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ChroniqueC à vous (sur YouTube)· 12 novembre 2025 10 minMixteCulture, médias & sportSolidarités & famille

Philippe Tesson, le débatteur enflammé

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    P.Tesson a dirigé 'Combat' et a fondé 'Le Quotidien de Paris'. Il défendait ses convictions avec force.

  • 4:00OuverteRéponse directe

    I.Adjani était jalouse de l'affection et de l'admiration que vous portait P.Tesson.

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Après le Cours Florent, vous êtes passée par le conservatoire de la rue Blanche, Isabelle. Ensuite, tout s'enchaîne très vite, au théâtre comme au cinéma.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00P.TessonFait
    « Depuis quelques mois, vous ne cessez, monsieur Lang, d'appeler à ce que vous appelez un armistice idéologique. »
  • 3:00P.TessonFait
    « Vous n'avez pas critiqué Bouygues. C'est là où est le problème. »
  • 5:00I.CarréFait
    « Il était très gentil. C'était salvateur pour moi d'avoir réussi ce casting. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

- A.-E.Lemoine: "Cap ou pas cap" est réalisé par J.Tanon.

Le festival Montagne en scène est du 13 novembre au 30 janvier. On va revenir sur les débats enflammés qu'aimait P.Tesson. - L.Sénéchal: P.Tesson a dirigé "Combat" et a fondé "Le Quotidien de Paris".

Il défendait ses convictions avec force. Regardez-le face à J.Lang, emblématique ministre de la Culture de Mitterrand.

Il va subir le verbe du journaliste. - P.Tesson: Depuis quelques mois, vous ne cessez, monsieur Lang, d'appeler à ce que vous appelez un armistice idéologique. - J.Lang: Je n'ai jamais employé l'expression. - P.Tesson: Absolument.

J'ai pris quelques notes avant l'émission. Tout ce que je dis, quand je me réfère à vous, est le fruit d'une lecture très attentive de vos publications et discours. Je voulais savoir si l'expression "l'armistice idéologique"... - J.Lang: L'expression est de J.Delors. - P.Tesson: Est-ce que ça signifie que vous n'avez plus d'idées?

Un armistice pour épuisement idéologique? - L.Sénéchal: La même année, P.Tesson affronte M.Polak, évincé de TF1 pour ce dessin, caricature de Francis Bouygues.

Pour P.Tesson, M.Polak récolte ce qu'il a semé. - P.Tesson: Vous n'avez pas critiqué Bouygues.

C'est là où est le problème. Vous confondez ou vous faites semblant. Vous n'avez pas critiqué Bouygues et vous n'avez pas critiqué la CNCL.

Faire dire à Bouygues "télévision de merde" et faire une imputation de corruption à la CNCL, ce n'est pas critiquer. Vous confondez la critique et l'accusation. C'est tout le problème. - L.Sénéchal: M.Polak ne peut pas en placer une. 6 ans plus tard, P.Tesson accuse le communicant J.Séguéla d'avoir créé un monstre en aidant l'homme d'affaires B.Tapie à devenir député.

A cette époque, il est accusé de malversations financières mais est protégé par son immunité parlementaire. - P.Tesson: D'une certaine façon, vous avez votre part de responsabilité dans ce qui arrive à votre ami B.Tapie.

Il est votre pur produit, B.Tapie. Dans votre bouche, ce procès est quand même très imprudent. - J.Séguéla: Vous n'êtes pas généraliste!

Vous voulez mettre B.Tapie en prison et le condamner et vous me condamnez moi! Demain, vous allez vouloir m'enfermer avec lui.

Mais enfin! Vous n'avez pas le droit de faire ça. - P.Tesson: Je vous condamne pour être apprenti sorcier! - L.Sénéchal: Les colères de P.Tesson peuvent aussi être sans filtre.

Sandrine Mazetier doit s'en souvenir. Elle était députée de Paris et voulait qu'on arrête de parler d'école maternelle au sens qui renvoie à la mère sur 100 % de l'éducation. - P.Tesson: C'est une conne. - Je ne pense pas qu'on puisse parler en ces termes d'une députée de Paris. - P.Tesson: On peut être député et intelligent et député et ne pas l'être.

C'est monstrueux. De quoi a-t-elle peur? De quoi a-t-elle honte?

D'être une femme? D'être une mère? Je trouve ça tellement idiot. - L.Sénéchal: Ses admirations pouvaient être aussi enflammées que ses colères.

I.Adjani a pris la plume pour se plaindre de l'aigreur dont P.Tesson aurait fait preuve à son encontre.

Elle lui reproche aussi de s'émerveiller pour une autre actrice. - T.Ardisson: Dites bien à P.Tesson qu'il m'est apparu qu'une Isabelle doit être au carré.

J'ai une admiration pour cette actrice, mais je survivrai à cette disgrâce et je lui souhaite un prompt rétablissement hépatique. - P.Tesson: I.Adjani me reproche de n'aimer une Isabelle que lorsqu'elle s'appelle Carré.

Ca renvoie à l'admiration que j'avais exprimée sur ce plateau pendant des mois durant pour mademoiselle Carré. C'est dérisoire. Oui, j'adore I.Carré.

