L'Iran aurait élaboré un plan pour tu*r Donald Trump|LCI
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
Regardez l'image que nous recevons ici en direct, c'est l'image à gauche, les funérailles de Khamenei et simultanément la campagne de frappe extrêmement puissante que les Etats-Unis font sur des objectifs précis. Boucher, c'est la ville à côté de la centrale nucléaire, mais aussi les radars, les systèmes de défense iraniens, un certain nombre de points de tir de missiles. Il y a, Vincent Crouzet, une opération simultanée.
Le choc de ces deux images est extrêmement frappant. — Oui. D'un côté, on a la ferveur autour du martyr à Machad, qui est donc une des villes saintes de l'Iran.
Et de l'autre côté aussi, on a une image de martyrologie, quelque part, avec ces ports qui sont accablés par les frappes américaines, et même peut-être israélo-américaines. On saura dans la nuit. — Oui.
On a certains doutes actuellement sur qui opèrent exactement les frappes. Les Etats-Unis, ça paraît certain. Les Émirats et sans doute les Israéliens, puisqu'il y a eu un coup de fil il y a quelques instants, Trump ou Netanyahou. — Alors c'est peut-être intéressant, parce que pour la première fois depuis le début de cette affaire, les Américains conserveraient confidentiel tout de même leurs attaques.
Parce qu'on est au courant, 24 heures auparavant, des attaques qui vont être menées, etc., ce qui, en termes de sécurité, est désastreux. Je pense notamment aux pilotes qui sont engagés dans les opérations aériennes. — En général, quand les Israéliens frappent, c'est le Premier ministre souvent qui les annonce.
Sauf la dernière fois, quand c'était quand même Donald Trump, ce qui a frappé un peu dans les médias israéliens. Là, pour l'instant, on voit rien dans les médias israéliens qui donne cette impression. — C'est peut-être une instruction, c'est peut-être un ordre de Trump qui demande aux Israéliens de ne pas annoncer la participation israélienne à cette nouvelle vague de frappes, justement parce que Trump en a un petit peu...
Pardon de l'expression « gros sur la patate » vis-à-vis de Netanyahou, parce qu'il aurait été... — Qu'est-ce que vous êtes convenable ?
C'est même « gros sur la patate » pour vous, ça paraît. Quand on a entendu certains des propos des militaires américains, pour eux « gros sur la patate », c'est très très modéré comme expression. — Quoi qu'il en soit, on assiste à une montée de tensions extrêmement puissante, là, dans ces minutes.
Sonia Dridi, ce sont ses révélations du Wall Street Journal sur un complot iranien pour assassiner le président Trump. — Oui, le Wall Street Journal qui a révélé il y a peu qu'il y avait que les Israéliens avaient partagé de nouveaux renseignements avec les Américains, selon lesquels les Iraniens avaient un nouveau plan, de nouveaux plans pour tenter d'assassiner Donald Trump. Les Iraniens qui, déjà, ont tenté de l'assassiner lors de sa campagne présidentielle, qui ont des plans depuis l'assassinat du général Soleimani pendant le premier mandat de Donald Trump.
On a senti que Donald Trump avait eu de nouvelles informations hier dans l'avion de retour de Turquie vers les États-Unis, puisqu'il a notamment lancé aux journalistes...
J'ai vu ce matin leur liste en parlant des Iraniens. Je suis sur toute leur liste. Et d'ailleurs, si moi, je tombe en s'adressant aux journalistes, vous tombez aussi.
Et il y avait eu ce changement d'avion, dont on a beaucoup parlé, Donald Trump qui est reparti de Turquie avec l'avion Air Force One, et pas le Boeing offert par le Qatar. Puis il a rechangé, arrivé au Royaume-Uni. Et puis les journalistes lui avaient aussi beaucoup posé des questions sur le fait qu'on leur avait demandé de fermer leur hublot au départ, en décollant de la Turquie, ce qui avait étonné beaucoup.
Et ensuite, selon les médias américains, il y a eu toutes ces révélations selon lesquelles les services de sécurité avaient demandé que le changement d'avion se fasse. — Beaucoup, Seigneur Elie. Alors évidemment, le fait que ce soit passé par Israël rappelle qu'Israël a tout intérêt à vouloir remettre de l'huile sur le feu.
Mais Wall Street Journal, journal très sérieux, il y a, semble-t-il, là une conjonction d'informations crédibles ? — Oui. Et effectivement, si c'est crédible, c'est quand même d'assez mauvais signaux, des signaux relativement négatifs.
Que l'Iran balance un petit drone sur un basseau dans les Trois-dormous, bon, ce sont des escarmouches. S'il essaie, si effectivement il a planifié un assassinat de Donald Trump, je vois mal celui-ci dire « bon, c'est pas grave, finalement on va continuer à négocier comme si rien n'était ». Il y a là un nouveau signe de la rigidité iranienne, c'est-à-dire d'un état d'esprit qui n'est absolument pas celui d'un pays qui est en train de négocier une paix durable avec son ennemi. — Et effectivement, il y a une agite propre en Iran autour du thème « tuer Trump ».
