Jordan Bardella reçoit un œuf sur la tête lors d'une séance de dédicaces !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, le grand matin weekend 7h10h, Maxime Liedo. Nous sommes ensemble jusqu'à 10h et en direct avec vous. Jusqu'à 9h, on va débattre notamment de cette question.
Est-ce que vous trouvez que les violences envers le président du Rassemblement national Jordan Bardella sont un peu banalisées ? hier 2e agression concernant celui qui est actuellement en dédicace et en tournée littéraire dans toute la France pour signer son livre qui fait de la politique bien sûr, mais il y a des réflexions comme ceux qui disent "Oui, d'accord, alors une violence, une violence déjà, est-ce qu'on peut vraiment parler de violence ?" Et d'autres qui disent de façon un peu plus assumée oui d'accord, on on ne valide pas ses propos ni ses agissements, mais en réalité c'est peut-être à la hauteur de la violence politique que provoque Jordan Bardella.
Vous quel est votre regarditeur de Sud Radio sur le sujet ? Vous nous passez un petit coup de fil 0826 300 300. Vous pouvez également voter, participer à la conversation et puis commenter sur le site sudradio.fr, l'application et les réseaux sociaux.
Jordan Bardella. La violence contre le président du Rassemblement national est-elle banalisée ? Bonjour William T.
Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin, président du S Tank le millénaire et bonjour Nicolas Corato. Bonjour Maxime.
Président fondateur du S tank place de la République. C'est vrai que cette question euh on se la pose depuis hier soir, 2e agression en une semaine pour Jordan Bardella, président du Rassemblement national, eurodéputé et des commentaires qui semblent toujours parfois un peu valider cet esprit là avant qu'on essaie d'aller chercher les racines de la colère. Si je puis m'exprimer un signe, Nicola Corato, je me tourne vers vous.
Est-ce que en effet on banalise un peu trop la violence contre Jordan Bardella ? Bah la violence elle est inacceptable, elle a pas sa place dans le débat public ni dans le débat politique. Enfin, je pense qu'il faut être très clair.
Donc il y a pas à banaliser euh cet acte qui est un acte brutal, un acte de violence quel qu'il soit. Euh en en s'en prendre à l'intégrité physique d'une personnalité publique d'un candidat à une élection. C'est un acte que moi je qualifie de fasciste et quel que soit euh le camp politique dans lequel et duquel ils proviennent, il y a pas de demi-mesure chez vous.
Ah non, je pense que la violence alors quand on est démocrate et républicain, on bannit la violence du débat public. Je dis pas que le débat public ne peut pas être violent, il est violent dans les arguments, il peut être violent dans la forme qu'il prend, y compris à l'oral. Moi, je ne suis pas pour un discours policé.
Je pense qu'on peut se dire les choses et parfois avec des mots assez crus. La limite qui est posée, c'est la violence physique. Sinon, on bascule dans ce que la gauche a dénoncé pendant des années.
L'invasion des meetings de Simon Veille par le Front National, la course est freinée et l'agression d'une conseillère municipale par Jean-Marie Le Pen. Voilà ce que la gauche a dénoncé depuis des années. Il est hors de question qu'elle reprenne cette technique là à son compte.
Je ne sais pas qui est la personne qui a commis cet acte. Je dis la gauche parce que je ne pense pas que la gauche soit derrière ce ce cette agression cette agression inacceptable. Je dis simplement que voyez, on parle de l'œuf et on parle pas du reste.
C'est-à-dire queon parle de cette agression, on a droit et on a raison d'en parler mais mais c'est un moment perdu pour parler aussi de l'autre violence, la violence politique et la violence sociale que don exactement. Donc je trouve que voilà quand on est républicain, on condamne fermement, définitivement, sans nuance la violence. Un homme a été placé en garde à vue.
On dit que c'était quelqu'un qui était déjà habitué des faits. Contrairement à celui qui avait pu enfariner Jordan Bardella qui était un jeune de 19 ans. Là, c'est un profil plutôt plutôt âgé.
On parle d'une personne d'un peu plus de 70 ans qui était déjà connue pour ces faits-là. Ça c'est pour le profil type mais je me tourne vers vous désormais William T. Est-ce que vous trouvez que la violence quand il s'agit en tout cas de Jordan Mardella est politisée ?
