Michel Barnier : l'inéluctable censure
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'une motion de censure et comment fonctionne-t-elle ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Quels sont les effets d'une motion de censure sur le programme parlementaire ?
- 4:05OuverteRéponse directe
Est-ce qu'un gouvernement censuré a les mêmes prérogatives qu'un gouvernement démissionnaire ?
- 6:05OuverteRéponse partielle
Est-ce que Michel Barnier a mal négocié en cédant au RN sans obtenir sa non-censure ?
- 8:05OuverteRéponse directe
La solution est-elle institutionnelle plutôt que politique ?
- 10:05OuverteRéponse partielle
Emmanuel Macron a exclu toute démission, est-ce vraiment la solution de sortie de crise ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30SteveFait
« une motion de censure déposée dans les 24 heures qui suivent est votée en l'occurrence il s'agit du budget de la SQ qui a été soumis à l'Assemblée nationale par le gouvernement »
- 4:30BenjaminFait
« quand un gouvernement démissionne version Atal il présente sa démission au président qui peut regarder la démission et se dire accepte accepte pas et ça peut durer quelques jours voire quelques semaines »
- 10:30SteveChiffre
« le rapport sur la pauvreté en France permet d'analyser les causes et les conséquences du phénomène notre pays compte 5,1 millions de pauvres »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
on va évidemment parler de ce qui va se passer dans les prochaines heures et de cette probable quasi certaine censure du gouvernement Barnier d'abord Steve pour qu'on comprenne bien pour bien comprendre c'est avec vous on va s'intéresser à ce qui nous attend cette après-midi à l'Assemblée la motion de censure qu'est-ce que c'est alors c'est un texte déposé par les oppositions contre le gouvernement en place son objectif est d'exprimer un désaccord avec la politique menée par l'exécutif en place le mécanisme est prévu à l'article 49 de la Constitution plus précisément à son alinéa 3 puisque pour compliquer les choses on est dans le cadre de l'engagement de la responsabilité du Gouvernement sur le vote d'un texte dans ce cas le texte en question est considéré comme adopté sauf si une motion de censure déposée dans les 24 heures qui suivent est votée en l'occurrence il s'agit du budget de la SQ qui a été soumis à l'Assemblée nationale par le gouvernement en vertu de cet article en réponse de motions de sensur ont été déposé l'une une motion par le RN une autre par le NFP pour que celle-ci soit elles doivent selon la Constitution être signé par 11è au moins des membres de l'Assemblée nationale ça correspond à 58 députés le contier largement celle du NFP réunit 185 signataires soit l'ensemble du nouveau front populaire à l'exception de quelques socialistes celle du RN et de ses alliés du groupe UDR d'Éric Coti rassemble 140 signatures à Notter que c'est la motion avec le plus de signataires soit celle de la gauche qui sera discutter en premier C cet après-midi dans la dans l'hémicycle top départ à 16h Orian la seule qui a une chance d'être adoptée c'est précisément celle de la gauche oui car la gauche ne votera pas celle du RN pour des raisons de principe pour que le gouvernement tombe il faut aussi remplir certaines conditions toujours selon l'article 49 au moment du vote seul sont recensés les votes favorables à la motion de censû qui ne peut être adopté qu'à la majorité des membres composant l'assemblée il faut donc que 288 députés soient une centaine d'élus hors NFP vote le texte rédigé par LFI consigné par l'ensemble des groupes NFP voici le texte en question je vous le lis alors qu'une large majorité de nos concitoyennes et concitoyens a fait le choix du barrage à l'extrême droite lors des élections législatives le Premier ministre a cédé à leurs plus viles obsessions avec une nouvelle loi immigration qui poursuivrait la faillite morale et politique de l'année dernière et une remise en question de l'Ame est-ce que les députés RN vont réellement voter en faveur de ce texte qu' est vilipand aussi ouvertement oui en tout cas c'est ce que Marine Le Pen a annoncé alors la motion de censure devrait donc être adoptée qu'est-ce qui se passe ensuite article 50 de la Constitution le Premier ministre doit remettre au président de la République la démission de son gouvernement celui-ci devient dès lors démissionnaire c'est-à-dire qu'il Nura il ne pourra plus que traiter des affaires courantes jusqu'à la nomination d'un nouveau Premier ministre par Emmanuel Macron la question des contours du pouvoir du gouvernement démissionnaire fait débat parmi les constitutionnalistes on l'a déjà dit on le répète on entre aujourd'hui dans une situation inéditeorian merci St de rien je fais ce que je peux c'est un peu