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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 12 octobre 2025 12 min

Affaire Sarkozy : les confidences de l'ancien Président dans les colonnes du JDD

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

1231 sur Europa Liot de Valévou, c'est votre rendez-vous décryptage de l'actualité du weekend. Vous en avez l'habitude maintenant de 11h à 13h et dans cette dernière demi-heure d'émission et bien changement de cap. Nicolas Sarkozi s'est exprimé dans les colones du JDD avant de connaître les détails de son incarcération lundi 13 octobre dans un article rédigé par et bien Jules Torres qui est en studio avec nous.

Jules Toress est avec nous. Sébastien Elignet également de valeurs actuelles et Arnaud Benedetti politologue est également présent. les confidences de Nicolas Sarkozi à la veille de sa convocation puisque vous le savez Nicolas SarkoZi est convoqué lundi au parquet national financier donc il est convoqué chez ses bourreaux entre guillemets je mets des guillemets je pense à la comm bien sûr au parquet national financier qui a connu une une défaite terrible hein avec évidemment pour connaître les modalités de son incarcération imminente à la suite de sa condamnation à 5 ans de prison ferme avec exécution provisoire dans le procès Libais les dépêches hier soir et c'était intéressant de voir que les dépêches oubliaent et pourtant c'est l'élément central que dans cette condamnation alors il y a sur les quatre chefs d'accusation trois qui ont sauté et il n'y a pas de financement illégal de campagne, il n'y a pas de pacte de corruption et il n'y a pas de détournement de fonds.

En revanche, il y a été condamné à 5 ans de prison avec mandat de dépôt différé, exécution provisoire pour l'association de malfaiteurs. Il faut le redire aux auditeurs, c'est vraiment le la voiture balais. Quand vous n'avez pas d'éléments concrets, vous sortez la carte de l'association de malfaiteurs puisque il y a c'est très large.

Vous avez pas besoin d'avoir finalement de de de fait avérés. Et donc c'est pour ça que aujourd'hui on est euh quand même assez euh euh étonné quand je dis, c'est les spécialistes judiciaires euh qui sont euh assez surpris. J'ai vu euh bon nombre de spécialistes qui partagent ou non les positions d'ailleurs de Nicolas Sarkozi.

C'était pas la c'était pas l'idée. C'était de dire est-ce que aujourd'hui l'état de droit est fragilisé par une telle décision ? Je précise qu'il y a eu un appel.

Oui. Euh c'est très important que même le PNF a fait appel. Oui.

Parquet national financier. Et donc demain, on saura quand est-ce que le président de la République, Nicolas Sarkozi, ira en détention et en prison à la prison de la santé à Paris. Oui, c'est pour ça qu'il a réuni euh 150 euh 150 à 200 collaborateurs mercredi dernier euh euh dans un dans le pavillon des étants he qui est niché au cœur du du bois de Boulogne pour finalement leur bah les remercier parce que euh c'est des fidèles de la première heure et c'est des personnes qui ont partagé euh toutes les campagnes si je puis dire de Nicolas Sarkozy que ce soit le ministère de l'intérieur, l'Élysée, la campagne présidentielle, l'UMP, il y avait des gens de Bertier aussi quand il y était au début des années 2000 et finalement il leur a dit bah merci de m'avoir suivi parce qu'il sait très bien Nicolas Sarkozi qu'il va aller en prison dans les prochaines heures.

Demain, il connaîtra sa date et son lieu d'incarcération. il sera a priori pas dès demain soir mais ce sera dans dans les dans les semaines à venir et c'est vrai que ça a heurté ça heurter beaucoup de gens les commentateurs, les les éditorialistes. Quand monsieur Apatti et monsieur Cohen vous expliquent que ils ne comprennent pas cette décision, je pense que ça nous donne la bon baromètre de de la gravité les accuser de sarcosisme primaire.

Monsieur monsieur Cohen n'a pas la sarcosite aigue si si je puis dire. Donc c'est pour ça que ça c'est pour ça que ça heurte. C'est pour ça que ça heuré les Français et et moi ce que je dois retenir dans ces confidences de Nicolas Sarkozi, c'est qu'on est allé le voir avec Laurence Ferrari et Raphaël Stinville et c'est vrai que on avait un homme quand même extrêmement combatif, extrêmement déterminé. il va sans doute faire de la prison et moi j'ai vu quelqu'un bah finalement qui était comme comme d'habitude.

