Webinaire Convention Europe | Un projet socialiste européen à la hauteur de l'enjeu alimentaire ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 71 %Attaque 19 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les agriculteurs se suicident-ils en France ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que la souveraineté alimentaire et est-ce possible ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Passer d'une agriculture intensive à une agriculture raisonnée est-ce possible ?
- 19:00OuverteRéponse directe
Pourquoi la biodiversité est-elle importante ?
- 23:00OuverteRéponse directe
Est-ce utopique de transformer radicalement notre modèle agricole ?
- 27:00OuverteRéponse directe
Pourquoi l'enjeu agricole est-il aussi un enjeu européen ?
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Bonsoir à toutes et à tous. Je pense que je peux démarrer en nom collectif de de toute l'équipe qui a préparé ce cette viso, ce deuxè webinaire de la convention nationale Europe du Parti socialiste en remerciant donc Jeun Vi Savini, membre de la confédération paysane et aussi je sais pas si on doit dire surtout membre euh de du conseil économique et social européen et puis Éric Andrieux donc d'autres députés européens euh d'avoir répondu présent. pour un nouveau temps d'échange qui vise à éclairer des enjeux majeurs de cette convention, à le faire dans le dialogue avec les militants et à le faire dans la confrontation entre les expériences, les combats menés par des acteurs de la société comme la Confédération paysane et puis la réflexion politique, les propositions, les combats aussi menés par les militants et les élus socialistes comme Éric Ondrieux depuis plus de 10 ans au Parlement européen.
Je visais juste dire deux mots bien sûr, c'était très important pour moi d'être là aujourd'hui pour lancer ce webinaire. Euh Noram et Baret qui coanime avec moi euh cette convention nationale à m'en a laissé le privilège. Euh pas seulement parce que j'aurais l'occasion de poursuivre le combats d'Éric à partir du 2 juin au Parlement, mais parce que je je me bas sur ces sujets agricoles alimentaires depuis longtemps et j'ai un tout petit mot.
J'ai voulu rendre hommage à celles à ceux en l'occurrence qui ont été députés européens socialistes en charge des questions agricoles depuis 1981 et j'ai commencé par Bernard Tarot et en retravaillant sur ce qu'était son histoire, sa personnalité, j'ai mesuré finalement à quel point certains combats étaient malheureusement intemporels. Il se posait dans des termes assez proches aujourd'hui. D'abord, le combat pour faire de l'alimentation un vrai sujet politique au cœur des questions de société.
à l'échelle nationale, européenne et internationale et le combat pour la juste rémunération des agriculteurs, pour une agriculture partie prenante d'un projet de société et pour une agriculture solidaire, pérenne, souveraine dans chaque partie de la planète. C'était des combats qui étaient déjà menés au début des années 80 et qui sont encore complètement d'actualité. Alors évidemment, beaucoup de choses ont bougé depuis 1980, beaucoup de choses ont évolué, beaucoup de choses ont changé.
Mais je crois que cette permanence des combats est un sujet de réflexion pour nous tous qui amène à s'interroger aussi sur ce que sont les pouvoirs dominants, sur ce que sont les forces qui tiennent le monde agricole et alimentaire, que ce soit dans le syndicalisme majoritaire ou que ce soit dans les grands groupes de l'agroindustrie européen et internationaux. Et puis d'autres raisons, et je terminerai par là de rouvrir ce débat aujourd'hui, c'est que c'est notre responsabilité de le porter dans le débat politique des prochains mois. On pourrait craindre que le sujet alimentaire soit éclipsé par des actualités encore plus brutales, encore plus dures pour la guerre en Ukraine, de la crise énergétique, du changement climatique, de l'inflation.
Mais quand on reprend les enjeux d'alimentation, on les retrouve dans tous ces enjeuxl. L'inflation alimentaire, elle est au quotidien de la vie des femmes et des hommes. La place de l'agriculture dans les enjeux climatiques, dans les enjeux de sude, biodiversité, d'eau qui sont dans notre quotidien est également central.
Et on a vu aussi autour de la guerre en Ukraine comment la spécialisation des territoires, la répartition des productions à l'échelle mondiale pouvait être déstabilisé par les événements géopolitiques et remettre en cause notre propre indépendance alimentaire ou déclencher des pénuries ou des spéculations sur les marchés. Donc je crois et c'est mon dernier mot que l'alimentation est un bien commun. Le vieux slogan, l'alimentation n'est pas une marchandise comme les autres, reste pleinement d'actualité. et comment faire un objet politique, un bien commun, un élément essentiel de la vie des femmes et des hommes.
C'est un sujet essentiel localement, nationalement et à l'échelle européenne puisque c'est la politique agricole commune qui est le grand élément encadrant du déploiement des activités agricoles et alimentaires dans notre dans nos pays, dans nos territoires. Donc voilà, merci encore à Jeun Viève et à Éric d'avoir accepté notre invitation aujourd'hui. Il y aura dans les mois à venir d'autres échanges avec la Confédération Pisane et avec d'autres pour construire notre projet.
Et aujourd'hui, c'est une fenêtre sur ces débats que l'on vous propose au cours de ce webinaire. Bonne soirée à toutes et à tous. Merci beaucoup Christophe pour cette introduction.
Nous allons passer maintenant à plusieurs questions. Alors, on a un format qui change un petit peu pour ce webinaire. Euh on va avoir deux grands thèmes pour la soirée avec une série de questions sur ces deux thèmes et ensuite on aura les questions des internautes, des participants, des sympathisants, des militants qui sont connectés ce soir qui nous remontront via le système de chat.
Alors vous avez ce qu'on appelle questions et réponses QNR, un petit une petite chat box, on appelle ça aussi. Alors, n'hésitez pas à y poser vos questions parce que euh les deux Frédéric sont là pour nous aider à les suivre et euh on pourra les faire remonter dans un second temps. Alors, je vais commencer avec euh euh une première séquence sur la grande transformation, hein, pour un nouveau modèle agricole.
Genev Savini, pour survivre, on a besoin de manger, mais pour vivre on a besoin de bien manger pour bien vivre. Alors, nourrir l'humanité, on sait que c'est essentiel et pourtant nos agriculteurs se suicident en France. Alors, pourquoi cette situation ?
Euh, bonjour. Alors déjà en deux mots, mon mon mandat principal était quand même à la coordination européenne via Campessina, c'estàd via Campessina Europe et j'étais au comité économique et social jusque 2020 pour la Confédération paysane. Mais c'était un mandat important pour connaître un petit peu l'Europe, comment ça fonctionne et contribuer au débat d'une manière que j'ai trouvé très intéressante.
Euh pourquoi des agriculteurs se suicident ? Ben parce que c'est dur en fait. La situation elle est elle est elle est difficile avec des des pressions et des revenus très enfin des revenus qui sont faible pour beaucoup.
Et puis vous dites la la nourriture est importante. Est-ce qu'elle est si importante quand on voit qu'il y a maintenant en moyenne 15 % du budget des ménages qui est consacré à l'alimentation ? En fait, c'est assez peu dans dans le budget, bien que ce soit de plus en plus contraint et et parfois très difficile pour certains.
Et par ailleurs aussi le l'agricultur, enfin les consommateurs ne voient plus le travail de l'agriculteur qui est caché puisque le produit va être souvent dans des au milieu de produits transformés, le produit alimentaire représentant une petite partie du produit agricole. Mais surtout l'agriculteur dans les filières est invisibilisé. Donc on ne voit pas son travail, on ne voit pas son importance, on voit pas forcément ce qu'il fait euh quotidiennement et donc on ne se rend pas compte de l'importance de son travail.
Donc en fait, il est mal rémunéré également parce qu'il y a une politique qui a amené à ça. Si on repart dans les années 60, la politique agricole veillait justement pour développer l'alimentation et pour développer l'autosuffisance de l'Europe de l'époque à assurer des des prix rémunérateurs aux agriculteurs. Quand on a ouvert un petit peu le l'agriculture dans le commerce dans les années 90 avec l'ouverture de l'OMC et l'introduction de l'agriculture dans les échanges internationaux, on a perdu cette exigence de rémunération.
On a remplacé les prix rémunérateurs un petit peu par des par des primes pour pour compenser mais globalement ça a donné à l'agroindustrie la capacité de s'alimenter sur le au niveau mondial au même prix qu'avec les agriculteurs. Donc on a un peu perdu de vue l'importance de l'agriculture puisque on imaginait qu'on pouvait qu'on pouvait s'approvisionner partout. Et pendant ce temps-là, on a mis tous les agriculteurs en compétition et y compris donc les agriculteurs français européens qui se retrouve bah à se à lutter sur le marché international et à voir dans un certain nombre de cas et selon les périodes des revenus qui sont très faibles et qui imposent une grosse pression sur leur sur leur sur leur sur leur moral quoi, hein, jusqu'à souhaiter souhaiter mettre fin à leur jour. avec le fait qu'on a des grosses en général on a des gros investissements.
La la production agricole demande des investissements de la terre qui ne sont pas rémunérés. Donc la pression est telle que euh des agriculteurs ne sont pas non n'ont pas des revenus suffisants pour continuer. Et au-delà de revenus, il y a aussi le manque de considération euh de toute une pour une population voilà qui qui je pense est est est bouleversée.
Et euh alors après, il y a il y a des nuances parce qu'il y a des tas de de différentes productions, différents moyens de produire. On on ne peut pas nier non plus que les les pressions aussi de la société qui critiqu certains modes de certaines façons de produire pès aussi sur euh sur le moral de de d'agriculteur. Donc euh la situation elle est à la fois dure à vivre à humainement et puis aussi financièrement.
Merci beaucoup Jean Viè. Euh merci pour ce retour. Alors Éric, tu es tu es euh aussi euh tu portes cette voix au Parlement européen depuis nombreuses années.
