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interviewSud Radio· 27 juin 2026 24 min

"L'Institut du sein est un lieu pionnier dédié à la prise en charge globale du sein"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

La Caisse départne île-de-france fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio [musique] Parlons femmes, Judit Beller. Parce que chaque femme qui s'impose fait avancer toutes les autres parlons femmes sur Sud Radio, c'est maintenant. Bienvenue les amis.

Le docteur Isabelle Sarfati et chirurgène plasticienne, ancienne interne, ancienne chef de clinique des hôpitaux de Paris. Bienvenue Isabelle. Merci.

Ave plaisir. Vous avez cofondé l'Institut du sein. C'est un lieu pionnier [musique] qui est dédié à la prise en charge globale des femmes touchées par le cancer du sein.

C'est avec le docteur Krishna Klof. Vous êtes également auteur du livre Histoire plastique qui est paru chez Stock et puis qui vient d'être éditeur en poche avec un grand succès. Parlons femmes, c'est maintenant.

Sud Radio [musique] Parlons femmes. Juditth Bellaire. Alors Isabelle, parlons-femme vous pose des questions.

Vous êtes prêtes ? Absolument. Quelle femme vous fait rêver ? [raclement de gorge] Alors là, je m'y attendais pas du tout.

Quelle femme ? La première qui vous vient. Vous êtes pas obligé, vous pouvez me dire, il y en a aucune.

La fille qui a écrit girls qui s'appelle Nena d'une d'uname. Ouais, elle est super cette série. Ouais, elle me fait rêver.

Je trouve que cette série, je l'ai revu récemment. Ouais, elle est incroyablement moderne et que la fille qui est à la fois scénariste, réalisatrice, actrice et qui joue avec un physique qui est pas un physique de bombe atomique, elle est géniale. Je suis d'accord, c'est un bon choix.

Est-ce qu'il y a un moment de doute qui vous a totalement transformé Isabelle dans votre vie ? Alors, il y a 3 mois, je suis tombée d'un d'un escalier qui n'avait pas de rambarde, un [grognement] escalier talon comme ça. OK.

Et ça va ? Oui. Qui a eu un corset, je me suis cassé trois vertèbres.

D'accord. Mais pendant que je tombais et que j'arrivais au sol et j'étais absolument persuadée que j'allais mourir ou j'allais être thétraplégique, ouais. Je me suis dit ça sert bien.

À quoi ça sert de s'occuper du cancer du sein si c'est pour rater une marche dans un escalier [rires] ? Et qu'est-ce que ça a transformé chez vous ? Alors ça euh après j'ai vu qu'il y avait 20000 personnes par an h de plus de 65 ans qui mouraient d'une chute domestique, c'est-à-dire autant que de femmes qui décèdent d'un cancer du saint-parent.

Et je me suis dit que la chute bête était totalement sous-estimée comme problème. C'est vrai. C'est vrai.

Et donc ça a changé une une certaine vision peut-être de votre Non, je fais attention, je mets les pieds. OK. Pas chercher trop loin parfois.

Non. [rires] Est-ce que notre société aime les femmes puissantes ? Isabelle Sarfatier.

Euh globalement oui. D'abord, on est dans une société qui aime les Égéries. Ça c'est vrai.

Et donc bah la puissance est une forme d'Giri. [grognement] Ensuite, on est dans une société où moi j'ai l'impression en tout cas dans le métier que je fais et dans la vie que je vis euh que c'est un avantage d'être une femme par rapport à un homme. Pourquoi ?

Bah, par exemple, une femme sur deux quasiment me dit en consultation qu'elle m'a choisi parce que j'étais une femme. Hm. Comme il y a beaucoup d'hommes et peu de femmes dans ce métier, c'est quand même un sacré avantage. [raclement de gorge] Je suis d'accord.

Et puis surtout euh c'est un confort pour les pour celles qui vous choisissent peut-être. Je pense qu'il y a des avantages et des inconvénients et qu'on a peut-être tort de genrer autant les gens. Les médecins, les médecins normalement ils ont pas de genre enfin je dirais.

D'ailleurs, on vous appelle le docteur et non la doctesse. Euh on vous dit docteuresses des fois. Non non mais on me dit pas le docteur.

Docteur on dit non on dit rien. On dit rien. On vous dit pas docteur.

Bonjour docteur. Mais ça on sait pas comment on l'écrit. Ouais ben c'est bien ce que vous dites.

C'est non genré. Non genré. Ouais.

Et donc je suis pas sûr qu'on ait à ce point raison de genrer les gens mais que c'est quand même dans l'imaginaire des gens que ce soit un homme ou une femme sachant pense que tant que c'est un sujet on va continuer à en parler. Peut-être qu'un jour ça sera plus un sujet. Peut-être qu'un jour ça sera plus sujet.

Ça serait bien que ça soit plus un sujet. Bah ça veut dire qu'il y a beaucoup de codes culturels de genre qui doivent voler en éclat. Je suis bien d'accord.

D'ailleurs, le patriarcat pour vous, est-ce que c'est un vrai système réel ou est-ce que c'est un symbole ou est-ce que qu'est-ce que c'est ? C'est un système dont les femmes mais des générations précédentes sont autant responsables que les hommes. H pourquoi vous dites ça ?

Parce que je pense qu'il y a beaucoup de mères qui ont transmis à leurs filles des valeurs de patriarcat et à leur fils aussi du coup. À leur fils aussi mais euh particulièrement à leur fils. Vous pensez que les femmes sont responsables du système où elles sont ?

Non, je pense que les humains, hommes et femmes non genré non [rires] genré sont responsables, Ouais. responsable de leur caca. Pardon, parlons vrai sur Sud [rires] Radio, mais c'est vrai hein, parce que je sais que vous avez envie de le dire. [grognement] Oui.

Ou quand même. Donc que qu'on peut pas dire par exemple que ce sont les femmes qui ont fait avancer le féminisme. C'est les hommes et les femmes.

Je trouve qu'ils ont été très euh euh occultés. Ouais. et que euh Mais en même temps, on nen voit pas beaucoup dans les manifes d'aujourd'hui des hommes.

C'est pas faux, j'avoue. C'est pas faux. [raclement de gorge] Quand il y a eu le rassemblement, pardonnez-moi, pour la petite Liana, il y avait pas d'homme.

Enfin, très peu en tout cas. Je sais, j'ai vu ça, hein. Et c'est assez étonnant, très bizarre.

Alors, pourquoi est-ce qu'ils ont peur à votre avis de prendre la place ou est-ce qu'on leur donne pas ou est-ce qu'il faut aller la chercher la place à un moment donné ? Ils ont pas peur de se faire peut-être qu'ils sont dans la protection de l'enfance. Ouais.

Les les la protection de l'enfance. La protection des violences fait sexuelles faites aux femmes et aux enfants euh là pour les coup c'est genré. H je suis bien d'accord.

Est-ce que bah oui du coup vous avez déjà répondu à cette question. Ça vous a appris quelque chose que rien d'autre ne vous aurait appris. Déjà ça vous ça vous positionne autrement.

Ça c'est clair. Vous l'avez dit tout à l'heure. En tout cas j'aime être une femme.

Voilà ça c'est bien. C'est un c'est un manifeste, j'ai envie de dire. Ouais.

Je trouve que être une femme euh donc moi je suis né dans les années euh tu obligé de le dire. Si si non, je je je [rires] suis née en 1958. D'accord.

Donc je suis né juste après les féministes. Ouais. Euh et juste avant l'autorisation d'avoir un compte bancaire he quand même, je vous le dis en passant vous étiez toute petite hein, vous avez mis 9 ans.

Donc j'ai bénéficié [rires] euh d'une époque euh fabuleuse à observer pour les femmes, c'est-à-dire le moment où euh nos aînés avaient déjà bossé la route, vraiment, ils avaient bien déblayé la route et qu'on avait l'impression que bah les portes étaient ouvertes et que c'était passionnant. Hm hm. Alors en 2004, Isabelle Sarfati, vous avez euh fondé avec le docteur Krishna Klof.

Est-ce que c'est clo ça se dit comme ça ? L'Institut du Saint, c'est un lieu pionnier qui a été qui est complètement dédié à la prise en charge globale. C'est important, mais pas du cancer du sein, du sein.

Du sein en général, du sein, que ce soit en cancéro mais en réparatrice, en malformation, en esthétique, euh toute la chirurgie du sein. Et je dis global quand il s'agit des cancers ou des maladies en tout cas parce que c'est global, c'est important chez vous. Il y a pas le corps à part du psi en fait hein.

