il faut dont il faut faire la la l'exploration tragique et ce continent criminel se propage à travers évidemment depuis le 20e siècle la culture populaire. Mais vous dites il y a une continuité au fond depuis l'assassinat d'Agripine commandé par Néron jusqu'à Elizabeth Schort le Dalia noir qui a été déplié écrit fantasmé par des écrivains comme James de siècles non pas de sièclle 2000 ans de féminicide d'obsession de sexualisation du corp d'envie de le démembr de l'ouvrir.
J'ai essayé de montrer la continuité de cette culture du féminicide de la Bible et de la mythologie jusqu'à nos séries télé. Pour nos séries télé, c'est même pas la peine d'en parler. Tout le monde sait de quoi je veux parler.
Pour les périodes plus anciennes, il est important de montrer à quel point la culture du féminicine a été portée par la par des arts aussi différents que la littérature, la sculpture, le journalisme mais il y a évidemment d'autres d'autres cas dans d'autres d'autres continents et on voit à quel point la culture du féminicide c'est notre culture tout court. Alors, vous écrivez que le féminicide est un anéantissement. D'où ce terme qui peut paraître équivoque, hein, euh d'idéologie génocidaire maudite qui s'est encore manifesté dans l'actualité pour vous ces derniers jours.
J'ai je ce mot génocidaire, je l'utilise seulement à l'écrit parce que à l'oral, l'oreille française entend génocidaire. violences de qui n' rien à voir, même si évidemment les violences sexuelles sont une forme de violence de masse et ça nous ça ça nous ça nous terrorise même si on en est pas les témoins ni les victimes directes. Donc le mot féminicide effectivement c'est une manière de caractériser non seulement des meurtres qui se réalisent tous les jours, mais aussi une culture qu'on ne voit pas toujours, en tout cas qu'on ne voit plus.
Et j'aimerais bien que on revoit, qu'on réentende, qu'on relise des œuvres qui portent cette culture du féminicide. À propos de féminicides, euh vous dites "Les viols de Mazan subis par Giselle Péico qui était sous-prise chimique du fait de son mari euh répondait à un fantasme de nécrophilie et s'inscrivve dans une culture du féminicide." Oui, la culture du féminicide, c'est à la fois des représentations et des justifications.
Du point de vue des représentations, vous avez un certain nombre de scénarios qui viennent comme ça expliquer pourquoi la femme devait être logiquement tuée. Et parmi ces scénarios, on trouve le viol de la morte ou en tout cas le viol d'une femme qui est considérée comme inanimée parce que déjà déteinte. Et on voit que l'affaire des viols de Mazan doit être analysée au prisme de la culture du viol.
Évidemment, ça a été beaucoup dit, mais aussi je crois au prisme de la culture du féminicide. Il y a il y avait cette structure fantasmatique criminelle qui consistait à prendre possession sexuellement d'une femme qui symboliquement était morte. Alors, vous avez évoqué les Inselles, on va évoquer avec vous et avec Anna un projet d'attentat d'inspiration masculiniste qui a été déjoué, c'était début juillet, hein, je crois.
Oui, exactement, à Saint-Étienne et c'est une première en France. Un lycé de 18 ans a été mis en examen et écroué pour tentative d'attentat d'inspiration exclusivement masculiniste. J'insiste, c'est inédit.
Et le parquet national antiterroriste a été saisi. Alors ce jeune homme, il était consommateur régulier de contenu masculiniste sur TikTok et il avait donc prévu de s'en prendre à des femmes avec deux couteaux qui ont été retrouvés dans son sac à dos. La DGSI donc la direction générale de sécurité intérieure estime que cette mouvance Incell dont vous parliez tout à l'heure pour célibataire involontaire en français bien ce phénomène qui pousse les jeunes à se les jeunes hommes à se venger des femmes qui les auraient repoussé est très préoccupant.
On constate d'ailleurs une explosion des discours de haine en ligne et c'est la raison pour laquelle la DGSI a créé un bureau dédié spécifiquement à la surveillance de ces masculinistes. Alors quand on en arrive à des actes de terrorisme masculinisque, est-ce que c'est la preuve et bien qu'on a régressé depuis Mitou historiquement ? Bah de toute façon, le masculinisme est une régression puisque ça se présente comme une contre-révolution antiféministe.
Donc de toute façon, c'est des gens qui veulent en revenir euh à avant Simon de Beauvoir et même à avant Olympe de Gouge, c'est vous dire euh la régression. Mais là ce qui est aussi intéressant c'est que il y a un autre scénario qui appartient en propre à la culture du féminicide. C'est le fait que on doit punir les femmes trop émancipées, trop entre guillemets, parce que quand les femmes réclament droits, on considère que elles sont trop émancipées, vous comprenez ?
Et donc dans ce cas-là, c'est un c'est un scénario qu'on retrouve dans de très nombreuses œuvres. par exemple Carmen de Biset ou euh la flû enchantée de Mozart qui consiste à châtier de manière extrêmement cruelle la femme qui était émancipée et de fait dans dans la perception masculiniste, c'est exactement ça. Les femmes ont pris le pouvoir, c'est désormais le chaos et les hommes doivent faire en sorte qu'on revienne à l'ordre naturel.
Donc un retour de bâton postmou d'où des d'où des passages à la violence gravissime. Mais ilvonka, est-ce qu'il faut aller jusqu'à censurer des films, ne plus les voir, ne plus les montrer dans les écoles par exemple ou dans les dans les collèges, les lycées pour que les jeunes n'aient plus accès à ce genre de féminicide et d'inspiration féminicide. Alors, je vais vous répondre très simplement.