compliqué heureusement qu'on a Benjamin aujourd'hui en plateau on va essayer oui non on va on va évidemment parler de de l'aspect politique mais Benjamin on est dans une situation rare hein Steve le rappelit la dernière fois c'était en 1962 est-ce que du coup on est vraiment dans un saut dans l'inconnu ou est-ce que les choses sont prévues bah on est dans un saut dans l'inconnu hein j'étais pas né en 1962 c'est aussi rare que la comète de halallé jusqu'à présent les les censures du gouvernement donc on est tous extrêmement intéressés de voir ce qui va se passer il y a beaucoup de questions qui se posent parce que à la fois les projets de lois spéciaux dont on parle beaucoup ça date de 2001 on les inscrit dans la LOLF on a essayé on a bidouillé un truc lors de la censure du budget pour 1980 et donc on l'a repris ensuite dans la LOLF mais on n pas vraiment de précédent de l'autre côté quels sont les effets d'un d'une motion de censure par exemple sur le programme parlementaire là aussi en 62 bah on se pose pas le problème parce qu'en fait degul dissous juste derrière donc à partir de là il faut être extrêmement modeste absolument pas affirmatif on a beaucoup plus de questions que de réponses on a éventuellement gouvernement censuré sans 10 solutions possibles ça c'est jamais arrivé bah sous la 5e non et si vous prenez les constitutions précédentes on est dans un autre monde juridiquement il y a pas le Conseil constitutionnel et cetera donc ce faisant la situation juridique n'est pas tout à fait transposable même si on a des indices donc on peut faire des parallèles je crois qu'il faut en effet être extrêmement prudent on va apprendre des choses il y a des pratiques ceux qui vont souvent bah nous donner les réponses ça va être les services des assemblées notamment ça va également être potentiellement les juges mais ils seront probablement assez peu suivi assez peu saisi plutôt donc on est dans une logique en effet de compréhension et et je dirais on avance en marchant pierre CS dans l'inconnu situation est inédite donc effectivement on sait pas très bien vers où on va avancer après les choses sur le plan politique elles sont claires on les connaît depuis la dissolution il y a trois blocs trois blocs qui ne savent pas s'entendre qui ne peuvent pas s'entendre la question c'est est-ce qu'aujourd'hui après une dissolution après le départ d'un Premier ministre ces ces blocs sont capables de s'entendre sur un certain nombre de de sujets de projets on avait dit que c pouvait être possible cble en juste après la dissolution ça ne l'est pas je pense que beaucoup prédisaient justement la chute de ce premier ministre parce que impossibilité de de de se mettre d'accord sur sur l'orientation d'un budget le budget c'est aussi ce qui détermine ce qui fait une opposition d'une majorité et que ce qui va se passer c'est que sans doute un nouveau Premier ministre va être renommé sans doute va-t-il essayer de composer avec une partie des macronist une partie de la droite peut-être l'orera-t-il ce premier ministre encore une fois vers l'extrême droite j'ai entendu votre invité ce matin dire qu'il allait faire tout dans son le possible de des députés du rassemblement laale pour faire valoir leur leur volonté pour les retraiter et cetera je je je sais pas de quel côté ça va ça va pencher mais le le fait est que l'enjeu d'un moment comme celui-là c'est justement de faire émerger des des des des majorités c'est ce qui semble encore une fois très très compliqué mais on va on va arriver très vite à l'aspect politique juste une petite question Benjamin parce que on a connu le gouvernement démissionnaires he tous l'été avec le gouvernement de Gabriel donc on voit à peu près comment ça fonctionne est-ce qu'un gouvernement censuré a les mêmes prérogatives qu'un gouvernement démissionnaire oui en fait qu'est-ce qui se passe en cas de censure quel est l'effet d'une motion de censure bah c'est d'entraîner ipsof factcto la démission du gouvernement donc en fait on est dans le même cas la seule petite différence c'est que quand un gouvernement démissionne version Atal il présente sa démission au président qui peut regarder la démission et se dire accepte accepte pas et ça peut durer quelques jours voire quelques semaines là la motion de censure implique que des facto tout de suite et bien tous les actes du gouvernement sont considérés comme étant des actes d'un d'un gouvernement démissionnaire ça veut dire que ce soir aux alentours de 20h gouvernement démissionnair même si Emmanuel Macron n'est pas revenu d'Arabie Saoudite c'est pas un problème le seul précédent qu'on a c'est 62 alors encore une fois on sait pas grand chose mais on sait une chose c'estàdire que en 1962 vous avez le général de Gaul qui dit je n'accepte