Euh avec la crise de la COVID, on a vu que les Européens enfin les Européens se sont aperçus tout d'un coup que leur masque était produit en Chine et avec la guerre en Ukraine, ben on s'aperçoit tout d'un coup que le ukrainien nourrit en fait une partie de l'Europe et de l'Afrique. la souveraineté alimentaire de l'Europe. Du coup, on comprend beaucoup mieux dans ce contexte là ce qu'elle signifie, mais ça veut dire quoi exactement et est-ce que c'est possible ?
Mais mon micro, merci Cécilia et merci à à vous pour l'organisation de ce webinaire. Merci à Christophe et à Jean Vi à tous les les participants. Euh d'abord donc je crois qu'il faut préciser donc le le comment dire la souveraineté alimentaire parce qu'il faut savoir dont on parle, c'est avant tout le droit des peuples donc à se nourrir eux-mêmes.
Voilà, ça je reviendrai tout à l'heure à la fin de de mon propos, mais ça veut dire que les les par rapport à à ta question finalement à travers le Covid, à travers la guerre, ce dont les Européens se sont aperçus, je le crois, c'est que finalement c'est les limites, j'ai envie de dire de de d'un modèle néolibéral dans lequel on est inscrit depuis maintenant plus de 40 ans. Ça veut dire que on a et Jeevier le disait dans ses propos et on en va en parler tout au long de de nos échanges là ce soir, mais dès lors que l'on qu'on a qu'on a considéré que le que que l'économie que le marché est des mondial et qu'on a dérégulé finalement l'ensemble de notre économie, ben ça a concentré la production, comer la la transformation et pour l'agriculture, ça concentré les les les distributions. qui effectivement lorsqu'on se rend compte qu'on sait plus faire de masque mais c'est un exemple patent.
D'ailleurs, ça nous a beaucoup servi dans le cas de la Pâque et de l'OCM donc pour révéler auprès des conservateurs et des libéraux au sein du Parlement européen combien le modèle était unique donc combien il n'était pas adapté finalement à la situation. Et si l'on prend la question du blé que tu évoques par rapport à l'Ukraine, oui, ça veut dire que le le le résultat d'un système de 40 ans de de néolibéralisme a fait en sorte que on a tout concentré aujourd'hui sur le marché du mondial. Ce n'est que cinq multinationales qui font l'économie mondiale du blé et c'est eux qui font effectivement cet effet yoyo puisque il n'y a plus d'outil de régulation.
J'y reviendrai tout à l'heure donc bien sûr euh à travers la question du stockage public. Donc c'est c'est un sujet majeur. Bon, lorsqu'on parle de souveraineté, j'ai envie de dire donc aujourd'hui que l'enjeu qui nous appartient dans le projet qu'on doit formuler à la veille des européennes, c'est de dire avec force que souveraineté et sécurité alimentaire sont les deux phases d'une même pièce. c'est qu'il faut vraiment poser un acte politique majeur pour dire que le modèle progressiste et donc socialiste n'a rien à voir avec le modèle néolibéral tel qui nous a été imposé depuis plus de 40 ans.
On s'est fait aspirer par ce modèle anglo-saxon finalement c'est rigal on peut refaire un peu l'histoire mais il est temps aujourd'hui de poser un acte politique majeur pour dire que ce que nous avons à construire est totalement différent que ce que nous avons vécu depuis 40 ans. Merci beaucoup euh Éric pour la clarté aussi toujours euh de tes propos. Euh alors jeune vive, je je reviens à toi.
Passer d'une agriculture intensive bibronnée au pesticides et aux autres un tr néfastes pour la pour la santé euh et contrôlé par les les grands industriels de l'agroalimentaire et de la chimie à une agriculture raisonnée privilégiant les circuits de proximité, la qualité. Euh ce ça doit être une priorité majeure pour nous. Est-ce que c'est possible ?
Avec le micro, c'est mieux. La réponse est oui. C'est totalement possible.
Non seulement c'est possible mais c'est en cours et c'est je dire c'est je pense que beaucoup d'agriculteurs et d'agricultrices aspirent à cette agriculture là. Nous si on a développé l'agriculture paysane parce que c'était ça qu'on voulait faire vivre et c'est ça qu'on a mis en avant. C'est une agriculture euh qui ne se laisse pas d'une certaine manière piégée dans cette facilité technique euh qui est arrivée et qui était bien facile.
C'est vrai que utiliser des pesticides quand on a ramassé les les dorifs à la main ou quand on a déerbé des hectares piochants, bah c'était un progrès pour ceux qui qui ont enfin qui découvraient ces produits à une époque jusqu'à ce qu'on voit les effets euh les effets délétaires, les effets toxiques et qu'on a envie d'en sortir. Et donc les les manières d'en sortir. Alors nous on parle pas d'agriculture raisonnée qui est plutôt une agriculture qui a été définie par des des gens de la FNSEA et qui est en fait avec des produits. même si on les utilise de manière plus je dirais raisonnable.
Mais euh en fait, on on va parler bon ben déjà d'agriculture biologique, on va parler d'agriculture paysane où on va mettre plus de travail et moins de capital en jeu de façon à avoir une production qui ne nous entraîne pas dans des dans des investissements euh qui est trop important et on peut pas reprendre les fermes. Il y a de nombreux jeunes qui s'installent en agriculture biologique et on parle aussi de tout ce qui est l'évolution autour de la de l'agroécologie de d'agroforesterie. Donc en fait cette cette évolution, elle est multiple mais elle est en cours.
Alors elle elle se elle vient aussi de de par la volonté des des agriculteurs eux-mêmes. Et et moi nous les dans les jeunes qu'on voit et qu'on rencontre qui veulent s'installer et qui passent par les schémas que nous proposons comme les ADAR, énormément de jeunes veulent cette agriculture là. Ils veulent un élevage aussi en lien avec les animaux et euh et donc elle est elle est elle est possible hein.
Après il y a tout de je dirais le l'environnement euh l'environnement des des techniciens, l'environnement euh qui ne qui enfin qui ne favorise pas forcément cette agriculture là, mais c'est quand même quelque chose qui qui existe et et non seulement qui existe mais qui peut se développer. Après, je rentrerai plus dans les détails, mais euh plus à propos de l'alimentation et de la transition. Mais là, je voulais je voulais au moins donner ce témoignage là euh surtout avec les nouvelles générations.
Donc nous par exemple, on a une ferme, mon mari est en policulture élevage et moi je fais de la volaille. Euh notre fils qui vient de reprendre la ferme, la partie agricole va passe en agriculture biologique. On était une petite ferme de montagne classique, on parle on passe en agriculture biologique.
Donc il y a il y a je dirais qu'il y a une logique de l'évolution des fermes qui va dans ce sens-là pour peu que il y a un accompagnement et puis un un un désir mais qui vient euh qui vient aussi par l'entraînement avec les voisins et avec le un tissu rural qui soit vivant. Ce sera aussi un point très très important pour la l'avenir de l'agriculture. On qu'est-ce qu'il y a ?
Est-ce que vous m'entendez ? Merci. En effet, je merci beaucoup Jeun Viè en tout cas de tes propos aussi qui sont porteurs d'espoir.
On voit qu'un autre modèle est possible. Euh ce modèle d'agriculture paysane, il permet aussi un meilleur développement, une meilleure approche de la biodiversité. Alors, pourquoi est-ce que la biodiversité c'est important Éric ?
Pourquoi est-ce qu'on a besoin des insectes et des autres espèces ? Euh est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu tout ça ? Ben parce qu'à priori, dès lors que on parle d'agriculture, on parle du vivant et nous sommes d'ailleurs partie prenante pleine et entière en tant qu'être humain de de la biodiversité.
On travaille beaucoup dans cette notion d'être dans le milieu, mais dans l'être, il y a pas que l'être humain, il y a aussi les êtres au sens holistique du terme. Et que la question qui nous est posée d'ailleurs tout un chacun, pas que les élus ou pas que les les représentants syndicaux, c'est une notion d'équilibre finalement. Donc et à ce sens-là, la question de la biodiversité avec ces insectes, je vais y revenir donc, hein, est une question majeure et on voit bien comment la question que tu posais à Jenovier précédemment est très liée à l'enjeu de la recherche de la biodiversité.
Combien les deux modèles, je le redis parce que c'est ça l'enjeu je crois de de ce que nous allons écrire collectivement entre un modèle progressiste et un modèle néolibéral finalement s'affronte. Dans un modèle progressiste, me semble-t-il, au regard de nos sensibilités, c'est la quête de ce juste équilibre justement. entre le le le côté naturel, le côté de l'être, de la consommation, du bien manger, de l'épanouissement, du lien finalement entre l'agriculture et je le dirai souvent l'aliment, la santé humaine et la biodiversité avec cette recherche-là.
Et le côté néolibéral, mais c'est c'est la recherche du profit. On est vraiment dans la vision de la financiarisation donc de l'économie et entre autres de l'agriculture. Et donc là la quête de sens disparaît.
On parle pas de la même chose. Et c'est là-dessus je pense qu'il faut que nous les socialistes nous arrivions à nous distinguer. Et pourquoi les insectes sont importants ?
Parce qu'effectivement ça participe de cet équilibre là. Lorsque vous rompez la chaîne alimentaire donc vous rompez cet équilibre là. Lorsque les abeilles disparaissent, lorsque les pollinisateurs disparaissent.
Ça veut dire qu'il y a des pains entiers donc qui disparaissent. Ici y a plus d'abeilles, s'il y a plus de pollinisateur mais il y a plus il y a plus de végétaux, il y a plus de reproduction. Et donc c'est là-dessus qu'il faut vraiment démontrer avec le modèle auquel nous aspirons combien il est nécessaire et indispensable de maintenir cette diversité dans sa globalité et combien il est important de maintenir cette biodiversité.
