Jordan Bardella Face à BFM - L'interview en intégralité
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– Bonsoir M. Bardella, président du Rassemblement National. Ici, pas de serrage de main avec Marine Tordelier.
– Oui, vous savez, moi j'ai eu la chance d'être bien élevé, d'avoir reçu des valeurs de la part de mes parents, donc moi je suis poli, courtois, et je n'ai aucune difficulté à saluer… – Mais vous n'avez pas tendu la main en passant ? – Non, parce que je… – Ce qui s'est fait tout à l'heure entre le Premier ministre et Marine Tordelier. – Je me suis engagé aussi en politique contre l'intolérance, et c'est vrai que dans cette campagne, l'intolérance et la violence de la part de la gauche et de l'extrême-gauche à l'égard de tous ceux qui ne pensent pas comme eux, moi je la trouve insupportable.
Vous vous souvenez, il y a quelques mois, vous aviez organisé un débat sur la réforme des retraites, et Mathilde Panot, avec qui j'avais eu le plaisir de débattre, n'avait pas non plus souhaité me serrer la main, elle n'avait pas non plus serré la main à Olivier Véran, et je pense que dimanche, les Français doivent aussi se libérer de ces réflexes.
C'est un débat inélégant, discourtois, et moi je veux réconcilier les Français avec la politique, et je pense que même quand on est d'un camp opposé, on peut se respecter et on peut se dire bonjour, mais je vous rassure, tout ça est du cinéma, parce que lorsque nous sommes dans des réunions de chefs de parti, Marine Tondelier me serre la main, avec un grand sourire, et me tutoie, donc tout ça est évidemment du cinéma. – Vous ne vouliez pas débattre avec elle ce soir ? – Ce n'est pas que je ne voulais pas débattre, vous savez, moi ça fait maintenant 8 mois que je suis en campagne électorale, – On a tenté de monter ce débat.
– Ça fait 8 mois que je suis en campagne électorale, campagne européenne, campagne législative, je crois avoir participé à beaucoup, beaucoup, beaucoup de débats, y compris sur cette chaîne, vous aviez accueilli un certain nombre de débats durant ces derniers mois, et je pense que maintenant, à quelques jours d'un choix important, l'heure n'est pas au spectacle, je sais que c'est toujours bien de faire des débats, – Ce n'est pas du spectacle de débats, ça aurait permis de vous contredire les uns les autres.
– Mais je pense que ce qui est important maintenant, c'est qu'au-delà des polémiques et du brouillard, peut-être dans lequel sont beaucoup de Français, qu'on puisse confronter les projets, parce que depuis dimanche soir, on parle de tout, il y a les accords politiciens, on a vu ce parti unique se dresser, le parti unique Mélenchon-Macron, moi j'ai envie de parler du quotidien des Français. – Ne vous inquiétez pas, on va parler du quotidien.
– Je veux parler du pouvoir d'achat, je veux parler de la sécurité, je veux parler de la santé, et je veux pouvoir répondre à vos questions. – On va parler notamment avec Apolline, avec Nicolas Dose de votre programme, juste une question, vous aviez dit, je veux bien débattre, vous l'avez dit publiquement, mais avec Jean-Luc Mélenchon, sauf que Jean-Luc Mélenchon tout de suite a dit, il n'y aura pas de débat avec moi, donc vous saviez en réalité qu'il n'y avait pas de débat, qu'il n'y aurait pas de débat, vous ne vouliez pas ce débat, vous ne vouliez plus de débat.
– Je suis candidat, si les Français m'accordent leur confiance, au poste de Premier ministre. Il y a trois personnes qui sont candidats déclarés au poste de Premier ministre, c'est Gabriel Attal, Premier ministre sortant, qui ne sera pas reconduit dimanche, et c'est Jean-Luc Mélenchon, et le choix dimanche, c'est un choix entre Jean-Luc Mélenchon, Premier ministre, ou Jordan Bardella, Premier ministre, et l'alliance Rassemblement National, les Républicains d'Eric Ciotti, que je conduis.
Je ne suis pas candidat aux élections législatives à la députation, j'ai été réélu député européen après avoir gagné avec le RN les élections européennes, par conséquent je souhaite débattre et confronter mon projet, peut-être au second tour, avec celui qui a vocation à être Premier ministre dimanche, c'est-à-dire avec Jean-Luc Mélenchon, si les Français accordent leur suffrage au nouveau Front populaire.
Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi est-ce que tout le nouveau Front populaire, la NUPES 2.0, alors que Jean-Luc Mélenchon est déclaré, dès 20h10 dimanche dernier, il a dit « je veux être Premier, je veux gouverner la France », tous les responsables politiques de la NUPES cherchent à cacher Jean-Luc Mélenchon dans le placard. C'est peut-être qu'ils dissimulent en réalité un projet violent et brutal, qui sont aujourd'hui les traits de caractère qu'exprime Jean-Luc Mélenchon à chaque fois qu'il prend la parole ou qu'il s'exprime dans le débat public.
Donc dimanche, le choix est très clair, et moi je pense que l'extrême gauche, cette alliance NUPES, elle représente un périmètre, elle est existentielle pour notre nation, et j'appelle tous les Français, tous les Républicains, patriotes, attachés aux libertés publiques, à venir se porter sur l'alliance que je conduis, pour faire barrage aussi à ce qui apparaît pour moi comme un danger pour les valeurs de la République, qui est cette alliance NUPES. Première interview pour vous ce soir avec Apolline de Malherbe.
Apolline, qui s'installe, 22h43, vous n'oubliez pas le QR code pour poser des questions à Jordan Bardella, qui est notre invité pour l'heure qui vient, Jordan Bardella.
Bonsoir Jordan Bardella. Bonsoir. Beaucoup de questions à vous poser ce soir, effectivement, sur ce que vous feriez si, en effet, dimanche soir, les Français vous accordaient une majorité. D'ailleurs, on verra si c'est une grande majorité ou pas. Benjamin Duhamel vous interrogera tout à l'heure sur la question de la majorité absolue ou non. Et puis sur le profil de vos candidats, ils ont été largement évoqués par vos deux prédécesseurs à ce micro, Marine Tondelier et Gabriel Attal. Plusieurs questions, mais je voudrais commencer par la question de la fin du droit du sol. Parce que je voudrais une question très pratique.
Aujourd'hui, les parents étrangers qui vivent en France et qui ont eu un enfant en France peuvent espérer qu'à l'âge de 13 ans, leur enfant, s'il fait une demande et s'il est bien né en France de deux parents étrangers, obtienne la nationalité française. Ça s'appelle une demande volontaire par anticipation. Ça, si j'ai bien compris, ça disparaît. Deuxième étape. Si jamais il loupait l'étape de 13 ans, c'est à entre 16 et 18 ans, le jeune lui-même qui peut faire la demande et aujourd'hui, il l'obtient. Avec vous ?
Tout à fait. C'est quasiment automatique. Il l'obtient de manière quasiment automatique. Avec vous, ça, ça disparaît. Totalement.
Donc, quelle est l'option qui lui reste ?
La nationalité française, pour moi, s'érite ou se mérite. Le droit du sol, qui prévoit l'acquisition quasi automatique, vous l'avez rappelé, à partir de 16 ans, lorsqu'on en fait soi-même la demande, elle est quasi automatique aujourd'hui. Elle vous permet, vous êtes né en France, sur le sol de France, de bénéficier de la nationalité française de manière quasi automatique. Je pense que ce procédé-là n'a plus de sens sur une planète à 8 milliards d'habitants et alors que nous sommes, au début du commencement, de flux migratoires majeurs qui vont venir de toutes parts.
Mais ça veut dire quoi ? Je souhaite mettre fin... Vous pouvez le lui refuser désormais ?
Je vais vous répondre. Je souhaite mettre fin à l'acquisition automatique de la nationalité. C'est-à-dire, concrètement, que pour être français, il faudra être soit d'un ou deux parents français. Si l'un de vos deux parents est français, eh bien, vous devenez de facto français. C'est ce qu'on appelle le droit du sang dans nos textes. Sinon, à l'âge de 18 ans, si vous êtes né sur le sol de France, vous pourrez engager une demande de naturalisation. Mais je ne veux plus que le droit du sol, aujourd'hui sous sa forme actuelle, soit une pompe aspirante de l'immigration.
Alors, je vais jusqu'au bout, Jordan Bardella. On reprend l'exemple de ce jeune. Donc, à 13 ans, c'est fini. À 16 ans, c'est fini. À 18 ans, il peut faire une demande, une naturalisation. Et si ça lui est refusé, il devient quoi, ce jeune qui a grandi en France et dont les deux parents sont en France ?
Madame, la question, c'est pas qu'est-ce qu'il devient. Si vous êtes sur le sol français, que vous répondez à l'ensemble des critères. Par exemple, un critère que je souhaite mettre en place, c'est l'absence de casier judiciaire. Évidemment, pour les faits les plus graves. Mais je ne veux pas que le fait d'être un criminel, d'avoir été confronté, à plusieurs reprises, à la justice,
Donc, il devra faire ses preuves, en quelque sorte.
puisse être un critère non pris en compte dans l'acquisition de la nationalité française. Donc, si, à 18 ans, vous répondez à un certain nombre de critères, la maîtrise de la langue, le respect du pays qui vous a accueilli, l'absence de casier judiciaire, alors vous engagerez une demande de naturalisation et vous pourrez obtenir la nationalité française. Vous savez, il y a beaucoup de Français qui sont arrivés en France, qui ne sont pas nés en France et qui ont fait des efforts exigeants pour devenir des Français, des Français de cœur et d'esprit. Ma mère, ma propre mère, elle est née en Italie. Elle a eu la chance d'être accueillie par la France. Elle est venue pour travailler en France.
