Face à Face : Xavier Bertrand - 03/07
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe 8h32, vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Xavier Bertrand Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions Vous êtes le président LR de la région Hauts-de-France On va évidemment parler des réactions et de l'alternative que vous voulez proposer s'il n'y a pas de majorité absolue dans le pays dimanche prochain Je disais président LR mais je vais d'abord commencer par vous demander de réagir à ce que Eric Ciotti annonce à l'instant Il dit avoir entamé une procédure d'exclusion de Xavier Bertrand Il dit je suis le président de LR pendant encore 3 ans et j'ai entamé cette procédure Comment vous réagissez ?
Il est au RN Eric Ciotti, je crois que c'est clair pour tout le monde On sait pourquoi il est parti au RN Parce qu'il pensait avoir un poste de ministre, voiture, chauffeur, gyrofart, c'est ça le rêve de sa vie De quoi il se mêle ? Pourquoi il la ramène encore ? De toute façon on le voit bien aujourd'hui Il est en service commandé Il est en service commandé pour Marine Le Pen Pour essayer de créer le trouble Mais ça ne crée aucun trouble Aujourd'hui vous prenez les républicains grâce à l'ancrage de nos candidats On est aujourd'hui revenu à plus de 10% De la réalité des votes au premier tour Alors qu'on n'était pas présent partout C'est-à-dire deux fois ce que nous avions fait à l'après-midi
Et ça vous permet aujourd'hui d'être véritable arbitre Et peut-être même demain, et c'est ce que vous espérez, une force pivot
Vous avez raison Parce que du coup, aujourd'hui, au moment où je vous parle On a une centaine de candidats, les républicains comme les indépendants Nous avions 60 sortants chez les républicains Une vingtaine, notamment chez l'IOT C'est-à-dire les indépendants des élus des territoires Aujourd'hui, nous sommes bien placés dans beaucoup de circonscriptions Et plus il y aura de suffrages pour nos candidats Plus nous aurons de députés élus Plus nous pourrons faire en sorte qu'il y ait un véritable sursaut républicain Et un projet Et qu'on ne soit pas condamné à se dire C'est soit le RN avec une majorité absolue Soit le blocage à l'Assemblée
On va y revenir, mais quand même, je vous repose la question Vous, vous considérez que vous êtes membre des républicains ?
Oui Oui, et puis vous voyez, pas seulement par la carte Mais par aussi ce que je ressens, ce que je suis C'est-à-dire, je crois à une droite 100% républicaine Enfin, vous étiez parti, on se souvient quand même À un moment, vous étiez parti des LR Gaulliste un jour, gaulliste toujours D'accord, donc pour vous, les LR, ça reste le parti gaulliste ?
C'est une droite 100% républicaine Une droite 100% indépendante Pardon Et aussi, ce qui ne plaît certainement pas à celui qui est parti Au Rassemblement National Une droite de rassemblement Vous rassemblez les gens qui vont bien Les gens qui ne vont pas bien Ceux qui habitent dans les métropoles Comme ceux dans la ruralité Il est temps, Apolline de Malherbe Que ceux qui dirigent, ceux qui gouvernent Les partis, comme le pays Comprennent bien qu'on ne peut pas avoir des Français Qui visent dans deux mondes parallèles On ne peut pas avoir des Français Qui forment autre chose qu'une communauté nationale Ça va demander du travail Parce qu'on en est loin aujourd'hui Mais c'est ça l'enjeu de tous les responsables politiques
Précisément, depuis deux jours On parle beaucoup des partis Et assez peu des électeurs eux-mêmes Je voudrais juste que vous puissiez entendre le témoignage Qu'on a reçu ce matin sur RMC Il s'agit du témoignage d'Émilie Émilie, elle est de votre région Elle est infirmière libérale dans la région de Lille Elle a quatre enfants Elle travaille du matin au soir Elle a voté LR Et elle a décidé de voter blanc par dépit dimanche qui vient Mais elle est aussi la première témoin dans votre région De cette France qui vote RN Et elle le raconte Moi j'ai énormément de patients qui votent Front National Et je peux les comprendre Il y a un sentiment de déclassement chez les Français Qui est très important Du moins ils ont l'impression de ne pas être entendus Qu'il y a vraiment un très gros décalage Dans ce qui se passe chez eux Et au sommet de l'État Donc vous voyez nous même on est confronté à une misère sociale Qui est terrible et grandissante Encore hier j'ai dépanné une patiente de 20 euros pour finir le mois Et ça c'est plus possible J'ai dépanné une patiente de 20 euros pour finir le mois
