Eric Zemmour et sa vision de la délinquance : « Toute la France pense comme ça ! » | INA adn
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Éric Zemmour esquisse un sourire. Le chroniqueur se veut confiant, mais se refuse à tout commentaire. À la barre, le journaliste est combatif. Il maintient les propos qu'il a tenus en mars dernier, lors d'un débat télévisé. Poursuivi pour diffamation, il n'y a pourtant rien de condamnable aux yeux d'Éric Zemmour.
La parole d'Éric Zemmour n'a jamais été une parole raciste. C'est une parole libre. La société a évolué et a changé. Le seuil de tolérance n'est plus le même. Eh bien, s'agissant des propos d'Éric Zemmour, c'est exactement la même chose. Nous ne voulons pas, évidemment, jeter l'anathème sur Éric Zemmour. Ce n'est pas ça le sujet. La question est de savoir quelle est celle de la responsabilité d'un meneur de débat ou d'un chroniqueur qui est un leader d'opinion, n'a-t-il pas en même temps que des droits, des devoirs.
Est-ce que vous vous sentez aujourd'hui en conflit contre la justice ? Non, je ne suis pas en conflit contre la justice. Vous savez, vous avez dit j'étais condamné trois fois. Non. Deux fois définitivement. Oui, mais une fois avec une procédure en appel. Voilà. Et la première fois que j'ai été condamné en 2011, je n'ai pas voulu faire appel. Oui, c'est vrai. D'accord. La deuxième fois que j'ai été condamné, vous avez raison définitivement, mais en France, ma procédure continue devant la Cour européenne des droits de l'homme, mais peu importe.
La première fois, donc la seule fois la vraie condamnation, la véritable condamnation, pardon, c'est pour avoir dit que la plupart des délinquants étaient noirs et arabes. Dans un débat, franchement, toute la France pense ça aujourd'hui. Tout le monde le sait. Je n'ai été condamné que pour avoir dit la vérité. Donc je ne suis pas en conflit avec la justice, je ne suis en tout cas pas en conflit avec la vérité. Et je ne suis pas en conflit avec ce que pense le peuple français. Maintenant, il y a effectivement deux choses.
Une loi qui a été, une loi dite Pleven de 72, qui a été dévoyée par des juges de gauche pour en faire une arme politique, pour ostraciser et pour punir des propos contre l'immigration qui dénoncent la délinquance étrangère ou la délinquance immigrée. D'où ma question sur votre guerre contre la justice. Non, ce n'est pas une guerre. Vous dites que tous les juges sont politisés de gauche. Oui, alors si vous voulez contre eux, je suis dans un conflit politique puisque eux-mêmes font de la politique et instrumentalisent la justice pour me combattre politiquement. Donc moi, je les combats politiquement, si vous voulez.
Éric Zemmour