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interviewLa France insoumise· 28 janvier 2023 113 min

Vœux de Carlos Martens Bilongo en présence de Jean-Luc Mélenchon

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

5:12
Présentateur

Alors bonjour Villiers-le-Belle, vous allez bien ? Alors je suis heureux de vous voir aussi nombreux ici. Je suis Jean-Thomas pour ceux qui ne me connaissent pas, votre maître de cérémonie pour ce soir. Donc j'ai l'honneur aujourd'hui d'introduire notre député et ses invités. Concernant ses invités, un petit mot. Ce sont des personnes de la ville de Villiers-le-Belle, des jeunes de notre circonscription, des intervenants sociaux et la vie associative. Donc un peu d'applaudissements pour eux s'il vous plaît. Car oui, Villiers-le-Belle, ce n'est pas uniquement les émeutes qu'il y a eu en 2007.

Ce sont aussi des hommes, des femmes, des jeunes, des citoyens qui participent à la vie économique du pays. Aussi des jeunes qui souhaitent mener une scolarité, tant bien que mal, sans aucune discrimination. Parole ce soir, à chaque prise de parole, on aura un petit jeu sympathique. Parce qu'on a pas mal de combats à mener en ce moment. Et à chaque fois que je remonterai sur scène, je reviendrai avec un petit chant et je vais demander de m'accompagner, s'il vous plaît.

Alors, pour la première prise de parole, nous allons accueillir notre députée suppléante, militante au POI, enseignante très engagée qui a mené pas mal de combats au cours de sa vie, que ce soit contre la loi de travail ou contre Parcoursup. Merci d'accueillir Ophélie Saugé.

6:55
Invité

Merci. Bonjour à tous. Donc je commence. Déjà, je voudrais... Je pense qu'on peut se féliciter d'être aussi nombreux aujourd'hui pour les voeux de notre député, Carlos Bilingo, ici à Villiers-le-Bel, dans notre circonscription, et avec Jean-Luc Mélenchon qui nous fait l'honneur d'être présent. Et je voudrais déjà qu'on commence par dire un grand bravo à tous les militants qui ont organisé cette cérémonie de voeux et je vous propose qu'on les applaudisse tous. Je voudrais commencer par dire que la confrontation avec Macron, elle a commencé.

L'année 2023 commence sous le signe d'une bagarre, un bras de fer, qui est entamé depuis plusieurs mois déjà avec le gouvernement, mais qui prend une ampleur nouvelle depuis quelques semaines, comme vous le savez, avec la bataille contre la réforme des retraites. On le sait, c'est une réforme qui est injuste, qui est inacceptable. Elle pénalise tout le monde, à commencer par les femmes. 64 ans, comme on dit, c'est deux enfermes pour tout le monde. On sait qu'il ne manque pas d'argent pour nos retraites, et d'ailleurs ce n'est pas moi qui le dis. Je vais citer Pierre-Louis Bras, qui est responsable du Conseil d'orientation des retraites.

Je cite, il déclare, « Les dépenses de retraite ne dérapent pas, elles sont relativement maîtrisées. Dans la plupart des hypothèses, elles diminuent plutôt à terme. » Et donc, les uns après les autres, ils se mettent à mentir dans le gouvernement. On a entendu, par exemple, Madame Borne dire que les femmes sont protégées par la réforme. Et on sait que c'est faux. Et d'ailleurs, c'est un ministre, Franck Riester, ministre des Relations avec le Parlement français, qui déclare, je le cite, « On n'a jamais dit que tout le monde était gagnant. On demande un effort aux Français pour pouvoir équilibrer notre système de retraite.

On demande un effort à tout le monde, y compris aux femmes, qui selon lui sont un peu pénalisées. » Donc, à chaque fois qu'un ministre prend la parole, c'est le rejet qui grandit encore plus. Et on l'a vu, ce rejet tous, le 19 janvier. Le 19 janvier, nous étions 2 millions de personnes dans la rue. Des manifestations, c'était une journée historique. Dans mon secteur, dans l'éducation, c'était 70% des personnels en grève. On a fait et on a vu partout des assemblées générales. Elles ont décidé de voter massivement la grève pour demander le retrait du projet. Ce qu'on peut observer, c'est que ça se fissure partout dans le gouvernement.

Il sait qu'il n'est plus majoritaire depuis les dernières élections législatives remportées par l'ANUPS. Et Macron sait aussi qu'il a été élu avec peu. Et je voudrais rappeler ce qu'il disait en 2017, Emmanuel Macron, au second tour. Je le cite. Attention, je cite Macron. « Je sais que de nombreux compatriotes ont voté pour moi, non pour les idées que je porte, mais pour faire barrage à l'extrême droite. Et j'ai conscience que ce vote m'oblige pour les années à venir. » Voilà ce qu'il déclarait au soir du second tour en 2017. Ils sont en train de perdre la bataille de l'opinion, et ils le savent. 77% de la population qui est contre cette réforme, sondage BFM.

93% des actifs, ça fait 9 travailleurs sur 10. Donc oui, on peut le dire, le peuple ne veut pas de cette réforme. Et donc, avec nos organisations syndicales, dans nos secteurs, on discute, on s'organise. Oui, il faudra être massivement en grève le 31. Il faudra être davantage que le 19 janvier. Rappelez-vous ce qu'a dit Véran. Il a dit « Des manifs, oui, le blocage, non. » Donc c'est le blocage du pays qui va les faire reculer. Et c'est ce qu'il craigne par-dessus tout, parce que tout ça, ça ne tient qu'à un fil. Le gouvernement est minoritaire et il le sait. Et c'est pour ça, d'ailleurs, rappelez-vous qu'il a utilisé ces 10, 49, 3 à l'Assemblée nationale.

Il craint le blocage du pays par la grève interprofessionnelle et que ça se prolonge après le 31, le 1er et encore après. Et nous, là, tous ici, les militants, c'est pour ça qu'on va s'organiser dans les Assemblées générales pour en discuter, pour construire ce blocage. Parce que nous, le blocage du pays, nous ne le craignons pas. Et je dirais même qu'on a plus de points d'appui qu'en 2019. On a une intersyndicale complète. Et en 2019, rappelez-vous, on les a fait reculer sur la réforme des retraites. Là, je discutais avec des camarades, les syndicats des transports, ils ont déposé des préavis. Les raffineries ont fait grève. Donc on peut y arriver.

Et on sait que si on fait reculer Macron sur les retraites, on ouvre une brèche pour qu'ils s'en aillent tous. La réponse de Macron le 19 janvier, c'était quoi ? L'augmentation de 30 % du budget de la défense pour la guerre d'ici 2030. Ça représente 21 milliards d'euros. Et d'ailleurs, le journal patronal Les Echos le disait très bien, je le cite, « Cette hausse de 21 milliards est supérieure aux économies que devrait dégager la réforme des retraites. 13 milliards. » Voilà où va l'argent. Et non, Macron, nous, on ne veut pas de ta guerre.

Ces milliards, ils doivent être restitués aux services publics, aux écoles, aux hôpitaux, à la jeunesse, pour créer des postes, pour augmenter les salaires et pas pour enrôler les jeunes dans la guerre. Moi, en tant qu'enseignante, je trouve ça intolérable, ce qu'on propose à la jeunesse aujourd'hui. Les campagnes publicitaires pour s'enrôler dans l'armée. Ou alors, tu échoues à Parcoursup et tu n'as pas ta fac. Ou bien tu vas faire les queues à la banque alimentaire, comme on voit partout sur les universités et comme on le voit aussi pour un grand nombre d'habitants de notre pays. Et ça, c'est insupportable. Nous, on veut pouvoir vivre. On n'en peut plus de ce système.

L'inflation, la vie chère. On est en train de compter chaque sou, alors que les entreprises du 4,40, encore, nouveau record en deux profits en 2022. L'argent de la sécu, des retraites, il est à nous. C'est ça, la civilisation. C'est l'argent de nos cotisations. C'est l'argent de nos retraites. Et on ne veut pas qu'elles soient détournées, que ce soit pour la guerre ou pour les milliardaires du 4,40. Et on aborde... Merci. On aborde une situation complexe où personne ne sait vraiment ce qui va se passer, mais on peut leur porter un coup terrible. On a aussi une nouvelle donne, un nouveau point d'appui par rapport à 2019.

C'est la force politique de rupture, l'ANUPS, la France insoumise, avec nos députés qui se bagarrent à l'Assemblée, avec Jean-Luc Mélenchon et les 22% de voix aux présidentielles. Et ça, c'est une force considérable. Dans les groupes d'action, ici, et dans les villes aux alentours, on s'est disposés pour préparer la marche du 21 janvier pour les retraites. Et ça a été un succès puisqu'on était autant que le 16 octobre. Et je pense qu'on peut tous s'en féliciter ici et on peut tous s'applaudir pour cette marche. Et je pense qu'on peut se féliciter aussi toujours dans cette force qu'on dégage.

C'est la grande AG qui a eu de la France insoumise le 10 décembre qui a réuni tous les groupes d'action de toute la France par département pour discuter des nouvelles structures de la LFI, les espaces, la coordination et le conseil politique. Et je tiens à souligner que c'est une vraie avancée. On se rend compte qu'on est de plus en plus nombreux de militants dans les groupes d'action. On se réunit dans les meetings de la NUPS. Et ça, c'est un véritable acquis. C'est ça qu'on a construit tous ensemble. Et c'est pour ça que moi, je suis militante du POI dans notre hebdomadaire qui s'appelle Information Vrière.

Chaque semaine, on s'attache à transmettre toutes les infos, les AG de grève, les assemblées NUPS, le travail et les prises de parole des députés, les activités dans les groupes d'action. Dans un journal indépendant qui a un vrai outil de militants, et vous pourrez le trouver ici auprès de nos militants du POI. Et on se félicite, nous, également, des nouvelles structures de la France insoumise, d'être membre du conseil politique qui a été créé, aux côtés de différents groupes, comme ceux de Clémentine Autain, de François Ruffin, d'Emeric Caron, ou du Parti de Gauche. Et nous, on pense que c'est vraiment cette force qui doit tenir. C'est pour ça que j'en parle ici.

