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Podcast / conversationCosmocene Production· 22 mai 2020 24 minComplaisantFond programmatiqueNumériqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesCulture, médias & sport

Quel plan de relance européen pour les médias ? Christophe Leclercq, fondateur d'Euractiv.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Dans quel état se trouvent les médias européens dans un contexte de cette épidémie ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Faut-il un plan de relance industriel spécifique au secteur des médias ?

  • 14:01OuverteRéponse directe

    Quel serait le rôle des États dans la préservation d'une information fiable ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

oh [Musique] christophe leclercq bonjour vous êtes le fondateur de réactive vous êtes français vous habitez à bruxelles depuis de très nombreuses années désormais et vous aviez par le passé travaillé à la commission européenne que vous aviez décidé de quitter à la fin des années 90 dans un contexte très particulier d'ailleurs parce que c'était en pleine bulle internet et ce qui peut correspondre une forme de gaz joueurs puisque c'était à ce moment là vous avez décidé de rouler hors actifs qui est comme on dit en bon français un pure player c'est à dire un média exclusivement en ligne en fait hors active on dirait si je me trompe c'est un réseau d'un ensemble de sociétés indépendantes qui publient des articles en fait sur l'actualité européenne et s'adresse sans doute en particulier aux professionnels aux experts de la question et plus largement bien sûr un plus grand public dès le départ et moi ça m'intéresse beaucoup vous avez cru à très juste titre que quand on parlait d'actualité européenne il fallait le faire dans toutes les langues et c'est ce qui fait que réactive est un des rares médias sur l'actualité européenne qui est disponible dans différentes langues puisque vous avez désormais une douzaine de réactions si je ne m'abuse alors que au delà bien sûr du travail réalisé par les correspondants de presse nationaux l'essentiel de l'actualité européenne et couverts quand même pour l'instant ciel en anglais faut quand même être très clair donc euractiv.com était premier site après il ya eu d'autres actifs points qui se sont ajoutés dont euractiv.fr je lui pour ceux qui nous écoutent et qui sont francophones d'être de 2007 et s'adresse à eux alors aujourd'hui vous ne vous intéressez plus à la gestion de réactif vous êtes focalisé enfin vous y intéressez vous n'êtes plus immédiatement appliquées ou vous êtes focalisé sur la fondation d'utilité publique en active et c'est ce dont on parle aujourd'hui puisque à ce titre vous êtes absolument intéressés par la promotion de la santé économique des médias en général vous êtes un acteur du débat sur les politiques européennes à bruxelles et vous avez d'ailleurs je le signale et était un des membres d'un groupe de haut niveau qui avait été créée par la commission juncker donc la commission précédentes sur les faits que nous et la désinformation par rapport très intéressant je le dis à tout le monde qui est en ligne disponible aujourd'hui si vous parlez l'anglais puisque lui à la différence de réactive n'est disponible qu'en anglais paul tout à fait exact le disons que la communication de la commission qui a repris 90% nos recommandations est disponible dans toutes les langues de travail de l'union européenne au festival je devrais dire donc le rapport est presque disponibles d'entraînement alors très bien autant pour moi donc est la santé des médias aujourd'hui nous préoccupe bon de toute façon ça fait des années que ça dure puisqu'on est dans un contexte de révolution numérique la transition numérique pour beaucoup d'entre eux a été difficile et pas terminé d'ailleurs certains cherchent encore et peine à trouver véritablement un modèle économique et donc c'est la première question la l'épidémie coville est venue se greffer sur une situation qui pour certains d'entre eux étaient déjà compliqué et c'est donc la question je vous pose aujourd'hui christophe leclercq dans quel état se trouvent les médias européens dans un contexte de cette épidémie et qu'elles ont été donc s'y est fait sur ce secteur merci pour cette introduction qui m'évite effectivement de revenir sur l'histoire d'euractiv ce qui serait un travers pour moi effectivement actuellement je me concentre sur le fintec fondation active qui effectivement s'occupe de deux choses d'une part de promouvoir des politiques qui sont en faveur de la santé économique des média et d'autre part des programmes de formation sur l'innovation dans les médias et le deuxième point n'est pas tout à fait négligeable parce que il ne suffit pas de critiquer les pouvoirs publics pour le manque de réglementation appropriée et aidé aide financière encore faut-il s'aider soi-même et évoluer ce qui n'a pas toujours été le cas je crois qu'on a actuellement trois grands problèmes 2 qui préexistait à