Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewyoutube.com· 25 mai 2026 16 min

Entretien Web TV : Laurent Wauquiez s'explique sur sa venue en Savoie

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:03
Présentateur

Invité sur notre plateau de la Web TV, Laurent Wauquiez, merci de prendre quelques instants pour nous expliquer un peu votre démarche en Savoie. On vous a vu à Chambéry dimanche, à Saint-Jean-de-Morienne, on vous a suivi aujourd'hui à Albertville. Alors, quel est le message que vous voulez faire passer ?

0:18
Laurent Wauquiez

D'abord, la bataille sur laquelle on est engagé, c'est de fournir les masques. C'est important que tout le monde comprenne que normalement, ce n'est pas notre job. On s'attendait à ce que ce soit fourni par l'État. Quand on a vu que ça ne viendrait pas, on s'est donc mobilisés pour essayer avec toute l'équipe de pouvoir acheter des masques et faire en sorte que sur l'ensemble du mois de mai, on est la seule région à faire ça, on puisse fournir un masque par habitant. Ces masques, d'abord, ils viennent d'entreprises de la région et c'est important ici que je le dise. Moi, je ne voulais pas faire une commande 10 millions de masques en Chine qui arrivent sur un avion.

Donc, c'est des masques d'entreprises de la région, y compris des entreprises savoyardes d'ailleurs, qui nous ont aidés. Du coup, forcément, ça prend un peu plus de temps. C'est beaucoup plus facile de commander 10 millions en Chine, mais je ne voulais pas de ça. On est passé par des masques d'entreprises de la région. La deuxième chose qu'il faut comprendre, c'est que derrière, c'est une gigantesque chaîne logistique et de bénévoles. En fait, là, j'étais à Albertville pour venir les remercier. C'est quand même une centaine de personnes qui sont sur le pont et qui ont donné de leur temps. En Morienne, c'était pareil. À Chambéry, ça a été la même chose.

Donc, il y a des bénévoles qui nous aident et c'est grâce à eux qu'on arrive à le faire. Mais du coup, ce n'est pas non plus un claquement de doigts. Et on essaye vraiment d'aller le plus vite possible pour gagner du temps. Et puis, dernière, on a voulu des masques qui sont tous avec un niveau de qualité. Ça, c'est très important pour nous. Je donnais un exemple. Alors, c'est bien. D'ailleurs, Fabrice, ça me permet de remercier Fabrice. On va rentrer dans le champ. On va rentrer. Viens, Fabrice. Fabrice Pancou, qui est le maire de Moutier et conseiller régional, qui a aidé pour toute l'opération. Parce qu'on fait ça ensemble. C'est un travail d'équipe.

Voilà un exemple des masques qu'on fournit, qui est fait par une entreprise. C'est une entreprise qui ne faisait pas de masques il y a trois semaines. Ils s'y sont mis parce que je leur ai demandé. Ils travaillent normalement pour les pulls Saint-James. Et grâce à ça, ils ont fait ces masques validés par la DGA. C'est ceux dont on vient de commencer la distribution sur Arlis Air, sur les petites communes.

2:15
Présentateur

Beaucoup de bénévoles ont travaillé sur cette opération. Fabrice, vous avez été un petit peu le témoin de tout ça. Et même participatif dès ce matin, 7h30, à l'Olympique d'Alberville. Pour vous, c'est important de constater, parce qu'on a vu sur les réseaux sociaux, Laurent Wauquiez arrive en Savoie, il fait de l'image, etc. Mais je pense que c'est aussi, je vous dis directement, ce qu'on dit sur les réseaux sociaux. Donc je pense que c'est l'occasion de répondre. Parce que nous, on aime bien comprendre sur Savoie News ce qu'il en est et quelle est votre démarche en dehors des camions qui arrivent le matin, bien sûr très tôt.

2:44
Laurent Wauquiez

En fait, les gens, c'est normal et je ne peux pas leur reprocher, ils croient que ça se fait sur un claquement de doigts. C'est un gigantesque travail. Et ce travail, il faut aller le contrôler jusqu'au dernier moment. Mon travail à moi, et là, personne ne le voit, il commence pour s'assurer que les entreprises, elles aient la matière et qu'elles puissent produire dans les délais. Hier, j'ai passé deux heures au téléphone avec un chef d'entreprise qui ne me fournissait pas les masques. Je ne vais pas donner son nom, mais j'ai été amené à lui faire la pression. Ça commence par là. Ensuite, il faut trouver les transports et la logistique pour que les camions soient acheminés.