On va organiser une grande assemblée nationale POI à Paris le dimanche 26 mars. Et on invite d'ailleurs tous les militants qui se sont bagarrés à nos côtés à venir y échanger. Je vais conclure en remerciant. Donc, je commence par remercier sincèrement Carlos Bilongo pour sa confiance, le féliciter, le féliciter pour son courage, sa ténacité dans l'exercice de son mandat. Il ne lâche rien. Et je voulais remercier aussi Jean-Luc Mélenchon pour avoir déjà permis de construire cette force, cette force de rupture. Et je voulais aussi sincèrement le remercier pour sa confiance. Et je voulais terminer par un grand bravo à tous les militants dans les groupes d'action. Ils sont là, là, là.

Et aussi les militants dans les syndicats qui se bagarrent et qui ne lâchent rien sur les revendications et rien contre la politique de Macron. On peut les applaudir. Alors, c'est une cérémonie de vœux. Alors, moi, j'ai deux vœux à faire. Le premier, que la réforme des retraites soit retirée. Et le deuxième, que Macron y dégage.

17:00
Présentateur

Merci, Ophélie. Merci.

17:04
Invité

A très bientôt. Merci. On ne lâche rien. Merci.

17:06
Présentateur

Un petit chant. Et la retraite à 60 ans. On s'est battu pour la gagner. On se battra pour la garder. La retraite à 60 ans. On s'est battu pour la gagner. On se battra pour la garder. La retraite à 60 ans. On s'est battu pour la gagner. On se battra pour la garder. Merci de m'accompagner. Pour la deuxième prise de parole ce soir, je vais vous demander d'accueillir l'enfant de Villiers-le-Bel, professeur d'éco-gestion, militant associatif reconnu de tous dans notre ville et sur la circonscription. Un tonnerre d'applaudissements pour notre député, Carlos Martens-Bilongo. Carlos, Carlos, Carlos.

18:00
Carlos Martens Bilongo

Merci beaucoup, messieurs les maires, ici présents, mesdames, messieurs les élus, chers amis, chers futurs élus également, et habitants de ma circonscription et au-delà de ma circonscription, chers Français et Françaises. Merci à tous et toutes d'être présents aujourd'hui et c'est un plaisir de se retrouver. C'est l'occasion pour moi de présenter mes voeux en tant que député de la nation pour la première fois et quelle belle symbolique dans la ville où je suis né, à Villiers-le-Bel. Cette ville à laquelle je dois tant de choses, cette ville aussi où mes deux parents sont enterrés, ma mère et mon père, et j'ai une pensée pour elles, pour eux, qui sont ici enterrés.

Je remercie l'ensemble des habitants qui ont fait campagne autour de nos candidatures pour me faire élire député et également Ophélie Sousi en tant que députée suppléante. Ce mandat m'honore et m'oblige à faire un premier bilan de mon action parlementaire. Et aujourd'hui, mes voeux sont un premier bilan. Nous sommes à six mois de mandat. C'est une grande joie pour moi de faire partie des 150 députés de la nouvelle Union populaire, écologique et sociale, avec plus de 5,8 millions de voix. Nous étions en tête lors du premier tour de l'élection législative. Nous étions à quelques voix de la majorité.

Et je me rappelle des sorties médiatiques qui nous disaient « Mais qu'est-ce que raconte Jean-Luc Mélenchon ? Premier ministre, c'est n'importe quoi. » Mais si, au premier tour, nous étions en tête. Et je me rappelle aussi d'une chose qui n'était pas très loin. Enfin, au mois d'avril, après le 10 avril, et notre score magnifique, et j'aimerais un teneur d'applaudissements pour la campagne que nous avons menée au présidentiel et le score magnifique qui a été au National et dans le Val-d'Oise et dans ma circonscription. Le 10 avril, les médias se sont empressés de nous demander à nous et à Jean-Luc Mélenchon et aux électeurs et aux militants de la France insoumise « Mais faites barrage !

Le Front républicain ! Où étaient-ils aux législatives, ces personnes-là ? Absentes. Ils n'ont pas fait barrage aux législatives. » Parce que c'était Jean-Luc Mélenchon qui était Premier ministre à l'heure où nous devons parler. Cette élection des législatives nous démontre que le camp de la justice sociale et de l'écologie populaire existe et est fort dans le pays. Nous avons démontré que nous sommes la seule opposition réelle à Emmanuel Macron, à son programme capitaliste qui place la course au profit avant tout et qui ne s'intéresse qu'à la nature, uniquement pour l'épuiser de ses ressources, sans se soucier du monde qu'il laissera ensuite aux générations à venir.

Cet état d'esprit consumériste et individualiste, nous n'en voulons pas. Ce monde où tout ce qui nous échappe à la loi, au marché, est détruit ou privatisé. Nous n'en voulons pas. Ce monde où les services publics qui sont chers à nos circonscriptions, vous savez, les villes populaires, il y a eu un classement récemment où la ville de Garges-Légonès est la ville la plus pauvre du département du Val-d'Oise, secondé par Ville-le-Belle. Et c'est ma circonscription. En troisième position, sarcelle. Et le service public, c'est le bien commun de ceux qui n'ont rien. Et aujourd'hui, ils le privatisent. Nous avons ici des personnels du service public qui sont épuisés, fatigués.

Et nous n'en voulons pas de ce monde. Ce monde où on désigne un plus précaire, un autre précaire, comme s'il était responsable de ces mots, nous n'en voulons pas. Parce qu'un autre monde est possible. Avec la NUPES, nous représentons une forte force de gauche radicale qui assume son programme de rupture et de progrès social. Avec la retraite à 60 ans. Et j'aimerais des applaudissements pour cette retraite parce qu'on va se battre pour elle. Nous incarnons le camp d'une gauche disparue partout en Europe et dans le monde.

Notre responsabilité pour maintenir cette union, pour faire entendre la voix des travailleurs, des précaires, des exclus, de nos compatriotes qui veulent vivre notre modèle fraternel, solidaire, humaniste. Notre responsabilité, nous sommes responsables et c'est immense. C'est un défi historique. C'est conscient de cette situation et des responsabilités qui m'incombent. que j'ai commencé mon mandat à l'Assemblée avec détermination. J'ai pris ma place dans l'hémicycle, la place 604, l'ancienne place de Mme Pannot, notre présidente aussi. Applaudissements pour elle. Magnifique présidente. J'ai donc commencé mes travaux à la place 604. J'ai découvert la vie de l'Assemblée nationale.

J'ai parcouru ma circonscription. Je suis allé partout en France, dans le monde, à la rencontre de mes concitoyens et des citoyens français expatriés dans le monde. J'aurais aimé que mon bilan de mes six mois s'en tienne uniquement à ces informations. Mais comme vous le savez, la vie n'est pas dans nos peuples tranquilles quand on est noir en France. Mon début de mandat a été également marqué par l'infamie, par un racisme crasse exprimé au sein même du lieu d'expression de la représentation nationale. Je ne répéterai pas la phrase aujourd'hui, vous la connaissez, ça ne fait pas plaisir de la faire vivre.

Je ne peux pas aborder mon premier bilan de mandat sans parler de cet épisode brutal, navrant, désolant. Je regrette que mon nom ait été porté dans tous les médias pour cette raison et non pour mon travail parlementaire. Je regrette que la séance ait été suspendue alors que j'évoquais le sort de réfugiés perdus en mer, qu'ils attendaient le pouvoir d'ébarquer à bon port en respectant le droit de la mer. Je regrette qu'au second tour de la cinquième circonscription de Gironde, qui présentait un duel entre un candidat de l'ANUPS, candidat LFI, que je vous demande d'applaudir Olivier Manieron, qui était candidat face à M.

Grégoire de Fournasse, ait pu être élu parce que la candidate sortant de la majorité présidentielle, défait au premier tour, Karine Nouët-Golo, a refusé de donner consigne de vote pour le second tour et a annoncé qu'elle voteraient blanc. Voici les résultats. 11,23% de vote blanc au second tour en Gironde, soit 6492 voix. Et, encore une fois, 3,48% de vote nul, soit un total de 8500 voix. En sachant que le candidat de la France insoumise, mon cher camarade Olivier et M. De Fournasse, n'ont eu qu'un écart de 3000 voix. Mais où était le Front républicain ? Je regrette qu'elle n'ait pas fait le Front républicain qui a été demandé à Jean-Luc Mélenchon tant de fois dans les médias.

Je regrette surtout que ce cri raciste décomplexé d'une bêtise affligeante, d'une parfaite inhumanité, ne soit que la manifestation de la montée en puissance de l'extrême droite dans notre pays. Le constat doit nous interpeller. Marine Le Pen a réalisé un score historique au présidentiel. 89 députés du Front national ou du Rassemblement national ont fait leur entrée à l'Assemblée, entre autres, malheureusement, à cause des candidats, encore une fois, de renaissance qui n'ont pas fait barrage, en renvoyant dos à dos l'extrême gauche et l'extrême droite. Pourtant, l'extrême gauche existe, avec Lute Ouvrière, par exemple.

Les propos racistes ou islamophobes, je pense aux maires d'Estaing et aux élios d'Estaing et à toutes les personnes de la France qui sont racisées et qui subissent ces attaques. Souvent, cette haine est déversée dans les médias, en toute impunité, dans les grandes heures de la télévision. Après cette agression raciste à l'Assemblée, j'ai été cible d'une opération de harcèlement sur Internet. J'ai été accusé d'antisémitisme, j'ai reçu des menaces de mort. Les lieux dans lesquels je devais tenir mes réunions publiques ont été tagués, avec des menaces et des propos racistes, encore une fois. Des bandes cagoulées sont même venues à Bordeaux m'attaquer, moi et mon camarade Louis Boyard.

Très grave. J'ai dû déposer plusieurs plaintes devant des propos mensonges que j'ai tenus à mon égard dans les médias. J'expérimente ce qu'un grand nombre de Français et de concitoyens vivent chaque jour, sans être captés par des caméras. Je regrette que cette violence et cette haine s'expriment, mais je n'ai pas peur. Je ne laisserai jamais des menaces se mettre entre moi et mon mandat. Beaucoup d'entre vous le savent, avant d'être élu, j'étais un militant associatif. J'ai décidé de m'engager en politique pour pouvoir aller plus loin dans mon action, pour réellement faire avancer les causes que je défends à l'échelle nationale et même à temps national.