pas la démission du du du Premier ministre et donc ça dure un mois que fait le Conseil d'État derrière il dit en fait il était démissionnaires georgees Pompidou dès le moment où il y a eu une motion de censure il était démissionnaires et donc toute la période entre le moment où vous l'avez renommé et le moment où il a été il a subi cette motion de censure est considéré comme étant une période de gestion des affaires courantes donc si une motion de censure passe aujourd'hui dès aujourd'hui et bien vous avez un Michel Barnier et un gouvernement qui expédie les affaires courantes qui est démissionnaire et ça ne prendra fin que quand on aura nommé le Premier ministre et l'ensemble de ses ministres et alors là est-ce que il y a une limite parce que Gabriel Atal ça a duré 3 mois alors c'était l'été c'était les Jeux Olympiques là on a le coupré du budget est-ce que du coup il y a une ligne limite pour nommer un Premier ministre bah il y a la limite juridique et la limite politique juridiquement non juridiquement on peut imaginer un gouvernement qui expéd affaires courantes pendant un mois 2 mois 1 an et cetera c'est théoriquement possible et la question de l'expédition des affaires courantes permet malgré tout d'avoir des prérogatives renforcé avec le temps c'est d'ailleurs une vraie faille he si jamais quelqu'un voulait l'exploiter donc c'est possible politiquement ce sera extrêmement maladroit tout bêtement parce qu'il faut assez rapidement un budget qu'un gouvernement démissionnaire et ça on en est sûr peut pas utiliser le 49 àigné à 3 donc pour toutes ces raisonsl Emmanuel Macron s ridant que pour un Buet c'est pas c'estd que en semaines on peut éventuellement reprendre les budets et les faire voter en accélérant le procédure parlementaire d'un point de vue procédural ça tient ensuite faut trouver un compromis poli estce un gouvernement démissionnaire peut faire passer la loi spécial qui reconduit le budget de l'année dernière on a pas de certitude on sait pas si un gouvernement peut aller au ban pour au ban des ministres pour défendre le projet et cetera on pense que oui en tout cas ce dont on est à peu près certain c'est que aucun juge ne viendrait censurer la loi en question parce que il y a un principe de continuité de la vie de la nation qui implique pour le gouvernement de prendre toutes les mesures budgétaires et financières nécessaires à cette continuité donc si le problème existe il est politique et procédural au sein même des chambres le Conseil constitutionnel a priori he sans jurisprudence donc encore une fois Pinc extrêmement prudent le Conseil constitutionnel ne serait probablement en l'occurrence pas le problème allez on va passer à l'aspect politique et le rassemblement national qui acte donc la censure de ce gouvernement on va écoutez Jordan Bardella là le président du RN il était l'invité ce matin de France Inter nous avons été constructif jusqu'au bout mais il y a eu une élection il y a eu une nouvelle donne politique et quand le Premier ministre nous présente un budget qui est un budget de récession qui est un budget de punition alors il est de mon devoir que de rejeter ce budget parce que je ne peux pas ensuite retourner devant mes électeurs et leur dire que j'ai laissé passer un budget qui prévoit le déremboursement des médicaments la désindexation partielle des pensions il éta revenu sur ça qui prévoit le malus d'alourdir le malus automobile qui prévoit d'alourdir la fiscalité de 40 milliards d'euros supplémentaires cette année ce n'est pas possible voilà Jordan bnella qui acte donc la censure est-ce que Michel Barnier a mal négocié en cédant un peu au RN mais en finalement n'obtenant pas la noncensure de leur part bah j'ai le sentiment que depuis le début la méthode Barnier ne fonctionne pas d'abord fonctionne pas parce que il a fait le choix de regarder du côté de l'extrême droite il a pas fait le choix de négocier avec la gauche il aurait pu on a bien vu qu'au moment des débats sur les sur le budget le bloc central a fait déserté les rangs de l'Assemblée nationale et par ailleurs les propositions qui ont été faites par le NFP n'ont pas été entendu ou en tout cas n'ont pas été retenus par Monsieur Barnier qui d'ailleurs a même fini par recevoir les présidents des groupes socialistes de l'Assemblée et du Sénat le lendemain de son intervention au JT de de TF1 donc en terme de de de méthode estce que la gauche a pas plus rapidement fermé la porte du dialogue que l'extrême droite bah c'est pas il y a il y a quand même quelque chose qui va pas dans la dans dans le récit que l'on raconte c'estàd que j'entends les uns et les autres dire il y a des irresponsables il y a des responsables j'entends beaucoup le bloc central raconter que la gauche serait irresponsable