Là aussi ça interroge le modèle et c'est vrai qu'en face un modèle de financiérisation, il y a un modèle d'équilibre sur lequel me semble-t-il nous devons mener le combat comme l'a dit Geneviè face au multinational qui pour elle finalement aujourd'hui la question n'est pas l'enjeu de l'équilibre ou l'enjeu du lien entre ces différentes composantes du milieu, mais c'est l'enjeu purement financier donc et de rentabilité et de redistribution des dividendes. Ça aussi, c'est les questions que nous devrons aborder et sur lesquelles nous devrons amener de façon très claire des réponses donc qui engagent les socialistes pour les années qui viennent au regard des modèles qui qui est devant nous. Je me plie à l'exercice des 3 minutes.
Tu as remarqué comme je suis disciplinée. Donc voilà, comme au Parlement européen. Exactement.
Tous les deux d'ailleurs. Merci à tous les deux. Euh du coup, on va enchaîner euh sur la 2e séquence.
Euh c'est une séquence qui aborde en fait la question de où agir, comment agir, qu'est-ce qu'on propose concrètement. Euh nous en tant que euh socialiste, en tant que gauche au niveau européen, qu'est-ce qu'on propose comme modèle ? Je vais recommencer avec Jeuneviève Savini.
D'abord euh on voudrait donc un nouveau modèle agricole qui assure d'une part la sécurité alimentaire de l'Union européenne. On en a parlé qui préserve la biodiversité et nos terroirs aussi. On en a parlé également et qui permettent l'accès à toutes et à tous y compris les Européens les plus pauvres à une nourriture saine préserve leur santé euh et surtout qui qui permettent aussi aux agriculteurs de vivre et travailler dignement, d'être au cœur d'un système agricole durable.
Alors ma question, c'est celle que d'autres personnes se posent. Est-ce que c'est utopiste ? Tu nous as déjà dit que non, c'est en train de de se passer déjà sur des territoires.
Est-ce que c'est vraiment possible de transformer radicalement notre modèle agricole à grande échelle ? Et si oui, et ben qui va gagner et qui va perdre dans cette transformation qui qui est en train de de s'opérer maintenant. Jeun vi, je te redonne la parole.
Voilà. Alors le problème c'est que la transformation elle est multiple en ce moment et que il y a cette transformation à laquelle on aspire, je pense nous aspirons également d'une agriculture nourricière, agroécologique qui qui soit vraiment au service des gens de la planète et de d'une société plus juste. Et puis il y a il y a d'autres opérateurs qui ont une vision tout à fait différente de de l'évolution souhaitable et en cours d'ailleurs.
Et cette cette évolution donc elle est basée sur un bon évidemment sur un certain nombre de tendances. Il y a cette financiarisation dont parlait Éric Andriu, mais il y a également ce développement du numérique he qui est vu comme vraiment un outil qui va qui va résoudre tous les problèmes, mais qui est en fait la création de nouveaux de nouveaux agents, de nouveaux acteurs, de nouvelles dépendances, de nouvelles personnes qui vont euh imposer euh récupérer bon les données euh imposer des imposer des modèles. Il y a aussi le développement des biotechnologies.
Donc les biotechnologies, ce sont ce désir d'opérateur de faciliter euh euh le le le développement de de nouvelles technique d'organisme de d'OGM euh pour développer à nouveau des nouveaux marchés, euh des systèmes agricoles de enfin des systèmes de brevet, toute une économie toute une économie financière derrière ça. Et puis également le développement des d'investissements privés, d'investissement privés dans la recherche qui va orienter la recherche non pas vers les besoins des petits agriculteurs, des je dirais même des agriculteurs normaux, moyens qui sont je pense majoritaires en Europe, mais d'une petite minorité d'acteurs qui qui dépendent qui euh qui euh qui qui aiment cette technologie et et qui pour qui l'agriculture c'est quelque chose de totalement déconnecté de la nature et du vivant, mais qui est vraiment euh un terrain de jeu d'une pour gagner toujours plus d'argent, hein. Donc c'est donc cette financiarisation, elle elle est multiple et puis ça va aussi au développement de de protéines artificielles qui sont censé qui sont censés résoudre la créion de la protection de la production de protéines sans passer par les animaux et et c'est là où c'est assez vicieux puisque en fait toutes ces évolutions que qu'on voit un petit peu que surtout quand on va à Bruxelles et qu'on on voit un certain nombre de de de textes ou de règlements qui qui sont qui sont mis sur la table ou de sujets qui sont abordés de façon un petit peu montante comme ça.
On voit qu' ils veulent aussi se se relever de la durabilité. Donc plus durable queeux, on meurt. Il trouvent toujours des des des arguments pour dire qui sont durables et qui répondent à ces enjeux euh climatiques, euh notamment aux enjeux climatiques.
Ils ont pas trop parlé, ils ne parlent pas trop d'enjeux sociaux, ils ne parlent pas trop d'enjeux de biodiversité, mais la question climatique devient tellement prioritaire queon arrive en disant en mettant en avant des petites avantages technologiques de de de montrer qu'on est c'est ça euh qui est l'avenir. Et malheureusement donc le eux ce sont les gagnants de enfin il y a des gagnants très importants des grandes multinationales en gros he le secteur financier mais mais aussi avec la la complicité enfin je dirais avec le support d'État pour des raisons que je ne comprends pas très bien mais qui défendent ce modèle qui n'est pas le modèle qui don auquel aspire la majorité de la population parce que et c'est ça vous avez parlé d'utopie et je voulais citer quelque chose qui me paraît intéressant C'est l'étude d'un de Cafel Lopsoko avec Philippe Moati autour des utopies auxquelles aspire la population française et où on voyait que 55 % des personnes aspiraient à une écologie à une utopie écologique hein contre 30 personnes 30 % qui pensaient que c'était mieux avant et seulement 15 % qui avaient une vision d'un avenir technologique. Donc en fait c'est pour dire que une majorité de gens serait bénéficierait de du changement et de d'une transition vers quelque chose de plus proche de la nature, des circuits plus courts euh et du d'une agriculture, je dirais plus douce hein avec avec l'environnement et avec les humains, mais que il y a une majorité mais il y a une minorité qui a qui est très puissante et qui a toutes ces entrées à Bruxelles sous forme de de cabinet de lobbying euh très actif, voilà, et financièrement assez puissant.
Ils sont là, voilà, mais ils sont minoritaires. Merci. Merci Jeuneviève.
Euh alors Éric, pourquoi est-ce que Mais jeunes Viè vient de de d'y répondre en partie déjà, tu vas pouvoir compléter. Euh ma question c'était pourquoi est-ce que l'enjeu de l'avenir de l'agriculture c'est euh aussi un enjeu européen et pas juste un enjeu local ou national ? Euh est-ce qu'on devrait pas plutôt revenir à du local nous dites certains.
Ils veulent manger des bios locaux distribués localement et euh et pourquoi est-ce que comment est-ce qu'on lit cela et cette cette aspiration là d'un côté à une politique agricole européenne nouvelle de l'hôtel ? Alors, tout d'abord, je je réagis un peu sur les propos. Je réagis pas mais je j'accompagne les propos de Jean Viè.
Moi, je crois qu'on peut plus parler d'utopie aujourd'hui. Je crois qu'on je crois qu'il faut qu'on en parle en tant que progressiste, je leur dit socialiste, d'impérieuses nécessités. L'heure l'heure est grave.
On a fait beaucoup de mal, on a créé beaucoup de dégâts. Donc et le modèle qui est porté, ça a été dit hein, le modèle agricole aujourd'hui, il est pas porté ni pensé par les agriculteurs. Il est, ça c'est mon point de vue mais je suis pas le seul à l'évoquer évidemment, il est porté par les multinationales de la chimie et et de l'agroindustrie.
C'est eux qui depuis de 40 ans, je le dis, donc on ont fabriqué le modèle au nom de la financiarisation. Et donc effectivement eux ils ont rompu le lien je leur dis entre ces quatre secteurs là agricoles aliment santé biodiversité et lui il nous apptient de le recréer. Alors pourquoi l'enjeu européen est important ?
Parce qu'en fait on on doit comme le veut la formule penser globalement mais agir localement et c'est pas incompatible. On peut très bien faire du bio et faire du circuit court, faire de l'économie circulaire et autres en en partant princip c'est le résultat d'une pensée politique du monde auquel nous aspirons. Et aujourd'hui, si on veut changer les règles, on les changera pas.
On peut les faire évoluer à minima, donc comment dire de façon euh mineure dans nos territoires, mais il faut les changer au plus haut niveau. Les règles du modèle agricole aujourd'hui ont été changées dans les années 90. ça a été dit dès lors qu'on a confié l'agriculture aux mains du marché hein, c'était l'OMC donc voilà après le GAT et donc en fait on a libéralisé et on a supprimé depuis lors tous les outils de régulation sauf pour la visure on en dira peut-être un mot un mot tout à l'heure et encore qu'il faudrait en discuter dans le détail et c'est pas l'objet dans la technique aujourd'hui.
Et dès lors que donc on a changé les règles de l'OMC aujourd'hui, si on veut défaire ce modèle qui date les années 90, et bien il faut revenir au sein de l'OMC pour modifier ses règles. Nous interlocuteurs en en agriculture et en alimentation, c'est pas que les pays de l'Union européenne, c'est les principaux interlocuteurs, ce sont le Brésil, les États-Unis, la Russie, l'Ukraine, on vient de le voir, la Chine, l'Inde, dont la nécessité de réfléchir, de travailler à l'échelle du continent européen et s'impose à nous. Il faut travailler lorsqu'on dit, il faut travailler d'état à état sur les partenariats.
Pour nous, l'État, c'est le continent européen. C'est un continent qui pèse quasiment 500 millions de citoyens. avec ce qui qui économiquement est encore le premier marché mondial.
Et si on veut parler de gré à gré, il faut qu'on ait une force dans l'échelle communautaire. Aujourd'hui, si on se replie sur une renationalisation, ce qui est le cas d'ailleurs à travers cette politique agricole commune que nous avons dénoncé, ne seront pas à la hauteur de l'enjeu climatique sur lequel nous allons discuter tout à l'heure. Je pense qu'il faut vraiment euh soit on reste sur le jeu des libéraux et on et on on cantonne l'enjeu agricole et alimentaire à un sujet technique dans lequel au sein de la PAC, parce que c'est le ça dont il est question, les agriculteurs se répartissent les subventions entre eux.