Et hier on était le 2 Le 2 du mois C'est à dire que les fins de mois c'est pas le 30 du mois On disait que c'était le 10 du mois Le 5 du mois c'est le 2 du mois Et cette patiente je ne sais pas quelle est sa vie Mais vous avez aussi des gens qui travaillent et qui n'y arrivent plus Je pense que ce qui est très important On peut se poser sur le cas
Qu'est-ce qu'on leur dit à ceux qui ont voté RN Et qui peut-être demain on va leur dire Non non mais c'est tout sauf vous Est-ce qu'ils ont mal voté ? Est-ce qu'on n'aurait pas dû les laisser voter ? Non mais je veux dire Allons au bout d'une sorte de logique de ce qui se passe depuis deux jours
Cette angoisse là Cette colère qu'ils ont On ne peut pas dire après chaque élection On a compris mais on passe à autre chose Il faut que la politique aujourd'hui Se mette à la place des gens A la place des français Et pas seulement de ceux qui vont bien De tous et tous Sans oublier ceux qui sont au milieu Les classes moyennes C'est ce que j'essaye de faire dans ma région Et c'est ce qu'on doit faire au niveau national Mais vous voyez cette crise Elle remonte à beaucoup plus que cela 2005 Maastricht Non Enfin pas Maastricht Le référendum Les gens votent en disant On ne veut pas de la même construction Et ils ont le sentiment Qu'on s'assoit sur leurs décisions Et c'est ce qui nous amène aussi D'une certaine façon La crise des gilets jaunes C'est ça aussi le fond du prévu
Vous estimez que les racines de ce qu'on vit aujourd'hui C'est le refus d'avoir écouté Le suffrage de 2005 Oui
C'est pas seulement 2005 est un révélateur
Mais est-ce que les partis Ne sont pas en train de refaire un peu la même chose ?
Je pense que certains n'ont rien compris au film Ça vous avez entièrement raison Allons jusqu'au bout Parce qu'il y a deux choses différentes Il y a cette souffrance De la part de beaucoup de français Il y en a une partie Qui aujourd'hui pense sincèrement Que les solutions peuvent venir du Front National Ou de se dire On ne les a pas essayé Ça ne peut pas être pire Si ça peut toujours être pire Surtout pour ceux qui ont peu Le deuxième sujet C'est qu'il y a aussi La colère vis-à-vis du président de la République Parce qu'il pense Que depuis 7 ans La politique de M.
Macron A accentué leurs difficultés Les a pas respectés Il y a les choix qui ont été faits D'une politique Pas assez forte sur la sécurité D'une politique Qui n'a pas pris en compte Leur besoin de pouvoir d'achat par le travail Et puis il y a aussi un autre phénomène C'est l'arrogance et le mépris Troisième sujet C'est la peur de M. Mélenchon C'est ça qui amène beaucoup de gens Clairement A voter également Pour le Rassemblement National Alors que le Rassemblement National N'est rien à rempart Contre l'autre extrême Qui est LFI Donc Vous dites
On n'a pas essayé Ça ce serait la première raison On est anti-Macron On est anti-Mélenchon Mais qu'est-ce que vous dites A ceux qui disent J'ai voté RN Pour des questions de pouvoir d'achat De sécurité Et d'immigration Qui sont les trois points Qu'ils avancent Qu'est-ce que vous dites Sur ces deux points-là
C'est le projet clairement Sans les outrances Sans l'inexpérience Des candidats Les Républicains En y ajoutant aussi autre chose
Sur ces trois points Vous voulez dire Vous dites C'est nous les plus crédibles Sur pouvoir d'achat Sécurité
