PALESTINE/ANTIFASCISME : RETAILLEAU VEUT ENTERRER TOUTE CONTESTATION
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je veux vous confirmer que dans quelques heures, la procédure contradictoire contre la jeune garde qui doit amener, je l'espère, à cette dissolution sera engagé. La première chose que nous qu'on nous reproche, c'est d'être antifasciste et je procéderai aussi par ailleurs à la dissolution, en tout cas à la mise en cause et à la procédure contradictoire pour deux autres groupes, Urgence Palestine. On pensait pas que le ministère de l'intérieur aurait cette priorité là dans ce moment international et national.
C'est singulier. Demain matin, je présenterai au conseil des ministres le décret de dissolution les soulèvements de la Terre. Mais ce qu'on observe malgré tout, c'est que depuis Macron et notamment depuis Darmanin, il y a vraiment une multiplication des dissolutions qui vont viser tout un tissu associatif de gauche, antiraciste, anti-islamophobie et puis là de solidarité avec la Palestine.
J'ai vu une croix gamée tatouée sur le bras d'un des manifestants lors de la marge du collectif du 9. Cette questionl-là de l'autodéfense pour nous c'est une question qui est vitale parce qu'aujourd'hui l'extrême droite elle est violente. Le premier ministre israélien annonce une opération intensifiée à Gaza.
On est obligé de constater que la France est de fait du côté de Netaniaahou, du côté de ce gouvernement colonial raciste et fasciste. Je m'appelle Omar Aloui, je suis palestinien né en France et je fais partie d'urgence palestine. Moi c'est Jamy Holda, je porte-parole de la jeune garde.
Je suis porte-parole de la jeune garde depuis 2020 maintenant. Je m'appelle Vanessa Codassuni et je suis professeur de sciences politique à l'université Paris 8. [Musique] On a reçu le lundi 28 avril la notification par le ministère de l'intérieur de son intention de dissoudre Urgence Palestine.
On a été bien sûr surpris, un peu sonné. de recevoir cette notification en même temps que la jeune garde organisation antifasciste à un moment où le génocide est plus terrible que jamais dans la bande de Gaza. On reçoit ça le jour où le programme alimentaire mondial annonce qu'il n'y a plus un sac de farine dans ses réserves dans la bande de Gaza.
On apprend cela au surlendemain du meurtre islamophobe et de cet attentat terrible dans la mosquée de Grand Combe et donc après la mort d'Abou Bakar Sissé. Et on pensait pas que le ministère de l'intérieur aurait cette priorité là dans ce moment international et national si singulier. les accusations à notre endroit, c'est qu'on serait violent, c'est qu'on serait des propagateurs de haine, c'est qu'on serait des terroristes.
C'est un discours aujourd'hui rodé dans les institutions, dans les ministères, dans les prêtoires, mais je pense qu'il est de plus en plus clair aujourd'hui que c'est bien sûr des accusations qui sont fallacieuses, intolérables. Aujourd'hui, c'est sur ce prétexte qu'on exclut de leurs universités des étudiants. C'est sur ce prétexte qu'on expulse des personnes étrangères de ce pays.
C'est sur ces prétextes en fait qu'on est en train de réduire au silence les voix qui s'élève pour soutenir le peuple palestinien dans ces moments absolument cruciaux de notre histoire. Lorsque j'ai reçu la lettre, en fait, il y avait trois grands volets euh euh d'accusation. La première chose que nous qu'on nous reproche, c'est d'être antifasciste.
C'est-à-dire que dans la lettre, c'est écrit "La jeune garde promeut un discours antifasciste qui par conséquent conduit à la violence." Alors que il y a quelques jours, on a on a célébré la victoire contre les nazis que le président de la République a introduit au panthéon Méliné et Mizac Manouian. Aujourd'hui, on voit que le gouvernement souhaite criminaliser l'antifascisme.
Et ça, c'est très inquiétant parce que aujourd'hui euh si c'est la jeune garde qui est dissous, demain sur le même principe, on peut dissoudre la CGT, le planning familial, la France insoumise, Europe écologie les vert. Et ce que je rappelle, c'est que tout de même allé euh extrêmement vite parce que je veux dire, lorsque Clément Mic a été tué il y a un peu plus de 10 ans, on en a fait un martyre de la République et aujourd'hui on criminalise les antifascistes. Alors le deuxième volet, c'est simplement le fait d'organiser, comme ils le disent des stages d'autodéfense.