La censure me dégoûte et je ne suis pas un senseur. En revanche, je pense que il y a des chef-dœuvres qui transmettent une culture du féminicide. Et ces chef-dœuvres, il faut pas détourner le regard ni les censurer.
Il faut au contraire les revoir mais les revoir avec un regard qui ne soit plus naïf, qui ne soit plus comme ça imbibé, imprégné de toute cette culture du féminicide. Donc, revoyons Hkcock, revoyons Fritzlang, euh revoyons Autodx dont on parlait euh tout à l'heure, revoyons Picasso, mais avec cette conscience critique qu'il véhicule des images, des logiques, des discours qui s'appellent la culture du féminicide. Et vous dites, il faut même vous dites, vous allez plus loin, c'est les dernières pages, elles sont magnifiques de votre asset.
Vous dites il faut initier une contreculture du féminicide, il faut adopter un regard orphelin. Qu'est-ce que ça veut dire ? J'ai voulu changer euh j'ai voulu sortir un petit peu du face-face entre regard et regard féminin.
J'ai proposé cette idée de regard orphelin, c'est-à-dire le fait que quand une femme est assassinée dans ce genre de contexte, on est tous orphelins, c'est-à-dire on est tous en deuil et on doit tous ressentir, je crois, ce sentiment d'être à la fois révolté, inconsolable. Et c'est ça le regard orphelin, c'est-à-dire faire une œuvre qui parle du féminicide parce qu'il faut en parler mais en transmettant un désir de vérité, de l'empathie et aussi la volonté de comprendre comment les structures sociales nous ont amené là et comment on baigne dans ce cette culture du féminicide que vous déconstruisez et que vous analysez avec votre sensibilité habituelle ja blonka merci d'être venu dans 28 minutes. C'est donc au seuil.
Merci encore et on va passer à notre débat sur les incursions répétées de drones dans l'espace aérien européen après la Pologne et la Roubanie, le Danemark a fait l'objet lundi d'une attaque de grande ampleur perturbant son trafic aérien. La Russie est soupçonnée d'être derrière ces incursions. Comment expliquer l'usage massif de drone ?
Comment nous en protéger ? On en a par après la mise au point de Sandrine Le Calvez. [Musique] Le Danemark ne décollère pas.
Lundi, des drones ont survolé l'aéroport de Copenhague. Le trafic aérien a été bloqué pendant plusieurs heures. L'objectif de cette grave attaque est de perturber et créer des troubles, susciter l'inquiétude et tester les limites.
Soupçonné, la Russie dément toute implication dans cette intrusion qui intervient quelques jours seulement après l'interception de drones russes en Roumanie et en Pologne sur le pied de guerre. Nous prendrons sans hésitation la décision d'abattre tout objet volant qui violerait de nouveau notre territoire. Ces drones qui sèent le trouble en Europe sont devenues des armes stratégiques incontournables.
Le Yémen revendique des attaques de drones contre Israël, de même pour l'Iran, tandis que le conflit en Ukraine est devenu l'une des premières guerres des drones. Russes et Ukrainiens les utilisent pour surveiller mais aussi tuer à distance. Au salon des technologies de défense et de l'aérospatiale qui s'est tenu la semaine dernière à Taïwan, ce fabricant ukrainien le confirme.
Les engins sans pilote jouent un rôle essentiel. Certaines zones du front en Ukraine sont entièrement contrôlées par différents types de drones terrestres, aérien et même maritime. Les guerres futures s'appuyeront sur la technologie des drones.
Le secteur est en plein essort. Hier, près de Namur, la Belgique a présenté son tout premier drone, le MK9B Sky Guardian. On voit la tension géopolitique, c'est clair qu'on doit renforcer notre capacité de drone parce que je pense que ça c'est vraiment le futur de de Wargame.
Alors, la Wargame, pour reprendre cette expression inspirée des jeux vidéos, est-elle en train de bouleverser la stratégie militaire des armées modernes ? La France a-t-elle la capacité de parer les attaques d'engins ennemis et de reposter ? Faudra-t-il réguler l'utilisation des drones tueur ?
Trois invités qui vont tout apprendre au béoien que nous sommes sur le sujet. Michel Olagaraille, bonsoir. Viceamiral, ancien directeur du centre de des hautes études militaires.
Vous êtes également ancien commandant de l'école navale. Selon vous, les drones font partie aujourd'hui de l'arsenal obligatoire. Cela oblige les grandes nations et les grandes armées à se reconfigurer et à repenser à la fois leur base industrielle et leur stratégie militaire.
Jean-Christophe Noël à côté de vous, chercheur associé à l'IFRI, l'Institut français des relations internationales. Vous avez été longtemps également pilote de chasse et vous êtes rédacteur en chef de la revue en ligne Vortex spécialisée dans la guerre aérienne. Selon vous, les drones ont longtemps été développé par des pays au moyen militaires plutôt limités. le comme la France, ils avaient pris du retard dans ce domaine mais ce n'est pas le cas aujourd'hui.
Et enfin Laura Kayali, bonsoir. Vous êtes correspondante défense aux magazines en ligne politique au Europe. Selon vous, l'OTAN est capable de se défendre face aux attaques de drone mais elle n'a pas les outils adéquates.
Par exemple, pour abattre des drones, ceux qui ont survolé la Pologne, il a fallu utiliser des missiles qui coûtent plusieurs millions d'euros. Et on démarre ce débat avec le drone du jour. On va voir ça.
Gueran 2, hein. Regardez, c'est le drone russe massivement utilisé en Ukraine. À l'origine, il a été conçu en Iran sous le nom de Sha 136.
Il est entré en service en 2020. C'est un engin qui mesure 3,50 de long et 2,50 de large. 240 kg, c'est son poids.
