Grand âge : comment nos voisins gèrent-ils son financement ? - Reportage C dans l'air 22.01.2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
On a vu que démographiquement, les actifs sont de moins en moins nombreux pour financer le système des retraites. Comment y faire face ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Un système par capitalisation, comme le disent certains à droite ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Quand on parle des économies de l'État, que dites-vous sur ce sujet ?
- 8:00OuverteRéponse directe
La politique familiale coûte cher. Faut-il aider dès le 1er enfant ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00C.RouxFait
« On a vu que, démographiquement, les actifs sont de moins en moins nombreux pour financer le système des retraites. »
- 3:00P.DessertineChiffre
« Cette année, ça a recommencé. On est en dessous des 700 000 cette année. On a eu une chute très forte l'année dernière. »
- 4:00C.RouxFait
« Un système par capitalisation, comme le disent certains à droite ? »
- 5:00P.DessertineFait
« Il faut mettre de l'argent de côté, mais en sachant quoi en faire. Ce n'est pas l'alpha et l'oméga. »
- 6:00C.RouxFait
« On ne peut pas demander des efforts aux retraités ou aux autres tant que la dérive des dépenses publiques ne sera pas analysée. »
- 7:00T.PorcherFait
« Quand on parle d'économies de l'État, on parle d'économies sur les services de l'État et sur les administrations publiques. »
- 8:00N.Saint-CricqFait
« Certains considèrent qu'il faut faire des allocations familiales dès le 1er enfant. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
- J.Bardella: M.Le Pen avait proposé des prêts de 200 000 euros contractés par les jeunes parents et les familles avec l'intérêt qu'au bout du 3e enfant, le prêt était ensuite transformé en subvention.
Nous avons proposé qu'on puisse octroyer une part fiscale pleine dès le 2e enfant. - Les politiques natalistes menées par nos voisins restent pour l'instant infructueuses. Le taux de natalité, en Italie ou en Hongrie, reste inférieur au français. - C.Roux: On était en débat sur ce reportage.
C'est passionné sur le plateau. Question. On a vu que, démographiquement, les actifs sont de moins en moins nombreux pour financer le système des retraites.
En plus, le fait qu'on vive de plus en plus vieux et parfois de plus en plus dépendant, il faut le financer. - P.Dessertine: Tant mieux qu'on vive de plus en plus vieux.
On a eu des augmentations de vie depuis 2 ans. Cette année, ça a recommencé. On est en dessous des 700 000 cette année.
On a eu une chute très forte l'année dernière. Cette année, ça continue de baisser. On a une augmentation de la population française, un peu plus de 68 millions, parce qu'on vit de plus en plus vieux.
C'est formidable, mais ça veut dire qu'on doit repenser tout notre système. - C.Roux: Un système par capitalisation, comme le disent certains à droite? - P.Dessertine: Pas qu'à droite.
C'est quelque chose de posé un peu partout aujourd'hui. Il faut mettre de l'argent de côté, mais en sachant quoi en faire. Ce n'est pas l'alpha et l'oméga.
Il faut réfléchir à notre vie au travail. Il faut réfléchir à la fin de vie au travail. Tous les pays du Nord réfléchissent à ça.
Nous, non. Le jour où vous partez à la retraite, c'est le pic de votre rémunération, et le lendemain, vous partez à la pêche. - N.Saint-Cricq: Une dépression qui fait qu'on se dit qu'on n'est plus rien. - P.Dessertine: C'est ce que disait la personne tout à l'heure, que les retraités remplissent leur agenda.
Ce n'est pas pareil de parler à des retraités à 65 ans et à ceux à 85 ans. Ce ne sont pas les mêmes problématiques. On doit repenser tout ça. - C.Roux: On ne le fait pas car on est dans l'urgence de trouver un budget.
Question. - Bonjour. J'aimerais savoir quand on va parler un peu des économies de l'Etat. - C.Roux: C'est ce que vous nous disiez tout à l'heure.
Que dites-vous sur ce sujet-là, qui est qu'on ne peut pas demander des efforts aux retraités ou aux autres tant que la dérive des dépenses publiques ne sera pas analysée et qu'on n'aura pas des vraies économies structurelles? - T.Porcher: Qu'est-ce qu'on appelle "dépenses de l'Etat"?
Celles sur le fauteuil de monsieur Larcher, le prototype à 34 000 euros...
