Fast fashion : Les lobby font la loi ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
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Tu es une avocate de longue date de la question de l'éthique en la matière. Est-ce que tu peux nous rappeler les arguments principaux qui t'amènent à te mobiliser contre euh contre la Fast Fashion ? Euh je crois que quand moi quand j'ai monté la ma marque avec mon associé, on avait un peu des convictions qui étaient et ben on est une entreprise, on va faire les choses bien et en fait les consommateurs ils veulent d'événements éthiques et en fait nous on va révolutionner le secteur et tout ira pour le mieux.
On était des bons produits de la start-up nation. on avait vraiment cette cette conviction là et en fait au fur et à mesure qu'on a exercé dans le monde du textile, on s'est rendu compte qu'il y avait euh l'existence de quelque chose qu'on appelle la primovice, c'est-à-dire l'avantage compétitif à mal faire. C'est-à-dire que plus une entreprise fait mal, moins ça lui coûte cher, plus elle est compétitive, plusar.
Ouais. Et donc et nous on enfin bizarrement on avait pas conscience de ça euh au début quoi. Mais c'est c'est ce qui explique que la plupart des vêtements sont produits au Bangladesh plutôt qu'au Portugal à qualité égale, c'est juste que ça coûte deux à trois fois moins cher.
Donc à partir du moment où on se rend compte que euh économiquement le système favorise les entreprises qui ont les pires pratiques, il peut pas y avoir de réponse individuelle en fait à la question de la Fashion. Et donc si on prend le tableau global, on est dans une industrie qui pollue de plus en plus, qui crée du chômage ici, qui crée de la misère là-bas, qui crée de la pollution un petit peu partout. Donc on s'est dit bon, on va se rassembler avec d'autres entreprises et on va essayer de de faire du lobbing, de faire changer les lois, pas pour qu'elle nous favorise nous individuellement en tant qu'entreprise, mais pour qu'elle mette un cadre et des règles du jeu qui forcent toutes les entreprises à faire mieux.
Alors, tu tu l'as dit et d'ailleurs la situation s'aggrave puisqu'on parle aujourd'hui de ces géants d'internet que sont Shine, Temo pour les plus célèbres. Euh, on a vu aussi en France la fermeture de grandes marques, les les faillites de marques comme CA euh euh merde, je me souviens plus je sais plus comment s'appelle les autres. Camailleux, voilà, c'est ça, je cherchais CAM euh CA et tout.
Euh donc euh donc voilà, il se trouve que euh pour réagir, euh une loi a été votée à l'unanimité à l'Assemblée nationale, ce qui est quand même rare, contre la Fast Fashion. Qu'est-ce qu'elle contenait cette loi ? Euh elle contenait euh deux choses.
Euh elle contenait une interdiction de la publicité pour euh l'Ultrafast Fashion. Euh donc la l'Ultrafast Fashion, c'est ces plateformes comme Shin et TMU euh qui prennent la Fast fashion mais qui poussent plus loin ses curseurs et donc les deux curseurs c'est euh bas prix et incitation à consommer. OK.
Donc l'Ultraf Fash fait des plus bas prix encore que la Fashion et des incitations à consommer encore plus plus importantes. Donc cette loi, bon il y avait cette interdiction de la publicité mais surtout ce qui était assez ce qui était assez ce qui est assez révolutionnaire c'est que c'est la question de bonus malusé indexé sur un sur l'affichage environnemental qui est une sorte de nitriscore du textile. Et donc ça ça avait vraiment des effets assez positifs parce que ça permettait à la fois de pénaliser les marques qui ont les pires pratiques mais aussi d'encourager les marques qui ont les meilleures pratiques.
Et c'est assez clé parce que euh vous êtes peut-être au courant mais ce qui reste de l'industrie textile française il reste pas beaucoup. C'est très fragile et en ce moment elle souffre beaucoup. et en fait d'avoir des mécanismes qui permettent à la fois de pénaliser les p pratiques et de favoriser les meilleurs.
Et donc les meilleurs c'est quand même globalement en terme de conditions sociales et environnemental de produire de produire ici bah c'était quelque chose qui permettait de faire évoluer toutes les pratiques euh de l'industrie. Donc c'est une loi assez ambitieuse qui avait été votée à la à l'Assemblée nationale. Votée à l'Assemblée nationale, vous connaissez le principe.