Il transporte une charge militaire de 50 kg. Il peut aller jusqu'à 185 km/h. C'est cette catégorie de drone Michel Olagari qui a survolé récemment la Pologne et la Roumanie ou pas ?
Il semble que ce soit cela. Mais maintenant euh vous savez dans l'utilisation de drone, on ne sait jamais d'où que ça part ou enfin on sait que plus tard euh euh ce qu'on voulait faire. Euh c'est très différent.
Ce type de drone est un euh est un modèle qui sert à la saturation. C'est-à-dire que ça euh ça sature complètement les défenses et ça permet à des missiles beaucoup plus efficaces parce que 50 kg d'explosif, c'est pas grand-chose. Ça peut terroriser les populations bien sûr et avoir beaucoup de dommages en particulier collatéraux.
Mais ça ouvre surtout la voie à des missiles beaucoup plus efficaces de 200 500 kg de d'explosif qui eux attaquent véritablement euh les infrastructure puisque c'est ce qui est visé en particulier par ces vagues de drones de 600 drones maintenant par jour puisque de drones depuis depuis depuis encorage les Russes ont libéré totalement leur leurs offensives et c'est au niveau de 600 drones par jour que que ça passe. Donc c'est terrifiant. Mais Laura Cayali on comprend pas.
On peut pas les détecter ces drones. Par exemple, ceux qu'ont survolé la Poène de la Roumanie, on a du mal à savoir où est-ce qu'ils ont été, où est-ce qu'ils sont reparti. Ça ça paraît fou.
Alors, ils ont fini par être détectés, mais l'idée trop tard. Trop tard. Mais le problème c'est que euh le de toute façon la Pologne n'aurait pas pu euh les abattre avant qu'ils arrivent sur le dans le dans le l'espace aérien polonais en fait parce que l'OTAN euh n'est pas en guerre, on est en temps de paix et donc en fait vous ne pouvez pas abattre euh un objet volant euh si ce n'est au-dessus de de votre territoire.
Donc ça c'est aussi une vraie différence entre la Russie et l'OTAN, c'est que les règles ce qu'on appelle les règles d'engagement ne sont pas ne sont pas les mêmes. Et donc ce que va essayer de faire l'OTAN et l'Union européenne en parallèle justement de développer plus de technologies de détection et au-delà de les développer de les de les acheter. Mais juste une question, il n'y a que des drones aériens où il y a aussi des drones terrestres voire sous-marin marin ou ce n'est que dans les cieux.
Non non, tout à fait. Ça, on va dire que tous les milieux physiques sont en train d'être envahis par les drones. ce soit donc maritime terrestre évidemment où il y a énormément de de drones qui sont envisagés pour des tâches très diverses d'ailleurs en logistique tout simplement porter des charges assez lourdes dans des temps assez longs évidemment dans les cieux et donc en fait cette espèce qui en fait ce à quoi on assiste c'est une espèce de militarisation du du numérique tout simplement et là les drones c'est un voilà c'est une des manifestations mais on peut dire que le cyber aussi en est une autre et d'ailleurs ce qui est intéressant c'est de voir qu'il y a des points communs entre des attaques cyber et les attaques de drone.
Hm hm. Et dans ces cas-là, souvent l'offensive celui qui est en offensif un avantage par rapport à celui qui est défensif. C'est-à-dire pourquoi ? parce qu'il va justement imaginer des logiciels qui permettront d'accomplir certaines tâches et avec un peu d'imagination, vous pouvez imaginer d'émissions que votre adversaire n'a pas prévu.
Et là, à partir de ce moment-là, bah vous avez justement l'avantage sur le terrain. Là où c'est aussi intéressant, c'est que cet avantage va pas durer très longtemps. C'est en général, on le voit en Ukraine euh quand on arrive avec un nouveau type de drone qui va utiliser certaines technologies et cetera, pendant un mois ou deux, vous allez avoir un avantage, mais l'adversaire va comprendre comment faire comme le cyber d'ailleurs. pouvez avoir pouvez faire une attaque c on va comprendre comment fonctionne le logiciel vous allez arriver par donc c'est un avantage qui dure pas très longtemps mais qui oblige tout le temps tout le temps un renouvellement finalement de la et il y a un autre avantage ça coûte pas cher on appelle ça le missile des pauvres missile de croisière des pauvres celui-là celui dont nous voulons parler celui issu de de ch le reste peut oh ça ça fait quelques dizaines de milliers d'euros mais après nous passons nous passons à des à des dimensions beaucoup plus importantes mais quand on parle de de drones les drones sous-marins existent depuis très longtemps puisqu'il fallait surveiller par exemple le goulet de Brest, savoir s'il y avait des mines ou non, en tout cas débarrasser.
Le goulet de Brest, c'est le c'est le passage des sous-marins nucléaires lanceur d'engin qui doit être complètement ouvert bien sûr et pour lesquels la marine a fait de très gros efforts. Donc ça fait longtemps qu'il y a des drones sous-marin. J'en ai piloté même un il y a il y a il y a de très nombreuses années lorsqu'on faisait de la chasse aux mines.
Donc on est mais guidé philo guidé. Oui oui c'était c'était très très intéressant. Donc, ben ça ça fait euh euh oui 60 ans madame.
Euh donc euh donc ça fait longtemps mais il y a bien sûr une accélération extraordinaire comme vous l'avez souligné maintenant puisque on on est dans le domaine du digital, du software extraordinairement euh euh élaboré et cela même euh transforme la vie. Par exemple, l'armée de terre maintenant, c'est elle qui prend en charge les drones. C'est-à-dire, elle fait elle a le combat aéroterrestre avec la la latte.
