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Discours / meetingGroupe Ecologiste et Social - Assemblée nationale· 16 décembre 2025 5 minAutoproduitFond programmatiqueSantéSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Discours de Cyrielle Chatelain, lors du vote final sur le budget de la Sécurité sociale

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Cyrielle ChatelainFait
    « Non, ce budget ne contient pas la suppression de la prime de Noël. »
  • 2:30Cyrielle ChatelainFait
    « Non, ce budget ne contient pas la suppression de la majoration des allocations familiales. »
  • 5:00Cyrielle ChatelainChiffre
    « Pour avoir les moyens constants, c'était 275 milliards. »
  • 7:30Cyrielle ChatelainFait
    « Oui, dans ce budget, il y a la taxe sur les complémentaires santé. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La mobilisation des travailleuses et des travailleurs et le débat parlementaire ont permis de supprimer les nombreuses erreurs horreurs de ce budget. C'est la première ligne du communiqué de presse de la CGT après l'adoption du budget de loi de la sécurité sociale. Alors moi, la première pensée que j'ai, c'est aux militants syndicalistes, aux travailleurs qui se sont mobilisés et ceux qui sont encore en train de se mobiliser parce qu'ils ne demandent plus parce que c'est leur rôle.

Mais nous devons leur reconnaître, quel que soit notre vote, que tout ce que nous avons pu supprimer, nous l'avons supprimé parce qu'ils étaient mobilisés. Toutes les orreurs qui ont été enlevées, elles n'ont pas été enlevées seulement parce qu'il y avait une majorité dans cette assemblée, mais parce qu'il y avait une majorité dans la société. Oui, il n'y avait pas de majorité pour désindexer les pensions de retraite.

Oui, il n'y avait pas de majorité pour geler les prestations sociales et geler les pensions de retraite. Et je pense que nous devons saluer l'ensemble de leur travail de la CGT, de la CFDT, de Force Ouvrière parce que quelle que soit leur position, oui, ce que nous avons enlevé, nous le devons à leur mobilisation. De la même manière, nous devons saluer la Fédération hospitalière de France qui s'est mobilisé pour défendre les hôpitaux, pour défendre leur métier, pour défendre leurs patients.

Parce que oui, la Fédération hospitalière de France le dit clairement, l'augmentation de ce budget à presque 3,3 %. C'est ce qui va permettre aux hôpitaux d'assurer le minimum vital. Est-ce que le minimum vital c'est suffisant ?

Non. Mais est-ce que c'est négligeable ? Rien.

C'est exactement ce que la Fédération hospitialaire a écrit dans un mail qu'elle a adressé à tous les députés. Alors moi ce que je veux dire, et oui, je le dis avec passion mais parce que c'est un vote qui a été pris en conscience, c'est que en vrai, je veux éviter les grands moments d'éloquence. Ce n'est pas un grand budget, c'est un tout petit budget.

Ce ne sont pas des grandes victoires. Il n'y a aucune grande victoire dans ce texte. C'est un petit budget mais je pense que nous devons la transparence sur ce que contient exactement ce budget parce que j'ai vu et j'ai lu beaucoup de choses ce weekend et je pense qu'il y a des choses qu'on doit dire en transparence.

Non, ce budget ne contient pas la suppression de la prime de Noël. Oui, ce débat c'est un débat du PLF, c'est factuel. Non, ce budget ne contient pas la suppression de la majoration des allocations familiales.

Elle ne l'empêche pas mais elle ne le contient pas. Ça veut dire chè collègues que le combat et la bataille, il continue. Mesdames et messieurs du gouvernement, je le dis sur ce sujet.

Vous ne devez pas pénaliser les familles. La bonification pour les enfants de plus de 14 ans ne doit pas être supprimée. C'est un impératif et je sais que nous pourrons nous appuyer sur toute la gauche.

Toute la gauche pour dire que non, nous refusons que les familles voir leur bénéfication sacrifier. Bien évidemment que c'est non. Mais qu'est-ce qu'il y a aussi dans ce texte ?

Il y a aussi une augmentation du budget de la sécurité sociale, nous en revenons. Mais oui, le budget pour 2025 était de 265,9 milliards. Aujourd'hui, celui qu'on vote est de 274,4 milliards.

Pour avoir les moyens constants, c'était 275 milliards. On est effectivement quasiment à la couverture des moyens constants. Je le redis, ce n'est pas suffisant.

Nous voulions plus. Mais en fait, est-ce que nous voulons vraiment en rejetant ce texte demander aux soignants de faire la même chose avec moins d'argent, de faire face à l'inflation avec moins d'argent ? C'est ça la question que nous devons nous poser.

Et donc ce vote-là, je sais que il est en partie pas compris, mais je pense que nous pouvoir avoir un débat factuel et comme j'ai dit qu'il y a les fait par exemple, oui, dans ce budget, il y a la taxe sur les complémentaires santé. Et bien cette taxe, je pense que nous pouvons remercier nos amis des républicains qui sont pas nos amis d'ailleurs nos collègues des républicains puisque cette taxe nous la devons qu'ils ont préféré taxer tous les Français plutôt que de taxer les haut patrimoine avec une augmentation de la CLG. Ceux qui crient au holdup fiscal sont ceux en fait qui le creusent.

Donc oui, effectivement, il reste la taxe sur les mutuels, il reste la question des arrêts de travail sur lequel nous sommes opposés, sur lequel nous continuons à nous opposer et qui fait que jamais nous ne pourrons voter pour ce texte car il reste des mesures que nous combattons fortement. Et enfin, je veux dire deux choses très clairement. Si rejeter ce texte avait fait tomber le gouvernement, je l'aurais rejeté.

Voilà, je pense que Sébastien Lecnu doit tomber, mais il a dit clairement, il démissionnera pas. Le 493 n'a pas été activé. Le gouvernement n'a pas remis sa responsabilité sur ce texte.

S'il était rejeté, Sébastien Lecnu, rester au gouvernement et passer par des crèes que nous avions évité. Deuxième chose, la bataille continue. Oui, il y a une bataille sur le budget qui va arriver.

Oui, là-dessus, je vous le dis mesdames et messieurs du gouvernement, il n'y a pas de compromis possible. Nous ne négocierons pas un budget qui est profondément inacceptable, qui sacrifie la transition écologique, qui demande encore des efforts aux professeurs, qui s'imprent l'insertion par l'activité économique. Sur le budget, ça sera un grand nom.

Discours de Cyrielle Chatelain, lors du vote final sur le budget de la Sécurité sociale — Cyrielle Chatelain · Pourquijevote