Ça part au Sénat et au Sénat la loi est en train d'être examinée en commission et là catastrophe. Euh ouais, moi je suis un peu affecté parce que ça fait plusieurs années qu'on qu'on se bat pour cette loi et que en fait nous on voit directement les les enfin les les conséquences que ça a sur l'économie en France. Ça a des conséquences sur les marques, ça a des conséquences sur les usines, mais ça a des conséquences aussi sur tout le marché de la seconde main.
Je sais pas si vous avez vu ces images de euh de recyc enfin de bornes de vêtements qui où il y a plus de place pour mettre des vêtements dedans ou des recycleries qui ont qui ont déversé des des sacs de vêtements devant le Sénat ou partout un petit peu en dehors de Paris. En fait, c'est que la flu fashion est aussi en train de détruire l'écosystème économique de la seconde main par les Emaus, le relais et cetera. En fait, leur business model, c'est que ils récoltent les vêtements que vous donnez et ils vendent la partie qui a le plus de valeur et c'est ça qui leur permet de créer de l'emploi en insertion et excellente synchronisation. la production production est forte et en fait comme il y a de plus en plus de vêtements de Fast Fashion qui sont achetés par les gens, ça se ressent en fait dans la qualité de ce qui récolte et du coup il y a de moins en moins de valeur dans ce qui récolte et donc en fait leur leur business model est en train de de s'écrouler, leur modèle économique est en train de s'écrouler et en fait on commence à avoir des fermetures d'associations qui ne peuvent plus qui ne peuvent plus encaisser tout ça.
Donc nous c'est ce qu'on c'est ce qu' c'est ce qu'on on voit au quotidien. On voit qu'il y a une urgence économique pour la France à réguler la fast fashion. Et là, ce qu'on a vu en résultat de la commission, c'est que la loi a été un peu vidée de sa substance pour pour et et du coup, on est plus sur un une manière de pénaliser des pratiques, mais l'idée c'est de pénaliser juste Chine et Temmu, juste ces plateformes d'Ultra Fast fashion parce qu'il y a eu un lobbing assez important de la fast fashion classique, les Primark, les Zara, les Index, les Kiabi et tout qui disent "Ben cette loi, il faut pas qu'elle nous pénalise nous parce que nous on a des emplois en France, parce que nous on a des magasins et cetera et donc il faut toucher juste les Chinois et pas nous." Donc c'est un peu ce qui est en train de se passer et ce qui nous catastrophe parce que parce que le les problèmes économiques de la France lié au textile, il datent pas de l'Ultrafast fashion.
Enfin Camailleux, ça a fermé avant euh avant les sorts de Chiné et Temmu. Euh et donc on ce qu'on voit arriver, c'est une loi qui qui va pas avoir un grand impact parce que voilà, Chine, c'est vrai que c'est c'est inquiétant mais c'est 3 % quoi. Je je voyais quelqu'un dans le chat qui disait euh Chine et Temou, l'intérêt c'est que c'est pas cher et du coup c'est bien pour les gens qui ont pas beaucoup d'argent.
Et je et je me souviens d'une conférence que j'ai regardé en préparant cette émission de toi où tu expliquais justement le cycle précisément de pauvreté fast fashion. Povreté fast fashion. euh les gens ont de moins en moins d'argent, donc ils achètent de moins en moins cher.
Donc euh la Fast Fashion qui tue des emplois, qui tue de l'industrie, qui tue du petit commerce partout sur le territoire, donc encore plus de chômage et ainsi de suite. Et on est dans ce cercle absolument vicieux. Émilien, tu as une question ?
Oui. Alors, c'est pas un sujet que je connaissais particulièrement. Donc j'ai tout de demander un petit peu d'aide d'une par de mes camarades Boss qui fait une thèse sur la circulation internationale des vêtements de de seconde main euh quand même beaucoup vous rencontrer d'ailleurs pour une petite entretien mais ça c'est autre chose.
Euh de ce que j'ai essayé de de ce que j'ai compris, moi il m'est venue une question peut-être un peu brutale mais la question pas voilà mais la question c'est est-ce que finalement ce marché notamment le marché du tri du recyclage et cetera en France il peut survivre sans être subventionné même j'ai envie de dire surv finalement toujours plus parce qu'à un moment donné la concurrence chinoise est juste enfin tellement écrasante que je me dis est-ce que ça est-ce que juste il y a un avenir hors de cette subvention avec je crois qu'il y a ça un peu dans la loi avec les écomodulations tout ça. Euh peut-être je peux vous expliquer un peu comment ça marche actuellement. En fait euh la seconde main, il y a déjà de l'argent qui est là pour pour la soutenir parce que parce que il y a un mécanisme qui existe en France qui est le mécanisme de la REP, la responsabilité élargie du producteur qui fait que chaque marque ou entreprise quand elle met sur le marché des vêtements, elle doit payer une petite écocontation qui est ensuite collectée par un éco-organisme et ensuite cette écocontribution, elle est censée permettre de gérer la fin de vie du vêtement et de couvrir les coûts de recyclage, d'incinération et tout.