C'est global. Ça peut pas être autrement. D'abord ça n'est pas autrement.

Oui mais ça l'a été longtemps dans la médecine cartésienne, j'ai envie de dire. C'est très compliqué l'interaction en particulier du psychisme et de la maladie. H c'est très ça pose plein de questions.

C'est auxquelles on n pas les réponses. C'est très controversé. Mais on va dire que dans la chirurgie plastique h c'est la chirurgie de l'âme.

Ouais. Donc on nère pas un organe. Quand vous faites une reconstruction, vous vous redonnez de de la confiance.

Ouais. On renarcissise la personne, on lui redonne confiance en elle, on lui donne la possibilité de s'habiller autrement, on lui donne de la liberté parce que c'est pas pour le sein en fait. C'est pas que la reconstruction mère, c'est la reconstruction de la personne en fait hein dont on parle.

Mais oui, parce que le sein en vrai il y en a deux servent pas à grand-chose et peu de gens les voient. C'est vraiment un organe facile à cacher. Donc quand quelqu'un a envie d'une reconstruction, c'est une reconstruction qui touche quelque chose de beaucoup plus vaste que le sein.

Vous avez participé aussi à des techniques très innovantes, notamment dans le domaine de l'autogrève de Grèce ou des choses comme ça. C'est c'est vous êtes allé chercher, vous êtes allé faire de la recherche en fait Isabelle finalement. Alors, c'est de la recherche clinique.

Les chirurgiens, ce sont des chercheurs mais ce sont des chercheurs cliniques. Ouais. Alors, qu'est-ce que c'est par exemple l'autogref de Grèce ?

Alors, c'est pas moi qui ai inventé l'autogreff de Grèce. OK. Ça a toujours balbucié un petit peu en fait depuis qu'on fait des lipoaspirations et c'est un français qui a mis au point la lipoaspiration qui s'appelle Gérard Lous.

H et depuis qu'on a mis au point la lipoaspiration, on se dit bah puisqu'on l'enlève quelque part, ce serait bien si on pouvait la remettre ailleurs. C'est un américain qui s'appelle Colman qui a protocolisé la technique, qui l'a publié, qui a écrit, qui a montré comment on pouvait injecter de la graisse. D'autres l'avaient fait avant, mais c'est lui qui l'a on va dire, publié et vulgarisé.

Ouais. Alors maintenant, une fois qu'on que ça existe, Colman le faisait essentiellement sur le visage. On a commencé à le faire sur le sein, mais ça a été un long parcours, mais c'est le parcours d'une époque et de plasticien dans plusieurs pays du monde parce que le [raclement de gorge] sein, c'est un organe sensible, c'est-à-dire que c'est l'organe de la femme qui fait le plus de cancer.

Hm. Donc injecter de la graisse dans les seins, il fallait qu'on prouve que premièrement ça n'allait pas provoquer augmenter le nombre de cancer du sein et que deuxièmement ça n'allait pas gêner les mammographies. Donc entre le moment où la technique est sortie, c'est-à-dire le début des années 2000 et maintenant, il y a eu au moins 15 ans où on s'est posé des questions, on a commencé à regarder des radios et cetera.

Et la recherche clinique, c'est euh quand on fait une technique, ben de coller les cas, de les vérifier, de de de publier le nombre de complications qu'on a, les les bons résultats, les techniques et cetera. [toux] Donc c'est pas de la recherche fondamentale. Et finalement au bout du compte, une fois que vous avez passé toutes ces étapes, ça fonctionne donc vous en servez extrêmement bien.

Est-ce que c'est mieux par exemple pour les femmes qui nous écoutent qu'un implant ? Les techniques, elles se remplacent jamais complètement. Elles s'en remplacent en partie et elles apportent d'autres choses.

Sur une fille toute mince. Alors, on va parler en esthétique euh parce que sinon c'est difficile à comprendre. Pour une fille de prince qui n'a pas de graisse ailleurs, la seule manière de faire une augmentation ma mère, c'est une prothèse.

Pour une fille qui a un peu plus de graisse euh et ben la manière la plus intelligente, la plus écologique écologique bah il y a pas de cicatrice d'abord, c'est une petite cicatrice de 1 mm pour injecter la graisse. Et il y a pas de maintenance. Il faut savoir que quand on porte des implants, il faut les surveiller par échographie, il faut les changer de temps en temps.