Ce qui est assez comique parce que pendant très longtemps, l'État et les gouvernements successifs ont demandé au mouvement de gauche d'avoir des services d'ordre. Alors quand on le fait, quand on s'organise, quand on organise notre camp social et politique, notre classe sociale, et ben là tout de suite le gouvernement ne l'accepte pas. Mais ne l'accepte pas pour une raison très simple.
C'est parce que euh l'autodéfense qu'on a mis en place, elle a fonctionné, elle a fait reculer l'extrêmement violence dans la rue. Aujourd'hui, on a euh avec la jeune garde et d'autres organisations politiques, on a notifié beaucoup euh de victoires sur l'extrême violente et on peut notifier par exemple un recul de l'extrême violente dans des villes historiques de l'extrême comme à Lyon, comme à Strasbourg ou encore à Lille. On est vraiment dans un moment où la dissolution est devenue larme massive.
Voilà, des ministres et des gouvernements contre les mouvements sociaux et contre les organisations considérées comme radicales. Euh autrement dit, puisqu'il faut traduire les les organisations, les associations qui dérangent, c'est-à-dire qui défendent des causes qui sont pas considérées comme légitimes, légales et qu'on veut éradiquer. Et c'est ce qu'on a vu euh dans l'histoire et puis même plus récemment avec la dissolution du bloc Laurin, de la gale de défense collective mais aussi du CCI, hein, c'est-à-dire des organisations soit antifascistes ou en tout cas considérées comme de la gauche radicale, soit des des organisations qui sont antiracistes ou qui luttent contre l'islamophobie.
Et donc, on voit qu'il y a une vraie offensive et une vraie surutilisation de l'arme de la dissolution qui a vraiment été marqué sous Darmanin puisque Darmanin a dissou massivement. il a même un petit une petite équipe qui s'occupe que des dissolutions, qui fait que ça. Euh et c'est véritablement voilà une un dispositif punitif pour faire cesser des luttes. [Musique] La procédure de dissolution, c'est un dispositif qui a été mis en place et voulu en 1936, au début de l'année 36 pour lutter contre l'extrême droite et en particulier les LX d'extrême droite, notamment après la crise du 6 février 34. qui a cet assaut contre la République par les extrême droite qui sont à la fois extrêmement violentes et très massives.
Les croix de feu, c'est des centaines de milliers d'adhérents hein en 34 et en 36. Donc il y a vrai danger pour la République et donc c'est voulu contre l'extrême droite 36 sauf que 3 ans plus tard qui est dissous le parti communiste français. Donc la dissolution est l'exemple type de dispositifs punitifs et répressifs qui sont utilisés, légitimés, créés pour une cible et qui rapidement se retournent contre une autre cible.
Et là, on passe d'un du bord de l'échiquier à un autre bord de l'échiquier, c'est-à-dire l'extrême gauche. Donc, on est en 36 et puis ensuite, il y aura d'autres dissolutions et le grand moment de la dissolution, c'est mai juin 68 puisque le général de Golf va dissoudre une dizaine d'organisations d'extrême gauche en 1968, ce qui va casser aussi le mouvement. On a beaucoup dit que mes 68 c'était les procès, c'était les violences policières, c'est vrai, mais c'est aussi les dissolutions.
Il faut penser qu'à l'époque, il y avait pas internet. L'organisation était dit sous le matin, vous alliez dans le local, vous distribuez un tracte ou vous distribuez un journal, vous vendiez un journal, vous étiez pris pour constitution de ligue 10 sout et ça ça a été utilisé en 68 et puis ensuite dans les années 70 contre notamment la ligue communiste révolutionnaire, c'està-dire le l'arme de la de la reconstitution de dissoutes et ensuite ça a été largement utilisé contre des organisations indépendantistes comme le FLNC par exemple. Mais ce qu'on observe malgré tout, c'est que depuis Macron et notamment depuis Darmanin, il y a vraiment une multiplication des dissolutions qui vont viser tout un tissu associatif de gauche, antiraciste, anti-islamophobie et puis là de solidarité avec la Palestine.