Elle s'est emparée de de ces drones en tout cas jusqu'à un certain point puisque là aussi il y a des différentes catégories de drones et on peut parler de de la robotique puisque ce dont vous ce à quoi vous faisiez allusion ce sont aussi les mules, les chargeurs, les espèces de de combattants digitaux. Oui, les mus c'estàd qu'il porte les charges, hein. Et donc il y a là aussi un continuum entre l'homme et et l'oiseau si vous voulez qui et même le le marsoin qui est assez extraordinaire.
Et dans le domaine de la de la guerre psychologique, c'est intéressant aussi parce que lorsque vous faites intervenir des drones dans un espace aérien, ça n'est pas comme quand vous envoyez un avion. C'estd que ce drone là, s'il est abattu, des limites ne sont pas franchies. H vous envoyez un avion, il est abattu, il y a un pilote qui qui est mort et alors on va y revenir mais on va regarder des images d'archives pour comprendre pourquoi les drones militaires sont utilisés par l'armée française depuis quoi 20 25 ans massivement comme d'ailleurs par toutes les grandes armées du monde.
On s'y est intéressé de près et ça rebond donc au début du siècle. C'est notre archive. Au salon du bourger, l'industriel européen EADS expose ses propres réalisations.
Ici, Leagle, destiné à l'armée de l'air. Record mondial de vol d'endurance avec 52 heures. 1 tonne 200 de haute technologie pour un coût unitaire de 10 millions d'euros.
Trois exemplaires seront livrés l'an prochain. Là, le drone Scorpio des forces spéciales, 13 kg pour aller voir ce qui peut se cacher derrière un immeuble. Enfin, ce drone hélicoptère de 750 kg, l'orca destiné à la marine.
Nous avons l'arme du fantasin du futur, c'est-à-dire le drone dit micro drone qui pèse aujourd'hui 500 g. Donc vous voyez qu'il est très compact, il a un moteur électrique qui permet de le propulser, il a un petit moyen de communication, une caméra qui permet de filmer et de retransmettre les informations en direct sur une petite télévision au sol. Ça sacrée panoplie.
Le Rakayali, est-ce que l'armée française aujourd'hui, quel est son état par rapport au drone ? On dit à un moment donné qu'elle avait du retard. Est-ce qu'aujourd'hui on a un arsenal suffisant ?
Oui, le le retard est en train d'être rattrapé euh que ce soit pour l'armée de terre, pour l'armée de l'air ou pour la marine, mais la France a pris du retard pour les drones aériens ou terrestres, mais pas pour les drones maritimes où il y a encore une chance même de d'être un d'être un leader, d'être parmi les et euh et dans la construction, dans la fabrication, dans la fabrication, dans le développement, dans la production, dans l'innovation et la France s'est remise aussi sur le segment des munitions téléopérées, donc des drones peu des têtes chercheuse des drones qui ont une cible et qui vont la chercher sans opérateur parce qu'on se posait la question est-ce qu'il y a toujours un opérateur un humain derrière où ils sont certains sont complètement autonomes ? Alors la la doctrine française c'est qu'il y a toujours un humain dans la boucle. C'est pas forcément la doctrine de tous les autres pays mais en tout cas la France voilà pour l'instant en tout cas c'est c'est un point se met un point d'honneur à ce qui est toujours un humain dans la boucle.
Hm hm. Jean-Christophe Nel, parce que c'est important justement qui s'il y a un humain ou pas, notamment sur la notion de guerre, la notion de légitime défense. Ben déjà s'il y a pas d'humain, qu'est-ce que vous allez mettre à la place ?
C'estàd faut quand même si vous voyez donc justement l'intelligence artificielle. Donc quel est l'état de l'intelligence artificielle aujourd'hui ? Quel logiciel vous allez mettre ?
Avec quelle performance ? Est-ce qu'il va être capable de s'adapter à une situation ? Alors peut-être si c'est une situation tactique très simple, pourquoi pas ? quand ça commence à devenir compliqué, c'est vous avez la guerre électronique, vous avez des tirs de missiles et enfin et cetera et cetera, ça devient beaucoup plus compliqué.
Effectivement, il y a ce problème éthique qui est essentiel qui est essentiel et euh qui fait qu'aujourd'hui effectivement les armées françaises ont décidé d'avoir toujours quelqu'un dans la boucle. C'est donc il y aura toujours une intervention humaine. Ce sera-ce que pour décider du tir, pour l'autoriser ou peut-être pour l'accompagner aussi.
Hm. Alors, vous avez évoqué la question éthique. On va justement en parler avec vous trois et avec Anna à propos euh de la guerre avec des drones qui ressemble de plus en plus à des jeux vidéos, en tout cas partis par certaines armées.
Vous allez nous expliquer ça. Oui, notamment en Ukraine, l'armée ukrainienne, elle fait désormais appel au meilleur gamer. Un gamer, c'est un joueur de jeux vidéo, les meilleurs gamers du pays et a surtout à leur grande dextérité à manier un joystick.
Pourquoi ? Et bien, pour piloter des drones. Et cette nouvelle élite, elle est formée notamment sur un jeu vidéo ultra réaliste qui a été créé sur mesure pour les militaires.
Il s'appelle Ukrainian Fight Drone Simulator et on le voit ici. Et puis le ministère de la défense ukrainien a même créé un tableau d'escore en temps réel pour pouvoir motiver ses troupes avec un système de points et des récompenses à la clé. C'est ce que nous apprennent les journalistes de France Interre.
Par exemple, pour un soldat russe tué, c'est un point, pour un avion, 500 points. Et à chaque point gagné, et bien on gagne 200 €. Et ces 200 € ils peuvent être dépensés sur une plateforme type Amazon sur laquelle on vend du matériel militaire dernier cri et notamment des drones.