Soit on considère que l'enjeu agricole et alimentaire comme l'a dit Christophe d'ailleurs dans ses propos introductifs est un enjeu éminemment politique et géopolitique et du coup on le réhabilite cet enjeu-là au cœur du débat politique. Je crois que c'est ça qui nous appartient de définir et c'est ce qui nous appartient de mettre en dynamique par rapport à notre projet socialiste. Merci beaucoup euh Éric.
Euh alors, j'avais une autre une autre question pour toi tout de suite aussi. On nous a vendu le fameux Green Deal européen, le pacte vert comme on l'appelle en français pour une Europe neutre en carbone d'ici 2050. On nous l'a vendu comme une grande avancée.
Alors concrètement par rapport à cette vision politique que tu as d'une d'une réappropriation de ces politiques concrètement le Green Deal européen c'est quoi ? Ça vient d'où ? Comment ça se euh comment est-ce que c'est lié ?
Est-ce que ça a apporté aux consommateurs et aux agriculteurs européens ou est-ce que c'est du green washing comme on dit en anglais, un petit verdissement de surface ? Est-ce que dedans ça porte les germes d'une vraie orientation et d'un vrai effort budgétaire ou pas ? Euh voilà, une question très large.
J'espère que tu pourras y répondre quelques minutes. Oui, merci. Ben le Green Deal, c'est pas c'est pas la théorie.
Je crois que c'est la prise de conscience donc d'un certain nombre de responsables que la question du climat est un enjeu majeur et que que la que la terre se réchauffe et que donc il est temps qu'on prenne au sérieux les multiples rapports du GC. Donc si tentez qu'on soit pas climatoceptique, c'est un sujet qu'on évacue dès le départ. Autrement, le débat ne va pas avoir de de sens, mais on pourra l'aborder tout à l'heure.
Et donc ça veut dire qu'effectivement si le climat est un enjeu, la question qui nous est posé pour résoudre ces questions climatiques du réchauffement donc de la planète, c'est de faire en sorte que toutes nos politiques publiques participent finalement de la réduction des émissions de gazel. Et et lorsqu'on on on prend conscience de cet ange là, on mesure de ce fait la place de l'agriculture dans cette questionlà. puisque'en terme d'émission, la réculture est très importante.
Je vais pas rentrer dans les détails des chiffres, c'est pas l'objet ici. Et donc il faut pour se faire constater que le modèle que nous avons produit euh entraîne une incidence forte sur la question climatique et que si on veut répondre à la question climatique schématiquement, il faut changer de modèle et on est en boucle là-dessus. Ça veut dire que le modèle qu'on a généré depuis les années 80, ben le cost que l'on pose aujourd'hui chaque année qui passe, c'est que le nombre de réducteurs se réduit et que si on veut répondre aux objectifs du Green Deal, c'est-à-dire reconquérir les sols, capter le carbone, donc c'est-à-dire réhabiliter la qualité alimentaire, arrêter le l'industrialisation donc de l'alimentation et cetera et cetera.
Il faut qu'on remultiplie le nombre d'agriculteurs sur nos territoires. Et là, on voit bien que c'est deux modèles qui sont qui s'affrontent à nouveau. L'un tenant d'une d'une continuité, c'est les conservateurs et les libéraux.
Il faut que tout change pour que rien ne change finalement. et les autres nous qui disons, il faut repenser le modèle pour remettre des agriculteurs sur le territoire pour répondre les enjeux de biodiversité, on vient de le dire, les enjeux de qualité alimentaire, des enjeux d'économie territorialisée, des enjeux donc de d'économie circulaire et cetera et cetera tel que nous venons de de l'évoquer. Donc le Green Deal en soi est un objectif majeur à part qu'on est dans une séquence où finalement le paradoxe c'est que l'on a fait les choses à l'envers.
C'estàd qu'on a d'abord défini le budget européen, on a mis en œuvre la PAC, on a défini la PAC et ensuite on a défini le Green Deal Fram Fork et biodiversité qui sont des stratégies donc liées au Green Deal. En fait, c'est tout tout simplement nous avons mis les moyens avant les objectifs et ce qu'il nous faudrait porter comme projet, c'est de reconsidérer l'objectif du grind et de mettre l'agriculture comme élément majeur de réponse à cette notion de réduction des émissions de gaz à effet de serre avec l'agriculture. Ce qui nécessitera des moyens pour accompagner les agriculteurs dans la transition.
Disors qu'on veut que la transition s'effectue en respectant le volet social du changement de modèle agricole. Donc, repensons le greenil, reposons-le comme un acte structurant et fort auquel je crois. Mais de ce fait, il faut repenser les politiques agricoles communes à l'échelle de l'Union pour pouvoir être à la hauteur de ces enjeux-là, donc du lien entre l'agriculture, le modèle agricole et les enjeux climatiques tels qu'ils sont définis dans le Green Deal.
Merci Éric. Alors, on voit qu'on a le Green Deal, on a la PAC d'un côté qu'il pourrait former aussi. Alors, jeune Viè, du coup, je m'adresse à toi pour compléter ce que Éric a dit.
Euh, tu sais que les adhérents et sympathisants du partialisme qui sont connectés ce soir ne sont pas forcément des experts. Mais alors euh euh quelles sont vos propositions euh du côté euh de euh via Campesina ? Euh où est-ce qu'on va et où est-ce qu'on doit aller ?
Alors déjà, il y avait une première remarque à faire sur le sur le Green Deal et puis sur la la stratégie de la ferme à la fourchette, c'était que c'est ça a été présenté comme une stratégie de croissance. Et je pense qu'il y a dans le dans le dans l'ADN de la Commission européenne une vision assez classique de l'économie alors que plein d'intervenants disent il faut sortir du mythe de la croissance, sortir du du PIB comme horizon indépassable. Euh là on on a besoin de de d'évoluer mais pour l'instant la Commission globalement les institutions européennes ne dépassent pas ce cet horizon là.
Donc automatiquement euh il y a des logiques qui se mettent en place qui sont qui sont pas les bonnes. L'intérêt de la ferme à la fourchette, c'est que pour une fois, on regarde un besoin humain comme objet d'une politique. Euh un non seulement un besoin humain, mais un droit humain.
Le droit à l'alimentation, c'est un droit et tous les pays qui sont membres de l'Union européenne ont validé ce droit, valide les les droits humains. Donc c'est vraiment déjà on pourrait dire que ça peut permettre un changement de de perspective et de façon d'aborder les choses. Donc nous on en tant que organisation européenne participant en discussion, on a beaucoup insisté sur le fait qu'on était d'accord avec les objectifs de de la ferme à la fourchette, qu'on voulait vraiment travailler là par par dans ce dans ce sens-là en disant qu'il y aura une durabilité de l'agric de l'alimentation et de l'agriculture si on a des agriculteurs.
Je crois que c'est c'est vraiment le béabas pour nous, mais qui n'est pas forcément encore complètement intégré dans les institutions, qui ne font pas forcément de relation entre il faut des gens qui travaillent pour avoir des des modes de production durable. Il y a aussi une petite confusion entre par exemple l'agroécologie et l'agriculture intelligente. Euh l'Union européenne, enfin les les la certains le sont peut-être clairs mais mais globalement il y a un espèce de de de flou parce que je pense que les voies les sirènes de la technologie sont très présentes et font siffle dans les oreilles des des de ceux qui écrivent les les textes.
Et donc nous, c'est aussi notre rôle de de mettre de l'humain là-dedans et dire non, vous ferez pas ça avec des avec des machines, c'est avec des gens qu'on qu'on va déjà aussi rendre l'Union européenne un petit peu plus attraillante pour les pour les citoyens qui pour beaucoup en tout cas beaucoup de mes voisins rejettent complètement l'Union européenne et ne comprennent pas ce qu'on peut y faire, ce qu'on l'intérêt qu'on peut y trouver et cetera. Donc dans la politique agricole commune, donc on a vu celle qu'on a dont on a euh hérité donc à la France, hein, c'est assez décevant. tous les outils euh bon tous les outils qui un petit peu euh progressistes comme l'aide aux petites fermes, comme la redistribution, euh les aides des écorégibes, donc qui sont des aides euh qui ne sont pas automatiquement attribuées à la surface, mais pour lequel il faut faire un certain nombre de d'efforts ont été sont minimisés, ce qui fait que les agriculteurs bio étaient vraiment dégoûtés d'avoir moins qu'auparavant, hein, pour comm à la surface en comptant ces nouveaux écorégimes et cetera.
Donc la France déjà n'a pas utiliser au maximum euh c'est le moins qu'on puisse dire les capacités d'améliorer la situation. Au niveau européen, ça dépend un peu des des pays euh mais globalement, on reste dans la même logique d'aide à l'hectare. Donc on a on a pas encore de virages, on a vraiment pas de virage pour une modification de l'agriculture.
Et donc ça maintenant comme comme l'a dit Éric Andrier, on a mis un peu la la charrue avant les bœ. C'est-à-dire que la Pâque était était euh était décidée avant que on mette sur la table la stratégie de la ferme à la fourchette qui est censé chapauter un peu l'ensemble l'ensemble de politiques qui sont qui sont liées. Donc nous, on se bat pour aller dans cette logique là, pour développer les circuits courts, développer l'agroécologie, s'opposer à la marchandisation comme par exemple la création de marché carbone en agriculture qui vont mettre de la de la finance là où nous on veut on veut des flux de produits, on veut produire de l'alimentation, on veut pas produire des droits des des droits à compensation carbone qui permettrai à des industries polluantes de se de de se racheter une vertu.
Donc on voilà, on se bat contre tout ce qui euh qui qui amène le le modèle, je dirais financiarisé et pour tout ce qui est le modèle agroécologique. Bon, c'est pas facile hein, faut faut dire que dans la scène européenne, c'est pas facile mais euh mais on a on a quand même des soutiens dans les dans les élus et puis euh et puis je pense que c'est le sens de l'avenir. c'est le centre.
