Jean-François Copé est l'invité de "Tout est politique"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Est-ce que les États-Unis sont aussi dépendants de nous ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le président de la République a bien réagi dans cette crise du Groenland ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le budget qui a commencé à être adopté cette semaine est un bon budget ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Vous avez reconnu un problème de ligne politique et de leadership chez LR. Ça se traduit comment ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Avec qui vous êtes-vous pour 2027 ? Édouard Philippe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Luc BrissonChiffre
« Les grandes entreprises du numérique réalisent un art de leur chiffre d'affaires et sans doute la moitié de leur profit en Europe. »
- 6:00Emmanuel MacronFait
« Nous sommes revenus à une situation qui me paraît beaucoup plus acceptable même si nous restons vigilants. »
- 8:00Jean-François CopéFait
« La position de fermeté, on l'attendait depuis très longtemps, a été la bonne. »
- 10:00Jean-François CopéFait
« Le gouvernement a cédé au chantage du PS qui nous a expliqué par la voix de son secrétaire général que en réalité il voulait se dissocier de LFI mais il s'est pas dissocié de LFI. »
- 18:00Jean-François CopéFait
« Le PS et le RN, c'est la même chose entre un candidat PS et un candidat RN. Vous choisissez lequel ? »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir Jean-François Copé, merci d'avoir accepté notre invitation. Ancien ministre, maire LR de mots. Avant de vous entendre sur tous les sujets sur lesquels on a envie de vous interroger, Luc Brisson de la cellule vrai ou faux nous a rejoint comme tous les soirs à 7h.
Bonsoir Luc. On a beaucoup parlé de la dépendance que nous avons envers les États-Unis ces derniers jours, que ce soit en terme de de défense ou de service. He hier, vous nous parliez du système de paiement, mais est-ce que les États-Unis sont aussi dépendants de nous ?
Écoutez ce que disait à ce sujet le ministre des affaires étrangères, Jean- Noël Barou. Si certains semblent aujourd'hui l'oublier, rappelons que les États-Unis ont un besoin vital de l'Europe. Les grandes entreprises du numérique réalisent un/art de leur chiffre d'affaires et sans doute la moitié de leur profit en Europe.
Donc Luc Brisson, vrai ou faux, les États-Unis ne peuvent pas se passer de nous, eux non plus. Alors là, si on reprend l'exemple de Jean-Noel Barre, il y a vraiment une question d'interdépendance puisque c'est vrai, nous européens, on est dépendant des services de ces géants du numérique américain, mais ces géants du numérique américain sont aussi bien contents de pouvoir vendre leur services en Europe. Mais on peut aussi regarder d'autres données.
Par exemple, si on prend la balance commerciale entre l'Europe et les États-Unis, ça peut paraître surprenant, mais nous en Europe, on exporte davantage de biens vers les États-Unis qu'on en importe, hein. Regardez, c'est assez clair ces ces dernières années. Rien qu'au 3e trimestre 2025 par exemple, l'UE a exporté 130 milliards d'euros de biens vers les États-Unis et n'en a importé que entre guillemets he 90 milliards.
Donc cette balance commerciale déficitaire pour les États-Unis, ça ça plaît pas du tout à Donald Trump hein, qui aimerait que tout soit made in America. Mais les États-Unis et bien ont besoin des produits français pour des produits européens. Dans quel secteur par exemple ?
Alors, par exemple, euh on peut prendre euh les secteurs des produits pharmaceutiques, mais aussi euh les pièces mécaniques pour l'industrie. On peut prendre le cas de Boeing parce que oui, Boeing pour fabriquer ces avions et bien se fournit en Europe et se fournit en France, hein, notamment, regardez, puisque c'est Safran qui fournit euh les moteurs et les systèmes de de propulsion. Talè fournit des systèmes électroniques et la TCO fournit les portes passagées par lesquelles on embarque.