Je ne me laisserai pas intimider, je ne renoncerai pas à mon action, parce qu'elle est juste dirigée vers le progrès. Que les voix des habitants de ma circonscription et de tous mes concitoyens, en parcourant les villes de Vielle-Belle, Sarcelles, Arnaudville, Garges et Bonneuil, j'ai rencontré des personnes qui veulent un choix, une dignité pour cette France. Vous êtes la France. Nous nous battons pour conserver les services publics. Vous savez, dans ma circonscription, c'est un combat pour aller récupérer un courrier recommandé. Juste ça, le parcours du combattant.

Dans tout l'Est du Val-d'Oise, les habitants sont condamnés à rester chez eux, faute de transport, quand ils ne fonctionnent pas. La possibilité, la seule, c'est de prendre la voiture. Mais quand on n'a pas de voiture, on prend le RRD. Et les dysfonctionnements du quotidien du RRD. Les trains annulés, supprimés, bloqués. Nous sommes des fois bloqués au milieu des voies pendant de nombreuses heures. Et j'ai une pensée pour les personnes qui travaillent à CNCF et qui voient leur emploi se dégrader depuis des années. Pensez-vous à ces salariés de la RATP. Applaudissements encore une fois pour eux.

Dans l'éducation nationale, la rentrée scolaire a eu lieu dans des conditions d'improvisation totale. Les professeurs doivent encaisser le mépris et les provocations du ministre de l'Éducation nationale, qui a eu pour toute réponse à la revendication, bien que légitime. La rentrée se fera avec les moyens du bord. Ce mépris, cet amateurisme sont insupportables et inacceptables. J'ai une pensée pour les AESH, pour les enseignants. Et encore une fois, à l'Assemblée nationale, hier, une députée de la majorité présidentielle, relative, bien sûr, a eu pour propos que les AESH choisissent leur métier pour les mercredis après-midi, pour les vacances scolaires. Honteux.

Nous nous battons actuellement avec les AESH pour qu'elles aient cette prime, REB+, à hauteur des enseignants également. J'ai également, depuis le mois de septembre, je reçois différents mails de différents parents d'élèves. Et je pense à eux, où le manque d'enseignants depuis le mois de septembre, les enseignants ne sont pas remplacés sur les communes de Garges, Ville-le-Belle, Sarcelles, Arnauville et Bonneuil. Et encore une fois, on nous placardise. Scandaleux. Les professeurs doivent faire cours avec des classes surchargées, dans des bâtiments vétustes, où les élèves gardent leurs manteaux parce qu'il n'y a pas de chauffage, c'est intolérable. Et malheureusement, c'est partout en France.

Entre les mois de juillet et de septembre 2022, les députés insoumis ont visité les établissements de santé, excusez-moi, de ma circonscription et de tout le pays en France. 80 établissements ont été visités dans 30 départements et 500 témoignages. Le constat est édifiant. Les personnels des services hospitaliers tirent la sonnette d'alarme depuis trop longtemps. Les fermetures de lits, le manque de personnel, les horaires à rallonge qui rendent leur travail de plus en plus difficile. Et vous le savez, à l'hôpital de Gouinès. Deux tiers des soignants sont en burn-out. 25% des soignants ont des envies suicidaires.

Et aujourd'hui, en France, des patients meurent sur des brancards, dans des couloirs des hôpitaux. C'est intolérable. Exactement. Je connais... C'est ça. Je connais les raisons de mon engagement et devant ce constat, je ne me découragerai pas. J'exercerai pleinement mon mandat pour porter plus haut nos propositions pour une France juste et fraternelle. Les moyens pour nos services publics, le gel des prix des loyers, la hausse du SMIC et des salaires. faisant entendre notre voix qu'enfin, une vraie politique de bifurcation écologique soit mise en place. Vous savez que la lutte contre le changement climatique me tient à cœur. Et là encore, quelques constats aussi désolants et révoltants.

Sous le mandat d'Emmanuel Macron, nous avons été condamnés pour une action climatique. Et un jour, nous devrons devoir payer pour réparer tout cela. Toutes les ONG de lutte contre le règlement climatique dénoncent l'hypocrisie, des grands décalages entre eux. Les paroles et les actes. Emmanuel Macron aime se poser en garant de l'accord de Paris pour le climat. Mais dommage qu'il ne le respecte pas. Depuis la COP21, la France n'a jamais réussi à tenir ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Et pire encore, elle augmente en toute discrétion son droit à polluer en relevant le volume annuel de CO2 qu'elle a le droit d'émettre.

Triste et malhonnête façon de respecter les objectifs climatiques. La France aussi continue à subventionner les énergies fossiles, autorise la poursuite de 18 projets hydrocarbures. Et si le gouvernement s'était engagé à rénover 500 000 logements par an, il est clair que le motif ne sera pas atteint. En revanche, le gouvernement, pour lui, continue à distribuer de l'argent public par dizaines de milliards au secteur les plus polluants, l'aérien, l'automobile, sans aucune contrepartie environnementale ou sociale.

Il faut croire que, sous le gouvernement Macron, les contrôles sont réservés aux chômeurs qu'on radie abusivement, pour faire croire à une baisse du chômage, qu'on maltraitent par des réformes de l'assurance chômage qui viennent encore réduire les indemnisations. Et vous savez également que dans notre circonscription, nombreux sont les jeunes qui ont créé des structures, des entreprises également, et n'ont eu aucun revenu. Souvent avec un capital de départ à 1 euro, à 1 000 euros, mais ensuite, en tant que dirigeant ou d'entrepreneur, on n'a pas de revenu mais nous sommes comptabilisés comme plus au chômage. Encore une fois, c'est un niveau de crise quand nous voyons M.

Bruno Le Maire se vanter de... En France, nous créons un million d'entreprises, un million de start-up. Mais nous, nous constatons quand nous n'en sommes pas recrutés, nous créons des entreprises nous-mêmes. Et pourtant, au niveau du salaire, on ne s'y retrouve pas, les jeunes. Air France, Renault, peuvent donc licencier en toute impunité et brasser en même temps de l'argent public. Autant de bénéficiaires du CICE et encore M. Azim Taibi, malheureusement, avec le 49.3, les collectivités vont également perdre la CVAE. nous savons à quel point ce gouvernement est déterminé à protéger les 1% les plus riches qui ont capté 63% des richesses produites depuis 2020.

Mais il est temps que nous tous nous rappelions à ce gouvernement ce qu'affirmait Léon Blum. Le patronat de droit divin est mort. Car, en vérité, quel avenir nous attend ? Un monde irréversible, invivable, hostile et une fin de vie précaire ? Aujourd'hui, Emmanuel Macron veut imposer le passage de l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans. Cette offensive est antisociale, représente un cap dans l'allégeance de Macron et du gouvernement Borne aux politiques de rigueur exigées par Bruxelles. Il croit pouvoir nous imposer une réforme des retraites en assurant qu'il aurait défendu ce projet lors de la campagne des présidentielles et qu'il aurait été élu sur son programme. C'est faux !

Il a été le président le plus mal élu uniquement parce qu'un grand nombre de Français ont fait barrage et les médias durant la campagne électorale et même avant ont accompagné ce face-à-face. Quoi de mieux qu'avoir le RN en face de soi pour gagner une élection ? Monsieur Macron est minoritaire dans le pays. Il est sorti des législatives sans majorité pour gouverner. Preuve en est, comme l'a rappelé Mme Sauger, Macron et le gouvernement ont utilisé à 10 reprises en 6 mois le 49-3 pour faire voter le budget. Cette réforme est injuste et inutile. Cette réforme va mettre notre système en faillite. Toutes les prévisions le disent. Les éléments de langage sont pas soutenables.

Nous avons les différents ministres qui viennent sur les pages de télé pour raconter ce que le gouvernement leur donne comme feuille de route. Mais sachez une chose que même dans leur majorité à Renaissance ils ne sont pas tous d'accord. Différents députés de la Macronie sont contre cette retraite mais pour l'instant ils sont mis en difficulté ou mis au placard ou mis ces pressions. Il y a un chiffre d'Oxfam qui a été dévoilé. Seulement 2% de la fortune des milliardaires français suffirait à financer le déficit attendu pour les retraites.

Un autre modèle est encore possible en revenant sur les nombreuses exonérations de cotisations sociales les baisses d'impôts accordées aux entreprises depuis des années sans aucun effet sans aucune contrepartie en mettant davantage à contribution les hauts salaires taxant les dividendes qui atteignent chaque année des records. Je ne vous parle pas des PME je vous parle des grands groupes du 440. Il y a de l'argent dans le pays encore faut-il qu'il existe cette volonté d'aller le chercher. Cette réforme est injuste parce qu'elle va frapper encore une fois les travailleurs les plus précaires de façon violente encore les habitants et habitantes des villes populaires.

Elle frappera ceux qui commencent à travailler le plus tôt et si Macron nous parle de repousser la retraite à 64 ans il oublie aussi de dire que 25% des hommes les plus pauvres sont déjà morts à 62 ans ou sinon nous voulons aussi avoir une retraite en bonne et due forme et être en bonne santé être militants associatifs ensuite faire de la politique si nous n'avons pas eu le temps pendant nos travaux le fait d'être salarié c'est aussi lourd c'est aussi pénible et dans la pénibilité en 2018 M. Macron a supprimé 4 facteurs qui existent et je pense que ça va parler à des personnes qui sont aussi dans la salle et de ma circonscription la manutention de charges manuelles ça vous parle ?

ça vous parle la manutention ici dans ma circonscription les postures pénibles vous connaissez ? mais ne soyez pas timides vous connaissez ou pas ? les postures pénibles les vibrations mécaniques vous connaissez ? l'exposition aux risques chimiques vous connaissez ? et bien voilà et bien M.