C'est quand même un fil à la pâte. C'est pas vrai des feelings. Et puis il y a une zone intermédiaire où on va se dire qu'on va mélanger un implant et de la graisse au tour.

Ça s'appelle une augmentation composite. Et à ce moment-là, les deux techniques apportent quelque chose. Ça va être très intéressant.

On est dans Parlons femmes, vous l'aurez compris. On parle des femmes. On parle des femmes dans cette émission avec le docteur Isabelle Sarfati aujourd'hui hein qui est chirurgène condatrice de l'Institut du sein à Paris.

Bah que je vous recommande mesdames si vous avez des trucs à voir avec vos cin quoi que ce soit d'ailleurs esthétique ou pas. Voilà, on reste avec vous et vous avec nous. À tout de suite.

La Caisse départne île-de-france [musique] fière de soutenir toutes les femmes, vous présente Sud Radio Parlons femmes. Judith Beller. Parlons femme et parlons vrai sur Sud Radio comme chaque samedi à 13h30.

Vous êtes aujourd'hui en compagnie du docteur Isabelle Sarfati chirurgienne plasticienne, cfondatrice et auteur du livre Histoire plastique c'est par stock. C'est [grognement] réédit en poche et c'est un gros carton. Isabelle Sarfati votre bouquin.

Je sais pas si c'est un carton. Vous pouvez pas dire non. Vous dites oui quand on vous dit c'est un gros carton.

Enfin [rires] alors c'est pourquoi c'est pas un livre sur la chirurgie esthétique finalement c'est pas vraiment ça votre livre. C'est un livre sur l'identité la réparation puis le regard qu'on porte sur soi. C'est ça votre métier Isabelle Sarfati.

Oui. Vous accompagnez les gens pour qu'ils aillent mieux quoi. Oui, on accompagne les gens pour qu'ils aille mieux.

On euh c'est beaucoup de la discussion, c'est des consultations qui sont assez intimees, assez cach parce qu'en une demi-heure, on n pas beaucoup de temps pour faire des digressions et euh ça touche à ce qu'on croit être, ce qu'on voudrait être, ce qu'on regrette de ne pas être. parce que vous travaillez, on peut le dire aussi, euh votre expertise, elle vous amène à accompagner des personnes transgenes dans leur parcours de transition aussi. Isabelle Sarfati absolument.

Étant spécialiste du sein, bah le sein c'est l'organe sexuel qui se voit euh chez les gens quand ils sont habillés. Donc la majorité des trans font une chirurgie mamère, soit pour enlever des seins, soit pour rajouter des seins. H Et alors euh accompagner des personnes qui sont en quête d'identité comme ça, c'est les aider à trouver leur identité. c'est c'est les aider à se réconcilier avec leur propre corps, leur propre être en fait.

C'est vraiment ça c'est ça touche à l'être profond quoi. On se'en rend pas compte hein, c'est pour ça que j'insiste un peu. Surtout que c'était pas pour moi quand j'ai commencé euh la chirurgie plastique, c'était pas imaginable réellement qu'on ait affaire à autant de personnes qui demandent de transiter.

Il y en a beaucoup. Bah, il y en a plus qu'avant. J'en vois beaucoup.

Ouais, national. J'en vois pas mal. Euh moi je suis chirurgienne h en pratique les gens une fois, deux fois, trois fois, une demi-heure et je tranche.

C'est pas [rires] J'adore. C'est pas avec moi parce que c'est vrai que les échangens, pardon, je change de sujet 2 secondes, ils sont obsédés du bistour. Vous aimez ça quand même, vous avez envie de trancher quoi.

Notre zone de confort, c'est le bloc opératoire. [rires] C'est ça. J'adore clairement.

On tranche. Ouais. Allez, c'est parti.

Donc c'est pas avec nous que ça se précise. Je pense que cette recherche d'identité, de savoir est-ce que c'est est-ce qu'ils veulent transiter pas, qu'est-ce qu'ils veulent faire, ça se fait beaucoup en discutant avec des ps bien sûr. Donc en fait quand ils arrivent dans dans votre bureau, ils ont déjà fait un long parcours.

C'est c'est vous êtes un peu le le laisserie sur le gâteau, j'ai envie de dire. Ah bah c'est très variable parce qu'il y en a qui peuvent débarquer comme ça direct sans avoir vu [raclement de gorge] ni personne avant ni psy euh ni endocrinaux. Il y a des Et dans ces cas-là, qu'est-ce que vous faites ?