Sauf que la loi française est bien faite d'un côté parce qu'on se dit bah trop bien responsabilité élargie du producteur. Sauf que les éco-organismes en fait euh c'est géré par les propres marques. C'est c'est le même principe que cito si vous avez entendu parler.
Donc les propres marques décident de quelle écocontributions elles vont devoir payer. Donc vous imaginez bien que le résultat c'est qu'elles essayent de payer le moins possible et euh et donc c'est pour ça que le système euh dysfonctionne de dans la pratique et et c'est pour ça que malgré qu'il y a normalement un système qui est censé couvrir les coûts de gestion de fin de vie des vêtements, les entreprises, associations qui gèrent la fin de vie des vêtements, qui collectent la seconde main et tout sont en train de sont en train de souffrir économiquement parce qu'il y a un problème de gouvernance là-dessus. Je sais pas si j'ai répondu et oui c pas trop brutal.
Ça va comme question. C'est un peu envie de suivi du secteur quoi. Oui, je vois dans le chat en fait il y a il y a pas mal de gens qui disent que bah effectivement quand on a moins d'argent, on a envie d'acheter également moins cher.
Mais pour moi, il y a également la question de d'acheter moins cher mais aussi plus vite parce que j'ai l'impression que de d'acheter éthique, c'est aussi parfois plus de temps pour se renseigner sur l'impact écologique des vêtements. Et du coup, comment on fait quand on a moins d'argent et qu'on a pas forcément le temps ? Je pense notamment au maire de famille en majorité, je pense aux étudiants et cetera.
Euh moi je pense que la moi je j'ai pas de conseil à donner au consommateur. Enfin, je sais qu'il y a des gens qui ont pas les moyens de enfin moi mes t-shirts ils sont à 25 €. Je sais qu'il y a une énorme partie de la population qui peut pas acheter un t-shirt chez moi et et je trouve que une fois qu'on a compris que c'est pas en culpabilisant les consommateurs et surtout les consommateurs qui ont moins d'argent qu'on qu'on arrive à la solution, on a déjà pas mal avancé et c'est très intéressant parce que c'est justement tout ce que les marques de Fast Fashion et en général beaucoup aussi les les enfin les politiques qui sont dans l'immobilisme appellent.
Ils disent "Ah il faut de l'éducation." C'est sous-entendu les gens, ils achètent des trucs pas chers parce qu'en fait c'est juste qu'ils savent pas que il faut acheter du beau. Mais en fait, on sait bien que c'est pas ça qui se passe dans le textile.
Euh en fait, on achète ce qui est le moins cher, sauf une petite niche, sauf une petite partie de la population qui peut se permettre de faire autre chose. Mais et c'est assez intéressant parce que ce n'est pas ce ne sont pas les pauvres qui achètent de la Fast Fashion. Enfin, j'en parlais avec une personne du réseau Action Climat, les gens qui sont très pr ils achètent rien.
Or 70 % des vêtements qui sont vendus en France, c'est c'est du c'est de la Fashion. C'est c'est des prix moyens à 8 €. Donc tout le monde achète ça.
Donc c'est bien que la question c'est qu'il faut arrêter de s'adresser au consommateur. Ce qu'il faut c'est s'adresser aux citoyens. Et en fait en tant que consommateur, on peut pas faire grand-chose à part consommer moins, aller dans les frais prix, enfin les mêmes choses qu'on qu'on entend partout.
Mais par contre en tant que citoyen, on peut se demander qu'est-ce qu'on perd avec les sorts de cette fast fashion. Et tu le disais genre en fait globalement quand vous achetez des vêtements pas chers, ça veut dire que c'est des vêtements qui sont produits loin. Ça veut dire que c'est des vêtements qui sont produits dans des conditions effroyables.
He sachez-le he il y a pas il y a pas enfin tu t'es toi-même rendu au Bangladesh pour le constater. Ouais. Non mais c'est c'est l'enfer, on peut dire les termes.