Peut-être qu'il y a des économies à faire, mais ça ne fera pas les centaines de milliards dont on parle. Quand on parle d'économies de l'Etat, on parle d'économies sur les services de l'Etat et sur les administrations publiques. La dépense publique est divisée d'un côté en retraites et dépenses sociales et, de l'autre, le fonctionnement des administrations et les services publics.
Ce fonctionnement, quand on le voit en pourcentage du PIB, c'est stable. Ca coûte plus cher, mais comme le PIB augmente ensuite aussi, en PIB, c'est la même chose. E.Macron voulait retirer 50 000 fonctionnaires d'Etat en 2017 et s'est rendu compte que ça allait être compliqué.
C'est l'éducation, la justice, l'armée, la police...
Ce sont des services publics qui sont déjà à l'os. On peut aussi regarder les collectivités locales...
Il y a eu des baisses au moment du CICE. Quand vous demandez aux maires, ils vous disent qu'ils n'ont pas des marges de manoeuvre énormes. E.Macron a fait des économies sur la dépense sociale avec la réforme des retraites, celle de l'assurance-chômage...
Ce sont des économies qui sont douloureuses pour la majorité des Français. - P.Dessertine: Par rapport à ce qui s'est passé l'année dernière...
Il faut qu'on purge très vite ce qu'il s'est passé. Ce n'est pas possible d'avoir cette commission d'enquête qui s'étire dans le temps. On n'arrête pas de voir des gens se renvoyer la balle.
Les Français sentent ça. Sur YouTube, on voit les auditions des personnes en responsabilité. Vous voyez même le rapporteur de la commission des finances qui s'énerve.
Je pense qu'il faut faire ça en urgence, parce que, sinon, à chaque fois qu'on rentre dans un problème-clé...
Repenser notre système et mettre en conclave nos partenaires sociaux...
Comment trouver des solutions pour le futur? Là, c'est complètement hystérique, parce que vous avez... - C.Roux: C'est ce que nous a dit la téléspectatrice.
Elle demandait: "Où sont les économies, avant de nous demander un effort à nous?" Je veux aborder plusieurs choses. Question. - N.Saint-Cricq: C'est impossible. - C.Roux: C'est le "réarmement démographique". - N.Saint-Cricq: Ca devait être la lutte contre l'infertilité...
Je ne suis pas démographe, mais j'ai cru comprendre, en lisant, qu'il y a à la fois le climat...
Quand j'étais jeune, ça ne me venait pas à l'idée de ne pas avoir d'enfant. Il y a le problème de politique du logement, dont on discutait. Quand on cherche un appartement, quel que soit l'endroit...
Il y a même, en Vendée, alors que les entreprises cherchent des personnes...
Ils ne peuvent pas se loger ou trouver quelque chose. Pas de logement. Après, il y a des politiques qui mettent très longtemps à faire de l'effet.
Certains n'ont pas envie de s'y mettre tout de suite. Ce qui a marché un peu, qui a freiné la chute de l'Allemagne, c'est la politique d'accueil. Les femmes veulent travailler et les hommes aussi.
Il faut accueillir les enfants, ne pas avoir des scandales sur les crèches tous les 2 jours. C'est de l'argent aussi. - C.Roux: La politique familiale coûte cher. - N.Saint-Cricq: Certains considèrent qu'il faut faire des allocations familiales dès le 1er enfant.
Après, il a été question d'aider en fonction du revenu, mais on s'est dit que ce n'était pas bien et que les gens n'appréciaient pas parce qu'un enfant est un enfant. On fait moins de différence entre les nantis, comme on dit, et les autres. - C.Roux: C'est un sujet repris par F.Bayrou.
Il est urgent d'inverser la tendance. - N.Saint-Cricq: Traditionnellement, certains disent que c'est un truc de droite, la famille.
Comme c'est un truc de droite...
C'est ce qu'on disait au moment du salaire maternel. Il y a bien longtemps, quand il avait été question de donner de l'argent aux femmes pour qu'elles restent à la maison, même si c'était un complément...
C'était une idée véhiculée par la droite et la gauche. On nous ressortait même le "travail, famille, patrie" du maréchal Pétain. On a mis du temps à se rendre compte de ça.
Ca nous ramène au problème des retraites et à un 2e problème...
Si on a un "pays de vieux" qui n'a pas cette dynamique des jeunes...
Sous-jacent, il y a un problème idéologique: