Le visiteur de Mombassa
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Bienvenue au cœur du crime, un podcast issue des archives de rep. Savez-vous que plus d'un tiers des crimes et délits commis [musique] en France sont traités par la gendarmerie nationale ? [musique] Je m'appelle Yan Kermadeek, je suis commandant de gendarmerie. [musique] Je dirige une section de recherche dont la mission essentielle est une mission de police judiciaire. [musique] L'histoire que je vais vous raconter est une histoire vraie.
Tous les faits sont réels et se sont déroulés en France. Seul les noms des personnes et des lieux ont été changés. Harper, le sergent de police de Mombasa est encore en train de penser à Rebecca Conway [musique] quand la sonnerie du téléphone le fait sursauter.
Allô ? Oui chef, ici l'agent Jenkins de la patrouille côtière. Voilà, il se passe quelque chose de bizarre.
C'est sûrement une mauvaise plaisanterie mais j'ai quand même préféré vous avertir. Oui, au fait. Au fait Jenkins, au fait dit Harper agacé par ce long préambule.
Ben voilà chef, un homme, il s'appelle Crosby et travaille comme gardien de nuit à l'extrémité de la digue, prétend avoir repéré hier soir ou plutôt ce matin avant la levée du jour un léopard, chef. Un léopard qui traversait la chaussée et se dirigeait vers la ville. Un léopard ?
S'exclame Harper. Oui chef. Mais votre type devait être fin sous.
Non. Et il ne pas avoir bu quelques verr chef. Mais il est formel.
Il a vu un léopard. Il en est sûr. Bon, écoutez Jenkins, je m'en occupe.
Si quelqu'un d'autre voit des léopards, j'aviserai. Merci mon vieux. Il raccroche et murmure pour lui tout seul. un léopard, un mambassa.
Harper se renverse sur son siège tout en maudissant la chaleur infernale qui envahit le réduit qui lui sert de bureau. Il tente un instant d'imaginer le tableau du léopard en ville. C'est impensable.
Puis Harper laisse de nouveau se promener son imagination sur son sujet préféré, le beau visage de la femme du lieutenant Kanay. Un visage parfait de type scandinave, un nez fin de grands yeux bleus. 10 minutes ne sont pas écoulées que le téléphone sonne à nouveau.
C'est l'agent de service. Chef, j'ai une bonne femme au téléphone. Elle appelle au sujet du léopard.
Elle insiste pour parler au chef. Bon, passezla moi. Madame Massingel, la dame en question, lui signale qu'elle a aperçu ce matin à l'aube un fauve.
Elle est aussi certaine qu'il s'agit d'un léopard. "Où l'avez-vous vu, madame ?" demande Harper de plus en plus attentif. "Mais ici à Mambassa en ville ?" dit-elle indignée. "C'est bien la peine d'habiter une ville perdue au bout du monde si les léopards se promènent tranquillement dans les rues en toute liberté." Non, je voulais dire à quel endroit exactement avez-vous aperçu ce léopard, madame ?
Sur l'ancienne ligne de chemin de fer, vous savez, près de Barakric. Notre pavillon est à moins de 20 m de là. Je venais de me lever, il ne faisait pas encore jour.
Je regardais par la fenêtre quand j'ai vu une forme noire à quelques mètres. À un moment donné, j'ai nettement vu sa silhouette. J'en suis sûr, il s'agissait bien d'un léopard.
Je vous remercie de votre témoignage, chère madame, dit Harper. Je vais donner des ordres et faire le nécessaire, mais je l'espère bien, glapit-elle et elle raccroche brutalement. Aussi un vraiemblable que ça puisse paraître, Harper commence à y croire à cette histoire.
Et oui, un léopard est en vadrouille à Mombasa. Cette histoire lui rappelle le bon vieux temps lorsqu'il était chasseur de fauves au Tanganika. On le connaissait dans toute l'Afrique de l'Ouest.