Je pense que c'est pas inintéressant. Je pense que c'est rarement une urgence et quand c'est une urgence, ils ont encore plus besoin d'un psy et que je leur dis que ce serait intéressant pour eux. qu'ils aient le loisir d'en discuter pendant un certain temps avec un professionnel de la par c'est pas faut le redire c'est quand même pareil en arrière surtout pour les pour les hommes trans, c'est-à-dire quand on a enlevé les seins de quelqu'un c'est peu réversible parce que finalement si on met des prothèses à une femme trans, ben si elle les veut plus on les enlève il une petite cicatrice comme ça c'est pas grave tandis que dans l'autre sens plus difficile de faire une construction derrière, c'est plus invasif.

Hm. Votre livre, il s'appelle Histor plastique. Le mot plastique, il prend un peu tout son sens euh parce que en fait c'est la c'est aussi vous parlez aussi de la capacité de l'être humain finalement à se transformer, à se reconstruire, à renaître après une épreuve aussi et cetera.

La plasticité, l'idéal c'est la plasticité psychique. Hm. Moi, je suis une spécialiste de de de la plastique, mais euh à titre personnel, je suis autant intéressé, même plus intéressé par la plasticité psychique que la chirurgie plastique.

H c'est comment on s'adapte, comment on négocie avec ce qui nous arrive. Ouais. Comment on est résilient ou pas et cetera.

Oui. Ou comment euh euh on se demande si faire une intervention ça va nous être bénéfique ou pas. Ouais.

C'est c'est une prise de pouvoir de se faire opérer. C'est vrai. C'est dire bah voilà, ça me plaît pas donc je change.

Voilà. Et c'est entre différentes choses qu'on a pas choisi, que ce soit la génétique, que ce soit la maladie, que ce soit des accidents et cetera, je décide de prendre le pouvoir et d'y pouvoir quelque chose. H vous avez un parcours le parcours d'une femme qui a choisi très très tôt l'excellence quand même Isabelle Sarfati.

Vous êtes une des références aujourd'hui françaises de la reconstruction Maire. Euh vous avez été formé notamment auprès de de Paul Tessier qui est une figure légendaire de la chirurgie crâ faciale. Euh l'exigence absolue finalement que requiert votre métier, je pense qu'elle n'est enfin c'est une peut-être même une question que je vais vous poser au lieu de faire une affirmation.

N'est-elle qu'accessible que par cette espèce de passion d'obsession absolue que vous avez de de couper de trancher ? un un bon chirurgien, c'est un chirurgien qui est à la fois euh obsessionnel et souple. H OK.

C'est un chirurgien qui est à la fois humble et mégalomaniaque. Il faut Ouais, parce que quand même il faut vous êtes un forcément un peu mégal quand vous pour inciser le corps de quelqu'un. Ouais. et et faire une infraction et et et faire quelque chose, il faut vraiment être pensé qu'il y a pas 50 personnes qui mieux que moi quoi.

Donc il faut quand même être persuadé que on est à la bonne classe, qu'on est légitime, c'est pas le moment de se poser des questions. Votre maîtrise totale absolue aussi. tout ça c'est fondamental et en même temps c'est quelqu'un de humble euh parce qu'on est confronté à la vie à la mort et que il faut en permanence se méfier un peu.

Hm hm. Se être prudente. D'accord.

Donc c'est un mélange entre les deux. Se méfier de quoi ? Du geste de ce que ça peut faire comme effet aux patient ce que vous lui dites.

Vous vous méfiez de quoi ? BL opatoire du bloc. Donc vous méfiez de quoi ?

De votre de votre assurance finalement. Non. Euh des tissus de de la manière dont ils vont réagir quoi.

Ouais. quand ils vont réagir euh il faut être prêt à ce qu'on faire un Il y a pas grandchose dans le sein. Le sein, c'est de la sculpture et de la suture.

Il y a il y a pas le foie, il y a pas le cœur, il y a pas le rein. Il peut pas se passer grand-chose. Ça a l'air facile quand on vous écoute.

Docteur, il app je suis pas de la chirurgie cardiaque. Moi, je m'occupe d'un organe externe où que je peux modeler un peu comme on veut. C'est c'est je rentre pas à l'intérieur du ventre, je rentre pas à l'intérieur du thorax et cetera.

