Pierre Jouvet : « François Bayrou est condamné à tomber, je pense que ce sera au moment du budget »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Est-ce que l'État était à la hauteur ces derniers jours face à la canicule ?
- 2:05RelanceRéponse directe
Vous parlez de coupes dans le fonds vert. Qu'est-ce que c'est exactement ?
- 5:10RelanceRéponse partielle
François Bayrou a raison de dire que la motion de censure était une manière pour le PS de se réancrer dans l'opposition ?
- 8:10OuverteRéponse directe
À quoi sert François Bayrou selon vous ?
- 12:10OuverteRéponse directe
Comment vous gagnez les municipales à Paris sans la France insoumise ?
- 15:10RelanceRéponse directe
Rachida Adati a présenté son texte sur l'audiovisuel public comme une victoire. Vous êtes d'accord ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Pierre JouvéFait
« La canicule, ça tue des gens. La canicule, ça sature nos hôpitaux. »
- 2:30Pierre JouvéChiffre
« Dans la proposition de budget qui a été votée, on a eu les suppressions et les coupes du fond vert. »
- 3:30Pierre JouvéChiffre
« 10 millions d'euros d'argent public pour aller faire des contrôles gardes du nord qui ont servi à arrêter 100 personnes juste pour la communication de monsieur Rota. »
- 19:50Pierre JouvéPromesse
« Nous exigeons la libération immédiate de Boem Sansal. »
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Et notre invité politique c'est Pierre Jouvé. Bonjour, merci d'être là. Député européen, secrétaire général du Parti socialiste.
On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Christel Bertrand du groupe La Dépêche. Bonjour Christ. Bonjourne.
Bonjour Pierre Jouvé. Bonjour. Avant de parler de l'actualité à gauche, elle est chargé cette actualité Pierre Jouvé, un mot sur l'actualité, on le voit ce matin la une de beaucoup de nos journaux de la presse régionale, c'est la canicule, la vague de chaleur qui traverse le pays.
Est-ce que l'État était à la hauteur ces derniers jours ? Ah non, mais à peu près comme sur tous les sujets depuis beaucoup d'années, l'État n'est pas à la hauteur parce que l'État parle de chaleur, parle de changement climatique quand il y a un épisode de canicule. La canicule, ce qu'il faut dire d'abord et avant tout, c'est que on peut en parler de manière anecdotique, comme si c'était juste la météo et ça préoccupe nos concitoyens.
La canicule, ça tue des gens. La canicule, ça sature nos hôpitaux. La canicule, ça montre toutes les faiblesses de nos villes face à l'incapacité de s'adapter au changement climatique, la défaillance d'un système qui aujourd'hui n'est pas prêt à finalement des vagues de chaleur comme celle qu'on a connu hier partout en France et comme celle qu'on connaît depuis des semaines maintenant, moi dans la drôe. totalement insupportable et on devrait mettre en place et si la gauche était au pouvoir, elle aurait enclenché un plan canicule.
Un plan canicule, c'est quoi ? C'est par exemple dire que dans toutes les piscines publiques de ce pays, elle soit ouverte de manière gratuite pour tous. Un plan clanicule, c'est dire que nous ne pouvons plus vivre dans des passoirs thermiques qui sont des fournaises l'été et où on se gèle l'hiver.
Un plan canicule, c'est de dire que toutes nos écoles pour nos enfants doivent être adaptées, que nos villes doivent permettre d'avoir des investissements dans les bâtiments et bien en fait c'est de faire de la transition écologique une priorité. Et qu'est-ce qui s'est passé là avec ce gouvernement ces derniers mois ? dans la proposition de budget qui a été votée, on a eu les suppressions et les coupes du fond vert.
Quand on a un débat budgétaire, on s'en aperçoit pas trop de ça, mais le fond vert, c'est ce qui permet aux collectivités d'investir et de s'adapter face au dérèglement climatique. Et donc, on vit un moment qu'on va revivre de manière permanente dans les années qui viennent. Et je crois que il est temps à travers ces épisodes là quand tout le monde les vit de se dire que nous devons faire face et il est temps de changer de regard face à ces épisodes.
