Nous demandons au Gouvernement de protéger nos humanitaires engagés en mer. - Fanny Dombre Coste
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je m'exprime aujourd'hui au côté de députés issus de plusieurs groupes politiques car ce qui se joue en Méditerranée dépasse largement l'éclaivage partisan. Devra-t-on attendre un drame pour réagir ? Un navire humanitaire en Méditerranée vient de repérer une embarcation en détresse.
Les équipes se préparent à intervenir. Elles ont le feu vert de Tripoli. Elles ont le feu vert des autorités maritimes italiennes et le centre de coordination des sauvetages de Tripoli est informé.
Soudain, un patrouilleur libyen approche. Il ne vient pas pour aider, il ouvre le feu. 20 minutes de tir d'armes automatique en pleine mer, en eau international.
Une centaine d'impact. On doit au sang froid de l'équipage qu'il n'y ait eu ni mort ni blessé alors que 87 rescapés de sauvetage précédents étaient à bord. Le navire humanitaire est contraint de changer de cap.
Les naufragés seront laissés à leur sort. Ce n'est pas un scénario de guerre. C'était le navire Ocean Viking de l'ONG SOS Méditerranée et quelques jours plus tard, ce fut le même cas pour le Seawat.
Ces missions s'inscrivent pourtant dans le cadre clair du droit maritime international qui impose à tout navire l'obligation de porter assistance à toute personne en détresse en mer. Or, ces patrouilleurs libiens qui os tirés sur des navires humanitaires ont été fournis à la Libye par l'Italie dans le cadre d'un programme européen de coopération migratoire. Comment accepter que l'Europe finance ce qui prenne pour cible des humanitaires alors qu'ils remplissent dans le respect du droit maritime international l'impérieux devoir de sauver des vies ?
Comment comprendre le silence assourdissant depuis ces attaques ? La Méditerranée ne peut pas devenir un espace de non droit où nos principes et des êtres humains se noient dans l'indifférence. Elle doit rester un lieu de droit, d'humanité et de responsabilité européenne.
Ma question est la suivante : quelle mesure avez-vous prise pour protéger nos humanitaires engagés en mer ? Quelle action diplomatique avez-vous mené pour que la Commission européenne condamne officiellement ses agressions ? Suspende sans délai tout financement aux unités impliquées et engage un travail pour que la Méditerranée soit enfin reconnue comme un espace humanitaire protégé par le droit international.
Nous avons avec nos partenaires européens vivement protestés à l'égard des autorités libyennes euh pour qu'elle puisse entendre que de tels agissements étaient condamnables et étaiit inacceptable. Nous avons entrepris deux démarches supplémentaires. La première consiste à exiger de la part des autorités libiennes les résultat de l'enquête que notre première démarche avait permis d'ouvrir.
La deuxième nous a permis de d'engager avec les autorités libiennes un dialogue pour les avertir de la reprise imminente des activités de l'OCAN Viking qui était jusqu'à présent en cours de réfection et de la nécessité absolue de pouvoir assurer la sécurité des travailleurs humanitaires et des migrants.
Fanny Dombre Coste