Alors les confidences qu' dit qu'a-il dit mercredi lorsqu'il a réuni ses plus proches collaborateurs ? Je suis venu vous dire que la fin de l'histoire n'est pas écrite. Elle ne l'est pas parce que dans tous les bons films et les méchants ne gagnent jamais dans n'importe quel pays poursuit-il doté d'un véritable état de droit.

On aurait conclu ma probité à ma probité mais ici tout est partie d'un faux proclamé vrai et il parle de ce faux qui a été utilisé et mis à la une de Media part et vous avez la la la présidente du tribunal qui a dit bah écoutez c'est très probablement un faux 12 après 12 ans d'enquête une histoire de dingue. Je n'ai ni haine ni rancune. Cette épreuve je la prends comme une manière d'apprendre.

Malheureusement pour mes adversaires, je vais essayer de devenir meilleur. Nicolas Dupontignan a réagi ce matin justement à cette convocation lundi au parquet national financier de Nicolas Sarkoi. J'ai toujours refusé de me prononcer sur les décisions de justice sur le fond.

Donc je vais pas commencer avec Nicolas Sarkozy. Je ne connais pas le fond de l'affaire. Je n'ai pas assisté à toutes les audiences.

Je ne sais pas. En revanche, je suis choqué, comme des millions de français, de l'exécution provisoire pour une raison très simple qui est juridique. J'ai appris à l'école université que l'exécution provisoire, c'est le risque de récidive, c'est le délit de fuite et c'est le troubles à l'ordre public.

Or, je ne crois pas qu'un homme comme Nicolas Sarkozi répond à cela. Donc on a le sentiment d'un d'une vengeance des magistrats contre lui et c'est très malsin pour notre démocratie ce gouvernement des juges. Sébastien Lignet en effet du point monsieur Dupignan se s'échappe un petit peu rapidement avec cette idée de on ne commande pas une décision de justice.

Bon ça c'est un argument extrêmement extrêmement facile. Maintenant, sur la question de l'exécution provisoire et je pense qu'il a raison au fond du fond le sujet il est là, on pourrait débattre pendant des heures de cette décision judiciaire de ces plus de 300 pages de délibéré, de toutes ces incongruités qu'on peut retrouver dans les les mots de la la présidente du tribunal. Mais la question c'est pourquoi aujourd'hui cette question de l'exécution provisoire cristallise autant les patients ?

Pourquoi les hommes politiques et les femmes he puisqu'on pourrait parler de Marine Le Pen semble ne plus pouvoir avoir de recours devant la justice ? Parce que la question parce qu'on nous explique souvent et Média Part le dit, oui mais l'exécution provisoire les dentistes, les avocats aussi parfois ils sont on leur enlève leur leur profession avant une condamnation définitive. Sauf que la grande différence c'est que comment vous établissez un un préjudice qui est irremplaçable ?

C'estàd que une élection présidentielle à laquelle vous ne pouvez pas participer dans le cas de Marine Le Pen, si jamais Marine Le Pen elle est elle est relaxée en appel, comment vous lui rendez cette élection présidentielle ? Vous refaites l'élection ? Non, personne n'y croit.

Donc c'est un préjudice qui ne peut pas être remboursé. Et dans le cas de Nicolas Sarkozi, c'est un petit peu pareil parce que là on parle de l'honneur l'honneur d'un homme d'un ancien président de la République. S'il venait être relaxé en appel ou en cassation, comment vous lui rendez cet honneur là ?

Comment vous lui rendez ces quelques semaines, ces quelques mois qu'il risque de passer à la prison de la santé ? Vous ne pouvez pas. Et donc cette exécution provisoire est en train de bafouer toutes les règles qu'on connaît notamment pour les hommes politiques.

En un mot parce qu'près on parler de notre Je suis tout à fait d'accord avec votre argumentation. Le seul problème c'est que ce sont les politiques qui ont décidé de donner cette arme au juge. D'accord.

Il y a une interprétation Arnaud. Non mais enfit, je suis d'accord, il y a une interprétation mais en leur donnant cette arme, les juges l'utilisent et ilutilisent en effet de manière parfois qui peut paraître totalement partial. Et je rappelle quand même une chose, c'est que la présidente du tribunal, en l'occurrence qui a condamné euh euh Nicolas Sarkozi euh à participer à des manifestations contre la politique de pénal Nicolas Saré en 2011, on le dit insuffisamment, ce qui quand même, il faut le répéter parce que les gens peuvent oublier et puis moi je trouve qu'il y a quand même quelque chose d'assez malsin.