C'était bien sûr avant d'entrer dans la police. Aujourd'hui, Harper est un minable petit sergent sous les ordres d'un lieutenant Conouis, un balour vulgaire de 10 anson cadet et en plus marié à la plus ravissante femme de Mombassa. Harper se retourne et jette un coup d'œil sur le plan de la ville épinglé derrière lui.
Ses doigts pianotent jusqu'à la limite de la ville, là où on a signalé le fauve pour la première fois. Ensuite, il pose un autre doigt sur la ligne de chemin de fer près de Mbak Cric, lieu de la seconde alerte. Après quelques minutes de réflexion, Harper se dit que ça concorde parfaitement.
Harper se sent envahi par une certaine allégresse. Faire la chasse à un léopard est tout à fait son rayon. Il continue d'étudier le plan de la ville tout en essayant de se substituer au fauves, essayant de deviner ce qui peut bien se passer dans la tête de cet animal que Harper connaît très bien.
Il songe aux centaines de safaris qu'il a organisé dans sa vie où il faut toujours anticiper les mouvements de ce tueur et se mettre à l'affu. peur se met à cogiter. En supposant que l'animal se soit échappé d'une des réserves situées non loin de là, il aurait pu être attiré par la jeté parce que c'est là le long des docs que sont parqués les bestiaux.
Harper s'imagine très bien le grand chat roudant silencieusement les odeurs de chair fraîches excitant et papilles. Après avoir longé jetée, la bête affamée, poursuivant cette odeur, se serait trouvé soudain désemparé et effrayé en arrivant aux limites de la ville. Pour Harper, un animal perdu dans des lieux qui ne lui sont pas familiers cherche d'abord un refuge et cela avant même d'essayer de trouver de la nourriture, surtout à la levée du jour.
Harper poursuit son raisonnement. Entre les deux points où l'animal a été vu se trouve Azia Drive, un coin résidentiel donnant sur la mer. Harpeur se souvient soudain que non loin de là se trouve un bosquet, un bosquet de Baobab.
Ce détail excite le sergent. Mais oui, se dit-il. Mais oui, voilà l'endroit idéal où peut se réfugier un animal apeuré.
Il sait déjà quel homme envoyé. Gordon. Gordon est un fin tireur et il se réjouira sûrement de cette mission.
Mais avant de lancer toute action, Harper veut aller vérifier lui-même si l'animal se trouve bien là et le faire abattre ensuite. Entre nous, Harper a aussi envie de se faire plaisir. En effet, quand il organisait des safaris autrefois, bien ce qu'il intéressait le plus, c'était le repérage du gibier.
Harper était le plus grand spécialiste. Il le traquait jusqu'à ses derniers tranchements. Ensuite, il livrait la bête à ses clients.
À défaut d'arriver à conquérir la belle Rebecca Conway, cette chasse au léopard représentait pour Harper l'événement le plus passionnant depuis qu'il était entré dans la police. Harper prend son chapeau, une paire de jumelles, et traverse le bureau de l'agent de service Gordon. Je reviens dans quelques minutes.
Vous êtes en charge jusqu'à l'arrivée du lieutenant Conway. Dès qu'il met le pied dehors, Harper se met à transpirer. Il saute dans une des voitures de police parqué devant le commissariat.
Le siège de la Land Rover est brûlant. Harpeur sent la chaleur traverser ses vêtements. Il roule jusqu'à Hazag et là, environ à 100 cinq mè des Baobab, il arrête la voiture, se gare et se dirige à pied lentement vers le bosquet, ses jumelles à la main.
À cette heure matinale, la circulation est fluide. Harpeur attend que la route soit dégagée pour s'engager sur le gazon moelleux qui borde la route et là à 30 m du bosquet, il s'arrête. À l'aide des jumelles, il scrute longuement les branches emmêlées et le feuillage toufu des Baobabes.