Macron conteste tout cela l'usage du mot pénibilité donnerait un sentiment que le travail serait pénible sa déconnexion est totale il ne suffit pas de plus parler d'un problème pour lui dire qu'il n'existe plus et non seulement ces critères qui permettraient de partir à la retraite plus tôt n'existent plus mais les travailleurs exercent sans les métiers les plus pénibles devraient partir jusqu'à 64 ans la réalité c'est celle-là après avoir fait applaudir les travailleurs de première ligne cette réforme compte les intérêts sans fleurs ni couronnes avec cette réforme il est certain que les habitants des quartiers populaires seraient à nouveau condamnés à rester en première ligne ce serait la double peine voire la triple peine on sait que les habitants des quartiers populaires s'insèrent très difficilement sur le marché du travail et que parmi les personnes ayant un emploi une sur cinq a signé un contrat précaire contre une sur sept dans les unités urbaines dont ils sont proches l'accès à l'emploi est difficile encore une fois encore plus dur en fin de carrière où on va s'apercevoir que 45% des personnes sans emploi le sont après aussi 55 ans et cette réforme pour finir n'oublie pas la grande cause du quinquennat les femmes celles qui exercent des métiers les plus précaires moins rémunérés et qui ont des carrières hachées vous le savez quand les femmes le peuvent elles ont des enfants et parfois leur carrière s'arrête et elles reprennent aujourd'hui elles touchent une pension inférieure de 40% aux pensions des hommes demain ce sera pire elles devront travailler en moyenne 7 mois de plus contre seulement 5 pour les hommes nous devons nous faire entendre par ce gouvernement qui a perdu le sens commun qui s'entête à vouloir gouverner contre le peuple qui s'entête à vouloir faire passer une réforme en dépit de tout en dépit des 80% des français qui s'opposent à cette réforme en dépit de l'ensemble de l'intervention syndicale qui se bat et en dépit des personnes qui ont manifesté les 19-21 et qui seront encore plus nombreux le 31 janvier en dépit de toutes les études d'impact qui démontrent que cette réforme créera des inégalités et de la pauvreté mais à cette réalité le gouvernement reste le sourd alors souvenons-nous de ce que Victor Hugo écrivait dans les misérables n'être pas écoutés ce n'est pas une raison pour se taire nous pouvons gagner la bataille des retraites et toutes les autres batailles que nous aurons à mener ensemble car dès demain le gouvernement présentera une nouvelle loi d'immigration pour ajouter une diversion raciste à sa politique antisociale Ambroise croisa Ambroise croisa enjeuner le pas en disant ne parlez pas d'acquis sociaux mais de conquis sociaux car le patronat ne désarme jamais nous ne désarmerons pas non plus nous devons tous mettre toutes nos forces dans la bataille qui commence et pour moi elle avait commencé bientôt cette bataille politique elle a commencé lorsque j'avais 11 ans en 2002 et que ma mère me présentait le deuxième tour des présidentielles entre Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen elle m'a dit tu sais Carlos on va devoir y retourner je lui dis mais retourner où maman je suis né en France elle me dit ce monsieur il est super méchant il est au deuxième tour parce que les gens n'ont pas été votés et ma mère fait à son âme elle a emboîté le pas dans mon engagement politique et également aussi Rali Dzugag ici présent qui militant de longue date de Villebelle qui m'a encouragé à faire de la politique et aujourd'hui je suis devant vous c'est grâce à vous grâce à Jean-Luc Mélenchon et à son oeuvre politique nous avons une chance de l'avoir parmi nous ici à Villebelle en France aussi pour le pays j'ai fait différents déplacements depuis mon élection j'ai été en Algérie au Maroc au Sénégal et plus récemment au Congo tous ces pays nous prennent pour exemple ils nous disent en France vous avez la chance vous avez Jean-Luc Mélenchon et ta parole est attendue dans le monde Jean-Luc ta parole est attendue sur scène la vie est belle et je vous demande un teneur d'applaudissements à Jean-Luc Mélenchon mais Jean-Thomas veut également l'annoncer mais faisons doublon quand même

46:49
Présentateur

merci Carlos merci on est là on est là même si Macron ne veut pas nous on est là pour l'honneur des travailleurs et pour un monde de meilleurs même si Macron ne veut pas nous on est là plus fort on est là même si Macron ne veut pas nous on est là un monde de meilleurs même si Macron ne veut pas nous on est là messieurs et dames nous arrivons au point d'orgue de notre cérémonie il est temps d'accueillir notre invité spécial ancien candidat à l'élection présidentielle recueillant 8 millions de voix en France fondateur de la France insoumise il a été sénateur ministre député européen député français au palais Bourbon il est à l'origine de l'union de la gauche avec la NUPES et je reste convaincu que par cette pourresse il sera un jour au panthéon des grands hommes de gauche aux côtés de Jaurès Blum excusez-moi et Pierre Mendes France mesdames et messieurs merci d'accueillir Jean-Luc Mélenchon résistance résistance résistance

48:17
Locuteur non identifié

mesdames et messieurs monsieur le député monsieur le maire mes amis mes camarades cher Carlos chère Sophie la vie d'un militant politique comporte vous l'entendez souvent dire bien des inconvénients mais elle a aussi le mérite de nous donner la possibilité parfois d'avoir avec notre propre existence un rapport nouveau parce qu'on se rencontre il y a en ce moment des cérémonies de vœux de toutes sortes de députés de la France insoumise et si je m'écoutais j'irais partout ce n'est pas possible et alors j'ai dû me poser la question de savoir où j'irais et j'ai pensé que là où ce serait le plus utile pour la lutte et le plus gratifiant pour moi ce serait de venir ici je vous connais tous un par un quelle que soit la couleur de votre peau votre religion ou votre genre vous êtes mes frères et mes sœurs et Carlos Martins Bilongo est notre fils fierté à tous partout pourquoi d'abord parce que c'est le rôle des insoumis écoutez ce mot insoumis insoumis c'est quelqu'un qui n'accepte pas une loi qui s'impose à lui contre sa conscience contre ce qu'il croit juste il va chercher comment faire pour remettre en cause ce qui s'impose à soi le faire dans les formes qui sont les plus efficaces il est plus rassembleuse mais il n'accepte pas des fois on le fait taire des fois non c'est un homme c'est une femme c'est quelqu'un qui parfois a mille raisons de baisser les yeux parce que ou bien il n'a pas pu aller à l'école assez longtemps ou bien parce que dans sa famille on n'a pas toujours su se révolter quand il fallait le faire et qu'on ne sait pas comment on le fait mais dans son cœur brûle de la manière la plus ardente la plus forte la certitude d'être dans le bien quand on est dans le juste et quand bien même je ne dis rien je n'en pense pas moins la liberté de conscience est vissée dans l'ADN des êtres humains et rien n'en vient jamais à bout si bien que toujours à un moment ou à un autre comme une flamme mais l'incendie elle embrase le cœur et pousse vers le mouvement et quelqu'un m'a dit il y a quelques jours tu sais c'est pas tant que j'entre dans l'action qui compte ce qui compte c'est que je sors de l'humiliation Carlos tu as une rude tâche je te le dis pas seulement en camarade mais avec une autorité quasi paternelle compte tenu de notre différence d'âge la France la patrie commune des français la France mesdames et messieurs permettez-moi de vous le dire une fois de plus la France n'est pas une couleur de peau toutes les couleurs de peau sont françaises France n'est pas une religion cinq religions sont présentes parmi les français et l'absence de religion France la liberté de conscience a été gagnée après trois siècles de lutte entre les religions la tolérance le respect des autres dès lors que la loi est respectée est un devoir de base de la citoyenneté française on ne peut pas être français et raciste on ne peut pas être français et islamophobe au sens où l'on montrerait du doigt des gens à cause de leur religion pas plus qu'on ne peut l'être en étant antisémite ou je ne sais quoi encore la France ce n'est même pas une langue car 29 pays dans le monde parlent français et c'est leur langue officielle la France est un choix la France est une adhésion la France tient tout entière dans un pacte que chaque française et chaque français nous avec les autres en leur disant liberté égalité fraternité rien de plus rien de moins telle est la vraie et la grande patrie des français elle est dans nos cœurs elle n'est même pas non plus une frontière car ces frontières ont changé tant de fois alors toi Carlos tu es né ici pas moi tes parents qui sont partis sont enterrés ici paix à leurs cendres pas les miens tu es de ce point de vue plus proche de cette terre qui récupère la poussière des tiens que moi qui ai le bonheur que leur poussière soit recueillie par la terre d'Afrique mais nous avons en commun un message et un devoir et toi particulièrement comme je t'ai admiré quand blémissant sous l'insulte tu as gardé tout ton sang-froid ce jour-là toi le français tu as affronté une brute qui devrait retourner à Brutland qui devrait aller immédiatement loger à Racisland plutôt qu'en France et à un lâche qui a aussitôt essayé de se défiler et de mettre au singulier le verbe qui était au pluriel ou je ne sais quoi parce qu'il n'avait pas le courage d'assumer ce qu'il a dit mais les autres l'ont fait quand tu as été à Bordeaux et qu'ils sont venus assiéger la salle où tu te trouvais il criait la même phrase comme un slogan on ne s'y trompe pas telle est la pente sur laquelle est partie aujourd'hui la patrie commune et où nous avons notre responsabilité tous madame maréchal le pen a dit récemment à la fin ça sera entre eux et nous eux et nous les insoumis nous devons l'avoir sans cesse présent à l'esprit parce que c'est ce qui menace notre patrie commune et notre devoir à nous est plus compliqué à assumer parce que nous devons résister à la haine qui pourrait entrer en nous qui pourrait prendre possession de nous et nous faire oublier à cause d'une parole mal placée par l'autre à cause d'une insulte tout d'un coup nous faire oublier ce que nous avons en commun que nous sommes tous semblables parce que nous sommes des êtres humains et parce que nous sommes des salariés et des travailleurs qui n'ont rien d'autre à proposer que leur bonne volonté leur travail leur participation à la vie commune n'oublions pas que repose sur nous comme sur Carlos une responsabilité plus grande que pour les porteurs de haine ou les porteurs de mépris c'est nous qui faisons vivre l'unité de la patrie républicaine commune car nous nous ne rejetons personne nous montrons du doigt personne nous n'accusons personne à cause de sa couleur de peau ou de sa religion ou de ses parents nous avons double tâche mais nous l'assumons avec fierté ah je vous parle de ces choses là rudement je suis venu ici pour ça dites sans cesse à vos enfants que ce pays est le leur jeunes gens ne vous abandonnez jamais à parler de votre pays comme s'il était celui de quelqu'un d'autre il est le vôtre gardez en vous la devise de la patrie pour la faire vivre parce que c'est elle qui nous fait français et c'est elle qui nous donne de l'espoir pour le jour qui va suivre et celui qui va venir j'étais moi aussi un bougnoul pour ceux qui m'insultaient dans la cour de récréation franchement ça ça honorait pas leur intelligence ils m'auront confondu donc je sais de quoi je parle et dans ces moments là il faut se cramponner pour ne pas renvoyer d'autres bêtises mais ce qui me tenait unis à mon pays c'était cette forme particulière d'amour pour une idée pas pour des lieux je n'en étais pas j'allais je venais je n'étais même pas capable de nommer les arbres vous savez en Normandie il n'y a même pas de figuier il n'y a pas de citronnier il n'y a rien d'intéressant au fond des pommiers des pruniers que sais-je c'est donc bien une idée qui nous lie à notre pays j'insiste j'y reviens maintenez cette flamme en vous et vous allez devoir vous accrocher au bastingage d'ici peu car voici qu'ils reviennent avec une loi immigration le lendemain matin tous ceux qui n'ont pas le bon profil ne seront pas en immigrés quand bien même vous êtes nés là quand bien même les vôtres y sont enterrés quand bien même pratiquant cette forme élémentaire de la fraternité humaine aucun d'entre vous n'a idée de rejeter à la mer celui qui aura réussi à s'en échapper ils vont recommencer c'est la 32ème loi en 20 ans sans arrêt des lois et encore des lois qui sont tellement inutiles à part pour blesser et humilier qu'aucun d'entre eux n'en a jamais fait un bilan des lois immigration des lois sécurité des lois terrorisme si possible on secoue pour essayer d'en faire le même jus alors que ce sont des questions qui ne sont pas liées entre elles quand ces gens-là ont-ils publié une seule fois un bilan d'une seule de leurs lois pour dire voilà à quoi ça servit et bien pourquoi ne le font-ils pas parce qu'elles n'ont servi à rien parce qu'elles ne serviront jamais à rien parce que ce n'est pas comme ça que se pose le problème le monde entier est pris dans une tourmente du fait du changement climatique du fait des guerres que les puissants déclenchent chez les autres et va et vient et à quel être humain l'un d'entre nous se lève pour dire je te refuse le droit d'essayer une autre vie je te refuse le droit de proposer à tes enfants une autre perspective lequel ?

personne aucun d'entre nous nous sommes tous les enfants de cette souffrance parce que l'immigration est une souffrance si vous ne le savez pas mesdames, messieurs les bourgeois parce que c'est quitter son paysage sa famille ses odeurs c'est une souffrance et puis après on fait sa vie et il faut cesser de la disputer à ceux qui ont eu tout ce courage tes parents à ceux qui sont leurs enfants toi Carlos à ceux qui sont leurs petits enfants les tiens et ainsi de suite il faut introduire dans ce monde la fraternité sans lequel il ne peut vivre et cette fraternité elle s'enracine dans le sentiment commun d'appartenir à une classe commune et à une humanité commune nos sentiments de femmes et d'hommes de gauche pour ceux qui le sont dans cette salle reposent sur ces enracinements là c'est eux notre bien le plus précieux en face le mépris le mépris de classe le racisme est une façon d'habiller le mépris de classe c'est de faire croire qu'il y a quelque chose de naturel dans l'inégalité qui tiendrait ou à la couleur de peau ou à la religion que sais-je parce qu'ils ne peuvent pas s'avouer et assumer la responsabilité de l'inégalité de la pauvreté de la souffrance que leur système engendre continuellement non les pauvres ne sont pas coupables de leur pauvreté c'est le système non les malades ne sont pas responsables de leur maladie c'est le système oui j'ai dit le système et je le dis ici parce que c'est dans ce qu'on appelle les quartiers populaires que sévissent le plus toutes les maladies qui sont celles liées au système le diabète à cause de la nourriture trop sucrée les maladies cardiovasculaires à cause de la nourriture ou trop sucrée ou trop salée l'obésité à cause de la mauvaise qualité de la nourriture qui est en vente à des prix accessibles par nos familles c'est ici qu'il y a la plus grande usure physique qui résulte du travail et on vous a relu tout à l'heure la liste des pénibilités que monsieur Macron a fait retirer de la loi où elle avait été introduite les facteurs de pénibilité ceux que vous avez vu dix fois dans la rue en vous demandant comment le gars tient le coup quand il manie un marteau-piqueur c'est les mouvements mécaniques on vous a parlé des postures pénibles qui sait qu'une personne qui tient la caisse soulève plus d'une tonne par jour les manutentions de charges lourdes ici dans cette salle combien il y a d'ouvriers de la logistique la classe ouvrière la plus concentrée d'aujourd'hui ce sont les employés les ouvriers de la logistique ceux qui vont travailler dans les plateformes qui portent des charges toute la journée qui doivent obéir à une consigne qui arrive directement dans l'oreille et qu'est-ce qu'on leur répond à cela mettez-vous un exosquelette voilà la trouvaille de cet idiot qui de sa vie n'a dû porter un carton pour imaginer que du matin au soir vous allez mettre un exosquelette et bien que l'exosquelette aille faire le boulot et vous vous ferez autre chose vous le savez tous ici le mal qu'on a à travailler avec les outils de sécurité les chaussures de sécurité combien de fois vous ne les mettez pas alors qu'il faut les mettre le masque pour ne pas respirer n'importe quoi combien de fois vous ne les mettez pas pourquoi vous ne les mettez pas pas parce que vous êtes suicidaire mais parce que c'est très difficile de faire à la fois le boulot et de supporter tout ça je parle de choses qui touchent la vie des gens sans qu'on n'en parle jamais 565 personnes chaque année meurent sur leur poste de travail 1200 de maladies professionnelles qui sont le poste de travail un peu plus tard parce qu'on a respiré des saletés parce qu'on n'a pas su parce que des fois on ne savait pas qu'on était en train de le faire mon grand-père Mélenchon est mort il s'est tué avec un pistolet à peinture parce qu'il ne savait pas que quand on peint sans masque on se peint les poumons en même temps et ainsi de suite c'est pour ça que j'en parle ici et que je dis c'est du mépris de classe de dire aux gens mettez-vous en exosquelette c'est du mépris de classe cette femme qui ose dire les EESH elles font ce métier parce que ça leur convient pour être libre le mercredi et le samedi quand cette femme une seule fois a été parlé avec une autre femme pour lui dire alors ça va le métier c'est dur vous aimeriez avoir plus d'heures ou moins d'heures comment ça se passe ?

juste s'intéresser aux autres qu'est-ce qu'ils font ?

c'est un métier où on a besoin de plus de formation ça veut dire que vous êtes parce que vous êtes au contact des êtres humains les plus fragiles parce que les plus démunis ce sont nos enfants ce ne sont pas ceux des martiens ou des vénusiens ce sont nos enfants et pour aller à l'école ils ont besoin de cette aide sinon ils ne peuvent pas être scolarisés et la force suprême d'un être humain c'est son savoir qui va lui permettre d'être plus humain parce que plus on est ouvert au savoir tous les savoirs artistiques culturels scientifiques plus on est meilleur et plus on est meilleur meilleur on est avec les autres apprendre des sciences apprendre de la poésie apprendre à peindre apprendre à calculer c'est devenir meilleur être humain par conséquent ces femmes font un travail extraordinaire d'une importance vitale pour la vie de la société puisqu'il s'agit de faire en sorte que tous nos petits soient réellement des êtres humains parce qu'ils apprennent à l'école parce qu'ils peuvent aller à l'école et combien de nos enfants qui ne peuvent pas être accueillis je pense aux petits autistes maladie qui s'est répandue comme on le sait au point que peut-être un jour on découvrira qu'il s'agit d'une épidémie et on en cherchera les causes voilà pourquoi je dis les dominants les importants méprisent ceux à qui ils parlent de cette manière n'en doutez pas un instant non seulement ils ne vous connaissent pas mais ils ne vous aiment pas vous les encombrez parce que vous êtes le portrait vivant de leur peine si la richesse est une offense à l'humanité si elle est immorale c'est au moment où l'on voit le pauvre celui qui n'a rien celle qui n'a rien abandonné dans la rue 2000 par an meurt de la rue pas dans la rue c'est ça notre pays aujourd'hui et le grand oeuvre auquel nous sommes appelés est de débarrasser la société de la couche de parasites qui se trouve dessus et qui en accumulant pour son seul profit des fortunes dont ensuite ils ont un usage tellement stupide qu'on se demande pourquoi ils font souffrir tant de monde pour arriver à ce résultat c'est débarrasser la société de cette forme de parasitisme oh je sais de quoi je parle hier soir il y avait une réunion de l'institut la Boétie ils ont traité des jets des yachts et des hélicoptères aussi et quelqu'un a sorti un chiffre que j'ai trouvé incroyable il y a 6000 super yachts dans le monde déjà que vous ne savez pas ce qu'est un yacht alors un super yacht c'est la taille 20 mètres yacht 30 mètres 100 mètres super yacht 100 mètres pour une personne non il y a du monde dessus et bien il y en a 6000 comme ça le fonctionnement de ces 6000 bateaux suffirait à payer la dette des pays les plus endettés un milliardaire possède autant que 20 millions de personnes dans ce pays pourquoi faire pourquoi faire pourquoi faire mais c'est à cette réponse là qu'on jugerait de la valeur d'un système qui permet un tel résultat pourquoi faire être si riche comme comme ils disent quand ils parlent de la retraite il faut produire plus pour quoi faire pourquoi voulez-vous produire plus produire plus de quoi de plastique pour le foutre dans la mer après de rasoir jetable mon grand-père avait pas de rasoir jetable apparemment il était bien rasé aussi les appareils photographiques jetables tout jetable la vie des autres jetable produire plus pour quoi faire vous perdez déjà 20% de la production agricole en la manipulant vous en perdez ensuite de cette production agricole 30% dans l'agroalimentaire non il ne faut pas produire plus il n'y a pas besoin il faut répartir mieux mais il faut surtout produire autrement produire mieux et pour produire mieux il faut travailler moins mais tout le monde comprend ça alors on était obligé d'aller expliquer ça pendant des heures et vous tombez sur des marioles qui vous disent et bien puisqu'on vit plus longtemps il faut travailler plus longtemps mais non on vit plus longtemps parce qu'on travaille moins longtemps voilà la vérité écoutez moi au début du 20ème siècle j'y étais pas non mais des fois il peut y avoir confusion j'y étais pas mais entre le début du 20ème siècle et la fin du 20ème siècle c'est quand même pas si loin c'était il y a 20 ans et bien on a divisé le temps de travail nécessaire par deux pas par bonté hein parce qu'il y avait quand même il y a des limites au nombre d'heures de travail dans la journée mais on a quand même multiplié par deux par on l'a divisé par deux mais le résultat lui c'est qu'on a multiplié par 50 la richesse produit autrement dit rien ne fait penser qu'il faille en faire davantage la question qui se pose c'est comment on le répartit et comment on crée la satisfaction des besoins pour éviter de créer la rareté parce que quand vous créez la rareté vous faites monter les prix ça fait des profits et le capitalisme entier fonctionne sur la limitation la rareté et tous les jours ils viennent vous dire mais dites donc ça va pas être gratuit non ?