la crise et puis la crise le premier problème c'est que l'essentiel des ressources des médias est passé sur les plates formes avec beaucoup de pertes en ligne d'ailleurs il s'agit de la publicité et puis de l'essentiel de l'argent des abonnements les abonnements continue sur un certain nombre de médias mais si on compare avec le passé c'est beaucoup moins je ne parle même pas des ventes au numéro de médias à pied puisque aujourd'hui les médias sont essentiellement digitaux eux mêmes on pourra revenir sur ça car il ya des moyens de rééquilibrer un petit peu l'écosystème on pourra y revenir quand on parle de politique à mener le deuxième problème justement c'est le manque d'évolution des médias eux mêmes c'est paradoxal parce que les médias emploi notamment beaucoup de journalistes ce sont des métiers à forte valeur ajoutée avec des gens ouverts d'esprit internationaux et pourtant si on regarde la structure du secteur des médias on voit des médias des secteurs qui sont essentiellement nationaux il ya quasiment pas de presse européenne et je ne parle pas de quelques médias spécialisés comme euractiv et quelques autres mets pas de pression européenne au sens d'une grande presse et il ya encore relativement peu de presse mondiale aussi ceci se traduit par des moyens relativement faible en fait les médias c'est un monde de pme même des grandes marques pour lesquelles on peut avoir beaucoup de respect sont au mieux des entreprises moyennes certainement pas des grandes entreprises et ça leur permet pas non plus d'amortir les dépenses en formation en technologies etc sur des périmètres suffisant en fait on a affaire à un monde denain en face de deux grands joueurs c'est ça le secteur de médias alors à cela s'ajoute effectivement la crise du crown un virus qui ne fait que empire est une situation qui préexistait qui était déjà très fragile les médias ont perdu durant la phase de confinement seul e cela dépend des uns et les autres mais souvent entre 50 et 80% de leurs revenus ça remonte un petit peu ça remontera probablement pas à 100% car ce qu' il ya des bonnes habitudes qui se sont perdus je pense en particulier à tout le secteur des événements on voit les médias essentiellement comme du papier et des pages web en réalité dans la plupart des groupes médias les événements était la seule activité vraiment rentable qui permettait de cross subsidiés le reste des événements physique évidemment ils n'ont pas lieu actuellement on peut les remplacer par des événements virtuels mais pas forcément pour les mêmes prix et ça va devenir un monde hyper compétitif un petit peu quand on est passé du papier au virtuel c'est devenu hyper compétitif et le secteur des médias a perdu pour les événements ce sera probablement la même chose voilà le tableau assez noir que je voulais tracé avant de répondre à d'autres questions merci mais c'est très intéressant la partie sur les événements parce qu'effectivement je pense que c'est quelque chose que peu de personnes savent auquel il ne pense pas parce qu'effectivement on pensait simplement les diffusions d'informations alors la question suivante porte sur l'europe qui s'ingénie aujourd'hui et la commission puisqu'elle a le droit d'initiative propose des plans de relance multiples et variées est-ce qu'il faut un plan de relance industrielle spécifiques au secteur des médias si tel est le cas quelles sont selon vous les principes qui doit sous-tendre ce ce ce plan tout à fait moi je vois trois grands plans qui peuvent être développées au plan européen bien entendu en articulation et en coordination avec les états membres je dirais des états membres qui s'enquiert réellement raisonnablement du secteur de la presse parce qu'il ya aussi des états membres ou au contraire cette crise sera l'occasion d'une prise de contrôle soit le gouvernement soit par des oligarques amis donc on aura des situations assez variés mais on a quand même une majorité d'états membres dans lesquels on comprend l'importance de la pression reviendra peut-être un peu plus tard sur l'importance de la presse ces trois grands éléments je crois qu'il ya d'une part d'accélérer l'innovation dans le domaine des média cd politique était déjà envisagée dans le passé mais pas suffisamment financé ni au plan européen ni au plan national deuxièmement des aides d'urgence et là ça pêche terriblement et troisièmement continue et l'évolution de la réglementation et l'accélérer de façon à permettre au secteur des médias de récupérer une partie des revenus qu'il a perdus sur le premier plan l'innovation il faut bien reconnaître que ce qui a été fait jusqu'à présent est assez faible je comparerais au secteur de l'audiovisuel et de l'industrie du cinéma là il existe le programme média médias ne s'adresse pas aux médias c'est un paradoxe il ya très peu de gens qui comprennent ça médias cintres s intéresse essentiellement à l'industrie du cinéma de l'audiovisuel parfois un petit peu les radiodiffuseurs pour ce qui s'appelle en franglais les news media