D'ailleurs, vous conversez avec nous en 0826 300. Bah à chaque fois qu'il y a une violence de toute façon en politique que ce soit contre Jordan Bardella maintenant ou qu'à l'époque contre Éric Zemour, ce qui est surprenant c'est en fait c'est ce qu'on disait à ce moment là, c'était en fait que pour lutter entre guillemets contre le fascisme, on envoie des méthodes comme le disait Nicolas justement des méthodes de fascistes. Ça veut dire que au nom de la lutte contre des dérives extrêmes, on emploie des méthodes extrêmes.
Pour lutter contre le fascisme, on emploie des méthodes fascistes. Pour lutter contre des propos qui seraient considérés comme violents, et ben on utilise la violence. C'est ça qui est surprenant aujourd'hui et que qui je pense met un problème pour une partie des gens qui se réclament de cette mouvance et de et de cette tendance politique, c'est que en fait ils sont en train de tourner dans les mêmes pièges de ce qu'ils étaient en train de dénoncer.
Et je pense que au dieieu de jeter l'eau propre sur Jonan Bardella en fait ça l'humanise, ça le sympathise et donc en fait ils desservent leur cause d'une part parce qu'en fait ils disent qu'en fait la véritable violence et les véritables extrêmes dans ce pays ce serait pas du côté de Jordan Bardella mais ce qu' des méthodes de fasciste comme l'a rappelé Nicolas et de deux en fait ils vont dire que s'ils attaquent Jordan Bardella sur la forme et par des choses de violence c'est qu'ils sont incapables de le battre sur le débat politique ou sur le débat des idées et donc forcément ça l'aide ça l'humanise et ça explique pourquoi est-ce que Bardella est à 35 % dans les sondage actuellement dans les intentions de vote. L'autre point par contre qui est problématique, c'est qu'en fait là où Nicolas a raison de condamner tous les types de violences, c'est que certains arrivent parce que c'est Jordan Bardella qui est visé ou comme à l'époque quand c'était Charlie Cuck qui était assassiné, quand c'était Donald Trump qui était visé ou c'était RCK Zemour qui était attaqué de légitimer et de dire qu'en fait il y aurait deux catégories de victimes. Des politiques qu'on aurait pas le droit de toucher ou des français qu'on aurait pas le droit de toucher et d'autres personnes qu'on a le droit de cibler, insulter, enfariner ou mettre des œufs dessus parce qu'ils auraient pas les mêmes idées que les personnes qui les condamnent.
Hm 0826 300 ce dimanche matin, vous participez à la conversation. Bonjour Olivier. Bonjour.
Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Comment vous regardez vous cette question jusqu'ement de la violence en politique d'abord et envers Jordan Bardella ? Est-ce que vous estimez qu'elle est qu'elle est en réalité banalisée ?
Mon cher Olivier, est-ce que vous nous entendez ? Je je je souscris à 100 % au aux deux aux deux intervenants. Ils ont dit je pourrais pas dire mieux, j'aurais jamais osé de toute façon le penser, mais ça résume parfaitement mon point de vue.
Maintenant, je peux apporter ma pierre à l'édifice. Deux choses. Le RN dans les discussions de ville que j'ai avec plein de gens, il est hyper stigmatisé.
Et la violence que les gens ressent, enfin que les gens émettent envers le le RN, pour moi, elle est de cet ordre-là également. C'est-à-dire que euh quand vous demandez aux gens ce qu'ils pensent du RN, ils disent "Mais j'écoute même pas ce qu'ils disent". Ce sont des gens d'extrême droite.
Je dis "OK, comment tu définis l'extrême droite ?" Hm. Alors déjà, vous avez 80 % de l'audite de l'auditeur de de le qui ne sait pas dire ce que c'est exactement quelle définition peut avoir de de l'extrême droite.
Mais de toute façon, il se retranche de ce sont des fascistes. OK. Quelle est ta quelle est la définition ? pas la tienne les défis réelles du fascisme et il y a plus personne.
C'est que les gens manent des termes dont ils ne connaissent pas le fond. Et donc la première violence envers le RN, c'est que les gens ne s'y intéressent pas. Et par exemple, moi je quand je leur dis que je trouve que la politique sociale du RN est trop à gauche pour moi.
Euh il il me regarde avec des eurons en disant "Mais qu'est-ce que tu racontes ?" Vous vous dites en réalité mon mon cher Olivier, si j'essaie de de bien résumer votre propos et et arrêtez-moi si je me trompe, vous nous dites en réalité le le RN est est est victime de l'image qu'on lui colle en permanence. C'est ça d'une certaine manière.