Alors le problème de cette gamification de la guerre, c'est de la difficulté à faire la différence entre le virtuel et le réel. D'autant que ces jeunes joueurs, ces gamers n'ont jamais été confrontés physiquement à la guerre sur le front. Eux-mêmes parlent d'une sensation d'ivresse et d'adrénaline au moment où ils tuent un soldat ou alors quand ils abattent un drone.
Et un instructeur à l'inverse s'inquiète d'une forme de déshumanisation du conflit. Voilà ce qu'il dit. Celui qui trouve du plaisir à ça étant malade.
Alors Michel Olagaraille, est-ce qu'il n'y a quand même pas un problème éthique à laisser planer cette ambiguïté qu'on qu'on peut jouer à faire la guerre ? Très certainement. Mais c'est pour ça que ça a été souligné.
Il fallait toujours qu'il y ait un humain qui soit dans la boucle. Et euh par exemple l'intelligence artificielle à laquelle vous faisiez l'illusion, ça n'est jamais qu'une aide à la décision. Ça ne sera dans nos armées occidentales en tout cas, ça ne sera qu'une aide à la décision beaucoup plus rapide.
Ça permet une décision très rapide parce que lorsque les menaces sont très nombreuses, par exemple, il faut discriminer, il faut hiérarchiser, il faut décider quoi. Maintenant, en ce qui concerne les gamers, moi l'intérêt que j'y vois, c'est que ça peut amener au sein des armées des compétences qu'elles n'ont pas, mais non pas des compétences déjà acquises par des gammeurs des gamers mais par des enfants qui sont habitués à ce que sont les écrans, les consoles tactiles et cetera et ceuxl peuvent alimenter les armées car nous avons besoin de spécialistes et nous avons besoin de gens qui ont déjà cette espèce d'appétence. Donc on peut imaginer dans l'armée française demain peut-être des gamers pour piloter des drones.
Oui, il y a déjà des écoles, une école de formation dans l'armée française euh concernant le la formation en particulier des des petits et mini drones hein euh qui développent les drones, qui développent les savoir-faul puisqu'il y a différents niveaux hein et les drones tactiques et les mini drones. Donc cette école existe euh mais il y aura pas de rétribution et d'incitation à tuer comme il y a là. Alors voilà, le problème c'est que la guerre est tragique.
Ne jamais oublier que la guerre est tragique. C'est du sens et des larmes. On l'oublie très vite.
On l'a vu au début de la guerre en Ukraine, la France et les Français et et tous les peuples européens étaient horrifiés et maintenant que font-ils ? Et bien, ils vont gamer. Mais le tout là, vous disiez que il y a des armées où il y a pas d'opérateur.
Est-ce que c'est le cas des Russes ou pas ? Est-ce qu'ils envoient aujourd'hui des drones qui sont complètement autonomes et qui peuvent tirer à l'aveugle ? On n'est pas tout à fait sûr.
On connaît pas très bien l'arsenal russe encore. Les drones de type SH dont on parlait tout à l'heure, il y a quand même un opérateur qui les envoie. Mais en fait, ils quand il y a eu les violations dans l'espace polonais, ils ont aussi plaidé l'erreur.
Ah mais le drone il s'est perdu, on savait pas très bien. Donc c'est aussi parfois une excuse pour pour justifier. Je nuancer un peu ce point de vue en disant qu'on est dans un jeu virtuel où il y a pas de réel.
On s'aperçoit par exemple il y a eu des opérations donc menées par des forces françaises avec les drones. Vous avez des équipages donc en fait ils participent à leur manière au combat c'est ils sont plein donc ils sont vraiment immergés dans le combat. C'est il faut imaginer une caméra qui s'envole la zone de combat et ces gens-là voient le combat se dérouler devant eux.
Souvent ils connaissent les gens qui sont au seul. Donc peut-être qu'effectivement physiquement vous êtes protégé. Mais je veux dire psychologiquement déjà c'est c'est dire c'est autre chose.
D'autre part les gens dont on parle ces Ukrainiens ils sont pas à 1000 km derrière. sont pas 500 km derrière, ils sont à 2 ou 3 km derrière, c'est ils sont susceptibles. En plus, ce sont des vraiment des cibles de choix, c'est qu'on va chercher vraiment à battre.
Donc eux-mêmes prennent un risque. Donc euh je j'aurais vraiment tendance à se nuancer cette espèce de de guerre virtuelle où finalement chacun est dans son divant un petit peu et puis il y a pas de déconnexion voilà totale entre les drones et leurs acteurs. Ça dépend du type de drone parce que vous avez des drones américains qui travaillaient euh en Afghanistan et qui étaient dirigés par des dans au Texas Texas et cetera.
Donc si vous voulez c'est complètement différent. Là effectivement c'est c'est du combat rapproché mais il y a aussi le combat stratégie qui est plus plus difficile. savoir nous européen età l'AN est-ce qu'on est prêt à rioster contre ces drones qui pulent écoutez Marc Rute secrétaire général de l'OTAN learning our techvaped exactly what happened when a Dutch F35 down Russian Drones F35 néerlandais Laura ça coûte très cher ça.
Est-ce qu'il y a pas une disproportion aujourd'hui entre le coût de ces drones et les moyens utilisé par nous notamment pour les neutraliser ? Si tout à fait, il y a une énorme différence euh financière euh et qui a été qui est identifié depuis assez longtemps. Donc en fait, on se demande un peu pourquoi on a toujours pas tirer les leçons.
C'est aussi quelque chose qui a identifié été identifié en mer rouge car les outils envoyaient aussi des drones sur les bateaux qui répondaient avec des missiles qui coûtaient très cher. Euh et c'est une des premières leçons aussi de de la guerre en Ukraine. Donc il y a eu un peu une espèce de de réveil euh avec ce qui s'est passé en Pologne.