Immigration Et sur la question De la crédibilité Mais regardez La droite républicaine Elle gère Le plus de villes Dans notre pays Des départements Des régions Et encore une fois C'est aussi ça Qu'on apporte Et c'est ça Qu'apportent aujourd'hui Les candidats des Républicains Mais on va aller jusqu'au bout Parce qu'il y avait aussi autre chose Vous avez dit Cette dame a voté LR Au premier tour Et elle a l'intention d'aller voter blanc
Elle dit par dépit
Voilà Moi je suis prêt à voter blanc Si j'ai le choix Entre le RN Et LFI Ce sera pour vous
Ni RN Ni LFI
Clairement Clairement Je le dis très clairement Et ensuite Parce que c'est plus l'heure Des consignes de vote Moi en tant que président de région Je soutiens le candidat Qui n'est pas LFI Qui n'est pas RN Qui est le mieux placé Pour battre les extrêmes Ma priorité C'est le candidat Les Républicains Un candidat indépendant Mais pour le reste Ni LFI Ni RN Les deux sont des dangers Qui de une part Sont incapables De diriger le pays Mais qui en plus Cèdent les uns les autres Vous avez vu la déclaration De monsieur Mélenchon Dimanche soir Vous croyez qu'il a mis Madame Rima Hassan Comme ça par hasard C'est honteux Ce qu'il a fait C'est une provocation Parce qu'il prend en plus En otage Les musulmans De France En laissant penser Qu'ils sont Comme beaucoup Des dirigeants de LFI Antisémite C'est pas vrai Mais ça C'est la logique De dresser bloc contre bloc Ce pays est fracturé Et si on laisse Les deux extrêmes Monsieur Bardella Madame Le Pen Vous avez vu ce qu'ils ont dit Avec les binationaux Ça révèle aussi Ce qu'ils ont au fond d'eux On commence à trier Les français Il y a déjà trop De nos compatriotes Qui par leur couleur de peau Leur religion Leur prénom Se sentent stigmatisés Mais on va pas continuer Comme ça plus longtemps Donc vous dites
Pas une voix pour le Rassemblement national Pas une voix pour LFI Qu'est-ce que vous dites De la stratégie Multiple d'ailleurs De la majorité sortante Qui dit Tout sauf le RN Et qui ensuite dit Mais pour les partis républicains Sans forcément mentionner LFI Comme le fait Gabriel Attal
Comme Jean-François Copé Sur votre plateau hier Je trouve ça indigne Ça peut pas être À géométrie variable L'éthique et les valeurs Les deux extrêmes Doivent être à combattre Pour les raisons Que je vous ai expliquées Et je pense qu'il faudrait Qu'il y ait cette clarification De la part de ceux Qui ne sont plus aujourd'hui La majorité On continue d'appeler la majorité Ça n'est plus du tout le cas Il y a un autre point Vous savez encore une fois Sur cette dame Le témoignage était Vraiment important tout à l'heure Elle dit Je vais aller voter blanc Aujourd'hui Il y a une large majorité De français en colère Et on n'a pas intérêt À oublier cette colère Et à ne pas vouloir y apporter
Mais qu'est-ce que vous en faites ? Mais qu'est-ce que vous en faites ?
Y apporter des réponses Bon sang C'est ça que font mes candidats
Oui mais j'ai quand même l'impression Que vous dites tout ça Depuis des années Des réponses comment ? Alors essayons d'imaginer Essayons d'imaginer
À quoi peut ressembler Dans ces cas-là Dans cette région Dans la région Où le Front National Aux élections nationales Parce qu'ils en ont marre De M. Macron Sont si hauts Comment se fait-il Moi qui ne suis pas un magicien Je ne suis pas superman Comment se fait-il Que je réussis à les faire reculer 17 points Parce que je me bats Et qu'il y a des résultats
Vous réussissez à les faire baisser 17 points Mais enfin Ils s'apprêtent à peut-être Avoir un grand chelème Dans votre région Il est possible
Grand chelème non Mais derrière aussi autre chose
Il est possible qu'il y ait Quasiment la totalité Des députés du Nord Qui soient RN Ils sont arrivés en tête Dans de nombreuses Transcriptions
Non je me battrai Contre ça jusqu'au bout Et nous veillerons À ce qu'il y ait des candidats Qui soient présents Pourquoi ? C'est pas encore une fois Faire barrage au Front National Au Rassemblement National C'est pas un projet en soi Parce que dans ces cas-là Ça veut dire que vous avez fait barrage Et vous laissez la colère là Ou vous la laissez monter Il faut la faire retomber En apportant des solutions Alors lesquelles ?