Elle a aimé notre pays. Elle a épousé notre langue. Elle a épousé notre culture. Elle a épousé tout ce qui fait qu'on se sent bien en France. Et pour pouvoir travailler dans la fonction publique, elle a engagé une demande de naturalisation et elle est devenue Française. Et c'est le cas de beaucoup d'étrangers arrivés en France.
Autour de ces questions, c'est-à-dire la fin du droit du son, la question des binationaux qui est revenue au devant de votre campagne. La question, comme vous le dites...
Pas de mon fait, vous me l'accorderez sur les binationaux. J'ai répondu à une question très simple.
Ah bah si, quand même de votre fait. Enfin, pas de votre fait à vous, mais du fait, par exemple, de Sébastien Chenu, qui de lui-même, pendant une heure, a défendu chez Cyril Adnan le fait qu'il fallait mettre fin à la binationalité.
Les journalistes nous posent des questions. Nous sommes courtois et bien élevés.
Nous répondons à vos questions.
Non, Madame, mais juste la polémique qui est née n'a pas lieu d'être. Je ne souhaite pas et je ne remettrai pas en cause comme Premier ministre la double nationalité. En revanche, je dis qu'il y a certains postes stratégiques à la tête du pays. Je pense à la direction des services de renseignement français ou à la direction d'une centrale nucléaire ou au regard des risques d'ingérence qui existent contre les intérêts français. Il y a des contrôles un peu plus durs qui doivent s'exercer. Mais c'est tout, mais je ne toucherai pas à la double nationalité.
J'ai parfaitement bien compris les règles que vous avez répétées. Vous les avez répétées, vous et Marine Le Pen. Mais vous reconnaîtrez que Sébastien Chenu avait mis beaucoup d'énergie à défendre pendant une heure sur un plateau l'idée qu'il fallait mettre fin à la double nationalité. Il y a aussi d'autres députés depuis qui ont dit qu'il faut être franco-français pour être ministre. Vous comprenez bien que...
Madame, il y a un député... Je veux dire, on est un mouvement politique... Non, pardon madame.
...que des binationaux se sont sentis tristes et humiliés, voire même expulsés,
exclus d'une partie des travaux. Je veux bien qu'on trouve dans un parti politique qui a 100 000 adhérents, un élu ou un cadre qui n'a pas... Ce n'est pas n'importe quel élu. ...mon court mot. Non. C'est le vice-président de l'Assemblée nationale et c'est un député. Voilà, vous mentionnez le député Chudeau. Sébastien Chenu, il est revenu lui-même sur son propre propos pour ne pas être incompris et il a dit on ne touchera pas la double nationalité. Je vous le dis, j'ai vocation, si nous arrivons au pouvoir à être Premier ministre dimanche, je ne remettrai pas en cause la double nationalité.
Maintenant, pour être très simple, on ne peut pas réduire le phénomène, le fait migratoire à cette polémique sur la double nationalité. Emmanuel Macron a franchi...
Je vous interrogeais sur la question du droit du sol.
Emmanuel Macron a franchi tous les records d'immigration, record d'immigration légal, record d'immigration clandestine. L'immigration représente aujourd'hui une menace pour la sécurité publique, pour la sécurité des Français, une menace pour notre identité et aussi une menace pour nos comptes publics parce que quand je vois qu'on continue par exemple d'offrir la gratuité des soins à des étrangers en situation irrégulière alors que nous avons un Français sur trois qui renonce à se soigner parce que le reste à charge est trop important, moi j'assume de dire qu'avec moi, il n'y aura plus cette gratuité des soins offerts aux étrangers Quand je vous pose cette question.
en situation irrégulière, c'est de la justice et avec moi, l'immigration sera réduite considérablement en France.
Quand je vous pose cette question, j'ai en tête, quand je vous parlais de cet enfant de 13 ans, une auditrice italienne qui m'a appelée il y a quelques jours sur AMC et dont on sentait son angoisse quand même pour son enfant. Et j'ai aussi en tête les propos de Fadela. Fadela a 47 ans. Elle est infirmière. Elle est franco-algérienne et elle disait que même si elle a bien compris qu'elle ne serait pas exclue, Bien sûr. ouais, mais elle disait elle disait au fond le fait même qu'il reparle de ses binationaux. Je me suis dit mais c'est pas possible. J'ai 47 ans, mais est ce que je dois encore prouver que je suis une bonne Française ?
Madame, qui a parlé des binationaux ce soir ? C'est vous qui me posez des questions sur ce sujet depuis six minutes.
Donc je réponds à vos questions. Elle a dit son angoisse.
Oui, mais qu'est ce que vous lui dites ? Je crois aussi qu'il y a beaucoup de caricatures qui sont dressées sur le projet que je porte pour le pays. Donc je le dis, il y a beaucoup de gens qui sont binationaux, qui sont des triotes sincères, qui aiment la France, qui travaillent et qui pourront évidemment continuer à bénéficier de cette double nationalité, comme tous ceux qui aujourd'hui vivent en France. Je ne remettrai pas en cause la double nationalité.
Il y a aussi en France des gens, puisque c'était votre question sur le droit du sol, qui sont issus de l'immigration, qui sont devenus Français, qui aiment profondément notre pays, mais qui eux aussi ne comprennent pas aujourd'hui qu'il n'y ait plus de règles en matière d'immigration et que l'effort extrêmement puissant qu'ils ont réalisé d'oublier une partie de leur culture d'origine dans leur pays de départ, dans leur pays d'origine pour épouser la culture française. Eh bien, on a un peu le sentiment aujourd'hui que les générations qui arrivent en France sont dispensées de cet effort. Donc je remettrai de l'ordre dans la politique d'immigration.
Je vais durcir les conditions d'acquisition de la nationalité et je veux surtout que nous cessions d'être une pompe aspirante. Et je romprai en cela le tabou de l'immigration de richesse sociale, où je trouve que la France est un peu trop généreuse, parfois avec des gens qui viennent de l'étranger sans aucune condition de maintien sur le sol français, de ressources, de travail, alors que nous avons beaucoup de nos compatriotes qui sont dans une très grande souffrance et vers qui je souhaite flécher l'argent public.
Ça me semble être du bon sens. Une question sur le respect ou non de la justice et du tribunal administratif. Hier, la justice a annoncé qu'elle annulait la fermeture d'un collège privé hors contrat musulman à Nice, le collège Avicienne. Le préfet avait annoncé la fermeture et le tribunal administratif a donc cassé cette décision. L'argument qui avait été utilisé par le préfet pour la fermeture de ce collège, c'était de dire qu'il y avait une trop grande opacité des comptes et notamment de la provenance des dons pour ce collège. Le tribunal a reconnu qu'il y avait en effet une opacité, mais que ça n'était pas un argument suffisant pour faire fermer ce collège.
Vous, la semaine prochaine, si vous êtes Premier ministre, les préfets dépendront aussi de votre autorité, de l'autorité de votre gouvernement. Qu'est-ce que vous leur direz, au préfet ? Vous leur direz qu'il faut respecter le droit et donc la décision du tribunal administratif, donc on laisse ce collège ouvert, ouvrir, ou est-ce que vous irez contre la décision du tribunal administratif ?
J'entends combler le vide juridique qui existe aujourd'hui autour de la lutte contre le fondamentalisme islamiste. D'abord, je tente d'épouser depuis quelques jours la fonction de Premier ministre et si les Français m'accordent leur confiance, j'aurai à cœur de ne pas commenter des décisions de justice par respect, pour nos institutions et par respect pour la séparation des pouvoirs. En revanche, je note sur le fond qu'il y a un vide juridique aujourd'hui autour de la lutte contre le fondamentalisme islamiste. Marine Le Pen avait porté lors de l'élection présidentielle un projet de loi de lutte contre les idéologies islamistes.
Ce texte contenait des mesures extrêmement fermes pour permettre à l'État de fermer les mosquées radicales. Il y en a des dizaines aujourd'hui qui pullulent sur notre sol, elles ne sont pas fermées. Pour permettre la dissolution de toutes les organisations politico-religieuses, dont certaines d'ailleurs ont refusé de signer la charte de la laïcité, c'est vrai avec les frères musulmans en France, c'est vrai avec ce qu'on appelle les miligos russes, qui est le bras ramé de l'idéologie islamiste sous le contrôle de la Turquie, d'Erdogan en France, dans nos quartiers, dans nos banlieues, pour permettre l'expulsion des étrangers radicalisés sur le sol de France.
Les Français qui nous regardent doivent bien comprendre que la moitié des gens qui sont suivis pour leur proximité avec le fondamentalisme islamiste en France sont étrangers. Moi, je souhaite les expulser pour protéger mes compatriotes. Dans ce texte de loi qui va interdire les manifestations, les revendications, les outils militants du fondamentalisme islamiste, permettra précisément de répondre à ce type de cas. Je pense que nous avons été extrêmement faibles avec une idéologie qui nous a déclaré la guerre, qui a tué plusieurs dizaines de nos compatriotes depuis les attaques et les attentats, les atrocités qui ont été commises par Mohamed Merah en 2012.