Bruno Rillo, il dit "Arrêtons de tout demander à l'État." Il il a pas raison. Ah oui mais alors Bruno Rotaillot, il dit "Arrêtons de tout demander à l'État et en même temps ils veulent essayer de faire de la communication et lui-même Bruno Retaillot dépense des millions d'euros pour des opérations de communication qui ne servent à rien." Vous pensez à quoi en fait ?
Ben, je pense à ce qu'il a fait la semaine dernière. Gar du Nord quand on a gaspillé quand on a gaspillé 10 millions d'euros d'argent public 10 millions d'euros d'argent public pour aller faire des contrôles gardes du nord qui ont servi à arrêter 100 personnes juste pour la communication de monsieur Rota. Bien moi ce que je dis c'est que plutôt que de mettre de l'argent qui ne sert à rien sur des opérations de diversion et de communication, prenons la question du changement climatique de manière immédiate.
On a eu il y a quelques semaines un débat sur les FE, les zones à faible émission. On a eu un débat qui a été totalement pollué. On a expliqué que faire les zones à faible émission, c'était pour taper sur les plus pauvres qui ne pouvaient pas changer de voiture pour rentrer en ville.
C'est pas le cas. Bien, ce qui serait la réalité, c'est de dire que chaque année, on a des dizaines de milliers de personnes qui dans nos villes meurent à cause de la pollution et que là encore, l'État doit adapter et doit accompagner celles et ceux qui n'ont pas les moyens à changer leur voiture pour pouvoir venir travailler en ville. Ça c'est de l'écologie positive, c'est de l'écologie qui change la vie des gens et c'est ce qui doit être demain une priorité politique et en tout cas c'est ce que la gauche doit mettre au cœur de ses propositions.
On va parler de l'actualité politique à gauche et on commence avec la motion de France. Justement, ouais, la gauche a défendu hier une motion de censure qui n'a pas été votée. Est-ce que François Bairou a raison de dire que c'était une manière pour le PS de se réancrer dans l'opposition après l'avoir soutenu pour le budget ?
Le PS a toujours été dans l'opposition à François Bairou. Le PS a été responsable quant au moment du budget et face à l'incapacité de François Bairou de sortir un budget qui était plus équilibré après la chute de Michel Barnier. Nous avons donné un budget à ce pays pour que nos collectivités fonctionnent, que nos hôpitaux puissent tourner.
Et là, vous aviez besoin de montrer aux Français, à vos électeurs que vous seriez pas le soutien de François Bairou. Christel Bertrand quand il fait 40°gr comme aujourd'hui et qu'on travaille au marteau piqueur dans la rue, on va dire à ces gens-là que par les choix politiques de droite de François Baou et de ses amis, on va laisser ces hommes et ses femmes travailler jusqu'à 64 ans parce qu'il n'a pas tenu l'engagement qui avait été celui qu'il avait pris devant le parlement de revenir devant l'Assemblée nationale avec un texte sur la réforme des retraites pour abroger la réforme borne à 64 ans. Mais là, il a demandé aux partenaires sociaux de se mettre d'accord.
Ils ont pas réussi à se mettre d'accord. C'est pas la responsabilité de François Bou. C'est sa responsabilité totale et c'est celle du MEDEF avec lui.
Quand on convoque un conclave et qu'on dit c'est le MDEF qui de toute façon a la clé de la discussion puisque François Beou lui-même dit il n'est pas question de revenir sur la mesure d'âge qui est la mesure qui a mobilisé des millions de français dans la rue qui a été imposée par 493 et qui fait que en très grande majorité les Français sont contre cette réforme borne qui va les faire travailler jusqu'à 60. Il a promis un texte au moins dans le PLFSS. Il a promis un texte qui arrivera en novembre adossé au PLFSS.
C'est finalement, laissez-moi encore une minute, monsieur le bourreau. François Baou, je vais vous le dire de manière très claire, il est condamné à tomber. François Baïou est aujourd'hui, je pense qu'il tombera au moment du budget.
François Bayerou la motion de censure du Non, je pense que les socialistes comme ils l'ont fait hier déposeront sans doute une motion de censure parce qu'on voit bien que les pistes budgétaires qui vont être amenées n'iront pas dans le bon sens. On voit ce gouvernement qui est incapable de faire les bons choix. On va faire toujours payer plus les Français qui travaillent.