Essayons d'imaginer Ce gouvernement provisoire Dont vous parlez
20 secondes Je veux aller jusqu'au bout De ce que je voulais dire
Allez-y Une large majorité de Français
Est en colère Il n'y a pas une majorité De Français qui votent Rassemblement National Ou qui veulent le Rassemblement National Un tiers des voix C'est important C'est le mouvement Qui est arrivé en tête Le Rassemblement National Mais il y a donc Beaucoup plus de Français Qui ne veulent pas De la victoire De l'extrême droite Dans notre pays Et je dis à toutes celles et ceux Qui ne veulent pas Du Rassemblement National Au pouvoir D'aller voter Ou de retourner Voter dimanche prochain Cette dame qui dit Au deuxième tour Je vais m'abstenir Elle fait comme elle veut Il n'y a pas de consigne de vote A lui donner Elle est adulte Elle est responsable Mais si on ne veut pas Que notre pays soit dirigé Par les extrêmes Et par l'extrême droite Il faut retourner voter Elle est peut-être
Dans une circonscription Où elle se retrouve Comme vous disiez tout à l'heure Face à LFI-RN Et dans ces cas-là Vous feriez comme elle Xavier Bertrand Les alternatives d'abord Essayez quand même De se projeter L'ERN parle D'un gouvernement d'union Et lance un appel Au député LR Gabriel Attal Lui parle De dessiner Un troisième chemin Avec une majorité Plurielle Et vous Vous parlez D'un gouvernement provisoire Est-ce que votre gouvernement provisoire C'est la même chose Que Gabriel Attal Quand il dit Une majorité plurielle
Non Non Parce que la majorité plurielle Ça veut dire Qu'on va continuer La même politique qu'avant En proposant des postes Je veux un changement Complète politique Je veux une politique Qui clairement Sur la sécurité Permette qu'on puisse sortir A nouveau de chez soi Sans se poser mille questions Je veux qu'on ait Le pouvoir d'achat Par le travail Je veux que l'on renforce Ce qu'on a d'essentiel Dans notre pays Les services publics Une priorité sur La question notamment De la santé Ça fait partie des sujets Sur lesquels on peut avoir Des résultats très rapidement La crise agricole Ce que vivent nos agriculteurs N'est pas passé Là aussi c'est une priorité
Mais vous feriez ça avec qui ?
Avec celles et ceux Qui sont de bonne volonté Mais ça va jusqu'où La bonne volonté ? On va savoir dimanche
Honnêtement Si vous posez la question A quelqu'un Êtes-vous de bonne volonté Je ne connais personne Qui va vous dire Non je ne suis pas de bonne volonté
Vous avez raison Mais dans ces cas-là Il va falloir être au rendez-vous Des preuves Se hisser à la hauteur Des responsabilités Dimanche soir Mais si vous voulez Que dans ce gouvernement Que j'appelle un gouvernement provisoire Parce qu'on ne va pas faire croire Que ça peut durer Un gouvernement provisoire
Vous faites évidemment référence Au gouvernement du général de Gaulle A la sortie De la deuxième guerre mondiale
Il n'y a plus de général de Gaulle C'est vrai Mais l'esprit Qui était celui de savoir Est-ce qu'on est capable De s'ouvrir De se rassembler Sur des priorités Pour apporter des solutions Aux Français Mais des priorités
C'est quoi ? C'est trois points essentiels
Je viens de vous dire La sécurité Le pouvoir d'achat Par le travail
Mais la sécurité comment ? Est-ce que vous avez La même vision De la réponse A apporter la sécurité Vous Que des socialistes Qui se sont associés Par exemple à LFI Qui n'a pas la même vision De la police Me semble-t-il que vous
Ça va être le rendez-vous De la clarification Il y a eu notamment Des ministres de l'Intérieur Manuel Valls Bernard Cazeneuve Qui ont été au rendez-vous Clairement De la sécurité Et de l'autorité
Mais il ne vous aura pas échappé Que l'un comme l'autre Ont condamné le nouveau Front populaire
Oui bien surtout En condamnant quoi ? L'emprise de LFI Et la dérive de LFI Là vous savez Dimanche prochain On ne sera pas La fin d'une crise Qu'a ouverte le président De la République La crise que nous vivons Ce n'est pas de la faute Des Français C'est de sa faute A lui Donc très clairement
Vous avez vu d'ailleurs Que le père d'Emmanuel Macron S'exprime ce matin Il a répondu à une interview De la presse écrite Et il raconte Qu'Emmanuel Macron Il dit Mon fils m'avait parlé De la dissolution Il y a déjà deux mois Il ne l'a pas du tout décidé Dimanche soir Des européennes
Et il a plongé notre pays Dans des difficultés Plus graves Encore écoutez Au moment des européennes Des millions de Français Vont voter Et il donne ce résultat là Le président Qui a donné la fièvre Prend la fièvre Et il dit Tiens je vais vous la reprendre Dans trois semaines Qu'est-ce qu'il se passe ? C'est le même niveau de fièvre Bien évidemment Sauf que derrière Attention C'est que Il faut bien comprendre une chose C'est la stratégie aujourd'hui De LFI LFI veut la victoire Du Rassemblement National Et le Rassemblement National Quand vous les voyez bien Aujourd'hui