Merci Jeunev. Ben c'était le sens aussi, c'était ma dernière question à vous deux. Euh alors, on a bien compris le combat des risques au Parlement européen dans d'autres instances européennes aussi face à Monsoto, aux industries alimentaires pour la biodiversité.
Alors, une question un peu simple, mais comment est-ce qu'on peut nous euh en fait rejoindre ce combat, vous tenir ? On on vote socialiste évidemment aux élections européennes. On a voté pour Éric la dernière fois.
On a envie de de soutenir ce modèle que tu défends au Parlement européen. Comment comment est-ce qu'on peut aussi en tant que simple militant vous soutenir soutenir ce modèle là, vous aider à le défendre au Parlement européen ? Oui, je bien commencer.
Comment soutenir ? Écoutez en étant encore plus militant que ce que vous êtes aujourd'hui sur ces causes là, mais je pense que d'ailleurs ça va l'être en en participant de la rédaction comment dire de la formalisation du modèle auquel nous aspirons. Je pense que dans les semaines qui arrivent là à partir de ce webinaire euh c'est ça l'objet un petit peu d'échanger de façon globale hein.
Il y a pas il y a pas on a dit ce soir qu'on s'adressait pas des spécialistes qu'on avait un discours autant que faire ce peu accessible hein. On voit bien qu' tout de suite ça prend des dimensions techniques et et des données économiques et c'est normal. Mais je pense qu'il est important que nous on se pose les vraies questions en tant que socialiste et progressiste, je le redis, euh pour porter le modèle qui est le notre et ne pas être donc j'ai envie de dire à côté euh de celui des libéraux ou ou des conservateurs.
Et tout à l'heure Jean Vi va dire quelque chose de très important que je partage tout tout ce qui a été lié est important et je le partage et on est très très proche avec la la conf via Campestine et on travaille beaucoup sur cette questionlà de concerts bien entendu. et elle a parlé du PIB. Effectivement, je pense que l'enjeu c'est le Oui, c'est difficile mais l'enjeu, on n'est pas là, on est là pour investir le sens.
On est là pour dire la vision du monde que portent les socialistes. C'est ça qui nous qui nous qui nous importe aujourd'hui. Et je pense que lorsque j'ai parler que j'ai mis en parallèle l'utopie et l'impérieuse nécessité, certes, c'est de l'utopie hein, ça on peut le voir comme ça, mais aussi on peut le voir à la lumière de l'enjeu climatique que l'on vient de décrire, à la lumière de la pandémie que l'on vient de vivre, à la lumière de la guerre que l'on vit aujourd'hui en Ukraine.
On peut aussi le vivre comme comme un élément d'urgence. On n'est pas sur une utopie de moyen de long terme. Aujourd'hui, il nous appartient à nous socialistes de dire qu'il y a nécessité de changer le modèle et que aujourd'hui les boîtes comme Monsanto, comme Bayer, comme BF, je le redis, ne sont pas là pour se préoccuper de la santé humaine, ne sont pas là pour se préoccuper des équilibres de la biodiversité.
Elles sont là pour faire du fric, elles sont là pour se répartir les dividendes, disons-le. et disons que c'est pas ce modèle-là auquel nous aspirons nous en tant que socialiste et que pour dire à des militants ben voilà prenons conscience des enjeux avec des mots simples, des éléments de de compréhension donc pour augmenter notre pression mais je crois qu'il nous appartient d'être clair. Nous ne pouvons pas partager la même vision de la société que des néolibéraux ou que des conservateurs.
Et je crois que déjà si on posait un acte fondateur là-dessus en le décliant en disant voilà nous effectivement la question de la santé est majeure et le lien entre l'aliment à la santé est majeur disons-le portons-le. La question du foncier est majeur la nécessité d'une loi foncière est est nécessaire. On va pas rentrer dans tout tous les éléments en disant mais c'est ça qu'il nous faut porter pour redonner comment dire une ligne une vision une une une perspective au militants pour que afin que derrière il mesure les enjeux ils décident avec nous de mettre ces questionslà au cœur du débat politique et que ça donne de l'envie de à la militance.
Je crois que c'est ça la question. Si on reste flou, trop technique, trop scientifique, on on peut pas agréger les militants. Moi, je suis parti prenant de dans cette approche-là de simplicité, de donner des éléments de lecture, des éléments d'enjeu.
On a parlé de Green Deal, l'enjeu climatique, il est pas rien. Je leur redis. L'enjeu biodiversité, il est pas rien.
L'enjeu sanitaire, il est pas rien. C'est à nous de faire le lien entre tout ça et de formaliser finalement une vision politique, celle des socialistes aujourd'hui à l'échelle communautaire. Et je pense que là, les militants seront en dynamique pour aller vers vers ces questions-là.
Merci beaucoup Éric. Je laisse la parole à Christophe et après je vais faire remonter euh des remarques et surtout des questions de personnes qui nous suivent sur YouTube. Beaucoup de personnes se sont connectées sur YouTube entre-temps.
Christophe, moi je voulais juste faire une remarque, c'est que finalement l'alimentation c'est une des lignes de front. Euh pourquoi ? parce qu'à travers ce qui a été dit par Jeun Viè et par Éric, ça synthétise des combats qui sont des combats économiques, sociaux, environnementaux, citoyens dans la vie des gens finalement les éléments essentiels de la vie, l'alimentation, l'eau, l'énergie qui devrait traité comme des biens communs, le résultat de délibération collective et qui sont laissés trop souvent entre les mains des intérêts privés et qui ont été très souvent captés par la profession agricole majoritaire.
Nant c'était la seule de France oùv paysans étudiants défil ensemble mai 68 pour affirmer que les combats de la société étaient des combats communs. Je crois que si ce que porte la confédération paysane ce queon porte ensemble c'est l'idée que ce n'est pas le sujet simplement à la main d'une majorité d'agriculteurs. C'est 80 % de notre territoire qui est couvert par l'agriculture et par la forêt.
C'est 5 % de de l'emploi qui est de l'emploi économique productive. primaire et industrie. On parle toujours euh euh des paqueb, des avions, des voitures, mais l'industriealimentaire, c'est deux fois les industries des transports.
Donc se rendre compte à nouveau de la place que ça a dans notre vie quotidienne, dans notre territoire, dans notre économie pour en refaire un combat central sur lequel on monte la confrontation des modèles politiques et et du lien au bien-être des populations. Je crois que c'est ça se réapproprier des enjeux concrets qui sont des lignes de fond du combat politique entre socialistes et libéraux. Merci Christophe.
J'ai une petite question d'ailleurs pour toi qui est arrivé euh l'avis du Parti socialiste sur la sécurité sociale de l'alimentation demande Giselle Bolan. Et c'est une question pour moi spécifiquement. Je pense que GD aura sûrement aussi avis pas sur la vie des socialistes mais sur le sujet.
Je crois que ce sur quoi on réfléchit aujourd'hui c'est qu'est-ce qui permet de garantir l'accès à toutes et à tous à une alimentation de qualité. Donc ça peut être ça ce qu'on pourrait appeler la sécurité sociale de l'alimentation au sens un ensemble de droits et de mécanismes économiques qui permettent d'atteindre cet objectif là. Euh et à ce moment, on retrouvait la question des prix de l'alimentation, la question des salaires tout simplement parce que pour se nourrir correctement en achetant des produits de qualité, il faut avoir des salaires corrects qui permettent la juste rémunération des producteurs et la capacité tout simplement de pouvoir d'achat des consommateurs.
Et puis il y a évidemment, je pense dans cette question un deuxième aspect qui est tous les enjeux de solidarité face à la question de l'alimentation. On parle beaucoup des de l'aide alimentaire déployée par les banques alimentaires, par les Restos du Cœur, le SCO populaire et beaucoup d'autres. Euh on peut parler aussi de tout ce qui est mis en place d'expérimentation dans le territoire pour faire circuler de la monnaie locale sous forme d'alimentation. donc de pouvoir donner du pouvoir d'achat pour acheter des produits locaux proches de chez soi.
Il y a aussi des expérimentations qui existent dans ce domaine. Euh et puis le fameux chèque alimentaire qui est évoqué par certains. Il il me semble que la bataille centrale, c'est la bataille du pouvoir d'achat pour accéder à des produits de qualité, à des coûts accessibles et qu'il faut par ailleurs des mécanismes de solidarité.
C'est dans ces deux combats que moi je vois ce que pourrait être la sécurité sociale alimentaire, c'est-à-dire le le devoir qu'à la société pour permettre à chacun d'accéder à une alimentation saine et de qualité et le plus souvent de produite local. Merci beaucoup Christophe. Alors, j'ai des questions qui arrivent et qui seront aussi des questions pour Jeuneviève et Éric.
Euh Éric, j'ai une petite question de Brigitte Marsignac qui nous suit sur YouTube. Est-ce que certains pays sont sur cet axe européen, celui que tu défends euh au niveau européen et qui est défendu aussi, on l'a compris, euh par euh euh quelques lobby progressistes également euh au niveau européen euh par exemple chez nos amis espagnols. Alors euh oui, quelques pays, pas forcément les Espagnols d'ailleurs, mais mais avant, je voulais juste revenir sur la pour sur la question de l'aide à l'alimentation juste pour pour un complément de ce que dit Christophe.
Lorsque nous avons considéré que le logement était un droit, je parle pour la France, nous avons créé l'aide personnalisée au logement. Voilà, si on considère aujourd'hui que l'alimentation est un droit, on permettre à chacun de se nourrir correctement tellement le lien et de causalité entre alimentation et santé est grand, peut-être faut-il aussi défendre l'aide personnalisée à l'alimentation qui va plus loin que le chèque alimentaire tel que le le le gouvernement habituel l'a proposé. C'est des sujets don sur lesquels il faut que nous réfléchissions, c'est-à-dire il faut intervenir sur les différents aspects donc pour permettre à ce que chacun puisse s'alimenter correctement. sur la question de Brigitte que je salue au passage.