que l'extrême droite serait irresponsable parce qu'elle va voter une censure bon d'abord c'est prévu par quand quand il s'agit de critiquer le 493 on dit toujours ah oui mais c'est prévu par la Constitution donc il y a pas de raison de le critiquer bon ben la censure c'est pareil c'est prévu par la Constitution il y a pas de raison de la critiquer elle fait partie des règles du jeu démocratiques si véritablement c'était un problème il faut changer les règles du jeu démocratiques d'ailleurs je l'ai déjà dit plusieurs fois dans votre émission on avait fait un sondage ça va pas plaire à notre ami constitutionnaliste mais on avait fait un sondage les Français sont favorables à l'idée de changer les les règles du jeu démocratique si on part du principe qu'il y a absolument aucune entente possible d'ici à la prochaine dissolution si on parle de ce principe là qu'il y a aucun accord possible entre les trois blocs d'ici à 6 mois mais pourquoi ne prenons pas nous le temps pourquoi le président de la République ne dit pas mettons-nous autour d'une table tous toutes syndicat société civile intellectuelle citoyens tirés au sort pour changer pour réfléchir à de nouvelles règles du jeu institutionnel là il y aurait un temps qui serait un temps utile et pas un temps où tous les deux 3 mois le RN jouerait au jeu du chat et de la souris à faire tomber maintenir un gouvernement à dire oui je prends je prends pas oui je négocie je négocie ça c'est ça le met au centre du jeu et il gagne la bataille déjà qu'il avait gagné la bataille politique il gagne la bataille du récit politique il est en train de faire croire aux Français que c'est lui qui a défendu les classes populaires ces derniers temps la gauche a été totalement inudible là-dessus et le rassemblement national nous a expliqué qu'il avait défendu les retraité qu'il avait défendu les bas salaires et et cetera alors que quand vous voyez le dans les débats budgétaires ce qu'ils ont voté clairement ils se sont pas placés du côté des plus faibles et des plus fragiles des Français donc euh a je pense que la période qui s'ouvre devant nous indépendamment de la question des des équilibres politiques elle doit nous poser la question de comment quelque chose qui est ingouvernable peut être utile au français et ben je pense qu'elle se situe sur sur le terrain institutionnel justement et sur la manière dont on remet les Français vous savez les dernières mobilisations les Français ils ont revendiqué beaucoup plus de participation ça a été les gilets jaunes notamment qui demandaient le RIC et cetera donc la question démocratique est fondamentale je pense et je pense que les 6 prochains mois plutôt que de se dire on trouve pas d'accord il y aura pas de projet euh politique de de de de grande ampleur et ben là il y a un terrain sur lequel à mon avis la manière de mobiliser les Français et euh les intelligences de ce pays pour faire avancer nos règles démocratiques Benjamin la solution elle est institutionnelle plus que politique là alors la solution n'est jamais que institutionnel mais les institutions peuvent aider après euh alors en effet ce serait souhaitable hein moi je suis tout à fait pour on avance sur un certain nombre de sujets les référendum et cetera problème il est institutionnel dans le sens où il y a un blocage vous savez que pour modifier la constition faut une majorité à l'Assemblée une majorité au Sénat les 35e au Congrès aujourd'hui on n'arrive déjà pas à faire adopter le budget d'où le fait que pour l'instant on peut être dans le domaine de la réflexion mais la mise en pratique risque d'être compliqué après on a un problème également politique si vous prenez l'assemblée de 56 1956 il y a 25 % de communistes 8 % de plusjadistes 3 % de golistes on peut pas gouverner avec eux parce qu'on juge que à l'époque c'est pas des partis dites gouvernement et donc dans ce cadre là on gouverne au centre de brick et broc c'est un peu ce qui nous arrive là c'est-à-dire que si vous prenez 25 % de RN 12,5 % d'insoumis c'est pas un jugement de valeur sur ces groupes politiques c'est juste que le centre refuse pour des raisons électorales et politiques de rentrer dans une quelconque alliance avec eux bah vous avez un système de blocage c'estàdire qu'on gouverne sur un espace politique extrêmement restreint avec une tripartition de la vie politique et ça ça crée de l'instabilité c'està-dire que si on prend notre hémicycle là qu'on projette en Allemagne en Italie en Espagne c'est tout aussi ingouvernable en fait et donc on peut avoir des éléments de fluidité la le mode de scrutin pour le coup qui ne pas de révision constitutionnelle le permettrait he si on passa à la proportionnelle ça libérerait les acteurs on peut avoir un jeu évidemment sur les référendums mais