Enfin bon, on peut couper un petit vaisseau et que ça se mette à saigner. Il faut être en permanence. Quand vous avez travaillé avec Paul Tessier, ce grand chirurgien Craniaux Cragcial, c'est cette école d'exigence aussi qui vous a donné envie d'aller plus vers la reconstruction ou ou finalement vous saviez déjà que vous voulez être changer de plastique et puis c'est sur le billard lui-même que vous avez décidé votre chemin ?

Enfin, comment ça s'est créé tout ça dans votre tête ? Alors, j'étais en première année de médecine. Ouais.

J'entendais parler de lui. Hm hm. J'ai fait médecine pour faire chirurgie plastique.

Donc ça, j'avais aucun doute sur ce que je voulais faire. D'accord. Et j'ai entendu parler de lui, c'était un mythe déjà.

Et oui. C'est pas n'importe quel. Et je me suis dit mais je veux voir qui c'est cet homme.

C'est un homme qui faisait de la chirurgie cranio maxilo faciale lourde. Je veux dire, il opérait des gens qui avaient deux yeux très écartés, pas de nez, deux nez, une fente entre le palais et le cerveau. pas du tout une chirurgie que je comptais faire, ni même une chirurgie qui m'intéressait particulièrement, mais lui était hallucinant d'exigences, de je me souviens, on terminait une intervention qui avait duré 10h h donc on avait ouvert, il y avait un neurochirurgien qui était venu, il avait récliné le cerveau, il avait dessigné décéqué autour des orbites, les nerfs optiques.

Franchement à la fin de l'intervention, on était passé par pas mal de de de danger et cetera et puis fin de l'intervention, il il enlève ses gants. Moi il est minuit. Donc je dis qu'est-ce qui se passe là ?

Il dit là je vais prendre un café parce qu'il faut pas oublier que cette intervention qui a duré 12h en fait c'est qu'une rhinoplastie. Ah [souffle coupé] ! Et donc si on arrive au bout de l'intervention en ayant passé pas mal d'écueils comme ça et que on dit bon bah c'est fini, on ferme dit non, c'est là que ça commence.

OK. Et c'est cette espèce de de d'exigence. qui me disait aussi "Alors ne demandez jamais autour de vous dans la salle si c'est bien parce qu'à minuit tout le monde est prêt à vous dire que c'est bien." [rires] Ça c'est des précieux conseils hein.

Oui. Et en fait quand j'opère, bon ça a été j'avais une admiration absolument folle pour lui. Et quand j'opère, il me parle de temps en temps, quand tout le monde me dit "Mais non, c'est bien, c'est bien." J'entends Tessier qui dit "N'écoutez personne." N'ce pas nécoutez pas.

Vous avez bien raison Isabelle Sarfati. Merci pour les femmes qui viennent vous voir et pour ce cet institut du sein qui est quand même assez unique en son genre et qui devrait être produit un peu partout hein. C'est important.

Vous pouvez donner l'adresse s'il vous plaît ? C'est 9 avenue MCMO. Voilà.

Donc et puis évidemment, il y a le site internet aussi hein euh qui est l'institutdusin.com je crois. Oui, l'Institut du sein.

Non, c'est l'institut du sein Paris restitute parce que comme on a été copié et que l'Institut du sein c'est pas protégeable. Ouais. On a rajouté par restit que c'est le bon parce qu'il y a plein de gens qui se trompent.

Donc quel que soit votre problème en fait mesdames ou votre envie, il faut venir chez vous quoi hein. C'est le meilleur endroit pour les seins. On peut le dire.

En tout cas, on s'applique à ce que ça le soit. Voilà. Merci beaucoup.

Merci Isabelle Sarfati. Histoire plastique aussi à trouver. en poche.

C'était parler chez Stock à la base pour celles et ceux que ça intéresse. Et puis bah c'était par long femme sur Sud Radio. Merci de nous avoir accompagné.

On se retrouve samedi prochain à 13h30 pour la dernière de la saison. Et oui, évidemment, on se retrouve à la rentrée, vous le savez, puis dès demain 19h pour c'est excellent. Merci à Julien pour vous en régie.

Surtout, prenez soin de vous. Je vous embrasse. Sud Radio Parlons femmes.

Juditth Bellaire avec la Caisse d'épargne île-de-france.