Cyril Pellevat - Débat - Secours en montagne
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Cyril PellevatFait
« En France, le secours en montagne repose sur une coordination exemplaire entre trois forces que je tiens à saluer ici. »
- 4:00Cyril PellevatChiffre
« Selon le système national d'observation de la sécurité en montagne, en 2025, environ 9000 personnes ont été secourues et près de 8000 ont été éliiportées. »
- 5:00Cyril PellevatChiffre
« Malgré les interventions menées avec bravoure par nos forces de secours en montagne, près de 245 personnes sont décédées en 2025. »
- 6:00Cyril PellevatChiffre
« En 2024, ces opérations ont coûté 110 millions d'euros pour 9912 interventions. »
- 7:00Cyril PellevatFait
« Le 11 février dernier, la Cour des comptes a présenté, après avoir été saisie par la commission des finances de notre chambre un rapport sur les secours en montagne et sur les coûts que représentent ces interventions. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, le sujet qui nous rassemble aujourd'hui porte sur une question essentielle pour nos massifs. Comment garantir la sécurité en montagne sans empiété sur l'attractivité et la vie de ces territoires ? La montagne est et doit rester un lieu de vie, que ce soit en hiver ou en été ou sur les ailes de saison.
Mais c'est aussi un environnement rude qui évolue sans cesse et qu'il est crucial de bien comprendre avant de le pratiquer. En France, le secours en montagne repose sur une coordination exemplaire entre trois forces que je tiens à saluer ici. La gendarmerie nationale à travers notamment les pelotons de gendarmerie de haute montagne, la police nationale et les sapeurs pompiers.
Grâce à leur engagement et leur capacité d'intervention, notre pays sait répondre avec rapidité et efficacité lorsque les vies sont menacées. À leur côté, d'autres acteurs jouent un rôle tout aussi essentiel comme le Samu, la sécurité civile ainsi que l'Association nationale des médecins et sauveteurs en montagne. Selon le système national d'observation de la sécurité en montagne, en 2025, environ 9000 personnes ont été secourues et près de 8000 ont été éliiportées.
Malgré les interventions menées avec bravoure par nos forces de secours en montagne, près de 245 personnes sont décédées en 2025. Contrairement à ce que l'on pouvait penser, ce ne sont pas les sports jugés les plus risqués comme l'alpinisme ou le VTT qui appellent le plus souvent à une intervention. En réalité, sont plutôt les activités pédestres, la randonnée en tête qui les sollicite le plus et l'a vu ce weekend.
Cette évolution des pratiques, elle doit nous conduire collectivement à réfléchir à la manière de mieux sensibiliser les usagers de la montagne. L'idée, ce n'est évidemment pas de limiter l'accès à la montagne qui doit avant tout rester un espace de liberté. Non, il s'agit plutôt d'encourager une vraie culture de la responsabilité et de la préparation.
Car derrière chaque intervention, il y a avant tout des femmes et des hommes qui s'engagent parfois dans des conditions difficiles. Le mauvais temps, les intervention de nuire, les risques d'avalange ou des terrains instables. Nos secouristes en montagne accomplissent des missions d'une technicité exceptionnelle et mettent souvent leur propre vie en danger pour sauver celle des autres.
Or, l'augmentation constante du nombre d'interventions interroge également les moyens dont disposent ces services. Le 11 février dernier, la Cour des comptes a présenté, après avoir été saisie par la commission des finances de notre chambre un rapport sur les secours en montagne et sur les coûts que représentent ces interventions. Selon ce rapport, en 2024, ces opérations ont coûté 110 millions d'euros pour 9912 interventions.
Ce cours résulte en grande majorité de la sollicitation des des hélicoptères qui sont devenus indispensables dans des régions montagnardes. Malgré ce constat, les secours en montagne ont toujours d'importants besoins en formation en matériel neuf nécessaires pour mieux coordonner tous ceux qui interviennent. Nous devons donc accompagner cette mutation de la montagne 4 saisons ou deux saisons plus par une politique publique adaptée.
Tout commence par la prévention. Il vaut mieux renseigner les touristes, organiser des campagnes pour les sensibiliser au matériel nécessaires et bien communiquer sur les prévisions météorologiques et les dangers possibles. Cela passe également par un soutien renforcé par à nos forces de secours.
Je pense aux gendarmes des PGHM, aux CRS montagne, aux sapeurs pompiers spécialisés, aux médecins et à tous les bénévoles qui chaque jour font fonctionner cette chaîne de secours. Leur engagement mérite bien sûr notre connaissance, mais il faut aussi leur donner des moyens qui soient à la hauteur de leur devoir. Enfin, il nous faut rappeler un principe simple.
La montagne n'est pas un parc d'attraction. Elle reste un espace naturel magnifique bien sûr, mais aussi parfois dangereux. On doit s'efforcer de garder la montagne accessible tout en s'assurant la sécurité de celles et ceux qui la parcourent.
Dans un contexte de changement climatique et face à l'augmentation du flux touristique et du développement des activités de loisirs en montagne, comment entendez-vous, monsieur le ministre doté suffisamment les services de sécurité et de secours en montagne ? C'est à cette condition que la montagne française pourra continuer à être un territoire vivant et sûr en toute saison. Je vous remercie.