Et moi, je n'aurais pas la main qui tremble à l'égard d'une idéologie qui tue nos compatriotes. Nous sommes plus faibles à l'égard de l'islamisme que ne le sont certains pays musulmans eux-mêmes. Aux Émirats, par exemple, les frères musulmans sont considérés comme une organisation terroriste. Moi, je les interdirais sur le sol de France.
Jordan Bardella, s'il faut élargir ma majorité, je le ferai. Voilà ce que vous avez déclaré et je voudrais savoir avec qui. Et notamment, est-ce que vous irez chercher des personnalités de la société civile ?
J'entends bâtir un gouvernement d'union nationale.
J'ai quelques noms à vous soumettre, ça ira plus vite. Si vous n'en voulez rien...
Si vous voulez rien à la sécurité. Pardon, je ne vais pas jouer au ni oui ni non. Non, non, ce n'est pas une question de ni oui ni non. C'est que vous savez très bien que c'est important. Laissez-moi. Laissez-moi. Non, mais je m'imagine que vous savez très bien que je n'allais pas vous répondre ce soir.
Mais j'avais un doute parce que vous avez annoncé avant le premier tour des législatives que vous donneriez dans l'entre-deux-tours un certain nombre de noms de personnalités. Non, j'ai dit que je les donnerais.
Je serais respectueux. On va faire très simple, mon gouvernement, je l'ai en tête. Mon gouvernement, il est prêt et il y a dans ce gouvernement des personnalités du Rassemblement national, mais il y a aussi des personnalités qui viennent des Républicains, qui viennent de la droite et des personnalités qui viennent de la société civile. Dans cette alliance que je conduis aux côtés d'Éric Ciotti, évidemment qu'Éric Ciotti aura vocation à assumer des responsabilités ministérielles au sein de ce gouvernement.
Est-ce qu'il y aura Henri de Castres, l'ancien patron d'AXA ? Non. Est-ce qu'il pourrait ?
Non.
Alors, donc il y en a... En fait, on va pouvoir procéder quand même par élimination.
Non, sur les deux premiers noms que vous m'avez cités. Voilà, si vous voulez, mais on va s'arrêter là. Non, sur les deux premiers. Voilà, parce que sinon, la soirée va être... Non, non, non, non, je connais ce petit jeu, donc on va s'arrêter là, si vous le voulez bien. Je me soumettrai à toutes vos questions, mais là, pour le coup, on va peut-être s'arrêter là. Juste pourquoi ? Parce que les élections ne se sont pas encore terminées. Il y a un deuxième tour dimanche, et avant de présenter aux Français mon gouvernement, j'ai besoin d'une majorité parlementaire. Nous pouvons avoir la majorité absolue. Nous aurons une majorité absolue.
Et moi, je dis aux Français que face à ce parti unique, Mélenchon-Macron, il y a une opportunité d'un changement raisonnable. D'un changement responsable. Ça fait sept ans que vous subissez la politique d'Emmanuel Macron, et dimanche, vous avez précisément l'opportunité de placer à la tête du pays des gens qui vous respectent, qui vous considèrent et qui vous aiment autant qu'ils aiment la France. Henri Proglio ?
Alors, celui-là, on n'a pas de nom. C'est peut-être un oui. Juste une dernière question, parce que j'ai des nombreux SMS depuis que tout à l'heure, j'ai lu les SMS en direct. Notamment, là, j'ai un SMS d'un attaché parlementaire d'un groupe de gauche. Il dit « Est-ce que Jordan Bardella garantira à tous les parents gays que leurs droits ne seront jamais remis en question ? »
Je ne remettrai jamais, jamais en cause les droits d'un seul Français sur le territoire de la République française. Je garantirai les droits de tous les Français. Et je veux même me battre pour aller reconquérir des droits qui sont aujourd'hui abîmés. Et je pense ce soir à toutes les femmes françaises, à nos mamans qui sont toutes extrêmement inquiètes quand leurs enfants sortent dans l'espace public. J'ai 28 ans et il y a beaucoup de femmes, de jeunes femmes de mon âge, qui sont extrêmement inquiètes lorsqu'elles sortent dans l'espace public.
J'ai 28 ans et il y a beaucoup de femmes, de jeunes femmes de mon âge, parce qu'elles ont la crainte, au regard de la tenue, au regard du maquillage, au regard du trottoir, de l'heure, de la rame de RER qu'elles empruntent lorsqu'elles sortent le soir, d'être harcelées, invectivées, parfois agressées. Le premier des droits, c'est la sécurité. Je le garantirai et je le rétablirai partout.
Merci beaucoup à Pauline. Jordan Bardella, les téléspectateurs peuvent s'adresser à vous, vous poser des questions ce soir. Il y a une question, mais alors simplissime. Elle doit tenir en quatre ou cinq mots. C'est Michel qui vous la pose. On va la voir apparaître. Bonjour M. Bardella, quelle est votre profession ?
Je suis député européen. Mais avant ça ? J'ai commencé la politique, j'ai eu mon premier mandat à l'âge de 19 ans. Et j'ai consacré, je ne vais pas dire ma vie, parce qu'à 28 ans, ça serait présomptueux, à la défense de mes idées, à la défense de mon pays. Et je ne crois pas que la politique, ça soit un passe-temps. Je pense que c'est un engagement à temps plein.
Donc vous dites que c'est votre métier ?
Oui, je pense que c'est un... C'est plus qu'un métier, c'est plus qu'une profession. C'est un don de soi, la politique. Et croyez-moi qu'au niveau où je fais de la politique, on a très peu de temps de faire autre chose à côté.
Je ne vais pas me faire le porte-parole de Michel, parce que je ne sais pas si elle avait ça en tête, mais je vais vous poser les questions à partir de ce qu'elle dit là. Vous comprenez que ça puisse perturber, inquiéter même, que quelqu'un d'aussi jeune que vous, à 28 ans, qui n'a jamais eu d'autre métier qu'élu, que politique, puisse arriver à ces responsabilités-là. Sans avoir connu, par exemple, une salle de classe, une entreprise, ce genre de choses. C'est-à-dire que la vie de ceux qui nous regardent, la vie professionnelle, vous ne l'avez jamais connue.
Mais M. Sfutev, vous pensez que quand on est donné à... Quand on a fait 32% à une élection européenne, 33% à une élection législative, vous pensez qu'on ne connaît pas la vie des Français ? Enfin, moi, je suis très étonné de votre question, parce que vous n'avez pas posé cette question à Gabriel Attal. Quand c'est Gabriel Attal, tous les observateurs sont ravis, on parle de rajeunissement. Quand c'est Emmanuel Macron, on se dit « Enfin, un jeune qui va venir bouleverser le paysage politique ! » On lui a posé mille autres questions, sauf que je prends un puits sur la question de Michel. Quand c'est nous, je note que la réserve est un peu plus importante.
Croyez-moi, compte tenu de l'enfance que j'ai eue, de l'endroit dans lequel j'ai grandi, dans une cité modeste de Seine-Saint-Denis, qui a été confrontée à l'insécurité, à la violence, au trafic de drogue, je connais la réalité de beaucoup de Français. Et je pense que si les Français, sont de plus en plus nombreux à nous accorder leur confiance, que ce soit à moi ou à Marine Le Pen, nous travaillons ensemble, c'est précisément parce que nous mettons des mots sur ce qu'ils ressentent.
Et que nous mettons des mots sur ce qu'ils vivent.
Ça ne vous manque pas d'expérimenter, de sentir ? Vous savez que la politique, ce n'est pas du spectacle. Ça consiste très concrètement à bosser des projets de loi, à rédiger des textes de loi, à gérer des collectivités, à prendre des décisions. C'est la vie des Françaises qui sous-entend parfois de sous-peser les avantages, les inconvénients, de chiffrer, d'aller au bout, de connaître ses dossiers, de comprendre ce que vivent les Français, profession par profession. Je fais cela, matin, midi et soir. Je me donne à 200% pour cela. Et je pense qu'on ne peut pas douter ni de ma sincérité, ni de mon énergie.
Et croyez-moi, de la première seconde jusqu'à la dernière, si les Français m'accordent leur confiance, j'entends me donner pour eux et à leur service. On va chiffrer, Jordan Bardet, la voici. Nicolas Dose.
Avec grand plaisir. Nicolas. Bonjour Jordan. Bonsoir Monsieur Dose. Bonsoir. J'ai un chiffre erroné que j'ai donné tout à l'heure sur l'impact de la hausse du SMIC en termes de pertes nettes d'emplois sur un an. C'est 29 000 et pas 180 000 comme je l'ai dit. 29 000. Ce n'était pas le bon chiffre, donc je tiens à le préciser parce que j'ai vérifié depuis. Parlons de votre programme économique avec moi, exclusivement de ça. J'ai plein de questions. Je me suis demandé pourquoi vous vous lanceriez dans cette baisse de TVA de 20 à 5,5% sur l'énergie et notamment sur les carburants, au-delà du fait que c'est une subvention aux énergies fossiles.
Mais pourquoi se lancer dans cette voie-là alors que vous avez l'assurance que ça vous coûte une fortune, on est au-delà des 10 milliards d'euros, vous avez l'assurance que vous ne ciblez pas des publics particuliers, tout le monde en profitera, et vous avez une très faible assurance qu'il y aura un effet sur les prix. Parce que les baisses de TVA déjà observées, ce n'est pas un ascenseur la TVA. Quand vous la baissez, le gros peut aller dans la poche du producteur. Quand vous la montez, vous savez que ça va direct dans les prix et ça tape le consommateur. C'est cher et sans doute pas efficace. Pourquoi je la fais d'abord ?
Peut-être pour répondre à la première partie de votre interrogation. Parce qu'il y a des millions de Français aujourd'hui qui n'arrivent plus à se déplacer, qui n'arrivent plus à se chauffer l'hiver, et qui ont fait beaucoup d'efforts pour réduire leur consommation d'électricité et qui, en parallèle de ça, ont vu les factures continuer d'augmenter. C'est 45% de hausse depuis deux ans. Donc j'assume ce choix. Vous savez, pour rendre du pouvoir d'achat aux Français, il y a deux solutions. C'est soit on augmente les salaires. On abordera peut-être la solution que j'envisage avec nos chefs d'entreprise pour leur permettre d'augmenter les salaires sans charge.
Soit la baisse des dépenses contraintes. Moi, le levier que j'ai identifié pour leur permettre immédiatement de retrouver du pouvoir d'achat, c'est la baisse de la TVA de 20% à 5,5% sur le carburant et les énergies. Maintenant, vous me dites, peut-être sur la deuxième partie de votre interpellation, vous me dites que ça ne va pas leur baisser. Ça ne va pas leur bénéficier. C'est faux. Partout où il y a eu autour de nous en Europe des baisses de TVA, la Pologne l'a fait sur le carburant. L'Espagne, le Portugal l'ont fait sur les produits de première nécessité. C'est ce que je souhaite faire dans la deuxième partie de mon action à compter du budget d'octobre. Si l'inflation explosait.
Les baisses se sont répercutées sur le pouvoir d'achat de nos compatriotes. Vous n'avez aucune certitude sur la répercussion. Je regarde ce qui se fait ailleurs. On l'a fait chez les restaurateurs, ça n'a pas fonctionné. Ça n'est pas vrai. Vous savez très bien que le carburant est pour beaucoup d'industriels un produit d'appel, notamment pour les grandes surfaces. Et que le niveau de concurrence entre deux heures au restaurant très différent et le carburant chez qui tout le monde va, ce n'est pas la même chose. Là-dessus, c'est la concurrence qui fera le travail. La DGCCRF aura instruction de vérifier la répercussion de ces baisses de TVA. Et je me permets de finir cet argument.
Elle n'est absolument pas obligatoire
cette répercussion. J'y tiens. Elle n'est absolument pas obligatoire. Il n'y a aucune obligation. C'est une baisse de TVA.
C'est une baisse de taxe. Oui, mais il n'y a aucune obligation de la répercuter intégralement dans les prix.
C'est une baisse de taxe. L'Espagne et le Portugal, Monsieur Dose, pardon, je termine mon exemple. Il y a eu des études qui ont été faites à la fois par la Banque d'Espagne et par la Banque du Portugal qui ont démontré que l'intégralité de cette baisse de TVA s'était répercutée immédiatement, s'agissant des produits de première nécessité, sur le ticket et sur la facture lorsque vous allez faire vos courses. Donc, c'est un choix que j'assume. C'est un choix que je mettrai en œuvre parce que j'y vois là un moyen de restituer du pouvoir d'achat. J'ai très bien compris.
Et vous savez que la taxe sur la valeur ajoutée, la taxe sur la consommation est légèrement plus élevée en France qu'elle ne l'est en Allemagne ou qu'elle ne l'est au niveau européen. Et donc, je souhaite précisément, aussi par ce biais, réaligner les taxes sur la consommation avec la moyenne européenne. Donc, c'est à la fois un réalignement européen et en même temps une restitution du pouvoir d'achat. Nous avons un niveau moyen de TVA en France inférieur à la moyenne de l'Europe. Pas sur la consommation, pas sur les taxes moyennes de l'Europe.
Et je vais même vous donner, peut-être pour que les Français qui nous écoutent ce soir comprennent, sur un plein moyen de 50 litres, c'est 10 à 15 euros que je rends immédiatement à la pompe. Donc, peut-être qu'avec cette mesure, je vais permettre à beaucoup de Français sur les routes de partir en vacances qui se disent aujourd'hui je ne pourrai pas le faire parce que mes dépenses contraintes
sont trop faibles. Vous êtes convaincu de l'effet, moi beaucoup moins, mais c'est effectivement la concurrence qui sera clairement le juge de paix. Qui n'est pas la même que sur la restauration. Qui n'est pas la même que sur la restauration. Mais vous avez quand même une zone de chalandise où il n'y a pas énormément de concurrence. Bref, la baisse de TVA, ce n'est pas un choix unilatéral de la France. Tout ça est pour vous transparent, clair, évident, tout va bien se passer.
Ça l'est. Il y a un sujet, vous le savez, avec une directive européenne sur le carburant. Il y a des pays européens, il y a des jurisprudences. La Pologne l'a fait en baissant son taux de TVA sur le carburant il y a quelques mois à 8 %. La Commission européenne n'a rien dit et elle a laissé évidemment cette baisse de taxe. Puis surtout, moi j'arrive avec un argument. La défense, la différence entre le gouvernement et le mien, c'est que moi, je souhaite défendre les intérêts de la France sur la scène européenne.
Et donc, quand on arrive devant la Commission européenne pour indiquer que la France va baisser son taux de TVA s'agissant du carburant à 5,5 % avec le vote, un vote démocratique qui est celui du Parlement, c'est un argument
que je crois être un argument de poids. Eh bien, j'attends de voir la négociation. Alors, deuxième élément très important, c'est cette mesure qui peut paraître complexe. Vous proposez une exonération de cotisations sociales aux entreprises qui accordent des hausses générales de salaires jusqu'à 10 % dans la limite de trois fois le SMIC. C'est bien ça ? Oui. Parfois. Je me suis dit en voyant cette mesure, qu'est-ce qui fait qu'une entreprise va augmenter les salaires ? Encore une fois, je vais revenir à ce que j'ai dit tout à l'heure à Gabriel Attal et à Madame Tondelier. C'est une entreprise qui a de l'activité et qui a des gains de productivité pour pouvoir tirer les salaires à la hausse.
Encore une fois, le salaire ne se met pas dans une loi de finances. C'est un prélèvement obligatoire éventuellement qu'on peut jouer sur le pouvoir d'achat. Et là, c'est un choix politique, je vous l'accorde. Une entreprise ne va pas se mettre à augmenter les salaires parce qu'il y a des exonérations de cotisations à prendre. Est-ce que vous ne craignez pas ? Je ne peux pas affirmer à 100 % ce que je dis, mais j'ai l'intuition que vous risquez de créer un fabuleux effet d'aubaine en subventionnant des hausses de salaires qui auraient existé sans la mesure
que vous proposez et qui sera une mesure qui peut coûter beaucoup d'argent. Une entreprise dise quoi ? On ne peut pas augmenter les salaires parce que les charges sont trop importantes. Il y a le fameux exemple du SMIC où pour augmenter quelqu'un, 100 euros, c'est 400 euros. C'est très particulier parce que le SMIC est complètement déchargé. Il y a deux hypothèses. Soit on vend quelque chose d'invendable comme le fait la NUPES, c'est-à-dire qu'on va augmenter le SMIC à 1 600 ou 1 800 euros sans dire d'ailleurs que la hausse de charge que ça va représenter pour beaucoup d'entreprises ne sera pas une augmentation du chômage.
C'est-à-dire qu'une entreprise va non seulement tuer ses entreprises mais va donc de facto créer une augmentation du chômage qui va venir peser évidemment sur la société française et sur les dépenses sociales de la France. On l'a fait tout à l'heure Jordan Bardella.
Les auditeurs l'ont entendu. Les auditeurs
ont entendu tout ça et j'ai même corrigé l'impact sur les pertes d'emplois annuels. La deuxième solution c'est de permettre à nos chefs d'entreprise je passe un deal gagnant-gagnant avec eux. Je leur dis tout le monde vous en avez rappelé les conditions ces 10% de hausse sont exonérés de cotisations pendant 5 ans et ça permet donc de permettre sur le long terme une augmentation des salaires. Mais vous savez moi la différence peut-être avec mes concurrents c'est que je suis candidat de la vérité et que je ne vends pas aux Français des solutions d'abord je ne dépense pas de l'argent que je n'ai pas et je ne vends pas aux Français des solutions invendables.