On ne va pas aller euh taxer euh les dividendes ou les super profits. On est incapable de faire des véritables mesures budgétaires pour nos services public, pour nos hôpitaux, pour nos écoles. Ça veut dire qu'on repart avec une France sans budget à l'automne.
Est-ce que c'est responsable ? Ben oui, c'est responsable. Ce qui est irresponsable, c'est que depuis 1 an, ce gouvernement, ces gouvernements successifs qui finalement poursuivent la politique qui est conduite par Emmanuel Macron depuis qu'il est président de la République ne veulent rien entendre des changements nécessaires.
Et moi ce que j'ai constaté hier pour revenir sur cette motion de censure que le Parti socialiste a déposé, c'est surtout l'escroquerie politique. L'escroquerie politique du Rassemblement national. Ce parti qui fait croire qu'il est le parti des travailleurs, qu'il est le parti du peuple et qui refuse de voter une motion de censure sur la question de l'abrogation de la réforme des retraites, c'est le vrai visage de l'extrême droite.
C'est cette extrême droite qui en réalité n'est là simplement que sur des mesures identitaires et qui n'est pas là pour changer la vie des Français. Et ça tout le monde l'a bien vu hier. Et donc je le dis aujourd'hui de manière très claire, les socialistes seront toujours constructifs quand il faudra l'être. mais seront dans une opposition résolue quand toutes les propositions qui seront faites par François Bairou et ses gouvernements iront dans des mesures en moins pour les Français et iront sur des mesures de régression.
Ce pays a besoin de changement en profondeur et il faut les mettre en a censure de François Bayerou, il y aura pas de changement. On a compris qu'Emmanuel Macron nommerait quelqu'un qui lui ressemble. Donc à quoi sert une motion de censure aujourd'hui ?
Ah mais je crois que ça sert à donner des signes politiques très clairs. On a vous savez là aussi, excusez-moi, vous me connaissez, je suis pas un adepte de la langue de bois. Depuis qu'il est premier ministre, il a fait quoi François Baou ?
À quoi sert François Bairrou ? Moi, je vais poser cette question de manière très claire. À quoi sert François Baïou ?
Composée ? Ah non, François Baou, il ne cherche qu'à faire des mesures électoralistes. Il travaille sur la proportionnelle.
Ça je vois que vraiment il essaie d'y passer beaucoup d'heur et beaucoup de temps sans doute dans des deals et dans des négociations avec les uns et les autres mais là encore pour essayer de durer et pour essayer de vivre un petit peu plus par sa fonction premier ministre en train de se préparer en budget bah attendons les mesures qu'il fera au moment du budget mais ce que je vois c'est que François Bairou il ne prépare que des artifices politiciens et que François Baou je vous le dis là aussi de manière simple et je crois que les Français ne sont pas dupes de ça. François Baou n'est pas à la hauteur de la fonction qu'il exerce. On nous avait vendu quelqu'un qui était prêt depuis 30 ans à ses grandes responsabilités et à ses grandes fonctions.
François Baou en vérité est un roi fénéant qui ne fait rien. Depuis qu'il est premier ministre. Il n'y a rien qui a été mis sur la table pour améliorer le quotidien des Français. absolument rien et donc je pense que il est nécessaire aussi que les socialistes sont dans leur rôle que nous fassions des proposition nous le ferons au moment du bud là qu'est-ce que vous allez faire est-ce que vous avez encore des leviers bien sûr que nous avons pied vous allez faire quoi non avons des leviers pour une raison simple d'abord nous allons faire des propositions à la rentrée très précise sur la vision des socialistes sur la réforme des retraites là aussi il est temps sur ce sujet de remettre les choses à plat il est temps de reprendre de manière précise pour les décennies qui viennent un système de retraite qui permet d'être équilibré et de dire aux jeunes qui nous regardent, qui nous écouteront euh sur les réseaux sociaux qu'ils auront une retraite et donc il faut remettre à place notre système de retraite.
Les socialistes feront une proposition précise à la rentrée sur leur vision pour les retraites. C'est quoi votre vision ? C'est de prolonger la réforme tourelle par exemple.