et vous vous dites pourquoi ça va pas être gratuit ? chacun d'entre vous quand il va au travail produit de la richesse on vous la donne pas en paye ben non on est d'accord donc vous travaillez gratuitement pendant une partie de la journée et même une partie de l'année figurez-vous que maintenant à partir du mois d'octobre tout ce que vous produisez c'est uniquement pour produire des dividendes au capital vous voyez le rapport ? je recommence pour ceux qui n'ont pas bien suivi moi les maths ça me rende pas facilement dans la tête si vous produisez 100 on vous donne comme paye je dis un chiffre au hasard 20 80 ça part pour le reste les dividendes etc etc d'accord ?

vous voyez la proportion et bien maintenant comme ça on ne se le réalise pas bien je ne regarde qu'une chose le temps que vous passez au travail pour donner des dividendes aux millionnaires aux milliardaires et aux actionnaires d'accord ? voilà à partir du mois d'octobre toute la valeur que vous produisez c'est pour eux il n'y a rien pour vous rien pas un euro pas un centime d'euro rien tout pour eux 4 mois vous voyez cette proportion ?

et bien dans cette proportion il y a toutes les conquêtes sociales qu'on peut faire il y a tout le bonheur qu'on peut répartir au lieu de le concentrer sur quelques personnes qui d'ailleurs ne savent qu'en faire puisqu'ils en sont arrivés au point d'acheter des super yachts qui ne servent strictement à rien par rapport à une barque bah quoi une barque et un barbecue c'est pareil même résultat que ce machin qui fait 100 mètres et pour lui tout voilà la situation et quand on nous dit ah mais vous voyez bien qu'il faut qu'il y ait plus de gens puisque que vous travaillez plus longtemps puisque avant il y en avait 3 qui travaillaient pour 1 qui a la retraite regardez le système magique de la retraite par répartition en même temps ça va me permettre de vous faire une révélation donc la retraite par répartition c'est on bosse et on prend une part de la richesse qu'on a produit pour payer ceux qui sont à la retraite donc c'est un acte d'entraide de solidarité c'est toute la logique de la sécurité sociale c'est un système collectiviste qui fonctionne pour le collectif la sécu c'est encore plus simple à chacun selon ses moyens ou données et à chacun selon ses besoins on va prendre un exemple j'ai sans doute mon meilleur ami qui se bat en ce moment contre un cancer c'est clair que s'il avait dû le payer de sa poche les soins c'était pas possible comme c'est un gars qui a de la culture il a fait le calcul il dit j'en suis déjà à presque un demi-million d'euros de dépenses les machines tout ça les examens et bien je vais vous dire moi je suis content de cotiser pour faire en sorte qu'il n'ait pas besoin d'avoir le choix ou mourir ou trouver un demi-million d'euros à mettre sur la table c'est ça le système de la sécurité sociale c'est pour ça qu'il le déteste dans l'idée même pour eux c'est une invention affreuse de communistes et ils ne tiennent pas compte de la beauté du geste humain que ça contient chacun d'entre nous n'est pas seulement lié aux autres parce qu'on est côte à côte mais parce qu'on s'entraide tous les jours quand tu vas au travail tu participes par ta cotisation à soigner des gens que tu connais même pas mais ça se passe comme ça et pour la retraite tous les jours si tu as une paye dedans il y a la cotisation qui paye la retraite d'autres gens alors ils viennent pour exciter comme ils font aux Etats-Unis ils disent non mais ça va pas non on n'est pas en France ici on va pas faire un système de retraite par répartition et puis pourquoi moi je vais payer pour le voisin c'est ça qu'ils disent mais vous verrez qu'ils vous le diront bientôt ils ont déjà commencé à dire vous avez entendu le président vous faites pas attention faut tout que je vous explique il est là il arrive et il dit oui bah les soins quand c'est gratuit ça a plus de valeur moi je la connais cette musique là il y avait un soi-disant socialiste monsieur Tony Blair qui disait oui bah c'est pas normal que les gens qui fument viennent ensuite demander qu'on leur paye les soins parce qu'ils ont le cancer ben oui c'est la logique libérale les malades sont responsables de leur maladie les chômeurs sont responsables de leur chômage la preuve c'est qu'à traverser la rue ils trouveront du boulot et ainsi de suite mais comprenez que c'est le fond de leur raisonnement alors j'en reviens à mon affaire de retraite puisqu'avant il y avait trois pour un attention c'est des maths avant il y en avait trois qui produisaient pour un à la retraite alors maintenant monsieur Mélenchon il n'y en a plus qu'un pour trois autres oui mais celui-là celle-là il produit trois fois plus que dans les années 70 où il y en avait un pour trois autrement dit c'est le même rapport ce qui compte c'est pas le nombre de gens qui bossent c'est ce qui est produit et qui va s'échanger mais dites voir les gens encore heureux que les machines permettent de soulager la peine des gens on va pas venir dire nous ah ben non il n'y a qu'à travailler plus tout non non non moins on travaille mieux c'est on reconstitue la force on travaille mieux si on travaille tous j'ai parlé de l'usure du corps j'ai parlé de l'usure du temps sur les individus et maintenant sachant où je suis je veux parler de l'usure des lieux où l'on vit il n'y a pas que le travail qui use il n'y a pas que l'âge qui use il n'y a pas que la maladie professionnelle qui use il y a l'endroit où on habite parce que quand on habite à un endroit où il faut ensuite faire une heure et demie tous les jours de transport aller une heure et demie pour revenir ça fait trois heures que vous ne faites pas pour faire du tourisme en région parisienne mais pour aller bosser c'est à dire que la richesse que vous allez produire en allant travailler elle vous aura déjà coûté trois heures de temps de transport gratuit pour eux pas pour vous parce que vous vous aurez payé le ticket ou l'essence à quel moment sommes-nous dédommagés de cette usure là parce que c'est pas seulement que ça coûte des sous c'est que ça épuise quand il faut être dans les bouchons sans arrêt ça épuise quand il faut être dans des moyens de transport en commun bondés ça épuise est-ce qu'ils peuvent le comprendre ils le comprennent de moins en moins les riches ont fait ces sessions ils vivent à part ils sont dans leur quartier des fois ils mettent des barrières pour qu'ils ne rentrent pas et maintenant voilà que leur idée c'est d'aller d'un endroit à l'autre en hélicoptère une fois comme j'étais pas malin j'ai dit à un copain je crois qu'on était on était au Brésil alors ça n'arrêtait pas et alors j'ai dit mais qui est-ce qu'il y a là-dedans ceux qui ont du fric ah ben j'ai dit comme ça ils vous encombrent pas il me dit dis pas ça t'as rien compris c'est vrai j'avais rien compris il me dit maintenant qu'ils sont là-haut ils en ont plus rien à faire de ce qu'on fait en bas la route est bouchée c'est pas leur problème le transport en commun marche pas ils s'en foutent les voitures roulent pas pas de problème ils sont dans l'hélicoptère les riches font sécession en ce moment et vous le voyez à la manière avec laquelle ils vous parlent ces gens-là ont fait des études tout de même comment peuvent-ils être assez bêtes pour vous proposer de mettre des exosquelettes ou des genouillères si vous mettez du carrelage puisque vous mettez des genouillères vous n'allez pas vous plaindre de passer la journée à genoux c'est ça qu'ils vous disent ce mépris de classe est un signal c'est un signal de l'existence d'une catégorie sociale qui petit à petit n'hésite même plus à afficher son parasitisme comme pour y habituer les gens nous avons dans notre pays la pire des offenses je n'en fais pas une affaire personnelle le premier milliardaire du monde est français il n'y en a pas un entre nous qui a trouvé que c'était une bonne idée j'espère vous n'avez pas dit à la maison waouh le plus milliardaire du monde il est français comme moi qui suis très pauvre mais bon mais bon j'ai un milliardaire c'est quand même pas pareil accumuler de l'argent est immoral je le dis on m'a déjà reproché de l'avoir dit mais je le dis puisque qu'est-ce qui est accumulé ce qu'on a pris aux autres bon c'est la vie s'il faut rémunérer ce qu'on fait mais là ça n'a plus de sens une personne qui a 20 millions d'autres quel est le sens donc c'est immoral ça s'appelle comme ça dépouiller les ans pour accumuler mais ce qui m'a frappé c'était de me dire supposons que j'ai un milliardaire français premier milliardaire du monde il a inventé toc le vaccin contre le cancer j'aurais du mal à dire du mal ou bien il a inventé un super train enfin il a inventé quelque chose d'utile aux autres êtres humains on aurait un peu plus de mal de dire du mal et lui qu'est-ce qu'il a inventé rien il a racheté des boîtes en faillite il a trié dedans il a gardé les jolis morceaux et en vendant le reste il en a acheté encore d'autres beaux morceaux par-ci par-là dont une entreprise qui produit des super yachts on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même dit le proverbe mais c'est même pas ça le pire après tout un yacht ça existe et puis on pourrait lui confisquer un jour pour en faire un truc pour les balades scolaires ça serait pas très éducatiste mais on les ferait monter tous les gamins pour dire tu vois voilà comment c'était le monde avant maintenant c'est fini ça appartenait à une personne tu as vu comme c'est beau c'était rien que pour lui oh là là oh là là nos gosses diraient non rien que pour lui et regarde l'encre comme elle est grosse il la balance dans la flotte il s'occupe même pas de savoir où elle tombe alors ça arrive au fond il y a des plans crach ça arrache tout avec l'encre il s'en fout il a un super yacht c'est pas toi qui va aller protester non toi t'as rien compris t'as pris un bateau de croisière t'as fait des économies et tu t'es dit tiens pour mes 10 ans de mariage elle et moi on va faire une croisière alors peut-être que vous allez arriver à Marseille j'ai été élu de Marseille votre gros bateau il arrive c'est sur le quai où avant on arrivait d'Afrique du Nord j'en connais le coin alors ils mettent le bateau les gens descendent c'est des américains des je sais pas quoi ils les mettent dans des bagnoles ils font le tour du vieux port ils achètent des savonnettes marqués dessus savon de Marseille fabriqué en Chine il met ça dans le sac il remonte dans le tacot et il retourne au bateau et le bateau redémarre quand c'est la nuit bon il reste la nuit pour dormir là on est d'accord et pendant ce temps là qui sait qui a coupé le moteur personne toute la nuit toute la journée des particules fines mais qui sait qui les respire non mais sans blague et bien ils ont choisi l'endroit non ?