Donc si il y a plus de pièces française et ben il y a plus d'avion pour Boeing. Et c'est pareil finalement pour l'entreprise pour pour les entreprises d'automobile puisque les constructeurs comme Ford, comme General Motors, comme Tesla et bien dépendent par exemple des Allemands pour les systèmes de freinage BOS et les boîtes de vitesse ZF et dépendent aussi des systèmes d'aide à la conduite de l'équipement français Valeo. Et dans des secteurs très stratégiques aussi comme celui des semi-conducteurs, les États-Unis se fournissent aussi en Europe.
Oui, il y a une entreprise néerlandaise qu'on connaît pas beaucoup he mais qui s'appelle ASML. Et cette entreprise néerlandaise et bien c'est la seule au monde à réussir à fabriquer avec autant de précision une machine qui permet de de tracer vous savez les les lignes sur sur les les puces électroniques. C'est la seule entreprise qui arrive à le faire avec autant enfin à fabriquer une machine qui fait avec autant de de précision.
Donc ASML a une situation de quasi monopole mondiale sur le marché. Donc c'est elle qui fournit les géants des semiucteurs américains comme Intel, comme AMD. Donc les États-Unis ont besoin du savoir-faire européen, y compris dans ces secteurs les plus stratégiques.
Merci Luc Brisson pour ces explications. Je rappelle le rendez-vous avec toute l'équipe de vrai ou faux, c'est le samedi à midi et le dimanche à 20h. Jean-François Copé, ancien ministre et ma lèr de mot, commençons avec ce ce psychodrame de ces derniers jours, cet affrontement entre les États-Unis et l'Europe autour de la question du Groenland.
Alors, il y a ce recul de Donald Trump. Les Européens euh sont réunis ce soir en sommet extraordinaire à Bruxelles. Écoutons Emmanuel Macron à son arrivée tout à l'heure.
Nous sommes revenus à une situation qui me paraît beaucoup plus acceptable même si nous restons vigilants. Et donc ce qu'il faut en conclure, c'est quand l'Europe réagit de manière unie en utilisant les instruments qu'elle a à sa disposition et tandis qu'elle est menacée, elle peut se faire respecter et c'est une très bonne chose. Est-ce que le président de la République a bien réagi dans cette crise ?
Est-ce qu'il a trouvé les bons mots, le bon ton ? Bon, écoutez, on peut toujours faire les l'exégèse. Euh moi, je je je pense que la position de fermeté, on l'attendait depuis très longtemps, a été la bonne.
Et ce qui est très intéressant, c'est parce qu'une fois qu'on a fini de dire "ça y est, on a basculé dans un autre monde, on a été trahi par notre allié historique, tout ça, je crois maintenant c'est clair, ça sert à rien d'y revenir. C'est un fait triste mais c'est ainsi." Mais je note une chose, c'est que lorsqu'un dirigeant populiste, c'est-à-dire avec une approche qui fait f de l'état de droit, des règles internationales, de la tradition, des alliances pour piétiner tout cela au nom d'intérêt stratégique qui s'apparaissent à de la qui s'apparente à de la prédation, quand on est ferme et ben c'est pas comme si on l'était pas.
Voilà. Et je de note que pour la première fois l'Europe, en tout cas ses personnalités les plus importantes, ont dit le Groenland, on n'y touche pas. Alors bien entendu, les choses sont toujours plus subtiles et on verra certainement au fil du temps un certain nombre de difficultés.
Mais néanmoins, j'ai vu pour la première fois un président des États-Unis qui pouvait pas aller plus loin que ce qu'il avait dit. Et c'est toute la difficulté parce que quand un dirigeant populiste qui euh utilise et et et Trump en use et en abuse la force et le chantage voit une opposition et qu'il recule, là il perd en crédibilité. Et c'est de mon point de vue finalement ça vient s'ajouter à toute la liste qui s'allonge chaque jour des reculs et des très faibles résultats de Trump depuis le début de son offensive Tous Azimut.