Vous voyez pour augmenter les salaires il ne suffit pas d'arriver sur un plateau et de dire demain du sérieux sur les questions économiques du pragmatisme et je veux permettre à nos chefs d'entreprise de leur redonner cette liberté et donc je déverrouillerai pour eux la possibilité je leur redonnerai la liberté d'augmenter les salaires sans charge maintenant si vous avez des solutions un peu meilleures n'hésitez pas à nous en faire part mais je peux vous assurer que c'est des sujets éminemment complexes et qu'on n'a pas de baguette magique pour la hausse des salaires il faut augmenter les salaires parce que les salaires sont trop bas parfois bons pour le pouvoir d'achat
et en même temps respectueux de la situation économique de nos entreprises la question du salaire net c'est la vraie question et ce n'est pas le salaire brut la question il faudra un jour effectivement mais c'est un travail lourd très lourd remettre totalement à plat le modèle de financement de la protection sociale parce que c'est ça le sujet pourquoi est-ce que les salaires sont trop bas en France parce que le net est prélevé par une montagne de prélèvements préalablement pour le modèle social il faut le financer c'est pour ça que vous dites que tout ça est parfaitement équilibré ce n'est pas totalement ma conviction en termes de financement du modèle social mais j'avance j'avance parce qu'il y a plein de sujets je voudrais qu'on essaye de clarifier votre position juge n'enlève pas une recette c'est un manque à gagner oui oui vous en conviendrez pardonnez-moi la protection sociale a besoin de financement oui oui c'est un autre débat on a je vous rappelle
une caisse d'amortissement de la dette sociale qui traîne d'ailleurs les comptes de la sécurité sociale qui n'ont pas été certifiés 135 milliards d'euros merci de me rappeler je vais hériter d'un pays en quasi faillite budgétaire et que le cadeau entre guillemets empoisonné que laisse Emmanuel Macron à ses successeurs va être très lourd mais on voit là effectivement on nous a beaucoup reproché notre compétence sur les sujets économiques et c'est vrai
que les mozarts de la finance ont un bien triste bilan la réforme des retraites je voudrais clarifier vraiment ce que vous voulez faire alors on ne va pas refaire votre proposition sur les carrières longues après 42 années pourtant c'est ma priorité oui c'est votre priorité mais votre priorité c'est l'abrogation de la réforme des retraites à l'automne de facto bien sûr alors j'aimerais que vous me disiez si à l'automne après abrogation de la réforme des retraites l'âge légal je ne parle pas de l'âge à taux plein l'âge légal de départ à la retraite en France sera 62 ans 62 ans d'accord et 42 annuités de cotisation voilà donc on avance l'âge de départ et on réduit
le nombre d'annuités exigées et on réduit l'âge logique la réforme des retraites mise en oeuvre par Emmanuel Macron la réforme Macron d'abord elle coûte de l'argent cette année et elle a des coûts cachés parce que ce qu'on ne dit pas c'est que deux tiers des actifs de plus de 60 ans vous en conviendrez sont aujourd'hui sans emploi ils sont donc soit soumis à l'invalidité soit au RSA soit au chômage par conséquent quand on décale l'âge de départ à la retraite qu'on le retarde on augmente les dépenses sociales à 3 milliards 600 millions d'euros
on augmente le taux d'emploi qui doit permettre on a déjà avec cette réforme des retraites augmenté le taux d'emploi absolument absolument non non non
ma réforme des retraites monsieur Dose elle est bâtie sur quelle logique je veux que on puisse permettre on puisse avantager ce qui rentre tôt sur le marché du travail je veux augmenter le taux d'activité et je veux que ceux qui ont commencé avant 20 ans qui ont des métiers difficiles puissent partir à la retraite vous comptez augmenter le taux d'activité il devient plus intéressant avec ma réforme d'entrer tôt sur le marché du travail et je réponds aussi à une demande de nos chefs d'entreprise qui aujourd'hui ne trouvent pas la main d'oeuvre nécessaire dans un certain nombre de professions donc ça correspond à une vision et c'est surtout une vision de l'homme c'est un choix social
que j'assume faire une contre réforme des retraites sur l'âge légal et sur le nombre d'annuités et penser que le taux d'activité augmente derrière
là vous êtes Mozart aussi mais j'ai la prétention quand même d'être l'avocat ce soir de ceux qui ont commencé à travailler très tôt qui font des métiers difficiles qui n'ont pas la chance que nous avons tous les deux de travailler dans des conditions de bureau à l'intérieur qui sont peut-être plus confortables il y a des métiers difficiles mais moi aussi c'est un métier de passion mais cette France qui a commencé à travailler avant 20 ans je veux qu'elle parte à la retraite avec 40 annuités et à partir de 60 ans elle va se défendre tout le monde y gagne
évidemment un petit peu j'avance vous promettez un prix français de l'électricité oui est-ce que honnêtement vous avez fait quand même beaucoup d'allées retours sur plein de trucs bon pas du tout pas du tout d'accord est-ce que vous comptez
toujours sortir
du marché européen de l'électricité non je veux sortir
des règles de tarification des prix c'est déjà le cas elles sont modifiées elles entrent en vigueur c'est un système qui est mis en place c'est un système soviétique c'est ce qu'on appelle des contrats de longue durée qui vont bénéficier essentiellement aux entreprises électro-intensives et aux énergéticiens moi ce que je souhaite d'ici là c'est que la France puisse négocier une dérogation pour retrouver un prix de l'électricité de vente qui corresponde à son coût de production qui a été historiquement autour des 60-70 euros le mégawatthe aujourd'hui le prix européen change toutes les heures ce sont les règles du marché
elles changent toutes les heures en tout cas vous comptez effectivement ne pas quitter le marché européen mais quitter le mode de fixation du prix mais oui parce que le marché il existe de facto je ne suis pas sûr que le truc matche
monsieur Dose pardon mais oui mais je pense que ça matchera difficilement le marché il existe il y a une offre il y a une demande la France
est le premier exportateur
de la France avec la péninsule numérique par exemple je souhaite que la France puisse continuer à exporter l'électricité mais je n'admets pas que la France soit privée de l'avantage comparatif que lui a toujours accordé le nucléaire donc je veux que nos entreprises je veux refaire de la France un paradis énergétique et si on veut réindustrialiser si on veut relancer la croissance et l'ambition que je porte
en matière économique c'est de déverrouiller toutes les contraintes qui pèsent sur la croissance je veux une énergie pas chère on va pas répéter ce que vous venez de dire je pense que ça va être hyper compliqué j'ai fini ? oui non oh
allez dernière question et tout ce que je vous dis vous me dites que c'est compliqué oui c'est compliqué non mais je vous dis à un moment donné je veux changer
le système actuel parce que j'estime qu'il n'est pas avantageux je vous dis que la TVA à 5,5 vous n'aurez pas l'objectif le résultat vous me dites que ça ira et que l'exonération de cotis sur les hausses de salaires il y aura un effet de bête mais vous n'y croyez pas mais je ne vous...
comment est-ce qu'on peut faire une contre-réforme des retraites qui augmente le taux d'emploi vous m'avez fasciné mais comment peut-on faire une contre-réforme des retraites et dire qu'on va restreindre et dire qu'on va restreindre le recours à la main-d'oeuvre étrangère et d'ailleurs les gens de l'UDP les artisans les commerçants ont manifesté une vraie inquiétude à l'idée que ils ne pourraient plus avoir les mêmes recours à la main-d'oeuvre étrangère
qu'aujourd'hui ça n'est pas vrai j'ai lu le communiqué au moment de ce débat sur la loi immigration communiqué qui avait été position commune et qui indiquait leurs réserves sur l'article 3 devenu l'article 4 bis de cette loi immigration qui prévoyait d'accélérer les régularisations en disant occupons-nous d'abord de former des jeunes en France pour leur permettre de travailler maintenant je suis très clair il y a des secteurs aujourd'hui où on a recours à des travailleurs étrangers parce qu'on n'a plus de médecins parce qu'on a effondré la filière nucléaire et qu'on est contraint d'aller chercher des soudeurs aux Etats-Unis mon sujet c'est pas qu'on fasse venir des gens pour travailler de ce contrat de travail mon sujet c'est que je suis opposé à ce qu'on régularise des clandestins parce que quand on vient en France quand on viole les lois on peut pas bénéficier de droits donc je veux juste remettre un peu d'ordre dans le pays remettre de l'ordre dans les comptes remettre de l'ordre dans la rue et remettre un peu de bon sens mais encore une fois moi vous savez je pense que l'économie c'est de la confiance et je suis très pragmatique à l'égard de nos entreprises et je serai très à l'écoute de ce dont elles ont besoin
pour la croissance parce que mon objectif j'ai une question Jordan Bardella vous avez expliqué hier sur la foi de rumeur et j'insiste sur le mot de rumeur parce que c'est le terme qu'a employé elle-même Marine Le Pen qu'un coup d'état administratif se préparait en France qu'Emmanuel Macron allait annoncer aujourd'hui même le changement de dizaines de préfets du patron de la gendarmerie de la police il n'en a rien été je reviens à ce mot de rumeur que Marine Le Pen employait rumeur c'est aussi le mot qu'on trouvait visiblement c'est le point de départ dans un article du JDD qui publiait également le fait de faire campagne sur des rumeurs
monsieur Switek nous sommes à la veille d'un choix très important qui va décider les français vont choisir leur nouveau gouvernement et une nouvelle majorité pour le pays un certain nombre d'articles de presse compris d'ailleurs rapportés par vos confrères avec qui j'ai discuté avant de venir ce soir ont fait état de cette volonté du chef de l'état en prévision d'un futur gouvernement qui ne serait pas issu de son mouvement politique et donc peut-être du rassemblement national et des républicains de procéder à un certain nombre de nominations notamment changer le patron de la police de remplacer avant même la nomination du gouvernement le patron de la gendarmerie et de faire un peu partout un certain nombre de nominations qui consisterait à recaser sur la police à gendarmerie aujourd'hui rien ne s'est produit on ne sait pas que ça ne s'est pas produit
évidemment enfin mais quels faits vous avez
pour avancer ça les articles quelles informations vous avez écoutez vous êtes journaliste oui justement ce sont des journalistes qui nous ont alerté de cela et pas que des journalistes des personnes bien placées au sein de l'appareil vous savez on a des contacts au sein de l'état parce qu'il y a beaucoup de gens qui se préparent à notre arrivée au pouvoir et donc il y a un certain nombre de nominations nous avons donc décidé sur la base d'articles de presse vous mentionnez l'article du journal du dimanche qui a été publié quant à ces bruits de couloirs quant à ces rumeurs de nomination en prévision de mercredi nous avons donc décidé d'alerter les français de les prendre à témoin moi si vous voulez je ne jette pas le discrédit sur des gens qui travaillent avec Emmanuel Macron qui sont des serviteurs de l'état et qui l'ont accompagné dans le cadre de la politique pour laquelle il a été élu mais je dis juste au président de la république qu'on ne peut pas faire des nominations changer placer un tel ou un tel à tel ou tel poste avant même que le gouvernement
soit nommé c'est juste cela que je veux mais si j'inverse la chose et je pense par exemple aux fonctionnaires et aux fonctionnaires qui peuvent nous regarder ce soir ça voudrait dire que si vous arrivez au pouvoir vous auriez envie d'avoir vous
des fonctionnaires
à votre botte c'est comme ça la rumeur circule de la nomination à la tête de la police nationale du directeur de cabinet de monsieur Darmanin oui on peut il n'est pas je crois issu je ne le connais pas personnellement et je le respecte pour ce qu'il fait mais il n'est pas issu de l'administration de la police en l'occurrence oui on peut légitimement s'interroger donc voilà moi je dis juste ça il y a des élections on fera ces nominations conjointement avec le gouvernement avec le gouvernement qui sera choisi par les français dimanche mais encore une fois moi j'ai toute confiance dans les hauts fonctionnaires français dans les serviteurs de l'Etat je crois qu'on a une administration de très grande qualité et dans le projet que je porte pour le pays il y a aussi la volonté non pas seulement de rétablir la politique dans ce qu'elle a de plus noble mais de rétablir l'Etat Emmanuel Macron a fait beaucoup de mal à l'appareil d'Etat en supprimant en réformant
le pouvoir sur l'Etat c'est donc la question de ce qu'il faut pour que les paramètres soient rétablis donc la question que je je fais ce que je veux c'est qu'on va dés应ler l'Etat pour qu'on passe sur les métavers c'est ça donc c'est fait
Nous aurons la majorité absolue. Je prends un témoin, le sondage qui s'affiche. Vous vous souvenez des projections en termes de sièges du dernier sondage des élections législatives de 2022 ? Qui, effectivement, vous donnait beaucoup moins de députés que vous avez eu. 40 à 45 sièges. Nous avons eu 89 députés. Un plus un en politique ne fait jamais deux. Et je me mets à la place ce soir... Les sondages sur les européennes ont donné des résultats qui étaient conformes à ce qui s'est passé à la fois. Vous êtes bien trop rigoureux pour confondre une estimation, en tout cas mêler une estimation sur une proportionnelle à un tour.