ils ont mis ça en bas des quartiers nord de Marseille en haut vous avez un paysage magnifique dans des logements dégradés avec de la flotte jaune et quand vous ouvrez la fenêtre particules fines donc vous voyez les limites d'une manière générale de ce qu'on appelle l'ostentation c'est à dire je montre que je suis important parce que je fais des choses que tout le monde regarde et a envie de faire et bien notre milliardaire qui n'a rien produit qui a acheté des boîtes en faillite lui qu'est-ce qu'il vend ?

et bien il vend du luxe c'est à dire quelque chose qui ne sert strictement à rien absolument à rien juste à dire vous avez vu je suis une personne importante parce que je porte un produit de luxe moi j'ai pas toujours trouvé que c'était très beau leur machin de luxe mais bon ça c'est une affaire de goût on va pas discuter ça mais réfléchissons-y comment la société toute entière comment l'humanité toute entière peut-elle donner la récompense suprême des vertus auxquelles elle croit c'est à dire la réussite financière à quelqu'un dont l'activité consiste à vendre la chose la plus éphémère et pour finir la plus stupide qui soit se croire important à cause de ce qu'on porte ou de ce qu'on achète c'est à dire on appelle ça l'ostentation et nous voilà dans une société où l'ostentatoire devient en quelque sorte quelque chose d'acceptable est-ce que c'est moi qui suis devenu trop vieux ou est-ce qu'il me semble pas qu'avant on nous disait que c'était pas bien de faire les malins de vouloir impressionner les autres de s'en mettre sur soi plus que les autres et surtout d'en faire trop quand il y en a qui ont rien alors parmi eux il y en reste qui se rendent compte que c'est pas très moral alors que font-ils ils se cachent d'habitude les riches se cachent si maintenant ils éprouvent le besoin d'aller vous narguer et si leurs larbins se sentent l'autorité d'aller vous conseiller de mettre des genouillères et des exosquelettes c'est que quelque chose a changé dans l'idée qu'ils se font de leur rapport à la société ils pensent que vous êtes des moutons et donc que vous allez vous laisser tondre ils pensent que si vous êtes à cette adresse où on n'est plus malade qu'ailleurs à cette adresse où il y a plus de bruit qu'ailleurs à cette adresse où il n'y a pas de nuit parce que tout est tout le temps éclairé c'est de votre faute c'est parce que vous avez choisi de vivre comme ouvriers dans le bruit et dans la lumière ils le pensent vraiment ils pensent que vous avez choisi et que vous avez ce que vous méritez et nous on pense juste le contraire c'est à dire que cet endroit pourrait être un million de fois plus beau plus magnifique plus agréable si on se donnait la peine de bien vouloir leur accorder honnêtement dignement aux autres endroits si depuis ici on pouvait aller facilement à l'école facilement chez le médecin facilement un peu se balader une fois en famille dans le centre de Paris sans que ce soit une expédition pour profiter des beautés de la France si on pouvait avoir à proximité des choses qui se vendent à un prix raisonnable et qui soient saines pour manger pour s'habiller etc j'ai connu la période où quand on arrivait dans une cité HLM les gens étaient heureux d'y aller parce que c'était les ouvriers agricoles qui n'avaient jamais eu un appartement à soi avec des loges avec des chambres séparées pour les parents les enfants avec le chauffage dans la maison avec les toilettes dans la maison j'ai habité une cité qui s'appelait Seminor à Isto en Normandie les gens étaient heureux d'être là alors comme les bâtiments étaient neufs on n'a pas eu le temps de se rendre compte à l'époque que c'était tout moisi et ainsi de suite donc ce n'est pas vrai que tel ou tel lieu est condamné à être comme il est c'est parce qu'on l'abandonne ou parce qu'on décide que les gens qui sont dedans ne méritent pas mieux parce qu'on méprise leur travail parce qu'on méprise leur vie les riches sont responsables du malheur des pauvres voilà la vérité c'est ce qu'il faut dire il n'y a aucun besoin de vous obliger à travailler davantage parce que cela signifie que certains d'entre vous n'en verront jamais le bout et auront passé leur vie entière à Mardet parce que ceux qui veulent vous mettre la retraite à 64 ans se gardent bien de vous dire que vous l'aurez à taux plein si vous avez cotisé pendant 43 ans sans pause c'est-à-dire qu'il faut avoir commencé à travailler à 23 ans sans un seul temps de chômage au-delà des périodes prévues sans pause sans trêve 43 ans et bien 23 plus 43 égale 66 pour pouvoir toucher la retraite à taux plein ça signifie que la plupart des gens quand ils arriveront à 64 ans pour pas avoir de décode parce qu'ils n'auront pas cotisé 43 ans vont travailler plus longtemps et peut-être jusqu'à la limite c'est-à-dire celle où on vous verse ce qu'on appelait autrefois le minimum vieillesse c'est-à-dire 67 ans et bien lequel d'entre nous mesdames messieurs jeunes gens acceptent s'il va au restaurant une fois pour sortir et se faire plaisir soit sa famille qui accepte d'être servi et de voir user quelqu'un qui pourrait être votre père ou votre grand-père ou votre grand-mère la dignité nous interdit d'accepter une telle situation la dignité ça porte un nom ces choses-là alors qu'est-ce qu'ils nous répondent qu'est-ce qu'ils nous répondent rien des mensonges des arrangements des tripotages de la réalité la voilà la réalité vous là les jeunes devant là 67 ans battez-vous ne vous laissez pas faire ne vous laissez pas dévorer sur pied si vous vous comportez comme des moutons vous serez tendus battez-vous il faut sortir de la dignité de l'inaction il faut sortir de l'humiliation qu'est la résignation il n'y a que comme ça qu'on gagne sa liberté et ses acquis ne croyez pas que ce soit des grands mots bientôt ça va être le 4 février je ne vais pas me perdre vous inquiétez pas ce discours finira par finir c'est la fin de l'esclavage le 4 février on aurait pu mettre une autre date mais c'est celle-là qu'est-ce que vous croyez que les esclaves étaient des pauvres diables et diableses qui étaient là et qui ma foi étaient durement traités mais bon que voulez-vous c'était l'époque c'est ça qui se raconte c'est pas vrai ils n'ont pas cessé de se révolter ils n'ont pas cessé de créer des petites communautés c'est le marronnage l'être humain est rempli par le sentiment de la liberté nécessaire et ce sentiment c'est sa dignité si vous acceptez d'être tenu par la tête et qu'on vous la tient pour vous l'enfoncer vous devez vous révolter la retraite à 64 ans est une offense contre votre dignité alors là ils me disent ben puisqu'il parle si bien celui-là il a 70 ans pourquoi il n'est pas à la retraite et voilà ils ne comprennent rien ils mélangent le temps contraint et le temps libre ils ne comprennent pas une chose moi si j'en ai marre de vous je m'en vais je rentre chez moi salut personne ne me rattrape mais vous si vous êtes au boulot et que j'en ai marre de respirer de la poussière et que vous partez un vous ne pouvez pas deux c'est abandon de poste trois vous n'avez plus de boulot quatre vous n'avez plus de salaire vous n'êtes pas libre la retraite vous êtes libre donc il faut distinguer le temps contraint et le temps libre dans la société le temps contraint est socialement utile vous bossez vous faites quelque chose mais ce n'est pas le seul temps utile le temps libre c'est aussi du temps utile la preuve moi j'ai le temps de préparer mes trucs d'apprendre par coeur et puis vous et puis les autres et puis ce qu'a dit Carlos tout à l'heure vous le savez que 50% des maires des petites communes sont des gens qui ont 60 ans et plus 40% des présidents d'associations et puis ceux qui s'occupent de leurs petits enfants ah bah oui bon d'accord les petits enfants on les aime beaucoup mais enfin des fois mais bon non on ne va pas on ne va rien dire ça ne se dit pas la dame là elle dit ah là là il n'aurait pas dû le dire elle pense comme moi mais elle ne veut pas le dire mais moi je peux madame je le dis pour nous tous bon on les aime c'est nos petits alors bon mais est-ce que ce qu'on fait là c'est juste pour dire ah ben comme ça ma fille et mon fils ils peuvent aller au boulot ouais mais on s'en occupe et qu'est-ce qu'on fait quand on s'en occupe ben on a fait des êtres humains parce que c'est important pour un petit être humain de connaître des relations familiales avec le grand-père la grand-mère et dire merci quand on a pris quelque chose et demander s'il te plaît etc etc et on leur apprend à être des êtres humains je vais vous le redire parce que j'ai déjà raconté ailleurs il y a 400 façons différentes de dire bonjour suivant à qui vous parlez comment vous voulez l'apprendre c'est pas en regardant la télé c'est forcément en disant bonjour à quelqu'un et à quelqu'un d'autre qui dit dis bonjour à la dame bonjour non pas comme ça bonjour madame voilà ça y est t'as compris ça c'est de l'éducation c'est pas du temps perdu mais c'est du temps d'éducation pris sur du temps libre et c'est du temps humainement utile ce qui nous importe nous c'est le temps humainement utile et j'ajoute puisque j'ai vu qu'il y avait des rigolos qui faisaient du mauvais humour dessus que Paul Lafargue le gendre de Karl Marx a eu tout à fait raison d'écrire son livre qui s'appelait Le droit à la paresse je ferai remarquer à ceux qui pourtant se croient communistes que Paul Lafargue parlait à une époque où il n'y avait ni congé payé ni limite horaire pour le travail des enfants et Lafargue les provoquait comme moi-même je le fais et d'autres il disait vive le droit à la paresse mais on comprend tout ce que ça veut dire ça veut dire je suis un être humain je dispose de moi si je veux rester au bord de l'eau à la regarder couler ça me regarde et je le fais parce que j'ai envie et parce que ça me fait du bien et si ça me fait du bien ça finira par t'en faire à toi aussi Ballot qui voudrait