Oui, il y a d'autres pays mais c'est plutôt les pays nordiques qui sont en phase avec ce type d'approche que les pays méditerranéens. Je veux dire le parce que sur le modèle agricole espagnol globalement globalement je dis bien il y a un modèle qui domine qui est plutôt quand même je dirais euh plutôt lié à l'industrie et à l'aval. Le pouvoir est donné plus à la Val qu'à la ME, c'est-à-dire plus à la au commerce donc et au négoce que ce qui peut être donné donc à la production et que donc ces questionsl arrivent.
Je prends l'exemple en Espagne, il y a pas de de mouvement écologiste par exemple et c'est un sujet en soi. Donc c'est ils sont il y a un temps il y a un temps de décalage entre nos collègues espagnols tout parti confondu d'ailleurs. Donc hein et ce qu'on peut rencontrer même au Pays-Bas qui est un pays difficile hein mais en Autriche donc en Allemagne bien sûr les pays comme la Suède donc ou les pays scandinaves.
Donc on voit bien qu'il y a des questions qui sont posées où le lien entre les aspects qui ont été évoqués sont beaucoup plus forts. Donc je dirais que c'est plutôt les pays de l'Est qui sont plus allant sur la question euh que les pays méditerranéens. Merci Éric et tu réponds du coup aussi par là à la question de Justin Amio qui demandait est-ce que la cause de la régulation progresse au sein de notre famille socialiste européenne et voir peser face aux libéraux mais vient de répondre mais c'est très partagé le le groupe le groupe au Parlement européen et Christophe va le découvrir il est très splité comme on dit donc il y a les tenants de la régulation et on le voit avec Int Lorsqu'on parle par exemple des accords de livre échange, euh il y a une vraie une un vrai équilibrage au sein même de la famille social-démocrate et donc c'est un sujet qui n'est pas acquis.
Euh c'estàdire qu'il faut vraiment continuer à bagarrer donc pour euh faire valoir ce à quoi nous aspirons euh avec notre notre façon de voir de voir les choses. Donc même dans la au sein de la famille progressiste, il y a encore du travail à faire parce que ben c'est la c'est histoire de l'usigion hein. Euh il y a 27 états, 27 histoires, 25 cultures, 27 droits.
Les les les lectures sont pas forcément homogènes. Et lorsqu'on parle nous de juste échange, lorsqu'on parle d'accord, ça progresse. Ça progresse.
Mais c'est il y a encore du du travail à faire. peut mieux faire, on va dire. Merci beaucoup.
J'imagine une jeune vie aussi que tu auras des choses à compléter avec ton expérience au CV. On a eu des remarques aussi sur l'importance des comités économiques et sociaux aussi pour pour porter ces combats. Et on nous demande aussi, je ne sais pas qui peut y répondre, notre avis sur les méga bassines.
Jeun Viè, je te laisse d'abord la parole. Oui, là je crois que c'est une c'est un point un petit peu un peu clé de la de la situation environnementale comme on comme on la voit avec une réduction de la de la ressource en eau qui fait que des solutions qui apparaissaient comme étant intéressantes il y a peut-être 10 ans ou 20 ans face à des pénuries d'eau ponctuel maintenant on s'aperçoit que ça ça ne va ça ne va pas passer que que des des enfin les écologistes alertent sur la la situation de des nappes fréatiques et qu'on ne peut pas compter sur ces sur ses réserves pour pour continuer l'agriculture comme elle comme elle était. Bon, avec des des zones où c'est particulièrement criant et où il y a eu des manifestations pour dire non, là c'est pas possible.
Ce sont des c'est ça représente aussi une forme d'accaparement de l'eau puisqu'on prend de l'eau dans la nappe euh pour la mettre dans des bassines où elle va servir à un nombre limité d'agriculteurs plutôt que dans la nappe où elle pouvait servir à un nombre plus important et à tout l'ensemble de la de de la vie de la vie du sol, de la vie des des micro-organismes et cetera dans un dans dans leur milieu. Et donc vous savez évidemment qu'on s'oppose à la multiplication de ces méga bassines. Pour moi, ce que j'espère vraiment, mais parce que je suis aussi dans une zone, je suis dans le sud-est où le partage de l'eau, c'est quelque chose peut-être de plus ancien où les discussion autour des de la répartition de l'eau, les les les ce qu'on ce qu'on va comment elle est elle est elle est répartie, utilisée, des ressources qui sont pas du même ordre, mais ça a donné lieu à des à des à des assemblées, à des à des enfin à des associations syndicales par exemple autorisé pour gérer les ressources en eau d'un d'un bassin.
Donc tout ça, on j'espère que ça va se diffuser aussi, ça va que que cette approche collective, elle est indispensable parce que on peut pas se permettre euh je pense de de de seorter entre agriculteurs, c'est pas c'est pas durable et que on a besoin de réfléchir ensemble vers où on va mais que par contre c'est vrai qu'il y a des moments de de clash et que malheureusement il faut il faut voilà, ils existent On est on en passe par là, mais pour moi l'important c'est quand même d'arriver à discuter entre agriculteurs, entre différentes enfin tenant de différents modèles également avec la société avec les les les et les différentes partenaires usager de l'eau et voir quelle est la ressource, quels sont les besoins et et répartir au mieux si on arrive si on arrive dans des situations de pénurie. Et dans ces cas-là euh et ben on va voir quelle place on va laisser à l'agriculture et quelle agriculture on va pouvoir faire puisque il y aura évidemment les besoins des gens de boire mais après quel qu'est-ce qu'on va mettre pour produire de l'alimentation ? Quelle alimentation ?
Et automatiquement ça va poser le le problème des priorités. Voilà. Est-ce que est-ce qu'on va garder du maïs ou est-ce qu'on va changer les changer les cultures ?
Voilà. Donc c'est les les mégabassines, c'est euh je dire c'est un point de fixation de d'un problème sur une ressource qui sera réfie ou qui va devenir plus aléatoire, moins moins régulière et sur lequel il va falloir discuter. Mais euh mais enfin mais je crois qu'on peut qu'on peut discuter au niveau des territoires sur ces sur ces questionsl.
Merci Jeun Viè. On a une remarque d'ailleurs sur la nécessité ou non de continuer à vendre encore de l'eau en bouteille. En effet, la question de la gestion de l'eau est très large.
Euh, on a encore une question compte tenu de l'évolution euh climatique qui risque de créer des déserts dans certaines régions de la planète, nous dit Françoise Joubelin. Ne faudra-t-il pas envisager d'augmenter la production agricole en Europe pour nourrir la planète ? Euh, qui répond ?
Moi je enfin je veux bien commencer 5 minutes mais je pense qu'Éric tu auras la même le le problème n'est pas un problème de production mais un problème de répartition et que c'est cette ce cette ce mythe un peu que si on produit plus on va pouvoir nourrir la planète. C'est pas comme ça que ça marche. On va on va on va nourrir des des marchés sollevables.
Voilà à quoi ça sert la production et la surproduction. on va mettre beaucoup d'intrans pour pour euh pour nourrir euh ceux qui vont pouvoir payer. Donc en fait, c'est d'autres mesure dont il y a besoin mais euh c'est pas une question de production.
Là, au contraire, on appauvrit euh on va appauvrir nos sols et on va on met on met en jeu notre capacité à produire dans la durée et les modes de production et c'est pas c'est pas durable quoi. Mais merci Je moi je partage finalement je partage côté jeunev juste pour compléter euh comment dire euh la question je le redis c'est pas c'est pas la production on produit une fois et demi plus que nécessaire dans le monde. La question qui nous est posée à tous, c'est la question d'accès à l'alimentation.
Donc ça c'est un sujet en soi. La question qui est posée, c'est dans les pays qui vont être si les pays comme le dit le G des zones entières qui seront invivables, ça sera invivable. Donc là il faut il faut il faut commencer, ça c'est un sujet d'ailleurs en soi à penser la question d'immigration. ce que nous vivons aujourd'hui en terme migratoire et par rapport à ce qui nous attend si on on analyse le rapport du GC, les rapports successifs tel qui nous sont présentés euh avant cette période là, il y a je pense un enjeu majeur, c'est l'agronomie.
Le le film de dire il faut que l'Europe produise plus pour nous régler les autres, on on veut nous le jouer depuis plus de 50 ans maintenant. Donc l'Europe n'a pas vocation mais c'est positionnement politique hein de mon point de vue l'Europe et on le partage à certains bien sûr n'a pas vocation à nourrir le monde. Donc peut-être qu'il faut changer de de d'orientation.
Par contre ici comme ailleurs, il faut réinvestir la question de l'agronomie. Si je prends la question de la viticulture par exemple, on sait on sait que la viticulture change et on sait qu' il y a un sujet d'adaptation des cpages. C'est un côté un peu technique mais on travaille depuis des années à Bellindra sur la question des sépages résistants par exemple pour dire il faut vraiment qu'on ait des sépages qui s'adaptent donc aux nouveaux enjeux climatiques donc pour pas abandonner l'économie viticole.
On a nous dans le cadre de l'OCM donc maintenu ce qu'on appelle les sépages interdit, c'estàd pour pas comment dire casser le potentiel donc génétique euh viticol. On a des sépages aujourd'hui que l'on que l'on connaît qui peuvent répondre à ces questions climatiques de sol pauvre, de manque d'eau et cetera et cetera. Donc je pense qu'il faut vraiment plutôt avoir une agriculture adaptée à des réalités différenciées sur les territoires porté par les acteurs même du territoire que n'ont pas une agriculture spécialisée qui a conduit à ce que nous connaissons aujourd'hui, à ces grands dégâts à la fois économiques, sociaux et environnementaux où on prétend que certains doivent produire pour les autres.