Et en fait, 577 élections différentes, moins évidemment les gens qui ont été élus au premier tour. Je pense que nous aurons une majorité absolue. Mettez-vous à la place d'un Français qui a voté pour Emmanuel Macron aux élections législatives et à qui on vient dire au second tour, tu vas devoir aller voter pour la France insoumise, un parti politique que le président de la République lui-même... Pas il y a six mois, pas il y a un an, il y a quinze jours, considéré comme un parti antisémite, communautaire, antiparlementaire.
Je l'ai rappelé tout à l'heure à Gabriel Attal, mais est-ce qu'au fond, vous n'avez pas sous-estimé l'efficacité du réflexe de Front républicain ? On vous entendait beaucoup considérer que tout ça, c'était terminé, que ça ne fonctionnerait plus. Le fait est que quand on regarde le nombre de désistements, ça a fonctionné.
Mais vous croyez... Non. Vous croyez que ça... En termes de désistements, ça a fonctionné. Mais on verra si les électeurs suivent. Ça fait honneur à la politique. Vous croyez que ça fait honneur à la politique de vouloir tout faire pour empêcher un mouvement que je préside, qui a réuni des millions de Français, plus d'un tiers du corps électoral aux européennes, plus d'un tiers du corps électoral aux élections législatives dimanche dernier, de l'empêcher de gouverner ? Mais c'est quoi cette conception de la démocratie ? On est quoi ? On est des sous-citoyens ? On est des sous-électeurs ? Ce que font M. Macron et Mélenchon, qui ont passé leur temps...
Et les candidats font aussi ce qu'ils veulent. Ils sont venus dans la boue pendant des mois et des mois. C'est une alliance du déshonneur. Du déshonneur pour l'un, mais aussi du déshonneur pour l'autre. Venir voir M. Macron se mettre derrière, appeler à voter, retirer ses candidats pour appeler à voter pour ceux de M. Mélenchon, qui est une mouvance d'extrême-gauche, qui veut désarmer la police, libérer des détenus, qui considère que le Hamas, qui a commis des atrocités en Israël, est un mouvement de résistance et non une organisation terroriste. Je peux me faire le porte-parole de la France Insoumise. Il y en a certains qui ont dit ça.
Du Nouveau Front Populaire, il est dit que les attentats du 7 octobre sont des attentats terroristes. Ah bon ? Qui ? C'est-à-dire qui ? Qui considère que ce sont effectivement des résistances terroristes ? Dans le programme du Nouveau Front Populaire. Mme Obono, Mme Hassan, M. Mélenchon est arrivée à la télévision à côté de Mme Hassan, qui est une militante pro-Hamas avec un keffier à la télévision. Alors, on vous a entendu l'excuser ? Excusez-moi, mais qu'est-ce que c'est que ce truc ? Il n'a ni queue ni tête. Et je pense qu'il y a beaucoup d'électeurs, à la fois de M. Mélenchon et de M. Macron, qui n'iront pas voter. Ni pour l'un, ni pour l'autre.
C'est quoi cette alliance sans aucun sens commun ?
Je vous ai écouté, Marine Le Pen et vous, évoquer la barre de 270 députés, barre à partir de laquelle vous pourriez envisager d'aller à Mathieu. Jamais, je n'ai jamais parlé de 270 députés.
Marine Le Pen l'a dit ?
Non. Si, si. J'invite, interrogez, elle dit oui, effectivement, à partir de 270. J'invite tous ceux qui nous regardent à aller vérifier.
Il faut peut-être finir la phrase de Marine. C'était sur France Inter hier matin. Finissons peut-être. Non, mais finissons peut-être.
À partir de 270, vous considérez... Vous considérez au fond que vous pouvez aller chercher des partenaires. Oui, c'est exactement ce que je veux dire. Que vous pouvez aller chercher des partenaires et que donc, au fond, l'idée d'aller à Matignon est envisageable. Est-ce que vous confirmez donc ce soir que c'est la barre à partir de laquelle vous vous dites
là j'y vais et j'essaye d'aller convaincre des partenaires pour avoir une majorité ? J'irai à Matignon si j'ai une majorité absolue. Évidemment, s'il nous manque 3-4 sièges pour cette majorité absolue, on peut envisager qu'il y ait autour de nous, dans d'autres forces politiques, des diverses droites, des républicains, qui acceptent de travailler avec nous, de voter la confiance et de voter le budget. Mais juste pour que les Français qui nous regardent comprennent. Parce qu'on parle de majorité relative, majorité absolue. Pourquoi est-ce que je dis si j'ai une majorité relative, je ne vais pas à Matignon ?
Je ne veux pas aller à Matignon pour pouvoir ajouter Premier ministre sur ma carte de vie. Ça ne m'intéresse pas. Il y a un petit côté d'obstacle. Imaginez, vous avez 250 députés, vous êtes le premier groupe et vous dites ah non, moi je n'y vais pas. Mais M. Duhamel, je vais vous annoncer un scoop. Je ne suis pas comme les autres. Et je n'envisage pas d'aller à Matignon pour ma gloire, personnel, j'irai à Matignon et je serai le Premier ministre de la France si j'ai les moyens de faire voter à l'Assemblée nationale mon projet. Parce que si c'est aller à Matignon et tomber au bout d'une semaine parce qu'il y a eu une motion de censure, alors c'est un piège.
Et je ne sauterai pas dans ce piège.
Donc d'un mot, Jordan Bardella, si vous avez 250 députés, c'est-à-dire que vous n'y allez pas et dans ce cas-là, vous laissez une coalition se former sans prendre le pouvoir.
Mais je n'aurais pas, je peux moi physiquement me retrouver dans le bureau de Gabriel Attal, ça doit être sans doute très sympathique, mais si je n'ai pas les leviers pour faire voter ma politique, ça sert à quoi ? C'est dit. Jordan Bardella, je voudrais qu'on revienne sur… Mais je pense que nous aurons une majorité absolue.
C'est dit et on pourra donc… En discuter tout cela le 7 juillet au soir. Jordan Bardella, je voudrais qu'on revienne sur quelques profils problématiques parmi les candidats que vous présentez à ces élections législatives. Commençons par Daniel Grenon, député sortant de Lyon, candidat à sa réélection, qui dans le cadre d'un débat organisé par le journal local lundi, Lyon Républicaine, a dit la chose suivante, on va voir apparaître cette phrase, à l'écran, le maghrébin binational a sa place en France, mais dans les hauts lieux, je ne pense pas, on a besoin de protéger la France. Est-ce que ce soir, le Rassemblement National que vous présidez continue de soutenir ce candidat, M.