Et donc la Commission européenne a un peu pris les choses à bras le corps et va réunir bientôt les ministres de la défense des pays du flanc est pour réfléchir à comment financer un ce qu'ils appellent un mur de drone. Donc des drones de défense en quelque sorte. Alors au début on parle de détection déjà la première étape.
Voilà c'est le la première étape c'est ce qu'on sait déjà relativement bien faire et dans un deuxième temp pourquoi pas interception. Donc on n'est pas sur des drones qui vont aller en Russie euh pour voilà, c'est plutôt de la détection et potentiellement de l'interception. Michel Olagari, est-ce que c'est pas ça aussi l'enjeu, c'est que utiliser des drones, c'est déstabiliser, obligé à déployer des des moyens disproportionnés par que Oui, tout à fait.
Voilà, c'est effectivement ça fait partie des enjeux. Mais d'ailleurs nous avons adapté par exemple lorsqu'on a utilisé des missiles à devant les outils, bah c'était ça coûtait extrêmement cher. On est passé au canon et maintenant ce que nous développons et c'est et les programmes qui se mettent en place très rapidement, ce sont des systèmes d'autodéfense avec des canons.
C'estàd c'est beaucoup moins cher bien sûr. Et ce que l'on développe maintenant, est-ce qui se développe, ça a été commandé par la DGA d'ailleurs, ce sont les armes à énergie de direction générale de la de l'armement en relation avec les États-majeurs, ce sont les lasers les lasers en particulier. H alors pour cela, il faut c'est pour des installations fixes ou des bâtiments, c'est c'est quand même plus difficile à à gérer parce que il faut beaucoup de puissance entre quelques kilow et quelques dizaines de kilow et puis ça dépend de la distance aussi, ça dépend du climat enfin de des de l'atmosphère et cetera mais ça c'est l'arme parce que c'est une arme qui peut qui demande peu de beaucoup de qui a beaucoup de réactivité en particulier qui peut générer des impulsions très rapides mais là encore et on l'a souligné tout à l'heure les contesures se mettent en place c'estàd des revêtements particul sur les sur les drones et des protections particulières des des des endroits beaucoup plus fragiles des drones, c'est-à-dire ce qui est capteur et ce qui est moteur.
Donc d'ors et déjà, on n même pas encore dans le développement et le déploiement de ces drones là et nous avons déjà en développement le la cuurasse et le glève qui se qui se développ qui correspondent. Jean-Christophe Noël, on pourrait imaginer une régulation, un traité de non prolifération contre les drones où c'est un vœu pieux, c'est délirant, il y en a trop déjà partout. Bah si on reprend ce que je disais au début, c'est ce sont souvent des logiciels qui sont à l'intérieur.
Comment régler ces logiciels ? Encore une fois, c'est un petit peu le même problème que dans le cyber. Donc ce que pouvait juridiquement impossible, bah ça va être compliqué.
Ce que pouvait faire c'est des proposer des bons usages. C'était en fait le respect du droit déjà international humanitaire et donc et ces principes et ce serait déjà beaucoup. On le voit, je pense que les Ukrainiens seraient très heureux si les Russes respectaient ces principes.
Donc ça on peut essayer de le développer, on peut eser. En fait, le problème qu'il y a eu, c'est qu'on est très mal parti avec les drones. Les drones si voulez, si vous vous souvenez, il y a il y a 15 ans, on aurait été ici il y a 15 ans par exemple.
De quoi on aurait parlé ? On aurait parlé des frappes de décapitation et justement avec les drones où on allait décapiter bah les différents chefs des insurgés et cetera. À l'époque, le NU a essayait de réagir.
En fait, il y avait deux choses qu'il inquiétait qu'il y a un risque de prolifération des drones et de prolifération de ce type d'attaque parce que ça fonctionnait. Alors, on voit qu'ils ont eu raison, mais on voit qu'aujourd'hui le problème est beaucoup plus vaste parce qu'en fait les drones ont envahi par partout, ils sont partout sur le champ de bataille, il ont vraiment envahi tous les tout l'aspect de l'écosystème. Il y avait trois pays qui possédaient des drones armés en 2010, il y en a 48 aujourd'hui en 2024, Laurakayali.
Et ça veut dire en même temps que ça peut mener à une généralisation des de conflits même de la part de groupe qu'on n'imaginait pas le cas des outils dont on parlait au Yémen. On a été surpris de cette utilisation massive de drone. Oui, c'est vraiment l'avantage des drones qu'on évoquait un tout à l'heure, c'est que c'est pas cher, c'est que vous pouvez partir parfois de drones civil et bricoler un peu, mettre des explosifs.
Ça peut se fabriquer relativement facilement, ça nécessite pas des années de développement. Donc effectivement, c'est typiquement le type d'arme que que peuvent utiliser des groupes qui sont pas des groupes des groupes étatiques qu'on imagine mal signer un traité de non prolifération par exemple. Mais justement pour revenir pour revenir sur ça, il y a des efforts à l'ONU pour un traité contre pour caricaturer un peu ce qu'on appelle les robots tueurs, mais c'est plutôt lié, c'est pas pour limiter les drones, c'est pour justement limiter les drones où il n'y a pas d'humain dans la boucle.