C'est l'esclavage moderne en fait. Exactement. Enfin donc les les vrais pauvres qui souffrent de la fassion, c'est euh c'est les c'est les femmes qui fabriquent nos vêtements au Bangladesh, au Tun en Tunisie pour un salaire de 100 € par mois avec en plus l'industrie qui pollue autour d'eux parce queen fait les les marques cherchent à avoir des prix toujours moins chers et en fait traiter les eaux usées au sortir d'une usine de teinture et ben ça ça coûte des sous.
Mais c'est aussi une il y a des conséquences qui sont terribles en France. Enfin, l'idolocalisation, ont créé du chômage ici. Euh, le fait que les entreprises partent, ça fait aussi moins de recettes pour l'État.
Quand l'usine du village ferme, bah c'est des impôts qui paye pas. Et ensuite, il y a la boulangerie qui ferme et ensuite il y a le bureau de poste qui ferme et ensuite en fait donc il y a toute une économie qui s'est effondrée avec ces délocalisations. Et là, la vague suivante, c'est que c'est aussi la fermeture des commerces.
C'està dire que si un vêtement moins un vêtement est cher, moins il y a de chance qu'il puisse couvrir le salaire d'une vendeuse, voyez ou d'un vendeur. Et c'est pour ça qu'en fait les vêtements, on les achète plus trop dans les commerces en centrre-ville mais on les achète dans des grandes surfaces où c'est plus trop des vendeurs mais c'est plutôt des caissiers ou voir en livre service. Et en fait ce qui est paradoxal c'est que depuis les années 80 90 la consommation de vêtements en France a entre doublé et triplé et on a perdu des centaines de milliers d'emplois dans l'industrie et on a aussi perdu des emplois dans le commerce.
C'està-dire que on a rien gagné dans tout ça et donc c'est des pertes de recettes pour l'État, c'est du déficit commercial. C'est c'est dingo le déficit commercial lié aux techniques. Donc en fait au au textile.
Donc c'est un appauvrissement de la France qui se ressent ensuite dans la baisse de de des d'argent pour les services publics. Je reviens sur cette sur cette loi. Elle est j'ai l'impression aussi au cœur d'un débat qu'on commence à avoir de plus en plus en France.
C'est cette c'est cette question de la régulation. Ou là là on régule trop. Ce qui pénalise nos entreprises à l'exportation.
Donc vous vous rendez compte, vous nous emmerdez les écolos à [ __ ] des règles partout. en en s'y conformant, on s'empêche de faire fleurir l'industrie. Toi, ce que tu dis, c'est exactement l'inverse.
Ouais. Ouais. En fait, là, c'est une une strat en fait, c'est ce qui est intéressant, c'est que le monde économique essaie de mettre dans le même sac que toutes les entreprises.
Ouais. Euh et l'autre chose euh et donc et en fait euh si tu es une usine du made in France, tu as intérêt à ce qu'il y ait des réglementations euh qui euh te protègent euh qui euh fassent que ça soit plus intéressant d'acheter made in France, des marchés publics euh euh une une taxe euh enfin par exemple enfin des mécanismes d'ajustement froncière, tout ce que tu veux. Mais si tu es euh une très grosse entreprise, bien sûr tu as intérêt et que tu es déjà leader sur ton marché, tu as tu as pas intérêt à ce que des règles parce que le marché actuellement te favorise déjà.
Donc la première chose, c'est l'amalgame entre les intérêts de certaines entreprises et et d'autres. Et euh et le deuxième aspect sur cette question des normes et de la réglementation, c'est que euh il y a c'est habilement fait d'essayer de mélanger euh lourdeur administrative et réglementation protectrice. Et donc en fait, on joue beaucoup là-dessus.
Par exemple, moi je dois faire des travaux dans ma boutique et en fait bah c'est c'est il y a un gros truc administratif pour avoir pour être conforme avec la sécurité incendie. Ça n'a rien à voir avec une loi qui va mettre un bonus malus aux entreprises qui euh qui qui exploitent les gens à l'autre bout du monde. Mais en fait euh les mouvements enfin les mouvements patronaux euh arrivent à mettre un petit peu ça dans la tête de leurs adhérents et du coup tu as un monde entrepreneurial qui est vachement en mode non on veut pas de règle et donc nous en fait on s'est rendu compte de cette comment on pourrait dire enfin c'est c'est un tour de pass quoi.
Enfin c'est c'est faux quoi. En fait, il y a les les règles, elles nous protègent aussi. Elle elles protègent les entreprises.