Grenon, qui dit donc que le maghrébin binational a sa place en France,
mais qui n'a pas sa place dans les hauts lieux ? Je n'aime pas ces propos et je les condamne. S'ils ont été tenus, parce que M. Grenon, manifestement, des informations qui… qui ont été communiquées et qu'il a lui-même exprimées, il nie avoir tenu ses propos. Et vous le croyez ? Si ses propos… Je vais avoir une explication avec lui et la commission des conflits du Rassemblement National sera saisie. Mais ses propos, je les trouve abjects. Et croyez-moi, parce que je sais très bien que vous allez prendre les 3-4 candidats dont on a aigréné les propos…
Non, non, on va essayer de faire notre travail et de vous soumettre des candidats qui font ce problème.
Non, non, mais pas de souci, M. Diame, vous faites votre travail, je fais le mien. On va prendre 3-4 candidats. En 48 heures, la dissolution a été annoncée à 20h50. En 48 heures, mon mouvement a investi près de 600 candidats. 577 candidats. Jean-Valence Bardella, vous nous avez expliqué que vous aviez un plan matignon, que tout était prêt, qu'il suffisait d'appuyer sur un bouton pour qu'au fond, tous les candidats soient investis. En 48 heures, nous avons investi 577 candidats et nous avons fait ce qu'aucun autre parti politique est en capacité de faire. Et je rappelle que nous avons en face de nous des coalitions de 4 ou 5 partis. Laissez-moi finir. En 48 heures, nous avons investi près de…
600 candidats. Qu'il y ait 1, 2, 3, 4, 5 brebis galeuses dans une organisation humaine, dans un mouvement politique, comme dans tous les mouvements politiques, ça peut arriver. On va faire la liste, ce n'est pas des brebis. Ce qu'il faut juger, M. Diame. Quand on dit brebis galeuses, on a le sentiment que c'est au fond… Comment dire ? Que c'est marginal. Que c'est des erreurs de casting.
Mais attendez, mais combien d'erreurs de casting, Jean-Valence Bardella ? Combien d'erreurs de casting ?
Mais dans les autres mouvements politiques, il n'y a jamais d'erreurs de casting ? Et j'ai posé la question à Marine. Mais à BFM TV, il n'y a jamais d'erreurs de casting ? Il n'y a jamais des gens avec qui vous êtes en désaccord, qui font mal les choses, ou qu'on est propos, qui ne sont pas conformes ?
On va essayer de prendre les choses un petit peu dans l'ordre. Et d'abord, je veux vous faire écouter. Qu'il faut juger. Une seconde, Jean-Valence Bardella, s'il vous plaît, on essaie de prendre les choses dans l'ordre.
Vous parliez de Daniel Grenon. On n'est pas au tribunal.
Non, on n'est pas au tribunal. Mais je voudrais juste qu'on écoute ce qu'a dit Daniel Grenon, puisque lui conteste. Votre parti, le Rassemblement national, a démenti en disant que les propos avaient été déformés. Je voudrais donc qu'on écoute la bande qui nous a été fournie, dont par Léon Républicain, sur les propos tenus par ce candidat.
Je suis ravi. Il y a des gens qui sont au Macréma, qui sont rentrés au pouvoir en ministre, etc. Alors, je sens que ces gens-là n'ont pas leur place. Dans les hauts lieux. Voilà. Au Macréma, bon. Après, le Macréma binational, il a sa place en France. Il l'a. Mais pas dans les hauts lieux, je ne pense pas.
Qu'est-ce que vous faites ? Est-ce que vous dites « je ne le soutiens plus » ? Est-ce que vous lui retirez son investiture ? Parce qu'il ne peut quand même un peu plus désister. C'est trop tard.
Je vais finir ma phrase. Tous ceux qui tiennent des propos qui ne sont pas conformes à mes convictions, à la ligne politique que je porte, à la ligne politique qu'a toujours défendue Marine Le Pen et que j'ai toujours portée et qui a été irréprochable, seront mis à la porte. Donc vous l'excluez. Vous allez l'exclure du Rassemblement national. Parce qu'il y aura une commission des conflits et il répondra de ses propos que je condamne et que je conteste totalement. Donc Roger Chudeau qui dit la même chose, vous allez l'exclure aussi ? Ce ne sont pas les mêmes propos. Roger Chudeau ? Ce ne sont pas les mêmes propos. Non, non, non. On n'est pas en Union soviétique.
Donc il n'y a pas tout ce veau. Il y a une individualisation quand même, à la fois de l'avis et de la sanction. Pour l'un, ça va, et pour l'autre, on dit on verra. Mais juste, ce qu'il faut juger, et je vous demande de croire en ma bonne foi, c'est la réaction du parti politique. Moi, quand j'ai 4 ou 5 brebis galeuses dans mon parti, je les exclue. Dans le quart d'heure. Et dans le quart d'heure. Et dans le quart d'heure. Et dans le quart d'heure. Et dans le quart d'heure, premièrement. La différence avec les autres mouvements politiques, c'est qu'ailleurs, ils sont investis. Vous voyez, parce que quand on a chez M.
Macron des députés qui tabassent d'autres députés à coup de casque, comme ça a été le cas de ce député qui avait été épinglé à l'Assemblée nationale, lui, il n'y a pas de problème. De M. Gidele-Garab, il avait été exclu du groupe majoritaire. Très bien. Et ce qu'il faut juger, ça ne veut pas dire que tous les gens qui sont au Mouvement En Marche, tous les électeurs qui ont voté pour M. Macron se comportent comme cet individu s'est comporté. Et à gauche, Daniel Grenon. Attendez, Daniel Grenon dans le lion. Avec des propos comme ça, il ne siégera pas dans le groupe qui sera le mien. Il ne siégera pas dans le groupe qui sera le mien. C'est clair.
Et encore une fois, je veux dire, ça fait suffisamment d'années que vous m'interrogez pour peut-être avoir l'honnêteté de dire que ces propos ne sont pas les miens, que je ne partage pas ce type d'attitude et que je ne cautionne pas. Je ne cautionne pas ce type de comportement. Donc, quand sur 600 candidats, vous en avez 3 ou 4 qui ont des propos que je condamne et qui ne sont pas des propos que je tiens, je les sanctionne et je les mets à la porte de mon parti politique. Je vais en ajouter un.
Il s'appelle Laurent Gnedig. Et c'était ce soir, c'était sur BFM Alsace, qui est une chaîne qui appartient au même groupe que BFM TV. Il y avait un débat organisé, ça concerne la première circonscription du Haut-Rhin. On va écouter ce qu'il dit. Il était notamment interrogé dans ce débat sur les propos qu'avait tenus Jean-Marie Le Pen à l'époque sur les chambres à gaz, détails de l'histoire. Et voici ce que dit M. Gnedig.
Jean-Marie Le Pen a 96 ans. J'espère qu'il peut apprécier ce qui se passe en ce moment-là.
Ah, le détail de l'histoire, ça vous a inspiré ?
Non, pas du tout. Une grave erreur de communication et surtout de compréhension du camp adverse.
Ce n'était pas du tout une erreur de communication. Ce n'était pas du tout une remarque. Non, je ne pense pas que c'était
une remarque antisémite, madame.
Je ne pense pas du tout. La justice a tranché sur ce point-là. Et donc vous dites que ce n'est pas antisémite, ce qu'il a dit là.
Moi, j'ai encore des doutes actuellement.
Pardon ?
Si vous voulez, je vous pardonne, il n'y a pas de souci.
Moi, j'ai encore des doutes. Cette remarque, le détail de l'histoire, n'était pas une remarque antisémite. Je fais partie des cinq. Ce serait...
Ça fait beaucoup, quand même. Même que M. Grenon, au dehors. Cinq profils. On peut les passer tous en revue. Je veux dire, ça ne me fait pas plaisir de voir ces images. Parce que je trouve que ces propos, ces attitudes, n'ont pas leur place au sein du Rassemblement national et qu'ils font perdre beaucoup de temps à la cause que nous conduisons. Donc, encore une fois, ce n'est pas ma ligne. Ce ne sont pas mes propos. Ce sont des propos que je condamne. Et je le dis ce soir très solennellement, les gens qui ont ce type de propos n'ont pas leur place dans mon mouvement. Mais vous voyez la différence ?
C'est que, quand vous avez posé la question tout à l'heure, à Mme Toussaint, à Mme Tondelier, sur les propos de son candidat qui est fiché S, non seulement elle ne les condamne pas, mais elle n'y voit aucun problème à ce que ce type-là, qui est fiché S, qui est candidat, qui va peut-être être élu dimanche avec les couleurs du nouveau Front populaire, c'est ça le nouveau Front populaire aussi, il n'y a pas de problème, elle ne les condamne pas. Moi, quand j'ai un problème dans mon mouvement, je le dis, je condamne et je mets les gens à la porte. C'est ça la différence entre nos deux mouvements.
C'est vrai qu'on lui a posé la question. Simplement pour rester sur... L'expression que vous utilisez, brebis galeuse en disant 4 ou 5. Là, si on récapitule depuis le début de cette émission, Daniel Grenon dans Lyon, Laurent Gnedig dans le Haut-Rhin, je rajoute, dans le Calvados, Jocelyne Liban, une candidate qui est encore soutenue par votre parti dans la deuxième circonscription, qui a publié ce genre de choses sur Facebook, c'était en 2020, une photo que l'on va voir apparaître à l'antenne où elle ironise sur un tour de cou anti-décapitation 100% pur port. Voilà, peut-être qu'il va apparaître dans un...
Voilà, on en voit un autre, ce visuel où l'on voit je suis français et moi un chat avec une personne qui est de couleur noire. Là, de la même manière, Jocelyne Liban, ça reste, ça sort.