Mais j'adore I.Adjani. - Le fait que toutes ces femmes soient jalouse les unes des autres par rapport à vous, c'est flatteur. - I.Carré: Je connaissais cette histoire. - A.-E.Lemoine: I.Adjani était jalouse de l'affection et de l'admiration que vous portait P.Tesson. - I.Carré: Ce qui me touche, c'est qu'il parle de "Mademoiselle S".

Il y a du "Mademoiselle S", dans le film. Tout est lié. Votre mission... - A.-E.Lemoine: Exactement.

C'est le premier texte que vous avez joué. Vous y faites une très jolie allusion dans "Les Rêveurs". C'est aussi ce texte qui vous a permis de recevoir votre premier Molière en 1999.

C'est quand même extraordinaire. P.Tesson vous avait aimée. - I.Carré: Je me souviens bien.

C'est étonnant. La prof de théâtre qui m'a demandé de jouer ce premier texte, "Mademoiselle S", ça parle d'une jeune femme qui commet une tentative de suicide. Elle ne connaissait pas mon histoire.

Des années après, on me demande de le jouer au Théâtre de Paris. Il n'y a pas de lien entre tout ça. Comme quoi, un texte est pour vous. - A.-E.Lemoine: Sans transition, je dois passer à cette autre anecdote autour de cette pièce. - I.Carré: Au début, j'ai joué avec une gastro-entérite.

Je peux vous dire que ça a été quelque chose. Ca a été épique. Après ça, j'ai eu l'impression que je pouvais jouer dans n'importe quelles conditions. - A.-E.Lemoine: C'était ma façon de vous accueillir à la table de "C à vous".

Un excellent appétit! On va déguster le plat du chef. Ce sont des pâtes qui refusent d'être en hiver.

Ce sont des pâtes qui veulent de l'été. - D.Accettulli: Je mets un peu de couleur dans l'assiette. - P.Lescure: Après le Cours Florent, vous êtes passée par le conservatoire de la rue Blanche, Isabelle.

Ensuite, tout s'enchaîne très vite, au théâtre comme au cinéma. En 1988, après un casting, vous décrochez votre premier rôle. Vous vous en souvenez, évidemment, je vois votre sourire.

C'était au cinéma. C'était le rôle de la fille de C.Salviat et de D.Auteuil dans "Romuald et Juliette".

Vous aviez 17 ans. - Sophie va au cinéma. - Je suis pas d'accord. - C'est jour de fête, aujourd'hui. - Je rentre tout de suite à la fin de la séance.

Salut. - P.Lescure: Il vous impressionnait, le Daniel de l'époque? - I.Carré: Il était très gentil.

C'était salvateur pour moi d'avoir réussi ce casting. Je m'étais plantée au conservatoire, rétamée au premier tour. Je me suis dit que ça recommençait, comme avec la danse, et que je ne pourrais jamais être sur une scène de théâtre.

Et voilà que 15 jours après, je joue dans un film avec Daniel. Il faut toujours y croire. - A.-E.Lemoine: C'est dingue.

Pour ceux qui verront "Les Rêveurs", vous voir à 17 ans donnant la réplique à D.Auteuil, et voir la jeune actrice qui vous joue dans "Les Rêveurs"...

C'est fou. Des jumelles! - E.Tran Nguyen: D.Auteuil jouait votre père, dans le film.

Votre vrai père était aussi un artiste, Alain Carré. Il était designer. Il a créé des flacons de parfum pour Dior, Guerlain...

Il a fait tout un tas d'autres objets. - C'est un distributeur automatique de billets de banque. Nous sommes en train de créer les banques automatiques de l'an 2000.

Ca, c'est un pré-amplificateur tuner commandé à distance pour une chaîne hi-fi. C'est un appareil très spécial, très sophistiqué, qui a été monté au Japon. Ca, c'est la platine la plus performante qui existe actuellement au monde sur le marché.

Elle est de fabrication française. Dans ce domaine, on a rien à envier aux Américains ou aux Japonais. - E.Tran Nguyen: Ca vous émue? - I.Carré: Beaucoup.

Mon père avait vraiment et a toujours une espèce de don incroyable dès qu'il s'agit d'arts plastiques. Quand il veut faire de la sculpture, ça devient magnifique. Quand il veut faire des dessins japonais, il va au Japon les exposer.

Il est hyper doué. Il a inventé les platines bulles. On ne les a pas vues.

Je ne connaissais pas ces archives. D'où mon émotion. - E.Tran Nguyen: Les objets se retrouvent chez vous, à la fin? - I.Carré: Il y avait beaucoup d'objets, oui.

Il y avait cet appartement entièrement rouge, qu'on voit au début du film. C'est pas rien de grandir dans un appartement comme celui-là. J'ai 54 ans aujourd'hui.

J'ai cherché partout à retrouver cet appartement. On était en location. Comme beaucoup de gens qui perdent des locations ou des maisons de famille, la porte se referme pour toujours.

On cherche à y retourner. Je n'ai jamais vu d'équivalent de cet appartement. J'y suis retournée dans les pages du livre et dans le film.