Et ça, je pense que c'est à méditer à la fois du point de vue international mais même du point de vue national. Alors, est-ce que vous regrettez pas finalement d'avoir préconisé comme solution que Emmanuel Macron s'en aille ou alors disent qu'il a qu'il allait s'en aller bientôt ? Il serait affaibli aujourd'hui par rapport parce que là vous l'avez pas cité directement mais il c'est quand même lui qui a pris le leadership de cette espèce de résistance à Oui.
Mais là euh enfin bon je regrette pas du tout. Je je Non, mais le prix que nous payons que la France paye au maintien d'un d'un président aussi affaibli et considérable du point de vue international comme du point de vue national. Je pas en parler des heures mais moi je considère que il aura commis une faute historique en se maintenant à n'importe quel prix en disolvant ou en se maintenant n'importe quel prix.
à partir du moment où il a dit sous et qu'il n'avait pas de majorité, la seule chose qu'il aurait dû faire et ça pour le coupen, il parle souvent du général de Gaulle, c'était de dire "Je partirai, non pas tout de suite mais dans 6 mois 8 mois. D'ici là, je demande aux formations politiques de prendre leur disposition, d'engager un débat avec les Français, de désigner leur candidat qui est une nouvelle donne politique parce que la France est ingouvernable." En refusant de faire cela, le même pour prendre cet exemple qu'il nous éloigne mais on va revenir après à la politique internationale.
Le même qui y a 2 ans disait "La réforme des retraite est vitale pour le pays dit aujourd'hui c'est moins vital que de pour moi de rester au pouvoir." Donc de mon point de vue absolument catastrophique. Après pour le reste là aujourd'hui sur ce sujet il a eu la bonne réaction et j'ai envie de vous dire tout responsable haut niveau qui ne soit pas partie prenante d'un parti populiste parce que ont les mains liées avec avec les Oui.
Parce que vous voyez bien, imaginez une seconde le très très jeune Bardella face à Donald Trump s'il était l'Élysée c'est c'est enfin c'est inoui. C'est vous imaginez la honte ça tiendrait pas 5 secondes. Donc on a nous évidemment par rapport à tout ça besoin de de reconstruire complètement notre feuille politique par rapport au parti populiste.
Mais en tout cas, sur ce point précis, moi ce que je veux simplement dire, c'est que je regarde évidemment très attentivement, comme je crois toute la planète, le comportement de Trump et je constate que cette vieille règle qui est intangible, que lorsqu'un dirigeant populiste qui va par la force et par le chantage voit en face de lui des gens qui lui résistent et qu'il est obligé de reculer, il se discrédite et ça commence à faire pas mal de sujets en vrai. On parle un peu de politique intérieure puisqu'elle est regardée y compris par les Américains. On a entendu le secrétaire au trésor Scott Besten dire "Monsieur Macron devrait plutôt s'occuper de ses affaires budgétaires." Vous avez souvent dit Jean-François Copé, "Je veux de l'ordre dans la rue et dans les comptes publics." Est-ce que le budget qui a commencé à être adopté cette semaine, est-ce que c'est un bon budget ?
Est-ce qu'il est acceptable ? Non, c'est bien sûr que non. C'est une honte.
Malheureusement, nous vivons un calvaire. Et pour moi qui était ministre des finances en en des temps où nous réduisions les dépenses publiques, les impôts, le déficit et la dette euh du temps de Jacques Chirac, c'est une horreur de voir ce que nous voyons. Bon, c'est une c'est d'ailleurs je je récuse le terme de compromis. pas un compromis, une compromission parce qu'en vérité euh le gouvernement a cédé au chantage du PS qui nous a expliqué par la voix de son secrétaire général que en réalité il voulait se dissocier de LFI mais il s'est pas dissocié de LFI monsieur Fort en se présentant comme un homme de gouvernement mais plutôt comme un démagogue qui en est allé à la surenchère fiscale.
Bah oui, mais c'est un petit peu comme Donald Trump. Si Olivier Fort passe son temps demander des choses et qu'en face on n pas de il y a pas un mur qui s'en va pas. Non non mais de ce point de vue vous avez raison et et en vérité tout ça est absolument honteux.