Si vous voulez qu'aujourd'hui on sait par exemple qu'en matière d'alimentation animale, on importe la la presque la la large majorité donc des des intr des tourtaux donc OGM venus donc d'Amérique latine. On on peut pas ne pas s'interroger et comme on l'a dit tout à l'heure, je reviens sur sur les meubles des bassines, je pense qu'il faut adapter les productions. Est-ce qu'on peut continuer à produire du maïs dans des zones où il y a des déficits déficits hydriques ?
Donc je crois qu'il faut repenser la chose beaucoup plus globalement en disant il y a des territoires où il y a la pédologie du sol, il y a la climatologie, il y a les problèmes d'eau et cetera et cetera d'altitude et autres et adapter les cultures en fonction des spécificités des territoires, c'est-à-dire reconnecter l'agriculture avec les territoires et avec le sol. Et ça c'est une notion sur lesquelles il faut que nous réfléchissions si on veut pouvoir permettre à ce que le monde se nourrisse de façon équitable et juste. Merci Éric.
Alors on a d'autres questions qui viennent. On va pas rester non plus jusqu'à 22h. On s'était donné 21h30 grand maximum.
Alors, je vais prendre les dernières questions. Je suis désolé pour ceux qui n'ont pas eu le temps encore de les déposer. Euh j'ai une question très intéressante de Christelle Beréranger qui demande euh comment fait-on pour modifier le paradigme dans les lycées agricoles où une majorité d'étudiants sont fils d'exploitants qui résistent aux transitions ? tu nous tu as évoqué cette question aussi des nouvelles générations qui veulent produire autrement Jeun Viève.
Alors je vais peut-être te laisser t'exprimer sur sur cette question en premier. Écoute, je je ne sais pas, je sais qu'il y a cette oui cette aspiration assez classique de de certains jeunes de qui qui veulent rester un peu dans ce modèle connu des des parents, le modèle di productiviste quoi. Et il me semble que c'est à travers l'ouverture, à travers des voyages, à travers les échanges que peut se faire une nouvelle vision désirable. euh on peut pas non plus bousculer les gens parce que c'est aussi euh c'est aussi euh inquiétant de de changer de modèle.
C'est un modèle qui a qui a fonctionné aussi pour certains euh selon les situations, ça a pu aussi avoir des bon des des effets bénéfiques et puis sur certaines exploitations, ça va bien. qu'on peut pas non plus euh il faut changer un petit peu les valeurs, voir que le le fait d'avoir un champ avec un petit peu des des mauvaises herbes, c'est pas un problème que que c'est plus important d'avoir des oiseaux qui chantent et d'avoir aussi des ha et qu'on va peut-être baisser un petit peu les rendements, mais la rentabilité de la ferme sera meilleure. Donc c'est des valeurs qui doivent changer un petit peu et il me semble he que on ne les fait que à travers un collectif, à travers des voisins, à travers des euh enfin vous voyez quelque chose une approche un petit peu collectif de façon à à passer d'un modèle à l'autre ou enfin intégrer d'autres valeurs d'une manière, je dois dire agréable et socialement enfin qui soit accepté socialement par le groupe quoi pour euh pour pas être un peu isolé à être tout seul, à faire ces ces ces champs qui seront pas aussi bien désherbés ou avoir des vaches qui sont pas uniformes parce qu'on a mélangé différents euh races et et cetera qui qui s'opposent un peu au modèle dominant où on est très mono, euh on aime bien les choses qui qui qui marchent droit là, toutes les vaches pareilles, le blé qui dépasse pas, enfin voilà, il faut il faut accepter un petit peu plus de variété et et et écoutez chanter les oiseaux et et regarder les fleurs les fleurs des champs sans excès.
Bien sûr. Je veux bien Cécilia si permet renforcer les propos de Jeuneviève et et moi c'est plus brutal. Moi je pense que pour que les lycées agricoles appréhendent la question, il faut changer le gouvernement.
Euh voilà donc et fermer la politique et dire ou au moins à ce ministre donc Marfeno qu'il faut prendre en considération le côté éducatif euh Stéphane Lefol en son temps avait commencé à faire du bon travail dans la réforme de lycée agricole. Il faut continuer. C'est-à-dire que ça rejoint la question du PIB tout à l'heure en fait je j'ai pas terminé mon exposé mais dès lors qu' on organise le monde au seul autour d'un seul indicateur qui est le produit intérieur brut ça veut dire qu'on érige comme seul totem de la réussite de l'argent.
Voilà. Et que donc à partir de là ça il faut vraiment faire un travail d'ordre philosophique autour de cette question là. Ça c'est là je dirais le haut de la pyramide et derrière toi tout doit quasiment en décliner et c'est un sujet éminemment politique sur les jeunes qui sont d'information.
Si on leur explique demain qu'on peut avoir un modèle agricole qui en matière de valeur va répartir la valeur différemment que le modèle qu'on connaît aujourd'hui. Parce qu'aujourd'hui lorsqu'on analyse la répartition de la valeur entre je dirais les grands groupes de la chimie, les grands groupes de l'industrie, l'agriculteur donc et tout ce qui est du monde de la transformation et tout ce qui est du monde du commerce, on voit bien que la valeur, elle elle est répartie inégalement et que les principaux bénéficiaires de toutes les politiques, ce sont pas les producteurs, ce sont pas les agriculteurs. Si demain on arrive à et c'est ça le projet qui doit être le notre à dire qu'on a on a un modèle agricole beaucoup plus vertueux qui prennent en compte les dimissions les les données qu'on a évoqué tout à l'heure agriculture aliment santé biodiversité et qui amène d'autres éléments donc en terme d'indicateur que le seul élément financier effectivement on peut commencer à discuter mais si on a une agriculture qui permet d'avoir une meilleure valeur pour l'agriculteur d'accord donc plus que pour le distributeur donc ou ou ou le négociant ou l'aval Donc peut-être ça amènera les jeunes étudiants à reconsidérer la question la question du modèle parce que je vois aujourd'hui que Lindral et les scientifiques européens ont enfin j'ai envie de dire compris l'enjeu et qui porte aujourd'hui le projet modélisé d'une agriculture sans phy à 2050 ça ne peut pas ne pas nous interroger on n'est plus les seuls sur ce combat là il y a les enjeux politiques, les enjeux que porte la confessina il y a Campestine il y a ceux que portent certains élus mais aujourd'hui Les scientifiques ont compris qu'on pourrait pas continuer sur le modèle que nous avons aujourd'hui pour des raisons simples, c'est que les consommateurs sont de plus en plus attentif à ce qu'ils ingèrent solides comme liquide et qu'aujourd'hui ils n'accepteront pas demain ce qu'on leur a donné à manger hier et que toute l'alimentation conditionnée et cetera et cetera.
Mais ça se pose des questions d'ordre de société. C'est des modèles de société auquel on aspire. C'est pour cette raison qu'il faut qu'on repolitise et qu'on redonne à ces jeunes dans les lycées, comment dire, la capacité d'analyse et de choix avec des revenus économiques au rendez-vous.
Le modèle porté par l'agroécologie n'est pas moins vertueux ni moins rentable entre guillemets que le modèle donc de ce qu'on appelle l'agriculture conventionnelle. La question c'est de savoir à quoi on tend et comment on arrive. Et effectivement il faudra des moyens budgétaires pour assumer cette transition là.
Et c'est en ce sens à cela que la politique agricole commune doit accompagner cette transition pour passer d'un état à un autre état. Et si c'est ce que nous devons à mon avis défendre donc avec des moyens dédiés pour cette transition. Merci.
Merci Éric. On a encore une question. Alors, c'est une question un peu technique, mais je suis sûre qu'elle ne euh vous fera pas peur.
Euh Charline Gautier nous demande quelle est la place donné aujourd'hui au niveau de l'Union européenne à l'algoculture comme ressource pour l'alimentation humaine, comme fertilisant, comme source d'énergie et dans une stratégie de décarbonage de l'économie. Je ne sais pas qui tu veux commencer RiC après je Oui, je peux commencer. la place est trop faible, trop faible parce que on est sur des monosystèmes donc hein et que c'est je crois que ces questions-là vont être posées dans les années à venir.
Enfin, elles sont posées là aujourd'hui à l'évidence et on peut travailler là-dessus hein. Euh vous savez la la question de la de de la tortue du jardin à surmer que qu' qu'on travaille aujourd'hui avec un un gars que un agronome que certains connaissent qui s'appelle François Plaçard qui a le mérite d'être dans ce de beau département de l'ordre. Donc voilà sur lequel on a beaucoup travaillé en l'udre a beaucoup travaillé c'est l'onction de tortue marine qui démontre si vous voulez que sur un espace restreint on peut produire donc de comment dire de l'alimentation donc végétale et animale donc avec les les poissons.
C'est un modèle qu'on est en train de travailler voilà de conser qu'on va essayer de démultiplier. Il y a plein d'expériences et les algues, c'est pareil. Ces questionslà qui sont à la marge interrogent l'agronomie.
Mais c'est c'est c'est je pense que nous en tant que socialiste, je le redis et progressiste, nous devons aller vers ces ces modèles là. La réponse à la question des intrans, c'est pas les NGT, c'est pas les les nouvelles c'est pas les nouvelles OGM. Donc moi je pense qu'il faut qu'on ait la la l'humilité, la dessence et le courage donc de porter des modèles alternatifs.
Ceux qui sont décrit en font partie mais ils sont pas pris en compte aujourd'hui à la hauteur que de qu'il mérite donc au sein de l'Union européenne comme le le le demandait le le comment dire l'auditrice. Merci Éric. Est-ce que tu ajouté quelque chose sur l'algoculture Jeun Viè ou ça a été dit ?
Non. Merci beaucoup. Alors, je prends une dernière question et en fait c'est celle de Frédéric Ain qui est connecté avec nous et qui nous a aidé à l'organisation.
Alors, je te laisse la parole Frédéric, tu es élu aussi dans des zones où on a aussi des zones rurales. Donc, je te laisse poser ta question. Merci.