Mais Harper ne distingue rien qui puisse ressembler à un léopard. Au bout de c minutes, il décide de changer de poste. Il traverse la route et se campe dans une autre position dégagé d'où il voit le bosquet sous un angle différent.
Il se concentre sur chaque arbre séparément. Harper commence à désespérer. Il ne lui reste plus qu'un arbre à scruter et aucune trace du léopard.
Ces jumelles sont pointées sur le dernier arbre. un baobab géant tout noueux qui se profile légèrement en amont. Tout à coup, à travers les ver grossissant, son regard tombe sur deux yeux jaunes qui brillent férocement dans le clair obscur du feuillage.
Harpeur surssaute, fasciné par le regard sauvage et hypnotisant du félin en même temps satisfait d'avoir déniché l'animal. Harper repère soigneusement l'arbre. la position du féin, puis il retourne en sifflant jusqu'à la Land Rover.
Il n'a qu'un seul regret. Quel dommage qu'il n'ait pas emporté sa carabine avec lui. Malgré tout, Harper jubile, il a réussi à traquer seul la bête et avec un minimum d'indice.
Voilà ma vocation, se dit-il. Travailler en pleine nature, affronter les animaux sauvages, un travail utile et dangereux. Si seulement j'arrivais à persuader Rebecca Conway, on partirait tous les deux sur le champ.
On quitterait Mombasa pour en Naobi, Louanda, l'Australie, n'importe où, pourvu que je ne sois plus sous les ordres de son insupportable mari. Plus d'une fois, Harper a supplié la jeune femme de tout laisser tomber, son mari, ce pays, pour tout recommencer avec lui ailleurs. Mais Rebecca lui faisait une bise sur la joue comme celle que l'on fait à un grand frère et de sa voix douce.
Elle déclinait son offre. Rebecca dit toujours qu'elle est très flattée de l'intérêt, pour ne pas dire de l'amour que lui porte Harpeur. Mais elle dit aussi que c'est trop tard, qu'elle s'est habituée à la vie facile que lui offre Conouin.
Tout en révassant sur son sujet préféré, Rebecca Harper regagne le commissariat par le chemin des écoliers, savourant ainsi un peu plus longtemps sa victoire et s'imaginant en train d'achereux visiteur perché sur le basobab de Mombasa. Il n'est pas à 15 minutes près. L'arbre ou loge l'animal est bien en retrait de la route.
C'est vrai qu'il est encore paniqué, toujours affamé, mais [musique] il ne présente pour l'instant aucun danger. À moins que quelqu'un ne s'aventure hors de la route pour s'approcher de l'arbre en question. Harpe a repéré le léopard, mais le sergent de police n'est-il pas soudain un peu trop sûr de lui ?
Un léopard terrorise la ville de Mombasa. Harper, le sergent de police, pense que la bête est déjà devant sa carabine. Mais peut-il vraiment parier sur son instinct ?
Harper sait très bien qu'un animal traqué, blessé ou affamé, une fois qu'il s'est réfugié dans un arbre, s'attaque à tout ce qui bouge. Harper s'engage dans Prince Arthur Street et arrive à la hauteur du commissariat. [musique] Aussitôt, il se met à penser à cet imbécile de conois.
Une ombre passe sur sa bonne humeur. Harper se dit aussi qu'avec ou sans Rebecca, il allait quitter la ville. Harper choisit une arme dans le ratelier.
C'est une carabine qu'il a déjà utilisée il y a 5 ans lors de son dernier safari. Il referment leur atelier, prend des munitions qu'il enfouient dans sa poche et s'apprête à ressortir lorsque la sonnerie du téléphone retentit. Il décroche d'un geste impatient.
C'est le type du standard. C'est une communication pour le lieutenant Conway. Bah passer lui dit Harpur d'un ton sec.
Ouais, mais c'est qu'il est pas encore arrivé, sergent !" dit-il préposé d'un ton embarrassé. Harper jette un œil à son bracelet montre.