Regardez, écoutez certains dans la rue qui y sont sensibles ou qui sont organisés. « Seule la mort de Trump et de Netanyahou pourront nous satisfaire. Nous ne devons en aucun cas faire de compromis, car nous n'avons aucune raison de céder face aux États-Unis et à Israël. » — Ils ont mis notre dirigeant à l'épreuve.
Notre gouvernement n'a pas le droit de reculer et le peuple n'acceptera aucun accord. — Cette affiche symbolise notre haine pour ce maudit Trump. Nous attendons avec impatience le jour où le sang de notre dirigeant reviendra les hanter et où leur propre sang impur sera versé. — Voilà.
Le sang, pour le sang, évidemment, ce régime, ça fait 47 ans qu'il dit « mort à l'Amérique ». Mais là, la concentration de leur haine contre Trump, évidemment, a un sens particulier. — Ils viennent quand même de tuer leurs dirigeants, quoi. — C'est dans les deux sens, hein ? — Oui, oui.
Non, mais voilà. Donc, je veux dire, c'est pas complètement absurde de voir des gens qui réclament vengeance. Bon, voilà.
Au passage, d'ailleurs, on s'étonne...
Certains, apparemment, vous disiez s'étonner de voir autant de gens dans ces foules. Mais un pays peut être à la fois anti-Trump et anti-Trump. Il peut avoir à la fois des gens par millions qui soutiennent le régime à fond et qui, en plus, en soutient, qui est peut-être fouetté encore par le fait qu'ils ont été attaqués, qui ont été frappés.
Et puis, simultanément, dans le même pays, il peut y avoir aussi des millions de personnes qui vont manifester dans les rues pour abattre un régime qu'ils détestent. C'est possible. Simultairement, au même endroit.
Et sinon, d'ailleurs, le régime serait tombé depuis très longtemps. — Michel, c'est une ville de 3 millions de personnes. Ça paraît tout à fait normal qu'il puisse y avoir 50 000 ou 75 000 personnes sur cette place, hein ? — Oui, oui.
Non, non, non, non. — Non, non, non, non. — Tout à fait.
Voilà. Après, que des gens appellent à la mort de Trump, ils appellent de toute façon à la destruction de l'Amérique et d'Israël. — Tous les jours. — Tous les jours.
C'est pas où brûle les rapports américains. Bon, je sais pas. — Mais la dimension islamiste, hein, il faut toujours rappeler. — En revanche, mais c'est la prononciation qui est réellement un projet d'attentat de Trump en ce moment.
Oui, ça, c'est beaucoup plus... — Guillaume Roquet, rappelez bien la dimension islamiste.
Dans l'histoire, 79, depuis 1979, l'islamisme, dans ce qu'il a de plus agressif, est né en grande partie en Iran. C'est une date historique qui correspond comme en miroir à ce que nous vivons. — Oui, parce qu'effectivement, ça a été un bousculement avec l'arrivée au pouvoir du régime chiite, de l'Ayatollah Khomeini, qui, au départ, était supposée être une coalition de différentes forces iraniennes, y compris des communistes.
Et très vite, le clercie chiite, les ayatollahs ont éliminé toute forme de résistance. Et ça a fait débuter un islamisme beaucoup plus belliqueux, beaucoup plus offensif. Par contraste, l'Arabie saoudite, le grand ennemi régional, a lui aussi rendu encore plus religieux son sunnisme.
Il y a eu... — Et rappelons, pardon, le cycle des erreurs.
Vous, les Giscardiens, puisqu'on parlait de ça tout à l'heure, là, les deux Giscardiens, votre copain Giscard, a aidé à renvoyer en Iran dans un avion Air France. — Oui, quand très jeune, le prédécesseur de Khamenei, qui était à Khomeini. — Après, effectivement, l'avoir accueilli en France à Nauf-le-Château et l'avoir protégé, les Français s'imaginaient que c'était une façon de reprendre pied dans cette région, alors que le Shah d'Iran, le régime précédent, était dans les mains des États-Unis. — Oui, mais je suis pas rappelé... — On négocie au même temps avec le Shah d'Iran.
On faisait des affaires avec le Shah d'Iran. — Mais sur cette question aussi de l'islamisme, mais aussi de cette projection dont on a beaucoup parlé sur ce plateau, notamment avec Sofia, toutes leurs capacités, des proxys, mais pas simplement les proxys, toutes les cellules à l'étranger. On pense à Chypre, on pense à Burgas, à Buenos Aires, en 2018, ici, en France.
Ils ont cette capacité de projection, à Chypre, il y a beaucoup qui sont à l'étranger. Ils profitent de cette situation pour projeter toute cette haine et toutes ces terroristes. — Sur le défaut de prévision, rappelons-nous combien beaucoup pensaient que ce serait une révolution pacifique, anticoloniale.