Fallait faire quoi ? Comme Franck l'ouvrier le dit, le maire de la en disant qu'en gros il a voter la censure. Je pense surtout que maintenant que le le le le comment comment on dit le le lait est renversé, on a plus le choix mais mais en réalité c'est beaucoup plus en amont qu'il aurait fallu entamer une discussion.
C'estàd que là où de mon point de vue notre famille politique a souffert de ses divisions, c'est que elle aurait dû afficher une position et ne pas en sortir et négocier un certain nombre de choses. et à l'exception notable de Philippe Juvin qui je veux dire a été absolument euh formidable dans cette période, le rapporteur du budget. Mais sinon, nous n'avons pas été unis sur cette affaire.
Et donc euh et donc du coup bah la le le en fait on a on a cédé des horreurs et et la surtaxe sur les à l'IS sur les grandes entreprises dans la période que nous connaissons. Moi je suis plus député puisque dans la catégorie des des bêtises, on interdit aux maires qui sont sur le terrain d'être députés. Vous êtes encore républicain.
Ah mais je l'ai dit 10 fois. Bon alors vous leur avez dit et c'est quoi c'est à cause de la rivalité Vokir Rota ? C'est à cause de Oui, je pense que les querelles de personnes évidemment ont joué mais je pense surtout qu'au-delà de ça, nous avons un vrai problème de ligne politique.
Et là pour le coup, nous avons derrière ça un problème de leadership car en réalité on en vient toujours à la même chose. La droite elle elle a besoin d'un chef et aujourd'hui elle a pas de chef. Donc chacun a un avis personnel.
Oui mais enfin quand on en a trop c'est quand on en a pas. Donc en réalité pour moi le vrai sujet c'est qu'au lendemain des municipales maintenant il faut il faudra tout remettre à plat et réfléchir franchement à ce que nous sommes capables de faire ensemble. Ça veut dire que aujourd'hui en fait les Républicains qui sont un parti de gouvernement mais également le parti d'Édouard Philippe, les macronises de droite doivent avoir une réflexion qui soit courageuse, c'est-à-dire qu'on doit renouer avec le vrai courage politique.
Je prends un exemple, le Mercosour, ce le la discussion avec le Mercosour n'a jamais été partagée avec les Français. Ça fait 20 plus de 20 ans que cette discussion a eu lieu. Il y a pas eu un responsable politique d'un parti de gouvernement pour prendre le temps de dire que s'il y avait il est vrai des filières agricoles et notamment l'élevage qui était directement concerné qu'il fallait absolument protéger c'était plutôt nous ne pouvons pas ne pas remettre tout ça en perspective et dire d'un côté on a peur de Trump et de ses droits de douane et en même temps on va pas chercher d'autres régions du monde avec lesquelles commercer.
Personne n'a eu le courage de dire ça et y compris dans ma famille politique et ouh là là il fallait vite vite vite en même temps Nathalie Scr quand j'ai enfin les agriculteurs vous avez énormément de filières qui sont directement gagnantes qui sont directement gagnantes du mercour bon et qui pour des raisons que je peux parfaitement comprendre avec quelques difficultés être en première ligne vu la violence de certains autres et puis derrière vous retrouvez qui le rassemblement national par de la coordination pas faire la traduction simultanée les gens c'est le rassemblement national c'est l'extrême droite Je sais pas, vous voulez d'autres noms ? Bon, je pardation de la coordination coordination rurale a été agitée directement par le rassemblement. Ils sont ils sont complètement coordonné, c'est le cas de le dire mais tout le monde le sait.
Bon donc en réalité face à cela, il y a pas eu de courage politique de la part des partis de gouvernement qui ont été à la remorque des partis extrémistes. Bon et le pire étant quand même Emmanuel Macron qui a quand même défendu pendant des années ce traité pour ensuite aller dire à ses collègues européens vous comprenez je suis obligé d'être contre parce que il y a pas de partis politiques qui sont pour. Bon là, on retrouve tout à fait le problème d'un président qui est un colosse au pied d'argent.