à ce stade pour y arriver encore faut-il se mettre d'accord sur ce que l'on ferait entre ces groupe qui apparaissent à la fois imperméable et antagonistes ouais pour pour le moment il y a une union des oppositions et du socle commun pour attaquer le rassemblement national on écoute le ministre de l'Intérieur Bruno ro ce matin sur C news on voit bien qu'on s'achemine vers une censure pourquoi se le cacher chacun se disait mais non on va rester dans un cadre où la raison prédominera non on a quitté ce cadre pour l'irrationnel et on va voir le rassemblement national voter une motion de sensû de LFI des insoumis qui les insultent c'est finalement une mélanchonisation du rassemblement national voilà il attaque Bruno la stratégie de Marine Le Pen qui adopte dep depuis plusieurs mois la stratégie d'un parti de gouvernement là il dit cette stratégie elle est mise à mal il y a une mélanchonisation du rassemblement national mais ça encore à voir avec ce que je vous disais tout à l'heure sur qui est responsable qui n'est pas responsable ou qui est responsable de tout et qui était responsable de rien et là visiblement on a des gens qui sont au pouvoir certes depuis 3 mois mais qui seraiit pas responsable de la situation enfin c'est quand même eux qui étaient en charge de négocier d'essayer d'obtenir un consensus autour d' un budget c'est quand même eux qui étaient en charge d'aller discuter avec les uns et les autres pour essayer de faire en sorte que ce budget puisse passer au sans sans nécessité du 493 et donc sans censure derrière donc au moins monsieur rotillo a-t-il la lucidité de comprendre que ça y est la fin arrive elle est sans doute prévue pour ce soir contrairement à notre premier ministre qui se paye de JT en un pour pouvoir nous expliquer qu'il a pas compris que possiblement encore il y a encore une fenêre de tir pour qu'il puisse être encore maintenu le Premier ministre lui il a au moins compris que c'était terminé mais de là à dire que les responsabilités ce sont ceux qui vont voter la censure non je suis désolé ce sont ceux qui sont en responsabilité ceux qui sont au pouvoir ceux qui gouvernent qui sont en situation de décider j'ai entendé monsieur CASNAV hier sur France Info expliquer que c'était les oppositions qui décidaient enfin pardon mais depuis quand les oppositions décident si elle décidit bon on pas dans cette sitation est-ce que la gauche a quelqu'un à proposé pour remplacer Michel Barnier c'est ça la question qu'est-ce que il y a une motion de censure constructive comm est c'est la gauche qui décide qu'elle va nommer qui elle veut non mais c'est une vraie question est-ce que aujourd'hui il y a un accord parmi les parties de gauche pour un premier ministre mais je je de la même manière que je pense que le bloc central n'a pas choisi qui pourrait être celui ou celle qui l' représent non mais là il y a une censure présentée par la gauche quand vous faites une censure c'est que vous proposez quelque chose derrière là là c'est quoi la proposition du coup benah je le fait est qu'il y a il y a il y a personne n'a de majorité donc la censure elle elle permet pas ni aux uns ni aux autres de dire nous avons l'opportunité de de faire une proposition le NFP a fait la proposition elle change pas c'est toujours la même il y a eu il y a eu Lucy casté qui a fait l'objet d'un consensus entre les différentes forces politiques de gauche elle peut être encore cette solution elle est pas encore totalement partagée par tout le monde AUD consensus aujourdhui mais pour la pour la simple et bonne raison que c'est parti sans doute d'un mauvais pied parce que vous souvenez cette phrase c'était tout le programme rien que le programme même si Lucy castè en était distingué ça n'est pas possible si on veut si la gauche veut créer des majorités c'est évidemment en allant chercher à minima un accord de non agression un accord de non censure d'une partie des macronistes donc c'est pas sur le programme de la France insoumise et du oui le programme de la France insoumise que l'accord de censure pourrait être possible donc je pense que la solution elle est pas de savoir si la gauche a quelqu'un à proposer elle est de savoir si Emmanuel Macron comprend que la gauche est arrivée en tête et que donc c'est à lui de faire une proposition qui puisse tenir la route pour une forme de stabilité j'ai quand même le sentiment qu'Emmanuel Macron a peur de nommer la gauche parce qu'il aurait peur que en espace de 3 mois elle fasse mieux que lui en espace de 7 ans il y il y a quand même un sentiment comme ça Emmanuel Macron quand vous entendez le rassemblé national julienoule il le disait il y a encore quelques minutes en disant non mais nous si c'est quelqu'un du nouveau front populaire on censure immédiatement