me faire travailler nuit et jour non les êtres humains ont besoin de ce degré ultime de liberté qui est de dire je décide que je ne décide rien je décide que je ne fais rien bien sûr on ne va pas le décider tous les cinq minutes mais on a le droit à tout ça pourquoi je vous raconte tout ça pour qu'on rappelle à chacun que l'esclavage salarial n'est pas le seul horizon de la vie humaine je dis esclavage j'ai eu la chance d'avoir des occupations dans lesquelles je m'épanouissais totalement avant d'être parlementaire j'ai été c'est la fois où j'étais une profession honnête enseignant après j'étais un peu journaliste ça j'allais bien vivre comme dit l'autre je gardais la ligne pour manger il continue d'ailleurs voilà comment se présente cette question des retraites et c'est là dessus que je vais à ma conclusion ce n'est pas un privilège que vous défendez c'est un droit ça n'est pas un cadeau c'est une conquête on leur a arraché ils ne l'ont jamais offert quand ils disent c'est le système le plus généreux non allez vous faire voir ce système n'est pas généreux c'est notre argent nos cotisations nos enfants qui bossent qui payent nos retraites vous n'y êtes pour rien nous ne vous devons aucun compte mesdames messieurs les importants et le reste ils ont collé sur la dette de la sécurité sociale tout ce que ça a coûté la période du Covid il faut quand même le faire et après ils viennent en disant nous avons mieux résisté qu'ailleurs pas avec tes sous en tout cas avec ceux des travailleurs parce que ça va passer dans la dette la retraite c'est ça dont on parle une manière de voir la société une manière de refuser d'être traité une conquête tout à l'heure je vous parlais de la période où il y avait trois personnes qui cotisaient pour une qui était à la retraite c'était dans les années 70 on a décidé en 1981 par un vote majoritaire la retraite à 60 ans on l'a réclamé depuis 1905 c'est en 1905 1910 pardon c'est en 1910 que pour la première fois il y a eu un régime général de retraite et les gens disaient à l'époque votre truc cotisé à 60 jusqu'à 65 ans ça veut dire que ça sera la retraite pour les morts vous entendez qu'on revient à 1910 avec la retraite à 65 ans 64 ans alors que on produit tellement plus et de nouveau on entend dire à juste titre ça sera la retraite pour les morts parce qu'un quart des travailleurs les plus pauvres n'atteindront jamais l'âge de la retraite voilà tout ce qu'on défend c'est une vue de la société une idée du rapport aux autres une idée de la récompense que la société peut s'attribuer à elle-même pour avoir bien travaillé le 31 les syndicats unis nous appellent à la grève générale nous ferons la grève générale le 31 octobre et ensuite nous irons manifester qu'est-ce qu'il y a vous parlez tous en même temps toi là et moi j'ai dit quoi qu'est-ce qui s'est passé en octobre j'ai dit octobre et voilà j'aurais dû aller à la retraite le 31 janvier ah non si vous attendez octobre tout est perdu le 31 janvier ils nous appellent à l'action ils sont unis donc nous serons dans la bataille ceux qui le peuvent donner des sous aux caisses de grève de manière à ce que ceux qui ce jour-là ne peuvent pas puissent quand même je dis ceux qui le peuvent je vais le faire et mes collègues les députés insoumis comme vous le savez tous les mois mettent la totalité de l'augmentation qui a été décidée de leurs indemnités dans la caisse de grève des députés et avec ça ils vont les donner dans la lutte aux gens oui faites-le et si vous voulez cotiser à la caisse de grève des insoumis vous pouvez bon ça se trouve sur le site il faut aider je forme le vœu que vous soyez le plus possible engagé dans cette action s'il y a des appels à manifester manifester nous avons la chance d'avoir tous nos syndicats unis et toutes les organisations de la NUP unis pour ce 31 janvier je forme le vœu que les syndicats permettent en y appelant qu'une très grande marche ait lieu pendant un week-end pourquoi pendant un week-end parce que pendant la semaine ne peuvent entrer dans l'action par la grève que les gens qui sont au travail qui n'est pas toujours simple pour eux mais ils y sont mais vous devez penser qu'il y a plus de deux millions d'étudiants dont seulement un million la moitié travaillent précairement mais travaillent vous avez plusieurs millions de retraités vous avez plusieurs centaines de milliers de gens qui ne peuvent pas aller au travail il faut qu'ils puissent participer à la lutte tous ensemble travailleurs salariés chômeurs retraités étudiants lycéens même s'il le faut et il le faut tous ensemble nous sommes le peuple et si nous battons monsieur Macron et son équipe de bras cassés qui ne sont même pas capables de défendre leur projet parce que plus ils le défendent et moi on en veut qui à chaque fois qui ouvre la bouche disent une bêtise qui contredit l'autre ce qui vous montre mesdames messieurs qu'eux-mêmes ne croient pas ce qu'ils sont en train de faire et ça il faut le comprendre ils ont dans la tête un schéma de la vie tout transformer en marchandises tout absolument tout faire un marché avec tout avec la santé donc ils écroulent l'hôpital public et ça vous oblige à faire appel à d'autres recours le système privé l'école publique fleuron de notre pays la France n'a aucun avenir sans le plus haut niveau possible d'éducation de ces garçons et de ces filles c'est le seul avenir possible pour nous tous que nos enfants soient le mieux et le plus éduqués possible si l'école publique s'effondre alors ils vous disent allez à l'école privée un million d'élèves de plus depuis 2000 au point que eux-mêmes finissent par dire mais oh on n'a jamais dit qu'on allait transformer ça et se remplacer l'école publique nous avons besoin d'une école publique forte ils créent un marché et maintenant vous forcément comme vous avez des payes au lance-pierre déjà arrive à la fin du mois c'est déjà pas mal mais l'idée c'est que ceux qui ont des sous de plus qui ont une bonne paye ou qui sont au cadre c'est qu'on leur dise écoutez votre retraite elle va être tellement misérable prenez un régime privé un plan épargne-retraite d'accord vous en avez tous entendu parler mais le plan épargne-retraite alors on va vous dire ah mais c'est normal il épargne elle épargne elle fait ce qu'elle veut non un son argent ne voyagera pas dans le temps au moment de payer il y a intérêt qu'il y ait assez de gens pour payer pour pouvoir lui servir sa rente deux il y a intérêt qu'il n'y ait pas un pépin en cours de route parce que quand il y a un pépin en cours de route il n'y a plus de fonds c'est ce qui s'est passé aux Etats-Unis en 2008 tout d'un coup les boîtes qui avaient vos sous quick plongeaient il y en a plus tout votre argent tout ce que vous avez économisé pendant toute cette époque il y en a plus le régime actuel au moins les gens ils sont vivants ils sont là et puis pour terminer et ben il faut juste espérer aussi que il y ait assez de monde qui travaille et qui prie des plans épargne peut-être et puis il faut espérer que tous les autres ne sachent pas comment c'est payé parce que vous ne le savez pas mais si vous faites un plan épargne-retraite quand vous déclarez vos impôts là on parle de quelqu'un qui peut se payer un plan épargne-retraite d'accord il marque j'ai donné tant cette année quelle brave personne vous êtes allez on va retirer ça de ce que vous devez ces sommes là sont retirées de l'impôt mais le budget de l'état il faut bien qu'il fonctionne donc c'est les autres qui vont payer vous faites donc payer par les contribuables ce qui va être versé par l'individu voilà le système tout le monde a compris voilà pourquoi je les accuse d'être en train de mettre sur pied la société de marché intégrale où tout est marché tout est marchandise et pour que tout soit marché et tout soit marchandise il faut qu'il crée une forme de rareté quand nos enfants peuvent aller à l'école publique et être éduqués correctement et monter il n'y a pas besoin d'aller sur le marché du savoir quand vous allez à l'hôpital et que vous êtes traité normalement il n'y a pas besoin d'aller faire autre chose il faut donc qu'il crée le besoin la rareté la pagaille c'est pourquoi le marché c'est le chaos le capitalisme c'est le désordre la pagaille l'inégalité la brutalité seule une société fondée sur le collectif sur l'entraide est une société réellement humaine Carlos se fie votre devoir n'est pas seulement d'aider à écrire la loi c'est bien déjà que tu aies montré Carlos sans te laisser enfermer dans le rôle dans lequel ils auraient peut-être voulu que tu t'enfermes à aller ici à aller là à être le président d'un groupe d'amitié à être allé à la COP 27 c'est pas rien c'est la représentation à un principe de l'humanité universelle cette COP n'a pas été brillante mais c'est pas de la faute de Carlos en tout cas vous autres pour la première fois depuis combien de temps depuis toujours vous avez été représentés à la COP 27 vous avez compté pour un au milieu de l'humanité universelle votre devoir si vous me permettez de vous le dire mes chers camarades et de faire le travail d'éducation populaire qui permet à chacun de ceux qui sont ici de comprendre pourquoi leur lutte est juste pourquoi elle est saine pourquoi elle est humaine et c'est avec ça que je finis en m'adressant à vous un vieil homme m'a donné cette leçon il m'a dit en politique tu peux faire toutes sortes d'erreurs et tu m'as l'air bien parti pour ça c'était pas très respectueux mais tu es sûr de ne jamais tromper si tu te mets du côté des pauvres

1:50:35
Présentateur

la régie la marseillaise les applaudissements s'il vous plaît la régie aux armes citoyens formées merci à tous et pour ceux qui le souhaitent vous pouvez vous diriger à ma gauche

1:51:47
Locuteur non identifié

merci à tous

1:51:49
Locuteur

merci à tous

Vœux de Carlos Martens Bilongo en présence de Jean-Luc Mélenchon — Carlos Martens Bilongo · Pourquijevote