Mais... Je connais les cas que vous mentionnez. Ça fait deux jours que ça tourne. Avec un focus énorme. Pourquoi attendez-vous qu'on vous pose la question ? Mais j'ai déjà réagi. Les gens sont convoqués devant la commission des conflits, M. Duhamel. Pourquoi vous ne communiquez pas en disant on ne les soutient plus, ils ne siégeront pas avec nous et ils seront exclus du parti ? Mais nous l'avons dit, je l'ai dit et je le redis.
La seule différence, c'est que vous faites un focus sur 4 ou 5 cas qui sont avec des propos inadmissibles, encore une fois, que je condamne, que je conteste et à qui je viens dire vous n'avez pas votre place dans mon parti politique alors que de l'autre, nous avons présenté près de 600 candidats, 37 ont été élus dès le premier tour et je trouve ça un peu réducteur. Ça n'est pas une forme d'amateurisme,
Jean-Marie Bardella, dans le choix des candidats.
Je trouve ça un peu réducteur. Mais si vous voulez qu'on fasse le procès de nos maisons respectives, on peut faire le procès de nos maisons respectives. Lorsque j'entends hier matin sur BFM TV l'une de vos chroniqueuses en parlant de ce clip de rap abject où il y a des propos antisémites, où il y a des menaces de mort qui me visent directement, où on parle de Marion Maréchal Le Pen et de Marine Le Pen avec des termes dégueulasses et insultants, votre chroniqueuse parlait de punchlines un peu crues. Quand ça nous vise, il n'y a aucun problème.
Donc, si vous voulez qu'on fasse le procès de nos boutiques respectives, on peut s'amuser à le faire, mais si, c'est que vous ne pouvez pas prendre un truc comme ça et dire toute la maison, c'est ça, en fait. Donc, encore une fois, moi, je suis à la tête d'une organisation humaine qui a 100 000 adhérents, qui a réuni près de 10 millions d'électeurs et quand il y a 3 ou 4 profils, 5 en l'occurrence, parmi ceux que vous avez cités qui sont contraires à ce que je défends, je les mets, dehors. Et Marine Le Pen a toujours tenu cette ligne comme présidente du parti.
Je tiendrai toujours cette ligne comme président du parti et j'aimerais que les autres mouvements politiques fassent un peu la même chose. Quand la France Insoumise investit M. Quatennens, qui a été condamné pour violence conjugale, je ne crois pas que ça déclenche une polémique pendant 4 jours sur les plateaux de télé. Quand le Nouveau Front Populaire investit des fichiers S, des gens qui ont des propos ouvertement antisémites, des propos qui sont pas mis à la porte. Oui mais la différence M. Duhamel, vous avez raison de les interroger et vous avez parfaitement raison de me questionner là-dessus. C'est que moi je les mets dehors. Eux ils les investissent.
Et c'est ça aussi qu'il faut regarder. Donc je vous prie de croire en ma bonne foi, je ne suis pas inspecteur de police et quand il faut investir près de 600 candidats en 48 heures parce que c'est le délai qui nous est donné pour réunir notre parti politique, désigner des candidats, il peut y avoir 4 ou 5 profils qui ont des propos dégueulasses, qui ne sont pas mes convictions, qui ne sont pas les miens, que je ne peux pas faire. Que je conteste, que je condamne et que je réprouve. Deux questions, Jordan Bardella.
La première, il y a encore un instant, vous disiez comme président de parti. Si vous arrivez à Matignon, parce que vous avez donc la majorité absolue, est-ce que vous resterez président du RN ?
Oui je resterai président du RN parce que je serai dans l'action que j'entends mener et j'entends être le premier ministre de tous les Français. Mais un chef de la majorité, c'est aussi quelqu'un qui doit continuer à faire de la politique, à faire vivre ses idées, à faire des déplacements de terrain, à faire des meetings, à participer aux campagnes électorales. C'est aussi, je crois, ce que Gabriel Attal a fait. Et vous savez, il y a aussi au sein du gouvernement des gens qui sont présidents de parti. Monsieur Séjourné, par exemple, c'est le président du parti, coordinateur général du parti Renaissance. Il est en responsabilité au gouvernement.
Donc je resterai président du RN parce que j'entends non pas seulement conduire la politique du gouvernement, mais aussi évidemment permettre à mon mouvement politique de gagner la prochaine élection présidentielle.
Une dernière question, Jordan Bardella. Si vous êtes nommé à Matignon, vous aurez la tâche avec le président de la République d'inaugurer les Jeux Olympiques. Ce sera le 26 juillet. En mars dernier, Marine Le Pen expliquait qu'Emmanuel Macron cherchait à, je cite, « humilier le peuple français en choisissant Aya Nakamura pour chanter à la cérémonie d'ouverture ». Est-ce qu'en conséquence, vous demanderez à ce que la prestation d'Aya Nakamura soit annulée ? Pour ne pas, comme le disait Marine Le Pen,
humilier la France ? On m'a demandé mon avis, je l'assume et je continue de l'assumer. Je pense que quand on a été condamné pour violence conjugale, c'est difficile de représenter la France à une cérémonie d'ouverture. Et les condamnations dans votre parti, pour le coup, ça ne pose pas de problème pour être candidat. Une femme, Annie Clerbel, est condamnée à la prison ferme
pour une prise d'otage en 1995. Moi, pour être député, pas de problème.
Je l'ai virée, M. Duhamel. Je ne l'ai fait pas chanter à mon meeting.
Vous l'avirez, celle qui est condamnée pour prise d'otage en 1984 ?
Je vais parler des 5 cas. Je suis commission des conflits. Et ils seront sanctionnés. Mais juste, il y a des statuts, il y a une procédure. Donc, ils sont suspendus et ils seront convoqués dans la commission des conflits. Mais je ne les fais pas chanter à mes meetings. C'est ça, la différence.
Maintenant, je l'ai dit sur les Jeux olympiques, et merci de me permettre de clarifier, mais je n'entends pas remettre en cause le fonctionnement, l'organisation des Jeux olympiques parce que je souhaite que la transition avec le gouvernement sortant se passe bien et comprenez qu'à quelques jours de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques, je pense que l'essentiel, c'est que ce soit une réussite pour le pays. Vous écouterez chanter à Yann Acamora
même si vous considériez, ou Marine Le Pen considérait
que c'était une humiliation pour les Français ? Oui, je l'écouterai. Vous savez, il y a beaucoup de Français qui l'écoutent. On aurait pu inviter David Guetta aussi. J'ai vu qu'il était un peu triste de ne pas avoir été invité. On aurait pu l'inviter. Merci à vous.
Merci Benjamin Djamel. Encore une question à Jordan Bardella parce que ce sont deux incidents graves qu'on a appris ces dernières heures. L'un concerne une de vos candidates, Marie Dauchy, candidate RN qui a été agressée aujourd'hui, huit jours d'ITT. Elle suspend sa campagne, ça a été annoncé et ce soir, on l'a appris pendant cette émission, Prisca Thévenot, la porte-parole du gouvernement, qui est également candidate, a aussi visiblement été agressée avec sa suppléante et un militant. Il y a deux personnes à l'hôpital. En l'occurrence, ça s'est passé à Meudon. Deux personnes à l'hôpital, agressées. Par un groupe de personnes, il y a quatre interpellations ce soir.
Comment vous réagissez quand vous voyez le niveau de tension et la violence qui surgit dans cette campagne électorale ?
Je pense que la violence, c'est le cancer de la démocratie. C'est le cancer de notre société. D'abord, je voudrais exprimer mon... Je n'avais pas connaissance de cette information et je voudrais évidemment exprimer mon soutien entier à Madame Thévenot et aux militants qui l'accompagnent et appeler tout le monde au calme et à l'apaisement. On a vu de depuis maintenant plusieurs semaines se multiplier des violences dans les rues en lien avec la campagne électorale pour partis issus de l'extrême-gauche, pour partis issus de l'ultra-droite et je crois que l'État ne doit pas avoir la main qui tremble à l'égard de tous ceux qui perturbent le bon fonctionnement de la démocratie.
J'entends être le Premier ministre qui rétablira l'autorité de l'État, qui rétablira l'ordre dans le pays, qui durcira considérablement les sanctions parce que je crois aujourd'hui que les sanctions et que la justice française n'est pas suffisamment dissuasive à l'égard de tous ceux qui veulent se livrer à des atteintes à l'intégrité physique. J'apporte ce soir mon soutien évidemment à Prisca Thévenot et à Marie Dauchy, notre candidate qui a été agressée et je pense que tous les responsables politiques doivent appeler maintenant au calme, à l'apaisement et à la retenue parce que je pense qu'il en va aussi de l'image que renvoie la démocratie française à l'Europe et au monde.
Merci beaucoup, merci à vous M. Sputek.
Je remercie également mes camarades Benjamin, Apolline, Nicolas Dose également, merci à tous les droits. Apolline, demain matin, dès 8h35 sur BFM TV, sur AMC. Marine Le Pen qui sera votre invitée demain. Je remercie également le public qui était juste derrière vous et qui nous accompagnait pendant cette longue soirée. Merci à vous qui nous avez regardés également. Merci pour votre fidélité. On vote dimanche, on vous retrouvera dimanche soir avec Apolline et Benjamin à partir de 18h pour une soirée qui s'annonce, on le disait, historique quoi qu'il arrive.
Jordan Bardella