quelle est la chance de survie d'un gouvernement de gauche c'est là où c'est là où le bloc central a une responsabilité si le bloc central s'engage à ne pas censurer un gouvernement de gauche en fixant il y a évidemment il y a du compromis il y a des accords derurs il faudrait qu'il y a une discussion sur quelles sont les lignes rouges à ne pas franchir du côté du bloc central mais on a 6 mois devant nous si pendant les 6 mois la gauche dit bon ben il y a des choses sur lesquelles Lucy Castel a expliqué he pendant l'été elle a travaillé avec des avec des députés du modem sur des sur des sur des propositions budgétaires de de taxation des plus riches pour faire rentrer des voilà il y a des terrains d'entente quand même avec le bloc central donc s y a cet engagement là du bloc central si Emmanuel Macron dit à cette troupe bon il nous faut la stabilité vous vous engagez à ne pas voter la censure gauche d'abord vous mettez hors champ de nuire l'extrême droite parce qu'elle a plus aucun moyen de de peser de sur la d'elle-même pour faire s tomber un gouvernement de gauche et puis vous laissez la possibilité de de d' un autre à une autre formation à une alternative politique de faire la la de faire ses preuves on va écouter la gauche justement Boris valallot le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale il était l'invité ce matin de France 2 si le rassemblement national vote cette motion de censure il donne la possibilité d'un gouvernement de gauche qui jamais ne négociera avec l'extrême droite parce que nous avons fait un front républicain nous n'avons pas oublié les conditions de notre élection ceux qui l'ont oublié c'est ceux qui sont aujourd'hui au gouvernement et ceux qui sont dans le bloc central je dis qu'il va leur falloir choisir entre un gouvernement de gauche désormais aussi imparfait qu'il soit mais qui est prêt à des compromis sur son sur son projet et l'extrême droite qui au fond manie la carotte et le bâton voilà donc lui il met la balle dans le camp du bloc central en en ouvrant la porte à des compromis ça fait plusieurs jours qu'il le dit Boris Vallo il faut trouver les solutions d'une noncensure avec le bloc central bah si vous voulez la singularité et on l'a pas mal dit ces derniers mois la singularité du paysage c'est que vous avez forcément aujourd'hui un gouvernement qui doit tenir sur un opposant politique que ce soit la gauche sur le bloc central le bloc central sur la gauche le bloc central sur l'extrême droite et donc dans ce cadre là on est en effet dans un jeu qui est un jeu pour chaque bloc du moins pire le problème aujourd'hui en la matière c'est que si vous avez un premier ministre de gauche avec avec le NFP quand mêmeême s'ouvrirait-il à un compromis avec le bloc central il y a pas plus antimélanchoniste que l'électorat macroniste l'électorat centriste est aujourd'hui plus durement antilfi qu'il n'est antirn et donc si vous êtes un député socle commun encore plus LR les électeurs LR ont préféit voter RN que voter à gauche dans les seconds tours gauche RN et bien faire ça c'est se faire fondamentalement à rakirie et donc c'est fondamentalement problème et de l'autre côté l'idée qu'il pourrait y avoir je dis un NFP sans insoumis pour discuter avec le bloc central est également quelque chose qui est exclu eu égard au mode de scrutin parce que si demain vous avez un candidat PS contre un candidat insoumis dans la plupart des circons de gauche la quasi-ttalité des candidats PS et bien tombe regardez la gauche en 2022 elle fait autant de voix qu'en 2017 mais elle a trois fois plus de députés parce qu'elle part unie donc vous ne défaites pas l'union de la gauche l'accord entre les macronistes et les insoumis et pour des raisons idéologiques et électorales impossibles d'où le blocage et ce blocage là bah pour des raisons de mode de scrutin de structuration des blocs aujourd'hui on y échappe pas vraiment est-ce que du coup le Parti socialiste il va devoir choisir entre des compromis avec le bloc central pour créer la condition d'une noncensure et son alliance avec la France insoumise bah je je je pense que la gauche si là pour la peine il y a une responsabilité pour la gauche et au nouveau front populaire c'est de faire la démonstration qu'elle est en capacité de gouverner donc si elle veut être en capacité de gouverneré il y a pas 36 solutions et c'est d'ailleurs la France insoumise qui l'avait proposé aussi lors de la dernière en juillet dernier en disant si la France insoumise est un problème nous nous nous nous retirons nous ne participons pas au gouvernement nous soutenons sans participer et donc oui le compromis devra se faire avec à minima les macronistes parce que si il devait y avoir censure vous savez la la question de la stabilité qu'Emmanuel