Alors, revenons à la situation politique de votre parti LR, vous avez reconnu qu'il y avait un problème de ligne politique et de et de leadership. Ça se traduit sur le gros sujet difficile chez vous, celui de l'Union des droites. Vous vous êtes contre l'Union des droites.
Bah pourquoi vous dites l'Union des droites ? C'est pas l'Union des droites, c'est de savoir vous êtes relativement seul. Non non, on va venir on va on va revenir au concept de solitude après.
Euh mais chaque fois l'Union des droites, c'est une c'est une imposture. Bon la réalité c'est de savoir si euh le le les part le parti de gouvernement qui a justement comme vocation d'avoir un discours responsable de de ne pas sombrer dans le simplisme, dans le charlatanisme qui fait croire qu'on peut tout régler en renversant la table. Bon, va se compromettre avec un parti extrémiste, populiste qui fait croire aux gens que lui va régler tous les problèmes en claquant des doigts et en et en et en faisant un peu ce que fait Trump.
Vous voyez le désastre. Bon, et il y a par rapport à ça tout un mouvement bien connu de prophétie autoréalisatrice qui consiste à dire de toute façon, je sais même pas pourquoi on se bat puisque de toute façon ce sera le très très jeune Jordan Bardella. Et c'est bien de le rappeler parce que de temps en temps, il faut quand même se rappeler que il s'agit de présider aux destinées de la France.
C'est c'est pas on n'est pas sur un Vous êtes comme ce comme Xavier Bertrand là pour le coup. Non mais attendez Nathalie, on n'est pas en train de savoir qui va s'occuper de l'amical des joyeux Pinonn dimanche. On est en train de savoir qui est capable de porter une politique publique pour sauver notre pays.
Bon alors j'espère qu'il y a un moment où dans votre profession on va faire son travail et on va être aussi exigeant à l'égard de ce que racontent les gens du RN et de LFI que vis-à-vis des partis de gouvernement. parce que je rappelle quand même que pour l'instant on est plutôt dans la phase d'extase. Voilà, c'est frais, c'est printannier, c'est on ne va surtout pas le déranger.
Quand on interview Bardella, c'est pour lui demander c'est s'il fait pas comme Chiraak le tour de France et de l'autre et de l'autre et de l'autre vous avez madame Le Pen qui vote 50 40 milliards de hausses d'impôts avec LFI. Bon et lui il dit qu'il aime les entreprises. Il y a un moment il va falloir quand même assure.
Donc moi pour répondre à votre question très clairement, il y aura évidemment un chisme. C'estd qu'il y a des gens qui vont dire bah pas seulement de LR, il y a des gens qui vont forcément à un moment ou un autre dire "Nous, on va avec euh avec le RN parce que bah on voudrait gagner à tout prix. Très bien, parfait.
Bah c'est leur histoire et puis il y a toute une série de gens qui vont dire écoutez nous non en fait. Alors, ils seront peut-être minoritaires au début, mais vous savez, moi j'ai vécu Chirac Baladur, c'était Baladure qui gagnait quoi qu'il arrive. Enfin, il y avait même pas de débat.
Et puis la fin de l'histoire, vous vous en souvenez, les petits jeunes que nous étions à l'époque, c'était très longtemps, euh François Barouin, votre serviteur, on était quelques-uns, Renault Muselier, enfin, on peut les citer. Euh, bah on était autour de Jacques Chirac, on nous promettait les galères et puis Jacques Chirac, il a gagné. Voilà.
Et et donc quelque part, je pense que on est les écrit les histoires un peu trop vite écrites trop longtemps à l'avance se termine différemment. Euh parfois ça peut terminer. Vous avez vous avez tout à l'heure fait une allusion à euh Nicolas Sarkozi ou alors j'ai rien compris.