LFI Ils appellent aujourd'hui Ils se désistent Parfois
Leur propre candidat
Ils n'ont pas hésité A se désister Pour empêcher Que le RN arrive
Il n'a qu'une envie C'est que le RN Arrive au pouvoir Pour lui prendre le pouvoir Dans la rue Cette attitude là Est scandale Dans la rue Cette attitude là Est anti-républicaine Ce que souhaite Monsieur Mélenchon C'est l'affrontement Et le RN On le voit bien aujourd'hui Mais n'est absolument pas prêt Zéro solution Au problème des Français Vous avez vu Les rétro-pédalages permanents Quand ils disent On a un gouvernement On est prêt Attendez Ils sont seuls Ils ont essayé De débaucher Alors Jordan Bardella
Dit qu'il est en discussion Et qu'il appelle Les républicains A suivre le chemin Avec le RN
Ce sont des menteurs Ce sont des pipoteurs Ce sont des charlots Rassemblement national Vous avez Madame Le Pen Qui va venir demain Tiens demandez lui des noms Hier elle a été incapable D'en donner Parce qu'ils n'en ont pas Et sur la question Aujourd'hui Vous voyez l'état du pays Septième puissance mondiale Un pays où il y a Une dette comme c'est pas possible Des failles comme c'est pas possible Et pardonnez-moi Et on va dire Un jeune homme De 28 ans Qui a peut-être du talent Parce qu'il est bien peigné Parce qu'il a un beau costume Parce qu'on l'a bien formaté C'est lui qui va diriger Notre pays Sans expérience Et un jeune A la tête de l'état On a déjà essayé On a payé pour voir On a vu ce que ça donnait Un peu d'expérience Vous faites un rapport Au président Mais bien sûr Mais bien sûr L'expérience ça compte Une expérience d'élu Quand vous n'avez jamais eu En face de vous Des gens qui sont venus vous voir Parce qu'ils étaient dans la difficulté Et la solution pour eux Passe par vous Quand vous n'avez jamais été Aux épreuves du pouvoir Vivre des crises Je suis désolé
Vous dites donc qu'ils ne sont pas prêts J'en déduis aussi Qu'à l'inverse Vous dites que l'expérience Qui a été la vôtre Vous avez été ministre Vous êtes président de région Vous avez été aussi élu local Est-ce que ça c'est important ? Est-ce que vous Vous seriez prêt A aller dans ce gouvernement
Provisoire On me pose souvent la question Je suis président de région Je ne suis pas à la recherche D'un emploi Une chose est certaine Là où je suis A la place qui est la mienne Moi je n'hésiterai jamais A jouer la carte De l'intérêt général Je ne sais pas si vous vous en souvenez Au moment de la crise Des gilets jaunes Il y a un peu Une panne de solution Et c'est moi qui propose Ce qui est la prime de 1000 euros Qui est devenue la prime Macron Je n'ai jamais hésité A faire des propositions A apporter des solutions Pour sortir mon pays De la crise Parce que mon pays C'est beaucoup plus important Que les références d'un parti C'est ça ma conviction Et je ne dévierai jamais De cette ligne
Maintenant autre question Vous dites On y pourrait Ce gouvernement Qui apporte des réponses Sur le pouvoir d'achat La sécurité L'immigration Les services publics La santé dites-vous Toutes ces mesures d'urgence Mais avec qui partagez-vous Une vision là-dessus ? C'est-à-dire Est-ce que franchement Au-delà des vœux pieux Est-ce que dans les faits Vous imaginez Une seule seconde Qu'après avoir été membre Du nouveau Front populaire Et avoir été élu Sur l'étiquette Du nouveau Front populaire Des socialistes Des communistes Des écolos J'ai bien compris Pas LFI Mais vous rejoindrez Sur des questions De sécurité D'immigration
C'est à eux de le dire Moi ce que je veux C'est montrer Autour de quel projet ? C'est montrer Qu'entre le rassemblement national Avec une majorité Et le blocage Il y a une autre solution Il y a un autre espoir Et si on ne se rend pas compte Dimanche Qu'il faut absolument Trouver une solution On n'a rien compris À ce qui se passe Parce que le blocage À l'Assemblée Ça voudrait dire une chose Ça voudrait dire très clairement
Qu'on laisse les français Dans leurs difficultés Je veux les sortir De leurs difficultés Et même si c'est compliqué
C'est possible Il n'y a aucune fatalité Ni avoir le rassemblement national gagné Ni avoir l'enguisement De notre pays Alors maintenant je vais vous donner
Un exemple très concret François Ruffin Qui est un de ceux Dont le gouvernement A estimé Qu'il était républicain En tout cas Acceptable de le soutenir Au point que le président De la république A appelé lui-même La candidate Renaissance Qui était face à lui Pour qu'elle se désiste Et tentait de faire élire Donc monsieur Ruffin Face à un candidat RN François Ruffin Il dit Moi je suis prêt A gouverner Avec une sorte d'union nationale A deux conditions Les deux conditions qu'il pose C'est un L'abrogation de la réforme des retraites Deux Le retour de l'ISF Voilà les conditions qu'il pose Est-ce que c'est des conditions Qui permettraient de travailler ensemble ?