Bah évidemment. Évidemment. Et donc comme on on ne s'y intéresse pas, on est pris par les caricatures qu'on peut avoir à propos du Rassemblement national.
On est toujours pris par les caricatures de Mitterran qui a mis des sbirs en place hormis de nouveaux de nouveaux médias comme vous et ça fait un bien fou qui véhicule depuis le début un truc qui dit c'est ils sont ils sont radioactifs même quand ils diront qu'il pleut le jour où il pleut ne les croyez pas c'est c'est impressionnant c'est vraiment impressionnant mais là je trouve que la pour revenir plus précisément à l'épisode il y a deux choses qui me qui me qui me viennent qui me sont venu à l'esprit c'est qu'il a bien réagi. Je trouve qu'il est ce ce type, c'est exactement ça. Quand plus vous l'z mieux il se mieux il se défend et c'est exactement ce que disait le la personne qui est sur le plateau.
Le deuxième truc là qui est plus dans l'autre sens, c'est que euh qui a enfin ce côté l'œuf et la farine, c'est un petit côté franchouillard marrant révolutionnaire. Ça ça c'est pas dangereux dans 1000 ologi que ça que ça que ça déploie et je suis d'accord. Euh, il y a un petit côté franchouillard où je retrouve un peu mon pays là-dedans, même si je condamne fermement.
Condamne fermement, mais l'idée qu'aujourd'hui on on manifeste une certaine protestation à base d'œuf et de farine, on se dit bon, tant que ça ne reste parfois que l'œuf et le farine, même si vous condamnez totalement, mon cher Olivier, je je comprends l'esprit auquel vous faites allusion. Je vous remercie de nous avoir appelé au 0826 300300. Merci d'être fidèle à Su Radio.
Je vous souhaite un très bon dimanche. Dans ce que dit Olivier, mon cher Nicolas, il y a il y a quand même quelque chose d'intéressant. C'est en réalité le manque d'intérêt, parfois le manque de fonds concernant le rassemblement national et on le voit un peu aujourd'hui sur les plateaux.
On a largement critiquer, je crois que c'est encore le cas, très très amplement la manière dont Jordan Bardella pouvait travailler, à quel point parfois il vous pouvez manquer d'épaisseur de consistance, mais il y a aussi peut-être un travail qu'on ne fait pas que ne font pas beaucoup de gens concernant le Rassemblement national, ce qui fait que ce n'est qu'un enchaînement de caricature. Oui, moi je ne serai pas d'accord sur le fond avec votre auditeur, mais sur la forme, je peux lui accorder crédit. Vous avez raison.
Euh la question qu'on devrait se poser quand on vient de la gauche euh c'est de continuer à démontrer parce que c'est le cas que le Rassemblement national de monsieur Bardella est bien un parti d'extrême droite. Alors qu'est-ce vous fait encore pas simplement parce que le Conseil d'État le dit c'est un parti qui fait partie d'une tradition qui vient des remises en cause des acquis de la Révolution française la liberté, l'égalité la fraternité. C'est le parti de l'étranger qui a choisi un camp il y a quelques années qui était celui de l'Allemagne et qui ont choisi un autre aujourd'hui qui est celui de la Russie.
Pour vous, ils sont encore prorusses aujourd'hui. Ah, écoutez, c'est un parti moi, prê Jordan Bardella a toujours dit que c'était une agression. On parle de violence aujourd'hui.
Euh le le président de la République reçoit le président ukrainien. Est-ce que vous avez entendu Jordan Bardella dernièrement soutenir monsieur Zelenski ? Est-ce que vous avez entendu monsieur Bardella est-ce que vous avez entendu monsieur Bardella critiquer le plan de monsieur Trump qui est inacceptable pour l'Europe ?
Ces sujets là, on les pose jamais sur la table quand on a le Rassemblement national en face de soi. Et moi, j'aimerais que ce soit sur ces sujets qu'on interroge le Rassemblement national qui n'est pas un parti patriotique, qui est un parti antinational. antinational au sens de la nation que nous avons créé, du projet national que nous avons créé depuis la Révolution française.
Jordan Barnela fait partie d'une génération avec monsieur Zemour qui remettent en cause systématiquement les acquis de la Révolution française et c'est là-dessus qu'on devrait se battre. 0826 300 300. Est-ce que vous partagez les analyses qui sont en train d'être faites ?
Ben vous venez en parler, discuter avec votre café du dimanche, c'est autorisé. 0826 300 300. Vous savez quelle question que je vais vous poser William ?