Urgence Palestine, c'est aujourd'hui un mouvement citoyen extrêmement large rassemblé autour des Palestiniens et Palestiniennes en tant que premier concernés de la lutte pour la libération euh du peuple palestinien de sa terre en tant que premier concerné de la lutte contre le génocide colonial actuellement à l'œuvre dans la bande de Gaza et partout en Palestine. Mais c'est une association qui rassemble des franges extrêmement diverses de la société française, des militants, des militantes, des citoyens, des citoyennes, des étudiants, des jeunes, des personnes de toutes les confessions, de différentes obédiences politiques et culturelles. L'urgence palestine, c'est un peu la maison des Palestiniens.
On l'a construite dans les moments terribles de cette guerre génocidaire, de ces manifestations interdites dans ces moments où il était une exigence pour toutes les personnes de se battre pour la liberté. de notre peuple et cette maison aujourd'hui ils veulent la détruire. Mais dans l'histoire du peuple palestinien, plus d'une fois on a été arraché à notre terre.
Plus d'une fois on a enterré nos enfants. Plus d'une fois, nos maisons ont été détruites par le colonialisme. Mais à chaque fois, le peuple palestinien s'est relevé.
Il a continué de se battre. Il a continué son chemin sur la route de la libération. Et ça aujourd'hui c'est notre message.
On va continuer de se battre par tous les moyens du droit dans un contexte hélas, de plus en plus répressif. On est aujourd'hui plusieurs centaines de membres actifs de cette organisation dans une vingtaine de groupes locaux à travers la France. C'est un mouvement démocratique qui s'est construit pierre après pierre dans ces moments terribles.
C'est un mouvement autonome mais totalement indépendant. Et c'est cette organisation aujourd'hui que le ministère de l'intérieur veut détruire au prétexte bien sûr fallacieux et diffamatoire qui vise en fait tous les soutiens du peuple palestinien et je suis tenté de dire toutes les personnes aujourd'hui mobilisées contre le fascisme et le colonialisme. La jeune garde c'est des victoires dans la rue contre l'extrême violente, c'est-à-dire des fermetures de locaux.
Lorsqu'on s'est créé, il y avait des locaux d'extrême un peu partout, que ce soit que ce soit à Lyon, à Strasbourg, Exemp Provence, Marseille, Lille, Clermontferrand et tous ces locaux d'extrême droite ont fermé grâce à la jeun garde ensuite on est allé aussi sur le terrain médiatique pour faire reculer leurs idées et par la suite encore une fois on a réussi à reprendre une circo au Rassemblement national dans l'occlus et nous vraiment avec la jeune garde, on a apporté cette question de l'unité antifasciste parce qu'on a vu dans quelle période on était en réalité, c'est-à-dire qu'on a vu que euh il y avait une montée de l'extrême droite, que tout était fait que pour que Marine Le Pen arrive au pouvoir et que l'idéologie de l'extrême droite, que ce soit au niveau de l'islamophobie, au niveau du racisme et cetera, c'était une idéologie qu'on souhaitait nous imposer par le haut, notamment avec les médias de Vincent Boloré. Euh nous on s'est dit que avec nos petits bras, nous tout seul la jeune garde, on allait pas y arriver. Alors, on a monté des collectifs dans les villes où on était présent, des collectifs euh avec d'autres structures politiques, associatives, syndicales et on a réussi justement à obtenir ces victoires-là contre l'extrême droite et c'est vraiment en mettant au cœur euh le travail unitaire, le travail de terrain qu'on a réussi à faire reculer l'extrême route.
Après, il y a un autre volet aussi, on nous on n'est pas là pour zonner pour lisser complètement l'image. Nous, on assume aussi qu'on a amené la question de l'autodéfense depuis 2018. C'est-à-dire que cette questionlà de l'autodéfense pour nous c'est une question qui est vitale parce qu'aujourd'hui l'extrême droite elle est violente, elle s'organise, elle essaie même de monter des attentats terroristes.