donc la presse d'information à base de journalisme il n'y a pas grand chose l'un des rares programmes qui s'approche de sa c'est un programme qui a été initiée par la fondation active qui s'appelle ce tassement médias mais c'est peu de chose et je devrais pas développé sur ce point là ce que j'espère c'est que il va y avoir des ressources mises à disposition en prenant dans les programmes de recherche et développement de la commission qui s'appelle désormais l'horizon europe et en prenant également dans ce qui concerne la culture et les industries créatives qui s'appelle créative europe et on pourrait en prenant des budgets de la créer un programme que moi j'appellerai news tout simplement par opposition au programme média news ça pourrait vouloir dire news in europe working ce stade le blé c'est à dire faire fonctionner l'industrie du journalisme d'information de façon durable et ce programme pourrait devenir le centre d'un écosystème est aussi quelque part l'accompagnement de la restructuration du secteur des médias le média des broadcast heureuse des radiodiffuseurs et le milieu du cinéma sont très bien représentées à bruxelles ils ont des gros lobby il avis sur les questions réglementaires aussi y'a pas ça pour les news media les quelques représentations de groupes d'information qui existent jusqu'à présent sont plutôt en train de se retirer donc c'est un espèce de cercle vicieux pas de moyens économiques donc pas de lobbying donc pas de moyens économiques on peut changer ça peut-être grâce à la crise j'en viens au deuxième point qui est les aides d'urgence là c'est vraiment pour l'instant très inquiétant je voudrais adresser un grand satisfecit à la commission européenne pour ce qu'elle fait dans le domaine du tourisme c'est loin d'être parfait on a des problèmes de coordination sur l'ouvrier l'ouverture des frontières etc mais le commissaire français thierry breton a vraiment impulsé un plan de relance du tourisme avec des moyens derrière qui est tout à fait notable il a eu des entretiens avec d'autres écosystèmes comme il l'appelle pour l'instant dans le domaine des news media ça n'aboutit à rien quand on parle aux commissaires concernés ou à leur équipe il nous cite toujours un tas dead horizontale fait que les aides d'état sont autorisés donc les gouvernements droit d'aider la presse nationale c'est quand même la moindre des choses il nous c'est une suite d'autres aides comme par exemple des systèmes de garanties de prêts ou de reports de taxes mais pour les médias ce n'est pas la solution quand on a un bilan financier très faible reporter des dépenses à l'an prochain ce n'est pas parce que l'an prochain il faudra payer les dépenses de l'année prochaine plus les dépenses de cette année et quant à des prêts qui sont garanties mais pas à 100% il n'y a pas beaucoup de banques qui vont les accorder donc il faut vraiment apporté du revenu directement aux médias vous avez bien n'est ce pas ce soit le cas que quel que soit mis en place pour l'instant il n'y a rien de tangible il ya eu beaucoup d'idées qui ont circulé elles ont été très bien relayé par des parlementaires je dois dire que le parlement européen est très sensible à ces questions une idée toute simple et qui serait dans l'intérêt général serait de d'acheter de la publicité au secteur des médias parce que actuellement le lectorat des médias est gigantesque il a souvent doublé ou triplé par rapport à ce qu'il était auparavant il est clair que dans la crise les citoyens ont besoin de sources d'informations multiples la télévision d'état avec le ministre qui parle et les quelques experts de la santé ça suffit pas on a envie de savoir ce que des gens indépendants et critiques pensent il ya aussi un besoin de campagne d'information gigantesque il ya tout d événements qui ont été abandonnées donc les boîtes de consultants qui organisait ces événements pour les institutions ne vont pas avoir ces budgets il serait tout à fait possible d'investir cet argent en publicité et pas besoin de bases juridiques nouvelle tous les canaux existe seul problème c'est pas encore fait notre troisième point que je mettrai en avance et donc d'accélérer l'évolution du cadre réglementaire dans le groupe de travail de haut niveau auquel vous avez fait allusion sur la désinformation il y avait tout un chapitre sur les mesures économiques c'était il ya deux ans que la commission européenne a accepté la plupart de nos recommandations et depuis deux ans il s'est pas passé grand chose il ya eu un plan d'action pour essayer de sauvegarder des élections européennes par rapport aux interférences étrangères essentiellement russes ce plan d'action assez bien marché l'on peut se demander si la presse c'est pas un petit peu instrumentalisé et un code de conduite des plateformes très imparfaitement mise en oeuvre c'est l'avis général peut-être même des plateformes elle même quand on les écoute bien il va y avoir un nouveau plan d'action pour éviter la désinformation autour du coronavirus