Macron souhaite appel de ses vœux elle dépend quand même non pas du rassemblement national mais des macronistes il faut arrêter de se dire que le rassemblement national est le parti pivot et celui qui décide de tout tout le temps on a décidé Michel Barnier a décidé que c'était le parti vers lequel il fallait tourné et que c'était lui qui décidait de la durée de vie ou de mort de ce gouvernement si le si le gouvernement si Emmanuel Macron décide que ses troupes sont engagées du côté de la gauche et donc elle s'engage à ne pas censurer oui il y a une possibilité d'avir faut une réciprocité parce que la gauche est prête à un compromis ave on est à 6 mois face à une dissolution possible bon bah dans les 6 mois la gauche peut quand même s'entendre avec le bloc central sur quels sont les trois quatre mesures sur lesquelles il y a possibilité de s'entendre et je je c'est pas impensable de considérer que quand même sur des forces démocratiques républicaines il est possible de s'entendre sur des choses qui concernent le quotidien des Français sur am minima regardez il y a quelque chose quand même ahurissant il y a un problème de pouvoir d'achat personne personne aujourd'hui ne dit la priorité ça doit être ça on convoque une une je sais pas un Grenel des salaires ou on met tout le monde autour la table je c'est des choses sur lesquelles à mon avis et d'ailleurs Lucy C avait fait la démonstration on avait discuté avec le Modem avec des des députés du Bloc central c'est une possibilité c'est de c'est c'est c'est on Savit que pendant le budget c'était budget c'était compliqué déjà de s'entendre sur les amendements sur les mesures la gauche n' vota pas avec les macronistes avec le bloc central oui on était pas dans la configuration où la gauche éta en situation de faire des propositions là c'était la gauche qui faisait des contreprosition à un projet de loi qui était totalement inégalitaire donc là si la gauche est en situation elle sera obligée de faire des compromis elle sera obligée de discuter mais soit c'est ça soit on en a parlé vous en avez parlé avec votre invité julienudou soit c'est un blocage total et effectivement un moment donné devra se poser la question de d'où vient le blocage si blocage il y a si c'est celle du président de la République devra se poser la question de savoir si le président de la République ne peut pas ne doit pas démissionner juste en parlant de ça alors Emmanuel Macron hier il a exclu toute démission mais quand bien même il démissionnerait Benjamin pour qu'on soit clair ça n'entraînerait pas de nouvell législativ alors non alors déjà il y aura quand même une conséquence et que Gérard Larché serait président par intérim dans cette maison il faut le dire et ensuite bah vous auriez vous auriez des élections présidentielles dans un délai d'environ un mois donc ça nous reporte au mois de janvier ça ne règle pas le problème du budget d'accord hein c'est-à-dire que ça ne règle pas le problème du budget pour deux raisons d'abord parce que il faut quand même des lois spéciales ou un budget avant le 31 décembre donc les élections présidentielles arriveraient après on aura un gouvernement nommé fait représenter le budget ça reporte le budget en mars avril donc pour ça c'est une idée moyennement bonne l'autre élément et ben c'est que en effet un président de la République nouvellement élu a priori je dis bien à priori ne peut pas dissoudre hein l'article 12 de la Constitution il est parfaitement clair c'est 1 an entre la date des dernières élections 8 juillet et les dates et la date d'une nouvelle dissolution par contre il y a aucun juge qui peut annuler actuellement le décret de dissolution c'est quoi juridiquement une dissolution c'est le président de la République qui prend un décret de dissolution qui fait disparaître l'Assemblée nationale les projets de loi tout ça s'évapore ce décret de dissolution le Conseil d'État s'est déclaré incompétent comme le Conseil constitutionnel ça veut dire qu'on peut avoir un décret de dissolution clairement in constitutionnel hein vous aurez des manifestations de constitutionnalistes russouflot pour dire c'est pas bien mais en revanche aucun juge ne pourrait l'annuler ce sera un petit coup d'état constitutionnel mais ce serait malgré tout possible si la population est derrière si a la légitimité pour le faire ça peut être fait mais là encore on sortirait la légalité on vous voit bien sur les les barricades Benjamin est-ce que est-ce que Emmanuel Macron hier il a fermé la porte à toutes démissions est-ce que c'est vraiment la solution de sortie de crise la démission d'Emmanuel honnêtement j'en sais rien je je ne le crois pas je c'est vrai que ENF moi ma conviction c'est qu'on a un problème de règle du jeu démocratique et de règles du