Ah vous avez rien compris. Je vous ai dit que je vous ai dit que les comparaisons que j'entendais de temps en temps de Jordan Bardella avec Jacques Gérard c'est Nicolas Sarkozi qui l'a faite cette comparaison. Il a dit il me fait penser au RP du il fait partie de l'arc républicain.
Il fait penser à Jack. Alors oui, mais on peut reprendre tous ces points. L'arc républicain.
Moi, je conteste complètement cette idée d'être dans l'arc ou pas dans l'arc républicain. Tout parti légal et par définition dans l'arc républicain. Donc, il pas question ça.
D'ailleurs, je considère que Macron, entre autres choses, a été irresponsable à appeler les Français entre les deux tours de cette dissolution scandaleuse à dire front républicain avec Lfi avec avec ce parti d'extrême gauche contre le parti d'extrême droite. Et donc en réalité, c'est pareil. Mélenchant Le Pen, c'est exactement la même chose et il faut que les gens de gauche l'entendent parce que vous avez tas de gens de gauche très honnête et qui ne voi pas que ce ça li avec Mélenchon Cal lamentablement fait fort.
Et le PS et le RN, c'est la même chose Jean-François Copé. Le PS et le RN, c'est la même chose entre un candidat PS et un candidat RN. Vous choisissez lequel ?
Pour moi, les choses, elles sont très simples. Le Parti socialiste, s'est compromis parce qu'à partir du moment où il a choisi de faire l'alliance avec l'extrême gauche, alors que l'honneur de la droite et de n'avoir toujours refusé de faire l'alliance avec l'extrême droite, le fait que le Parti socialiste soit compromis avec Mélenchon, ça les discrédite mais totalement. Il vient de prendre ses distances quand même assez clairement.
Il y a chose. Non, non, mais alors écoutez-moi, le le coup de prendre ses distances entre deux élections, alors là, ça vaut pas hein, vous savez, comme disent nos enfants, ça vaut pas. Moi ce qui m'intéresse juste c'est aux élections.
Voilà. Est-ce que Est-ce que au municipal entre les deux taux, il y en a pas qui vont craquer ? On va regarder alors par Ah oui, alors justement sur les municipales, on a l'impression que sur le terrain comme on dit euh l'Union des droites ou cette espèce de combination Non non, c'est pas l'union des droites, c'est c'est une éventuelle compromission de la partie de droite avec l'extrà.
Donc on a l'impression que du coup entre LR, les LR et le RN, il y a pas mal de de comment dire de de microclimats qui font que pour les municipales en gros ça va fonctionner et que la base vous renvoie cette volonté d'union des droites. Est-ce que vous avez cette impression ? Enfin, écoutez, j'ai toujours entendu ce que vous appelez la base.
J'ai toujours entendu partout des militants de l'UMP autrefois, des électeurs de droite dire "Mais pourquoi on fait pas l'alliance avec l'extrême droite alors que le PS fait l'alliance avec l'extrême gauche Et pour ce qui me concerne, j'ai toujours été extrêmement clair. Je l'étais lorsque je présidais l'UMP maisement c'est non mais j'ai toute une batterie d'éléments de réponse pour l'argumenter pour le développer sur le plan économique sur le plan de l'histoire et cetera. Et parfois quand j'en ai marre de donner toutes les raisons pour lesquelles il faut pas le faire, je dis on va pas le faire parce que c'est comme ça.
Voilà. Et il y a un moment où ça renvoie quand même à notre humaine condition qu'il se dire finalement quel est le rôle du chef ? c'est pas de suivre ces troupes tout le temps, c'est de cheffer.
Voilà. Et et si je peux me permettre, parmi les innombrables différences qui peuvent opposer Jacques Chirac et Jordan Bardella, il y a aussi donc Nicolas Sarkozi a légitimé d'une certaine manière ce genre de chos mais il a choisi mais c'est encore une fois c'est une bascule qu'il a choisi de faire mais pour ma part je ne la ferai jamais. Voilà.