mais le chapitre économique où est-il là dedans quelques il ya quelques signaux intéressants dans les stratégies qui ont été annoncées au début de cette nouvelle commission notamment la stratégie digitale porté par la commissaire danoise vers 5 heures elle annonce conceptuellement en tout cas une meilleure réglementation des plateformes un rééquilibrage entre les plates formes et tous les autres intermédiaires donc y compris la presse le fait de les définir comme des plateformes systémique et pour moi c'est très important je veux pas être long mais rappelez-vous la crise financière en 2008 les banques ont été considérées comme systémiques donc on les a sauvés on a dépensé des montants gigantesques presque aussi important que ce qu'on va dépenser maintenant sur l'ensemble de la crise coronavirus le secteur des médias ne demande pas autant mais il demande que les plates formes soient considérées comme systémiques qui consiste pas à les aider mais au contraire à mieux les réglementer et que le secteur des médias soit considéré comme essentiel est là oui il faut l'aider finalement on ne représentent qu'eux moins de quatre cent mille personnes en europe et donc il serait possible de nous aider de façon substantielle sans vider les caisses des états alors justement parlons de l'importance du secteur des médias via produits démocratique et sociétal c'est bon c'est une évidence la relation entre de toute façon les démocraties et les médias est précisément la révolution numérique que vous venez d'évoquer et l'explosion ces plateformes qui d'ailleurs pour l'essentiel de son poids européennes ont radicalement changé la donne puisque désormais les citoyens vous moi vous asseyez donc plus en plus à l'information par la dernière de ces plateformes chez les jeunes c'est d'ailleurs parfois dans des proportions qui sont est majoritaire et donc se pose la question des contenus qui circulent or ces plateformes ne se considèrent pas comme des éditeurs contenu donc c'est très difficile de réglementer les contenus qui circulent même si on sait et on l'a vu un très clairement qu'il ya une grande propagande et désinformation est très dommageable évidemment pour l'information des citoyens qui y circulent alors vous évoquez beaucoup la commission et vous avez parlé du parlement avant vous avez pas parlé des états l'explication la position des états là dessus puisque quel serait d'après vous les leviers sur lesquels au niveau européen il faudrait peser pour assurer ce qui est essentiel que les citoyens puissent accéder à une information qui est factuellement fiable l'essentiel c'est effectivement on y revient d'avoir un secteur des médias indépendants et durable et pour ça il faut qu'ils se restructure il ya des gens traditionnellement notamment les syndicats de journalistes qui sont opposés par principe à la concentration des médias je pense que ça va changer on aura forcément une concentration des médias principalement par la mort de certains titres et vous allez voir cet été ça va être un bain de sang avec des fermetures des reprises dans des conditions terribles des licenciements en masse etc je pense que au lieu de simplement regretter la chose après coup il vaudrait mieux avoir une politique industrielle anticipé ce problème faciliter les regroupements et bien entendu donné les aides à court terme qui vont permettre aux médias de se restructurer et d'innover plus sur une pas uniquement dans l'urgence le risque dans beaucoup de pays c'est de se retrouver il ya certains médias qui ont encore quelques réserves mais c'est de retrouver dans un an avec essentiellement la télévision d'état puis d'autre part les plateformes qui effectivement véhicule beaucoup de faits et chroniques la réglementation des plateformes permettrait à la fois de réduire l'importance défectueuse et aussi de privilégier une presse de qualité et c'est vraiment l'essentiel qu'on avait mis dans notre rapport sur la désinformation il reste complètement pertinents les gens qui s'occupent de ces questions au plan européen mais aussi souvent en pleurs nationale connaissent ces choses là moi j'avais résumer notre rapport en une phrase en trois morceaux est assez simple premièrement éviter la censure deuxièmement diluer les fakes news et troisièmement promouvoir une presse de qualité éviter la censure on l'a fait au plan européen on a presque fait en france il ya eu une loi sur les fakes news au départ ça s'appelait rappelez vous une loi sur les fausses informations très dangereux la envoyait le ministère de la vérité quand tu es jeune et ça a été un petit peu changé il reste quand même le recours au juge des référés qui permet de retirer la licence un radiodiffuseur bien sûr on a tous en tête rt et ce genre de média tout à fait contestable mais le principe peut être utilisé et s'il est mis dans des mauvaises ma à l'égard de médias tout à fait correct qui sait ce qui se passera aux prochaines élections présidentielles et le fait de mettre ce genre de clause dans une noix