Mais notre vision, c'est de faire une réforme qui sera une réforme des retraites équilibrées, c'est-à-dire en reprenant, c'est-à-dire par non, c'est pas augmenter la durée de cotisation, c'est de prendre au réel selon les métiers des uns et des autres, selon la pénibilité du travail, selon l'âge où on a commencé à travailler. Et donc, il faut impérativement remettre notamment des critères de pénibilité. Il faut prendre en compte la réalité du travail. les métiers sont différents, la vie au travail a changé et donc on doit arriver à financer et à permettre à chacun d'avoir une retraite qui soit une retraite digne et où les ouvriers qui partent à la retraite en moyenne au même moment ou quasiment que les cadres mais qui ont une espérance de vie qui est en moyenne de 7 années de moins que les cadres dans ce pays puissent profiter de leur retraite et puissent vivre un peu en bonne santé.
C'est le projet des socialistes. Parle de la réunion de la gauche. Christ.
Oui. qui se réunit donc aujourd'hui à Bagneux autour de Lucy Casté, avez-vous dit. Euh ce sera elle la candidate en 2027, c'est pour ça que la gauche se réunit autour d'elle ?
Non, je ne le crois pas. Euh en tout cas, nous verrons, je pense que la question des candidatures est une question aujourd'hui prématurée. C'est elle qui avait convoqué cette réunion parce que elle a été il y a un an le point de rassemblement entre nous tous encore après le Nouveau Front Populaire et donc Lucy Casté fait partie des personnalités.
Oui, en tout cas, elle est quelqu'un qui parle aux uns et aux autres et moi, je suis aujourd'hui satisfait après votre émission de me rendre à Bieu puisque c'est là-bas que nous nous réunissons avec nos partenaires écologistes, avec nos partenaires communistes, avec nos amis de la pré pour discuter de la suite et de la préparation des échéances qui arrivent devant. Et donc de la bonne manière de de sélectionner un candidat pour la présidentielle, vous commencez à avoir des pistes. Où est-ce que vous en êtes ?
Est-ce que vous allez annoncer un calendrier ? Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ? D'abord euh je vais vous dire il faut prendre les choses par étape.
Nous sommes ici euh sur Public Sénat qui est euh la chaîne des territoires. Avant les élections présidentielles, il y a des élections municipales, puis des élections sénatoriales, puis ensuite des élections présidentielles et législatives. Nous souhaitons au Parti socialistes prendre les choses par étape.
Nous sommes avec Olivier Fortélus sur cette ligne là sur une ligne de rassemblement de la gauche et des écologistes. Nous voulons réussir les élections municipales et faire du périmètre que nous réunissons aujourd'hui cette première étape du rassemblement. Don pè je voulais dire sans LFI.
Oui. Périmètre sans LFI. donner à voir aux français ce que nous ferons dans les municipalités, ce que nous faisons déjà dans un grand nombre de municipalités pour construire ce que nous ferons ensuite.
Mais je juste comment vous gagnez les municipales dans des villes comme Paris, comme Marseille sans la France insoumise où ils ont des chances de récupérer des mairies d'arrondissement, des mairies de secteur ? H comment vous faites pour se faire gagner sans la France insoumise pour garder ces villes à gauche ? Ah bah il ne vous échappera pas aujourd'hui que la France insoumise n'a que très peu d'ancrage dans ces municipalités là.
Ben, ils peuvent très bien récupérer des mairies qui vous empêchent d'avoir la majorité au conseil municipal si vous vous alliez pas eux. En fait, si la France insoumise est dans un seul objectif qui est de faire perdre des listes de gauche socialistes ou écologistes, la France insoumise démontrera encore aux yeux de tous son vrai visage. Nous verrons.
En tout cas, moi j'ai été très clair sur le sujet, je ne le crois pas. Je pense que la gauche, elle a prouvé à Paris, à Marseille, à Rouan, à Montpellier qu'elle changait en profondeur la vie des gens. Nos maires socialistes sont ancrés depuis des années, mènent des politiques publiques qui, justement, on parlait de canicule au début de notre émission, permettent d'avoir des î de fraîcheur, de la végétalisation, des cours d'école qui sont végétalisés, des plans habitat qui permettent un meilleur équilibre de la ville.
Bref, je veux qu'on gagne ces élections municipales ensemble. Ce sera la première étape pour construire la suite. Après, qu'est-ce que nous devons faire ?
C'est ce que nous allons montrer aujourd'hui. Nous devons nous rassembler autour d'une candidature commune de la gauchée des écologistes non mélanchonnistes. Les choses sont claires.