Il n'est pas encore 9 heures, heure à laquelle Conway prend son service. Bon, euh qu'il demande ? Il ne veut pas dire son nom, c'est confidentiel.
Je pense que c'est un indigène. Il parle Swiley. Bon, passez de moi.
Allô ? Le sergent Harper. Le lieutenant Conway n'est pas encore arrivé.
Qu'est-ce que vous lui voulez ? La récompense, monsieur", dit l'homme d'une toute petite voix. La récompense offerte par le lieutenant.
Harper fonce les sourcil puis tout à coup se souvient. Ah oui ! Oui, la récompense.
Oui, en effet, Conway traque depuis des mois les sorciers des tribus qui fabriquent un poison dont les chasseurs enduisent leurs flèches. Ce poison, très efficace et meurtrier, achève un rhinocéros en 15 minutes. Conway veut mettre fin au braconnage et à l'extinction des espèces.
Voilà, dit l'indigène. Je peux fournir de noms, mais avant je veux la récompense. Bon, donnez-moi ces noms, je les transmettrai au lieutenant Conway.
Un silence au bout du fil. Bon, j'ai compris. On vous remettra la prime d'abord.
Quel est votre nom ? Je n'ai pas de nom, répond l'autre. En ce moment, je risque ma vie pour le renseignement.
Si ma tribu le savait, il me tuerait. Je vois, dit Harper. Et quand voulez-vous le rencontrer ? ce matin si possible.
J'ai besoin de cet argent, fait l'homme d'une voix désespérée. Je veux le rencontrer là où aucun homme de ma tribu ou d'une autre tribu ne me verra parler à qu'un policier. C'est urgent.
Ah voilà. Si c'est urgent, c'est moi qui vous apporterai la récompense. De combien est-elle ?
Délivre. En même temps, carpeur demande le lieu du rendez-vous à l'indigène. Une idée traverse son esprit.
Son cœur se sert. Il respire un grand coup. Dites-moi, connaissez-vous l'ancienne tour arabe de G ?
Elle est en aval de Hazania Drive, près du Feri. Personne ne vous verra là. Oui, monsieur, je connais.
J'y serai dans une heure où le lieutenant, s'il arrive entre-temps, ça vous va ? Oui, ça me va. Mais je ne veux pas être revu.
Vous savez pourquoi ? Vous ne connaissez rien de plus retiré ? Au lieu de prendre l'avenue, longer le bord de mer, personne ne vous verra.
Et puis cette tour est toujours déserte. Très bien, monsieur. Dans une heure.
Harper raccroche et regarde sa montre. 9h10. Conway est en retard, se dit-il en même temps qu'il reconnaît de loin la voix du lieutenant saluant Gordon.
Harper attend quelques instants avant de surgir dans son bureau. Il relate au lieutenant la conversation qu'il vient d'avoir avec l'indigène. "Maintenant que vous êtes là, dit Harper d'un ton détaché, je pense que vous voudrez rencontrer vous-même ce type et recueillir personnellement ses informations." "Ouais, bien sûr, bien sûr," ajoute Conou. "Et où suis-je censé le rencontrer ?" Harper enchaîne tranquillement à la tour de Guay Arab so Azan Drive.
Vous voyez, c'est près de la route et en même temps assez retiré pour que l'homme s'y sente en sécurité. Très bonne initiative, sergent. J'en aurai pour 15 minutes, pas plus.
À quelle heure-vous fixé le rendez-vous ? Ben, le plus rapidement possible. Il m'avait l'air tellement inquiet et pressé d'ent finir.
Il dit courir de gros risques. Le lieutenant Conway se lève. Je passe à la caisse prendre l'argent de la récompense et je file.
Sergent, je vous confie le commissariat. D'une voie de Stantor, Conway donne ses ordres, puis il franchit la porte en se pavanant. Il est 9h20, 10h15.
Le téléphoniste reçoit un appel qu'il transmet aussitôt à Harper. Chef, un appel d'un automobiliste. Il dit qu'il roulait sur Azagadrave et là, sous un arbre, il a aperçu le corps d'un homme couvert de sang.