jeu institutionnelle je l'ai dit et je pense que oui il y aurait l'opportunité de réfléchir à de nouveau modes de scrutin de Nau de nouvelles possibilités pour qui a cherché Pascal Perino de réfléchir à un nouveau mode de ça va beaucoup plus à l'extrême droite d'ailleurs mais je tant mieux c'est très bien il faut réfléchir mais bon là visiblement il y a quand même une situation de blocage donc pour moi il y a quand même pas 50 solutions soit il renomme Michel Barnier mais j'espère j'imagine que c'est quand même exclu pour des raisons démocratiques évidentes soit il nomme la gauche il dit à la gauche bah faites vos preuv faites vos preuves et puis si ça marche pas bah on repassera encore une fois par une motion de censure la gauche sera censurée et on Nera et ça va durer jusqu donc il y a un problème de d'utilité des 6 mois qui vont arriver devant nous c'est pour ça que je dis que il y a un terrain d'entente ou qui peut entendre la gauche le centre et l'extrême droite c'est la question institutionnelle bon ben mettons tous ces gens autour de la table pour faire avancer le le pays vers de nouvelles règles démocratiques et on va continuer à parler de cette sensure c'est bien sûr à la une de vos journaux régionaux ce [Musique] matin et Steve à la Une la prestation de Michel Marnier hier soir mois où le chaos résume charante libre alors que l'Assemblée nationale on l'a dit se prononcera cet après-midi sur la censure du gouvernement le Premier ministre était l'invité de TF1 et de France 2 hier soir il a une nouvelle fois déclaré qu' Espérit un réflexe de responsabilité des députés tout en agitant la menace d'une hausse d'impôt la démission du gouvernement serait-elle si problématique question posée dans plusieurs quotidiens ce matin ni matin se demande si ça serait vraiment si catastrophique que ça s'il faut s'inquiéter qui seront les gagnants qui seront les perdants le journal rappelle que la hausse des impôts pour les plus aisés prévu dans le budget 2025 sera annulé que les Français verront aussi le prix de l'électricité baisser un peu plus que prévu l'année prochaine les perdant ce sont les 380000 ménages qui pourraient être imposa au titre de l'impôt sur le revenu et puis signalons cette très belle interview d'un nommé Benjamin Morel qui se projette dans l'après Barnier il explique avec vert talon et Briot que la solution d'un gouvernement gouvernement technique semble l'hypothèse la plus probable il est partout Morel est partout allez ça empêche pas les Français de s'inquiéter le journal union leur donne la parole ce matin oui l'instabilité inquiète toute la région rémoise agriculteurs restaurateurs professionnels de l'immobilier industriel ils exprime leurs crainte face à un contexte politique qui empêche les mesures attendues de se concrétiser on apprend par exemple que la majorité des TPE PME de la région ont gelé les embauches et les investissements dans l'attente de voir un peu plus clair sur la situation politique l'Observatoire des inégalités a publié son rapport sur la pauvreté c'est un rapport publié tous les 2 ans par cet organisme indépendant le rapport sur la pauvreté en France permet d'analyser les causes et les conséquences du phénomène notre pays compte 5,1 millions de pauvres selon l'Observatoire on est pauvre lorsque notre revenu est de moins de 104 € net par mois pour une personne seule la Provence revient sur ce rapport alarmant et met en avant ce chiffre 17,4 % comme le taux de pauvre en Provence retraité maire isolé jeunes les situations sont très diverses gros dossier à lire dans le journal aujourd'hui on termine quand même par une note positive sud-ouest qui met à la Une ces aququittins qui ont participé au chantier du siècle ils sont tailleurs béniste ferronier grutier chacun à leur manière ils ont rebâti Notre Dame il y a même un propriétaire de bois qui a sacrifié son plus beau chaîne pour aider à rebâtir la cathédrale inauguration l'inauguration aura lieu samedi merci beaucoup Steve la Une de Politi c'est un débat Carole delka on les croyait IR réconciliaable on a réuni la présidente de la région Occitanie et le député de s saint et il font des propositions justement sur la situation dans laquelle nous nous trouvons et sur la possibilité pour la gauche de se projeter vers l'avenir et de gouverner un jour et c'est àille dire cette semaine dans Politis merci beaucoup pierrejacquemain et merci beaucoup Morel d'avoir été avec nous merci Steve merci et merci à tous de nous avoir suivi à partir de 16h vous suivrez bien sûr en direct l'examen de ces motions de censure et puis à 21h grande émission spéciale sur les chaînes parlementaires présentées par Thomas HUG et Miriam Ankawa on en parle évidemment longuement demain très bonne journée [Musique]
Michel Barnier