Aujourd'hui, la menace terroriste d'extrême droite, c'est l'une des principales menaces en France et justement cette question de l'autodéfense, nous on l'a fait infuser au sein des organisations de notre camp social et politique. C'est-à-dire qu'avec la jeune garde, on a réussi à à former de nombreuses organisations politiques à cette question de l'autodéfense parce que c'est une parce que c'est une question de survie pour toutes et tous. C'est-à-dire qu'on a euh formé par exemple euh des intersyndicales, on a formé des partis politiques comme la France insoumise ou les jeunes écologistes.
On a formé des associations à ça parce que en fait cette pratique de l'autodéfense, elle est collective et elle vise une chose, elle vise à faire reculer l'extrême droite euh dans nos quartiers et elle vise aussi la défense des mouvements de solidarité. [Musique] Je pense c'est important de décortiquer cette accusation qui nous est faite d'être des terroristes. Les Palestiniens pour le pouvoir en place sont des terroristes.
Je pense que quand ils utilisent ce mot, ils parlent de leur terreur et ils sont terrorisés par une réalité qui les dérange énormément. c'est qu'une organisation comme Urgence Palestine, elle rassemble des hommes et des femmes, de toutes les confessions, des jeunes, des étudiants, des travailleurs, des travailleuses, des personnes qui aujourd'hui représentent cette France qui de façon écrasante en réalité ne cède plus à la propagande des médias dominants, souvent détenus par des milliardaires proches des pouvoirs. Et si on n'est pas inquiet pour la Palestine et les Palestiniens, malgré toute la violence qu'on subit, je pense que on doit partager notre inquiétude par rapport à ce que révèle ces décisions du ministère de l'intérieur, de la France, de nos institutions, de l'évolution de ce pays.
À l'heure de la montée des extrêmes droites partout à travers le monde de Tela Aviv à Washington en passant par Rome et Paris. Je pense qu'il est absolument nécessaire de se mobiliser et de faire front contre cette montée du fascisme et de l'extrême droite. Ça fait déjà plusieurs années que l'extrême droite souhaite notre dissolution.
On peut parler tout d'abord de Reconquête parce que Reconquête avait fait il y a 2 ans un colloque avec Éric Zemour pour exiger la dissolution de la jeune garde et c'est une revendication qui est qui a été reprise notamment par l'extrême droite violente Nemmésis et la cocard étudiante qui je le rappelle ne sont pas simplement des organisations politiques mais des organisations violentes. Nemésis a attaqué plusieurs fois les manifestations du 22 novembre et du 8 mars et la cocarde des étudiantes s'ustre régulièrement sur des violence dans les campus. Cette revendication, elle a fait son chemin dans l'extrême droite et elle est allée jusqu'au rassemblement national et aujourd'hui elle a un écho avec le ministre de l'intérieur.
Ça nous étonne pas parce que ça confirme une chose, ça confirme qu'avec la jeune garde en fait on est efficace dans notre travail. c'est qu'on fait mal à l'extrême droite et qu'aujourd'hui euh on les obsède. La facilité de la dissolution, l'avantage de la dissolution pour les gouvernements, c'est que c'est une arme administrative.
Donc ça veut dire qu'il n'y a pas véritablement besoin de passer par un juge judiciaire. C'est plus facile. C'est un décret pris en conseil des ministres et ensuite pour s'opposer euh à ce décret, il faut passer par la justice administrative qui est beaucoup plus difficile d'accès que la justice judiciaire et qui est beaucoup moins impartiale, indépendante avec tout ce qu'on peut penser sur la justice judiciaire. la justice administrative, elle est dépendante du pouvoir politique, hein.
Et c'est pas une justice qui va qui va être plus voilà, plus impartielle et plus neutre. Et en tout cas, ce que j'observe moi, c'est que l'usage de la dissolution, elle s'inscrit dans un mouvement euh de lutte antiterroriste, de paradigme antiterroriste qui est assez récent, qui date d'une vingtaine d'années où le pouvoir politique pour réprimer va contourner le juge judiciaire et mobiliser deux types acteurs, les services de renseignement d'un côté et l'administration de l'autre ou la justice administrative de l'autre. Et la dissolution, ça s'inscrit dans cette volonté de contourner la justice pour réprimer plus facilement, plus rapidement euh des militantes et des militants.