Donc c'est plutôt lié à l'intelligence artificielle et dans quelle mesure est-ce que l'humain reste reste impliqué notamment pour la reconnaissance de cible, pour le tir et pour ce type ce type d'élément. Mais c'est vrai que le l'ambiance actuelle n'est pas tout à fait propice à la limitation et qui croit que maintenant où les crises dégénèrent en guerre, qui croi encore à la nécessité, à l'utilité des conventions qui sont toutes toutes dénoncées les unes après les autres. traiter non prolifération prolifération nucléaire à peu près par tout le monde mines ne parle des mines vous avez vu l'Estonie maintenant qui s'est retiré de ces traités parce que quand nécessité fait loi et et tous les traités nucléaires entre la Russie et alors il il vraiment il s'en délient à qui mieux mieux la Russie a proposé que l'un d'entre eux soit prolongé de c'était quand même une manœuvre un peu antitrumpienne.
Qui croit encore aux vertus de ces conventions ? Lorsque la crise devient guerre, plus rien n'arrête. D'ailleurs, si nous parlons de régulation aussi, vous verrez les limites de la régulation parce que la régulation en temps de paix qui sont une spécialité européenne de pays occidental n'existe plus en temps de guerre.
Il faut bien savoir que la guerre c'est du sang, ce sont des morts et c'est de la survie des nations. Une dernière question, la question d'actualité Donald Trump, président américain qui considère désormais que l'Ukraine peut gagner et reconquérir des territoires. Jean-Christop Noël, ça veut dire quoi concrètement ?
Est-ce qu'on peut imaginer que militairement, il doit y avoir une assistance plus forte des Américains pour l'Ukraine ? C'est je crois qu'il faudrait demander à Donald Trump parce que ça dépend des jours. Si on une journée paire ou impère, je ne sais pas.
Je ça veut dire ça veut dire attendant de voir déjà la semaine si ça tient toute cette semaine et euh Lauracali mais en terme d'arsenal l'Américain là on imagine que en effet l'Amérique est large à une suprématie très très forte en terme de drone et technologie très très poussée. Oui. En fait ils ont aussi beaucoup de ce qu'on appelle de masse.
Donc ils ont je sais pas combien de portesavion. Enfin voilà ils ont beaucoup beaucoup de ils ont plus que nous en fait. Euh et sur les drones, ils sont assez avancés, mais pas nécessairement les plus les plus avancés.
Euh et sur l'Ukraine, c'est toujours la même histoire, c'est que Donald Trump veut bien donner des armes à l'Ukraine, mais il faut que ce soit les Européens qui les qui les achètent, qui les payent. Voilà, qui les payent. Merci à tous les trois d'être venus nous expliquer, nous faire un peu mieux comprendre les enjeux autour de cette prolifération mondiale de drone.
On va rester dans l'actualité vue par Xavier Bauier et Marie Bonisso, la mort de l'actrice Claudia Cardinal à 87 ans, la plus belle italienne de Tunis comme on l'appelait et vide. ton sac ou les abus plutôt scandaleux lors des entretiens d'embauche menés avec des femmes. Mais d'abord le mauvais du jour, c'est Valbard d'un archipelarctique qui concentre tous les stigmates du réchauffement climatique c'est entendu.
J' emmène maintenant dans l'archipel du Svalbard. Dites-moi, qu'est-ce qui se passe au Svalbard ? Norvégien du Svalbard.
Qu'est-ce que ça veut dire exactement ce que ça dit. Merci de m'en dire un peu plus. Entendu la vie secrète des mots vedettes.
Svalbard du vieux roi Svalur froid et bard côte désigne un archipel de la superficie de la région Auvergne Ronalpe située dans l'article à 900 km au nord de la Norvège dont il fait partie. Une étude publiée le 18 août a montré que l'archipel est l'endroit qui se réchauffe le plus vite au monde. En mer de Barens, à l'été 2024, les températures étaient jusqu'à 5°gr supérieures à celle de la période 1991-2020.
Lebard, spot le plus septentrional au monde desservi par un vol régulier se réchauffe 6 à 7 fois plus vite que le reste de la planète. En 6 semaines, 62 millions de tonnes de glace ont fondu, soit 1 % du total. La planète chauffe, la glace et la neige fondent, l'eau et la tundra ainsi découverte plus sombre ne réfléchissent plus le soleil.
Les degrés s'accumulent tandis que le dégel réveille des bactéries productrices de méthane. Un vilain gaz à effet de serre. En février, le spalbard se légèle généralement à - 15°gr.
Cette année, le thermomètre est monté à + 4°. Déjà en 2017, la fonte du permafrost avait menacé la réserve mondiale de semence du Sphalbard, un congélateur arche de Noé pour graines destiné à protéger les semences les plus précieuses du monde de toute catastrophe planétaire et assurer l'approvisionnement alimentaire de l'humanité à jamais. Ne jamais dire jamais.
En vertu d'un traité signé par 45 pays en 1920, la souveraineté du Svalbard découvert en 1596 sous le nom de Spitzberg est norvégienne. Mais les signataires ont le droit d'y exercer une activité économique pas militaire. 2500 humains de 40 nationalités y vivent entourées d'autant d'ourses polaires.
Jusqu'à quand pourront-ils clamer les pelles, archielles ? [Musique] Thibonold. Merci Marie Bonisso, Xavier Baudi, l'heure de vos chroniques.
Bon, on est terriblement triste parce qu'on l'adorait Claudia Gardinal qui est morte près de Paris d'ailleurs à 87 ans hier et une carrière magistrale à la tournée avec Visconti, Fellini, Sergio Léon, Philippe de Broca, diffuse ce soir cartouche en hommage à Claudia Cardinal. Une histoire qui commence en Tunisie. Oui, oui, c'est le 15 avril 1938 à Tunis. en Tunisie.
Donc que naît Claudia Cardinal, elle n'est pas très loin de la gare dans un ensemble immobilier qu'on appelle le foyer du combattant. L'immeuble dans lequel elle est née avait été construit au tout début des années 1920 après la Première Guerre mondiale. Et vous comprenez pourquoi donc c'était pour accueillir à l'origine les anciens combattants.