Vous savez, ils ont utilisé l'argument, on a fait la le dépôt de le mandat de dépôt différé pour éviter l'humiliation des menottes et cetera. Pardonnez-moi, il y a quelque chose d'assez malsin que demain Nicolas Sarkozi soit contraint d'aller au parquet national financier. Euh donc les gens qui l'ont combattu voulaient le condamner à 7 ans de prison qui de fait en première instance ont perdu leur combat puisque quatre sur les quatre chefs d'isation, il y en a trois qui ont sauté, les trois principaux.

Et donc il va aller devant ses bourreaux. Je j'utilise cette expression pour euh connaître euh finalement la à laquelle Oui, mais il y a quelqu pardonnez-moi de le dire comme ça, c'est alors là pour le coup, c'est très personnel comme c'est comme je le ressens, j'y trouve j'y vois quelque chose d'assez malsin. C'estàd je vois pas pourquoi c'est le PNF qui l'a combattu qui va donc accueillir Nicolas SarkoZi en disant "Monsieur Nicolas Sarkozi, vous allez donc être placé en détention, incarcéré.

Bah peut-être lundi soir, peut-être dans quelques jours et puis cette séquence qu'il vit est quand même assez particulière. Comme la durée la durée du délibéré est extrêmement malsin. Le fait de l'avoir fait patienter pendant plus de 3h en lui faisant croire miroiter une relaxe totale et qu'en fait à la dernière seconde on lui dit bah finalement vous allez être condamné à 50 de prison.

Ça aussi c'était extrêmement malsin dans la manière de faire. Bah, ils ont réussi deux choses. C'est-à-dire que vous avez quand même un fort consensus du côté des magistrats, des politique, des Français, qu'ils soi encore une fois proi ou antisarkozy de dire il y a quand même quelque chose qui se passe de très étrange et donc qui ont contesté cette décision hautement contestable.

Et puis la deuxième chose, c'est qu'ils ont eu réussi aussi à mettre en difficulté l'état de droit puisque toutes les valeurs, toutes les principes fondamentaux du droit, c'est-à-dire la présemption d'innocence, la charge de la preuve, la procédure, euh le le la proportion de la peine, l'exécution provisoire, c'est pour ça que ça dépasse leid, c'est plus l'esprit du droit que l'état du droit parce que malheureusement l'état du droit leur permet de le faire. On revient dans un instant et on n'avait pas prévu de faire ce sujet ce dimanche midi sur Europe 1, mais j'ai lever la tête et je regarde toutes les chaînes d'information. Vous savez qu'entre midi et 13h c'est souvent les grandes interviews politiques.

Vous avez donc Jean-Philippe Tangui qui est sur BFM et il y avait Gilbert Colard sur LCI et puis sur France interre tiens Marine Tondelier mais à la vous dites à la maison. Mais alors pourquoi ça me surprend ? Parce qu'il y a 48 he Marine Tondelier a fait un parallèle absolument scandaleux.

Scandaleux. Et l'indifférence des médias, la complaisance des médias. Vous avez Marine Tondelier qui a comparé les gens de la flotti qui ont été interpellés.

Elle a parlé de déporté. D'accord. Et tout le monde s'en fout.

Ils ont le droit de dire n'importe quoi. Ils ont le droit de faire des allusions scandaleuses. Et hop, 48 heures plus tard, direction le service public.

Heureusement qu'elle est de la gauche radicale parce que imaginez l'inverse, je peux vous assurer qu'il y aurait eu toutes les SDJ qui auraient demandé à ce que onite plus jamais ce ce personnage à la télé l'interview sur ce sujet. Non mais c'est quand même incroyable. Ah ce serait intéressant de savoir si on lui a posé la question Bruce Putousin qui l'a qui a pu la reprendre vendredi matin.

Personne n'en parle. Personne n'en parle depuis 48 he présenté ses excuses sur Twitter quand même. Faut avouer.

On va reparer à moitié par enfin c'est des fausses excuses. On vous dit c'est des fausses excuses. On écoutera ça dans un instant sur Europe.

Ce sera dans la toute dernière partie des lieotes de Valou jusqu'à 13h. Restez avec nous tout de suite.