Merci CIA, c'est gentil. Alors, c'est pas que la mienne pour être honnête parce que elle était aussi posée par un par un autre spectateur. En fait, c'était sur le fait que l'Europe avait mis des millions d'euros pour financer la conversion industrielle avec le Feder notamment entre autres hein et heureusement pour les populations touchées.
Mais euh est-ce qu'on doit pas mobiliser aussi des ressources similaires pour financer massivement la mutation agroécologique, la protection du foncier contre la spéculation notamment ? la remédiation des sols urbains, restitué à l'agriculture sont inaccessibles aux collectivités, hein. Donc le blocage du foncier vient des contrats à trop longue durée, notamment avec les COP.
Donc ça ça fait beaucoup de questions d'un seul coup hein, mais c'est des questions auxquelles sont confrontées notamment pas mal les élus locaux. Donc bah merci d'avance de la réponse en defin le le pour le pour l'instant le foncier fait pas partie soi-disant des prérogatives de l'Europe mais il y a quand même une des efforts engagés notamment de notre organisation pour avoir une directive foncière justement pour faciliter la transition agroécologique et l'agriculture paysane. Ça ça avance doucement.
ça va aller. Euh et c'est vrai que euh on on aimerait qu'il y ait plus d'argent mis là-dedans, mais pour l'instant, il n'y a pas la volonté politique. Je crois qu'il faut quand même se mettre dans la tête que pour l'instant ce projet enfin que que nous nous proposons et auquel on aspire n'est pas majoritaire dans les instances et dans les institutions européennes. reste sur les quoi qu'il enfin quoi qu'il soit dit euh on reste sur des rails je je pense assez conservateur hein.
Voilà. Oui. Moi je veux bien compléter je veux bien compléter euh oui la réponse est oui à la question posée.
Est-ce qu'il faut plus d'argent ? Bien sûr et c'est une des raisons d'ailleurs pour lesquelles en ce qui me concerne je n'ai pas voté la BAC. Voilà parce que elle était pas la hauteur des enjeux.
Moi, j'ai toujours dévendu depuis 2008 que nous sommes sur cette PAC là qui est assez unique, hein. Je suis assez clair là-dessus. Euh, il faut il fallait il faut je crois qu'il faut défendre ce modèle là à ce que l'aide publique participe à 100 % de l'accompagnement du changement de modèle et de la transition.
Autrement, nous n'y parviendrons pas. Si l'on reste aujourd'hui, comme je ne vi exprimé tout à l'heure sur la question alors c'est un peu technique du paiement découplé. C'est un paiement qui n'est pas lié avec la production.
Donc en fait n' n'a fait en sorte depuis qu'il est en place que la compagnie de développer la rente foncière. Donc hein euh voilà pour être simple, ben on ne parviendra pas à modifier le modèle. Donc il fallait totalement dès cette pâque là parce qu'il y avait l' Green Deal mais comme je l'ai évoqué tout à l'heure donc on a fait les choses dans le désordre on a fait la PAC avant le Green Deal en fait il fallait annuler la Pque et remettre la PAC en concordance avec les enjeux de Green Deal si tentait que les enjeux soient réels.
Ce que je crois par ailleurs donc hein. Donc avec la ferme de la stratégie de la ferme à la fourchette la stratégie biodiversité et cetera et donc ça veut dire qu'il faut des moyens dédiés. Si on avait ça, si on avait fait ça dans ce sens, on aurait pu exiger auprès du cadre financier de l'Union européenne bien plus de moyens parce qu'on aurait démontré que l'enjeu de la transition allait servir la question climatique avec force et que donc pour se faire, il fallait des moyens.
Aujourd'hui, malheureusement le résultat est inverse, c'est qu'on demande à des agriculteurs de faire plus finalement avec moins de moyens dédiés et ça on gagnera pas ce combat là. Alors, on nous dit aujourd'hui, il faut commencer à réfléchir à la PAC de 2027. Moi, je suis arrivé au Parlement en 2012, j'ai travaillé sur la PAC de 2014.
On m'avait dit en 2014, ne t'inquiète pas, la PAC de 2023 va vraiment apporter les éléments de réponse. Or, la PAC de 2023, c'est un copiercollé de la de la dernière Pqu, il y a pas de de grand changement révolutionnaire du point de vue du modèle. Donc moi je pense qu'il faut qu'aujourd'hui on porte des paroles fortes.
Je ne viens de la dire, c'est un enjeu politique. Oui, c'est un enjeu politique. La question de changement de modèle encore, il est minoritaire dans les dans les États membres et au sein du Parlement.
Il nous appartient à nous euh la minorité de de démontrer donc que c'est nous qui ont les tenant les tenants de notre modèle et que donc il nous faut réinvestir le sens. Et oui, c'est un enjeu politique. Nous sommes là au sein de webinaire organisé par le Parti socialiste, si j'ai bien compris.
Donc et donc c'est là qu'il faut porter les paroles. Et moi je crois que la campagne qui s'ouvre maintenant doit porter sans embage donc les exigences qui sont les nôtres pour que le modèle enfin donc soit adapté à la réalité que nous vivons et réinvestir le sens. Il faut repolitiser l'enjeu agricole et alimentaire si on veut gagner le combat donc du changement du modèle.
Ça c'est mon sentiment. Merci beaucoup euh Éric et ça fait aussi euh une belle un beau début de conclusion pour ce webinaire puisque on arrive vers la fin. Euh jeune Viève sur les sur les priorités au niveau européen.
Un message que tu as envie de faire passer fort que nous nous devons absolument reprendre et porter et continuer de porter. Je te laisse la parole. Oui.
Bah, je crois qu'on on l'a un petit peu exprimé. Pour nous, ce qui est prioritaire, c'est qu'il y ait des des paysans nombreux euh qui puissent servir ce projet pour servir aussi une population nombreuse. Et c'était peut-être quelque chose qui me qui m'interroge, c'est que souvent il y a très peu de représentants des populations pauvres, c'est-à-dire des gens qui bénéficient enfin qui bénéficient ou qui ont des problèmes pour s'alimenter.
Nous en tant que petit producteur, on n'est pas très nombreux. Mais alors quand on arrive aux consommateurs les les plus modestes, il y a il y a une absence de représentation quasi totale dans les en tout cas dans les dans les ONG, dans les associations qui sont présentes. Et c'est peut-être cette voie-là dont on a plus besoin euh dans les instances européennes.
Alors évidemment à travers leurs représentants élus, hein, mais également de façon plus directe dans les différentes instances qui qui accompagnent les institutions. Voilà. Merci mieux entendre les gens.
Voilà. Merci. Alors, je voudrais euh remercier tous les participants parce que tout le monde, il y a eu beaucoup de remarques, on a eu les questions mais il y avait aussi plein de remarques et qui allaient dans le sens de vos interventions aussi.
On a un spectateur qui dit "Merci pour tous ces apports d'information, ça fait du bien et c'est vrai que ça fait du bien aussi d'avoir ce message d'espoir. On a envie de reprendre notre fourche et d'aller repartir au combat. Éric, le dernier mot de la fin et puis ensuite, on va on va euh finir ce webinaire.
Je te remercie. Oui, merci. C'est une fin qui qui qui n'en finit pas finalement qui ouvre.
C'est ça. Moi, je crois qu'on on va pas réinventer mais je crois qu'il faut redonner le pouvoir au paysan. Je crois que c'est clair.
Ça par aujourd'hui si on veut que les choses changent, il faut inverser la pyramide. Aujourd'hui, on est allé très loin dans je le redis dans le modèle néolibéral. On a le pouvoir au financier.
Il faut redonner le pouvoir donc je veux dire au centre. Finalement, il faut réinvestir le sens. Là, je m'adresse au parti en tant que en tant qu'acteur politique.
Donc pour dire attention, ne déconnectons pas les enjeux jis agricoles donc des sociétaux. Et du coup, il faut si j'avais je devais résumer ma position politique en une phrase, je dirais je que je dis souvent d'ailleurs, il faut les les les néolibéraux et l'industrie et la chimie ont volontairement et sment au nom de l'argent rompu ou interrompu ou coupé le lien entre je le redis agriculture, aliment, santé humaine et biodiversité. Et nous notre mission, elle est pas très complexe, enfin elle est pas très compliquée à comprendre mais elle est complexe à mettre en œuvre.
ça j'en conviens, c'est de permettre de retisser ce lien entre agriculture, aliment, santé humaine et biodiversité. Si les gens posent ça comme un acte majeur d'objectif à atteindre et qu'on reconsidère la question du de l'indicateur du PIB et du rapport à l'argent, je pense qu'on aura fait un grand pas en tant que socialiste pour reconsidérer finalement le sens qui est donné à ces enjeux là, donc autour de l'agriculture et et de l'alimentation. Donc je pense que le bon sens paysan, ce sera mon propos conclusif, doit l'emporter.
Merci à vous. Merci beaucoup. Encore un grand merci Éric pour tous tes combats euh au Parlement européen.
Un grand merci Jeun Viève aussi d'avoir été parmi nous ce soir et de nous avoir inspiré. Merci aux deux Frédéric qui nous ont aidé aussi avec la préparation et les questions au service communication du Parti socialiste qui est connecté toujours et grâce à qui nous sommes tous connectés. Euh Christophe Clergeot vous fait aussi ses adieux.
Il a dû se déconnecter un peu un peu plus tôt. Je vous souhaite à toutes et à tous une très belle soirée. Je vous donne rendez-vous évidemment pour les prochains webinaires de la Convention Europe.
Je vous invite tous à participer aussi à notre réflexion. Vous savez que sur le site internet du Parti socialiste, vous avez des espaces dédiés pour les trois conventions que nous avons ouvertes dont la convention Europe qui évidemment travaille fait un travail programmatique pour le Parti socialiste en vue des élections européennes. Vous pouvez, vous avez participé ce soir, vous pouvez encore continuer à participer à travers notre site web et pour rejoindre les groupes de travail dans vos fédérations.
Encore un grand merci à toutes et à tous. Bonne soirée. Bonne soirée à vous.
Merci. Bonne soirée à tous. Merci à vous.
Eric Andrieu