française dans un pays respecté a donné de l'inspiration à d'autres pays c'est un argument qui sert en hongrie en bulgarie pour développer des lois qui sont tout à fait nauséabonde et qui du coup instaure un régime de censure defacto en tout cas deuxième point diluer les faits que news je vais pas rentrer dans la technique l'essentiel c'est d'avoir un droit de regard sur les algorithmes imaginez que chaque média est un rang déterminée par des entités indépendantes probablement par avec les milieux de la presse et que un article du journal le monde soit considérée comme a priori de bonne qualité donc avec a priori une grande visibilité sur les plateformes et qu'un article de russia today soit considérée comme a priori méritant une visibilité faible et que des choses qui sont vraiment défectueuse mérite une visibilité extrêmement faible ceci serait très vertueux premièrement parce qu'un effet que news aurait beaucoup moins de visibilité sans être censuré si vous voulez vraiment trouver l'information disant que hillary clinton eut des petits bébés vous allez la trouver mais elle sera généralement pas visibles s'appliquerait pas seulement à facebook et google on pense toujours à ses deux marques mais également à leurs filiales qui sont beaucoup plus contestable youtube d'ailleurs c'est un paradoxe comme mohsen est diffusée aussi à que des mollets contenu est également hôte sap ces watts sap qui a fait l'élection présidentielle au brésil c'est donc il faudrait que ça s'applique également à ces médias là et ça ce serait un cercle vertueux pourquoi parce que l'information de qualité aurait plus de visibilité elle serait également référencée comme étant de qualité donc l attirer plus de publicité et ça permettrait un meilleur partage de cette publicité entre les plateformes et les médias si en parallèle on met bien en oeuvre les législations qui existe et notamment la directive copyright mais je veux pas rentrer dans les choses technocratique heureusement simplement qu'il est possible de rééquilibrer l'écosystème n'est qu'au système consiste en des plateformes les médias et le monde de la publicité la taille du gâteau a beaucoup évolué mais le partage du gâteau que changer beaucoup tout ceci permettrait aux journalistes de faire leur travail ils ne demandent rien d'autre et de préserver un pluralisme de l'information un dernier point sur la dimension transnationale parce que comme je les dis d'emblée je pense que l'un des problèmes c'est la fragmentation du secteur absolument je pense que la restructuration des médias risquent de se faire sur une base purement nationales ce qui sera le pire en termes de pluralisme d'information c'est clair que il y aura une tendance à supprimer certains médias ou à laisser mourir certains médias qui présentent des opinions disons pas majoritaires et c'est clair aussi que c'est le pire d'un point de vue social puisque quand on fusionne deux médias très proche il ya besoin d'une équipe et pas deux c'est pourquoi je suggère de renforcer la presse transnationales il ya eu quelques tentatives il ya deux réseaux qui existent qui s'appelle europa qui est un réseau disions de centre gauche et lena qui a - d'alignement idéologique puisque vous avez el país entre gauche le figaro d'yvette carrément à droite et beaucoup d'autres encore je pense qu'il faut aller beaucoup plus loin dans ce sens là de façon à avoir d ensemble des fédérations de médias nationaux qui mettent en commun leur réseau de correspondants dans le monde et qui mettent en commun leurs outils technologiques les outils technologiques ce sont des coûts fixes donc plus on peut en répartir la charge sur un périmètre important et mieux on peut s'en sortir enfin cette restructuration européenne et cette meilleure coopération entre les différents médias permettrait d'être plus unie face aux deux grands géants ya des négociations très dures qui sont en cours la france est d'ailleurs un champ de bataille important puisque dans un premier temps google avait choisi de ne pas respecter la directive copyright mais heureusement les autorités de concurrence française on obliger facebook à rentrer dans les négociations donc huit ans après le début de la directive copié voire peut-être qu'on aura un aboutissement c'est pas très rapide pour aller beaucoup plus vite il faudrait évidemment que les médias que les médias soient plus unie dans leurs représentations vis-à-vis des pouvoirs publics et dans leur négociation vis-à-vis des grandes plateformes bon merci c'était très très éclairant sur votre dernier point peut se permettre le doute dans la maison vous expliquez que justement ces médias avaient du mal et en fait à faire entendre une voix commune était relativement mal me représenter à bruxelles donc j'espère que ça va changer de telle façon qu'ils puissent d'apporter un message plus commun et qu'ils aillent vers plus d'unités merci christophe leclercq merci beaucoup trémeur de m'avoir accueilli sur comment saine et bonne chance mercier [Musique]