Tu es la réponse à ce que vient de dire Nicolas. Est-ce que en effet Olivier nous le disait, on ne sait pas toujours comment qualifier le Rassemblement national quand on utilise des grands mots, les gens ne savent pas toujours les définir. Est-ce que vous rejoignez Nicolas quand il affirme que c'est un parti en tout cas un parti d'étranger dans le sens antinational ?
Moi ce qui marque au Rassemblement national, c'est qu'ils ont jamais su opérer des clarifications de ligne hormise sur des choses symboliques pour plaire à la gauche. C'est dire que Marine Le Pen depuis qu'elle est présidente du Rassemblement national en fait elle avait jamais voulu rassurer les gens de droite notamment parce qu'elle a on lui pose à chaque fois la même question en disant est-ce qu'elle veut mener un programme de droite ? Elle a répondu à Darius Rogebin, votre confrère en disant qu'elle voulait pas faire des réformes économiques, taper sur les fonctionnaires fonctionnair une politique de droite une politique de droite.
Mais par contre ce qu'elle fait c'est qu'elle s'est couché moralement sur les grands totems de gauche. C'est pour ça que je suis pas d'accord avec ce que dit Nicolas. C'estd qu'en fait sur les grandes concessions qu'elle doit faire sur les questions sociétales, sur la vision de la société et cetera à chaque fois elle a donné le point à ce qu'on appelle la gauche morale pour lui donner le point.
Là où Nicolas a raison, c'est qu'en fait sur les grandes muques, on attend le rassemblement, un peu comme la MU qu'a fait Georgia Mélonia en Italie, sur les questions internationales, sur les questions économique, sur les questions de la place de la France dans l'Union européenne ou dans l'OTAN, Marine Le Pen n'a jamais fait les concessions nécessaires ou les mutations nécessaires pour en fait faire en sorte que son parti devienne normal ou entre guillemets un parti classique et pour rejoindre une tradition qu'on a vu en Europe auquelle on a vu des partis qui étaient extrémistes et qui ont ensuite après travaillé avec la droite classique. Et c'est sur ces questions là, je pense que Marine Le Pen en fait pose un véritable problème et c'est non pas Nicolas qui alimente la caricature mais en fait c'est elle-même qui alimentait sa propre caricature parce qu'en fait elle s'est construite dans un combat non pas uniquement contre contre les médias mais aussi je pense contre une partie des gens de droite auquel elle a un problème c'est qu'à chaque fois elle cherche un truc qui est personnel je pense et que c'est plutôt du côté de ce côté-là qu'il faut chercher. 0826 300 avant qu'on aille aussi.
J'aimerais qu'on cherche à qualifier ensemble si vous le voulez bien messieurs, le le qualificatif où on pourrait utiliser. Est-ce que c'est de la violence en politique ? Est-ce que c'est de la brutalisation ?
Est-ce qu'on doit s'y habituer ? Est-ce que ça s'inscrit dans quelque chose ou au contraire est-ce que c'est seulement des personnalités aujourd'hui qui cristallisent sa violence ? Mais vos propos font réagir au 0826 300.
Bonjour Hervé. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
Comment allez-vous ? Bah moi je vais bien. Toujours à l'écoute de Sud Radio.
Vous êtes dans le coin d'Anthony, c'est ça ? Voilà. Exactement.
Exactement. Est-ce que vous avez Est-ce que vous avez un temps qui fait rêver ce matin ? Euh oui, enfin oui, je vois le le ciel.
Oui, ça a l'air un peu dégagé là, j'ai l'impression. Je sais pas. Pour un dimanche, c'est déjà exceptionnel, mon cher Hervé.
Sachez, comment vous regardez le débat justement sur la violence en politique et plus précisément sur Jordan Bardella qui a subi une agression hier ? Non, mais ce que ce que dit votre invité là est pas faux, ça c'est juste politiquement, moi je trouve. Oui, c'est psychologiquement bien bien vu.
Moi non. Moi je je suis un peu affligé si vous voulez par les réactions de Pavlov de l'extrême gauche qui a toujours pas compris que qu'on avait que le monde avait changé et que d'abord il confondent régulièrement extrême droite et puis fascisme. C'est même l'opposé même si sont violents, mais les communistes sont violents aussi.
Donc l'extrême gauche est violente et elle le revendique notamment depuis la Révolution française la résolution des des conflits par la violence. Donc c'est moi ça m'étonne absolument pas si vous voulez. Donc c'est ça et c'est affligeant parce que en fait il y a pas d'analyse politique et donc ils essayent de de reproduire toujours le même schéma et et au risque de fracturer encore un peu plus la population française.