Enfin, c'est exactement la même chose sur la route, quoi. S'il y a pas de règle en fait, c'est celui qui va le plus vite et celui qui fait le plus mal qui gagne, quoi. Malek, je je j'aime beaucoup ton approche de ne pas vouloir culpabiliser le consommateur parce qu'en fait un, on en a marre et de deux, je pense vraiment que c'est contreproductif infiner.
Par contre, est-ce que parce que l'argent en fait reste le cœur de tout sur ce sujet et même en éveillant même en faisant appel aux consciences et aux citoyens euh il y a le sujet du prix qui reste quand même un sujet central. Est-ce que tu penses qu'il y a possibilité de faire mieux en faisant éthique et tout de même accessible ? Euh non, je crois pas en fait.
Non non mais c'est ça qui est terrible en fait. Si si tu veux faire baisser le prix des vêtements, c'est que c'est que derrière il a quelque chose que tu payes pas. Donc c'est soit le travail des gens, soit c'est la nature.
Et en fait c'est en fait c'est c'est ça qu'on veut pas. Donc en fait et je trouve que c'est ce qui va pas dans la réflexion actuelle, c'est qu'on veut absolument faire baisser le prix des objets. C'est pas ça qu'il faut faire, c'est faire augmenter le niveau de vie des gens.
C'est qu'il faut que il faut qu'il soit mieux payé. Ça veut dire qu'il faut que l'école ça coûte moins cher. Faut qu'il y ait plus des services publics qui soient plus performants et tout.
Et c'est cette approche-là qu'il faut avoir. Et en fait l'approche de vouloir faire absolument baisser le prix des vêtements, c'est l'approche de c'est exactement l'approche du loc. C'est Michel Édouard Lecler, c'est son combat.
Michel Édouard Lecler, il se déplace en jet privé et il est là pouvoir d'achat parce que moi ce qui compte c'est le pouvoir d'achat des gens. Enfin c'est en fait c'est c'est une manière d'avoir dépolitisé le le débat. Et en fait ce qu'on fait c'est qu'on à chaque fois qu'on s'adresse aux individus du on s'adresse à eux en tant que consommateur et en fait on enlève toute la partie toute la partie citoyenne et après on revient on on se retrouve nous-même à être à se considérer uniquement comme consommateur.
On est là je le sais je parle avec des gens ils me disent "Ah mais des fois j'achète de la Fast Fashion et tout on ne voit pas du tout tous les autres aspects sur lequels on peut jouer." Et c'est ça l'objectif d'une loi, c'est de sortir la question du textile de de l'industrie et tout de de la simple responsabilité du consommateur et de choix individuel et d'en faire un choix collectif qui protège en fait les individus, les emplois. Euh cette loi donc, tu l'as dit a été votée à l'unanimité à l'Assemblée nationale.
Elle a été détricotée en commission au Sénat. Alors, j'ai pas réussi à trouver la date d'inscription de la lecture au Sénat. C'est pas encore inscrit.
C'est pas encore inscrit. Ce sera inscrit un jour. Euh moi, j'ai relativement bon espoir quand même parce que si le Sénat détricote un truc, voter à l'unanimité, à l'Assemblée, il y a de fortes chances que l'Assemblée retricote le truc.
Enfin, je sais pas, j'espère. Je je croise les doigts. Euh moi je je crois qu'il peut y avoir aussi, c'est un peu technique aussi ce sujet.
Donc je crois aussi que peut-être les sénateurs se sont trompés et qui pourront faire et qui pourront corriger encore ça en fin. Ce sera pas la première fois que ça arrive. Oui.
Ouais. Et je crois aussi que que c'est que l'illusion de vouloir faire une loi qui pénalise seulement l'Ultrafast fashion et pas les pratiques globales, il faut qu'elle tombe aussi parce qu'en fait si tu essayes de cibler seulement une entreprise en fait c'est c'est là où tu fais une loi qui est très facilement contournable. Il suffit que l'entreprise change une se une une de seul de ses pratiques et tu as un travail de 2 ans parlementaire qui qui tombe à l'eau quoi.
Merci beaucoup Julia d'être venu sur ce plateau. Où est-ce qu'on peut te retrouver et suivre tes combats pour une une textile plus éthique ? Sur LinkedIn.
Tu as pas autre chose ? Euh non, j'ai que c'est très éthique. Non mais c'est fert c'est c'est au terrain.
Je mais je vais redire quand même le mouvement Impact France et l'association en mode climat. Merci beaucoup Julia d'être venu sur le plateau de backfit. Merci d'avoir été avec nous. [Musique]
Olivier Faure