Jean-Luc Mélenchon a déjà dit pas tout à fait la même chose. Ben moi, c'est ce que je vous dis. GL voilà la position du Parti socialiste.
Au Parti socialiste, nous disons que nous voulons un candidat qui aille de François Ruffin à Raphaël Glxman. Et comment vous le trouvez ce candidat ? Bien, ensuite, nous allons justement, ça fait partie des débats que nous allons avoir à partir d'aujourd'hui, nous devons construire ensemble un processus à la fois de choix, mais aussi avant le choix du candidat ou de la candidate.
La construction collective de grandes orientations. Parce que une élection présidentielle, c'est pas simplement un casting, c'est aussi des lignes. Qu'est-ce qu'on va faire nous au Parti socialiste, on avait hier notre conseil national d'installation de notre nouvelle direction.
Qu'est-ce qu'on va faire dans les semaines qui viennent ? Chloé Ridel, député européenne est en charge de la construction du projet des socialistes. Nous allons d'ici la fin de l'été proposer nos premières orientations.
Je vous en parlais sur la réforme des retraites. Nous ferons à la fin de l'année la présentation à la fin de l'année 2025 la présentation complète du projet du Parti socialiste. Ce projet, nous le soumettrons aussi à nos partenaires qui sont dans cette réunion aujourd'hui et ce sera la base sur laquelle les socialistes travailleront pour construire un projet collectif mais sur laquelle nous travaillerons aussi pour choisir bien c'est le candidat à la présidentielle qui fait son projet.
Et bien non, parce que je crois que c'est d'abord le projet pour la France qui doit embarquer aussi la dynamique collective. Et donc les socialistes iront et vont dans cette discussion avec cette méthode-là puis ensuite nous verrons le meilleur choix, la meilleure capacité pour choisir un candidat ou une comment vous le choisissez autrement que par une primaire. Vous pouvez avoir plusieurs éléments.
Vous pouvez avoir une primaire, vous pouvez avoir une primaire classique nationale, vous pouvez avoir une primaire territoriale qui part de de tous les territoires, de tous les départements. Vous pouvez avoir une forme de conclave. Vous pouvez euh avoir euh des choix euh préférentiels qui peuvent être faits euh par des électeurs.
Vous pouvez avoir la méthode du consensus. Il y a beaucoup de choses qui peuvent exister. On a un certain nombre de propositions.
On va en discuter cet après-midi. On est au début du PS, ce sera forcément Olivier Fort non. Olivier Fort a dit clairement que celles et ceux qui au Parti socialiste voudraient candidater pourraient le faire.
Et on verra parce que une fois encore, je le dis, tout ça est très prématuré. On a des échéances à passer, on a un processus très sérieux à mettre en œuvre et surtout on a à donner à voir au français que la gauche, elle est en capacité de sortir simplement à la fois de ses chikas et de son incapacité à se mettre autour d'une table. Vous savez aujourd'hui qu'est-ce qui est de plus probable pour les Français ?
Là aussi, parlons-nous franchement, c'est que Marine Le Pen ou son représentant soi qualifié au 2e tour de l'élection présidentielle et qu'une fois encore après 2017, après 2022, la gauche soit éliminée du premier tour de l'élection présidentielle. Et ben moi je vous le dis en tant que représentant du Parti socialiste, mon objectif c'est que la gauche ne soit pas absente du second tour de l'élection présidentielle de 2027 parce que j'ai la conviction qui n'est pas une conviction fondée sur du sable que les Françaises et les Français pour battre l'extrême droite ne le feront que par un candidat ou une candidate de gauche parce que le Front républicain a fonctionné jusqu'à la dernière élection législative. Mais si c'est la pâ copie d'Emmanuel Macron, si c'est Édouard Philippe pour faire cours qui veut faire travailler les gens jusqu'à 67 68 où on verra à quel moment il arrêtera de faire travailler les gens dans un projet toujours plus à droite, bien je crois que le barrage républicain ne fonctionnera pas et que l'extrême droite arrivera au pouvoir.
Et donc notre responsabilité c'est de parvenir. Ça veut dire pardon que vous si Marine Le Pen ou Jordan Bardella face à Édouard Philippe, vous voterez pas Édouard Philippe. Vous vous appelez pas à voter Philippe.