C'est un bâtiment qui se situe Avenue Julferi. Oui, Julferry 1938. La Tunisie est alors sous-protectorat français depuis 1881 quand le président du conseil d'alors Jules Ferry justement a décidé d'envoyer un corps expéditionnaire.
Cardinal est française ou pas française ? Alors voilà c'est ça. Elle naît donc sous protectorat français.
Alors elle elle appartient à la communauté italienne. Donc elle est italienne, une communauté qui est là depuis très longtemps. Elle ça fait plusieurs générations que sa famille est installée ici sans doute pour des raisons économiques.
Mais je vous dis italienne, c'est pas tout à fait vrai. En fait, faudrait dire sicilienne. Et d'ailleurs Claudia Cardinal a appris l'italien sur le tar parce que à la maison, on parle Sicilia.
Bon, en tout cas, elle naît à Tunis, ça c'est sûr, dans un quartier qu'on surnomme La Petite Sicile. Et cette euh ce quartier, bon, elle elle y va sans arrêt, mais elle le quitte aussi pour aller à La Goulette. La goulette, c'est la ville portuaire, c'est le port de Tunis, hein, c'est juste à côté et c'est là qu'elle imagine son avenir sans doute dans l'enseignement.
Et puis le hasard, les rencontres font qu'elle s'oriente. Non, elle s'oriente pas en fait, elle est projetée vers le cinéma. En 1956, René Vautier, le cinéaste, vient à Tunis pour tourner un film film documentaire Les anneodor, c'est l'histoire de femmes qui se battent pour défendre leur famille de pêcheur.
Il a besoin de visage. Il y a Claudia Cardinal qui est là et remarquer donc c'est en toute logique quand Jacques Barretti au cinéaste vient mais vraiment dans la foulée tourner son film juste après Goa et ben il a besoin d'un visage et elle est là et elle est là toujours en Tunisie. C'est toujours en Tunisie cette histoire là.
On est en plus à un moment particulier de l'histoire de la Tunisie parce qu'en 1956 le pays devient indépendant et puis l'année suivante est organisé un concours de beauté. Alors la légende dit qu'elle ne voulait pas y participer, c'est le hasard et cetera. En tout cas, elle est élue la plus belle italienne de Tunisie et le prix de ce concours, c'est de pouvoir aller à Venise.
Au moment de la Mostra, le festival de cinéma et ça y est, l'aventure cinématographique commence. une carrière qui a pu la conduire mais partout dans le monde et ça c'est toujours quelque chose qui est époustoufflant de voir combien Claudia Cardinal a marqué avec dans cette carrière là un attachement constant à sa Tunisie natale par les livres par les films et puis à la Sicile de ses origines. est une formidable sicilienne dans le guépard de Visconti, donc la France, l'Italie, le Nord, le sud, l'est, l'Ouest, partout.
C'est une actrice majeure, un visage rayonnant et mondial. Et ce soir donc cartouche de Philippe de Broca, elle joue Vénus au côté de Jean-Paul Belmondau, film absolument admirable. Marie, alors attention au test du sac à main.
C'est quoi cette affaire au cours de différents entretiens d'embauche, les femmes, on leur demande d'ouvrir leur sac. Alors, c'est une alerte qui a été donnée en France par une certaine Marie qui parle sous un faux prénom parce qu'elle dénonce son employeur et qui a raconté son humiliation à nos confrères du journal Le Parisien. Marie, c'est une maman solo comme certains disent.
Elle élève toute seule un enfant dans l'oise, elle est fragile parce que elle sort de 8 mois de chômage. Alors son entretien d'embauche a un poste d'animatrice de vente, il est très important pour elle, elle y va pas, les mains dans les poches, elle a pris son sac à main. L'entretien commence normalement, elle est seule face au chef de vente qui lui demande si elle sait travailler en équipe, si elle connaît les produits qu'elle doit vendre et si elle est organisé.
Oui, répond Marie, je suis bien organisée. Ce à quoi le chef des ventes réplique, est-ce que je peux jeter un coup d'œil à votre sac à main pour voir s'il est aussi bien rangé que dans votre tête, que dans votre cerveau. Au début, Marie a cru à une blague mais non, vraiment, montrez-moi votre sac à main.
Faites donc preuve de transparence. Alors, elle a fini par déballer son sac en rougissant parce qu'il y a ses protections périodiques dedans. Heureusement que les antidépresseurs étaient tout au fond, il ne les a pas vu.
Marie a eu le job finalement et une colère qui ne s'en va pas parce qu'on a violé son intimité pour 1800 € par mois pour évaluer en fait sa soumission à l'entreprise pour voir si elle obéit aveuglément. Non, Marie n'est pas aveugle ni bête. Elle est juste en position d'infériorité parce qu'elle a besoin de travailler.
Ce test du sac à main, il est strictement interdit par la loi. Ce qu'on peut vous poser en entretien d'embauch, je rappelle fort justement un juriste dans le parisien, ce sont des questions qui ont un rapport avec votre futur travail. vos serviettes hygiéniques n'ont pas de rapport avec vos futures ventes.
Sans compter que en plus ce test est un petit peu sexiste parce que qui souvent se balade avec des sacs à mains. Voilà, c'était ma petite chronique France travail qui s'amène comme ça dans les médias et pas devant la justice parce que Marie euh a peu de chance de porter plainte pour discrimination. Elle en a le droit mais maintenant elle a un travail, elle va essayer de le garder.
Elle a pas envie de le perdre. Voilà. Merci Marie.
Marie, voilà, c'est le prénom du jour. Et merci à tous. On se retrouve demain 20h05.
Lip. Yeah. [Musique]
Emmanuel Macron