Une grande partie de la gauche applaudissait à l'époque. — Les gens pensaient que c'était une sorte de Dalai Lama. Rappelez-vous de cet article à la lune qui disait « sous les pommiers ».
Il était croisé, les jambes, assis sous un pommier. On se l'imaginait comme... — Je vous recommande, le boudin sous le figuier. — Le boudin sous le figuier, alors qu'il aurait suffi de lire son livre vert pour imaginer la stratégie d'exportation de sauvagerie. — De sauvagerie, de très grande sauvagerie. — Et la gauche française était complice aussi.
Les intellectuels de gauche française étaient extrêmement laudateurs concernant Roménie. — Aujourd'hui, jusqu'où peut aller la concrétisation d'un plan contre Trump ? Il y a eu tout cet épisode assez troublant autour de l'avion de Trump.
Regardez, c'est vraiment une succession de...
Comment dire ? Pas de hasard. De surprises qui a été commentées dans le monde entier.
Trump a changé d'avion. Il est arrivé d'abord avec l'avion ancienne formule, puis il y a l'avion nouvelle formule, donc l'avion offert par le Qatar, l'avion traditionnel qu'il a depuis un certain nombre d'années. Et là, visiblement, il y a eu une faille sur le nouvel avion qui fait qu'il a très vite dû changer d'avion.
Pourquoi, Vincent Crozet ? — Apparemment... — Et l'hypothèse ? — Alors l'hypothèse, c'est qu'il y a des problèmes techniques concernant les leurs et les contre-mesures contre des tirs éventuels anti-aériens, soit avec du personnel man-pad... — Donc une crainte ? — Ça, c'est possible.
En revanche, je ne crois pas trop à cette histoire de complot contre Trump. Je pense que c'est une opération de déstabilisation, une opération d'intimidation. Pourquoi ?
Parce que tuer le président des États-Unis, c'est être vitrifié dans les 24 heures. Quand je dis vitrifié, je pense que G.D.
Vance, qui est le premier dans l'ordre de succession, ne fera pas de détails. — Il prêterait serment immédiatement. — Il prêterait serment immédiatement.
Et il engagerait des mesures de représailles massives et sans retour. Donc je pense que ce serait du suicide. Ce serait un suicide politique et militaire concernant les Iraniens.
En revanche... — Vous n'avez pas la même réaction, Sophia Marat ? — Non, je suis complètement d'accord.
Je n'y crois pas du tout. En revanche... — Même la dimension, pardon, sacrificielle, martyrologique de ce régime... — Non, ils gagnent de l'argent tous les jours.
Et les uns et les autres, ils gagnent de l'argent encore avec leur flotte fantôme et avec les millions de barils qui sortent. Donc c'est un petit peu au jour le jour pour eux. Mais ça continue.
En revanche, faire pression de cette manière, intimider un dirigeant étranger qui, on le sait, n'est pas très équilibré d'ordinaire, effectivement, ça peut avoir. Ça peut avoir des répercussions positives. On ne sait pas comment on va réagir.
Mais là, ils font pression sur lui-même physiquement. Il est sorti indemne d'un attentat il y a deux ans. — Miraculé. — Oui, un peu miraculé.
Mais néanmoins, il doit subir un stress post-traumatique post-attentat qui doit encore le hanter. Et effectivement, une nouvelle fois, donc mettre sa tête à prix, si j'ose dire, eh bien ça fait peser sur lui une pression supplémentaire qui peut altérer sa capacité de décision. — Regardez, le profiler, il parle de Trump comme s'il était une petite chose fragile, un stress post-traumatique. — Non, mais toute personne qui était néanmoins... — Est-ce que l'intox était américaine ? — Ah, mais tout à fait.
L'intox peut être américaine. — Ah, attendez, écoutons le colonel français. — Non, non, mais bien sûr.
Non, mais qui ne dit que ce n'est pas un plan américain de dire, voilà, d'inventer un attentat, un complot bidon, pour à la fois, justement, pour le coup, mettre la pression sur l'Iran, pour... — Même en interne. — Voire même pour augmenter la popularité de notre... — Parce que si le président est menacé, là, c'est un acte de guerre, et là, on... — Ça justifie, c'est ça. — Ça pourrait justifier. — Un peu comme les fameuses armes de destruction massives que Colin Powell... — Voilà. — Mais ça, c'est beaucoup... — La fiole de... — En tout cas, pour l'instant, c'est de fait une escalade très brutale, très soudaine.
Écoutez Trump qui dit « Il frappe un, moi, je frappe vingt. » — Nous venons de les frapper très fort. Chaque fois qu'ils nous frappent une fois, on leur rend vingt fois plus.
C'est ce que nous avons fait hier. Aujourd'hui, c'était en réalité une riposte à ce qui s'est passé hier soir. Ils ont touché trois bateaux.
Quand ils frappent, nous ripostons beaucoup plus fort. — On va faire un peu plus fort.