On a une flottille de 200 camions qu'on a mobilisés partout dans la région pour qu'ensuite, ça arrive chez vous. Ensuite, la troisième étape, et c'est là où c'est un boulot. On équipe parce qu'on est tous ensemble. Le département, la région, les mairies, on travaille tous très soudés. Pour qu'après, en urgence, sur chaque centre, vous avez évoqué ceux qu'il y avait, il y ait les bénévoles pour organiser la distribution. Et ensuite, il y a les maires à avertir. Derrière, il y a des bénévoles qui sont sur le pont. Il y a des maires qui viennent et qui vont organiser la distribution. Moi, j'ai besoin de voir que ça marche jusqu'au dernier maillon.

Ce que je considère aussi qui est la moindre des choses que je dois aux bénévoles, c'est de les remercier. Juste, tout bête, hein. Mais qu'ils aient le président de région parce qu'ils ont bossé pour nous et qu'on vienne leur dire merci. Si ça marche, c'est grâce à vous. C'est quand même normal qu'il y ait ce geste-là. Et puis enfin, il faut que j'écoute les maires. Parce qu'il y a des maires qui m'ont dit, « Attention, sur la distribution, ça ne marche pas parce qu'on n'a pas la population. » On a essayé de corriger. La dernière fois, j'étais en Morienne, il y a des maires qui m'ont dit, « Vous êtes un peu trop juste sur les caisses, on a peur de ne pas en avoir assez.

» Du coup, on a changé le dispositif. On a rajouté 5% de dotation. Pour qu'ils aient un peu plus de masques pour chaque caisse. Donc à chaque fois, moi, j'aime pas rester dans mon bureau. Mon ADN, je vais sur le terrain, je contrôle jusqu'à ce que le job soit fait. Si vous n'êtes pas capable de faire ça, on se retrouve avec le foutoir auquel on a assisté au niveau national, avec des choses qui n'ont pas marché. Nous, dans notre région, on commence au début et on va jusqu'au dernier maillon de la chaîne pour s'assurer que ça marche. Et on le fait tous ensemble.

4:51
Présentateur

Alors on parle souvent du coût de ces masques. La région est très bien gérée. C'est votre point fort. Un de vos points forts. En tout cas, aujourd'hui, c'est aussi des choix budgétaires que vous avez fait, j'imagine.

5:00
Laurent Wauquiez

Fabrice, parce qu'on a parlé tous ensemble de se dire est-ce qu'on y va ou non. Peut-être intéressant que Fabrice donne son point de vue.

5:07
Invité

Alors effectivement, la première des choses, c'est qu'il y a eu la possibilité parce qu'il y a eu les efforts qui ont été conduits depuis toutes ces années avec aujourd'hui des possibilités qui nous étaient données. Ensuite, pour faire face à cette crise, faire face à une crise d'une quinzaine de jours, tout le monde peut le faire, je dirais. On est sur quelque chose. C'est quelque chose qui est vraiment dans la durée et qui a imposé à un moment donné des choix budgétaires, des orientations, des arbitrages qui aujourd'hui conduisent la région à avoir mobilisé plusieurs centaines de millions d'euros, 700 millions d'euros dans cette opération.

Et les masques, pour être précis, c'est 9 millions de masques, 30 millions d'euros qui ont été consacrés sur cette partie. Mais je voudrais être un peu plus précis parce que quand on parle de 9 millions de masques, c'est en réalité la dotation qu'on évoque aujourd'hui. Et il y a eu plusieurs coûts qui ont été faits. Un premier coût qui a été une première réponse en direction des hospitaliers, des professions hospitalières et des professions, je dirais, particulières. Et sur du masque qui était plutôt du masque chirurgical ou de la réponse FFP2, on est un peu dans la technique, mais qui était nécessaire sur les hospitaliers, sur les EHPAD qui n'avaient pas été livrés.

Quand on parle des 9 millions, c'est ceux qui sont maintenant à destination de tous les habitants d'Auvergne-Rhône-Alpes avec malgré tout la prise en compte quand même de certaines particularités. On peut parler ici des transports scolaires, ailleurs des taxis et de quelques professions comme ça sur lesquelles nous sommes intervenus. Donc c'est effectivement un choix budgétaire important, mais la crise à laquelle nous faisons face, elle est elle aussi très importante.

6:38
Laurent Wauquiez

Ce qu'il y a de sûr, c'est que si on n'avait pas été bien géré avec des marges de manœuvre, on n'aurait jamais pu faire ça. En Savoie, on est bien placé pour voir, vous pouvez regarder de l'autre côté, les Alpes du Sud n'ont pas de masque. Et les masques ne sont pas distribués par la région. Nous, c'est un choix qu'on a fait, on avait su faire des réserves, peut-être notre tempérament un peu montagnard aussi, mais on avait su faire des réserves. Dans des phases comme ça, il faut savoir dire go, on y va et on met le paquet.

Je voulais donner un autre exemple, parce que c'est important que ceux qui nous écoutent comprennent qu'on est complètement en dehors de ce que sont nos responsabilités habituelles. La santé, c'est vraiment un domaine de l'État, normalement. Avant le 11 mai, en début de semaine, et d'ailleurs sur l'interpellation d'un certain nombre de gens de Savoie, on est alerté sur la situation chez les dentistes. Les dentistes, profession hyper exposée, c'est-à-dire eux, ils vont travailler au cœur du problème du Covid. Ils me disent, on attendait des masques de Paris, on n'a rien reçu. Le ministère de la Santé nous en avait promis, on n'a rien. Est-ce que vous pouvez nous dépanner ?

On a mis en place en urgence une chaîne logistique pour en 4 jours, 4 jours à peine, couvrir notre territoire avec quand même 13 départements sur l'ensemble de notre région, si on compte la métropole de Lyon, pour faire en sorte que les cabinets dentaires puissent recevoir des dotations de masques. Et voilà, c'est ce qu'on essaye de faire. Et je veux bien dire les choses parce que je ne veux pas qu'il y ait de méprise. Bien sûr qu'on est impliqué dedans, on est passionné, on y passe, ça commence le matin à 7h30, moi hier j'ai fini mes derniers appels à 23h30, donc on y est non-stop. Mais on a parfaitement conscience que ce qu'on fait, ce n'est pas des miracles.

Et je ne veux pas qu'il y ait d'ambiguïté dessus. C'est des petites choses. Et c'est des petites choses comme ce que font chacun d'entre nous. Les entreprises de Savoie qui nous aident, on a besoin d'eux. On a besoin des bénévoles, on a besoin des mairies. Mais ce que je voudrais aussi dire, c'est qu'il y a une belle leçon que je trouve qu'on sort de cette crise. Si on est tous soudés, qu'on met département ensemble, région ensemble, nos communes, nos entreprises, les associations, le secteur public, tout le monde ensemble, en fait on a quand même pas trop mal résisté dans notre région par rapport à d'autres régions où ça a été la catastrophe. Et ça j'aimerais bien qu'on ne le perde pas.

C'est assez savoyard comme tempérament. C'est stylé que dans l'adversité on est assez unis. Je pense que ça a été notre force. Et même si on n'a pas fait de miracle, au moins on l'a fait ensemble.

8:58
Présentateur

Deuxième axe, la reprise. Parce que là on est dans le gras. Il faut livrer à tout prix des masques plus que les gens ressortent. Et au niveau de l'économie, en Savoie, on est entre lacs et montagnes. Vous connaissez bien notre territoire avec aussi beaucoup d'industries, que ce soit en Morienne, que ce soit à Pombières ou encore à Hugines, à deux pas d'Alberville. Là il va falloir relancer la machine. Alors Laurent Wauquiez, qui n'a peur de rien et qui est un vrai bulldozer dans ses décisions, qu'est-ce qu'il veut faire pour aider sa région et un département comme la Savoie ? Bon, la Savoie pour nous,

9:30
Laurent Wauquiez

mais vous le savez, les Savoies, c'est quand même les locomotives dans la région. Avec, et vous l'avez rappelé, c'est très important de le dire, à la fois sur le plan industriel et sur le plan touristique. C'est les deux qui sont les locomotives. Et moi ce que j'aime en Savoie, c'est les deux tonalités. D'abord, la première chose, c'est dans le domaine du tourisme, hôtellerie, restauration. Je n'oublie pas que la saison d'hiver a été amputée, en tout cas par rapport aux autres stations, au moins d'un chiffre de 25 à 30%. Pour les stations d'un peu plus basse altitude, ça a été moins dur, mais aussi quand même un impact.

On est en train de travailler avec Fabrice, avec Gilles Chabert, ancien président des moniteurs de ski, qui est dans mon équipe, pour un plan spécifique sur la montagne. Vous le savez, quand je suis arrivé, la région ne faisait rien sur la montagne. Nous, on a beaucoup, beaucoup investi dessus, parce que j'y crois énormément. C'est un secteur que j'aime, et puis j'aime y venir. On va voir comment on peut réorienter nos outils cette année, pour les adapter à la crise du virus, et comment accompagner ceux qui ont eu des problèmes de trésorerie.

On est en train de travailler dessus, ce n'est pas encore le temps d'annoncer, j'aime bien qu'on le fasse en étape, mais j'étais encore avec Gilles Chabert hier au téléphone pour qu'on rééchange là-dessus. Deuxième élément, et c'est bien que tous ceux qui sont là l'entendent, on a mis en place un dispositif pour aider les hôtels et les restaurants, qui permet de financer à hauteur de 5 000 euros sur du remboursement d'emprunt. C'est de l'aide directe. Là encore, il n'y a aucune autre région en France qui fait ça. Mais on l'a fait avec un dispositif qui monte en puissance, on a beaucoup de demandes.

Pour des hôtels, restaurants qui ont des dettes, nous on prend en charge, et on prend en charge jusqu'à 5 000 euros de leur remboursement d'emprunt, qu'on prend nous-mêmes à notre charge. Donc c'est vraiment du financement direct. Et on va essayer de faire ça en commun avec le département de Savoie, pour pouvoir démultiplier nos efforts. On a un département qui fait beaucoup aussi sur l'action économique et touristique, et c'est très bien qu'on soit ensemble. Et puis ensuite, il y a le secteur industriel. Donc là, j'ai parlé de nos commerçants, nos artisans, tout ce qui relève de l'hôtellerie et des restaurants, et on a le secteur industriel.

Sur le secteur industriel, c'est ce à quoi Fabrice faisait allusion, on a mobilisé 700 millions d'euros de fonds. Ça permet de faire du refinancement de trésorerie sur des entreprises. Dans des cas comme ça, on se porte très souvent nous-mêmes caution, pour remplacer la caution de l'entreprise. C'est des prêts qui sont étalés sur 7 ans, avec un différé de remboursement qui commence seulement dans 2 ans. Le temps de permettre aux entreprises de retrouver leur santé financière. Je suis très inquiet. Et je pense qu'il faut bien qu'on se le dise, je suis très inquiet. Parce que derrière la crise sanitaire, on risque d'avoir un choc économique majeur.

Et donc il va falloir qu'on soit tous sur le pont. Et là, il faut qu'on ait la même méthode, où j'ai sollicité aussi les EPCI, les intercos, pour qu'ils viennent avec nous, qu'on s'additionne tous en commun et qu'on démultiplie les efforts. Mais on va avoir besoin, et on va avoir besoin d'être sur le pont, pour sauver nos emplois.

12:26
Présentateur

Vous n'avez peut-être pas la réponse, mais qui va payer l'après-crise ?

12:30
Laurent Wauquiez

D'abord, le premier élément, et j'insiste bien dessus, je vais prendre une métaphore, parfois on me reproche de l'affaire, mais je trouve qu'elle est simple et lisible. Dans des périodes comme ça, il y a les cigales et les fourmis. Nous, on était fourmis. Et donc, quand la bise est venue, on avait de quoi réagir, et on a la capacité de réagir. On a les reins suffisamment solides dans la région pour pouvoir le faire, sans trop tirer sur la dette, et sans tirer jamais sur les impôts. Il n'y aura pas d'augmentation des impôts dans la région, tant qu'on s'en occupe. A chaque fois, par les précédents mandats, toujours les impôts de la région avaient augmenté.