On risque un procès ou une inculpation pour reconstitution de ligue dissoute, c'est-à-dire une peine d'emprisonnement et puis euh une peine d'amende qui est rare en réalité dans les dans l'histoire, on a très très peu de de de procès pour inculpation de ligout. Je crois que ça a été arrivé à l'incrivine hein quand il a reconstitué la LCR puisque la la LCR avait été dissoute. Mais en fait l'effet il est pas là.
L'effet il est pas tant dans la reconstitution de disoute. Il est déjà dans l'annonce de la dissolution. Dès l'annonce de la dissolution ou la menace de dissolution les les militants, les collectifs vont dépenser toute leur énergie pour empêcher leur dissolution en faisant des tractant contact des avocats, en préparant leur défense.
Donc déjà toute leur énergie est tournée vers leur défense et non plus vers la lutte. Donc déjà, c'est ça la dissolution, c'est empêcher de militer en obligeant les militantes et les militants à se défendre, à dépenser toute leur énergie financière, psychologique, militante, toutes leurs forces en fait. Et une fois la dissolution arrivée, et bien en réalité ça casse les collectifs.
C'est ce qu'on observe hein. On voit que les collectifs, ils sont cassés, ils ont à la fois peur et puis ils ont plus d'énergie et ils ont peur de se retrouver et ils sont dans un dilemme. Continuer à militer.
Mais comment ? Alors, ne plus militer pour certains mais c'est rare. Ou alors comment on milite ?
Est-ce que l'on peut voir telle ou telle personne ? Est-ce que si je vais boire un café, je me réunis ? Est-ce que si je participe à une manifestation avec telle ou telle personne, ça va pas être considéré comme des reconstitutions de ligue 10 ?
Et on observe souvent une dilution des collectifs et donc la dissolution ça marche parce que ça casse vraiment des luttes et des collectifs. Effectivement nous on va répondre sur le côté juridique. On a une avocate il y a un recours qui est fait et sur le côté juridique moi je le dis très simplement ce cette dissolution ne va pas marcher. la jeune garde, elle va vivre et ensuite on va aussi organiser une mobilisation sociale parce que en attaquant la jeune garde mais aussi urgence palestine, c'est tout le mouvement de solidarité qu'on essaie de criminaliser et d'attaquer.
Et c'est pour ça que il y a quelques jours, on a organisé notamment un grand meeting unitaire à Paris avec Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Arnaud, Olivier Besancno, Salamouri et que par la suite on va aussi construire d'autres mobilisations sociales. Mais je crois qu'il y a de plus en plus d'organisations aujourd'hui et de citoyens et citoyennes qui se rendent compte en fait que on peut pas laisser faire, que si euh aujourd'hui c'est une organisation antifasciste ou une organisation euh de Palestiniens et de leurs alliés, mais en fait euh demain toutes les organisations qui contestent ou qui s'opposent aux politiques gouvernementales qu'on parle d'organisation syndicale ou d'organisation politique ou de simples citoyens sont en fait menacés par ce rédissement d'un pouvoir qui de façon évidente aujourd'hui protège des intérêts qui ne sont pas ceux des peuples qui protègent des intérêts, qui sont pas ceux de ces personnes qui comme vous, comme moi, aujourd'hui s'intéresse à une chose et à une chose uniquement, celle de la vie, de la vie de nos enfants, de leur avenir et de la possibilité de vivre au-delà des frontières de religion ou de nations de façon juste et raisonnable dans cette terre qui est la nôtre. Et donc quand la France réprime les voies palestiniennes et leurs amis et qu'en revanche il laissent le champ totalement libre aux acteurs de cette guerre génocidaire, on est obligé de constater que la France est de fait du côté de Netaniaahu, du côté de ce gouvernement colonial raciste et fasciste qui est en train de détruire bien sûr la Palestine, mais d'amener le monde en fait dans une logique de guerre généralisée de tous contre tous.
Nous, on continuera de porter le message qui est le nôtre. Un message d'amour mais un message de courage, un message d'unité mais un message de détermination aussi. Et ce qui est assez plaisant et heureux de voir, c'est encore une fois tous ces soutiens d'artistes, d'intellectuels, d'organisation politiques, syndicales qui aujourd'hui disent non à Retaillo, non à la dissolution de la jeune garde et d'urgence palestine. [Musique] [Musique] [Musique]
Raphaël Arnault