Vous avez dit on sera peut-être seul pas nombreux pardon c'est pas moi qui l'ai dit si vous c'était c'est en disant cétait c'était une question qui m'était posée et j'ai dit je ne sais pas combien nous serons à la fin mais peut-être que nous mais vous savez aujourd'hui vous n'êtes pas très nombreux il y a vous il y a Xavier Bertrand il y a Michel Barnier Michel Barnier il y a Valérie PCR il y a Philippe Michel Tabarot il y a un certain nombre d'autres vous saz si vous me citez les élus qui veulent faire l'alliance avec le RN aujourd'hui il a pas beaucoup qui sont déclarés vous avez entendu qui vous avez entendu un peu David Lisna Là, oui, vous avez entendu euh qui le N 12e candidat à la présidence ou 15e, je sais plus, j'ose plus compter. Vous avez effectivement le revoquier qui veut faire une primaire avec Sarcinfo c'est-à-dire avec l'extrême droite, c'est non. Enfin, voilà.
Très bien. Mais après, vous avez fait le tour hein, c'est les autres, ils ont pas pris des positions très claires. Bruno Rota.
Bah, j'ai pas entendu Bruno Retaillot prendre une position d'alliance avec l'extrême droite. Ah, ouvertement. Non.
Bah, écoutez, ouvertement ou fertement, je sais pas ce qu'il faut dire, mais enfin moi, où on est où on est pour, on est contre. C'est il y a pas de nuance. puisque le danger c'est le RN Jean-François Copé, vous l'avez redit ce soir, il vous et LFI les deux ou là là les deux les deux.
Bon mélangen, même combat que nous devons mener parce que ce sont deux partis extrémistes qui n'ont rien à voir avec l'idée que je me fais moi de gouverner en responsabilité. Ça c'est un point majeur. Il vous faut un candidat.
Vous avez parlé de ce chisme à droite, il y aura Marine Le Pen ou Jordane Bardella et il faut un candidat à droite ou au centre d'un candidat et demi, on sera pas au deuxème tour. Euh avec qui vous êtes vous ? Édouard Philippe.
Alors d'abord si on a plus d'un candidat et demi dans le la droite de gouvernement, on sera pas au deuxème tour. C'est si Valérie PCEL avait fait 12 % au présidentiel, la finale c'était le Pen Mélenchon en 2022. H faut faut le savoir.
On n'est pas on parle pas de score énorme. Donc en réalité la situation étant ce qu'elle est, nous ne pouvons pas nous permettre d'avoir plus d'un candidat. C'est ça à droite.
Bon alors inutile de vous dire que là si on fait le compte moi j'avais compté 9 10 par chez vous dans votre famille politique ou sens large beaucoup. Alors bah au sens large c'est qu'il faut qu'à droite c'est-à-dire de la droite de gouvernement il de Sara Knafoz parlé tout à l'heure j'écoute quand même c'est très clair vous avez dit que il y a des macronistes de droite ou qu'il y a des gens de votre ancien famille politique est-ce que ça veut dire que vous pourriez travailler en pour préparer avec des gens comme Édouard Philippe Géraldmanin euh ils sont je je vous rappelle qu'ils sont de chez nous quand même ils sont de droite enfin on sait plus très bien qui est de chez vous là écoutez si si on sait Sébastien le Cornu a pas l'air d'être tellement de chez vous. Euh Nathalie Saintri.
Oui, vous pouvez pas dire ça. Ça c'est pas faux. Mais attends, vous connaissez votre histoire politique par cœur vous peur.
Bon bah oui, donc il faut pas m'expliquer qu'on sait pas où ils sont. Non mais qu'il que tel ou tel se compromettent. Je l'ai dit tout à l'heure et je pense en particulier à Sébastien Lecornu, c'est son choix mais pour autant il vient de la droite.