Nous, c'est la première fois depuis bien longtemps qu'on aura fait un mandat sans augmentation d'impôts. On a bien géré, j'ai comprimé les dépenses, avec, alors je ne sais pas si un tempérament dauphinois, ou morianais, ou auvergnat, mais en tout cas, on a géré scrupuleusement, et donc on a la capacité de résister. Il ne faut pas que ça dure trop longtemps, mais on a les marges de manœuvre et les réserves pour pouvoir faire face à cette crise, sans avoir à laisser des dettes à nos enfants qui soient moi je considère que ce n'est pas normal, et sans avoir à augmenter les impôts. Et je sais que Fabrice a un tempérament qui est comme le mien là-dessus.

13:40
Invité

On est bien d'accord. On est bien d'accord. La question des emplois est un élément qui est déterminant, sur lequel on devra avoir une vigilance toute particulière, et c'est d'autant plus vrai sur nos secteurs de la saisonnalité. Un des sujets qui nous préoccupe aussi et je le dis au passage, c'est Bride-les-Bains, parce que même si tout le monde souffre, on sait que là on est dans une situation particulière et qu'on a un regard sur le tourisme, avec Frédéric Bonnichon, qui suit ces questions-là, qui est tout particulier et notamment en direction de cette collectivité.

14:10
Laurent Wauquiez

Oui, parce que Bride, vous le savez, je pense que tout le monde a suivi, ils ont déjà eu une saison qui a été très très compliquée avec la fermeture du centre de cure, donc là ils se prennent la deuxième dernière, c'est vraiment très dur. On avait réagi, nous, en urgence avec un dispositif un peu spécifique, on continuera, mais voilà, je pense qu'il va falloir qu'on soit créatif, imaginatif, en savoir on sait résister, dans notre région Auvergne-en-Alpes, on sait résister, si on est soudé.

14:38
Présentateur

Il faut encourager l'investissement finalement, parce qu'on a vu que la Compagnie des Alpes, qui a quand même tranché pour réduire un peu ces investissements qui étaient importants et qui font bosser beaucoup de petites entreprises, qu'est-ce que vous pouvez dire comme dernier message pour encourager les gens à repartir positivement, parce qu'après cette spirale négative, il faut rebondir, c'est humain tout ça.

14:56
Laurent Wauquiez

C'est une erreur là, ce que fait la Compagnie des Alpes. Je le dis, c'est une erreur. Moi, sur la vallée des Belles-Villes, je me suis battu au contraire, et j'ai même suivi les impacts sur les chantiers, pour que le très beau projet d'ascenseur valéen qui va relier Aurel au sommet de Val Thau, sur Simcaro, soit maintenu et qu'on continue à faire bosser nos entreprises. Derrière, c'est du boulot qu'on donne à tout le monde. Donc moi, juste ce que je veux leur dire, c'est j'ai confiance dans la montagne. J'ai confiance dans la Savoie. On va faire face à cette période difficile. On a ce qu'il faut. On va mettre nous beaucoup de communication sur le tourisme d'été, sur une logique très simple.

Venez à l'endroit où ça respire. Après la période du Covid, venez prendre un bon bol d'air dans les montagnes et venez respirer, venez vous aérer au pied de nos lacs, venez dans nos montagnes, venez dans la région où ça respire. Et ça, on va faire la promotion de notre région dès la partie de l'été. Mais dernière, il faut tous qu'on sorte du confinement, avec un tempérament offensif. Il ne faut pas qu'on subisse si on est là-dessus, qu'on réinvestit, qu'on réenclenche le moteur économique. Tout ça, ce ne sera plus que des mauvais souvenirs. Et c'est ce que je voudrais qu'on arrive à tourner comme page.

16:04
Présentateur

Fabrice Pancouk, Laurent Wauquiez, merci d'être venu sur notre plateau.

16:06
Laurent Wauquiez

Merci à vous. Merci beaucoup.

Entretien Web TV : Laurent Wauquiez s'explique sur sa venue en Savoie — Laurent Wauquiez · Pourquijevote