D'ailleurs celui qui a agressé, je crois qu'il a donc c'est ce qu'on appelle un boomer. C'est quelqu'un qui a 70 ans. Non mais voilà.
Non, on l'a pas remarqué mais c'est vrai. Donc c'est il y a à la fois des jeunes si vous voulez qui sont là on peut dire et qui ont qui ont peu de culture et qui connaissent pas véritablement l'histoire de la gauche, de l'extrême gauche et cetera et de la violence. Et puis vous avez des gens qui sont arqueboutés sur les années 68 et donc c'est ça c'est non mais c'est lamentable.
Voilà, grosso modo intellement, c'est lamentable et on entend bien votre critique des réactions en plus pavlovienne. Merci beaucoup mon cher Hervé d'avoir été avec nous 0826 300300 d'être fidèle à Sud Radio et je vous souhaite donc un très bon dimanche c'est vrai aussi hein sur les réactions parfois un peu pavlovienne qu'on voit ici et là très caricatural mais simplement pour terminer ce débat sereinement messieur comment vous qualifiez ça tout à l'heure j'utilisais le mot de brutalisation est-ce que c'est tout simplement une nouvelle ère politique c'est-à-dire que la violence est beaucoup plus quotidienne parce que réseaux sociaux médias en boucle on a l'impression que c'est partout est-ce que c'est vraiment une une augmentation progressive est-ce qu'on s'y habit habitu comment vous observez ça Nicolas Torato ? Non, je je malheureusement j'ai l'impression que cette ces types de violence s'expriment depuis longtemps dans les dans les campagnes électorales.
C'est pas nouveau, c'est pas un phénomène nouveau, hein. Vous parlez de de d'enfarinement. Monsieur Hollande, candidat à la présidentielle, avait été enfariné à l'époque et et ça pardon Manuel Vals.
Donc on n'est pas du tout sur quelque chose de nouveau. Ce qui est nouveau c'est pas tant la violence qui s'exprime vis-à-vis des candidats et j'espère que cette campagne sera sereine. Je l'espère vraiment.
C'est la violence qui s'exprime vis-à-vis des élus. Oui. Euh les élus municipaux, il y a 2500 actes de violence déclarés, signalés, ça fait plus quasiment 50 par semaine, en France chaque année.
Euh monsieur Macron est un président qui ne peut plus sortir sans sans garde du corps. Et moi, la question que je me pose, c'est le premier le prochain président ou la prochaine présidente qui sera élue, pourra-t-elle marcher dans les rues de France sans craindre pour sa vie ? Et puis autre question euh que j'ajoute à votre raisonnement qui est euh qui est extrêmement juste, mon cher Nicolas, c'est est-ce que on va pouvoir aujourd'hui euh euh mais à chaque fois qu'on fait de la politique, vivre sereinement ?
Question que beaucoup de responsables en effet de sécurité euh on va dire qu'ils sont dubitatifs sur la question. Le mot de la fin, mon cher Je suis d'accord avec ça dit Nicolas donc je vais pas aller sur ce pointl. Moi ce qui me marque c'est que aujourd'hui on le vit tous nous au quotidien qu'on a des repas de famille.
C'est très compliqué de pouvoir parler à des gens qui ont pas la même tendance politique que vous. C'est-à-dire qu'en fait, on fait preuve d'un manque de tolérance auquel on n'accepte pas. Comme l'a rappelé votre premier auditeur, quand quelqu'un fait pas part du même camp que vous, forcément, vous avez tendance à l'extrémiser, l'ostraciser et plutôt que d'avoir une conversation sereine où on peut échanger sur le fond, et ben maintenant on arrive à rester dans l'entre soi, à une certaine polarisation qui fait qu'on reste uniquement entre nous avec des gens qui pensent comme nous, de la même sociologie que nous.
Et je pense que ça casse notre modèle unitaire et ça fait des petites communautés soit de gens de gauche ou de centre gauche avec des gens de centre droit avec des gens d'extrême droite. Et donc ça fait des des bulles cognitives. Heureusement que Sud Radio est là pour vous faire débattre ensemble et pour vous écouter amis auditeurs.
Merci beaucoup Nicolas Corato, président fondateur du Sangk place de la République. Merci d'avoir été avec nous ce matin. Je souhaite un bon dimanche et chez mon cher William T.
Bon dimanche à vous aussi.
Jordan Bardella