Sais moi j'ai un principe très simple. Euh la lutte contre l'extrême droite, c'est ce qui est au fondement de mon engagement politique en 2002 quand Jean-Marie Le Pen a été au 2e tour d'une élection présidentielle. Les socialistes, contrairement à Édouard Philippe, ne se sont jamais trompés.
Le Front républicain, c'est nous qui l'avons initié l'année dernière. Le Front républicain, c'est ce que les socialistes ont toujours porté. Je le dis contrairement à Édouard Philippe qui a refusé de faire le Front républicain puisqu'on parle de lui.
Donc vous savez à un moment les électeurs de gauche, ils en ont un peu aussi ralbol de voir des gens toujours plus à droite qui viennent leur faire la leçon en permanence, qui veulent détricoter les services publics, qui veulent les faire travailler plus longtemps et qui veulent surtout pas faire payer les riches. Donc je dis nous devons et c'est vraiment très important pour nous construire ce candidat ou cette candidate commune pour gagner la prochaine élection présidentielle. Parce que moi, je veux dire aux français qui nous écoutent que rien n'est inéluctable et que nous pouvons gagner ensemble.
CREL, on va partir, on va passer à un autre sujet. Oui. Euh, hiervait une autre discussion à l'Assemblée nationale, le texte de Rachidti qui a été rejeté euh et donc il va arriver en lecture là au Sénat euh sur l'audiovisuel public.
Sur l'audiovisuel public. Tout à fait. C'est une victoire ou c'est une défaite ?
Est-ce que finalement donc vous avez voté cette motion de rejet mais ça ne fait qu'accélérer le processus de discussion du texte de Rachidati ? Est-ce que vous êtes pas fait un petit peu avoir dans cette affaire ? En fait, vous savez c'est c'est toujours c'est à qui perd perd ou à qui gagne gagne.
C'est selon enfin Rachid Adati, elle a voulu présenter ça comme une victoire. Elle a présenté un texte à la Husarde. Elle a eu on se dit le texte aurait pu s'embourber à l'assemblée.
Vous lui évitez ça. Elle a eu une motion de rejet qui démontre que l'Assemblée nationale n'en veut pas. Soit ditite en passant quand même disons-le.
Pourquoi il y a eu une motion de rejet ? parce que ce qu'on appelle le soi-disant bloc central qui serait très solide et très uni n'était pas là pour le soutenir, n'était pas là pour la défendre. Bon écoutez, je crois que la vision de Rachidati, comment vous l'analysez d'ailleurs ?
C'est c'est il soutiennent pas le texte ou ils soutiennent pas Rachidati ? Je pense qu'ils ne soutiennent ni le texte, ni Rachid Adati, ni François Bairou. Je pense que cette majorité n'existe pas, que ce bloc central est totalement délité, qu'ils ne savent pas où aller, vers quoi se positionner, qu'il n'y a pas de lien et qu'ils se détestent tous les uns et les autres.
Elle vous inquiète Rachidati peut prendre Paris à la gauche. Non, je crois pas. Je pense que nous avons depuis lundi au Parti socialiste un excellent candidat qui s'appelle Emmanuel Grégoire.
Je pense qu'Emmanuel Grégoire sera le prochain derrière. C'était le bon choix pour vous. Oui, c'était le bon choix.
C'était pas le choix d'Annie Dalgo. C'est un désaveu pour elle. Non mais Annie Dalg avait dit ce qu'elle avait à dire et vous savez la succession d'Annie Dalg sera difficile.
Ça peut être interprété comme ça mais je pense qu'il faut pas vouloir ni rejeter humilier. C'est c'est derrière nous. Emmanuel Grégo est notre candidat et je souhaite que Emmanuel Grégoire arrive et je sais qu'il va le faire dans les prochains jours à rassembler avec lui dès le premier tour les communistes, les écologistes parce que garder cette ville cette ville monde est un impératif.
Oui, en tout cas, je souhaite et je le dis là ce matin sur votre plateau aux écologistes et aux communistes dans les directions nationales, mais je leur redirai je souhaite que les communistes et les écologistes soient avec nous dès le premier tour de l'élection municipale à Paris derrière Emmanuel Grégoire parce que nous devons garder Paris à gauche avec Emmanuel. Pourquoi derrière Emmanuel Grégoire dans les sondages Bard le candidat écologiste est aussi très bien placé ? Pourquoi c'est pas vous qui vous rangeriez derrière David ?