Et et là, en s'arrêtant pour voir s'il pouvait lui porter secours, il a vu qu'il était mort. Alors, il nous a appelé. Mort ?
Dit. Mais comment pouvait-il savoir s'il était mort ? Plus de tête, chef.
L'automobiliste a dit que c'était plus qu'une masse informe, des vêtements en lambeau comme si l'homme avait été déchiqueté par un léopard. Le téléphoniste se racle la gorge avant de demander. Vous croyez que c'est le même léopard de celui de la dame, chef ?
C'est possible. Oui. Dites-moi, le type qui a appelé vous a-t-il dit exactement où ça s'est passé ?
Oui, à côté de la vieille tour de vigie arabe, juste à l'endroit où se trouve un bosquet de Baobab. Merci, dit Harper. Je prends ma carabine et j'y vais.
Passez mes communications à Gordon. Harper arrive au bosquet de Baobab et se garde derrière la voiture de Conway. L'automobiliste l'attend impatiemment.
Je m'appelle Stacy et je vous attendais. J'essaie d'éloigner les curieux parce que regardez vous-même. Harper distingue de loin l'horrible spectacle.
Des vêtements éparpillés, un corps déchiqueté étendu sous l'arbre. Écoutez, monsieur Stacy, dit Harper, vous allez traverser la route et continuer à éloigner les badeaux. Même si Harper sait très bien où se cache le fauve, il fit mine de le chercher autour de l'arbre, l'arme pointé.
Après plusieurs minutes, il fait un signe à Stessie pour lui faire comprendre qu'il vient de repérer le léopard. Sans jumelles, Harper distingue ses prunelles de feu. Il arrive même à voir nettement son museau taché de sang, du sang du lieutenant conoin.
Ce sang là fait aussi partie de la joie que ressent Harper quand il pointe son arme vers le fauve, vise et appuie sur la détente. Instantanément, la masse hurlante, toute grive dehors, tombe de l'arbre comme une tornade. Quand le léopard touche ter près de sa victime, il est mort.
Bravo ! Dit Stacy de l'autre côté de la route. Mais Harper ne lâche pas le fauve des yeux, l'arme toujours pointée sur lui.
Il est sûr que la première balle l'a tué, mais son instinct de chasseur de fauv le préserve de la moindre imprudence. Après une bonne minute d'attente, Harper est convaincu que la bête est belle et bien morte. Il s'avance avec précaution vers le pied du Baobab.
La balle a fracassé la tête du léopard. Harpeur se réjouit de ce coup de maître et se tournant vers le cadavre du lieutenant Conouis, son cerveau se met à cogiter. Bien sûr, il irait personnellement informer Rebecca Conou de la mort tragique de son mari, mais maintenant il serait peut-être promu au grade de lieutenant.
Alors la belle Rebecca acceptera peut-être de l'épouser. Tout à coup, Harper voit la vie différemment. Tout devient simple et possible.
Maintenant, j'ai tout le temps, se dit-il ébauchant un sourire. Non, il n'a pas le temps de relever les yeux ni d'épauler sa carabine. Des dents asserrées lui arrachent la gorge en même temps que des griffes d'acier lui labour le visage.
Ce n'est que dans l'ultime seconde, l'ultime seconde avant sa mort que Harper réalise que le léopard de Mambasa n'était pas seul, qu'ils étaient deux. [musique] Vous venez d'écouter Au cœur du crime, un podcast issu des archives de rep. Réalisation Julien Tarot, production Romy Azouet, patrimoine sonore Sylven Denis, Latitia Casanova et Antoine Reclu.
Promotion Marie Corp. Au cœur du crime est disponible [musique] sur le site et l'appli europen. Écoutez aussi l'épisode suivant en vous abonnant gratuitement sur votre plateforme d'écoute.
Dominique Theophile