Je vous ai dit quoi tout à l'heure ?
Pas tout à fait le même programme
Sans les extrêmes
Vous estimez par exemple Que François Ruffin Pour vous Fait partie des extrêmes ?
Il n'a pas rompu avec LFI C'est quelqu'un avec qui Je le sais Je le vois
Vous ne comprenez pas donc
Que le gouvernement Sans les extrêmes Je vous l'ai dit Sans les extrêmes Et les extrêmes c'est qui ? C'est LFI Et c'est le Rassemblement national Monsieur Ruffin J'ai travaillé avec lui Pour essayer de sauver des entreprises Avec notamment Roland Lescure Le ministre de l'Industrie
Il était élu de la SAM
Notamment sur le dossier
Mais il est LFI
Il n'a pas rompu avec LFI Je sais le travail Qu'il est capable de faire Mais il est LFI Et il n'a pas voulu Je dirais très clairement Rompre Il a dit On verra peut-être Après les élections Clairement On dit les choses Comme on les pense C'est ce qu'on ressent Voilà les différences de fond
Est-ce que vous avez vu Xavier Bertrand Cette chanson de rap Anti-RN Qui hier a été déployée Sur les réseaux sociaux Par un collectif De rappeurs Dans les paroles Qui sont extrêmement Non seulement machistes Les femmes sont traitées de putes Marion Marine Putes Baisent la mère de Bardella Anti-Israël Il parle de la Palestine De la Seine au Jourdain Anti-Francs-maçons Qui sont cités Qui représenterait Shaitan Le Satan En arabe Complotiste Également Sur les questions Notamment Du vaccin Comment vous réagissez A ces propos ?
J'attends que ce ne soient pas Les responsables politiques Qui s'en saisissent Mais dans ces cas-là Que ce soit le procureur De la République Parce qu'il faut bien Faire la différence Entre la liberté d'expression Et au bout d'un moment La violation de la loi Notamment L'incitation à la haine Ou pas Et donc sur tous ces sujets-là Moi maintenant C'est au procureur De dire si clairement Il y a bien violation Et qu'il engage Le cas échéant Des poursuites Vous savez On est dans un monde Aujourd'hui Où au-delà des faits C'est l'émotion C'est l'exploitation des choses Là on a besoin Sur un sujet comme celui-là D'avoir la justice Le procureur Qui nous dise clairement Ce qu'il compte faire Et ça évitera justement Toutes les polémiques
L'un de ces rappeurs L'un de ces rappeurs Avait eu des propos A propos de mon confrère Laurent Ruquier En parlant de lui Comme d'une monstruosité Qui pue le sperme Et d'une pute homosexuelle Disant je n'ai rien à voir Avec ces dégénérés Mais ça ce n'est plus La liberté d'expression Mais ces propos n'avaient jamais Été condamnés
C'est pas normal
Il est l'un des auteurs De cette chanson
Et là c'est le rôle De la justice C'est le rôle de la justice Vous savez On est à un moment Où ça ne peut pas être En permanence L'inversion des valeurs On a besoin aujourd'hui A la fois de cohérence De sang-froid Mais d'avoir des vrais repères La justice est un repère
Vous demandez donc A la justice de se saisir De toutes ces paroles Que je viens de mentionner
Et je pense même Je suis étonné Que ça n'ait pas été fait Depuis hier
Merci Xavier Bertrand D'avoir été avec nous Ce matin Vous êtes président LR De la région Hauts-de-France Et il est 8h52 Sur RMC BFM TV