Vous savez, il y a un principe assez clair. Les sondages ne font pas l'élection depuis Bertrand de la Noé jusqu'à Annie Dalgot et qui n'a pas fini son mandat. Je crois que les socialistes ont démontré à la fois leur capacité de gestion à Paris, leur capacité de transformation.
Cette ville s'est transformée. Cette ville est une réussite aussi dans bien des politiques publiques. Elle a été pionnière en terme d'écologie politique dans les changements de la ville, ce qui a valu d'ailleurs beaucoup de critiques à Annie d'Algo.
Mais aujourd'hui, on voit que c'est une réussite et une belle transformation. Emmanuel Grégoire qui a été premier adjoint au maire, qui aujourd'hui est député socialiste et qui incarne, je le crois, celui qui peut être celui qui battra Rashidati à Paris. Et donc je souhaite que nous ayons des discussions avec les écologistes, les communistes et celles et ceux qui le voudront pour un rassemblement derrière.
Quand quand vous voyez le vote d'hier, est-ce que vous espérez qu'une partie du bloc central soutienne Emmanuel Grégoire contre Rachid Adati ? Je sais que c'est pas le même vote, mais est-ce que c'est un signal positif pour vous ? Nous verrons, vous savez euh ça fait combien d'années maintenant ? 7 ans 8 ans qu'on me parle des macronistes de gauche.
Je les cherche encore. Voilà, on les cherche. Où sont les macronistes de gauche ?
Ils ont avalé toutes les couleuvres là. Maintenant, ils siègent à côté de Bruno Rotaillot. J'entends encore certains, je voyais il y a quelques semaines un ancien sénateur François Repsamen qui disait "Non, non, moi je suis encore de gauche, je me sens bien à gauche.
Mais par contre celui qui est assis à sa gauche ou plutôt à sa droite en conseil des ministres, il s'appelle Bruno Rotaillot. Bon ben si vous voulez à un moment chacun doit être face à ses responsabilités. Il y a des choix, il y a des orientations politiques qui sont prises.
On a parlé de la retraite, c'est un sujet majeur pour notre société. On a parlé des opération de communication. Bien sûr.
Moi, je je tends la main et nous tendons la main à toutes et à tous. Nous devons construire un projet de gauche écologiste qui transformera en profondeur ce pays et tout le monde sera le bienvenu. Dernière question sur Boem Sansel.
Oui, c'est ça. Qui a été condamné hier depuis son arrestation jusqu'à hier. On a pas forcément beaucoup entendu la gauche, surtout pas LFI.
Comment vous l'expliquez ? Je sais pas. Moi, en tout cas, j'ai eu une résolution qui a été proposée au Parlement européen pour la libération immédiate de Boilem Sansal et bien sûr que nous l'avons voté.
Au Parti socialiste, nous avons été très clairs, il est absolument inacceptable, inadmissible et insupportable qu'un écrivain soit retenu en prison pour ce qu'il écrit. Et nous demandons et nous exigeons la libération immédiate de Boem Sansal. Comme vous savez, Boem Sans Sal n'est pas le seul, vous avez un confrère journaliste qui est aussi emprisonné et nous demandons sa libération immédiate et nous disons aussi que là aussi il paye les relations compliquées entre la France et l'Alger.
Oui, mais vous voyez bien les haussements d'épaules, les jeux tactiques, les coups de menton faits par Emmanuel Macron ou encore une fois Bruno Rotaillot ne fonctionne pas et il y a un moment on doit aussi reprendre des discussions bilatérales de manière claire avec l'Algérie pour arriver à ce que nos compatriotes soient libérés parce qu'il est insupportable de voir que certains soient enfermés pour leur choix et donc nous exigeons ces libérations immédiates au Parti socialist. Merci beaucoup Pierre Jouvé, merci d'avoir été avec nous. Cristal, la une de la dépêche, la France en guerre contre les fumeurs.
C'est à la une de la dépêche du midi aujourd'hui. On passe tout de suite au club des territoires. [Musique]
Pierre Jouvet