Bon alors je à ma connaissance il est pas devenu cryptomarxiste. Euh bon enfin ou alors j'ai loupé un épisode. Bon mais en tout cas ce qui est sûr c'est que euh des gens comme Édouard Philippe comme Gérald Darmanin, on partage quand même énormément de choses.
Euh de toute façon, je vous dis un truc, s'ils veulent tous y aller, en fait on peut fermer la maison. C'est pas pas la peine de perdre de temps. Comment vous allez faire pour qu'il y en ait qu'un ?
Ah mais moi je vais rien faire du tout d'abord parce que je ne suis pas en charge. Moi d'ailleurs j'ai même pas prévu de revenir dans le débat public si j'ai décidé de le faire après cette lamentable dissolution. C'est parce que je pense que des gens qui ont l'expérience qui est la mienne à travers mon parcours de maire de mots euh où j'ai vu concrètement comment on pouvait euh bah en réalité trouver des vraies solutions là où on nous dit les banlieux s fichus euh mais vous y réfléchissez Jean-François Pop vous réfléchissez à cette question comment on fait pour qu'il en ait qu'un mais si on veut si on veut si on veut trouver une solution d'abord il faut attendre le lendemain des municipales parce qu'il y aura quand même quelques clarifications.
Tiens je vous en prends une. Euh la mairie de Paris. Bon, on aura pas le temps mais c'est dommage parce que la mairie de Paris mais écoutez la mairie de Paris comment est-ce qu'on peut imaginer que Édouard Philippe et ses amis laissent Rachid Adati en risque avec la candidature de de Pier Bournael que j'aime bien par ailleurs enfin il faut reprendre Paris si Edward Philippe et les amis d'horizon ne font pas tout ce qu'il faut pour être unis sur Paris derrière la favorite qui est Rachidati moi je vous dis tout de suite les les électeurs ne le ne leur pardonneront jamais mais jamais.
Donc en réalité ces sujets là, il faudra bien un moment ou un autre les traiter et au lendemain des municipales on fera aussi des cours. Fait sondage, on fait primaire, on fait quoi ? Je sais pas, je peux pas vous répondre aujourd'hui.
Il y a une chose qui est sûre, c'est que si les si ces personnalités là sont trop bas dans les sondages, faudra qu'elles en tient les conséquences quand même. Peut pas non plus y aller juste pour se tester. Édouard Philippe, je reprends Édouard Philippe ferme sur le RN carré sur les comptes publics.
C'est celui qui est le plus proche de vous. Non, je pourrais dire ça. Emmanuel Macron.
Moi je Non non mais moi mon sujet mon sujet il est surtout de de soutenir le candidat de droite de gouvernement qui proposera un projet dans lequel on va rétablir l'ordre dans ce pays et proposer un un pact de progrès au français dans le domaine économique, social, environnemental. Enfin la droite moderne, elle est à la fois ferme sur l'ordre et en même temps elle fait confiance au français. Il faut décentraliser ce pays.
Il faut euh donner une une nouvelle chance à la recherche scientifique qui est aujourd'hui le l'une des des victimes de toute cette politique inexistante. Enf je peux pas vous faire tous les tous les sujets, mais il faut que la droite de gouvernement redevienne ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être avec les airements, les querelles de chef. Il y a rien sur le marché pour l'instant qui vous satisface.
Bah pour l'instant enfin je vois bien le rapport des Français avec l'ensemble des responsables qu'on a cité. Il n'est pas bon. Donc, il va bien falloir que d'une manière ou d'une autre il se passe quelque chose après les municipales.
Mais on joue gros, on joue juste l'avenir de la France, hein. C'est pour ça que moi je me je je me battrai jusqu'au bout pour que cette prophétie autoréalisatrice de Bardella ou rien et bien on arrive à la contredire fortement pour montrer que le populisme ça peut pas être ça pour la France. Merci beaucoup d'avoir été l'invité de toutes les politiques ce soir.
Merci Nathalie, à bientôt. Bientôt. Oui.
Bonne soirée le J monde tout de suite.
Jean-françois Cope